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  • il y a 6 jours
Le 21 août 1975 à Aleria, Edmond Siméoni et les militants de l'Action pour la renaissance de la Corse occupent une cave viticole. Ils viennent protester contre l'exploitation d'un agriculteur pied-noir qu'ils accusent d'avoir étendu ses propriétés au détriment des propriétaires corses. Au lendemain, les gendarmes mobiles donnent l'assaut.

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Transcription
00:00Les Français, ils nous ont pris notre terre, on n'a rien fait.
00:03Et maintenant, ils vont nous prendre notre mer.
00:05Et ils veulent qu'on ne fasse rien.
00:07En 1973, on découvre que deux pétroliers italiens rejettent chaque jour
00:121500 tonnes de déchets toxiques au large du Cap Corse.
00:16La pollution dure depuis plusieurs mois, empoisonnant toute la faune aquatique.
00:21A Bastia et à Ajaccio, les pêcheurs bloquent les ports.
00:25En ville, les militants de la défense de la Corse se réunissent.
00:28Les gens ont commencé à prendre conscience qu'on était en danger, que rien n'allait plus.
00:36C'était tout un système, tout un système qu'il fallait abattre.
00:41Et on se révoltait parce que c'était inadmissible.
00:44Tout bascule le 21 août 1975 à Aleria, sur la plaine orientale.
00:50Une vingtaine de membres de l'ARC, le premier parti autonomiste Corse,
00:54investissent l'exploitation d'un riche rapatrié d'Algérie.
00:58Symbole, selon eux, d'une injustice qui s'accroît sans répit depuis 15 ans.
01:02A la tête de ces militants qui vont défier le gouvernement français,
01:06les armes à la main, le docteur Edmond Siméoni, leader charismatique.
01:11Bien entendu, quand on est responsable, qu'on a le sens aigu des responsabilités,
01:16nous en avons toujours témoigné.
01:17Il n'y a absolument aucun esprit de provocation.
01:19Il ne serait pas notre fait. Il n'y a aucun esprit d'aventurisme.
01:22Mais il y a une volonté ferme désormais de ne plus céder un seul pouce.
01:25Malgré son regard sombre, Edmond Siméoni pense alors que le coup de force qu'il a déclenché avec ses camarades
01:31n'est qu'une action symbolique, qui se terminera le lendemain par un grand meeting devant la cave viticole occupée.
01:37On ne pensait pas qu'ils enverraient une armée.
01:41Il y avait 2000 gardes mobiles à l'extérieur, armées.
01:45Le matin, on s'est trouvés avec des pumas au-dessus de la tête et des autométrailleuses.
01:50Edmond, il a demandé à négocier. Ils n'ont pas voulu négocier.
01:54On était prêts à aider chez la peau.
01:57De toute façon, quand on va à ce combat-là, ce n'est pas pour manger des pors-chocolat.
02:07L'assaut est donné.
02:15Les assiégés répliquent.
02:17Un premier gendarme mobile est tué sur le coup.
02:20Un second est gravement blessé.
02:23L'un des militants corse a le pied arraché par une grenade.
02:27Edmond Siméoni se rend aux forces de l'ordre.
02:29Il faut s'incliner devant les victimes de part et d'autre.
02:32Elles sont les victimes inutiles d'une lutte injuste.
02:37Pour notre part, le combat politique commence.
02:40Je pense que maintenant, en particulier au niveau des jeunes,
02:44il y a un processus d'escalade qui est engagé.
02:46de l'assaut de l'approche de paix.
02:51C'est un processus d'escalade qui a été déçus.
02:53Le plus de temps pour aller dans les villes,
02:53il y a un processus d'escalade qui a été déçus.
02:53Il y a un processus d'escalade.
02:53C'est un processus d'escalade qui a été déçus.
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