00:00Nous avons des entreprises extrêmement performantes en France, privées, privées ou moins privées, en effet également, dans le genre, je
00:12peux citer Orange, il y a toute une branche d'Orange cybersécurité.
00:17Il y a Soprastaya qui est une vraie boîte, qui est un joyau français, qui est également un élément de
00:24cybersécurité extrêmement performant, mais en fait, rappelez-vous quand même, dans les premières pistes d'Emmanuel Macron, il disait que
00:34nous étions évidemment une start-up nation sur ces questions-là.
00:38C'est-à-dire que nous allions donner, alors non seulement nous allions être extrêmement performants, mais nous allions donner
00:43des leçons à l'ensemble de l'Europe.
00:44Plus récemment, c'était Choose France, c'était le sommet de l'IA, c'est-à-dire mais qui est
00:49l'investisseur étranger veut investir aujourd'hui dans un pays qui n'est pas capable d'assurer la sécurité des
00:54contribuables ?
00:55C'est la vraie question pour rebondir sur ce que vous venez de dire.
00:57C'est ce sujet et j'ajouterais que, parce que sur la question des cybersécurités, en effet, il y a
01:03beaucoup d'éléments, il y a à la fois la fuite des données, bien sûr, qui nous concernent, nous, il
01:10y a vraiment des éléments extrêmement disparatres.
01:13On peut également s'interroger si un jour, il y a des hackers qui sont payés pour ça, il y
01:19a des aiguillages dans les domaines des transports.
01:22Elle n'est pas donné des idées aux hommes malententionnés.
01:25Franchement, ils n'ont pas besoin de ça.
01:27Sur la réponse, ça m'intéresse aussi d'avoir votre retour.
01:30Je dirais juste qu'il y a toute une partie qui est extrêmement importante, qui est la partie économique.
01:34La partie économique, c'est-à-dire, ce qu'on ne sait pas généralement, c'est que les premiers, en
01:38effet, à nous surveiller dans nos domaines, dans nos données, c'est l'Allemagne.
01:44C'est l'Allemagne.
01:45C'est-à-dire, ce n'est pas la Russie, contrairement à ce qu'on pense, ou à ces d
01:48'autres pays.
01:49Donc, oui.
01:50Non, mais simplement sur la réponse du gouvernement, parce que je voulais avoir aussi votre retour.
01:54C'est-à-dire qu'hier, on a eu les excuses de David Amiel, ministre chargé des Comptes publics.
01:58Et maintenant, la réponse, même si le diagnostic, à mon sens, me paraît lucide de la part de Sébastien Lecornu,
02:02on va quand même constituer une nouvelle unité.
02:05Je n'ai pas envie de dire un machin, parce que, visiblement, ça ne durera que trois jours.
02:08Mais c'est ça, la réponse.
02:09C'est-à-dire, constituer une nouvelle entité, une unité cyber.
02:13Est-ce que c'est à la hauteur des enjeux, à votre avis, Catherine Lambert ?
02:15Je parle de la réponse politique.
02:16La réponse, certainement, il faut qu'elle soit à la hauteur des enjeux.
02:19Oui, je ne sais pas si elle l'est.
02:20Mais si Sébastien Lecornu a porté ce constat publiquement, c'est qu'il doit avoir des informations
02:25que d'autres organismes de l'État ou d'autres grosses institutions sont en train d'être cyber...
02:29Non, non, moi, je dirais même qu'ils sont en train d'être cyberattaqués
02:31et que ça va nous péter la figure dans quelques temps et qu'il faut bien anticiper en disant
02:35« Ah, on est en train de faire ce qu'il faut, on est en train de faire ce qu
02:37'il faut. »
02:37Est-ce qu'il aurait fallu qu'il y ait une démission, par exemple ?
02:38C'est ce que beaucoup ont réclamé.
02:40On parle du ministre des Comptes publics, David Amiel, la directrice générale des finances publiques.
02:46Est-ce que ça resservait quelque chose que David Amiel, que personne ne connaît,
02:49qui ne sert pas à grand-chose, démissionne ?
02:51Quel public ?
02:52Je vous pose la question parce qu'il y a eu beaucoup d'appels à la démission.
02:54Dans le privé, s'il y a une fuite de données, une cyberattaque,
02:57les personnes en charge, les personnes responsables vont avoir des conséquences.
03:00Depuis Monique Barbu, qui devait démissionner, n'a pas démissionné, je ne crois plus aux démissions.
03:04Non, mais c'est aussi le sens des responsabilités.
03:06C'est-à-dire que quand quelque chose ne va pas,
03:07il faut bien que quelqu'un porte la responsabilité de ce défaut.
03:10Vous me regardez avec des gros yeux, Joseph.
03:12Mais ce n'est pas des gros yeux, ça ne s'est jamais vu en Macronie.
03:15Ah oui, mais...
03:17Le monde existe en dehors de la Macronie.
03:19À partir du moment où le président de la République lui-même s'est félicité en disant
03:22« je suis fier que nous soyons des amateurs »,
03:24ben voilà, on est des amateurs.
03:25Bon, j'entends vos arguments.
03:28Autre sujet que je voulais aborder, la loi Riposte.
03:30D'ailleurs, excusez-moi pour rebondir, pardon,
03:31c'est une erreur de ne pas faire démissionner les gens,
03:33parce que c'est un symbole fort.
03:35Sous-titrage Société Radio-Canada
03:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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