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  • il y a 2 jours
Sur CNEWS, ce mercredi 19 août, Joseph Macé-Scaron a jugé la réponse de l'Etat face aux cyberattaques subies par plusieurs entités de l'Etat. Il estime notamment qu'aucune démission n'était attendue, comme depuis le début de la prise de pouvoir d'Emmanuel Macron.

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Transcription
00:00Nous avons des entreprises extrêmement performantes en France, privées, privées ou moins privées, en effet également, dans le genre, je
00:12peux citer Orange, il y a toute une branche d'Orange cybersécurité.
00:17Il y a Soprastaya qui est une vraie boîte, qui est un joyau français, qui est également un élément de
00:24cybersécurité extrêmement performant, mais en fait, rappelez-vous quand même, dans les premières pistes d'Emmanuel Macron, il disait que
00:34nous étions évidemment une start-up nation sur ces questions-là.
00:38C'est-à-dire que nous allions donner, alors non seulement nous allions être extrêmement performants, mais nous allions donner
00:43des leçons à l'ensemble de l'Europe.
00:44Plus récemment, c'était Choose France, c'était le sommet de l'IA, c'est-à-dire mais qui est
00:49l'investisseur étranger veut investir aujourd'hui dans un pays qui n'est pas capable d'assurer la sécurité des
00:54contribuables ?
00:55C'est la vraie question pour rebondir sur ce que vous venez de dire.
00:57C'est ce sujet et j'ajouterais que, parce que sur la question des cybersécurités, en effet, il y a
01:03beaucoup d'éléments, il y a à la fois la fuite des données, bien sûr, qui nous concernent, nous, il
01:10y a vraiment des éléments extrêmement disparatres.
01:13On peut également s'interroger si un jour, il y a des hackers qui sont payés pour ça, il y
01:19a des aiguillages dans les domaines des transports.
01:22Elle n'est pas donné des idées aux hommes malententionnés.
01:25Franchement, ils n'ont pas besoin de ça.
01:27Sur la réponse, ça m'intéresse aussi d'avoir votre retour.
01:30Je dirais juste qu'il y a toute une partie qui est extrêmement importante, qui est la partie économique.
01:34La partie économique, c'est-à-dire, ce qu'on ne sait pas généralement, c'est que les premiers, en
01:38effet, à nous surveiller dans nos domaines, dans nos données, c'est l'Allemagne.
01:44C'est l'Allemagne.
01:45C'est-à-dire, ce n'est pas la Russie, contrairement à ce qu'on pense, ou à ces d
01:48'autres pays.
01:49Donc, oui.
01:50Non, mais simplement sur la réponse du gouvernement, parce que je voulais avoir aussi votre retour.
01:54C'est-à-dire qu'hier, on a eu les excuses de David Amiel, ministre chargé des Comptes publics.
01:58Et maintenant, la réponse, même si le diagnostic, à mon sens, me paraît lucide de la part de Sébastien Lecornu,
02:02on va quand même constituer une nouvelle unité.
02:05Je n'ai pas envie de dire un machin, parce que, visiblement, ça ne durera que trois jours.
02:08Mais c'est ça, la réponse.
02:09C'est-à-dire, constituer une nouvelle entité, une unité cyber.
02:13Est-ce que c'est à la hauteur des enjeux, à votre avis, Catherine Lambert ?
02:15Je parle de la réponse politique.
02:16La réponse, certainement, il faut qu'elle soit à la hauteur des enjeux.
02:19Oui, je ne sais pas si elle l'est.
02:20Mais si Sébastien Lecornu a porté ce constat publiquement, c'est qu'il doit avoir des informations
02:25que d'autres organismes de l'État ou d'autres grosses institutions sont en train d'être cyber...
02:29Non, non, moi, je dirais même qu'ils sont en train d'être cyberattaqués
02:31et que ça va nous péter la figure dans quelques temps et qu'il faut bien anticiper en disant
02:35« Ah, on est en train de faire ce qu'il faut, on est en train de faire ce qu
02:37'il faut. »
02:37Est-ce qu'il aurait fallu qu'il y ait une démission, par exemple ?
02:38C'est ce que beaucoup ont réclamé.
02:40On parle du ministre des Comptes publics, David Amiel, la directrice générale des finances publiques.
02:46Est-ce que ça resservait quelque chose que David Amiel, que personne ne connaît,
02:49qui ne sert pas à grand-chose, démissionne ?
02:51Quel public ?
02:52Je vous pose la question parce qu'il y a eu beaucoup d'appels à la démission.
02:54Dans le privé, s'il y a une fuite de données, une cyberattaque,
02:57les personnes en charge, les personnes responsables vont avoir des conséquences.
03:00Depuis Monique Barbu, qui devait démissionner, n'a pas démissionné, je ne crois plus aux démissions.
03:04Non, mais c'est aussi le sens des responsabilités.
03:06C'est-à-dire que quand quelque chose ne va pas,
03:07il faut bien que quelqu'un porte la responsabilité de ce défaut.
03:10Vous me regardez avec des gros yeux, Joseph.
03:12Mais ce n'est pas des gros yeux, ça ne s'est jamais vu en Macronie.
03:15Ah oui, mais...
03:17Le monde existe en dehors de la Macronie.
03:19À partir du moment où le président de la République lui-même s'est félicité en disant
03:22« je suis fier que nous soyons des amateurs »,
03:24ben voilà, on est des amateurs.
03:25Bon, j'entends vos arguments.
03:28Autre sujet que je voulais aborder, la loi Riposte.
03:30D'ailleurs, excusez-moi pour rebondir, pardon,
03:31c'est une erreur de ne pas faire démissionner les gens,
03:33parce que c'est un symbole fort.
03:35Sous-titrage Société Radio-Canada
03:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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