- il y a 5 semaines
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00DFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique
00:12et elle a une de ce vendredi 21 août.
00:15La rentrée politique approche avec le budget 2027 en ligne de mire.
00:20Le gouvernement avance à tâtons sur le texte entre renoncement et démenti.
00:24On fait le point dans un instant avec Eva Serraïol.
00:27Dans l'actualité internationale, la coopération militaire entre la Russie et la Corée du Nord se renforce encore un peu
00:33plus.
00:34Des milliers de soldats nord-coréens pourraient rejoindre le front russe.
00:38L'Ukraine s'inquiète.
00:39On retrouvera notre correspondant à Kiev dans ce journal.
00:43Et puis, top départ pour la Ligue 1.
00:46Le championnat de foot reprend ce soir et cette année.
00:48La totalité des matchs sera disponible en direct sur la chaîne Ligue 1+,
00:53qui a renforcé son offre, vous verrez.
00:57Le 18h écho sur BFM Business.
01:02Le mystère flotte toujours autour du budget 2027, mais les arbitrages s'accélèrent.
01:07Le gouvernement de Sébastien Lecornu a confirmé ou démenti certaines pistes.
01:12Et on commence enfin à y voir un peu plus clair, Eva Serraïol.
01:15Oui, car le sujet est si sensible que le Premier ministre s'est fendu d'un message sur les réseaux
01:20sociaux pour démentir certaines de ses rumeurs.
01:22Hier soir sur X, il écarte la suppression des aides au logement pour les étudiants,
01:27le gel du RSA ou du minimum vieillesse,
01:30la remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne,
01:33ou encore la hausse de l'impôt sur le revenu.
01:35Tout cela est faux, martèle Sébastien Lecornu.
01:38Cette première mesure avait d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre.
01:41Début juillet, plusieurs associations s'inquiétaient de l'idée d'intégrer le revenu des parents dans le calcul des APL.
01:49Il y a bien une piste que le Premier ministre se garde de démentir,
01:52la désindexation partielle des pensions de retraite,
01:55avancée par Roland Lescure dès la semaine dernière.
01:58La mesure fait partie des pistes centrales.
02:00Selon le Parisien, elle ne concernerait que les pensions supérieures à 2000 euros.
02:03En revanche, le gouvernement de Sébastien Lecornu a fait machine arrière
02:07sur le doublement des plafonds des franchises médicales, c'était pendant l'été.
02:12Oui, la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, a reconnu un choix brutal, je cite,
02:16mais le gouvernement n'abandonne pas pour autant l'idée d'une augmentation moindre.
02:21L'idée serait de revaloriser le plafond des franchises médicales en fonction de l'inflation.
02:25Il n'a pas bougé depuis 2005.
02:27Côté recettes, pas d'augmentation d'impôts, c'est ce qu'a promis Sébastien Lecornu.
02:31Mais Bercy étudie, sans surprise, selon les échos, la reconduction de la surtaxe
02:36sur les bénéfices des grandes entreprises.
02:38Instaurée pour un an seulement au budget 2025, la surtaxe d'IS avait été reconduite en 2026.
02:43C'est une recette loin d'être anecdotique, puisqu'elle doit rapporter cette année 7,3 milliards d'euros aux
02:50caisses de l'État.
02:50Merci Eva Serraïol.
02:52Et malgré ces rentrées fiscales, peu de chances que les objectifs budgétaires soient tenus.
02:57C'est en tout cas l'avis d'Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis
03:01et président de la commission des finances à l'Assemblée nationale.
03:05Selon lui, le gouvernement n'actionne pas les bons leviers pour redresser les comptes publics.
03:11Est-ce que vous ne trouvez pas paradoxal que depuis quelques années,
03:14nous ayons une politique qui se fixe comme objectif de baisser les déficits et qui n'y arrive pas ?
03:19C'est-à-dire que cette année encore, on va avoir à mon avis à peu près 5,3, 5
03:22,4% de déficit.
03:24L'année prochaine, on nous annonce 4,9%.
03:27L'agricité que vous avez proposé aujourd'hui, c'est qu'on baisse les dépens publics pour réduire le déficit.
03:31Nous, ce que nous proposons, c'est qu'on va chercher des recettes.
03:33Le fait qu'aujourd'hui, vous avez quelques dizaines de milliers de personnes
03:36qui payent moitié moins d'impôts proportionnellement à leurs revenus que la moyenne des Français.
03:40On peut les récupérer plusieurs dizaines de milliards par an, par an, pour permettre d'alimenter ça.
03:44Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale.
03:51Dans l'actualité internationale, le conflit au Moyen-Orient, il est temps de mettre fin à la guerre
03:55d'éclare le président iranien alors que l'administration Trump enchaîne les déclarations
04:01en faveur d'un effondrement économique du régime iranien via les sanctions.
04:06Donald Trump fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour se joindre à l'effort.
04:11Mais pour Pékin, sanctions et pressions américaines ne sont pas la solution.
04:16Écoutez le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
04:21Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème.
04:25La Chine s'oppose aux sanctions unilatérales illégales qui n'ont aucun fondement en droit international
04:30et qui n'ont pas l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies.
04:33Elle appelle toutes les parties concernées à faire preuve de responsabilité
04:37et à résoudre cette question par des voies politiques et diplomatiques.
04:43Donald Trump qui vont donc asphyxier économiquement l'Iran.
04:47Le président américain tente par tous les moyens de faire plier Téhéran.
04:50Et dans ce nouveau bras de fer, il y a une place financière qui pourrait jouer un rôle crucial.
04:56C'est Dubaï, Clara Bido.
04:59Dubaï, c'est depuis les décennies l'une des principales portes économiques de l'Iran vers le reste du monde.
05:03La proximité géographique et les liens historiques ont fait de l'Emirat une véritable plaque tournante.
05:07On y achète des marchandises, des devises et on y contourne aussi les sanctions américaines,
05:12notamment grâce à des sociétés écrans et des intermédiaires qui permettent de réaliser des transactions sans faire apparaître de noms
05:18iraniens.
05:18Résultat, les Emirats étaient encore l'an dernier le premier partenaire commercial de l'Iran devant la Chine, la Turquie
05:24et l'Inde.
05:24Mais cette porte est en train de se refermer.
05:26Mardi, les Emirats ont annoncé suspendre leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran.
05:30Dans les faits, ce sera plus compliqué.
05:32Les autorités peuvent bloquer les transactions iraniennes dans les banques officielles.
05:36En revanche, difficile de stopper tous les flux de marchandises et les petits bateaux qui circulent depuis longtemps entre les
05:41deux rives du Golfe.
05:42Et puis l'Iran dispose toujours d'un autre allié de poids, la Chine, qui achète aujourd'hui la quasi
05:46-totalité du pétrole brut exporté par Téhéran.
05:48Washington appelle donc désormais Pékin à se mettre au diapason pour renforcer la pression économique sur l'Iran.
05:54Les tensions au Moyen-Orient qui redessinent les routes commerciales pour éviter le canal de Suez et la mer Rouge.
06:00Les armateurs tentent désormais le passage par l'Arctique.
06:04C'est la route que la Corée du Sud veut désormais tester.
06:08Grandeur nature.
06:09Demain, un petit porte-conteneur quittera Busan pour l'Europe en longeant les côtes russes.
06:14Tous objectifs, vérifier si ce passage peut devenir une véritable route commerciale.
06:19Jean-Baptiste Thuet.
06:21Séoul n'est pas la première à tenter l'expérience.
06:24Dès 2018, Meursk avait envoyé un porte-conteneur dans l'Arctique.
06:27Et la Chine accélère encore aujourd'hui puisque le Dubai Tower a quitté le port de Ningbo la semaine dernière
06:32pour l'Europe par le détroit de Béring et la route maritime du nord.
06:35L'an dernier déjà, un autre navire chinois, l'Istanbul Bridge, avait relié la Chine à la Grande-Bretagne en
06:40seulement 20 jours.
06:41Le gain potentiel est énorme, environ 7000 kilomètres et une dizaine de jours de navigation en moins par rapport à
06:46Suez.
06:47Mais les armateurs restent prudents.
06:49D'abord, cette route est très contestée pour son impact environnemental, notamment sur la fonte des glaces.
06:54Ensuite, elle n'est pratiquable pour les portes-conteneurs que quelques mois par an.
06:57Les navires doivent être adaptés, les assurances coûtent cher, la météo est imprévisible.
07:01Et surtout, le passage longe la Russie.
07:04Autorisation, assistance éventuelle des brise-glaces et donc risque de tomber sous le coup des sanctions occidentales.
07:09Résultat, malgré la fonte de la banquise, le trafic reste minuscule.
07:12Seulement 23 portes-conteneurs ont emprunté cette route l'an dernier.
07:15Ce nouveau voyage sud-coréen doit donc apporter un élément de plus pour évaluer le potentiel de cette route.
07:21Simple raccourci spectaculaire ou véritable alternative à Suez ?
07:26La guerre en Ukraine, la coalition des volontaires, tiendra une réunion ce lundi.
07:31Elle sera co-présidée par Emmanuel Macron et ses homologues allemands et britanniques sur le terrain.
07:36La Corée du Nord vient en soutien de la Russie selon les services de renseignement ukrainien.
07:428500 soldats nord-coréens seraient déjà sur le sol russe.
07:46C'est un risque sur lequel l'Ukraine alerte depuis des mois.
07:50Cyril Amorsky, correspondant pour BFM Business à Kiev en Ukraine.
07:55On sait que le président ukrainien, mais aussi le renseignement militaire ukrainien,
07:59avait annoncé il y a quelques semaines que la Russie s'apprête à accueillir à peu près 30 000 soldats
08:05nord-coréens
08:06pour qu'ils puissent combattre du côté russe sur le territoire de l'Ukraine.
08:10Rappelons-le, il y a déjà eu une coopération militaire entre les deux États,
08:14notamment vers la fin de l'année 2024 et au début de l'année 2025,
08:17lorsque l'Ukraine avait mené une incursion en territoire russe dans la région de Kursk.
08:21Et l'armée russe avait demandé justement à la Corée du Nord de lui prêter une main forte
08:25en envoyant des dizaines de milliers de soldats.
08:28Mais à l'époque, ils avaient combattu uniquement sur le territoire de la Russie.
08:31Désormais, on parle d'une opération qui pourrait avoir lieu directement sur le territoire de l'Ukraine.
08:37On parle de 8500 soldats qui seraient déjà en Russie aujourd'hui.
08:42Sur ces 8500 soldats, 400 seraient des dronistes
08:45qui pourraient notamment effectuer des opérations avec des drones
08:48pour pouvoir les utiliser directement sur le front.
08:50Et on voit plus généralement qu'au cours de ces derniers jours,
08:54la coopération entre les deux États ne cesse de s'approfondir
08:58puisque la Corée du Nord a transmis également des dizaines de missiles balistiques à la Russie.
09:02Certains d'entre eux ont été utilisés notamment hier, à savoir des KN-23.
09:06Et aujourd'hui, l'Ukraine n'a pas la capacité d'intercéter ces missiles,
09:10faute de missiles patriotes américains.
09:13Cyril Amorsky, correspondant de BFM Business à Kiev, au cœur de la guerre en Ukraine,
09:17il y a Starlink et Kiev qui veulent maintenant aller plus loin.
09:20Le gouvernement ukrainien cherche à obtenir l'autorisation d'utiliser le réseau satellitaire
09:25pour guider des drones d'attaque afin de frapper directement les lanceurs de missiles balistiques.
09:31Une demande hautement stratégique car au bout de la chaîne,
09:34la décision dépend toujours en grande partie d'Elon Musk.
09:39Jean-Baptiste, tu es.
09:41Face à la pénurie de missiles patriotes, l'Ukraine veut changer de méthode.
09:44Plutôt que d'abattre les missiles une fois lancés,
09:47Kiev veut désormais frapper directement leurs lanceurs en Russie.
09:50Pour y parvenir, Volodymyr Zelensky demande l'autorisation à l'utiliser Starlink
09:54sur des drones d'attaque, proposant une limite de 200 km à l'intérieur du territoire russe.
09:59À cette distance, il pourrait viser les lanceurs de missiles balistiques,
10:01mais aussi leur centre de commandement et leurs moyens logistiques.
10:05L'intérêt de Starlink, c'est de maintenir la liaison entre le drone et son opérateur sur de longues distances,
10:10avec une connexion plus robuste que les liaisons radioclassiques et moins vulnérables au brouillage.
10:15Mais c'est précisément là que le dossier devient politique.
10:18Starlink appartient à SpaceX et Elon Musk garde un pouvoir décisif sur les conditions d'utilisation du réseau.
10:24Jusqu'ici, il refuse que Starlink serve à mener des frappes en profondeur sur le territoire russe.
10:29En 2022, il avait déjà limité son utilisation autour de la Crimée par crainte d'une escalade nucléaire.
10:35Zelensky a donc demandé à Donald Trump d'intervenir auprès d'Elon Musk,
10:39mais selon l'EFT, le président américain n'a pris aucun engagement.
10:43C'est l'affaire qui agite l'industrie des réseaux sociaux cette semaine.
10:47Quatre États américains au tribunal face à Meta.
10:50La Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey accusent l'entreprise de Mark Zuckerberg
10:55d'avoir volontairement exposé des adolescents au danger de Facebook et Instagram.
11:01Et au vu des accusations et des témoignages, ils ne vont pas lui faire de cadeau, Noah, demain.
11:06Dans la salle du tribunal d'Auckland, dès le début des débats, le ton est donné.
11:10Le procureur général de la Californie, Rob Bonta,
11:14accuse Meta d'avoir dissimulé au public les dangers d'Instagram et de Facebook.
11:19Ils savaient que leur produit était dangereux et ils ont menti au public.
11:23Ils ont menti au congrès.
11:24Nous avons la preuve que Meta sait qu'Instagram est nocif pour une part importante des adolescents,
11:30en particulier les adolescentes.
11:31Meta le sait, Meta sait que plus de 13% des adolescentes sur Instagram
11:35disent que la plateforme aggrave leurs pensées suicidaires et d'automutilation.
11:40Une accusation appuyée par d'anciens membres de l'entreprise.
11:43Arthur Oberar, ancien responsable de la sécurité chez Meta,
11:46affirme que les fonctions censées lutter contre l'usage excessif des réseaux sociaux
11:50ont été conçues pour échouer.
11:52De son côté, Meta conteste tout mensonge.
11:55Le groupe affirme même avoir renforcé la protection des adolescents.
11:59Le procès doit se poursuivre jusqu'à la fin du mois de septembre.
12:03D'ici là, plusieurs dirigeants du groupe sont attendus à la barre,
12:06dont son fondateur, Marc Zuckerberg.
12:08En France, Polymarket saisit la justice.
12:12La plateforme américaine de pari en ligne sur l'actualité
12:14conteste la décision de l'Autorité nationale des jeux
12:17de bloquer l'accès au site en France.
12:19La possibilité de parier est géobloquée par Polymarket
12:23pour le territoire français depuis novembre 2024.
12:26Mais le site était ensuite resté accessible à la consultation
12:30avant d'être définitivement bloqué le mois dernier.
12:35On marque une courte pause.
12:36On se retrouve dans un instant pour la suite de votre journal.
12:39On va faire un point sur les marchés européens, américains.
12:42On parlera aussi de cette décision de l'administration de Donald Trump
12:45qui fait bondir le bitcoin.
12:47Vous allez voir pourquoi dans un instant.
12:48A tout de suite.
12:56On poursuit le 18h écho avec Guillaume Semoraire.
13:00Guillaume, on va faire un point avec vous sur la séance du jour à Paris
13:03puisque le CAC termine en hausse.
13:04Oui, c'est un petit miracle dans la semaine.
13:06C'est la première hausse de la semaine après huit baisses d'affilée.
13:09Même, on met fin à cette série de huit baisses d'affilée.
13:11La pire série de baisses du CAC depuis 2017.
13:13Là, aujourd'hui, on reprend un peu de poil de la bête.
13:15Dallant, le CAC 40 gagne en clôture 0,37%.
13:198484.
13:19On a envie de dire, heureusement, qu'on a progressé après huit baisses d'affilée
13:22parce que si on avait signé une nouvelle baisse, une neuvième baisse,
13:25cette série serait devenue la pire depuis 2011.
13:28La crise des dettes.
13:29On a échappé de peu à la pire série du CAC depuis 2011 en nombre de baisses.
13:33Mais voilà, on a un rebond aujourd'hui après ces huit baisses et ça fait un peu de bien.
13:36Les valeurs qui sont...
13:37Alors d'abord, la raison de la hausse, c'est quand même qu'on a une bonne nouvelle ici en
13:40Europe.
13:40Les PMI de la zone euro du mois d'août ont été publiés.
13:42Ils sont un peu supérieurs aux attentes.
13:44C'est le deuxième mois d'affilée d'amélioration des PMI.
13:46Vous savez, c'est ces indicateurs de sentiments des directeurs d'achat.
13:50C'est des indicateurs de confiance, en quelque sorte, des entreprises.
13:52Eh bien, ces PMI remontent au-dessus des attentes à 52,1%.
13:55Donc ça, c'est encourageant.
13:56Et ils se retrouvent même en Allemagne sur des plus hauts de 4 ans.
13:59Le PMI manufacturier allemand, boosté par les dépenses allemandes dans la défense, bien sûr.
14:03Et aussi, de plus en plus de commandes liées aux équipements d'intelligence artificielle.
14:07En revanche, pour la France, le PMI des services, oui, se dégrade à nouveau.
14:10Et ça, c'est pas bon.
14:11Il y a vraiment un différentiel de dynamique entre la France et l'Allemagne qui est en train de s
14:14'affirmer.
14:15Au global, donc, en tout cas, un PMI zone euro meilleur qu'attendu.
14:18Donc, le CAC en profite.
14:19En hausse, après huit baisses d'affilée.
14:21Les meilleures performances du jour, c'est la Stellantis, qui a beaucoup souffert ces dernières semaines.
14:25Aujourd'hui, le titre récupère un peu de terrain, plus 4%.
14:27On a aussi le secteur du luxe qui souffrait hier de mauvais chiffres de vente du secteur en Chine.
14:33Notamment hier, le secteur du luxe avait signé parmi les plus forts replis.
14:35C'est l'inverse aujourd'hui.
14:36LVM à Chermès, chacune gagne un peu plus d'un et demi pour cent.
14:39Alors, les replis.
14:41Thalès, vous savez que Thalès rachète Excel.
14:43Eh bien, Thalès, ça coûte un peu d'argent tout ça.
14:45Et Thalès annonce avoir émis plus d'un milliard d'euros d'obligations pour financer ce rachat d'Excel.
14:51Alors, un milliard d'euros d'obligations, c'est beaucoup.
14:53Résultat donc, le titre Thalès est sanctionné.
14:55Mais ceci dit, ce qu'il faut noter, c'est que le taux auquel Thalès a emprunté pour financer le
15:00rachat d'Excel,
15:00ce taux est inférieur au taux français, au taux souverain de la France.
15:04C'est-à-dire que le marché fait plus confiance à un groupe comme Thalès qu'à l'État français
15:07pour être remboursé.
15:08C'est un sacré signal.
15:09C'est un sacré signal quand même, effectivement, que Thalès ne se prie pas de souligner.
15:13Donc Thalès, même si le montant de cette émission obligataire est importante,
15:16emprunte à moins cher que l'État français.
15:18Et donc, la baisse est mesurée sur Thalès.
15:20Et nos experts dans BFM Bourse nous disaient tout à l'heure que la baisse du jour,
15:22moins d'un pour cent, était peut-être un signal d'entrée pour la suite.
15:26Donc, retenez en tout cas qu'aujourd'hui, le CAC 40 aura enfin progressé.
15:30Première hausse de la semaine sur notre indice fin parisien.
15:33Les autres marchés européens ont très légère hausse également.
15:35Et du vert aussi du côté de Wall Street.
15:37C'est vrai, c'est une séance plutôt favorable un petit peu partout aujourd'hui,
15:40puisque à la Wall Street, en ce moment, le S&P 500 gagne 0,6%.
15:43C'est pas mal, le Nasdaq aussi gagne 0,6%.
15:45Là aussi, on a des indicateurs favorables.
15:47Pour le coup, ce sont les PMI, notamment des services à quasiment 57.
15:5157, c'est vraiment de l'expansion, ça.
15:53C'est de la dynamique économique.
15:54Et le marché salue ce chiffre des PMI, des services supérieurs aux attentes là-bas aux États-Unis.
16:00Il faudra suivre la semaine prochaine, Nvidia.
16:02Oui, ça va animer cette prochaine semaine à venir, notamment dans la tech.
16:04Nvidia annoncera, ce sera mercredi, ses résultats.
16:07En attendant, c'est la tech qui fait encore une fois la tendance avec Broadcom,
16:12qui d'après Bloomberg, Broadcom envisage,
16:14alors on parlait de Thales qui s'endette pour financer son rachat d'Excel,
16:17Broadcom pour financer des infrastructures d'IA,
16:20conclevait 100 milliards de dollars.
16:22100 milliards en dette.
16:24100 milliards de dollars peut-être d'obligations qui seront émises par Broadcom
16:27pour financer des infrastructures d'intelligence artificielle.
16:31C'est énorme et ça illustre à nouveau à quel point les acteurs d'IA
16:34doivent désormais recourir à la dette pour financer leurs investissements.
16:37Ça viendra, les 100 milliards de Broadcom viendront concurrencer à leur tour
16:41les émissions des États.
16:43Donc ça, c'est très important et c'est suivi par le marché,
16:46la tech qui fait l'actualité avec ses levées de dettes de plus en plus importantes
16:49et les rachats d'actions.
16:50Alors ça, c'est en Corée pour le coup.
16:51Samsung qui nous annonce 80 milliards de dollars de rachats d'actions.
16:55Là aussi, c'est un record pour envoyer un signal quand même aux actionnaires.
16:58C'est vrai qu'on investit beaucoup, mais ça vaut le coup d'acheter nos actions.
17:01Regardez, on fait du retour aux actionnaires à travers les rachats d'actions
17:04qui vont faire monter le titre Samsung lundi à l'ouverture probablement
17:06et attirer de nouveaux actionnaires.
17:08Et en même temps, un dividende qui a été annoncé par Samsung
17:10qui lui aussi touche des records.
17:12Donc la tech qui fait véritablement l'actualité.
17:14Avant, on le disait, Nvidia la semaine prochaine.
17:16Sur le front obligataire, par contre, ça reste tendu.
17:18Ça, il ne faut vraiment pas perdre de vue le marché obligataire.
17:20Il aura marqué cette nouvelle semaine boursière.
17:23Le disant américain reste à 4,6%, proche des 5% de disant américain.
17:29Même si le Trésor, cette semaine, a tenté d'annoncer et de rassurer le marché
17:33en annonçant donc vouloir racheter à son tour des obligations.
17:37La Fed rachète moins de l'obligation.
17:38Kevin Walsh veut moins de pilotage des marchés par la Fed.
17:41Mais donc, c'est le Trésor qui prend le relais.
17:43Et le Trésor, cette semaine, a annoncé vouloir doubler
17:45ses montants de rachats d'obligations américaines pour calmer le marché.
17:48Ça n'a pas suffi.
17:49Donc le disant américain reste ce soir à 4,6%.
17:52Du coup, le Trésor dit que des mesures seront aussi annoncées
17:55dans les prochains jours pour limiter l'aggravation du déficit américain.
17:59Donc peut-être moins de dépenses à venir.
18:00Mais dans un contexte de guerre, que ce soit en Iran ou sur d'autres fronts,
18:03on est curieux de savoir comment l'administration, l'État fédéral
18:06parviendront à réduire les dépenses, la dynamique de dépenses.
18:09Ce sera à suivre donc dans les prochains jours.
18:11C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Scott Bessen pour calmer ce marché obligataire
18:14qui, pour l'instant, peine à temporiser.
18:16Le disant français aussi peine à temporiser.
18:18On est sur un disant français ce soir à 4,13%.
18:21On reste aux États-Unis, Guillaume, avec cette décision de l'administration Trump
18:26qui a fait bondir le bitcoin.
18:27Effectivement, cette décision donc de racheter davantage d'obligations américaines,
18:31ça a fait bondir sur la semaine.
18:32Le bitcoin de 20%.
18:33Quand je dis sur la semaine, c'est en à peine trois séances.
18:35Plus 20% le bitcoin, il est passé en trois jours à peine de 63 000 dollars
18:39à ce soir quasiment 78 000 dollars.
18:42En trois jours, la capitalisation du bitcoin a bondi de 280 milliards.
18:46En fait, on a donc cette annonce de rachat de plus de bons du trésor par le trésor américain.
18:51C'est un peu l'expansion monétaire.
18:52En tout cas, ces rachats de dette par le trésor ravivent les craintes
18:55de dépréciation monétaire à long terme.
18:56Et c'est un carburant du bitcoin.
18:58Beaucoup d'investisseurs dans le bitcoin choisissent le bitcoin en se disant
19:00« je vais choisir le bitcoin au cas où on aurait une dépréciation monétaire du dollar, par exemple. »
19:04Donc le bitcoin en alternative.
19:06C'est pour ça que le bitcoin gagne 20% en trois jours.
19:08Il y a d'autres explications encore.
19:10Par exemple, des phénomènes techniques.
19:12Tout simplement, près de 3 milliards de dollars de positions vendeuses
19:15ont été liquidées ces dernières heures.
19:17Ce qui a fait la huitième plus importante vague de liquidation
19:20jamais enregistrée sur ce marché des cryptoactifs.
19:23Et puis, Donald Trump qui pousse en faveur de l'adoption par le Sénat du Clarity Act.
19:29Le Clarity Act, c'est un projet visant à structurer davantage le marché crypto.
19:32Et c'est vrai que s'il était adopté, ce serait là aussi favorable au bitcoin.
19:35Ce soutien de Donald Trump au Clarity Act fait partie des raisons pour lesquelles le bitcoin vit une super semaine.
19:40C'est vrai, très impressionnant.
19:41Plus 20% de bitcoin avec en plus peut-être à venir sur la réserve stratégique en bitcoin.
19:46L'idée que l'État fédéral américain va à son tour acheter des bitcoins.
19:50Jusqu'ici, on se disait que la réserve stratégique va être nourrie par tous ces bitcoins
19:53saisis par la justice américaine dans le cadre de procès, d'arrestations.
19:57Mais non, l'État fédéral pourrait même acheter lui-même des bitcoins sur le marché
20:00pour nourrir cette réserve fédérale.
20:02Alors, ce n'est pas confirmé, mais l'idée participe à faire monter le bitcoin.
20:05Merci beaucoup Guillaume Sommerer.
20:07Les grandes manœuvres dans le secteur bancaire italien dans la bataille
20:10pour se contrôler les unes les autres.
20:13Banco Pachy di Siena vient de lancer une offensive de 34 milliards d'euros
20:16sur deux de ses concurrentes.
20:19Une réplique aux veillités de rachat de sa principale rivale.
20:22Alexandre Apagé.
20:23C'est à qui mangera l'autre au premier.
20:26Banco Di Paschi propose deux offres publiques d'échange volontaire d'action
20:29pour Banco BPM et Banca Generali.
20:32Objectif ? Former le troisième groupe bancaire italien.
20:35L'ensemble issu de cette fusion atteindrait une capitalisation boursière de 80 milliards d'euros
20:40et se positionnerait parmi les dix premières banques européennes.
20:43Banco Di Paschi vient ainsi contrer la tentative de prise de contrôle menée à son encontre
20:49par le premier groupe bancaire italien, Intesa Sampaolo.
20:52Et dans cette bataille, la banque de Siena peut compter sur Rome.
20:55Le gouvernement Mélodie, en effet, ne souhaite pas que Banco Di Paschi soit dissoute
21:00et soutient sa stratégie visant à créer un autre champion national
21:03après Intesa et Unicredit.
21:05Banco Di Paschi convoquera une réunion fin octobre
21:08pour demander à ses actionnaires d'approuver les plans de rachat
21:11pour que ses offres soient couronnées de succès.
21:14Elle devra également convaincre les investisseurs de Banca Generali et Banco BPM.
21:18Parmi eux, le crédit agricole.
21:20La banque française détient près de 30% de Banco BPM.
21:24Et retour en France avec la sécheresse qui compromet de nombreuses récoltes
21:27depuis le mois de juillet avec des conséquences sur les prix des fruits et légumes disponibles en rayon.
21:33Mais les distributeurs s'engagent et lancent depuis le début de la semaine
21:36une opération en magasin pour vendre des fruits et légumes plus petits ou abîmés.
21:42Une solution pour venir en aide aux agriculteurs, Astrid-Olivier.
21:46À peine lancée, mais déjà un constat.
21:49L'opération pour vendre des fruits et légumes petits ou abîmés ne prend pas,
21:53nous dit-on dans une grande enseigne.
21:54Pour la fédération de la distribution, le constat est plus modéré.
21:58Cette action fruits et légumes moches est importante pour les agriculteurs,
22:02mais son impact est difficile à évaluer sur le consommateur,
22:05selon Hugues Bélair de la FCD.
22:07Là où il a l'habitude d'avoir des rayons qui sont homogènes,
22:10on a la possibilité pour le consommateur qu'il soit légèrement surpris ou déstabilisé
22:15par le fait qu'effectivement il y a des produits auxquels il ne s'attend pas à trouver
22:19et qui peuvent être spécifiques sur une période, sur une semaine ou sur 15 jours.
22:23À cause de la sécheresse, le changement de calibrage des fruits et légumes a commencé dès le début de l
22:28'été
22:28et les clients n'ont pas changé leurs habitudes d'achat depuis, nous dit un autre distributeur,
22:33qui voit au contraire des consommateurs compréhensifs vis-à-vis des agriculteurs.
22:38Selon Philippe Götzmann, expert de la distribution,
22:40ce qui importe, c'est le travail de pédagogie des enseignes auprès des clients.
22:45Tous les consommateurs ne suivront pas cet enjeu parce que certains n'en ont pas les moyens,
22:50mais vous avez un certain nombre de consommateurs qui sont sensibles,
22:54qui sont attentifs aux problématiques agricoles
22:57et donc il faut absolument qu'on en capte un maximum.
23:01C'est un enjeu de pérenniser notre agriculture qui est dans une situation très difficile en ce moment.
23:06Le premier facteur de choix pour les clients reste en le prix,
23:09cet expert plaide pour une agriculture française plus compétitive.
23:13La Ligue 1 reprend ce soir pour une nouvelle saison
23:16et cette année, 100% des matchs seront disponibles en direct sur la chaîne Ligue 1+.
23:21La chaîne lancée par la LFP veut désormais toucher un public plus large
23:25en multipliant les canaux de distribution.
23:28Noa Domain.
23:29Se montrer partout pour attirer de nouveaux abonnés,
23:32c'est la stratégie de Ligue 1+, pour cette nouvelle saison.
23:35La chaîne, qui compte déjà 1,1 million d'abonnés,
23:38ambitionne d'en séduire 200 000 supplémentaires.
23:41Pour y parvenir, elle renforce d'abord son offre en récupérant le dernier match,
23:45jusqu'ici diffusé par Binsport.
23:47Mais surtout, elle mise sur l'hyper-distribution,
23:50explique Vincent Chaudel, expert dans le business du sport.
23:53Par Dazone par exemple, ou par d'autres canaux si possible,
23:57faire en sorte d'être sur toutes les boxes, c'est un enjeu majeur.
23:59Opérateur télécom, télévision connectée, plateforme de streaming, console,
24:04Ligue 1+, est accessible de toutes parts et va encore plus loin en tissant des partenariats
24:09avec des éditeurs de presse, comme une offre groupée avec Le Parisien,
24:13une association payante, souligne Vincent Chaudel.
24:16Là, il y a une recherche de gagnant-gagnant,
24:17parce que la presse, elle a besoin de créer de la valeur pour continuer à être achetée.
24:23Et elle réfléchit dans ce qu'on peut appeler le global media.
24:27C'est-à-dire qu'elle ne réfléchit plus uniquement à vendre du papier,
24:30mais aussi à vendre du digital.
24:33Pour atteindre ses objectifs, Ligue 1+, devra aussi lutter contre un adversaire différent,
24:37le piratage.
24:39Dans les prochains mois, une nouvelle loi devrait permettre de bloquer en temps réel
24:43les services pirates pendant la diffusion des rencontres.
24:45Une arme supplémentaire pour convertir les spectateurs illégaux en abonnés.
24:50Le clic du jour avec cet article consacré au péage à flux libre,
24:53c'est-à-dire sans barrière.
24:55Il s'impose un peu partout en France.
24:57L'enjeu, c'est de gagner du temps sur la route, oui,
25:00mais aussi beaucoup d'argent pour les sociétés d'autoroutes.
25:02Parce que le conducteur dispose de 72 heures pour régler sa course en ligne
25:07ou chez un buraliste.
25:09Passé ce délai, des pénalités s'appliquent
25:12et elles rapportent des dizaines de millions d'euros au réseau d'autoroutes.
25:16Par exemple, elles ont rapporté 25 millions d'euros en 2025 à la SANEF
25:20sur le seul réseau Paris-Normandie, selon Le Canard Enchaîné.
25:25Tous les détails à retrouver sur notre site bfmbusiness.com.
25:29Dans un instant, la suite de nos programmes d'été.
25:32Je vous souhaite une très bonne soirée et un très bon week-end sur BFM Business.
25:37Le 18h éco sur BFM Business
Commentaires