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  • il y a 2 jours
Chaque week-end, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00L'actualité à l'étranger, c'est toujours la guerre en Ukraine avec de nouvelles frappes ces dernières heures.
00:04Frappe meurtrière en plein jour sur un centre commercial sur la localité de Kriviri.
00:10Au moins 15 morts, plus de 120 blessés selon le dernier bilan.
00:13Le président ukrainien a réagi ce soir.
00:17Chers Ukrainiens, chères Ukrainiennes, une opération de secours est actuellement en cours à Kriviri
00:22après une frappe contre un centre commercial.
00:24Toutes les forces nécessaires sont mobilisées.
00:27Malheureusement, de nombreuses personnes ont été blessées.
00:30Plusieurs drones russes ont frappé de manière délibérée et lâche l'un après l'autre.
00:34Nous savons déjà que 14 personnes ont été tuées.
00:37Plus de 100 personnes ont été blessées.
00:39Parmi elles, on sait qu'il y a 11 enfants.
00:41Les informations sont en cours de vérification concernant toutes les personnes qui pouvaient se trouver dans ce centre commercial.
00:47C'est une cruauté absolue de la part des Russes.
00:49Ce sont tout simplement des monstres.
00:51Nous répondrons assurément.
00:53Et on retrouve tout de suite à Kiev Cyril Amorski, notre correspondant.
00:57Kriviri, Cyril, c'est d'ailleurs la ville natale du président Zelensky.
01:04Absolument, c'est une ville qui se situe à 75 km du front.
01:07C'est une ville qui est très régulièrement ciblée par l'armée russe depuis 2022.
01:11Mais désormais, on voit que l'armée russe n'attaque pas uniquement les villes qu'elles soient frontalières
01:16ou bien plus loin du front, comme par exemple la capitale, pendant la nuit, comme c'est régulièrement le cas.
01:21Mais désormais, elle le fait aussi quasiment quotidiennement pendant la journée.
01:25C'était le cas hier à Kiev et une personne a été tuée par une attaque de drone.
01:29Et c'est désormais le cas aussi dans une ville comme Kriviri.
01:32Vous l'avez mentionné, c'est donc un centre commercial, le plus grand centre commercial de la ville qui a
01:36été touché.
01:37C'est la ville natale du président ukrainien.
01:3915 personnes qui ont été tuées, plus de 130 blessés désormais selon les derniers décomptes.
01:43Et parmi les personnes qui sont blessées, on sait qu'il y a des dizaines de personnes qui sont en
01:48état critique,
01:49dont également des enfants.
01:51Et on a vu ces images, il s'agit d'une double frappe, c'est-à-dire qu'il y
01:54a eu un premier drone
01:55qui a tapé ce centre commercial en plein jour quand il y avait des centaines de clients dedans.
02:00Et une demi-heure plus tard, un autre drone a à nouveau attaqué ce centre commercial.
02:05Et cette stratégie de la double frappe n'a qu'un but, faire le plus de victimes possible
02:09et tuer notamment les sauveteurs, les secouristes sur place.
02:12Évidemment, ici en Ukraine, c'est le choc.
02:14Surtout que quelques heures plus tard, on a découvert que la Russie avait attaqué un autre lieu
02:19où il y avait des civils, à savoir un bus, où trois personnes sont depuis en état critique
02:24à l'hôpital de Zaporizhia.
02:26Cyril Amoursky, on reviendra vers vous dans un instant.
02:28Nos invités nous ont rejoints pour décrypter l'actualité de ces dernières heures en Ukraine.
02:34Urik Boulas sur cette frappe, double frappe, Cyril le disait à l'instant.
02:38La ville de Zelensky, un centre commercial en plein jour.
02:42C'est donc clairement délibéré, c'est une stratégie de la terreur.
02:45Comment on peut comprendre la frappe qui a lieu aujourd'hui ?
02:4915 morts, 120 blessés, un bilan, hélas, qui risque d'être encore provisoire.
02:52Je le comprendrais comme une escalade de la Russie.
02:54C'est-à-dire qu'effectivement, Cyril l'a dit tout à l'heure,
02:57d'habitude, ce genre de frappe de drone, c'est plutôt des frappes qui avaient lieu la nuit
03:01jusqu'à ces dernières semaines.
03:02Là, on constate une multiplication des frappes le jour sur les principales villes,
03:05avec des drones plus performants d'ailleurs que les drones précédents.
03:09Là, maintenant, on a des drones à réaction, donc c'est plus compliqué de les intercepter aussi.
03:13Et il y a une volonté très claire de la part de la Russie
03:15de perturber complètement non seulement la vie économique en frappant en pleine journée,
03:19ce qui fait que normalement, les centres commerciaux ferment, etc.
03:22Là, ça n'a pas été le cas parce que l'alerte n'a pas eu le temps de venir.
03:25Mais il y a déjà ça, perturber la vie économique,
03:26et c'est surtout rendre la vie des civils impossible.
03:30Auparavant, encore une fois, ces frappes avaient surtout lieu la nuit,
03:32et donc les gens avaient pris un petit peu cette habitude,
03:34notamment à Kiev, par exemple, de vivre le jour et de trembler la nuit.
03:38Et là, désormais, on tremble toute la journée.
03:40Et donc, il est très clair que les Russes cherchent en quelque sorte l'escalade,
03:44faire un maximum de victimes civiles pour pousser soit les civils à l'exode,
03:47soit grosso modo pour les pousser à, en tous les cas, avoir une vie impossible,
03:51et finalement essayer de faire craquer le pays complètement.
03:53– Bon, on est en ligne avec le général Philippe Sidoz.
03:56Bonsoir, général, merci d'être là.
03:58On le disait à l'instant, une double frappe,
03:59c'est-à-dire une première frappe sur le centre commercial,
04:01et une deuxième lorsque les secouristes sont à pied d'œuvre
04:04pour venir en aide aux personnes qui ont été blessées dans l'attaque.
04:07Est-ce que c'est conforme aux lois de la guerre ?
04:12– Non, pas du tout.
04:13Déjà, la première frappe n'est pas conforme, et la deuxième, elle est encore moins.
04:17Non, non, mais là, c'est du harcèlement, c'est du…
04:20Oui, c'est de la frappe de terrorisme, c'est classique.
04:23Il n'y a pas que dans cette zone que ça se fait,
04:25ça a été beaucoup reproché aux Israéliens de faire ça, donc au Sud-Liban.
04:31Donc on fait venir les secours et on frappe les secours,
04:33voire même, vous savez, ça existe également,
04:36les systèmes de bombes à retardement,
04:39qui explosent plus tard, donc, quand les secours sont arrivés sur place.
04:43Donc en fait, ou non, c'est une stratégie, oui,
04:46malheureusement classique de bombardement de terreur
04:48contre les populations civiles.
04:50Et bon, ça, malheureusement, dans tous les conflits, ça existe.
04:54Et bon, quand il n'y a pas vraiment de moyens de contrôle,
04:57bon, ça se développe.
04:58Quand on veut frapper l'opinion, l'opinion,
05:00et le soutien de la population au gouvernement.
05:02Alors en fait, ces méthodes-là n'ont jamais vraiment fonctionné.
05:07Parce qu'en fait, les populations ne vont pas reprocher
05:09à leur propre gouvernement ce qui leur arrive.
05:12Ils le reprochent bien évidemment à ceux qui lancent les bombes.
05:15Donc voilà, donc les faits, bon, ça fait depuis des années
05:19qu'on fait ça, depuis la Seconde Guerre mondiale.
05:21Mais l'effet est inverse, en fait.
05:24Bon, alors, c'est pour aussi frapper des objectifs faciles.
05:28Il faut quand même reconnaître, c'est facile de frapper des objectifs civils.
05:31Ils sont moins défendus.
05:34Donc voilà, donc on entretient la terreur.
05:36On entretient la terreur sur les populations.
05:38Ça se faisait aussi contre l'Allemagne pendant la Deuxième Guerre mondiale.
05:42Même frapper les ouvriers des usines, vous voyez ?
05:44Ça, c'est encore autre chose.
05:45C'est un autre aspect.
05:47Donc effectivement, les civils ne sont jamais à l'abri
05:50dans ce genre de guerre un peu totale et globale.
05:54À la poëdie, sur cette frappe et au fond la guerre d'usure psychologique
05:59quitte à faire des frappes meurtrières sur des civils et même des secouristes.
06:03Vous savez, quand on parle de l'escalade,
06:06en fait, la Russie fait le maximum de ce qu'elle peut faire.
06:09Il n'y avait pas, avant, ils étaient un peu plus gentils,
06:13ils protégeaient la population et là, ils ont décidé d'y aller plus fort.
06:16Pas du tout.
06:16C'est parce qu'avant, ils ne pouvaient pas le faire.
06:18Ils essayaient, ils tentaient,
06:20mais il y avait la protection antiaérienne ukrainienne qui était très forte
06:24parce que les drones n'étaient pas à réaction, à moteur à réaction.
06:27Maintenant, ils ont inventé, en fait.
06:29Ils ont, je dirais, amélioré, entre guillemets,
06:32malheureusement, ils ont amélioré leur possibilité de tuer plus d'Ukrainien
06:35avec ces drones et ils font le maximum pour faire les dégâts,
06:40pour faire les malheurs aux Ukrainiens.
06:42Et ils vont faire beaucoup plus parce qu'ils ont compris
06:45que les Ukrainiens ont du mal, aujourd'hui, à combattre ces drones.
06:49On n'a pas suffisamment de protection.
06:51D'ailleurs, aujourd'hui, j'ai reçu une bonne nouvelle
06:53et vraiment, tous les espoirs sont permis.
06:56C'est, il y a un drone, le meilleur drone parmi tous ceux
06:59qui a été proposé par l'industrie militaire ukrainienne,
07:01qui a été homologué.
07:02C'est un drone intercepteur qui va pouvoir intercepter
07:05les drones à production en moteur réactif.
07:08Nicolas Tenzer ?
07:08Oui, je pense, en fait, que c'est depuis toujours la stratégie russe.
07:12C'est-à-dire que, quand on voit ce que la Russie a fait,
07:16alors, d'abord, sur la double frappe,
07:18en Tchétchénie, en Syrie à partir de 2015,
07:21ils ont toujours utilisé cette même technique.
07:24Donc, ça fait 26 ans qu'ils l'utilisent.
07:26Ce n'est pas du tout quelque chose de nouveau.
07:28C'est un régime terroriste, qui devrait d'ailleurs être reconnu comme tel,
07:31qui utilise cela.
07:32Deuxièmement, vis-à-vis de l'Ukraine,
07:34cette stratégie d'extermination,
07:35puisqu'il s'agit bien d'une guerre d'extermination,
07:38elle l'a menée depuis le début.
07:39Quand vous voyez déjà un certain nombre de crimes de masse
07:42entre la période 2014-2022,
07:45ils étaient déjà là.
07:46À partir de 2022, je voudrais rappeler,
07:48pas seulement Boucha, Izium, Irpin, etc.,
07:52mais notamment Mariupol.
07:53Mariupol, c'est au moins 70 000 morts civils.
07:58Et sur les bombardements de centres commerciaux,
08:01il y en a déjà eu, on s'en souvient malheureusement.
08:03Il y a eu les gars, on se rappelle évidemment
08:04l'épisode de la gare de Kramatorsk,
08:07plus de 70 morts, si je m'en souviens bien.
08:09Il y a eu déjà, je dirais, des pizzerias.
08:12Vous avez eu régulièrement des écoles, des hôpitaux,
08:14des maternités, des centres de jeu.
08:17Donc, il y a, si vous voulez, la volonté des Russes
08:19de tuer, tuer toujours plus, tuer encore.
08:22Et là, effectivement, avec,
08:24là, elle a rappelé tout à l'heure,
08:26le fait, effectivement, que l'Ukraine est moins défendue,
08:29évidemment, cette stratégie marche
08:31et les Russes en profitent de plus en plus.
08:33Alors, vous parliez de la défense de l'Ukraine,
08:35justement, on a reçu cette image aujourd'hui.
08:37Anthony Dabila, je voulais voir votre commentaire.
08:38C'est un avion de chasse qu'on voit,
08:40un avion de chasse ukrainien,
08:41qui poursuit un drone Shahed,
08:44qui, vous allez le voir, va s'écraser au sol.
08:48Ça, ça fait partie des scènes quotidiennes,
08:50on va dire, de la guerre,
08:51avec des avions de chasse ukrainiens
08:53qui sont en alerte permanente
08:54pour faire face au nombre de drones
08:58par dizaines, par centaines,
08:59qui sont envoyés chaque jour ?
09:00Oui, tout à fait.
09:01Et c'est ce que soulignait Ulrich,
09:03c'est que ces drones sont maintenant dotés
09:05de moteurs à réaction.
09:07C'est-à-dire qu'ils sont presque aussi rapides
09:09qu'un avion de ligne.
09:10Ils vont à peu près à 600 km heure,
09:12alors que c'était plutôt 200 km heure
09:13pour les premiers drones
09:14qui étaient inspirés des drones commerciaux
09:16qu'on peut acheter nous-mêmes
09:17dans le commerce.
09:19Et donc, il y a une difficulté.
09:22Et là, cet avion,
09:23il n'y a pas de grosse explosion
09:25envers le drone.
09:27Donc, il doit le tirer dessus
09:29avec son canon.
09:31Il n'a pas tiré du tout.
09:32Il a poussé juste avec l'air.
09:34C'est pour essayer de limiter le coût.
09:37En fait, c'est ça qui est intéressant
09:39dans cette séquence.
09:39C'est qu'il n'est pas abattu
09:41en lui tirant dessus.
09:41Il est abattu en perturbant le flux d'air.
09:44L'avion se met juste à côté du drone
09:46et donc perturbe le flux d'air du drone
09:48qui, du coup, s'écrase
09:49par manque de portance.
09:51Je ne sais pas si ça symbolise...
09:52Déjà, ça symbolise la maîtrise du pilote.
09:54Ça, c'est une évidence.
09:55Mais après, par contre,
09:56ce qui est intéressant aussi,
09:57c'est de voir qu'effectivement,
09:58quand bien même les Ukrainiens
09:59ont développé des drones interceptés,
10:01déjà, l'avion de chasse
10:03aura encore de grands services.
10:05Et d'autre part, c'est que finalement,
10:06on est quand même dans une situation
10:07où les Ukrainiens
10:09comptent quand même un petit peu
10:10comment est-ce qu'ils abattent leurs drones
10:11pour essayer d'être le plus efficace possible
10:13parce qu'effectivement,
10:14comme on l'a dit tout à l'heure,
10:15les intercepteurs manquent,
10:17de façon générale.
10:17Et donc, voilà, le mot crucial,
10:19vous l'avez prononcé,
10:20c'est pression permanente.
10:22La guerre des drones et des missiles
10:24a ressuscité quelque chose
10:26que l'on croyait appartenir au passé.
10:28C'est ce qu'on appelle la doctrine Douet,
10:30du nom d'un général italien
10:32de l'armée de l'air
10:33de l'avant-seconde guerre mondiale,
10:34Giulio Douet,
10:35qui avait théorisé le fait
10:37qu'en écrasant les populations civiles
10:41sous les bombardements,
10:42on ferait plier sa volonté
10:43et en exerçant cette pression constante,
10:46eh bien, on allait briser
10:48la volonté des peuples
10:49à faire la guerre.
10:50Ça a été démontré comme inefficace,
10:52mais avec les drones,
10:54certains, du côté du Kremlin,
10:55se disent que peut-être
10:57c'est une solution
10:58qui pourrait fonctionner à nouveau
10:59et malheureusement,
11:00on voit se ressusciter
11:02des frappes extrêmement cruelles
11:03qui n'ont aucun but militaire
11:05et qui n'ont que le moral
11:07de l'adversaire comme cible.
11:08Général Sido,
11:09sur cette image
11:10qu'on diffuse à l'instant,
11:12est-ce que ce n'est pas aussi
11:13le signe d'un manque,
11:15en tout cas,
11:15de capacité ukrainienne
11:16d'intercepter
11:18les drones
11:19ou les missiles ?
11:22On peut le voir effectivement
11:23comme ça,
11:26comme une recherche
11:27d'économie des moyens,
11:28c'est-à-dire
11:28l'avion a pu décoller
11:30et il économise un missile
11:31pour intercepter.
11:33En même temps,
11:34vous voyez,
11:34ça c'est une technique,
11:35c'est très intéressant de le faire.
11:36C'est une solution,
11:37tout simplement.
11:37Parce que c'est un petit peu
11:38ce qui se faisait.
11:42Vous savez quand les Allemands
11:44bombardaient Londres
11:45avec des V1
11:46et donc les pilotes britanniques
11:48ou même français d'ailleurs,
11:50il y a l'exemple assez connu
11:51d'un pilote français
11:52qui s'appelait Jean-Marie D'Or
11:53qui lui a carrément percuté
11:55un V1
11:55pour éviter que le V1
11:57s'abatte sur une localité
11:58ou sur une école,
12:00etc.
12:01Donc là,
12:01effectivement,
12:03le drone,
12:04c'est un drone
12:05qui ne va pas très vite,
12:06un russe.
12:07Donc là,
12:07effectivement,
12:08ils ont développé
12:09une capacité
12:09à intercepter
12:11de cette façon.
12:12Mais en fait,
12:12il y a énormément
12:13de drones
12:13qui sont interceptés
12:14par les Ukrainiens.
12:16Les dernières informations
12:17données par le président Zelensky,
12:19c'est quasiment gigantesque
12:20le taux d'interception.
12:21Donc en fait,
12:22il y a plein de moyens
12:23qui permettent d'intercepter
12:24le tir au canon
12:26sur avion,
12:27les tirs de canons
12:28au sol,
12:30de canons mitrailleurs
12:30au sol
12:32et puis des missiles
12:34parfois
12:34qui sont très coûteux.
12:35Alors on a reproché,
12:36enfin on a reproché,
12:37on a parlé de ça.
12:38Vous savez,
12:38pendant la guerre en Iran,
12:40des avions français
12:41tiraient des missiles iraniens
12:44avec des Mika,
12:46des missiles qui coûtaient
12:47très très cher.
12:48Bon ben là,
12:49ce pilote a résolu
12:50partiellement le problème
12:51uniquement avec un vol
12:53et en abattant ce Shahed
12:57uniquement avec la consommation
12:58de carburant en vol.
12:59Donc là,
13:00c'est une,
13:00j'ai envie de dire,
13:01c'est un effet de l'art
13:03par un pilote
13:04qui maîtrise son appareil.
13:05Voilà,
13:06c'est surtout ça.
13:06Mais il a été évoqué
13:08que les Russes
13:10perfectionnent
13:10leur drone.
13:12Effectivement,
13:12on a parlé du,
13:13alors le Guéran,
13:14c'est le nom plutôt russe,
13:15le Guéran 5
13:16qui lui est un,
13:17alors c'est un Shahed 5,
13:19disons,
13:19qui vraiment ne ressemble
13:20pas du tout
13:21à celui qu'on a sur l'image,
13:22qui est beaucoup plus puissant
13:24et donc il y a une lutte
13:25quand même technologique
13:26entre les deux
13:27et donc il y a une intervenante
13:28qui parlait
13:28d'un intercepteur
13:30qui s'appelle
13:31l'Alexa Spatium
13:33qui est prévu justement
13:34pour intercepter
13:35ces drones
13:36à très grande vitesse
13:37on va y revenir
13:38effectivement
13:38par réacteur
13:39ou pas
13:39dans un instant.
13:41Donc vous voyez,
13:41il y a une lutte
13:42technologique
13:43et là en fait,
13:44on a une vision,
13:45je dirais pas archaïque,
13:46le terme n'est pas juste
13:47mais donc ça démontre
13:48surtout l'habileté
13:49du pilote.
13:50Deux images
13:51qu'on voulait vous montrer aussi,
13:52on part en Russie maintenant,
13:53vous allez voir cette carte,
13:54on part à quelques centaines
13:56de kilomètres
13:57au nord de Moscou
13:58sur ce qu'on appelle
13:58l'île Renard
14:00où se trouveraient
14:01des laboratoires secrets russes
14:02qui travailleraient
14:03sur des virus,
14:04sur donc une île
14:05qui est coupée du monde.
14:07Cyril Amorski,
14:07vous êtes toujours en direct
14:08de Kiev avec nous.
14:10Une guerre biologique
14:12qui serait peut-être
14:12en préparation,
14:13c'est en tout cas
14:13ce que laissent entendre
14:14des services ukrainiens aujourd'hui.
14:17Absolument,
14:17c'est une information
14:18qui a été révélée aujourd'hui
14:20par le renseignement
14:20militaire ukrainien.
14:21Il s'agit donc
14:22d'un complexe secret
14:24de biolaboratoire
14:25dans la région de Tver.
14:26Comme vous l'avez mentionné,
14:27c'est à peu près
14:27à 300 kilomètres
14:28au nord-ouest
14:29de la capitale russe.
14:30C'est un site
14:31qui se trouve
14:31sur l'île Lelys
14:33et qui signifie
14:33l'île Renard en français.
14:36Et officiellement,
14:37selon le gouvernement russe,
14:38il s'agit d'un centre
14:39d'expérimentation physiologique.
14:41Mais selon
14:41le renseignement
14:42militaire ukrainien,
14:43c'est un peu plus que cela.
14:44C'est-à-dire que
14:45le président russe
14:46aurait donné l'ordre
14:47à des responsables différents
14:49de mener des expériences,
14:51notamment en développant
14:52des pathologies,
14:53mais aussi des virus,
14:55des pathogènes dangereux
14:56qui seraient étudiés
14:57dans l'intérêt
14:57des forces armées russes
14:59pour potentiellement
15:00pouvoir les utiliser
15:00dans des opérations différentes.
15:02Alors attention,
15:03pour l'instant,
15:03c'est une information
15:04qui a été donnée
15:04par le renseignement
15:05militaire ukrainien.
15:06On n'a pas d'autres sources
15:07pour pouvoir affirmer
15:08cela.
15:09Mais ce qui est intéressant,
15:09c'est que le renseignement
15:11militaire ukrainien
15:11rappelle un incident
15:12qui a eu lieu
15:13au cours des derniers mois
15:14où notamment
15:15il y avait un pathogène
15:18qui avait touché
15:18le bétail russe
15:19où des centaines
15:20de milliers de bêtes
15:21ont dû être abattues
15:22ensuite par le gouvernement
15:23à cause de ce pathogène.
15:25Et donc,
15:25le renseignement militaire
15:26estime que c'est possible
15:27qu'il y a eu justement
15:28un test particulier
15:29sur ce type de bétail.
15:31On ne sait pas
15:31si les deux incidents
15:32sont liés.
15:33D'ailleurs,
15:33le renseignement militaire
15:34ukrainien ne l'affirme pas.
15:36Mais il s'inquiète
15:37tout simplement
15:38pour de potentielles
15:40fuites de pathogènes
15:41de maladies
15:42tout simplement
15:42parce qu'on l'a dit
15:43que ça se situe
15:44au niveau du Nil.
15:45C'est un endroit
15:46qui est relié
15:47à plusieurs autres
15:48cours d'eau naturels
15:50dans la région.
15:51Et donc,
15:51en cas de frappe,
15:53en cas de fuite également,
15:55ça peut entraîner
15:56des conséquences
15:57assez importantes
15:57que ce soit en Russie
15:58mais aussi potentiellement
16:00pour un usage militaire
16:01sur le terrain
16:01en Ukraine ou ailleurs.
16:03Merci beaucoup,
16:04Cyril Mourski
16:05en direct de Kiev.
16:05Nicolas Tenzer.
16:07Des expériences
16:07sur des virus
16:09menés par l'armée russe
16:10dans un but militaire.
16:11Ça vous semble crédible ?
16:12Alors,
16:12ça me semble crédible.
16:14Encore une fois,
16:14il faut attendre,
16:15je dirais,
16:15la confirmation
16:16par d'autres sources.
16:17Il faut bien sûr
16:18les regrouper.
16:19Que les Russes le cherchent,
16:20c'est une évidence.
16:21Déjà,
16:22ils sont passés maîtres
16:22sur les agents chimiques.
16:23Mais pour les armes biologiques,
16:25on sait que c'est quelque chose
16:26qui est complètement différent.
16:28D'abord,
16:29évidemment,
16:29les armes biologiques
16:30sont interdites.
16:31mais pour l'instant,
16:33il n'y a pas un seul État
16:34qui parvient
16:35à les maîtriser complètement.
16:36C'est d'ailleurs
16:37ce que laissait très bien
16:38à entendre Cyril tout à l'heure.
16:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
16:41essayer de contenir,
16:43si vous voulez,
16:43la diffusion
16:44d'un agent biologique
16:46est quasiment impossible.
16:47C'est-à-dire que
16:47les conséquences collatérales,
16:50y compris,
16:51je dirais,
16:51sur des territoires voisins,
16:52y compris d'ailleurs
16:52le territoire russe,
16:54seraient potentiellement
16:55absolument désastreuses.
16:56Ce qui est vrai aussi,
16:57c'est que vous avez
16:58de nouvelles technologies,
16:58notamment les nouvelles technologies CRISPR,
17:01qui permettent effectivement
17:02par l'intelligence artificielle
17:04de créer
17:05de nouveaux types de virus,
17:07de nouveaux types de pathogènes
17:08qui effectivement
17:09peuvent devenir
17:10des armes
17:11extraordinairement dangereuses.
17:12Et il y a des recherches,
17:13en tout cas expérimentales,
17:14là-dessus,
17:14un peu partout.
17:15Encore une fois,
17:16pour l'instant,
17:16soyons prudents à ce stade.
17:18Alain Poédy.
17:19Vous savez,
17:19dans un pays
17:20où aucune loi n'est respectée,
17:23où, disons,
17:24c'est celui qui est plus riche
17:25et plus fort,
17:26il a raison.
17:27Donc,
17:28il serait naïf
17:28d'imaginer qu'il y a
17:29un seul laboratoire
17:30de ce genre.
17:32Il y en a plusieurs d'autres,
17:34certainement,
17:34en recherche biologique,
17:36chimique.
17:37Peut-être,
17:38on sait qu'il y a
17:39des camps de travail
17:42qui ressemblent
17:42à des camps de concentration,
17:44des prisons clandestines,
17:46où il y a
17:46toutes sortes de laboratoires
17:47d'essais sur les humains.
17:49Qu'est-ce qui vous fait
17:49dire ça, en fait ?
17:50C'est les informations
17:52qui passent.
17:53Vous savez,
17:54il y a, par exemple,
17:56il y a des sites russes
17:58de l'étranger
17:59qui essaient
17:59d'avoir l'information.
18:01Mais la difficulté,
18:02c'est exactement
18:02ce qui a été évoqué.
18:03C'est le renseignement
18:05ukrainien
18:05qui a présenté
18:06l'information.
18:07Il faut récouper
18:07avec les autres,
18:08mais les autres,
18:09ça n'occupe pas
18:09qui va chercher
18:11quelque part en Russie.
18:12On ne sait pas où,
18:13comment c'est perdu.
18:14Vraiment,
18:15c'est laboratoire.
18:15Donc c'est un travail
18:17international.
18:18Il faut déjà mettre
18:19le projecteur
18:20sur ce problème.
18:21Personne ne sait...
18:21Ou peut-être,
18:22j'espère,
18:22j'espère me tromper,
18:24peut-être il y a déjà
18:24des renseignements
18:25d'autres états,
18:28je dirais,
18:28occidentaux
18:29qui s'en occupent
18:30aujourd'hui.
18:30Mais pour l'instant,
18:31en Russie,
18:32ça a toujours marché
18:33comme ça.
18:34Quand vous connaissez
18:35la littérature
18:35contemporaine russe,
18:37quand vous connaissez
18:38un tout petit peu
18:38les forums d'échange
18:41des Russes
18:42entre les Russes
18:43où moi je vais
18:43de temps en temps,
18:44vous pouvez découvrir
18:45des pires horreurs
18:46et dans cette situation,
18:48même les dossiers
18:49Epstein,
18:50ça paraît quelque chose
18:51d'un belbutiement
18:51d'enfant,
18:52vous savez,
18:52sur l'après.
18:53On va rester sur
18:53le conflit
18:55entre l'Ukraine
18:55et la Russie.
18:56Général Philippe Sidos,
18:57vous êtes toujours
18:57avec nous.
18:59Est-ce que là,
18:59vous voyez plutôt,
19:00on va dire,
19:01une forme de guerre
19:02de communication
19:02de la part
19:03des services ukrainiens
19:04qui cherchent
19:05à faire peur
19:06ou pour vous,
19:06ça reste malgré tout
19:07une menace réelle ?
19:10Alors,
19:11dans un premier temps,
19:11oui,
19:12il y a les deux aspects.
19:13Oui,
19:13on est dans la guerre
19:14de communication,
19:14il faut respecter
19:15très prudent
19:16sur ces nouvelles armes,
19:18enfin nouvelles,
19:19sur le développement
19:20ou la potentielle
19:21utilisation
19:21de ce type d'armes.
19:23Néanmoins,
19:24vous savez,
19:24quand on faisait
19:25la formation,
19:26il y a quand même
19:26déjà pas mal d'années,
19:27on parlait
19:28de la défense NBC,
19:29nucléaire,
19:30bactériologique
19:30et chimique.
19:31Alors déjà,
19:31les armes chimiques,
19:33on se défendait énormément,
19:34on prévoyait
19:35que les soviétiques,
19:37donc à l'époque,
19:38utiliseraient
19:39les armes chimiques,
19:39c'était partie intégrante
19:41de leur doctrine offensive
19:42pour neutraliser
19:43des zones.
19:44Bon,
19:44c'est très dangereux
19:45les armes chimiques,
19:46c'est très dangereux
19:47les armes bactériologiques
19:48parce que les effets
19:49sont difficilement maîtrisables,
19:51ça se retourne souvent
19:52contre ceux
19:53qui les utilisent,
19:55c'est très délicat,
19:57c'est quelque chose
19:58qui n'est pas maîtrisable
19:59et puis surtout,
20:00bon,
20:00c'est interdit,
20:01c'est un crime
20:01et puis bon,
20:04j'ai envie de dire
20:05quelquefois,
20:06c'est une perte d'énergie,
20:07alors il est tout à fait possible
20:08qu'il y ait des laboratoires
20:09qui fassent ça,
20:10on en a beaucoup parlé,
20:11on en a parlé pour la Chine
20:12également,
20:14mais bon,
20:15c'est quand même très délicat
20:16et ça demande
20:16beaucoup,
20:17beaucoup de confirmation
20:18et puis surtout,
20:19ça demande de voir
20:19quand il y aura un emploi,
20:21ça c'est effectivement,
20:22là ce sera un énorme
20:22signal d'alerte
20:24à observer le jour
20:25où il y aura un emploi
20:25de ce type d'armes
20:27bactériologiques.
20:28Ulrich Boulas,
20:29sur cette question
20:29de la guerre bactériologique,
20:31est-ce que ça peut être intégré
20:32dans un dispositif militaire
20:37d'une armée,
20:38une puissante armée mondiale ?
20:40C'est très difficile à dire,
20:41après encore une fois,
20:42qu'il y ait des laboratoires
20:43de recherche,
20:43ça ne me surprend pas du tout,
20:45en revanche,
20:45après passer de la recherche
20:47à l'emploi,
20:47on est quand même
20:48sur tout à fait autre chose,
20:51il y a des régimes
20:52qui l'ont utilisé,
20:52on peut penser au régime irakien,
20:54on peut penser au régime syrien,
20:55on est quand même
20:56sur des régimes
20:57qui étaient encore plus pariards
20:58que la Russie actuelle,
20:59donc je prendrais quand même
21:01un peu de recul
21:01par rapport à ça,
21:02encore une fois,
21:02oui qu'il y ait des laboratoires,
21:03c'est tout à fait probable,
21:04qu'il y ait des recherches
21:05menées en Russie
21:06sur des agents bactériologiques,
21:07sachant que c'est relativement probable,
21:09en revanche,
21:10de la recherche à l'usage,
21:12il y a un pas immense,
21:14et rien ne dit pour l'instant
21:15que la Russie serait prête
21:16à franchir ce pas.
21:17Anthony Labila.
21:17Oui, déjà,
21:19d'une part du niveau factuel,
21:20aucun usage n'a été prouvé,
21:23et il y a vraiment
21:24des précautions immenses
21:25à prendre,
21:26ça vient d'être dit,
21:27mais cette guerre
21:29a passé des niveaux d'insensité
21:31que l'on croyait
21:32difficilement atteignables,
21:34donc il faut voir
21:35ce qu'il en est,
21:36avoir du renseignement
21:37beaucoup plus solide
21:38que quelque chose
21:39qui est transmis
21:40par un service
21:42qui est en guerre,
21:42qui peut être
21:44dans une opération
21:45de communication
21:46ou d'exagération
21:47de certaines capacités,
21:49et avoir un renseignement
21:51qui soit indépendant,
21:53revérifier,
21:54et agir en conséquence
21:55avec sang-froid,
21:56et la meilleure réponse,
21:57c'est de montrer
21:58qu'on aura les capacités
21:59de réagir,
22:00voire d'infléger
22:02des dommages
22:03qui seront,
22:03comment dire,
22:04symétriques,
22:05pas sur les mêmes modes,
22:08mais d'être très en mesure
22:10d'être,
22:12comment dire,
22:12prêt à recevoir
22:14ce genre de,
22:15comment dire,
22:16de coûts,
22:16avec les unités NRBC,
22:18donc nucléaires,
22:20biologiques,
22:20radiologiques,
22:22chimiques,
22:22qui sont,
22:23si vous voulez,
22:24des unités qui sont équipées
22:25de masques à gaz,
22:26etc.,
22:26et de,
22:27comment dire,
22:27de combinaisons
22:28qui peuvent intervenir
22:29dans des environnements
22:30qui sont très dégradés,
22:32et voilà,
22:33ils en ont occupé,
22:35en équipé les Ukrainiens
22:36si ça s'avère nécessaire.
22:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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