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  • il y a 4 jours
Chaque week-end, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On en vient à l'actualité politique et sociale, on va évoquer dans un instant des chiffres inquiétants sur le
00:06déclassement de la France
00:08et c'est dans ce contexte que s'ouvre évidemment cette rentrée politique à quelques mois à l'élection présidentielle
00:13avec l'officialisation ce soir de la candidature de Raphaël Glucksmann, le leader de Place Publique
00:18qui s'est donc officiellement lancé dans la bataille présidentielle. Écoutez.
00:22Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle.
00:25Vous savez, je ne prends pas cette décision à la légère, surtout pas dans le moment qu'on est en
00:29train de traverser.
00:30Pour moi, la politique, ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas non plus une carrière.
00:34Et si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France.
00:37Parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qui est en train
00:41de devenir notre nation
00:42et puis encore ce qu'elle pourrait devenir dans les mois qui viennent.
00:46Le choix qu'on va faire, tous, en 2027, est sans aucun doute le choix le plus important de notre
00:51vie de citoyen.
00:52Et la question, elle est simple. Va-t-on offrir notre pays à Madame Le Pen et à l'extrême
00:57droite,
00:57au valet de Trump et de Poutine ?
00:59Ou va-t-on permettre à la France de renouer avec cette longue quête de justice qui a façonné son
01:05histoire ?
01:06Nos invités se sont installés sur ce plateau. Merci à tous d'être là.
01:10On va évoquer la campagne qui s'ouvre, notamment à gauche, pour Raphaël Glucksmann.
01:16Nicolas Meyer-Rossignol, bonsoir. Vous êtes maire de Rouen.
01:19Premier secrétaire adjoint du Parti Socialiste, je ne trompe pas ?
01:23Délégué.
01:24Délégué, pardon. Je ne vais vous laisser personne.
01:27Voilà, c'est lancé. Bon, ce n'était pas une grande surprise, on va dire, l'officialisation de la candidature.
01:32Maintenant, le plus dur reste à faire pour Raphaël Glucksmann.
01:35Oui, mais quand même, il y a un espoir qui s'est levé.
01:38Parce que moi, je suis un homme de gauche. Je suis maire, vous l'avez dit, de la ville de
01:41Rouen,
01:42qui est une ville ouvrière, populaire, industrielle.
01:44Et il y a beaucoup de gens qui ont le cœur à gauche et qui, aujourd'hui, se sentent orphelins
01:48parce qu'ils voient bien que l'élection approche, que c'est une élection...
01:50Je dirais que c'est probablement l'élection la plus importante pour ma génération,
01:55avec, pour la première fois, l'extrême droite qui est largement favorite.
01:59Elle était déjà très forte dans des élections précédentes, mais là, elle est largement favorite.
02:03Et aujourd'hui, en tout cas, jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait aucun candidat à gauche
02:08suffisamment crédible, fort, solide, rassembleur, pour gagner.
02:11Avec Raphaël Glucksmann, on a enfin une candidature sincère, claire,
02:16avec des valeurs qui sont affirmées.
02:18On n'a le droit de pas être d'accord, bien sûr.
02:19Mais des valeurs pro-européennes, des valeurs féministes, écologistes, républicaines.
02:23Une gauche qui ne s'excuse pas d'aimer son pays.
02:25La France, elle est français.
02:27Et puis, une équipe dont je fais partie.
02:28Et il y a beaucoup de socialistes, et bien au-delà de gens à gauche
02:31qui ont envie de battre l'extrême droite,
02:33et surtout, de porter un nouvel espoir pour la France et les Français.
02:36Bernard Sennanès, Raphaël Glucksmann, un nouvel espoir dans l'opinion.
02:40Solide rassembleur, comme ça vient d'être dit à l'instant.
02:42Raphaël Glucksmann, d'abord, il reste sur une victoire politique
02:44qu'on a un peu oubliée, puisqu'il y a eu une heure après le résultat aux européennes
02:49qu'il avait obtenu, près de 14%, la dissolution.
02:52C'était un score plus qu'honorable pour le Parti Socialiste.
02:54En revanche, le Parti Socialiste reste marqué par deux défaites,
02:58et de lourdes défaites à l'élection présidentielle, en 2017 puis en 2022.
03:02Avant l'été, Raphaël Glucksmann était crédité entre 10,5 et 11% des suffrages,
03:07quand Jean-Luc Mélenchon était testé autour de 15%.
03:10Donc, on voit bien que la dynamique, pour l'instant,
03:13elle était, depuis les élections municipales, plutôt pour Jean-Luc Mélenchon.
03:17Les atouts de Raphaël Glucksmann, c'est de mobiliser
03:20une grande partie de l'électorat social-démocrate,
03:22une partie des sympathisants écologistes,
03:26mais l'avantage de Jean-Luc Mélenchon, c'est de mobiliser les plus jeunes,
03:30les jeunes actifs notamment, également les personnes issues des milieux populaires,
03:35là où Raphaël Glucksmann mord plus sur les CSP+,
03:40sur les cadres des professions libérales.
03:42Et puis, on voit que Jean-Luc Mélenchon attire aussi beaucoup plus d'électeurs
03:46des petites villes et des villes moyennes,
03:48là où Raphaël Glucksmann va chercher plus dans les zones rurales,
03:51et ils sont à peu près à égalité dans les grandes villes.
03:54Donc, le match est ouvert.
03:55Pour l'instant, la dynamique est pour Jean-Luc Mélenchon,
03:57mais évidemment, l'annonce de la candidature de Raphaël Glucksmann
04:00peut rebattre les cartes.
04:02L'enjeu pour Raphaël Glucksmann et pour le Parti Socialiste,
04:05c'est clair, c'est est-ce qu'il peut y avoir une alternative
04:07à cette gauche mélenchoniste
04:10qui domine la gauche depuis deux élections présidentielles.
04:14Rappelons en 2017, 19% pour Jean-Luc Mélenchon,
04:17en 2022, près de 22%.
04:19Edgar Béquet, vous suivez la campagne de Raphaël Glucksmann pour BFM.
04:23Appel du pied très clair ce soir vers à la fois les écologistes et les communistes.
04:27Oui, et surtout les écologistes.
04:29Les écologistes doivent ce soir avoir la tête qui tourne.
04:31Ils se sont fait draguer de tous les côtés aujourd'hui,
04:34et notamment par Raphaël Glucksmann ce soir,
04:38lors de son interview.
04:41Il dit ceci, les écologistes ont eu raison avant tout le monde,
04:44je fais plus que leur tendre la main.
04:46En fait, Raphaël Glucksmann s'adresse à eux directement.
04:49Il leur envoie un message,
04:50et on l'a vu dans son interview,
04:52Raphaël Glucksmann parle beaucoup de la...
04:54Il a beaucoup parlé de la sécheresse,
04:55il a parlé des incendies qui ont eu lieu pendant l'été dans le pays,
04:59et il sait qu'il ne pourra pas gagner
05:00sans les voix des écologistes.
05:03Et un autre qui a aussi parlé d'écologie aujourd'hui,
05:06c'est Jean-Luc Mélenchon,
05:07un peu plus tôt dans la journée lors de son discours à Valence.
05:10Jean-Luc Mélenchon qui a beaucoup parlé d'écologie,
05:13et qui a aussi fait un appel du pied au vert lors de son discours.
05:16Mathieu Valet, un commentaire sur cette officialisation ce soir ?
05:21Non, j'ai entendu le maire de Rouen,
05:23M. Mayer-Rosseignol, dire l'extrême droite,
05:25l'extrême droite, l'extrême droite.
05:26Moi, je représente Marine Le Pen et Jordan Bardella.
05:28Vous êtes maire d'une ville qui a des gros soucis
05:31et qui est en proie au trafic de stupéfiants avec nous.
05:33Non, mais pour revenir sur Raphaël Glucksmann.
05:35Justement, j'y viens.
05:36Laissez-moi parler, M. Brossard.
05:37Vous verrez, vous ne serez pas déçus.
05:39Donc, je disais au maire de Rouen
05:40qu'il a peur de l'extrême droite
05:42et qu'il dit que, M. Glucksmann,
05:44la France va être livrée au Rassemblement National.
05:46Mais les Français vont voter.
05:47On ne livre rien à personne, M. Glucksmann.
05:49Ce n'est pas la société Uber.
05:51Donc, la réalité, je dis juste,
05:52parce que moi, j'aime bien aller sur les idées,
05:54qu'avec nous, le maire d'une grande ville qui est Rouen,
05:57qui est en proie au trafic de stupéfiants,
05:58nous renforcerons, par exemple, les moyens de la politique judiciaire.
06:00Je pense que les Français, c'est ce qui les intéresse.
06:02Vous avez une prison en centre-ville
06:03qui est attaquée souvent par les drones.
06:05On veut investir contre la lutte des drones.
06:09Rouen n'est pas le sujet du débat.
06:10On parle de Raphaël Glucksmann, monsieur.
06:11Oui, Raphaël Glucksmann, c'est la politique.
06:13Et pardon de faire de la politique, M. Brossard,
06:15je suis élu, vous ne l'êtes pas.
06:16Donc, je parle quand même du fond.
06:18Voilà, la forme.
06:18Moi, M. Glucksmann, ce n'est pas quelqu'un de ma famille politique.
06:21Ça ne vous a pas échappé.
06:22Donc, je réponds juste à M. M. Rossignol.
06:24Les idées, maintenant, si je ne suis pas venu sur les idées,
06:26ça ne sert à rien.
06:27Moi, je suis là pour parler des idées.
06:28Je pense que les gens, ils n'ont rien à serrer
06:29de savoir qui est M. Glucksmann,
06:31qui est élitiste, pas élitiste, vu son parcours.
06:33Moi, je dis juste qu'un maire de Rouen,
06:34une ville que je connais bien,
06:36nécessitera des investissements
06:38que nous proposons dans notre programme
06:39et que c'est facile de dire à l'extrême droite,
06:41mais que derrière, il y a des idées
06:42que c'est sur ça que nous, on veut nous défendre.
06:44Vous voyez ?
06:45J'ai parlé pour...
06:46C'est dommage que c'était...
06:47On vous a écouté, on vous a entendu.
06:48Mais pas laisser parler.
06:49C'est dommage.
06:50Si vous me lissez, M. Rossignol.
06:53La prochaine fois, laissez-moi une minute
06:54et vous verrez que le débat...
06:55On parle en plus d'une minute.
06:56Oui, pour...
06:58Ce qui est intéressant aujourd'hui,
07:00en fait, dans la candidature aussi
07:02de Raphaël Glucksmann,
07:02enfin, ce qui dit quelque chose,
07:04en tout cas, c'est qu'on aurait pu penser
07:05il y a quelques mois
07:06que Raphaël Glucksmann aurait pu survoler
07:08cette primaire,
07:09qu'il n'avait pas besoin, finalement,
07:10de participer à la primaire
07:11du Parti Socialiste,
07:12qu'aurait olé, justement,
07:14de son score, certes,
07:15qui était passé inaperçu
07:16après la dissolution
07:17et puis aussi après la constitution
07:19du nouveau Front populaire
07:20contre lequel, justement,
07:21Raphaël Glucksmann était.
07:23En tout cas, il ne faisait pas partie
07:25de ne pas aller volontairement
07:27dans cette alliance.
07:28Il était peut-être très allant
07:28à cette époque.
07:29Et donc, Raphaël Glucksmann
07:31aurait pu forcer un peu
07:32la main du Parti Socialiste.
07:33Ça ne s'est pas passé.
07:34Raphaël Glucksmann n'a finalement
07:35pas eu assez, peut-être...
07:38Alors, pas de soutien.
07:39Vous faites, justement,
07:39partie des gens, des courants
07:41au Parti Socialiste
07:42qui ont réussi à aménager
07:45une primaire qui soit celle,
07:47en tout cas, qui corresponde
07:48le mieux à Raphaël Glucksmann,
07:49c'est-à-dire une primaire fermée
07:50où on aura un nombre
07:52relativement limité de votants,
07:55même si, effectivement,
07:56une adhésion au fameux
07:57Pôle Socialiste
07:58est toujours possible.
07:59Peut-être que vous aurez
08:00100 000 Français
08:02qui vont, peut-être au maximum,
08:04participer à cette désignation.
08:07En tout cas, c'est un petit peu
08:08les échos que j'ai eus
08:09au Parti Socialiste.
08:10Et c'est vrai qu'une primaire ouverte,
08:12avec peut-être un chiffre
08:13de participation à 2 millions...
08:16Deux millions, c'était le score
08:18en 2016, par exemple.
08:19Voilà, deux millions,
08:19c'était le score en 2016.
08:21Mais ça donne aussi un allant,
08:22ça lance une campagne
08:23d'une autre façon.
08:24Là, Raphaël Glucksmann,
08:25il a finalement une primaire
08:27qui, certes, est taillée pour lui,
08:29mais avec des candidats
08:30qui ne sont...
08:31Ce serait sans leur faire ombrage,
08:34mais pas forcément de son niveau.
08:36Quand il y a Philippe Brun
08:37qui porte des choses,
08:38d'ailleurs, intéressantes
08:39dans le débat au Parti Socialiste
08:40ou Jérôme Getsch
08:41qui devrait aussi s'aligner,
08:42mais par exemple,
08:43François Hollande
08:44a refusé catégoriquement
08:46d'y participer
08:46et on devrait quand même
08:48avoir Olivier Faure
08:49qui y participe,
08:50mais ce n'est pas une dynamique.
08:52En tout cas,
08:53on n'est pas du tout
08:54dans le cadre de la primaire
08:54qui avait permis,
08:55la seule primaire
08:55qui avait réussi,
08:56celle qui avait permis
08:56à François Hollande
08:57ensuite de devenir présidente.
08:58Anne Suiris nous écoute à distance.
09:00Bonsoir, madame.
09:01Merci d'être en direct avec nous.
09:02Vous êtes sénatrice écologiste de Paris
09:04et porte-parole du groupe
09:05écologiste au Sénat.
09:07On a entendu Jean-Luc Mélenchon
09:08aujourd'hui,
09:09on a entendu la main tendue
09:10de Raphaël Glucksmann
09:12vers les écologistes.
09:13Est-ce que vous êtes prête,
09:16justement, la main
09:17de Raphaël Glucksmann
09:18ou vous êtes plutôt séduite
09:19par le discours très vert,
09:21très écologiste
09:22de Jean-Luc Mélenchon
09:23aujourd'hui ?
09:25Vous savez,
09:26notre sujet,
09:27ce n'est pas
09:28qui perd gagne
09:29et on a la bataille des égaux
09:31et on regarde
09:32et on voit vers lequel...
09:33À la fin des fins,
09:34si, c'est un candidat
09:35qui doit gagner
09:35contre les autres.
09:36Laissez-moi,
09:37pardon, excusez-moi,
09:38mais enfin,
09:39de toute façon,
09:40à partir du moment
09:41où on divise
09:42ou la gauche
09:42est complètement divisée,
09:44eh bien,
09:44elle ne peut pas gagner.
09:45Donc nous,
09:45notre pari,
09:46depuis le début,
09:47on l'a toujours eu,
09:48on continue à l'avoir,
09:49c'est de réconcilier
09:50les gauches
09:50et de se dire
09:51qu'une union plus large
09:53que l'un ou l'autre,
09:54c'est la seule chose
09:55qui peut permettre
09:56de pouvoir gagner
09:57à la fin.
09:58Parce que l'objectif,
09:59c'est de faire quand même
09:59gagner une démocratie
10:00qui est quand même
10:01en grande difficulté.
10:03C'est ça,
10:03notre sujet.
10:04Ce n'est pas de gagner
10:05contre Mélenchon
10:06ou contre Glucksmann
10:07avec l'un contre l'autre.
10:09Vous voyez,
10:09la guerre des égaux,
10:10ce n'est pas notre sujet
10:13à nous.
10:14Voilà.
10:14Donc après,
10:15on est prêts
10:16à discuter
10:16avec ces deux personnes-là
10:17qui sont pour nous
10:18des vrais interlocuteurs
10:20qui ont un programme
10:22écologiste important,
10:23en tout cas,
10:23qu'ils disent maintenant,
10:24moi,
10:25je crains toujours
10:25les programmes
10:26qui arrivent
10:28un petit peu
10:28au bon moment
10:29des élections
10:30parce qu'après,
10:30on voit comment ça disparaît.
10:32On en a eu quand même
10:33beaucoup,
10:33des discours de ce genre,
10:35de Chirac,
10:36de Sarkozy.
10:37on a eu beaucoup de choses
10:38et à la fin,
10:40c'est rien.
10:40Donc j'espère en tout cas
10:41que ce dont on va arriver
10:44à parler,
10:44c'est vraiment
10:45de la crise extrêmement grave
10:47qui a été celle
10:49de la crise climatique
10:50cet été
10:50qu'on a vu à l'œuvre,
10:52qu'on a vu clairement à l'œuvre.
10:53Et plutôt que de parler
10:54des égaux de l'un ou de l'autre,
10:57voilà,
10:57si on veut gagner,
10:59faire gagner l'écologie,
10:59c'est comme ça
11:00qu'on y arrivera.
11:01J'entends ce que vous dites,
11:02Madame,
11:03mais il faut faire
11:03malgré tout des choix.
11:04Est-ce que vous êtes plutôt
11:05sur la ligne de Sandrine Rousseau
11:06qui dit sans Mélenchon
11:07n'y arrivera pas
11:08ou plutôt sur celle
11:09de Raphaël Glucksmann
11:10avec Yannick Jadot notamment ?
11:11En tout cas,
11:13on n'est pas sur ces lignes-là.
11:15On est sur une ligne
11:16qui est une ligne d'union
11:17plus large.
11:18On veut non pas
11:19se rallier à l'un ou à l'autre,
11:21mais avoir une négociation saine
11:23avec l'ensemble de la gauche.
11:25C'est quand même pas
11:26quelque chose d'impossible,
11:27vous savez.
11:27Ça a déjà été fait
11:28dans le passé
11:30et ça pourrait être fait
11:31quand même dans l'avenir
11:33et dans un avenir proche.
11:34On a eu le NFP,
11:35vous savez,
11:36qui a réussi à fonctionner
11:38en très peu de temps
11:38et qui nous a permis
11:40à un moment donné
11:41d'être un vrai instrument
11:42de lutte,
11:42même si on n'a pas
11:44complètement gagné
11:45puisqu'on n'a pas pu avoir
11:46une majorité absolue.
11:47On a quand même une majorité,
11:49beaucoup l'ont oublié,
11:50mais ça a été la réalité.
11:51Et j'espère que,
11:53justement,
11:54on va pouvoir retrouver
11:55cet esprit-là
11:57pour 2027.
11:58Pierre-Henri Dumont
11:59est en ligne avec nous.
12:01Bonsoir,
12:01vous êtes secrétaire général
12:02adjoint des Républicains.
12:05Est-ce que ce soir,
12:06vous êtes plutôt satisfait ?
12:07Vous vous dites
12:08que la gauche
12:09est profondément divisée
12:11entre la candidature
12:12de Jean-Luc Mélenchon
12:13et celle de Raphaël Glucksmann
12:15officialisée ce soir
12:16et que peut-être
12:17c'est une bonne opération
12:18pour le parti politique,
12:20la famille politique
12:22que vous représentez.
12:24Bonsoir.
12:24Bon, écoutez,
12:25de toute façon,
12:25tout cela, à la limite,
12:26ne nous concerne pas.
12:27Ce sont des questions
12:28de la gauche
12:28qui parlent à la gauche.
12:30Chaque parti,
12:31évidemment,
12:32a même de présenter
12:33un candidat
12:33à l'élection présidentielle.
12:34Monsieur Glucksmann,
12:35aujourd'hui,
12:35est d'abord candidat
12:36à une primaire.
12:37Il n'est pas candidat
12:38à l'élection présidentielle
12:39puisqu'il doit d'abord
12:40passer par une élection
12:41intermédiaire.
12:42En tout cas,
12:42ce qu'on peut souligner,
12:43c'est qu'il y a encore
12:45des élus aujourd'hui
12:46de gauche
12:46qui ne sont pas totalement
12:47inféodés à Jean-Luc Mélenchon,
12:49qui ne sont pas totalement
12:50inféodés à la France insoumise,
12:52qui ne sont pas
12:52dans la négociation
12:53de quelques circonscriptions
12:55pour sauver un siège
12:56à l'Assemblée nationale
12:57ou faire des élus
12:57au sénatorial
12:59et quitte à se mettre
13:00à s'asseoir
13:01sur des propos
13:03antisémites,
13:03des propos qui fracturent
13:04la France,
13:05qui sont ceux
13:05des élus de Jean-Luc Mélenchon.
13:07Donc, en tout cas,
13:07on peut déjà souligner
13:08qu'il y a encore
13:09certaines personnes à gauche
13:10qui ont du courage
13:11et je pense que c'est
13:12plutôt pas mal
13:12pour la démocratie française.
13:13Maintenant,
13:14à chacun de présenter
13:15ses propositions,
13:16ses solutions
13:17pour la France
13:17et les Français,
13:18on est face
13:19à un défi de sécurité,
13:20on est face
13:20à un défi de pouvoir d'achat,
13:21on est face
13:22à un défi,
13:22ça a été dit,
13:23écologique extrêmement important
13:25et donc,
13:25ce seront français
13:26de trancher de cela
13:27d'ici quelques mois maintenant.
13:29J'ai Hadzab,
13:30sur le Raphaël Guzman,
13:32officiellement candidat
13:32ce soir.
13:33Moi, je pense que
13:34le sous-texte
13:36de cette candidature
13:37de Raphaël Guzman,
13:38c'est y aura-t-il
13:38encore en France
13:39dans deux mois,
13:40trois mois,
13:41six mois,
13:41une gauche républicaine
13:42digne de ce nom ?
13:43Moi, je suis
13:44représentant de Gabriel Attal
13:45mais je considère
13:46qu'on a besoin
13:46dans notre pays
13:47d'avoir une gauche républicaine
13:48qui défend des valeurs
13:49qui sont celles
13:50de la République,
13:51de la laïcité,
13:52qui est très ferme
13:53sur la condamnation
13:54de la Russie,
13:55qui est très ferme
13:55sur la condamnation
13:56de l'antisémitisme,
13:57qui porte un programme
13:59économique
13:59qui n'anéantisse pas
14:02la France
14:02et donc,
14:03d'une certaine manière,
14:04je pense que c'est
14:04une bonne chose
14:05que toutes les idées
14:06s'expriment.
14:06Nous, avec Gabriel Attal,
14:07on a fait campagne
14:07tout l'été,
14:08on a mis des idées
14:09dans le débat
14:09et je pense que
14:10toutes et tous ici,
14:11quelles que soient
14:12nos formations politiques,
14:12nous sommes d'accord
14:13pour dire que le pays
14:14a besoin d'une vraie
14:15campagne présidentielle.
14:16Ça fait dix ans
14:17qu'il n'y a pas eu
14:17de véritable débat
14:18puisqu'il y a cinq ans,
14:19la guerre en Ukraine
14:20a fait irruption
14:20et le président de la République
14:22était candidat
14:23à sa succession.
14:23J'espère que
14:24toutes les idées
14:25qui seront mises
14:26dans le débat
14:26pourront s'exprimer
14:27dans l'intérêt
14:27des Françaises
14:28et des Français.
14:29En tout cas,
14:29nous, avec Gabriel Attal,
14:30notre intention
14:31est d'être bien
14:31un rempart
14:32à la fois au Rassemblement
14:33National
14:34et à la France Insoumise
14:35que nous considérons
14:36être les deux revers
14:37de la même médaille.
14:37L'un et l'autre
14:38se nourrissent mutuellement
14:39et donc nous avons
14:40pour ambition
14:41d'être un rempart
14:41à ces deux extrêmes
14:42et nous invitons
14:43toutes celles et tous
14:44ceux qui partagent ce combat
14:45et qui partagent nos valeurs
14:46à le faire avec nous.
14:47Bernard Samanès.
14:48Un point important,
14:49c'est le choix
14:49qui est assez audacieux,
14:50peut-être même assez risqué,
14:51diront certains
14:52de Raphaël Luxman,
14:53d'entrer sur une politique
14:54très marquée
14:54et de redire que pour lui,
14:56s'il sortait vainqueur
14:57de cette primaire,
14:58il n'y aurait pas d'alliance,
14:59il n'y aurait plus d'alliance
15:00avec LFI.
15:02C'était sa position,
15:03on le disait tout à l'heure,
15:04mais on ne pensait pas
15:04qu'il la réaffirmerait
15:06en ce début
15:07de campagne électorale
15:08et on verra
15:09si à l'intérieur
15:09du Parti Socialiste
15:10ses concurrents
15:11tiennent la même position,
15:13ce sera un choix important.
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