00:00Comme tous les soirs, là aussi, 22h, le 20-27, ce sont toutes les images de la campagne pour la
00:04présidentielle 2027.
00:06L'image ce soir de la foire de Chalon, de la braderie de Lille, bientôt de la fête de l
00:09'humanité.
00:10Autant de grands événements populaires que les candidats à l'élection présidentielle ne manqueraient pour rien, ne m'ont.
00:14L'occasion de tester, vous allez le voir, avec plus ou moins de succès, leur code de popularité et de
00:19tenter, pour certains, de la faire remonter.
00:21Images commentées par Raphaël Redon et Bertrand Séguier.
00:27Ah, la campagne présidentielle, labourer le terrain, se sentir aimé, désiré et surtout reconnu.
00:38Enfin, ça dépend.
00:44Raphaël Glucksmann, 10% d'intention de vote et visiblement une notoriété encore à travailler.
00:57La présentatrice, pourtant en retrait du 8h de 20h, qui lui dame le pion.
01:02On est interviewé, c'est le moment de ne pas lui poser des bonnes questions.
01:05Allez Raphaël Glucksmann, travailler sa popularité, c'est une course de fond.
01:14Cap au nord, en Gabriel Attal.
01:16Installez-vous, installez-vous.
01:17Là-bas, au cœur de la braderie de l'île, pas de doute, on sait recevoir.
01:23Avant qu'on déambule dans la braderie, il faut avoir le ticket d'accueil.
01:28Dans le sac, une affiche pour décorer le QG de campagne.
01:32Un t-shirt, pourquoi pas pour l'Elysée.
01:36Et un incontournable.
01:42Un sympathique gris-gris, sans doute insuffisant pour repasser devant Edouard Philippe dans les sondages.
01:48Mais attendez, voilà quelques conseils précieux de la députée du coin.
01:52La braderie, tu te promènes, tu t'arrêtes pour acheter des trucs qui ne servent à rien.
01:57Ça, c'est le principe.
01:59Et ils ne vont jamais payer le prix qu'on te propose.
02:02On faut négocier.
02:03On faut négocier absolument.
02:05L'ancien Premier ministre a-t-il retenu la leçon ?
02:09Merci, Tony.
02:13Aucun marchandage.
02:15Faut-il y voir un bon signal pour un candidat qui promet un ton de vie sur les dépenses publiques
02:20?
02:24La première braderie du candidat Renaissance, la 19e de Marine Thondelier, en campagne il y a 9 mois de grossesse.
02:36Pour la candidate écologiste, jupe verte et animal totem.
02:41Allez, j'ai la mettre sur mon bureau.
02:42Allez, c'est top.
02:45Distribution de sourires et de selfies.
02:48Mais aussi de coups appuyés en quittant le stand du PS.
02:53Je crois qu'ils n'ont rien à vendre et que moi, je n'ai rien à acheter, mais j
02:55'ai déjà mon programme.
02:56Ça va bien.
02:57Je ne vais pas prendre des idées bradées quand même.
02:59Je pense qu'on est les seuls à gauche à être bien accueillis sur tous les stands de la gauche.
03:03Être populaire, bien reçu, est-ce suffisant pour rassembler la gauche ?
03:15J-223.
03:16Vous réagissez sur ce que vous voulez, la broche moule, le mari de Léa Salamé ?
03:19Le mari de Léa Salamé, en fait, c'est un peu le choix que je veux faire.
03:24Ah ben voilà.
03:24Il n'existe pas, mais je ne veux pas...
03:26Comme ça, il n'existe pas.
03:27Je suis en train de voler la vedette.
03:30Non, mais ça, c'est de la provocation.
03:32– Attendez, on y va, allez, votre choix ce soir.
03:35– Oui, c'est vrai.
03:36Parce qu'en fait, je voudrais évoquer ce soir avec vous
03:39le fait que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
03:44ils captent toute l'attention,
03:46ils font exprès que le débat tourne autour des sujets qu'ils ont choisis
03:51et comme ça, les autres, eh bien, ils n'existent pas.
03:54Et qu'est-ce que font les autres ?
03:54Ils cavalent derrière.
03:55Alors, on en a eu un exemple encore hier soir sur BFFTV,
04:01interrogé Mathilde Panot dans l'émission de Marie Chantret
04:06et de Marc Fauvel, eh bien, s'exprime sur l'Abbaya.
04:09Écoutez-la.
04:11– À force de nous faire des polémiques à tout va,
04:13Burkini, Abaya, et je ne sais quoi, et je ne sais quoi,
04:15eh bien, à la fin, pour les jeunes générations,
04:17la laïcité apparaît comme une forme de liste d'interdits
04:20alors que la laïcité, c'est d'abord la liberté.
04:23– Sur l'interdiction de l'Abbaya à l'école.
04:25– Vous reviendrez sur ce texte.
04:26– Sur l'Abbaya, oui, bien sûr.
04:28– Alors, elle revient sur l'Abbaya.
04:29– Alors, l'Abbaya qui était interdite dans les établissements scolaires,
04:32je le rappelle par…
04:33– Gabriel Attal.
04:34– Gabriel Attal, qu'on a vu tout à l'heure sur les écrans.
04:37Eh bien, tout de suite, aujourd'hui, ça a été un délire de réaction
04:41de la part, évidemment, de Marine Le Pen.
04:44Regardez ce qu'elle dit.
04:46Mélenchon et LFI sont devenus les sous-traitants
04:48de l'idéologie islamiste qui prend en otage
04:51les Français musulmans.
04:53Et, évidemment, aussi Édouard Philippe,
04:56qui est intervenu pour dire tout le mal qu'il pensait,
04:59– La loi qui interdit le port des incites religieux à l'école
05:01est une bonne loi, elle est bien appliquée.
05:03Et je dois vous dire que la proposition de M. Mélenchon
05:05de Mme Pannot de revenir sur ce dispositif
05:06m'a paraître une trahison de la laïcité.
05:08– Voilà. Alors, ça c'était pour commencer cette semaine.
05:12Qu'est-ce qu'on a fait la semaine dernière
05:13pour commencer la semaine, ici même avec vous, Maxime ?
05:16Eh bien, on est partis sur la polémique
05:19qui avait été engagée par Jean-Philippe Tanguy,
05:21parce que c'est les stars ou leur cadet, j'ai envie de dire,
05:26leur lieutenant, et Jean-Philippe Tanguy,
05:29qui était dans la même émission,
05:31il y a une semaine, eh bien, regardez ce qu'il dit.
05:35– Nous sanctionnerons le port du voile,
05:38aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde
05:41qui sont forcées à le porter,
05:42et qui meurent pour avoir cette liberté.
05:44Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité,
05:46quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité,
05:47ils ont une amende.
05:48Parce qu'il y a des femmes qui portent le voile
05:50alors qu'il est interdit,
05:51elles auront une amende, voilà.
05:52– Alors, la stratégie, elle est évidente,
05:54elle est classique, elle est facile à décrypter.
05:56C'est une stratégie de rupture sur tous les thèmes,
05:59quels que soient les thèmes.
06:00Ils peuvent être identitaires
06:04ou sur des sujets de société ou de défense.
06:07C'est ce qu'on a vu avec Louis Aliot,
06:09jeudi dernier, chez…
06:11– Qui dit qu'il faut couper le robinet d'aide aux Ukrainiens.
06:14– Couper le robinet à l'Ukraine,
06:15ça évidemment, tout de suite,
06:16même si à l'intérieur de son corps,
06:17d'ailleurs tout le monde n'est pas d'accord,
06:18mais je subodore que tout ça est un peu arrangé quand même,
06:22et bien, surtout que Louis Aliot,
06:24c'est quand même un très très proche
06:25du premier cercle de Mme Le Pen,
06:28et bien, tout de suite, ça réagit.
06:30Et sur des sujets qui sont des sujets économiques,
06:34et bien ça, alors là, il s'y emploie aussi beaucoup,
06:37Jean-Luc Mélenchon évidemment,
06:39à Lille précisément,
06:41où lui, il a été reconnu à la braderie,
06:43il n'y a pas dit que vous êtes la femme,
06:45le mari de…
06:48Et bien, sur l'augmentation des prix des loyers,
06:52sur le blocage des prix des loyers,
06:53sur le blocage des prix aussi.
06:55– On l'écoute, Jean-Luc Mélenchon.
06:57– Voici ce qu'il faut faire d'urgence,
07:00bloquer les prix !
07:02– Oui !
07:05– Bloquer les marges de profit
07:08qui ne peuvent continuer.
07:10– Oui !
07:11– Tels qu'elles sont,
07:15bloquer les loyers
07:16pour ne pas être expulsés avant l'hiver.
07:19– Le blocage des prix, le blocage des loyers.
07:21– Alors pourquoi ils font ça ?
07:22– Quels effets ?
07:23– Alors justement, les effets sont assez lisibles aussi.
07:27Ils font ça d'abord pour saturer les écrans,
07:29mais aussi pour diviser leur propre camp.
07:31C'est-à-dire qu'à l'intérieur de la gauche,
07:34quand il dit ça, tout le monde à gauche n'est pas d'accord.
07:36D'où, d'ailleurs, les divisions à l'intérieur des sociodémocrates
07:40où M. Glucksmann, M. Hollande, Mme Tondelier,
07:44tout ça n'est pas toujours d'accord,
07:46et surtout pas en premier choix avec Mélenchon.
07:50Et à droite, c'est pareil.
07:51Quand Mme Le Pen ou ses lieutenants disent quelque chose,
07:56on dit M. Retailleau ou les autres à droite,
07:58cavale l'après et on sent cette formule,
08:01l'original est toujours mieux que la copie.
08:04Alors, tout ça, ça les arrange tous les deux.
08:06Parce que…
08:07– Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ?
08:09– Plus ça va, plus Mme Le Pen est déjà très haut dans les sondages,
08:13mais plus M. Mélenchon monte dans les sondages quand même,
08:17et à un niveau qu'il n'avait pas il y a cinq ans
08:20quand il s'était présenté à la présidentielle.
08:22Et lui, ce qu'il veut, son rêve, je vais vous dire,
08:24c'est pas de gagner l'élection présidentielle,
08:26c'est d'être au deuxième tour de l'élection présidentielle,
08:29c'est ça son challenge.
08:30Et elle, elle se frotte les mains,
08:33parce qu'elle sait, et les sondages le disent aujourd'hui,
08:35mais je pense que ça va durer un moment comme ça,
08:38que si son adversaire au deuxième tour, c'est Jean-Luc Mélenchon,
08:42c'est dans la poche, elle est sûre d'être à l'Élysée.
08:44Donc, c'est gagnant-gagnant, et les autres, perdant-perdant.
08:48– Réaction autour de la table.
08:49– Dans un jargon trotkis, on dirait qu'ils sont alliés objectifs.
08:52– Ils sont alliés objectifs, on peut le dire.
08:54– Contre tous les autres.
08:54– Exactement.
08:55– Anne ?
08:56– Je pense qu'il y a une forme de radicalité dans le débat politique
08:59qui fait que tout ce qui est un peu tempéré, un peu raisonnable,
09:02on va essayer de faire un peu du « et » en même temps,
09:05et même sans aller sur des choses plus radicales que du « et » en même temps,
09:09ça ne passe plus le mur du son.
09:10Donc, bien sûr, ils se nourrissent l'un l'autre,
09:12et par ailleurs, ils ont, eux, un objectif que les autres n'ont pas,
09:16c'est qu'ils doivent mobiliser des abstentionnistes.
09:18Ils ont tous les deux des réservoirs de voix abstentionnistes qui sont énormes,
09:21Marine Le Pen du côté des ouvriers,
09:23et Jean-Luc Mélenchon du côté de la population musulmane française.
09:26Et les deux le savent parfaitement,
09:27et pour essayer de saisir, de mobiliser ces gens
09:30qui sont bloqués dans leur chemin jusqu'au bureau de vote,
09:36ils ont besoin de faire du très fort, ils le font très fort.
09:38Et ça fonctionne, c'est vrai, et les autres sont derrière
09:40parce qu'ils ont des électorats qui sont plus habitués au bureau de vote,
09:43plus habitués à des paroles raisonnables,
09:45et donc, ça attrape, bien évidemment.
09:47Et ça va sans doute continuer comme ça une bonne partie de la présidentielle.
09:53Merci.
09:54Merci.
09:54Merci.
09:54Merci.
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