- il y a 6 semaines
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de police justice 24 heures en France je suis ravie de vous
00:00:05accueillir pour cette nouvelle émission de nouveau rendez vous vous en avez l'habitude maintenant 13 15 heures tous les
00:00:10jours sur l'antenne de CNews des actualités du reportage des témoignages bien évidemment quand les faits divers deviennent des
00:00:16faits de société ça se passe chez nous et voici le sommaire de cette émission avec à la une ce
00:00:22midi il faut bien avouer cette histoire à peine incroyable 7 enfants à Strasbourg scolarisés dans l'école Chauflin
00:00:30affirme avoir été victime d'agressions sexuelles commises par une autre élève âgée de 5 ans vous avez bien entendu
00:00:35ils affirment donc avoir été agressé sexuellement par cet enfant qui leur aurait même fait subir des pénétrations digitales les
00:00:43premières plaintes de 2025 remontent à 2025 mais les familles n'ont été informées qu'il y a quelques semaines
00:00:49dossier complet dans un instant c'est une faute collective assurée hier l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo en
00:00:56évoquant les agressions sexuelles dans le périscolaire tout le monde est resté
00:01:00responsable soyons clairs cela veut aussi dire que personne n'est responsable tout le monde donc s'en lave les
00:01:04mains et laisse des parents et des enfants en souffrance et puis ce matin
00:01:07c'était au tour de l'actuel maire de la capitale de témoigner vous l'entendrez dans un instant à
00:01:13propos d'école justement nous parlerons des menaces de mort qui se multiplient contre les profs depuis quelques jours comme
00:01:20si le passé n'avait pas servi
00:01:22de leçon nous ferons d'ailleurs un tour de France des plus glaçants un document aujourd'hui dans 24 heures
00:01:28en France on suivra l'enquête de policiers du début jusqu'à son terme avec les images de l'agression
00:01:35jusqu'à la résolution vous allez voir c'est assez impressionnant
00:01:38cette dame que vous apercevez à l'écran et sa petite fille ont été agressées on verra le travail d
00:01:43'arrache-pied des policiers et l'arrestation du coupable
00:01:49au sol et je me suis relevé en hurlant et ma fille m'entendant crier elle est revenue vers moi
00:01:57en
00:02:05elle est revenue vers moi en me disant que je la sentais je la sentais être je la sentais culpabiliser
00:02:13le fait de
00:02:14de m'avoir laissé par terre et de m'entendre hurler et de cet enfui de cette situation
00:02:22vous avez bien compris que c'est un choc pour elle et pour sa petite fille également c'est un
00:02:27document à ne pas manquer à compter de 14h30 dans notre émission
00:02:31le témoin du jour quand Mohamed Benmedour parle il sait de quoi il parle il est éducateur spécialisé dans les
00:02:36quartiers nord de la cité fosséenne
00:02:38on a voulu d'ailleurs le faire venir sur le plateau pour qu'il nous raconte la réalité du terrain
00:02:43au delà des opérations anti-drogue xxl au delà évidemment
00:02:46les discours convenus et des multiples visites d'Emmanuel Macron à Marseille comment les choses se passent elles vraiment et
00:02:53Marseille est elle tombée
00:02:55irrémédiablement aux mains de la dés aides mafias voilà le programme mais tout de suite il est 13h toute l
00:03:00'actualité c'est avec vous bonjour sommeil à l'abidi
00:03:04bonjour chère Nelly et bonjour à tous à la une de l'actualité face à la grogne contre la vie
00:03:09chère et la hausse des prix du carburant
00:03:11le gouvernement tente d'éteindre la colère sociale et ne ferme pas la porte à de nouvelles aides écoutées
00:03:18on a apporté des réponses depuis le premier jour de cette crise je tiens à le rappeler tant pour les
00:03:24entreprises que pour les particuliers
00:03:26les gros rouleurs les français qui travaillent et sont dans des situations de précarité particulière et je ne ferme pas
00:03:32la porte à de nouvelles mesures
00:03:35sectorielles ou pour les particuliers dans les semaines à venir
00:03:38autre information à retenir ce rebondissement chez les socialistes suspendu à titre conservatoire du parti en raison d'accusation de
00:03:46violence
00:03:46le député philippe brun ne participera pas à la primaire à gauche ils seront donc cinq à concourir lors du
00:03:53premier tour
00:03:53Olivier Faure, Jérôme Guelge et Ségolène Royal pour le PS, Raphaël Luxman au titre de place publique et Emmanuel Morel
00:04:00pour la gauche républicaine et socialiste
00:04:03à la une également un français de 79 ans et sa compagne de 62 ans de nationalité roumaine ont été
00:04:10retrouvés morts à leur domicile situé au sud du Portugal
00:04:12le gardien de leur maison soupçonné de les avoir tués a été arrêté samedi le mobilier pour leur inconnu selon
00:04:18la police judiciaire
00:04:20à l'étranger peut-être l'espoir d'une paix durable entre Beyrouth et l'état hébreu le président libanais
00:04:26Joseph Faoun dit vouloir parvenir à un accord de sécurité avec Israël
00:04:29une fois que Tzahal se sera retiré du sud du pays le chef d'état s'est également dit déterminé
00:04:35à désarmer le Hezbollah pro-iranien mais sans confrontation
00:04:39et puis on termine ce journal avec ces images spectaculaires celle du crash d'un hélicoptère d'une chaîne de
00:04:44télévision qui a fait trois morts à Los Angeles
00:04:47l'appareil survolait le quartier de Chasworth au nord-ouest du centre-ville pour filmer le site d'une collusion
00:04:53entre un SUV et un bus qui avait lui-même fait trois morts et de nombreux blessés
00:05:00Merci beaucoup Somaya et on vous retrouve bien sûr à 14h prochain rendez-vous de l'actualité
00:05:06les invités sont là ils sont tous prêts bonjour maître Steve Rubin avocat spécialisé dans le pénal
00:05:12merci d'être avec nous à vos côtés docteur Gilles-Marie Vallée qui est psychiatre
00:05:16de l'autre côté de la table David Léraud superviseur national d'alliance police nationale
00:05:21et puis bien sûr Sabrina Bernard Bouillet bonjour à tous
00:05:25on commence donc avec cette histoire qui est assez incroyable et qui dépasse un peu l'entendement à vrai dire
00:05:30à Strasbourg donc il y a sept enfants scolarisés dans l'école Chopeflin qui affirme avoir été victime d'agressions
00:05:37sexuelles
00:05:38qui ont été commises à leur rencontre par une autre élève âgée d'à peine 5 ans
00:05:42alors ils ont été agressés avec des pénétrations digitales y compris Sabrina
00:05:47des plaintes qui remontent à 2025 les parents les familles ont dû attendre avant d'être mis au courant
00:05:53quelle est cette histoire ?
00:05:55En fait tout s'est passé dans une école maternelle de Strasbourg vous l'avez dit en plein centre-ville
00:05:59c'est là que sept enfants disent avoir été victimes d'agressions sexuelles
00:06:02victimes de pénétrations digitales des faits qui remontent à l'année dernière
00:06:06et l'auteur présumé de ces agressions serait une petite fille âgée de seulement 5 ans
00:06:11alors aujourd'hui c'est la colère des parents de ces élèves qui ont été victimes
00:06:14il faut bien comprendre qu'ici ce n'est pas cette petite fille de 5 ans qui est visée
00:06:18c'est d'ailleurs elle-même a sans doute été victime de violences sexuelles pour avoir de tels gestes pour
00:06:24son très jeune âge
00:06:24non c'est l'éducation nationale qui est pointée du doigt par les parents d'élèves
00:06:28les familles dénoncent des signalements qui n'ont pas été faits à temps
00:06:31on a cherché à minimiser les faits selon ces familles de victimes
00:06:35une vraie omerta qui aurait conduit d'autres enfants à devenir des victimes
00:06:39selon une maman concernée
00:06:41l'école lui aurait dit que c'était des histoires je cite de culottes
00:06:44il y en a tous les ans c'est de la curiosité enfantine
00:06:46je vous rappelle quand même qu'ici on parle de pénétration digitale
00:06:49d'une enfant de 5 ans commise sur d'autres enfants du même âge
00:06:52et puis certains parents dénoncent aussi des mensonges on leur aurait dit fin août par mail que cette petite fille
00:06:57elle ne serait plus scolarisée en maternelle
00:07:00or cette année elle est encore en CP dans la même école et donc elle va être encore au contact
00:07:05de certains enfants
00:07:06alors lundi soir le directeur académique a annoncé que l'enfant mis en cause allait changer d'école
00:07:11la seule communication officielle de la part de la direction de l'école serait celle de la directrice
00:07:17le 8 septembre elle fait un mail pour préciser que certains enfants de maternelle
00:07:21ont pu avoir des comportements inappropriés touchant à l'intimité
00:07:25voilà comment elle résume cela cette directrice
00:07:28le rectorat lui a ordonné une enquête administrative au sein de l'école
00:07:31a aussi proposé un accompagnement psychologique à certains élèves
00:07:35il a aussi transmis un signalement à la cellule de recueil de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes
00:07:42cette cellule peut mettre en place un service ou des mesures de protection pour cette petite fille de 5 ans
00:07:48qui est l'agresseur présumé
00:07:49bon il y a évidemment beaucoup de traumatisés dans cette histoire
00:07:53docteur Gilles-Marie Vallée
00:07:55à commencer par l'agresseur elle-même
00:07:58à 5 ans on n'est pas à l'âge de raison
00:08:00ça soulève beaucoup de questions
00:08:02Sabrina l'évoquait
00:08:03est-ce qu'on peut considérer que quand on agresse sexuellement et qu'on a que 5 ans
00:08:07c'est qu'on est soi-même exposé
00:08:10soit à des images qu'on ne devrait pas voir
00:08:11de type pédopornographie
00:08:13ou qu'on est dans un contexte soi-même
00:08:15de violence intrafamiliale avérée
00:08:18effectivement la question se pose
00:08:20en tout cas
00:08:21on est bien loin de ce qui pourrait correspondre
00:08:24à une période du développement bien naturel
00:08:26de l'enfant qui est effectivement
00:08:27la période entre
00:08:294, 5, 6 ans de
00:08:31la curiosité sexuelle où effectivement
00:08:33l'enfant apprend à découvrir
00:08:34la différence des sexes
00:08:35et du sien propre
00:08:38et des sensations que ça provoque
00:08:39on est déjà dans la prépuberté là ?
00:08:42non justement
00:08:42on est dans ce qu'on appelle la curiosité sexuelle
00:08:45la différence des sexes
00:08:47c'est-à-dire qu'il y a des filles et des garçons
00:08:49comment on fait les bébés
00:08:50toutes ces questions
00:08:51comment on joue au docteur
00:08:51oui mais enfin là vous voyez bien qu'on parle de pénétration digitale
00:08:54tout à fait
00:08:54c'est-à-dire que là on est face à ce que l'on pourrait appeler
00:08:56des comportements adultomorphes
00:08:58alors pourquoi je précisais ces choses avant
00:09:00c'est qu'il faut bien comprendre que la sexualité ou plutôt le développement
00:09:02de la sexualité chez l'enfant n'a rien à voir
00:09:04avec la sexualité agie de l'adulte
00:09:07et en revanche ce qu'il faut rappeler c'est que l'enfant à cet âge peut être énormément dans
00:09:13l'imitation
00:09:13c'est-à-dire reproduire des choses qu'il a vues
00:09:15et c'est en ce sens que la question qui se pose c'est effectivement
00:09:17est-ce que cet enfant a elle-même été victime
00:09:20et je dirais de façon passive au sens parce qu'elle a vu des choses, entendu
00:09:25et effectivement on sait malheureusement que l'accès à la pornographie et pédopornographie est de plus en plus facilité
00:09:32ou est-ce que pire elle a été elle-même victime
00:09:35de ce qu'elle a ensuite reproduit sur les autres
00:09:38Maître Rubin, qu'est-ce qu'elle risque à cet âge-là, cette petite fille
00:09:42et est-ce que ça soulève aussi effectivement la question de la responsabilité parentale
00:09:46est-ce que eux risquent quelque chose parce qu'il va y avoir une enquête
00:09:49qui va être menée autour de cette famille
00:09:51Alors vous avez parlé tout à l'heure de l'âge de raison
00:09:53la loi elle parle de discernement
00:09:55donc en fait les mineurs qui ont un discernement suffisant sont pénalement responsables
00:09:59il n'y a pas d'âge minimum
00:10:01la jurisprudence c'est 7, 8 à minima
00:10:04et puis on vous dit qu'en fait avant 13 ans il y a une espèce de
00:10:06il n'y a pas de présomption de responsabilité
00:10:08en revanche au-delà il y a une présomption de responsabilité
00:10:12ce qui est certain c'est qu'il n'y aura pas d'affaire pénale
00:10:15en d'autres termes cette jeune fille
00:10:16elle sera jamais mise en cause pénalement
00:10:18je pense que le problème il est plus profond
00:10:20mais le docteur l'a évoqué
00:10:22il y a un problème évidemment d'éducation
00:10:23de responsabilité évidemment
00:10:25et de la manière dont les parents
00:10:27qui ont évidemment dénoncé ces faits
00:10:30vont être traités par le rectorat
00:10:31ce qui est important en tout cas c'est que les filles ont été dénoncées
00:10:34on voit bien qu'il y a une espèce de libération
00:10:36puisqu'on a cette émergence d'affaires qui concerne des mineurs
00:10:40et on en a effectivement de plus en plus
00:10:42en revanche sur le terrain pénal
00:10:44je crains que cette jeune fille
00:10:45si jamais on arrive à déceler une culpabilité
00:10:47ne pourra évidemment être poursuivie
00:10:48Comment on recueille David Leroux
00:10:50vous qui êtes policier
00:10:50la parole d'un enfant si jeune
00:10:52et qu'on mène l'enquête aussi sur l'environnement familial
00:10:55comment ça se passe ?
00:10:56Je pense qu'il y a des choses
00:10:56il y a des fils à tirer là évidemment
00:10:58Tout simplement il y a des groupes spécialisés
00:11:00dans chaque commissariat
00:11:01ou chaque direction départementale de France
00:11:04c'est le groupe famille
00:11:06violence intrafamiliale
00:11:07groupe d'atteinte à la famille
00:11:08donc bien évidemment ils sont formés
00:11:10parce que si les faits dont vous parlez aujourd'hui
00:11:13sont assez exceptionnels
00:11:15malheureusement des enfants de 5 ans
00:11:17qui sont victimes d'agressions sexuelles
00:11:19que ce soit d'un proche
00:11:20que ce soit dans le milieu périscolaire etc.
00:11:22malheureusement ces affaires sont monnaie courante
00:11:24si je peux me permettre l'expression
00:11:25et donc les policiers ont quand même
00:11:28la malheureuse habitude de devoir traiter les victimes
00:11:31les familles
00:11:32et sont formés pour cela
00:11:33notamment avec des espaces
00:11:34des lieux dédiés
00:11:36ce qu'on appelle des salles Mélanie
00:11:37où il est peut-être un peu plus facile
00:11:39de recueillir la parole de l'enfant
00:11:40parce que là à 5 ans quand même
00:11:41on n'est pas comme vous l'avez souligné
00:11:43dans la pré-adolescence
00:11:43Je me répète quand même en matière pénale
00:11:45est-ce que les enfants
00:11:46est-ce que la justice peut prendre le relais
00:11:48et se tourner vers les parents
00:11:49et mettre en cause les parents ?
00:11:51Maître ?
00:11:52Déjà je pense vraiment que
00:11:54la mise en cause d'un enfant de 5 ans
00:11:55c'est assez exceptionnel
00:11:57en ce qui me concerne je ne l'ai jamais vu
00:11:58il faut aussi rappeler
00:11:59que la justice doit faire preuve de prudence
00:12:01on a des enfants qui sont en maternelle
00:12:03là ce qui est singulier
00:12:04c'est que vous avez un nombre important
00:12:07manifestement de 7 enfants
00:12:08qui disent des choses
00:12:09donc évidemment il y a des policiers
00:12:10qui sont spécialisés
00:12:12retenir la responsabilité pénale des parents
00:12:14c'est pas possible
00:12:15parce qu'en fait il y a une responsabilité pénale
00:12:16qui est individuelle
00:12:18en revanche ils ont une responsabilité civile
00:12:20si jamais effectivement elle est mise en place
00:12:22et d'ailleurs ils ont leur place
00:12:23dans le procès pénal lorsque vous avez des mineurs
00:12:25qui sont pénalement responsables
00:12:26et venir chercher leur responsabilité pénale
00:12:28évidemment ce n'est pas envisageable aujourd'hui
00:12:30Il y a autre chose qui me saisit moi
00:12:33Monsieur le docteur, Monsieur le psychiatre
00:12:35c'est ce qu'elle raconte sur une forme d'omerta
00:12:37qui aurait réuni autour de cette école
00:12:38on précise que c'est a priori la fille
00:12:41d'une prof qui exerce là-bas
00:12:43donc peut-être qu'on a voulu aussi cacher
00:12:44mettre sous le tapis des choses
00:12:46pour se protéger les uns des autres
00:12:47on voit malheureusement beaucoup dans ces affaires
00:12:49qu'il y a une protection qui se met en place
00:12:51Tout à fait, c'est de cela dont je voulais parler
00:12:53ne serait-ce que pour faire le lien
00:12:55avec ce que vous disiez
00:12:56je pense important de dire
00:12:58que là, ce qui est essentiel
00:12:59c'est justement de ne pas chercher
00:13:00la punition, la condamnation
00:13:02a fortiori de cet enfant
00:13:04qui est avant tout
00:13:07probablement victime
00:13:07quel que soit le niveau de victime
00:13:10dont elle a besoin
00:13:11Et on découvrira peut-être d'autres choses
00:13:12un peu plus tard
00:13:13Ce dont elle a besoin
00:13:13c'est effectivement d'être accompagnée
00:13:14suivie
00:13:16pour qu'effectivement
00:13:17ces choses-là ne continuent pas
00:13:18Mais sur le silence
00:13:19c'est une espèce de silence un peu gêné
00:13:21et collectif
00:13:22comment on explique ça ?
00:13:23Alors, je ne sais pas comment on l'explique
00:13:24mais ce qui est sûr
00:13:25c'est qu'il existe des dispositifs
00:13:26que maîtrisent
00:13:28que connaissent
00:13:30je dirais les institutions
00:13:31qu'elles soient scolaires
00:13:32comme elles soient de l'ASE
00:13:33et qui font que
00:13:34avant de condamner les parents
00:13:36on fait ce qu'on appelle
00:13:37une information préoccupante
00:13:39c'est-à-dire que
00:13:39c'est une situation aussi alarmante
00:13:41on informe le juge des enfants
00:13:44disant
00:13:45on a une situation qui nous inquiète
00:13:46on accuse personne
00:13:48mais on réclame
00:13:49une enquête
00:13:50et généralement
00:13:51les services sociaux
00:13:52déligeant des éducateurs
00:13:53une information sociale
00:13:54pour mener
00:13:56entre guillemets
00:13:56une enquête sociale
00:13:57pour effectivement évaluer
00:13:58dans quel contexte
00:14:00l'enfant
00:14:01supposé agresseur
00:14:03est aussi
00:14:04supposé
00:14:05lui aussi
00:14:06est peut-être victime
00:14:07puisqu'on parle
00:14:08d'agression dans le milieu scolaire
00:14:10on va évidemment revenir
00:14:11au périscolaire
00:14:12et au scandale du périscolaire
00:14:13à Paris
00:14:14vous le savez
00:14:15hier
00:14:15l'ancienne maire de Paris
00:14:17Anne Hidalgo
00:14:18était amenée à témoigner
00:14:19elle a dit
00:14:20en substance
00:14:20c'est une faute collective
00:14:21ce qui veut dire qu'en gros
00:14:23tout le monde
00:14:23porte une forme de responsabilité
00:14:25ce qui fait que chacun
00:14:26peut un peu
00:14:26se défausser sur l'autre
00:14:27on schématise ainsi
00:14:28on s'en lave les mains
00:14:30on laisse un peu
00:14:31les parents et les enfants
00:14:32en déshérence
00:14:32en souffrance
00:14:33et ce matin
00:14:34on attendait aussi beaucoup
00:14:35du témoignage
00:14:36de celui qui a pris le relais
00:14:38enfin qui a pris sa suite
00:14:38l'actuel maire de Paris
00:14:40Emmanuel Grégoire
00:14:41vous allez voir
00:14:42même tonalité
00:14:44la ville a-t-elle manqué
00:14:45à ses obligations
00:14:47de contrôle sur les recrutements
00:14:49au regard
00:14:50de ce qui a été porté
00:14:51à ma connaissance
00:14:52la réponse
00:14:52est non
00:14:53la ville
00:14:54n'a jamais
00:14:56été prise pour défaut
00:14:57des obligations légales
00:14:58de recrutement
00:14:59que lui impose le législateur
00:15:01c'est quand même important
00:15:02dans un débat où
00:15:04pardonnez-moi
00:15:05de le simplifier
00:15:06je suis sûr qu'ici
00:15:06ce n'est pas le cas
00:15:07dans cette salle
00:15:07mais on dit
00:15:08vous avez recruté n'importe qui
00:15:10et vous avez recruté
00:15:11des pédophiles
00:15:12je
00:15:13je
00:15:13non je ne dis pas ça
00:15:14je parle de signalement
00:15:16de formation
00:15:17de recrutement
00:15:18j'ai précisément
00:15:18j'ai précisé que vous
00:15:19n'aviez pas dit ça
00:15:20mais enfin vous n'ignorez pas
00:15:22que c'est un sujet
00:15:23qui quand même
00:15:24circule
00:15:25et c'est un devoir
00:15:26de vérité
00:15:27et de transparence
00:15:28que nous devons aux parents
00:15:29la ville de Paris
00:15:30a-t-elle été prise
00:15:31en défaut
00:15:32de ses obligations
00:15:33légales en matière
00:15:34de recrutement
00:15:34la réponse est non
00:15:37donc
00:15:38la ville
00:15:38n'a pas failli
00:15:39maître
00:15:40on joue un peu sur les mots
00:15:41parce qu'ils refusent
00:15:42de reconnaître
00:15:43les failles du recrutement
00:15:44il dit
00:15:45est-ce qu'on a été pris
00:15:45en défaut
00:15:46de failles légales
00:15:48non
00:15:49mais ça ne veut pas dire
00:15:50que moralement
00:15:51ils n'ont pas commis
00:15:52une faute
00:15:52à ne pas être
00:15:53beaucoup plus précautionneux
00:15:54dans l'enrôlement
00:15:55dans l'engagement
00:15:56de ces agents
00:15:57bien sûr
00:15:57c'est évidemment
00:15:58une affaire très sensible
00:15:59et on voit d'ailleurs
00:16:00à travers cette affaire-là
00:16:01la difficulté pour que les choses
00:16:03se sortent dans la presse
00:16:04et évidemment
00:16:04aujourd'hui
00:16:06c'est sur quasiment
00:16:07la place publique
00:16:07alors évidemment
00:16:08les gens qui ont été entendus
00:16:09je parle de l'ancien maire
00:16:10du maire annuel
00:16:11ont un discours politique
00:16:12et puis ils savent que derrière
00:16:13il peut y avoir une responsabilité
00:16:15puisque vous avez des familles
00:16:16qui sont organisées aujourd'hui
00:16:17et qui ont porté cette affaire
00:16:18devant les instances judiciaires
00:16:21il est évident
00:16:22quand je dis il est évident
00:16:23c'est qu'en fait
00:16:23c'est à la fois l'avocat
00:16:24mais aussi le père de famille
00:16:25qui parle
00:16:25qu'il y a une difficulté
00:16:26qu'il y a un problème
00:16:27dans la manière de recruter
00:16:29et en fait on en a l'exemple
00:16:30suite à la condamnation
00:16:31qu'il y a eu hier
00:16:32puisque j'imagine que
00:16:33peut-être dans votre sujet
00:16:34on en parlera
00:16:34vous savez qu'il y a
00:16:36un monsieur hier
00:16:37qui a été condamné
00:16:38par le tribunal correctionnel
00:16:40à des sanctions lourdes
00:16:42je dirais même
00:16:42extrêmement lourdes
00:16:435 années
00:16:43dont une partie
00:16:45avec sursis
00:16:46à hauteur de 4 années
00:16:47avec une exécution provisoire
00:16:48avec un suivi social judiciaire
00:16:50pendant 10 ans
00:16:50donc en fait
00:16:50on prend la mesure des choses
00:16:52et à lire
00:16:52ce qui a été repris dans la presse
00:16:54il a admis
00:16:55sa culpabilité
00:16:56à l'audience
00:16:57ce qui veut donc dire
00:16:58que durant des années
00:16:59vous avez des enfants
00:16:59qui ont été victimes
00:17:00de ces faits-là
00:17:01et qu'aujourd'hui
00:17:02on vient vous dire
00:17:03écoutez on est désolé
00:17:04on n'est pas informé de rien
00:17:05c'est pour ça que je suis très étonné
00:17:06par sa ligne de défense
00:17:07même si c'est une audition
00:17:08ça fait quand même
00:17:09depuis 2015
00:17:10c'est à dire que c'est un système
00:17:11qui a perduré pendant 10 ans
00:17:12et il dit
00:17:12est-ce qu'on a failli ?
00:17:14non
00:17:14alors juste après
00:17:15regardez
00:17:16il dit oui
00:17:17on aurait pu faire mieux quand même
00:17:19la question est
00:17:20aurait-on pu faire mieux ?
00:17:22ma réponse est oui
00:17:24indéniablement
00:17:25et je me vois à vrai dire
00:17:26pas d'autres réponses possibles
00:17:28devant vous
00:17:29et devant les familles
00:17:30à cette question
00:17:31face au constat
00:17:32de la persistance
00:17:33des violences sexuelles
00:17:34et l'explosion des cas
00:17:35sur les années
00:17:362025
00:17:37et 2026
00:17:39je pense que la ville
00:17:40a pu manquer de transparence
00:17:42les réunions publiques
00:17:43n'étaient pas systématiques
00:17:44et dans les parents
00:17:46et les collectifs que je reçois
00:17:47me revient souvent
00:17:49la critique d'une forme
00:17:50de froideur
00:17:51et d'indifférence institutionnelle
00:17:54la transparence
00:17:54n'était pas aussi grande
00:17:55qu'aujourd'hui
00:17:56le primat
00:17:57du respect de la présomption
00:17:58d'innocence
00:17:59et du secret d'instruction
00:18:00ont clairement été préjudiciables
00:18:02à la transparence
00:18:03des informations
00:18:04alors qu'aujourd'hui
00:18:05la doctrine est claire
00:18:06nous communiquons
00:18:07auprès de toutes les familles
00:18:08de l'école
00:18:08où un agent est mis en cause
00:18:10nous les informons
00:18:11et nous leur restituons
00:18:12le rapport
00:18:13de l'inspection générale
00:18:14vous qui avez l'habitude
00:18:16de mettre des prétoires
00:18:17est-ce que c'est pas un peu
00:18:18contradictoire
00:18:18c'est dire
00:18:19parce que d'un côté
00:18:20nous on se sent pas du tout
00:18:22responsable
00:18:22est-ce qu'on aurait pu faire mieux
00:18:23oui c'est déjà avoué
00:18:24quand même un échec
00:18:26de leur point de vue
00:18:26mais en fait ce qu'il a pas compris
00:18:28c'est qu'en fait les familles
00:18:30elles se moquent de savoir
00:18:31comment ça se passe
00:18:32elles mettent leur enfant
00:18:33à l'école
00:18:34en fait le minimum
00:18:35c'est qu'on puisse leur assurer
00:18:36avec certitude
00:18:37qu'il ne puisse pas y avoir
00:18:38ce genre d'incident
00:18:39on a un problème
00:18:40non seulement de recrutement
00:18:41mais également de suivi
00:18:42vous avez des professions
00:18:43aujourd'hui
00:18:44en fait il y a des vraies enquêtes
00:18:45qui sont réalisées
00:18:45des enquêtes de moralité
00:18:46qui sont suivies
00:18:47où on doit justifier deux choses
00:18:48là on a l'impression en réalité
00:18:50que des gens sont recrutés
00:18:51qui sont mis ici
00:18:52et je rappelle Nelly
00:18:53qu'en fait il y a eu
00:18:54dans ces affaires-là
00:18:55des mobilités
00:18:57c'est-à-dire qu'en fait
00:18:58lorsqu'il y avait une dénonciation
00:18:58qui n'était pas dans une école
00:18:59en fait on le changeait d'école
00:19:02comme si en fait
00:19:03c'était presque rien
00:19:04donc ça devait forcément
00:19:05remonter en haut lieu
00:19:06sauf qu'en fait le traitement
00:19:07n'a pas été pris au sérieux
00:19:08et en fait il faut
00:19:09être capable de le dire
00:19:10à un moment donné
00:19:10Bon alors moi
00:19:11j'aimerais quand même
00:19:12qu'on écoute la mère
00:19:13d'une des victimes
00:19:14vous évoquiez cette condamnation
00:19:15lourde d'un homme
00:19:16enfin dans le cadre
00:19:18du scandale périscolaire
00:19:19et bien la mère
00:19:20d'une des victimes
00:19:20de cet homme
00:19:21a témoigné sur l'antenne
00:19:23d'Europe 1 aujourd'hui
00:19:24et elle raconte
00:19:25comment elle a appris
00:19:26l'agression de sa fille
00:19:28et comment elle a
00:19:29immédiatement réagi
00:19:31à la sortie de l'école
00:19:33à 16h30
00:19:33je pars récupérer ma fille
00:19:35comme d'habitude
00:19:36et à ce moment là
00:19:38elle me met sur le côté
00:19:39elle me raconte les faits
00:19:41en me disant
00:19:42que l'animateur
00:19:45Mickael
00:19:45l'avait touché
00:19:48à deux reprises
00:19:49je suis rentrée
00:19:50dans l'établissement
00:19:51et j'ai réagi
00:19:54comme une mère
00:19:55aurait pu réagir quoi
00:19:57après
00:19:58ben juste après ça
00:19:59j'ai mis une claque
00:20:01ensuite plusieurs animateurs
00:20:03sont venus
00:20:04pour séparer
00:20:05et à ce moment là
00:20:07je leur ai dit
00:20:09les faits
00:20:09que ma fille m'a dit quoi
00:20:11qu'il avait touché ma fille
00:20:12à deux reprises
00:20:14aux fesses
00:20:15il y en a deux
00:20:17qui ont cru
00:20:18les dire de mon enfant
00:20:20et qui m'ont dit
00:20:21qu'ils étaient au courant
00:20:22depuis un moment
00:20:23ils m'ont même montré
00:20:24une photo
00:20:25et qu'ils ne pouvaient pas
00:20:26du coup
00:20:27signaler ça
00:20:28car il leur fallait
00:20:30des preuves plus importantes
00:20:33Docteur Gilles-Marie Vallet
00:20:34elle a eu la réaction
00:20:35que toute mère aurait eue
00:20:36c'est-à-dire son sang
00:20:37n'a fait qu'un tour
00:20:38ça a été quelque chose
00:20:40enfin c'est
00:20:40dans ces cas-là
00:20:41vous avez un réflexe
00:20:42quasi primal
00:20:43quasi animal
00:20:44de vouloir aller
00:20:46comment dire
00:20:47venger votre enfant
00:20:48ou en tout cas
00:20:49avoir des explications immédiates
00:20:50elle a eu la bonne
00:20:51la bonne réaction
00:20:51en tout cas on peut comprendre
00:20:52cette réaction
00:20:53on peut comprendre cette réaction
00:20:54d'autant qu'elle est effectivement
00:20:56portée par deux mouvements
00:20:57je pense
00:20:57à la fois ce sentiment
00:20:59qu'on a agressé sa fille
00:21:01donc la chair de sa chair
00:21:02donc elle s'est elle-même
00:21:04se sentie probablement agressée
00:21:06et puis l'autre mouvement
00:21:07c'est effectivement
00:21:08ce défaut de confiance
00:21:09cette crise de confiance
00:21:10que ça crée
00:21:11dans l'idée effectivement
00:21:12que notre enfant n'est plus
00:21:13en sécurité
00:21:14donc je pense qu'il y a
00:21:15ce double mouvement
00:21:16le premier qui a été
00:21:17finalement de réagir
00:21:19par l'agressivité
00:21:20vis-à-vis de cette personne
00:21:22mais également
00:21:23dans un second temps
00:21:24d'aller demander des explications
00:21:25et ce qui est à nouveau
00:21:28interpellant
00:21:29c'est que des collègues
00:21:32témoins
00:21:33de la situation
00:21:34ne soient pas intervenus
00:21:35au prétexte
00:21:36qu'il manquait de preuves
00:21:38c'est-à-dire qu'encore une fois
00:21:38dans ces situations
00:21:45la suspicion vaut pour prudence
00:21:47justement
00:21:48David Leroux
00:21:49les autres animateurs
00:21:50savaient
00:21:50ils n'ont rien fait sur le moment
00:21:51ce qui paraît quand même
00:21:52assez fou
00:21:53en plus ils avaient des photos
00:21:54et ils disent
00:21:55oui mais on pensait pas avoir
00:21:56assez de preuves
00:21:57ça c'est l'affaire de la police
00:21:58c'est pas à eux de décider
00:21:59vous êtes tenus
00:22:00d'apporter connaissance
00:22:01de ce genre de faits
00:22:02très clairement
00:22:03quand vous avez connaissance
00:22:04de la commission
00:22:06il appartient pas
00:22:07au citoyen lambda
00:22:07de constituer un dossier
00:22:09avec un nombre de pièces
00:22:10incalculable
00:22:11il est obligatoire
00:22:13de porter
00:22:13à la connaissance
00:22:14de l'autorité judiciaire
00:22:15via les services
00:22:16de police ou de gendarmerie
00:22:17quand on a connaissance
00:22:18de la commission
00:22:19d'un délit
00:22:20donc eux ils ont failli
00:22:21ils ont fauté
00:22:22ils ont fauté
00:22:23oui
00:22:23clairement ils ont fauté
00:22:25alors peut-être pas
00:22:26de façon réfléchie
00:22:28d'un tact
00:22:28mais clairement
00:22:29une fois qu'ils avaient
00:22:30connaissance de ces faits
00:22:32et il a été fait
00:22:33obligation
00:22:34qui plus est
00:22:35de par leur fonction
00:22:36et le métier qu'ils exercent
00:22:37d'en porter connaissance
00:22:39immédiatement
00:22:40donc cette mère de famille
00:22:41elle a l'impression
00:22:42au bout d'un moment
00:22:43que c'est sur elle
00:22:44que porte toute la responsabilité
00:22:45personne la soutient
00:22:46ce qui est hallucinant
00:22:48elle va le dire comme ça
00:22:49dans le prochain extrait
00:22:50vous allez voir
00:22:50elle finira même
00:22:52par déménager
00:22:52de Guerlasse
00:22:55j'ai reçu
00:22:57aucun soutien
00:22:58de la part de l'école
00:22:59j'ai dû même déménager
00:23:00en premier temps
00:23:01j'ai dû changer d'établissement
00:23:02pour ma fille
00:23:04la directrice
00:23:06de l'établissement
00:23:07quand je lui ai dit
00:23:08que je ne ramènerai plus
00:23:09ma fille
00:23:09s'il continuait
00:23:11à exercer
00:23:12au sein de l'établissement
00:23:14elle m'a dit
00:23:14qu'elle ferait appel
00:23:15aux autorités compétentes
00:23:17si je ne ramenais plus mon enfant
00:23:18car l'école
00:23:19est obligatoire
00:23:20et elle m'avait même proposé
00:23:22de continuer
00:23:22à ramener ma fille
00:23:24à l'école
00:23:25et de la récupérer
00:23:27du coup
00:23:27pendant la cantine
00:23:28au moment où il travaillait
00:23:30et du coup
00:23:30pendant le temps périscolaire
00:23:32chose que j'ai bien évidemment
00:23:33refusé
00:23:34et j'ai dû faire entamer
00:23:36les démarches
00:23:37pour lui changer d'établissement
00:23:39et j'ai déménagé
00:23:41C'est le lot
00:23:42de beaucoup de ses parents
00:23:42hélas
00:23:43de beaucoup de ses parents
00:23:44et puis ici
00:23:45par rapport à cette affaire précisément
00:23:46on a fait un personnage
00:23:47qui a été condamné
00:23:48Mickaël M
00:23:49qui est très double
00:23:51d'un côté
00:23:52il a reconnu les faits
00:23:53c'est le premier
00:23:54qui reconnaît à la barre les faits
00:23:55mais d'un autre côté
00:23:55il dit qu'il ne se souvient
00:23:57pas vraiment des conditions
00:23:58il croit les enfants
00:23:59il est un petit peu amnésique
00:24:00de la situation
00:24:01il a dit oui
00:24:02c'est possible
00:24:03qu'il y soit allé plus loin
00:24:04il dit même que les choses
00:24:05auraient pu aller beaucoup plus loin
00:24:06si on ne m'avait pas arrêté
00:24:07il a tout de même dit ça à la barre
00:24:10et puis il nie avoir eu
00:24:11des intentions sexuelles
00:24:13envers ses enfants
00:24:14or les enquêteurs
00:24:15ont retrouvé son lien
00:24:16lui
00:24:17il était sur des forums
00:24:19pédopornographiques
00:24:19donc vous voyez
00:24:20il y a à la fois
00:24:20un certain déni
00:24:23d'aveu disons
00:24:24et de l'autre
00:24:25des mensonges
00:24:26donc c'est très compliqué
00:24:27aujourd'hui pour les familles
00:24:28aussi d'accepter ce sort
00:24:29puisque je vous rappelle
00:24:30qui ne fera pas de prison
00:24:31il a condamné ça
00:24:32cinq ans
00:24:32dont un enferme
00:24:33mais aménagé sous bracelet
00:24:35donc vous parliez d'une peine lourde
00:24:38bon c'est une peine
00:24:39dans le scandale périscolaire
00:24:41au moins on en a eu
00:24:42c'est déjà symbolique
00:24:43c'est déjà symbolique
00:24:43mais elle est pas si lourde que ça
00:24:45maître quand même
00:24:46si la lourdeur rime avec prison
00:24:47effectivement c'est pas une peine lourde
00:24:48en fait
00:24:51ce garçon qui comparait
00:24:52non mais si lourdeur veut dire prison ferme
00:24:54alors effectivement c'est pas lourd
00:24:55en revanche
00:24:56pour beaucoup de gens malheureusement c'est ça
00:24:57sauf que la justice elle est pas là
00:24:58pour satisfaire l'opinion publique
00:25:00elle est là pour juger
00:25:00je vous rappelle
00:25:01elle juge au nom du peuple français
00:25:02enfin juste je vous rappelle
00:25:03elle rend les décisions au nom du peuple français
00:25:05oui bah quand même
00:25:06il y a des juridictions
00:25:07il y a des juridictions
00:25:08pour la réinsertion
00:25:09ils ont beaucoup misé sur la réinsertion
00:25:11non mais c'est la loi qui le prévoit
00:25:12c'est pas les juges
00:25:12les juges les appliquent la loi
00:25:13je vous rappelle que dans ces affaires là
00:25:14il y a eu deux relaxes prononcés
00:25:16par des juridictions répressives
00:25:17il y a quelques temps
00:25:17le parquet en a fait appel
00:25:19c'est pour vous dire en fait
00:25:20que la mesure elle a été prise
00:25:21et quand vous condamnez quelqu'un
00:25:22à la peine de 5 années
00:25:244 années sur 6
00:25:25pendant 5 ans
00:25:2510 ans de suivi sur ce judiciaire
00:25:27une exécution provisoire
00:25:28avec un bracelet électronique
00:25:30ou une semi-liberté
00:25:31c'est une peine lourde
00:25:33sauf si on considère
00:25:34qu'aller en prison
00:25:35est la seule réponse pénale
00:25:36à un comportement de l'incontentiel
00:25:38Vous êtes parent d'un enfant
00:25:39que vous avez laissé à la collectivité
00:25:41et vous apprenez que le type
00:25:42il sort avec un bracelet électronique
00:25:43je suis désolée
00:25:44mais il y a des risques de rééditer
00:25:47de rééditer l'incontentiel
00:25:48voilà
00:25:49tout l'enjeu est là
00:25:49et c'est pour ça que je rejoins
00:25:51mon collègue
00:25:52de réitérer les faits
00:25:52mon confrère
00:25:53c'est qu'effectivement
00:25:55la prison ne résout rien
00:25:56et la punition
00:25:58si elle est juste conçue
00:25:59comme une punition
00:26:01n'a aucun sens
00:26:03en revanche
00:26:04je ne sais pas si la prison
00:26:05ne résout rien docteur
00:26:07est-ce que vous êtes sûr de ça
00:26:09est-ce que David Léon
00:26:10serait d'accord avec vous
00:26:11non mais moi j'ai une seule certitude
00:26:12concernant les délinquants
00:26:13c'est que le temps qu'il passe en prison
00:26:15déjà il ne récidive pas
00:26:16et ensuite
00:26:17là où je vous rejoindrai
00:26:18c'est que le temps passé en prison
00:26:20donc cette mesure
00:26:21privative de liberté
00:26:22doit aussi être l'occasion
00:26:24d'un travail psychologique
00:26:25d'un travail éducatif
00:26:27etc. pour préparer la sortie
00:26:28mais la seule certitude
00:26:29qu'on a aujourd'hui
00:26:30c'est que le délinquant
00:26:31le temps qu'il est entre
00:26:32quatre murs
00:26:33il ne fait pas de nouvelles victimes
00:26:34c'est déjà une mise à l'écart
00:26:36de la société
00:26:37ce que l'on sait aussi
00:26:38malheureusement
00:26:38c'est que ce type de délinquants
00:26:40sont plutôt
00:26:41entre guillemets
00:26:41des bons délinquants
00:26:42ou plutôt des bons prisonniers
00:26:44c'est-à-dire que très vite
00:26:45s'il n'est pas soumis
00:26:46à la tentation
00:26:48il va bien se comporter
00:26:49il va être très raisonnable
00:26:50et donc sa peine
00:26:51combien même
00:26:52elle aurait été de cinq ans
00:26:53elle va être réduite
00:26:54et il va sortir
00:26:55d'où l'intérêt du suivi socio-judiciaire
00:27:00de la prévention
00:27:01du soin
00:27:02et surtout
00:27:03interdiction formelle
00:27:04de travailler avec les enfants
00:27:05moi c'est ça que je trouve incroyable
00:27:07débat passionnant
00:27:08on pourrait y passer des heures
00:27:09malheureusement
00:27:09on marque une petite pause
00:27:10à suivre
00:27:11l'affaire Bruel
00:27:12nouveau rebondissement
00:27:13parce que son contrôle judiciaire
00:27:14était allégé
00:27:15ce qui veut dire qu'il peut récupérer
00:27:16son passeport
00:27:16et se rendre à l'étranger
00:27:17on va essayer de dénouer tout ça
00:27:19et puis on aura un témoignage
00:27:20sur ce plateau
00:27:22Mohamed Benmedour
00:27:22éducateur spécialisé
00:27:23dans les quartiers Nord de Marseille
00:27:25il nous racontera
00:27:25ce que c'est
00:27:26que vivre dans les quartiers
00:27:28ou gangrénés
00:27:29par la drogue aujourd'hui
00:27:30et l'action
00:27:31qu'il tente
00:27:32de porter sur le terrain
00:27:32pour parler à ces jeunes
00:27:34qui sont embrigadés
00:27:35de plus en plus jeunes
00:27:35à tout de suite
00:27:40La suite de notre émission
00:27:42Poli Justice
00:27:4224h en France
00:27:43bienvenue si vous nous rejoignez
00:27:45regardez ce mail
00:27:4524h arroba cnews.fr
00:27:47c'est là que vous pouvez
00:27:48nous faire parvenir
00:27:48vos témoignages
00:27:49on va continuer évidemment
00:27:51de débattre
00:27:52de toutes les affaires
00:27:52judiciaires du moment
00:27:54avec nos invités
00:27:55parlons de Patrick Bruel
00:27:57qui pourra donc
00:27:57bien aller à l'étranger
00:27:59pendant son contrôle judiciaire
00:28:01la cour d'appel de Versailles
00:28:02l'a allégé ce contrôle
00:28:04c'est une annonce
00:28:05de ses avocates
00:28:06elles avaient saisi
00:28:06un juge d'instruction
00:28:07pour statuer sur une demande
00:28:09visant à autoriser
00:28:09le chanteur à quitter
00:28:10le territoire français
00:28:11alors que cela lui était interdit
00:28:13et puis
00:28:14le 21 juillet dernier
00:28:15le juge d'instruction
00:28:16avait accepté
00:28:18d'assouplir les contraintes imposées
00:28:20Sabrina
00:28:21qu'est-ce qu'on peut dire
00:28:22sur cette affaire
00:28:23on va peut-être rappeler quand même
00:28:24le film des événements
00:28:25à propos de ce nouveau point
00:28:27de discorde en fait
00:28:28oui il faut rappeler déjà
00:28:29que Patrick Bruel
00:28:30est présumé innocent
00:28:31mais mis en examen
00:28:32dans quatre affaires
00:28:33pour viol et tentative de viol
00:28:35il est également
00:28:35placé sous le statut
00:28:37plus favorable
00:28:37de témoins insistés
00:28:39concernant quatre autres affaires
00:28:41ce qui est important
00:28:42c'est que
00:28:42cet allègement
00:28:43vous l'avez dit
00:28:44avait déjà été
00:28:46décidé par la justice
00:28:47en août dernier
00:28:48mais à cette mesure
00:28:49elle avait choqué
00:28:50les plaignantes
00:28:50c'est pourquoi le parquet
00:28:51aussi avait fait appel
00:28:52de cette décision
00:28:53et donc ce mercredi
00:28:55la cour d'appel de Versailles
00:28:56confirme
00:28:57cet allègement
00:28:58de son contrôle judiciaire
00:28:59le chanteur peut donc
00:29:00récupérer son passeport
00:29:01et il peut désormais
00:29:02voyager
00:29:03hors de France
00:29:04il faut savoir
00:29:05qu'une partie
00:29:06de sa famille
00:29:06réside aux Etats-Unis
00:29:07donc il a sans doute
00:29:08aussi évoqué
00:29:09le motif familial
00:29:10et puis le motif financier
00:29:11puisqu'on sait que
00:29:12dans l'immobilier
00:29:13il a fait des placements
00:29:13également à l'étranger
00:29:14donc il a eu un dossier
00:29:16assez solide
00:29:17pour permettre
00:29:18que la justice
00:29:19se place en sa faveur
00:29:20pour cet allègement
00:29:22oui
00:29:22pour être tout à fait complet
00:29:23je vous propose d'écouter
00:29:24d'ailleurs la manière
00:29:25dont son avocate
00:29:26a expliqué tout cela
00:29:29la cour d'appel
00:29:30à l'instant
00:29:31a confirmé
00:29:32la décision
00:29:33des juges d'instruction
00:29:34qui en juillet dernier
00:29:35avait rendu son passeport
00:29:37à monsieur Patry Bruel
00:29:38il n'y avait en effet
00:29:40aucune raison de penser
00:29:42que monsieur Patry Bruel
00:29:44pourrait se soustraire
00:29:45à la justice
00:29:46il est à son entière
00:29:48disposition
00:29:48Patrick Bruel
00:29:50veut défendre
00:29:51son innocence
00:29:52il veut répondre
00:29:53à toutes les questions
00:29:54il veut s'expliquer
00:29:56il veut que la justice
00:29:57dans ce dossier
00:29:58puisse dire
00:29:59la vérité
00:30:00or nous assistons ici
00:30:02à un déferlement médiatique
00:30:04sans précédent
00:30:06sans équivalent
00:30:07et à une pression
00:30:08sur la justice
00:30:09qui nous paraît
00:30:10anormale
00:30:11et dangereuse
00:30:12nous le regrettons
00:30:13et nous saluons
00:30:14que la justice
00:30:15n'y est pas cédée
00:30:17Maître Ruben
00:30:18est-ce qu'il a
00:30:19en somme
00:30:20bénéficié d'un passe-droit
00:30:21ou finalement
00:30:22la restitution de ce passeport
00:30:23pour être libre
00:30:24de ses mouvements
00:30:25quoique quand même
00:30:25sous contrôle judiciaire
00:30:26on le rappelle
00:30:27parce que l'affaire
00:30:28est en cours
00:30:29elle est instruite
00:30:31n'importe quelle
00:30:32qui dame aurait pu
00:30:32en bénéficier ?
00:30:33Si je crois
00:30:34le fonctionnement normal
00:30:35du système judiciaire
00:30:37en fait vous avez
00:30:38des acteurs dans le monde judiciaire
00:30:39vous avez des avocats
00:30:41des mises en examen
00:30:41et un procureur de la république
00:30:43vous avez un avocat
00:30:44qui fait une demande
00:30:45vous n'avez pas
00:30:45non pas un mais trois juges
00:30:47d'instruction
00:30:47donc de manière collégiale
00:30:48qui rend une décision
00:30:50le parquet qui est en désaccord
00:30:51fait appel
00:30:51vous avez de nouveau
00:30:53trois juges de la cour d'appel
00:30:54de Versailles
00:30:54qui est une juridiction
00:30:55extrêmement répressive
00:30:56qui confirme cette décision
00:30:58donc vous avez six juges
00:30:59six magistrats
00:31:00qui ont dit en fait
00:31:01que ce monsieur
00:31:02ce garçon
00:31:02se met en examen
00:31:03aujourd'hui a des garanties
00:31:05qui sont suffisantes
00:31:05et qu'il n'y a aucun risque
00:31:06qu'ils prennent la fuite
00:31:07en fait ils répondent simplement
00:31:08à des critères
00:31:09que leur pose la loi
00:31:10pour voir si oui ou non
00:31:11il y a un risque majeur
00:31:13que Patrick Bruel prenne la fuite
00:31:14donc en fait le risque
00:31:15c'est qu'il se soustrait
00:31:16à la justice
00:31:17Sabrina parlait à l'instant
00:31:18des Etats-Unis
00:31:21imaginons
00:31:21je ne connais pas le statut
00:31:22j'imagine que ça a été vérifié
00:31:24qu'il est la nationalité américaine
00:31:25Patrick Bruel
00:31:27visiblement ce n'est pas le cas
00:31:27mais il pourrait aussi
00:31:29rester aux Etats-Unis
00:31:30ou alors rester aux Etats-Unis
00:31:30est-ce que les Etats-Unis
00:31:31en matière de
00:31:34comment dire
00:31:35de renvoi dans le pays d'origine
00:31:36d'extradition
00:31:37ils sont quand même
00:31:38un petit peu
00:31:38ils ont des méthodes
00:31:39un peu orthodoxes on va dire
00:31:40Ok
00:31:41aujourd'hui il conteste les faits
00:31:42qu'ils lui sont reprochés
00:31:43il est mis en examen
00:31:44il a répondu aux convocations
00:31:45qui ont été faites
00:31:46il existe des mécanismes correcteurs
00:31:48si jamais effectivement
00:31:49vous avez des gens
00:31:50qui prennent la fuite
00:31:50ça arrive
00:31:52avec un peu moins de notoriété
00:31:53évidemment que celle de Patrick Bruel
00:31:54qui pourra facilement être identifiée
00:31:55il y a des mandats d'arrêt
00:31:56qui peuvent être décernés
00:31:58nationaux
00:31:59internationaux
00:31:59pour pouvoir appréhender une personne
00:32:01donc en fait
00:32:01on peut aujourd'hui extrapoler
00:32:02mais se dire qu'ils bénéficient
00:32:03d'un traitement de faveur
00:32:04ça m'arrive tous les jours évidemment
00:32:05d'avoir des gens
00:32:06qui pour des périodes
00:32:07soit courtes
00:32:08c'est-à-dire pour partir en vacances
00:32:09ou aller voir un proche à l'étranger
00:32:10sont autorisés
00:32:11ou alors dans des conditions
00:32:12un petit peu différentes
00:32:13peuvent bénéficier d'une
00:32:13restriction de leur passeport
00:32:15donc en substance
00:32:16si je vous suis
00:32:17il n'y a pas du tout
00:32:18de traitement de faveur
00:32:19il n'y a pas de traitement de faveur
00:32:20c'est l'application
00:32:21mais la démonstration même
00:32:22c'est qu'en fait
00:32:23vous avez six magistrats
00:32:24qui ont rendu des décisions
00:32:25qui sont j'imagine motivées
00:32:27oui parce qu'on précise
00:32:27que les trois autres magistrats
00:32:29n'étaient pas les mêmes
00:32:29que dans la première
00:32:30de la première décision
00:32:31j'ai compris
00:32:32alors évidemment
00:32:33tout le monde a un avis
00:32:34sur cette affaire
00:32:35on va parler de Patrick Sébastien
00:32:37il était invité
00:32:38de la chaîne YouTube
00:32:38d'Isabelle Morini-Bosque
00:32:40chroniqueuse bien connue
00:32:41et il a expliqué
00:32:43à quel point évidemment
00:32:44tout cela a été complexe
00:32:45et pourquoi
00:32:46de son point de vue
00:32:47il valait mieux
00:32:48fermer sa gueule
00:32:49si je puis dire
00:32:51tu vois simplement
00:32:52on a parlé de l'affaire Bruel
00:32:53je crois que sur cette affaire
00:32:55elle est tellement grave
00:32:55qu'il faut fermer sa gueule
00:32:56tu vois parce que
00:32:57moi j'ai pas pris la défense
00:32:58oui parce qu'on a cru
00:32:59que tu prenais la défense
00:33:01j'ai vu qu'il y avait
00:33:01des mecs qui disaient
00:33:02que je prenais la défense
00:33:03mais en aucun cas
00:33:04j'ai pris sa défense
00:33:05j'ai juste dit
00:33:06ce qui me paraît juste
00:33:07qu'il fallait respecter
00:33:08deux présomptions
00:33:09sa présomption d'innocence
00:33:11et la présomption
00:33:12de sincérité
00:33:12des plaignantes
00:33:13parce que
00:33:14lui maintient
00:33:15qu'il a jamais contraint personne
00:33:17et elle maintient
00:33:18qu'il a contraint
00:33:19moi je sais pas
00:33:20voilà
00:33:21je sais pas
00:33:21et donc je dis
00:33:22ben faut que la justice enquête
00:33:25etc etc etc
00:33:26voilà
00:33:26mais ça veut pas dire
00:33:27que tu soutiens
00:33:28ou que tu méprises etc
00:33:29moi je le condamne pas
00:33:31je l'absous pas
00:33:31je suis comme la majorité des gens
00:33:33d'ailleurs
00:33:33qui te disent
00:33:34ouais mais quand même
00:33:3530 plaintes
00:33:36effectivement ça fait
00:33:37c'est beaucoup
00:33:38voilà
00:33:38mais pour l'instant
00:33:40il y a une version
00:33:41j'ai jamais contraint
00:33:43et une version
00:33:44j'ai été contrainte
00:33:46c'est à la justice de décider
00:33:47vu que j'y étais pas
00:33:49voilà
00:33:49et que
00:33:49je peux pas
00:33:51ça fait très longtemps
00:33:52que je l'ai pas vu
00:33:52on se passe quelques messages
00:33:53t'as envie de dire
00:33:54bon ben on n'en parle pas
00:33:55parce que toute façon
00:33:56quoi que je dise
00:33:57ça va être interprété dans un sens
00:33:59interprété dans l'autre
00:34:00c'est ce qui se passe d'ailleurs
00:34:03docteur Valet
00:34:03il a raison dans le sens où
00:34:05quoi que vous disiez
00:34:06ça va être
00:34:07le moindre petit mot
00:34:08qui sort un peu
00:34:09du discours convenu
00:34:10va être retenu contre vous
00:34:10on en est là en fait
00:34:11dans la sphère médiatique
00:34:12tout à fait
00:34:13parce qu'on est confronté
00:34:14à deux processus
00:34:15le processus
00:34:16je dirais
00:34:17logique
00:34:17lié au raisonnement
00:34:19dans lequel si on reste
00:34:20sur les faits
00:34:21l'analyse des faits
00:34:22comme vous venez de le faire
00:34:23on sait
00:34:24que la justice a fait son travail
00:34:25qu'elle est dans son droit
00:34:26que tout est respecté
00:34:27mais parallèlement à ça
00:34:29on est face au processus
00:34:31psycho-émotionnel
00:34:32et dans
00:34:33un contexte qui plus est
00:34:35de défiance
00:34:36vis-à-vis de la justice
00:34:37c'est à dire qu'effectivement
00:34:38on est aussi à une époque
00:34:40où la justice
00:34:41ou d'une façon même plus générale
00:34:43les institutions
00:34:44sont régulièrement
00:34:44un peu remises en question
00:34:45donc là effectivement
00:34:46face au nombre
00:34:48de plaignantes
00:34:49face à l'immensité
00:34:52de la situation
00:34:53et à la crainte justement
00:34:54historique
00:34:55que les plaignantes
00:34:56ne soient pas entendues
00:34:57forcément
00:34:58il y a des réactions émotionnelles
00:34:59qui prennent le pas
00:35:00sur les réactions logiques
00:35:02voilà ce qu'on pouvait dire
00:35:03sur cette affaire
00:35:04vous avez vu
00:35:05à multiples tiroirs
00:35:06avec beaucoup de rebondissements
00:35:07semaine après semaine
00:35:08un témoignage
00:35:09c'est le témoin du jour
00:35:10dans Polyjustice
00:35:1124h en France
00:35:12bonjour Mohamed Benmedour
00:35:14merci d'être venu jusqu'à nous
00:35:16de votre belle cité phocéenne
00:35:18avec le soleil
00:35:20vous êtes éducateur spécialisé
00:35:21dans les quartiers nord
00:35:22on a voulu vous inviter
00:35:24on voudrait que vous
00:35:26nous racontiez le terrain
00:35:28votre engagement
00:35:29le narcotrafic
00:35:30narcotrafic beaucoup en parle
00:35:32mais peu savent ce que ça donne
00:35:33quand on est vraiment confronté
00:35:35au quotidien
00:35:36avant de vous faire réagir
00:35:38pour qu'on comprenne quand même
00:35:39ce que vivent
00:35:40les jeunes
00:35:41les riverains
00:35:42je voudrais vous partager
00:35:43ce reportage
00:35:44j'imagine qu'il n'y a pas grand chose
00:35:45là qui va vous surprendre
00:35:47regardez
00:35:49c'est une scène devenue
00:35:50presque ordinaire
00:35:51dans ce quartier
00:35:52un habitant vient de bloquer
00:35:54un individu
00:35:55à l'intérieur de cette voiture
00:35:57l'homme aurait tenté
00:35:59de s'introduire dans le véhicule
00:36:01pour le voler
00:36:02il a cassé la vie d'une voiture
00:36:05il est en train de voler à l'intérieur
00:36:06je l'enferme
00:36:07en attendant la police
00:36:08dans la voiture qu'il a cassé
00:36:0915 minutes plus tard
00:36:10les forces de l'ordre
00:36:12arrivent sur place
00:36:13t'as des trucs dangereux sur toi ?
00:36:14y'a pas rien
00:36:15seringue ?
00:36:16rien
00:36:16non rien ?
00:36:17moi je pique pas
00:36:18tu fumes ?
00:36:21oui
00:36:21la pipa craque ?
00:36:22oui
00:36:22car ici dans ce quartier
00:36:24les consommateurs de drogue
00:36:26ne se cachent plus
00:36:27et pour les habitants
00:36:28les incivilités se multiplient
00:36:30pas mal de drogue
00:36:32prostitution
00:36:33les gens
00:36:35ne savent pas où se droguer
00:36:36c'est la drogue en bas des immeubles
00:36:38essayer de rentrer dans les immeubles
00:36:40se cache plus ou moins
00:36:41des habitants qui disent
00:36:42ne plus se sentir en sécurité
00:36:44et certains envisagent même de partir
00:36:47partir d'ici pour que les enfants
00:36:49ils grandissent dans un endroit sécurisé
00:36:51c'est idéal
00:36:52c'est pour ça que moi je déménage
00:36:55je vais plus bas vers réformer
00:36:58parce que c'est plus familial
00:37:00c'est plus sympa
00:37:01selon les associations
00:37:03près de 26 points sensibles
00:37:05comme celui-ci
00:37:06sont recensés dans la cité fosséenne
00:37:10j'imagine Mohamed Benmedour
00:37:12que ça vous étonne pas
00:37:12ces images
00:37:13alors là on voit bien qu'on est
00:37:14au centre-ville de Marseille
00:37:16vous êtes dans les quartiers nord
00:37:17on parle beaucoup de la désaide mafia
00:37:19on dit
00:37:19elle a pris le pouvoir
00:37:20c'est fini dans de nombreux quartiers
00:37:23ils font la loi
00:37:24est-ce que c'est vraiment
00:37:25si grave que ça ?
00:37:28alors il y a le mythe
00:37:30il y a la réalité
00:37:31moi je suis au contact
00:37:33de ces jeunes
00:37:33qui font partie de la désaide mafia
00:37:34qui sont cadres
00:37:35qui sont charbonneurs
00:37:37qui sont guetteurs
00:37:38je les écoute au quotidien
00:37:39ils me contactent aussi
00:37:40parce qu'ils regardent ces news
00:37:42depuis leur cellule
00:37:43ils me contactent
00:37:44ils me retrouvent sur les réseaux sociaux
00:37:45et ils rentrent en contact avec moi
00:37:48la désaide mafia à l'heure actuelle
00:37:50elle tient certains quartiers
00:37:52quelques points de deal
00:37:53elle a été affaiblie
00:37:55suite aux événements depuis 2023
00:37:57cette fameuse guerre avec Yoda
00:38:00d'ailleurs
00:38:01ils ont anéanti les Yoda
00:38:02ensuite ils sont montés en puissance
00:38:04mais dans le milieu
00:38:05quand on parle beaucoup de vous
00:38:07et surtout sur ces dernières années
00:38:08vous pouvez vite monter
00:38:10comme vous pouvez vite redescendre
00:38:12donc elle a été affaiblie
00:38:13ces derniers temps
00:38:15suite aux opérations policières
00:38:16de la police judiciaire marseillaise
00:38:18et aussi parisienne
00:38:20donc à l'heure actuelle
00:38:21elle tient tout juste ses territoires
00:38:23mais elle a été vraiment vraiment affaiblie
00:38:27et par contre certaines activités
00:38:30qui leur étaient liées
00:38:31comme le racket, l'extension de fonds etc.
00:38:33ne sont plus d'actualité aujourd'hui
00:38:35uniquement le trafic de supéfiants
00:38:37et les assassinats
00:38:40ont ramené aussi beaucoup de problèmes
00:38:43à la DZ mafia
00:38:43et donc c'est un peu la politique
00:38:47de Cosa Nostra avec Provenza non
00:38:49soyons discrets
00:38:50on ne tue plus
00:38:51mais on agit dans l'ombre
00:38:52j'aimerais qu'on parle de vous
00:38:54déjà pourquoi vous avez décidé
00:38:56de faire ce métier
00:38:56et comment vous faites
00:38:58parce que vous êtes au contact de jeunes
00:39:00vous venez de le dire vous-même
00:39:00vous connaissez même les différents
00:39:02les différentes dénominations
00:39:04pour les convaincre
00:39:05quand en face
00:39:06il y a tellement d'argent en jeu
00:39:08qu'est-ce qu'ils vous disent en fait
00:39:10quand vous leur dites c'est pas bien
00:39:12déjà je leur explique un peu mon parcours
00:39:14que moi aussi j'ai grandi dans un quartier
00:39:16moi aussi j'ai des amis qui sont morts
00:39:18moi aussi j'ai connu la précarité
00:39:20j'ai connu les petits emplois
00:39:22j'ai été en période de chômage
00:39:23j'ai été sans un sou comme eux
00:39:25parce que mes parents étaient ouvriers
00:39:27et que nous on préférait aller se lever
00:39:30à 5h du matin et faire le marché
00:39:32pour décharger des caisses
00:39:33à l'époque c'était 50 francs
00:39:34donc l'équivalent de 10 euros maintenant
00:39:37et j'ai pas tellement d'arguments
00:39:39pour justement les dissuader
00:39:42mais j'ai la sincérité
00:39:44la sincérité
00:39:45et j'ai l'envie aussi
00:39:46parce que vous savez
00:39:48j'ai tellement vu de choses
00:39:51autour de moi
00:39:52devant moi
00:39:52j'ai ramassé aussi une fois
00:39:54avec des jeunes de 11-12 ans
00:39:55je l'ai dit sur votre plateau
00:39:57un corps d'une femme
00:39:59qui a été calcinée
00:39:59étranglée
00:40:00on l'a ramassée
00:40:01avec des jeunes de 11-12 ans
00:40:02j'ai aussi
00:40:03pendant la guerre
00:40:04des aides mafia Yoda
00:40:06ramassé une jeune
00:40:07qui était justement
00:40:09qui charbonnait
00:40:09pour le clan des aides mafia
00:40:11dans la cité des marronniers
00:40:12on lui avait arraché la jambe
00:40:13à la kalachnikov
00:40:14c'était très atroce
00:40:15et le fait aussi
00:40:16de leur rapporter ça
00:40:19leur rapporter le témoignage
00:40:20leur dire
00:40:22que va être la suite
00:40:24des événements
00:40:24parce que moi je la connais
00:40:25la suite c'est simple
00:40:27il n'y a pas
00:40:2750 000 solutions
00:40:29moi le père d'un ami
00:40:30à l'époque
00:40:30il disait
00:40:31au père
00:40:32qui était vraiment
00:40:33quelqu'un de très connu
00:40:35dans le milieu
00:40:35il lui disait souvent
00:40:37tu connais
00:40:38un voyou
00:40:39qui a acheté un château
00:40:40tout le temps
00:40:41il lui disait ça
00:40:41et la réalité
00:40:42c'est qu'ils vont finir
00:40:43en prison
00:40:44leurs parents
00:40:45vont faire la queue
00:40:46au parloir
00:40:46pour attendre
00:40:47pendant des heures
00:40:47pour avoir 30 minutes
00:40:4940 minutes
00:40:50de consultation
00:40:52et au mieux
00:40:53ça va être ça
00:40:54et au pire ça va être la mort
00:40:55est-ce que vous
00:40:57puisque vous parlez de la mort
00:40:58vous avez eu peur
00:40:59parfois
00:41:00parce qu'on sait qu'il y en a d'autres
00:41:01des activistes connus
00:41:02qui ont tout perdu
00:41:03leurs frères
00:41:04qui sont eux-mêmes menacés
00:41:05protégés
00:41:05est-ce qu'on vous a menacé
00:41:08on vous voit comment
00:41:09est-ce qu'on vous voit
00:41:10du côté des dealers
00:41:11comme quelqu'un qui essaye
00:41:13d'empêcher le business
00:41:14non pas du tout
00:41:15parce qu'ils me connaissent
00:41:16j'ai jamais eu peur
00:41:17vous avez jamais eu peur
00:41:18de l'inquiétude certes
00:41:19mais si demain
00:41:20si demain j'ai peur
00:41:21j'arrête tout
00:41:22on peut pas travailler
00:41:23avec la peur
00:41:23c'est pas possible
00:41:25et d'ailleurs
00:41:26après ça serait
00:41:26ça serait fausser le discours
00:41:28quand on a peur
00:41:29on a peur
00:41:29mais vous avez été menacé
00:41:30ou jamais
00:41:31non pas du tout
00:41:31parce que j'ai toujours été sincère
00:41:33avec eux
00:41:33je leur ai toujours dit
00:41:34les quatre vérités
00:41:35quand ils commettaient des choses
00:41:37je leur disais ça
00:41:38ça va mal
00:41:39ça va mal se passer pour toi
00:41:40tu vas finir en prison
00:41:43là ce que vous faites
00:41:44vous pouvez pas gagner
00:41:45comme ça
00:41:45vous croyez que vous allez défier l'autorité
00:41:48l'état
00:41:48c'est pas possible
00:41:50et ce discours là
00:41:51ils entendent
00:41:51après ils savent que aussi
00:41:52je fais preuve de bienveillance
00:41:54parce que je sors aussi
00:41:56leurs petits frères
00:41:56je sors leurs petits frères
00:41:57de la cité
00:41:59je les amène chaque été
00:42:00avec le centre loisir jeune
00:42:01de la police nationale
00:42:02faire des activités en mer
00:42:04et vous savez
00:42:06ça reste des êtres humains
00:42:07le soir
00:42:08je vais prendre cet exemple d'hier
00:42:10un cadre de la DZ mafia
00:42:12qui est en prison
00:42:13a vu une vidéo
00:42:14j'ai posté à Marseille
00:42:16une polémique
00:42:17sur un soi-disant loup
00:42:18qui a été vu
00:42:19et en fait on a retrouvé
00:42:20le propriétaire
00:42:21et c'était pas un loup
00:42:22c'était un chien
00:42:23et sur la vidéo
00:42:24le chien hurlait
00:42:25et tout ça
00:42:26et cette personne là
00:42:27ce cadre de la DZ marraine
00:42:28me dit
00:42:29mais Mohamed
00:42:30mais franchement
00:42:31c'est une humaine
00:42:32tu sais que moi
00:42:33je préfère les animaux
00:42:34que l'être humain
00:42:35et j'ai dit
00:42:36mais je sais mon petit
00:42:37ils ont perdu
00:42:38l'être humain
00:42:39c'est la pire race
00:42:40au monde
00:42:41si je peux me permettre
00:42:42de parler comme ça
00:42:43parce que l'être humain
00:42:43il peut te trahir
00:42:44il peut te mentir
00:42:45il peut te tuer
00:42:45et il me dit
00:42:46Mohamed
00:42:47j'ai de la peine pour ce chien là
00:42:49ce chien là
00:42:49il est pas fait pour rester à l'extérieur
00:42:51c'est un chien qui est fait pour rester dans des
00:42:53voilà
00:42:54et on a des discussions comme ça
00:42:56et
00:42:56vous allez continuer quand même
00:42:58donc ça veut dire que vous y croyez
00:42:59en l'être humain
00:43:00j'y crois
00:43:01si demain j'y crois plus
00:43:02qui va faire ce travail là
00:43:03vous avez eu du succès
00:43:04il y a des jeunes
00:43:05que vous avez réellement sorti de la panade
00:43:07comme on dit
00:43:08heureusement
00:43:08heureusement d'ailleurs
00:43:09sinon je pense que j'aurais arrêté
00:43:11parce que parfois
00:43:11ça m'arrive aussi d'être découragé
00:43:13je vous dis la vérité
00:43:14moi ce qui m'agace le plus
00:43:16c'est ce qui m'agace le plus
00:43:17c'est quand je lève le doigt
00:43:19et je dis attention
00:43:19tel jeune
00:43:20ça va
00:43:21il va mal finir
00:43:22quand on a un jeune
00:43:25par exemple
00:43:25j'avais un jeune
00:43:26qui avait 8 ou 10 ans
00:43:27je l'accompagne
00:43:28et un jour
00:43:30pendant mon accompagnement
00:43:31il a une altercation
00:43:33avec un autre jeune
00:43:34il descend de la voiture
00:43:35il trouve un tesson de bouteilles en verre
00:43:38il va pour la scène un coup
00:43:39je me mets au milieu en disant
00:43:40attention ce jeune là
00:43:41il imprégné déjà de la violence
00:43:43on m'écoute pas
00:43:44et puis je revois son grand frère
00:43:45trois ans après
00:43:46il me dit mon petit frère
00:43:47il est au mineur
00:43:47il a tué quelqu'un à coup de couteau
00:43:49ça c'est l'échec quoi
00:43:51dans ces moments là
00:43:52mais c'est ça qui m'énerve
00:43:52c'est que je ne suis pas assez écouté
00:43:54le jour où il y aura
00:43:54une réelle volonté politique
00:43:56où on mettra
00:43:57tout le monde autour de la table
00:43:58et on dit
00:43:59il faut qu'on travaille ensemble
00:44:00et celui qui agit avec son égo
00:44:02il sort de là
00:44:02là on aura gagné
00:44:04qu'est-ce que vous dites
00:44:05dans les moments de découragement
00:44:06vous dites
00:44:07j'y arrive plus
00:44:08parce que pour vous aussi
00:44:09moralement
00:44:10ça doit porter un coup
00:44:11il y a des jours où vous êtes fatigué
00:44:12vous venez de le dire
00:44:13oui oui oui
00:44:15après bon
00:44:16la chance que j'ai
00:44:17c'est que j'ai pratiqué la boxe
00:44:18depuis petit
00:44:19et donc j'ai l'habitude
00:44:20de prendre des coups
00:44:21j'ai l'habitude aussi
00:44:22de remonter sur le ring
00:44:23et de me battre
00:44:26ma tristesse
00:44:27je la garde
00:44:29pour moi
00:44:29chez moi
00:44:30sur mon canapé
00:44:31ça m'est arrivé de
00:44:32je le dis
00:44:32je me dis ça pour une fois
00:44:34que je vais le dire
00:44:35de pleurer sur mon canapé
00:44:37de penser à des moments
00:44:38avec des jeunes
00:44:40avec lesquels
00:44:40j'ai partagé des instants
00:44:42et ils sont plus là
00:44:44et je m'étais battu dur comme fer
00:44:46pour qu'ils puissent
00:44:47s'en sortir
00:44:48et finalement
00:44:48ils sont six pieds sous terre
00:44:49et là à ce moment là
00:44:51on se dit
00:44:51mais
00:44:52je me dis mais
00:44:54à quoi bon Mohamed
00:44:55à quoi bon
00:44:55et après
00:44:57on se lève et on repart
00:44:58on repart
00:44:59parce que moi je suis femme
00:45:00de Jean-Paul Belmondo
00:45:02et je m'identifie à beaucoup
00:45:03à Jean-Paul Belmondo
00:45:04dans le marginal
00:45:05le solitaire
00:45:06je suis un peu comme lui
00:45:07et donc je repars
00:45:08je repars
00:45:09et je me dis mais de toute façon
00:45:09qu'est-ce que t'as perdu ?
00:45:11t'as 38 ans
00:45:12t'es père de famille
00:45:12regarde des jeunes que t'as connus
00:45:14à 14-15 ans ils sont plus là
00:45:16ben c'est ça la vie
00:45:17ben continue fonce
00:45:18il y en a qui vous disent merci
00:45:19qui vous revoient
00:45:20alors il y a ceux qui partent
00:45:21on a compris c'est triste
00:45:22mais il y a ceux qui reviennent
00:45:23et qui vous disent
00:45:24franchement Mohamed
00:45:25si t'avais pas été là
00:45:26j'aurais sombré
00:45:27ben quand on me le dit
00:45:29souvent je les reconnais pas
00:45:30parce que des fois ils ont grandi entre temps
00:45:32et c'est là où je me dis
00:45:33que je commence à me faire vieux
00:45:35après j'ai toujours cette anecdote en tête
00:45:38il y avait un jeune de région parisienne
00:45:40de Sarcelles
00:45:40il était sur mon parking
00:45:43j'ai bien compris ce qu'il faisait
00:45:44et je suis allé le voir
00:45:46je lui ai dit
00:45:47qu'est-ce que tu fais
00:45:47tu prends le soleil et tout
00:45:48il a rigolé
00:45:49est-ce que c'est un sourire
00:45:50il m'a dit non ben
00:45:50j'ai dit écoute je sais que tu es là pour guetter
00:45:52pas que les flics rentrent par là
00:45:54écoute voilà
00:45:55en ce moment il y a un épisode sanglant
00:45:57il y a de la guerre et tout
00:45:59donc il ne reste pas ici
00:46:00et j'avais donné mes coordonnées
00:46:01et ce jour-là
00:46:03et ce jour-là
00:46:04il m'a recontacté
00:46:04je l'ai mis dans un train
00:46:06il est parti
00:46:07et le jour où la gamine
00:46:08s'est fait justement arracher la jambe
00:46:10à la kalachnikov
00:46:10il était tout le temps avec elle
00:46:11et je l'avais extrait
00:46:12et je l'avais mis dans le train
00:46:13et quand il m'a dit merci
00:46:15pour cet acte-là
00:46:16ça n'a pas de prix
00:46:17c'est mieux que mon salaire
00:46:17mieux que l'argent du monde entier
00:46:20vous allez continuer longtemps ça se sent
00:46:21merci beaucoup de nous avoir porté votre témoignage
00:46:23c'était hyper précieux
00:46:24on va marquer une petite pause
00:46:25et puis on verra pour parler de ces menaces de mort
00:46:27contre les profs qui se multiplient
00:46:28on vous montrera aussi l'agression
00:46:30très violente d'une mère de famille
00:46:31pour son collier en pleine gare Saint-Charles
00:46:33on vous raconte toute l'enquête
00:46:34à tout de suite
00:46:38De retour avec vous pour la suite de police-justice
00:46:4124 heures en France
00:46:42le sommaire de cette deuxième partie d'émission
00:46:45on va vous parler d'un homme de 27 ans
00:46:48qui a été blessé mardi matin à l'épaule
00:46:50par un individu porteur d'une machette
00:46:53ça s'est passé dans le centre-ville de Mulhouse
00:46:55et un suspect de 41 ans
00:46:57rapidement interpellé a été placé en garde à vue
00:46:59ce qui interpelle une fois de plus c'est son portrait
00:47:01car c'est un réfugié sri-lankais
00:47:03déjà connu et condamné par la justice
00:47:06on y revient
00:47:07nous parlerons également des menaces de mort
00:47:10qui se multiplient à l'encontre des profs
00:47:12depuis plusieurs jours déjà
00:47:14et on est à peine 10 jours après la rentrée
00:47:16comme si le passé n'avait pas servi de leçon
00:47:19certains parents d'élèves qui n'ont plus aucune limite
00:47:21n'hésitent pas à entrer dans les établissements
00:47:23et à menacer de mort voire même de décapitation
00:47:26certains professeurs qui aujourd'hui ont donc peur d'aller travailler
00:47:30nous ferons un tour de France glaçant vous allez le voir
00:47:32document aujourd'hui dans 24 heures en France
00:47:36vous allez suivre une enquête de police du début
00:47:38avec les images de l'agression
00:47:40jusqu'à sa résolution
00:47:41une dame avec sa petite fille agressée
00:47:43le travail des policiers
00:47:45et finalement l'arrestation du coupable
00:47:48cette dame agressée témoignera également du choc pour elle
00:47:51et sa petite fille écoutez
00:47:58et ma fille m'entendant crier elle est revenue vers moi en me disant que je la sentais
00:48:14je la sentais être
00:48:17je la sentais culpabiliser le fait de
00:48:19de m'avoir laissée par terre et de m'entendre hurler
00:48:22et de
00:48:23de
00:48:23de cet enfui de
00:48:25de
00:48:25de cette situation
00:48:28c'est évidemment un document à ne pas
00:48:30manquer à partir de
00:48:32de
00:48:3214h
00:48:34sur
00:48:34ce 14h30
00:48:35tout de suite il est 14h
00:48:36donc toute l'actualité
00:48:37avec vous
00:48:38Somaïa Labidi
00:48:41et au coeur de l'actualité
00:48:43Ténélie la colère contre la flambée des prix du carburant s'intensifie
00:48:47les ports de la Méditerranée sont en deuil
00:48:49les pêcheurs bloquent le port de Cède
00:48:51depuis ce matin
00:48:52ils réclament des mesures d'urgence
00:48:53une grogne sociale
00:48:55qui gagne du terrain dans le département de l'Hérault
00:48:57puisqu'hier la mobilisation a conduit au blocage du dépôt pétrolier de Frontignan
00:49:02à la une également encore un mort lié au trafic de drogue en ce début de semaine à Toulouse
00:49:07un jeune homme de 18 ans connu de la justice a été abattu par plusieurs tirs d'armes à feu
00:49:11hier
00:49:12quartier Bellefontaine
00:49:13ce qui en fait le dixième mort en seulement dix jours sur fond de narcotrafic
00:49:19à la une également il fait part de ses profonds regrets
00:49:23auditionné devant la commission d'enquête sénatoriale
00:49:25sur le traitement du scandale du périscolaire parisien
00:49:28Emmanuel Grégoire reconnaît que la ville a, je cite, manqué de transparence
00:49:32déclaration au lendemain de l'audition d'Anne Hidalgo
00:49:35elle est aussi mise en cause dans ce dossier
00:49:36je vous rappelle que les deux élus sont poursuivis également au pénal
00:49:40par plusieurs familles de victimes
00:49:42on poursuit avec le drapeau d'Israël
00:49:45installé aux côtés des 194 autres pays membres et observateurs de l'ONU
00:49:49dans le cadre d'une œuvre artistique place de la Bastille à Paris
00:49:52qui a dû être retirée suite à un acte de vandalisme
00:49:55commis dans la nuit du 14 septembre
00:49:57réalisé à partir de vêtements usagers
00:49:59il ne pourra malheureusement pas être remplacé
00:50:01d'ici la fin de l'exposition prévue le 20 septembre
00:50:05et puis l'UE s'empare de la question de l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs
00:50:09et veut aller plus loin qu'Emmanuel Macron
00:50:11la présidente de la commission européenne
00:50:14Ursula von der Leyen veut les interdire au moins de 13 ans
00:50:16et mettre en place des garde-fous pour les moins de 15 ans
00:50:23il est désormais temps pour l'Europe d'agir
00:50:26et demain la commission proposera la loi Kid Act
00:50:29nous adopterons une approche progressive et différenciée
00:50:32chaque tranche d'âge a ses propres sensibilités
00:50:36c'est pourquoi chacune bénéficiera d'un niveau de protection adapté
00:50:40en résumé pas de réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans
00:50:44voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à 14h Nelly
00:50:51merci beaucoup ma chère Somaïa
00:50:53retour sur le plateau de police justice 24h en France
00:50:56un homme de 27 ans blessé à l'épaule
00:50:58ça s'est passé mardi matin
00:51:00l'individu était porteur d'une machette
00:51:02tout cela s'est déroulé en plein centre-ville de Mulhouse
00:51:05l'agresseur âgé de 41 ans placé en garde à vue
00:51:09et on apprend Sabrina Birlin-Bouillet
00:51:12et que c'est un réfugié sri-lankais
00:51:15connu, condamné par la justice française
00:51:17oui c'est arrivé hier dans la ville de Mulhouse
00:51:19lors d'une patrouille des agentes de police municipales
00:51:22surprennent des cris
00:51:23c'est là qu'il découvre un homme de 27 ans
00:51:26blessé à l'épaule dans une galerie marchande
00:51:28un individu menaçant aurait brandi une machette
00:51:31l'aurait poursuivi
00:51:32et c'est avec cette même machette
00:51:33qu'il l'aurait donc frappé d'un coup au niveau de l'épaule
00:51:36la victime ne dit pas connaître son agresseur
00:51:39alors même s'il a pris les fuites les policiers
00:51:41finalement ont son signalement
00:51:43il le localise rapidement
00:51:44procède à son interpellation
00:51:46il est placé en garde à vue
00:51:47et on n'en sait plus sur son profil
00:51:48vous allez le voir
00:51:49cet homme il a 41 ans
00:51:50il est né au Sri Lanka
00:51:51il est domicilié à Mulhouse
00:51:53il est étranger mais réside ici en France
00:51:55car il bénéficie du statut de réfugié
00:51:58son casier judiciaire comporte 3 condamnations
00:52:00dont certaines pour violences aggravées
00:52:03sa dernière condamnation date même de juillet 2025
00:52:05pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme
00:52:08il avait écopé de 14 mois de prison
00:52:10donc cela veut dire qu'il a fini de purger sa peine
00:52:12il y a à peine quelques semaines
00:52:14l'enquête va maintenant déterminer les circonstances exactes
00:52:17et les motivations du passage à l'acte de cet agresseur présumé
00:52:21Merci beaucoup David Leroux
00:52:22vous qui êtes policier
00:52:23il y a plusieurs questions
00:52:24alors il a un statut de réfugié
00:52:25le premier est-ce que ça va être évoqué
00:52:27nul ne sait
00:52:28on va poser la question à l'évoqué
00:52:29mais la machette
00:52:30ça devient une arme des plus courantes
00:52:34enfin je veux dire les règlements de comptes au sabre à la machette
00:52:37on en est à ce degré de sauvagerie dans les attaques ?
00:52:40Très clairement en France aujourd'hui
00:52:41il y a plus de 40 agressions à l'arme blanche
00:52:43donc couteau, machette, couteau cobra etc
00:52:47plus de 40 par jour sur le territoire national
00:52:49donc cette hausse de la délinquance et de cette violence
00:52:53qui quand même peut conduire jusqu'au décès de la victime
00:52:56souvent ce sont des blessures graves
00:52:58mais nous avons régulièrement des décès
00:53:00nous ne cessons de le dénoncer
00:53:01et surtout, même si vous le dites
00:53:03il y a un statut particulier pour la personne
00:53:05mais quelle qu'elle soit
00:53:05il faut qu'il y ait une réponse
00:53:06c'est-à-dire que le rôle de l'Etat
00:53:08c'est quand même de protéger les citoyens
00:53:10ou les personnes d'ailleurs qui résident
00:53:12qu'ils soient citoyens ou pas
00:53:13les personnes qui résident sur le territoire national
00:53:15donc il faut les protéger
00:53:16Il se balade avec une machette
00:53:17en pleine ville de Mulhouse
00:53:19il a été condamné
00:53:20attendez c'est pas vieux hein
00:53:22juillet 2025
00:53:23il prend 8 mois de prison
00:53:24avec mandat de dépôt
00:53:25donc en fait
00:53:26il a purgé déjà sa peine
00:53:28ok
00:53:28en admettant qu'il est tout purgé
00:53:30mais alors en plus
00:53:31il sort et il recommence
00:53:32enfin ça
00:53:32on se pose quand même
00:53:33un certain nombre de questions
00:53:34autour effectivement
00:53:36de la durée de l'emprisonnement
00:53:38ça n'a pas servi de leçon du tout
00:53:39puisqu'il a réédité
00:53:40Non mais très clairement
00:53:41nous on n'arrête pas de dénoncer
00:53:42et de réclamer à Alliance Police
00:53:44un électrochoc de sécurité
00:53:45c'est pas une vue de l'esprit
00:53:47c'est concret
00:53:48c'est sur le terrain tous les jours
00:53:49et c'est des centaines
00:53:50et des centaines
00:53:50et des milliers de victimes
00:53:51chaque année
00:53:52donc oui il y a un vrai sujet
00:53:54il faut une réponse adaptée
00:53:55on ne peut pas accepter
00:53:56nous en tout cas policiers
00:53:57de compter les blessés
00:53:58et les morts
00:53:59on remarque évidemment
00:54:00qu'on intervient très vite
00:54:01encore une fois
00:54:01l'individu a été interpellé
00:54:02et présenté à la justice
00:54:03mais après pour ce qu'il est
00:54:05de la réponse judiciaire
00:54:06nous ne sommes plus
00:54:07entre guillemets
00:54:08responsables
00:54:08par contre syndicalement
00:54:10et en tant que citoyens d'ailleurs
00:54:11nous assumons pleinement
00:54:12cette position
00:54:12un électrochoc de sécurité
00:54:14on ne veut plus compter
00:54:15les blessés et les morts
00:54:16maître Ruben
00:54:16un statut de réfugié
00:54:18quand on en commet
00:54:19ce genre de méfait
00:54:21c'est quand même
00:54:21une tentative
00:54:24de meurtre
00:54:24est-ce que
00:54:26ça se révoque
00:54:27est-ce qu'on peut
00:54:28le renvoyer chez lui
00:54:29alors je ne sais pas
00:54:30si on peut le renvoyer
00:54:30chez lui
00:54:31mais ce que je sais en revanche
00:54:32c'est que vous faites
00:54:33un raccourci
00:54:33pardonnez-moi moi
00:54:34je suis pas là pour être
00:54:35je suis là aussi pour être
00:54:35un contradicteur
00:54:36vous faites un raccourci
00:54:37entre son statut de réfugié
00:54:39le fait qu'il était condamné
00:54:40et qu'il y ait une agression
00:54:41qui a été commise à Mulhouse
00:54:42c'est-à-dire que ce garçon
00:54:44qu'il soit français
00:54:44qu'il soit étranger
00:54:46qu'il soit primaire
00:54:47ou qu'il soit déjà condamné
00:54:48en fait il faut une réponse pénale
00:54:49il n'y a pas de discussion
00:54:50là vous dites
00:54:51en fait il était en prison
00:54:53il est sorti
00:54:53et donc finalement il a réitéré
00:54:55donc en fait les questions
00:54:55qu'il faut se poser
00:54:56c'est l'efficacité
00:54:57on parlait tout à l'heure
00:54:58de réinsertion
00:54:59l'efficacité de la peine de prison
00:55:00puisque c'est la démonstration
00:55:01que même incarcéré
00:55:02pour des faits de violence
00:55:03à peine sorti
00:55:05manifestement
00:55:05des faits
00:55:07sont recommits
00:55:07d'accord attendez
00:55:08un statut de réfugié
00:55:09normalement
00:55:10on vérifie le profil
00:55:11on accueille pas
00:55:12et on décerne pas
00:55:14ce genre de statut
00:55:15à n'importe qui
00:55:16ça veut dire
00:55:17que peut-être
00:55:18on a failli
00:55:18dans l'octroi même
00:55:20du titre de séjour
00:55:21à ce réfugié
00:55:22en fait
00:55:22je connais pas très bien
00:55:24les règles
00:55:24mais s'il y a une commission d'asile
00:55:25qui lui a octroyé
00:55:26à un moment donné
00:55:27ce statut
00:55:28c'est pas en lien
00:55:29avec le fait
00:55:30de savoir s'il a été condamné
00:55:31ou s'il sera condamné
00:55:32par la suite ou non
00:55:32ce que je vous dis aujourd'hui
00:55:34c'est que évidemment
00:55:34que sa situation
00:55:36va sans doute être réexaminée
00:55:37qu'il est aujourd'hui
00:55:38quoi que vous en pensiez
00:55:39juridiquement
00:55:39présumé innocent
00:55:40donc en fait il va y avoir
00:55:41des conflits entre
00:55:42les juridictions administratives
00:55:44mais également
00:55:44les juridictions judiciaires
00:55:46et la justice
00:55:46va expliquer
00:55:49en fait les motivations
00:55:50parce que c'est vrai
00:55:51que c'est quand même très surprenant
00:55:52de se balader avec une arme
00:55:53de porter effectivement
00:55:54un coup de cette nature là
00:55:56sans connaître en réalité
00:55:57aujourd'hui les motivations
00:55:57on va réexaminer
00:55:59ça veut dire qu'on peut le renvoyer
00:56:00pourquoi il est encore là
00:56:00il a été condamné
00:56:01allez deux trois fois
00:56:02trois mentions au casier
00:56:04deux fois pour violence aggravée
00:56:05enfin je veux dire
00:56:06on ne lui a pas ôté
00:56:08ce statut de réfugié
00:56:09on s'est pas dit bon bah
00:56:10il pose un problème de nuisance
00:56:12à la société française
00:56:13bah on va le garder
00:56:15cette notion d'ordre public
00:56:16parce que c'est la question
00:56:17c'est est-ce que c'est une menace
00:56:18pour l'ordre public
00:56:19j'imagine que ce critère
00:56:20devra être apprécié
00:56:22à un moment donné
00:56:22mais aujourd'hui
00:56:23il fait l'objet d'une procédure
00:56:25judiciaire
00:56:25dans laquelle il a
00:56:26ou il va être sans doute
00:56:28incarcéré
00:56:28donc ces questions vont se poser
00:56:30je puis vous assurer
00:56:30qu'aujourd'hui
00:56:32lorsque nous avons des clients
00:56:33qui sont incarcérés
00:56:34et qui sont
00:56:34des situations
00:56:35administratives
00:56:37de cette nature-là
00:56:38à peine sortis
00:56:38de maison d'arrêt
00:56:39vous avez la préfecture
00:56:40qui est à la porte de la maison d'arrêt
00:56:41et évidemment
00:56:42ils prennent le relais
00:56:43alors là déjà il va y avoir
00:56:44un examen de son discernement
00:56:45et il est fort possible
00:56:46que si son discernement
00:56:47avait été altéré
00:56:48il ne rentrera jamais au Sri Lanka
00:56:49il restera en France
00:56:50ça on en est encore loin
00:56:51mais j'imagine
00:56:52je ne sais pas si
00:56:52il y a une information judiciaire
00:56:53qui a été ouverte ou pas
00:56:54mais c'est évident
00:56:54c'est une des premières vérifications
00:56:55c'est naturel une expertise
00:56:57vu les conditions
00:56:58et les circonstances
00:56:59vous parliez tout à l'heure
00:57:00de règlement de compte
00:57:01on ignore encore à ce jour
00:57:02si effectivement
00:57:02je parle pas de ça
00:57:03j'ai dit que souvent
00:57:04dans les cas de règlement de compte
00:57:05de certaines communautés
00:57:07il y a les sabres
00:57:08il y a les machettes
00:57:08d'ailleurs
00:57:09oui parce que là à priori
00:57:09il n'y a aucun lien
00:57:10entre l'agresseur
00:57:11et la personne victime
00:57:12je faisais un panorama général
00:57:15de l'émergence
00:57:17de certaines nouvelles armes
00:57:18qui sont culturelles
00:57:20d'ailleurs docteur Valet
00:57:23il y a quelque chose
00:57:24peut-être à tirer là-dessus
00:57:25il y a des armes
00:57:26qui sont culturellement
00:57:27associées
00:57:27à certaines nationalités
00:57:29le sabre
00:57:30le Sri Lanka notamment
00:57:31la machette
00:57:34on peut s'interroger
00:57:35effectivement
00:57:35sur l'association culturelle
00:57:37après c'est aussi
00:57:38le caractère
00:57:39je dirais
00:57:39d'arme blanche
00:57:40qui est à prendre en compte
00:57:41avec ce que ça suppose
00:57:44de symbolique
00:57:46dans le fait
00:57:47effectivement
00:57:47alors c'est quoi la symbolique
00:57:48en deux mots
00:57:48on tranche
00:57:49on castre
00:57:50on décapite
00:57:52c'est-à-dire que symboliquement
00:57:53il y a aussi
00:57:54cette violence-là
00:57:56parallèlement
00:57:56parce qu'on parlait
00:57:57d'expertise
00:57:58tout ne doit pas forcément
00:57:59être mis sur
00:58:01le compte
00:58:02d'un trouble
00:58:04psychiatrique
00:58:04il y a aussi
00:58:05effectivement
00:58:06la dimension psychopathique
00:58:07le passage à l'acte
00:58:09lié effectivement
00:58:09à des défauts de gestion
00:58:11de ces pulsions
00:58:12qui n'ont effectivement
00:58:13rien à voir avec la maladie mentale
00:58:14bon
00:58:15venons-en aux menaces de mort
00:58:16parce que là aussi
00:58:17c'est un vrai sujet
00:58:19concernant
00:58:20à se multiplier
00:58:21contre les professeurs
00:58:22à peine 10-15 jours
00:58:24après la rentrée
00:58:25des classes
00:58:25comme si
00:58:26on n'avait jamais eu
00:58:28une affaire pathique
00:58:28dans notre pays
00:58:29non mais je le dis accessoirement
00:58:30il y a quelques jours
00:58:31vous vous en souvenez
00:58:32nous étions au Foga
00:58:32à Toulouse
00:58:33mais depuis
00:58:34d'autres incidents similaires
00:58:36ont émergé un peu partout
00:58:38en France
00:58:38regardez ce reportage
00:58:40à peine la rentrée commencée
00:58:42déjà des menaces de mort
00:58:44derrière les grilles
00:58:45des écoles
00:58:45le 4 septembre dernier
00:58:47au Foga
00:58:48près de Toulouse
00:58:48tout part d'une sanction scolaire
00:58:51un père reproche
00:58:52à une institutrice
00:58:53la manière dont elle
00:58:54a pris en charge son fils
00:58:55sur le parking de l'école
00:58:56il menace l'enseignante
00:58:58de lui couper la tête
00:58:59il sera par la suite
00:59:01incarcéré
00:59:01et condamné à 6 mois
00:59:03de prison ferme
00:59:04quelques jours plus tard
00:59:05ce lundi à Aisines
00:59:06près de Bordeaux
00:59:07le conflit
00:59:07ne reste même plus
00:59:08à la grille
00:59:09un père de 36 ans
00:59:11entre dans le collège
00:59:12où est scolarisé sa fille
00:59:13dans la matinée
00:59:14elle avait été réprimandée
00:59:15par un surveillant
00:59:16le père s'en prend alors
00:59:18à cette assistante d'éducation
00:59:19mais aussi à la principale
00:59:20de l'établissement
00:59:21qu'il menace de mort
00:59:23et le même jour
00:59:24dans Lyon
00:59:24se produit une énième scène
00:59:26de violence
00:59:26une mère de famille
00:59:28reproche à une enseignante
00:59:29le manque de prise en charge
00:59:30de son enfant
00:59:31après une chute
00:59:31là encore
00:59:32le désaccord
00:59:33se transforme en une menace
00:59:35d'égorgement
00:59:35à ces trois affaires
00:59:37s'ajoute une énième
00:59:38menace de mort
00:59:38à l'encontre de deux membres
00:59:40du personnel éducatif
00:59:41à Marseille
00:59:42ce lundi
00:59:42sur l'année scolaire
00:59:442024-2025
00:59:45déjà un incident scolaire
00:59:47sur trois impliquait une famille
00:59:4961%
00:59:49de ces incidents
00:59:50visait les professeurs
00:59:52et près de la moitié
00:59:53comportait des violences verbales
00:59:56écoutez aussi
00:59:57le jeune mère
00:59:59de cette petite localité
01:00:00de Véron qu'on vient de voir
01:00:01dans le reportage
01:00:02et il explique
01:00:03un peu plus en détail
01:00:04la manière
01:00:04dont tout cela s'est passé
01:00:05surtout les défaillances
01:00:08c'est une mère de famille
01:00:09qui est venue
01:00:09suite au fait
01:00:11que sa fille soit tombée
01:00:12se soit blessée
01:00:13et elle est venue
01:00:14donc réprimander
01:00:15l'enseignante
01:00:16auprès de laquelle
01:00:17elle estimait
01:00:18que les soins
01:00:18n'avaient pas été suffisants
01:00:19mais il faut savoir
01:00:19que les enseignants
01:00:20sont limités
01:00:21dans ce qu'ils peuvent faire
01:00:22en matière de soins
01:00:23bon c'était des égratignures
01:00:24basiques
01:00:25quand on tombe
01:00:25dans une cour de récréation
01:00:26qui ne justifiait en rien
01:00:28quoi qu'il arrive
01:00:29des menaces
01:00:30envers le personnel
01:00:31enseignant
01:00:32encore moins des menaces de mort
01:00:33et je suis très content
01:00:35d'arriver ici
01:00:36avec une bonne nouvelle
01:00:36puisque la procureure
01:00:38de la République
01:00:38a annoncé
01:00:39avant mon arrivée ici
01:00:41qu'elle poursuivait
01:00:43l'auteur des faits
01:00:44devant le tribunal
01:00:45correctionnel
01:00:46le 10 décembre prochain
01:00:47pour des faits
01:00:48de menaces de mort
01:00:49donc c'est assez satisfaisant
01:00:51de voir quand même
01:00:52qu'en une journée
01:00:54les doutes ont été levés
01:00:55au point de renvoyer
01:00:56la personne en correctionnel
01:00:57on constate encore une fois
01:00:58qu'il y a un dispositif
01:01:00qui a été mis en place
01:01:02mais qui visiblement
01:01:03tardent à être opérationnels
01:01:05on ne doit pas mettre du temps
01:01:07à prendre une décision
01:01:08l'éducation nationale
01:01:09est complètement paralysée
01:01:10ils sont incapables
01:01:11de dire
01:01:12on va déplacer
01:01:13les enfants
01:01:14parce qu'effectivement
01:01:15le climat local
01:01:16ne correspond plus
01:01:18à la sérénité
01:01:19qui doit régner
01:01:20au sein de l'école
01:01:20entre les parents
01:01:21et les enseignants
01:01:22incapables de prendre
01:01:22les décisions
01:01:23donc il y a déjà des choses
01:01:24si on mettait déjà en oeuvre
01:01:26ce qui existe actuellement
01:01:27on peut déjà répondre
01:01:28et puis le code pénal
01:01:30de la justice des mineurs
01:01:31il est déjà très complet
01:01:32sur un certain nombre de choses
01:01:33donc appliquons déjà
01:01:34ce qui existe
01:01:35il est hyper lucide
01:01:37enfin je trouve
01:01:39la liste est longue déjà
01:01:40on pourrait même y ajouter
01:01:41Marseille
01:01:41un dernier exemple
01:01:42un père de famille
01:01:43de 34 ans
01:01:44placé en garde à vue
01:01:45pour avoir menacé de mort
01:01:46plusieurs membres du personnel
01:01:47d'une école maternelle
01:01:48à Marseille
01:01:49dans le 13ème
01:01:50mais docteur Valet
01:01:52ça nous dit quoi
01:01:52de ces parents
01:01:54comment que vous êtes parent
01:01:55vous dites
01:01:56ah bah
01:01:57le prof il s'est pas bien
01:01:58occupé de ma fille
01:01:59ou il lui a mal parlé
01:02:00ou il lui a manqué de respect
01:02:01c'est quoi ?
01:02:01c'est l'enfant est roi
01:02:03et on ne peut plus parler
01:02:04d'adulte à adulte normalement ?
01:02:06voilà
01:02:06et ça va au-delà même
01:02:08de cette notion d'enfant roi
01:02:09qu'on a un peu trop
01:02:10recondu dans le taux responsable
01:02:12je crois qu'on est plus face
01:02:13à une désinstitutionnalisation
01:02:15de la relation
01:02:16c'est-à-dire que l'enseignant
01:02:17le directeur d'établissement
01:02:19représente une institution
01:02:20mais dans la relation parent
01:02:23enseignant
01:02:23cette dimension
01:02:24a complètement disparu
01:02:25c'est-à-dire que l'enseignant
01:02:27il s'agit
01:02:27face à l'enseignant
01:02:28il s'agit plus effectivement
01:02:29de voir celui
01:02:30qui est porteur d'une mission
01:02:31qui représente l'enseignement
01:02:33qui va transmettre des valeurs
01:02:34on y voit un individu
01:02:35avec qui
01:02:36on n'est même plus
01:02:37dans la discussion
01:02:38dans lequel on pourrait dire
01:02:40je suis pas tout à fait d'accord
01:02:41avec vos méthodes éducatives
01:02:42on est dans l'intimidation
01:02:44vous n'avez pas le droit
01:02:46vous n'avez que des devoirs
01:02:48et c'est moi qui décide
01:02:49de ce que vous allez faire
01:02:50de mon enfant
01:02:50mais sauf que là
01:02:51on est pas dans n'importe quel contexte
01:02:53on est dans l'après
01:02:53Samuel Paty
01:02:54et on a l'impression
01:02:55que ces faits se répètent
01:02:57à l'envie collectivement
01:02:59qu'est-ce qui se passe en fait ?
01:03:00Tout à fait
01:03:00et c'est le paradoxe
01:03:02de la situation
01:03:03de la Samuel Paty
01:03:04c'est-à-dire qu'effectivement
01:03:05cette situation
01:03:07extrêmement grave
01:03:08qui a effectivement mobilisé
01:03:09la France entière
01:03:11aboutit à ce paradoxe
01:03:14qu'on a une tendance
01:03:15à dédramatiser la menace
01:03:18c'est-à-dire que la menace
01:03:20ne va pas forcément
01:03:22aboutir à un passage à l'acte
01:03:23mais elle s'inscrit toujours
01:03:25dans un mode
01:03:27d'intimidation
01:03:28de l'enseignant
01:03:29Sabrina
01:03:29On observe quand même
01:03:31qu'il y a un après
01:03:31Samuel Paty du côté de la justice
01:03:33on voit que la justice
01:03:34maintenant répond
01:03:34il y a eu des condamnations
01:03:36on s'est pris au sérieux
01:03:36ces menaces de mort
01:03:37mais de l'autre côté
01:03:38vous avez l'éducation nationale
01:03:39qui elle continue
01:03:40à faire le pas de vague
01:03:41alors qu'au début
01:03:42lorsqu'il y a eu l'affaire Samuel Paty
01:03:44on s'était dit
01:03:44que ça serait plutôt
01:03:45l'éducation nationale
01:03:46qui allait réagir
01:03:47voire sur-réagir
01:03:48et protéger
01:03:48ils ont refusé de donner le nom
01:03:50Samuel Paty au collège
01:03:51de Conflans-Saint-Honorin
01:03:52c'est quand même un signe
01:03:54mais ils ont pris du temps
01:03:54avant de le faire
01:03:55rappelez-vous
01:03:55et d'ailleurs les enseignants
01:03:57de ce collège n'étaient pas d'accord
01:03:58au début
01:03:58donc on voit bien en tout cas
01:04:00que l'éducation nationale
01:04:01a du mal à gérer
01:04:02et à protéger quelque part
01:04:04ces professeurs
01:04:05ces instituteurs
01:04:06tandis que la justice
01:04:07elle
01:04:07il y a un après Samuel Paty
01:04:09prend en considération
01:04:10très sérieusement maintenant
01:04:11ces menaces de mort
01:04:12David Leroux
01:04:13sur l'institution
01:04:15c'est des choses que vous connaissez trop bien
01:04:17parce que alors vous
01:04:17ça fait longtemps que
01:04:19beaucoup de membres de la population
01:04:20vous ont démystifié
01:04:21au point de vous agresser
01:04:22c'est à dire qu'on voit plus l'uniforme
01:04:24on voit plus ce que ça représente
01:04:25de protection même pour les français
01:04:27on vous voit comme l'ennemi
01:04:28c'est presque pareil
01:04:28avec les profs aujourd'hui
01:04:29mais soyons clair
01:04:30pourquoi hier
01:04:31il y avait 10 000 policiers
01:04:32dans la rue
01:04:33et devant l'Assemblée nationale
01:04:35pour réclamer des moyens
01:04:36c'est parce qu'aujourd'hui
01:04:37cette société
01:04:38et notamment les agents de l'Etat
01:04:39le régalien
01:04:40santé, sécurité, éducation
01:04:42tous ces agents-là de l'Etat
01:04:44sont confrontés à la menace
01:04:45à la violence
01:04:46les policiers
01:04:47sont passés les premiers
01:04:48par l'historique
01:04:49de cette société
01:04:50aujourd'hui
01:04:50ou une forme quand même
01:04:51d'inversion des valeurs
01:04:52mais aujourd'hui
01:04:53l'école publique
01:04:54qui était quand même un sanctuaire
01:04:56les urgences
01:04:57aujourd'hui dans n'importe quel service
01:04:58des urgences de France
01:04:59vous avez des agents de sécurité
01:05:00donc est-ce que demain
01:05:01il faudra recruter
01:05:02des agents de sécurité
01:05:03dans chaque école de France
01:05:04on en prend le chemin
01:05:06donc pourquoi nous aujourd'hui
01:05:07on tire la sonnette d'alarme
01:05:09on demande une réponse pénale adaptée
01:05:10et évidemment
01:05:11par rapport à la difficulté du métier
01:05:13on le dit clairement
01:05:14métier difficile
01:05:15métier dangereux
01:05:16égale un salaire décent
01:05:17mais je pense aussi
01:05:18évidemment à mes collègues policiers
01:05:19mais je pense forcément
01:05:21aux pompiers
01:05:21qui sont agressés
01:05:22aux soignants qui sont agressés
01:05:24et aux enseignants qui sont agressés
01:05:25Maître Ruben
01:05:25c'est vrai que la justice
01:05:26est devenue implacable
01:05:27comme le rappelait Sabrina
01:05:28l'affaire du Foguet
01:05:29je crois que le père
01:05:30a pris 6 mois ferme
01:05:31avec mandat de dépôt
01:05:33donc il a été incarcéré immédiatement
01:05:34mais ça met du temps
01:05:36à infuser dans l'esprit
01:05:36des parents qui sont réfractaires
01:05:38réfractaires si je puis dire
01:05:39est-ce que ça va suffire
01:05:41à nous faire redresser le tir
01:05:42et dire non mais maintenant
01:05:43on arrête le délire
01:05:44et on arrête de proférer des menaces
01:05:47qui sont traumatisantes
01:05:48pour ceux qui les reçoivent
01:05:50je crois qu'il y a une libération
01:05:51de la parole violente
01:05:52en fait il n'y a plus de retenue
01:05:54aujourd'hui
01:05:55la loi elle a pris la mesure de cela
01:05:57en fait ce sont des professions
01:05:59pas réglementées
01:06:00mais qui sont protégées
01:06:01en fait quand vous avez
01:06:01une mission de service public
01:06:02je pense évidemment
01:06:04aux fonctionnaires de police
01:06:05aux gens de la RATP
01:06:08aux professeurs des écoles
01:06:09en fait vous êtes aux magistrats
01:06:10aux avocats
01:06:11en fait la loi est plus sévère
01:06:12à l'égard de ces gens-là
01:06:13en fait c'est pas une simple
01:06:14engueulade entre deux personnes
01:06:15et donc on prend la mesure de cela
01:06:17aujourd'hui
01:06:17des faits qui se passent
01:06:18au mois de septembre
01:06:19une garde à vue
01:06:20une agence au mois de décembre
01:06:22si vous voulez
01:06:22quand vous connaissez l'état
01:06:23de notre justice actuelle
01:06:24j'ai envie de dire
01:06:25ça a fonctionné
01:06:25et ça semble bien fonctionner
01:06:27je rappelle quand même
01:06:28qu'elle est présumée innocente
01:06:29et qu'elle se défendra
01:06:30sans doute devant le tribunal
01:06:31mais c'est vrai que
01:06:33aujourd'hui
01:06:33on a l'impression néanmoins
01:06:35que les choses se passent mieux
01:06:37et qu'on appréhende
01:06:37davantage ce genre de faits
01:06:38mais ça s'inscrit aussi
01:06:40dans ce qui est décrit
01:06:41depuis quand même quelques mois
01:06:42et quelques années
01:06:42je ne suis pas sûre
01:06:43que ça se passe mieux
01:06:44quand on vous raconte
01:06:44quatre ou cinq occurrences
01:06:45en quelques jours
01:06:47moi je n'ai pas la sensation
01:06:48que ça se passe mieux
01:06:48si on en parle tous les jours
01:06:50c'est sûr que quatre, cinq faits
01:06:51sur des centaines de faits
01:06:52qui se passent en France
01:06:53vous ne voulez pas nous dire
01:06:53que c'est des faits divers quand même
01:06:54je ne dis pas ça
01:06:55je dis que si on en parle tous les jours
01:06:57et qu'on les conjugue l'un
01:06:58les uns aux autres
01:06:59on va dire que c'est fréquent
01:06:59mais en fait ces violences-là
01:07:01ces mots
01:07:02je pense qu'ils existent depuis toujours
01:07:03aujourd'hui on en parle davantage
01:07:05et il y a des poursuites
01:07:06qui effectivement
01:07:06sont mises en place
01:07:07par les parquets
01:07:08les menaces de mort
01:07:08il n'y en a eu pas forcément
01:07:09il y a encore 10, 20 ans
01:07:10à une telle fréquence
01:07:12il peut y avoir des conflits
01:07:13mais de là
01:07:14à avoir des menaces de mort
01:07:15on passe quand même
01:07:15pour une gratinure
01:07:17je rappelle quand même
01:07:18les gratinures de la fille
01:07:19je suis désolée
01:07:20on manque un petit peu de temps
01:07:21sur cette partie
01:07:22mais on revient
01:07:23dans quelques secondes
01:07:24on va vous parler d'une autre
01:07:25agression violente
01:07:26d'une mère
01:07:27à qui on a dérobé son collier
01:07:29en pleine gare Saint-Charles
01:07:31si vous connaissez la gare Saint-Charles
01:07:32à Marseille
01:07:32elle est quand même assez fréquentée
01:07:34en tout cas à toute heure de la journée
01:07:35voyez les images
01:07:36de cette maman
01:07:37avec sa petite fille
01:07:38qui lui tient la main
01:07:40et bien on va vous raconter
01:07:41toute l'enquête
01:07:42du début
01:07:42on va voir les images
01:07:43même de l'agression
01:07:44jusqu'à l'interpellation
01:07:47du vrai suspect
01:07:48et le passage aux aveux
01:07:50c'est très intéressant
01:07:50de voir une affaire
01:07:52comme ça menée de bout en bout
01:07:53à tout de suite
01:07:54dans Police Justice 24h en France
01:08:24de retour dans votre émission
01:08:25avec sa très jeune fille
01:08:27le travail des policiers
01:08:28et donc l'arrestation du coupable
01:08:30tout commence donc à Marseille
01:08:32on est à la gare Saint-Charles
01:08:33un endroit très fréquenté
01:08:34vous le savez peut-être
01:08:35en plein jour
01:08:36un jour d'été banal
01:08:38pour de nombreux voyageurs
01:08:39et puis soudain
01:08:40une agression violente
01:08:41captée par les vidéosurveillances
01:08:44par la vidéosurveillance
01:08:45et nous allons vous montrer
01:08:46les images de l'agression
01:08:47regardez
01:08:50aidée par la vidéo
01:08:51la police enquête
01:08:52sur plusieurs de ces agressions
01:08:53notamment celle de cette femme
01:08:56et sa petite fille
01:08:59elles sont insouciantes
01:09:00leurs vacances se terminent
01:09:02elles s'apprêtent
01:09:03à prendre le train
01:09:07mais ces deux jeunes
01:09:08en ont décidé autrement
01:09:10les voici
01:09:14pendant que l'un s'éloigne
01:09:16le jeune en blanc
01:09:16va s'arranger pour croiser
01:09:18le chemin de la mère de famille
01:09:24il arrache violemment
01:09:25le collier en or de sa victime
01:09:27et s'enfuit
01:09:33la mère et la fille
01:09:34sont sous le choc
01:09:34et bêtées
01:09:40terrible image
01:09:40on voit la petite fille partir
01:09:42revenir
01:09:42on va y revenir
01:09:43David Lérault
01:09:44les agressions au collier
01:09:45c'est
01:09:46les gens maintenant
01:09:47ça ça fait
01:09:47alors moi j'ai exercé à Marseille
01:09:48de 2001 à 2008
01:09:49et déjà à l'époque
01:09:51une des premières choses
01:09:52qu'on déconseillait
01:09:53aux personnes
01:09:54les résidents marseillais
01:09:55comme les touristes
01:09:56pas de chaîne en or apparente
01:09:57les amis
01:09:58que nous soyons en Marseille
01:09:59pas de chaîne apparente
01:10:00parce qu'il y avait
01:10:01ce principe d'arrachage
01:10:02que ce soit à pied
01:10:03ou des individus à scooter en deux
01:10:05c'était un grand classique
01:10:06notamment sur le vieux port à l'époque
01:10:07mais rien n'a changé
01:10:09l'or apparent à Marseille
01:10:10c'est à proscrire
01:10:11je le dis très sérieusement
01:10:13pour éviter ce genre d'agression
01:10:14pas de bijoux
01:10:15pas de signes extérieurs
01:10:16de richesses
01:10:17plus avec le cours de l'or
01:10:18alors regardez
01:10:18on poursuit
01:10:19parce que cette femme évidemment
01:10:21on l'a retrouvée
01:10:22elle revient sur ce qu'on a aperçu
01:10:23et le choc à la fois que elle
01:10:25mais aussi sa petite fille
01:10:27on subit
01:10:28c'est assez poignant
01:10:29comme témoignage
01:10:31il me prend au coup
01:10:32pensant qu'il voulait m'étrangler
01:10:35j'ai essayé de me maîtriser
01:10:38du coup ma fille est partie en courant
01:10:41j'ai serré mon sac contre moi
01:10:43pensant qu'il en voulait à mon sac
01:10:47et d'un coup j'entends le claque de ma chaîne
01:10:53qui était là
01:10:55qui faisait partie de moi
01:10:56je suis tombée au sol
01:10:57et je me suis relevée en hurlant
01:11:00et ma fille m'entendant crier
01:11:03elle est revenue vers moi
01:11:05en...
01:11:13elle est revenue vers moi
01:11:14en me disant que
01:11:16je la sentais être...
01:11:20je la sentais culpabiliser le fait
01:11:21de m'avoir laissée par terre
01:11:23et de m'entendre hurler
01:11:24et de...
01:11:26de cet enfui
01:11:27de...
01:11:28de...
01:11:28de...
01:11:29de cette situation
01:11:30et elle me dit...
01:11:32maman, maman
01:11:33j'ai cru qu'il voulait me prendre
01:11:34c'est pour ça que je suis partie
01:11:37Docteur Vallée
01:11:37on... on... on sent en fait
01:11:39tout le désarroi de cette femme
01:11:40qui culpabilise énormément
01:11:42c'est ça hein
01:11:43les dégâts ils sont terribles
01:11:44sur cette famille
01:11:45parce qu'en fait
01:11:46elle a l'impression
01:11:48bah que voilà
01:11:49elle a un peu laissé tomber sa fille
01:11:51ou qu'elle l'a mise
01:11:52dans une situation de danger
01:11:54oui
01:11:55effectivement il y a plusieurs mouvements
01:11:57et chez cette femme
01:11:58et chez cet enfant
01:11:59qui entrent aussi en collision
01:12:01c'est à dire que
01:12:02le premier...
01:12:03la première réaction c'est effectivement
01:12:04je pense
01:12:04cette peur intense
01:12:05au moment de l'agression
01:12:06qui est associée à la chute
01:12:08avec tout ce que ça peut...
01:12:09ça fait mal
01:12:10on voit qu'elle tombe vraiment
01:12:11de toute sa hauteur
01:12:12tout à fait
01:12:12et immédiatement
01:12:13on l'entend tout à fait
01:12:16l'angoisse
01:12:17la culpabilité
01:12:18par rapport effectivement
01:12:18à avoir failli
01:12:19à ses missions de mère
01:12:21à savoir protéger cet enfant
01:12:22et dans le même temps
01:12:23et elle est très fine
01:12:24cette mère
01:12:24puisqu'elle perçoit tout de suite
01:12:26la culpabilité de sa fille
01:12:27qui elle aussi je pense
01:12:28a été à la fois mobilisée
01:12:29par l'angoisse
01:12:30et donc elle a fui
01:12:31qui est un réflexe
01:12:32tout à fait naturel
01:12:33mais entendant sa mère criée
01:12:34effectivement
01:12:35elle s'est sentie
01:12:36à la fois
01:12:37devoir protéger sa mère
01:12:38alors que c'est pas son rôle
01:12:39et de devoir revenir
01:12:40et de devoir même se justifier
01:12:41je trouve ça extrêmement touchant
01:12:42comment cet enfant
01:12:43a besoin de se justifier
01:12:44en disant
01:12:45j'ai eu peur pour moi
01:12:46donc je suis parti
01:12:47mais je suis quand même revenu
01:12:48oui elle est obligée
01:12:49de faire montre de loyauté
01:12:50envers sa maman
01:12:51ça c'est très présent
01:12:51chez les enfants
01:12:53on poursuit avec
01:12:54une autre partie du témoignage
01:12:56l'agression a duré
01:12:58quelques secondes
01:12:58vous l'avez vu
01:12:59mais les effets
01:13:00encore une fois
01:13:01sur la psyché de cette femme
01:13:03et elle l'explique très bien
01:13:04sont dévastateurs
01:13:06Cette agression
01:13:07n'a duré qu'une seconde
01:13:08et 17 centièmes
01:13:09mais ses effets sont dévastateurs
01:13:12il a brisé des rêves
01:13:14d'une petite fille
01:13:14il a brisé
01:13:16il a brisé la confiance aussi
01:13:18que j'avais moi en moi
01:13:20ma fille a reparlé de lui
01:13:23il n'y a pas très longtemps
01:13:25elle s'est mise à marcher
01:13:26un petit peu
01:13:27en rebondissant
01:13:28sur ses baskets
01:13:29en me disant
01:13:30il marchait comme ça maman
01:13:32il marchait comme ça
01:13:36donc là je lui ai dit
01:13:37de qui tu parles ?
01:13:40parce qu'on parlait plus de lui du tout
01:13:41et elle me dit
01:13:43le monsieur qui t'a enlevé le courrier
01:13:44il marchait comme ça
01:13:45je lui ai dit
01:13:46oui ma beauté il marchait comme ça
01:13:47c'est vrai t'as raison il marchait comme ça
01:13:49aujourd'hui moi j'ai peur de tout le monde
01:13:53vous avez peur de quoi ?
01:13:55j'ai peur de chaque individu qui s'approche de moi
01:13:59je sursaute énormément
01:14:00je vois un mec avec un jogging blanc
01:14:04j'en ai peur
01:14:05alors que j'ai l'habitude de les voir
01:14:07pour moi je ne faisais pas de différence
01:14:10un mec en jogging ou un mec en costard
01:14:13et aujourd'hui un gars en jogging
01:14:16je vais le dévisager
01:14:17je vais prendre mes distances
01:14:19j'ai peur
01:14:20j'ai peur
01:14:23elle est traumatisée
01:14:26c'est ce qu'on appelle communément
01:14:27le stress post traumatique
01:14:29avec une hyper vigilance
01:14:31elle l'explique bien
01:14:32et le cerveau constamment en alerte
01:14:34tout à fait
01:14:34et le risque c'est que sa fille vive également
01:14:37les mêmes choses
01:14:37là on a tout à fait dans ce que décrit la mère
01:14:40les éléments qui permettent de comprendre
01:14:41le processus du traumatisme
01:14:43c'est quand un événement
01:14:44vient donner une réalité
01:14:46à des choses qu'on a pu parfois fantasmer
01:14:47mais qui étaient très loin de nous
01:14:50événement complètement inattendu
01:14:51c'est à dire que dans sa réalité
01:14:53celle de mère
01:14:54celle de cet enfant
01:14:55il y a l'idée effectivement
01:14:56que ce que l'on n'imaginait pas
01:14:58est vraiment arrivé
01:14:58et donc pourrait à n'importe quel moment
01:15:00se reproduire
01:15:01donc une agression d'une seconde
01:15:03vous pouvez quand même
01:15:04vu la violence
01:15:05pendant des mois
01:15:06la revivre
01:15:07en faire des cauchemars
01:15:08c'est ça qui s'installe
01:15:09tout à fait
01:15:09parce que ce qui est en jeu
01:15:10c'est pas la durée
01:15:11mais c'est vraiment l'imprévisibilité
01:15:14l'immédiateté
01:15:14c'est à dire que rien n'était
01:15:1530 secondes avant que ça n'arrive
01:15:18rien n'était prévisible
01:15:19et c'est ça qui crée l'angoisse
01:15:20c'est se dire que
01:15:21alors que tout allait bien
01:15:22n'importe quoi peut arriver
01:15:23sans que je le prévois
01:15:25Sabrina
01:15:26évidemment
01:15:26en tant que mère
01:15:28on s'identifie aussi
01:15:29à cette femme
01:15:30on se dit mais
01:15:31qu'est-ce que j'aurais fait moi
01:15:32à sa place
01:15:33avec mon enfant
01:15:34comme ça que
01:15:35vous tombez à terre
01:15:36vous pouvez pas lui tenir la main
01:15:37vous pouvez pas le sécuriser
01:15:38vous le voyez partir
01:15:39tout se passe dans la confusion en fait
01:15:41tout se passe très vite
01:15:42et puis un sentiment de culpabilité
01:15:43et puis on voit aussi
01:15:44qu'on n'a pas forcément les réflexes
01:15:46qu'on avait anticipé
01:15:48quand on imaginait une situation pareille
01:15:50là son premier réflexe
01:15:51c'est de ne pas aller vers sa fille
01:15:53et elle est d'abord traumatisée
01:15:55elle est bt quoi
01:15:56elle essaie de comprendre
01:15:56ce qui vient de se passer
01:15:57puis il y a toujours la peur de la mort
01:15:58parce que cette agression finalement
01:16:00c'était pour le collier
01:16:00mais vous voyez qu'il est très physique
01:16:02quand il s'en prend à elle
01:16:04il aurait pu très bien essayer
01:16:05de la poignarder
01:16:05donc il y a aussi d'un coup
01:16:07ce rapport à un risque de mort imminente
01:16:09qu'il faut comprendre
01:16:11qu'il faut ingurgiter
01:16:12il faut tout de suite retrouver sa fille
01:16:14enfin tout est bouleversé
01:16:15et ces victimes là
01:16:16parfois c'est pas sur le moment
01:16:17mais en effet quand on les retrouve plus tard
01:16:19elles en parlent
01:16:20elles revivent les instants
01:16:21en en parlant
01:16:21on le voit dans l'interview
01:16:22qu'elle est complètement prise par l'émotion
01:16:24et ça laisse des
01:16:26peut-être pas exactement la même forme
01:16:27de traumatisme pour la petite fille
01:16:29mais on voit que ça fait créer des dégâts
01:16:31sur du long terme
01:16:32une petite agression
01:16:33pour nous journalistes
01:16:34qui voyons ça
01:16:34qui nous disons
01:16:35ah bah oui c'était pour juste
01:16:36finalement un petit collier en or
01:16:38à des répercussions extrêmement graves
01:16:40et profondes
01:16:41et sur du long terme
01:16:42pour les victimes
01:16:43qui peuvent être n'importe qui
01:16:44David Léraud pour voler un collier
01:16:46il faut quand même y aller
01:16:46parce que souvent un collier
01:16:47ça résiste
01:16:49et ça peut faire des marques
01:16:51on est clairement sur du corps à corps
01:16:53et alors j'étais hier à 16h
01:16:54dans le bureau du ministre de l'Intérieur
01:16:55mais nous lui avons dit clairement
01:16:57la sécurité ça a un coût
01:16:59mais j'ai une certitude
01:17:00c'est que l'insécurité
01:17:00ça coûte encore plus cher
01:17:03oui mais enfin bon
01:17:03là je parle vraiment de l'agression
01:17:05en elle-même
01:17:05il faut tirer fort
01:17:06pour parvenir
01:17:07vous vous souvenez de cette dame
01:17:08cette religieuse
01:17:10dans une paroisse
01:17:11elle avait 80 ans
01:17:12le type il s'est acharné sur elle
01:17:14parce que parfois ça ne résiste pas
01:17:15mais il recule devant rien en fait maintenant
01:17:17c'est ça le truc
01:17:18et le pire c'est que si cette chaîne
01:17:19selon la qualité
01:17:21résiste
01:17:21il continue
01:17:22il persiste
01:17:23et bien malheureusement
01:17:24nous voyons que quand la personne
01:17:26en général personne vulnérable
01:17:27parce que ce ne sont pas
01:17:28des grands courageux ces individus
01:17:30quand la personne résiste elle-même
01:17:31elle n'hésite pas à porter des coups violents
01:17:33on en a des centaines d'exemples
01:17:36où la personne a pu résister
01:17:37parce que c'est aussi un réflexe qui peut arriver
01:17:39quand vous résistez vous vous exposez
01:17:41à un surcoût de violence
01:17:42juste la semaine dernière
01:17:44dans le tram
01:17:44cette femme qui voulait prendre le tram
01:17:46un homme vient avec un couteau
01:17:47pour lui prendre son sac à main
01:17:48elle refuse
01:17:48et il la poignarde à deux reprises
01:17:50elle était en urgence vitale
01:17:52quand même
01:17:52donc aujourd'hui il ne faut plus porter de bijoux
01:17:54le policier que vous êtes
01:17:55il nous donne ce petit conseil de base
01:17:58sur la voie publique
01:17:59qui est dans les transports en commun
01:18:00parce que les transports en commun
01:18:01en France c'est quand même
01:18:01en grande partie
01:18:02une zone où il y a de nombreuses agressions
01:18:04qui peuvent être verbales
01:18:05mais jusqu'au physique
01:18:07moi effectivement
01:18:08je ne mettrais pas
01:18:09des bijoux de valeur
01:18:10parce que
01:18:11généralement
01:18:11ils jettent un oeil
01:18:12ils essayent de repérer
01:18:13mais moi je ne mettrais plus
01:18:14de l'or
01:18:16et pourtant elle n'est pas bling bling
01:18:17excusez-moi
01:18:18pas du tout
01:18:18mais il y a des pays
01:18:19où on vous troche le doigt
01:18:21pour vous voler votre bague
01:18:22j'espère qu'on n'en arrivera pas
01:18:23à ça en France
01:18:23mais enfin je veux dire
01:18:24c'est déjà arrivé
01:18:25dans des homejacking
01:18:26en région parisienne
01:18:27alors c'est déjà arrivé
01:18:28dans des homejacking
01:18:28les montres, les Rolex
01:18:30on n'en parle pas
01:18:30bon
01:18:31l'enquête
01:18:32parce que l'enquête elle continue
01:18:33c'est ça qu'on voulait vous montrer
01:18:34ce qui fait l'intérêt aussi
01:18:35de ces images assez inédites
01:18:37les policiers
01:18:38ils vont la mener
01:18:39sur la base
01:18:40vous l'aurez compris
01:18:40des images de vidéosurveillance
01:18:42parce que la gare est très bien quadrillée
01:18:44et de témoignages également
01:18:45nouvel extrait
01:18:51bonsoir
01:18:55c'est moi
01:18:56c'est moi
01:18:58c'est moi
01:18:59c'est moi
01:18:59c'est moi
01:18:59c'est moi
01:19:00étonnamment le jeune homme
01:19:01ne semble pas surpris
01:19:02de l'arrivée de la police
01:19:04en fait la famille a été alertée la veille
01:19:07c'est vrai en plus
01:19:09hier soir
01:19:09il y a des gens
01:19:10qui sont venus nous voir
01:19:11ils nous ont dit
01:19:13je te fais traiter
01:19:13genre en temps
01:19:14ils ont dit
01:19:14tu es recherchée par la police
01:19:16et tout
01:19:16c'est pour ça
01:19:19je ne suis pas inquiet
01:19:20et nous on s'est préparé
01:19:20et on s'est dit
01:19:21quand il va aller prier
01:19:22après on va aller voir
01:19:23je suis commissariat avec lui
01:19:28Direction le commissariat
01:19:29il faut maintenant entendre le suspect
01:19:31et vérifier les faits
01:19:32qui lui sont reprochés
01:19:40le jeune homme explique à Thierry
01:19:41qu'il s'apprêtait à venir de lui-même
01:19:43voir les policiers
01:19:44et tu es allé venir au commissariat
01:19:47tu es allé à la prière d'abord
01:19:48et après tu es venu au commissariat
01:19:54Thierry est intrigué par la réaction du jeune homme
01:19:56mais aussi par sa façon de marcher
01:19:58qui ne correspond pas à celle de l'homme sur la vidéo
01:20:02pour en avoir le coeur net
01:20:03il décide de visionner à nouveau
01:20:05les images des caméras de surveillance
01:20:07lors du vol à l'arraché
01:20:12il n'a pas la même démarche
01:20:13il marche avec les gens marqués
01:20:14tu vois sur la vidéo
01:20:15on ne voit pas marcher les gens marqués
01:20:17pour moi c'est pas lui
01:20:19l'entrée on l'a balancé à lui
01:20:21je sais pas pourquoi
01:20:24Thierry décide de confronter
01:20:25le jeune homme interpellé
01:20:26au témoin qui l'a identifié
01:20:28lui aussi est présent au commissariat
01:20:30assis à gauche
01:20:32je connais
01:20:37coup de théâtre
01:20:39le témoin vient de se rétracter
01:20:41et il s'excuse
01:20:44mais la déception de Thierry va être de courte durée
01:20:48alors qu'il prend les dépositions
01:20:50l'affaire rebondit à nouveau
01:20:53un jeune homme placé en garde à vue
01:20:55passe dans le couloir à ce moment là
01:20:56et le témoin le reconnaît
01:20:58il affirme qu'il est l'agresseur de la gare Saint-Charles
01:21:02dis moi
01:21:03c'est sûr que c'est lui ?
01:21:04ouais je suis sûr
01:21:07donc on comprend qu'il y avait eu une information
01:21:09ils sont allés chez ce type
01:21:09ils se sont trompés
01:21:10et faux témoignages c'est fréquent
01:21:13quand on croit c'est à dessein
01:21:15ou parfois on croit vraiment de bonne foi
01:21:17reconnaître quelqu'un David Leroux
01:21:19vous l'avez synthétisé
01:21:20parfois il y a des erreurs de bonne foi
01:21:22parfois c'est à dessein
01:21:23donc il appartient évidemment aux enquêteurs
01:21:25d'essayer de tirer le vrai de la situation
01:21:28mais il faut quand même souligner
01:21:29le courage d'un jeune homme
01:21:30qui est capable de témoigner
01:21:32et en tout cas de participer
01:21:34à l'identification de l'auteur de ce délit
01:21:37faux témoignages c'est courant
01:21:39dans les enquêtes comme ça
01:21:40vous êtes avocat pénaliste maître Ruben
01:21:43parfois on veut faire payer les autres
01:21:44ou alors c'est des guerres de clans
01:21:46on croit qu'on a reconnu quelqu'un
01:21:48sur la base d'un autre
01:21:49qui nous a dit quelque chose
01:21:50tout cela est très fluctuant
01:21:52il faut faire attention en fait
01:21:53de voir les coulisses d'une enquête
01:21:55et là on était quasiment en temps réel
01:21:57alors je ne sais pas si c'est un faux témoignage
01:21:59ou non
01:22:00est-ce que c'est un témoignage de confort
01:22:01ou pas
01:22:01ce que je vois en tout cas
01:22:02c'est que la police a eu de la chance
01:22:04finalement puisque c'est au travers
01:22:06le passage de ce garçon
01:22:08qu'il a été identifié
01:22:09donc je suppose que le témoignage initial
01:22:12n'était pas un témoignage de confort
01:22:13et de pouvoir satisfaire les intérêts d'un autre
01:22:15mais qu'au contraire il doit être de bonne foi
01:22:17et bien justement l'enquête
01:22:18donc vous avez vu et vous l'avez compris
01:22:19a rebondi de manière spectaculaire
01:22:21donc il faut recueillir plusieurs éléments
01:22:25regardez la résolution de cette affaire
01:22:28Thierry va maintenant s'occuper du nouveau suspect
01:22:30déjà en garde à vue pour un autre vol à l'arraché
01:22:36il décide de perquisitionner chez lui
01:22:41et sur le chemin
01:22:43coincé entre deux policiers
01:22:45ce garçon de 14 ans passe rapidement aux aveux
01:23:13il vient d'avouer
01:23:16il vient d'avouer
01:23:20arrivé chez lui
01:23:20les policiers veulent récupérer le survêtement blanc
01:23:22qu'il portait le jour de l'agression
01:23:24bonjour
01:23:27le pantalon que tu avais dimanche
01:23:28le survêtement blanc
01:23:31le t-shirt quelle chambre
01:23:33là derrière
01:23:33voilà c'est celui-là
01:23:36et ça
01:23:39les baskets elles sont où ?
01:23:42des aveux
01:23:43des preuves matérielles
01:23:45les enquêteurs ont tous les éléments nécessaires
01:23:47pour sa mise en examen
01:23:48ça marche
01:23:51et à l'arrivée il sera placé sous contrôle judiciaire
01:23:54et suivi par des éducateurs
01:23:55parce qu'il n'a que 14 ans
01:23:57peine conforme maître Ruben
01:23:59face à l'ampleur de l'affaire
01:24:02alors malheureusement ou heureusement
01:24:03ce n'est pas l'ampleur de l'affaire
01:24:05qui détermine si quelqu'un part en détention ou pas
01:24:07vous avez parfois des gens
01:24:10dont les faits sont avérés
01:24:11et puis qui bénéficient d'une remise en liberté
01:24:13parce que les critères fixés par la loi
01:24:15fait qu'on peut retrouver la liberté
01:24:16et vous avez parfois des gens qui sont innocents
01:24:18qui sont mis en examen et qui sont incarcérés
01:24:20là moi je ne connais pas les coulisses du dossier
01:24:22mais j'imagine qu'on n'incarcère pas quelqu'un de 14 ans
01:24:26de cette manière là
01:24:26vous indiquez qu'il a été mis sous contrôle judiciaire
01:24:29je suis surpris qu'il n'y ait pas eu de plus tôt
01:24:30un placement dans un centre
01:24:32comment dirais-je un centre éducatif
01:24:34renforcé ou fermé
01:24:34mais on ne sait pas trop dans les conditions
01:24:37ça m'a l'air un peu approximatif
01:24:38mais c'est vrai qu'évidemment
01:24:41le poids des fautes de la vidéo
01:24:43parce que si vous voulez
01:24:44je trouve que c'est assez frappant
01:24:45et indiscutablement elles sont très frappantes ces images
01:24:47il y a une différence entre une personne
01:24:49qui dépose plainte pour un fait de vol
01:24:50puis bon qu'on recueille comme ça
01:24:52et quelqu'un qui dépose plainte pour des faits de vol
01:24:54qui sont étayés par de la vidéo
01:24:55et c'est vrai que là il y a une certaine violence
01:24:58une vraie violence qui est exercée
01:24:59mais bon vous avez un juge pour enfants
01:25:01ou un juge d'instruction j'en sais rien
01:25:02qui est estimé sur réquisition conforme
01:25:04ou non du procureur
01:25:05que ce garçon devait retrouver la liberté
01:25:06bon David Léraud le recueil de preuves
01:25:08c'est hyper important
01:25:09on voit bien comment ils ficellent leur enquête
01:25:11il leur faut le jogging
01:25:12il leur faut un certain nombre de choses
01:25:14et puis retrouver le collier
01:25:15enfin ils vont jusqu'au bout pour pouvoir effectivement
01:25:19mener, monter leur dossier comme on dit
01:25:21ça c'est essentiel
01:25:22oui c'est essentiel et puis votre reportage
01:25:24sinon vous ne le confondez pas
01:25:25parce qu'il montre effectivement de A à Z
01:25:28avec peut-être un rebondissement
01:25:30mais que moi je n'appellerais pas de la chance
01:25:31parce que s'il était dans les couloirs
01:25:33ce jeune homme interpellé par la police
01:25:35à 10 mètres
01:25:36c'est que déjà la police travaillait sur ce jeune homme
01:25:39et donc j'ose espérer en tout cas
01:25:40effectivement avec tous les éléments étayés
01:25:43toutes les preuves apportées
01:25:44grâce à ce travail fastidieux
01:25:46qui a un suivi clair
01:25:48et notamment un placement en centre éducatif fermé
01:25:50parce que c'est justifié quand on voit
01:25:51la violence de l'agression
01:25:53Merci à tous d'avoir répondu présent cet après-midi
01:25:56dans quelques instants la suite de l'actualité c'est avec vous
01:25:59Pierre de Villeneuve
01:26:00Bonjour Nelly
01:26:00L'info de Villeneuve à suivre
01:26:01Bonjour à tous
01:26:02on partira à Ceuta
01:26:03puisque la situation est loin d'être réglée
01:26:05chose vue avec Thibaut Marchoteau
01:26:07qui a passé pas mal de jours de reportage là-bas
01:26:09ils sont au moins 30 000 encore à être sur place
01:26:11me dit Thibaut
01:26:13et puis bien sûr le geste de Kylian Mbappé
01:26:15qui enlève le t-shirt de soutien aux habitants de Ceuta
01:26:19tout ça c'est à suivre
01:26:20Merci beaucoup et quant à nous on vous dit avec Sabrina
01:26:23à demain dès 13h pour Police Justice 24h en France
01:26:27Excellente fin d'après-midi
01:26:28Merci à tous