- il y a 1 semaine
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de Polyjustice 24h en France.
00:00:04Je suis ravie de vous accueillir pour cette nouvelle semaine ensemble.
00:00:07Chaque jour vous en avez l'habitude maintenant de 13 à 15h de l'actualité, des reportages, des témoignages également.
00:00:13Quand les faits divers deviennent des faits de société, ça se passe ici sur CNews.
00:00:17Et à la une ce midi, on vous parlera de cette affaire incroyable que nous allons vous révéler.
00:00:22L'influenceur algérien Youssef Aziria qui est suivi par 400 000 personnes
00:00:27et plus connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Zazu Youssef,
00:00:30a de nouveau été interpellé à Brest.
00:00:32C'était dans la nuit de samedi à dimanche.
00:00:35Zazu Youssef, dont on rappelle qu'il a été condamné en février 2025 à 18 mois de prison ferme
00:00:40pour provocation à un acte de terrorisme.
00:00:42Et il a également une interdiction de territoire français.
00:00:46On partira dans le quartier Saint-Nicolas, c'est à Laval, en Mayenne.
00:00:50Il a de nouveau sombré dans le chaos dans la nuit de vendredi à samedi.
00:00:53Entre 50 et 80 jeunes ont affronté les forces de l'ordre, brûlé des voitures, du mobilier urbain,
00:00:58allant jusqu'à tendre un guet-apens aux policiers avec des barres de fer.
00:01:02Nous étions sur place.
00:01:04Et justement, faut-il expulser des logements sociaux les délinquants ?
00:01:09C'est une idée qui a été énoncée hier par Marine Le Pen.
00:01:12Nous allons évidemment en reparler.
00:01:15La fête de l'humanité avec l'avocate et élue de Seine-Saint-Denis, militante de révolution permanente Elsa Marcel,
00:01:22qui tient des propos d'une rare violence contre la police, les qualifiant les forces de l'ordre de meurtriers.
00:01:29Vous l'entendrez.
00:01:31Défi stupide et dangereux qui existe depuis des années et qui fait son grand retour.
00:01:36Marcher sur le toit des trains ou des métros en se filmant.
00:01:39Dernier exemple en date, un jeune homme filmé jeudi dernier, vous le voyez, marchant sur le toit d'une rame
00:01:44de la ligne 6 du métro parisien aérien,
00:01:47tout près de la tour Eiffel.
00:01:48On appelle cela le train surfing.
00:01:51Et parfois, cela tourne mal, comme avec ces images tournées à Vienne, il y a près de deux ans.
00:02:19Il sera question dans cette émission également du combat d'un père.
00:02:22Il s'appelle Philippe Chauvin, il se bat pour la mémoire de son fils Nicolas, mort à 18 ans.
00:02:27Il sera avec nous pour nous raconter comment un double plaquage brutal a occasionné un arrachement fatal de la seconde
00:02:34vertèbre cérébrale chez lui.
00:02:35Mais alors, qui est responsable ? Le rugby est-il une zone de non-droit ?
00:02:39Philippe Chauvin sera en direct sur notre plateau.
00:02:43Mais tout de suite, il est 13h, toute l'actualité, c'est en compagnie de Somaïa Labidi.
00:02:47Bonjour à vous.
00:02:50Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:02:52À la ligne de l'actualité, un ex-jihadiste français soupçonné d'être un bourreau de l'État islamique jugé
00:02:57pour assassinat sous le règne de Daesh.
00:02:59Haute-Madgarido, 32 ans, comparé devant la cour d'assises spéciales pour des meurtres commis en Syrie, il entoure la
00:03:05réclusion à perpétuité.
00:03:08À la une également, l'Europe au chevet de l'Ukraine et de la Pologne, condamnation ferme et unanime au
00:03:12lendemain de la tech russe contre un train à destination de Varsovie.
00:03:15Une frappe inacceptable qui vise à désunir les alliots de Kiev, a réagi la vice-présidente de la Commission européenne.
00:03:23Il s'agit clairement d'une manœuvre visant à dissuader les pays occidentaux de soutenir l'Ukraine.
00:03:31C'était le but. C'était clairement un message adressé au monde occidental.
00:03:35Je pense que la question qui se pose à nous est la suivante.
00:03:38Que retenir de ce message ? Je pense que nous devrions agir à l'inverse.
00:03:42Nous devons montrer que nous sommes aux côtés de l'Ukraine et que nous n'allons pas nous laisser intimider,
00:03:47car sinon, la Russie finira par obtenir ce qu'elle veut, à savoir la soumission de l'Ukraine.
00:03:56On poursuit ce journal avec cette réunion sans précédent au Royaume-Uni.
00:04:00Les dirigeants écossais, gallois et nord-irlandais sont arrivés à Cardiff pour pousser la cause de l'indépendance,
00:04:06réunion durant laquelle ils ont affirmé leur droit à l'autodétermination,
00:04:10ajoutant que l'avenir de leur nation était dans l'Union européenne.
00:04:13Et puis, on termine par ce drame au large de la Grèce.
00:04:16Un mort et 25 disparus dans le naufrage d'une embarcation de migrants au large de l'île grecque de
00:04:21Gavdos.
00:04:22Sur les 77 personnes à bord, 51 ont été récupérées par deux navires qui se trouvaient à proximité.
00:04:30Merci beaucoup, ma chère Sommeillant.
00:04:32On vous retrouve évidemment dès 14h.
00:04:34Les invités qui vont m'accompagner tout au long de cette émission.
00:04:37Bonjour, maître Nathalie Tomasini.
00:04:39Merci d'être avec nous.
00:04:40Bonjour à vous.
00:04:41Je rappelle donc que vous êtes avocate et vous êtes également auteure de ce livre
00:04:44qui porte sur votre métier, Scandaleuse justice, une avocate se lève, paru aux éditions Icones.
00:04:51A vos côtés, docteur Stéphane Clerget.
00:04:53Bonjour, vous êtes psychiatre.
00:04:54Merci de nous avoir rejoint aujourd'hui.
00:04:56Bruno Pomar est là également, ancien instructeur du RAID.
00:04:58Bienvenue.
00:04:59Et bien sûr, Sabrina Birlin.
00:05:01Bonjour Nelly.
00:05:02Pour la rédaction.
00:05:02On va vous parler de cette affaire incroyable.
00:05:04Pour commencer dans 24h en France, l'influenceur algérien Youssef Aziria.
00:05:10Il est très suivi sur les réseaux sociaux.
00:05:13Son pseudo, c'est Zazu Youssef.
00:05:16Et il a de nouveau été interpellé à Brest dans la nuit de samedi à dimanche.
00:05:20Alors cet homme est loin d'être un inconnu puisqu'il y a deux ans sur CNews.
00:05:24Nous vous avions parlé de son arrestation.
00:05:26Souvenez-vous de ce reportage.
00:05:29C'est aux alentours de 6h vendredi, dans un quartier de Brest, qu'un influenceur algérien a été arrêté.
00:05:36Il est reproché à Youssef A, 25 ans, d'avoir appelé sur TikTok à commettre des attentats.
00:05:42Je pense qu'il y a beaucoup de confusion dans son discours qui est d'une extrême violence.
00:05:47On ne sait pas très bien comment le situer en réalité.
00:05:49Il prend la défense du régime algérien.
00:05:52Il cite notamment le président Teboune et en même temps il fait référence dans la même phrase
00:05:58ou quasiment à la vague d'attentats des années 90 en Algérie.
00:06:03Youssef A était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire depuis le 18 avril dernier
00:06:08et était inscrit au fichier des personnes recherchées.
00:06:11Il sera jugé le 24 février par le tribunal correctionnel de Brest.
00:06:15Il a été placé en détention provisoire.
00:06:19Sabrina Birlin-Bouillet, de qui parle-t-on au juste ?
00:06:22Quels sont ses faits d'âme ?
00:06:23Et en effet, pourquoi se trouve-t-il encore sur le territoire français ?
00:06:27Vous l'avez dit, il s'appelle Youssef Aziria, mais il est connu sous le nom de Zazu Youssef.
00:06:32C'est un influenceur algérien de 25 ans.
00:06:35Il était suivi par plus de 400 000 abonnés sur TikTok
00:06:38où il publiait des vidéos, vidéos pour lesquelles il a été reconnu coupable d'apologie publique d'un acte de
00:06:44terrorisme.
00:06:45Il appelait alors à tirer sur les opposants du régime de Téboune en France et en Algérie,
00:06:49tout en mimant un geste d'égorgement.
00:06:52C'était en 2025.
00:06:53Il avait été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme,
00:06:57avec interdiction de paraître sur le territoire français pendant 10 ans.
00:07:01Cela s'ajoute à l'OQTF dont il faisait déjà l'objet, qui lui a été délivré en 2024.
00:07:06Cela nous amène donc à la fin du mois d'août.
00:07:09C'est là qu'il termine de purger sa peine.
00:07:12Il s'est vite fait remarquer depuis, puisque d'une part, il a repris ses publications sur TikTok.
00:07:18Il aurait créé un nouveau compte où il serait déjà suivi par plus de 6 000 abonnés.
00:07:22Mais surtout, selon nos confrères du Telegram, il était assigné à résidence en région parisienne.
00:07:28Et pourtant, c'est à Brest qu'il a été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche.
00:07:33La justice décidera maintenant s'il va être présenté à un juge à Brest
00:07:36ou bien s'il doit être déféré en région parisienne.
00:07:39Bon, alors vous faites référence à cette vidéo, 24 heures en France l'a retrouvée, ce message TikTok.
00:07:45Nous l'avons fait traduire de l'arabe vers le français via l'IA.
00:07:49En voici un extrait, vous allez voir la teneur des propos.
00:07:53Je viens de sortir de la prison.
00:07:55Tu vois, j'ai plein de trucs à faire.
00:07:57J'ai plein de trucs à régler.
00:07:59Tu vois, pour on va...
00:08:01Après, on va retourner sur...
00:08:03Après, on va se brancher, Inch'Allah.
00:08:05Parce que ça ne sert à rien.
00:08:08Vous parlez trop.
00:08:09Ne me poussez pas à m'énerver.
00:08:11Contre vous.
00:08:12Je suis sage.
00:08:13Laissez-moi sage.
00:08:15C'est vrai que je suis sage, mon pote.
00:08:18C'est vrai, je suis sage.
00:08:20Laissez-moi tranquille.
00:08:23Bruno Pommard.
00:08:23Donc, on voit bien qu'il se joue des autorités françaises,
00:08:27qu'il est dans une totale impunité malgré une condamnation.
00:08:30Que va-t-il se passer maintenant ?
00:08:32C'est-à-dire que là, il a été interpellé.
00:08:33Très bien.
00:08:34Parce qu'en plus, il s'est soustrait à ses obligations.
00:08:37Mais qu'est-ce qu'on va en faire ?
00:08:38Est-ce que l'Algérie va le reprendre, selon vous ?
00:08:40Écoutez, vous savez que les relations avec l'Algérie sont quelque peu tendues.
00:08:43Peut-être un peu moins maintenant, depuis la visite de Laurent Nunez.
00:08:46Mais il y a encore beaucoup de choses à faire pour que, évidemment,
00:08:49l'Algérie reprenne ses ressortissants.
00:08:51Et en particulier, cet individu.
00:08:53Effectivement.
00:08:53On va le remettre en préventive, comme toujours.
00:08:55Comme ça a été fait auparavant.
00:08:57Et puis, on va attendre ce que va décider le tribunal.
00:09:00Mais on peut s'attendre à tout, de la part d'un tribunal.
00:09:02Qu'il fasse quelques mois et qu'on le laisse ressortir.
00:09:05Sous contrôle judiciaire, évidemment.
00:09:07Mais contrôle judiciaire, ça veut dire quoi ?
00:09:09Que les services de police sont capables de contrôler, surveiller ces individus.
00:09:13Le problème, c'est qu'on en a une palanquée.
00:09:15Vous savez qu'on a, grosso modo, 5 000 personnes au QTF.
00:09:18En particulier, des fiches S.
00:09:20Qui sont dans le haut du spectre.
00:09:23On ne peut pas.
00:09:23Et la police, avec tout le travail qu'elle mène, avec la DGSI, avec les services locaux, etc.
00:09:28On ne peut pas assurer, évidemment, de savoir ce que fait cet individu.
00:09:31Pardon, mais pour preuve, ça n'a déjà pas marché.
00:09:32Puisqu'il est tenu de rester en région parisienne.
00:09:34On le retrouve à Brest.
00:09:35Donc, il échappe facilement.
00:09:37Il passe entre les mailles du filet à chaque fois.
00:09:38Mais là, se pose encore une fois la question de la justice.
00:09:41Encore une fois.
00:09:41Parce que là, c'est acte de terrorisme.
00:09:43Ce n'est pas juste un délit classique.
00:09:45Il n'a pas volé une voiture.
00:09:46Donc, si on n'est pas capable de cibler et de suivre les gens qui sont une menace réelle en
00:09:52matière de terrorisme,
00:09:53on est quand même un peu mal engagé, j'ai envie de dire.
00:09:56Alors, pas pour tout ce délit.
00:09:57Attention, il faut quand même préciser qu'il y a un travail qui est considérable, qui est fait.
00:10:00On le sait, par les renseignements territoriaux, localement.
00:10:02Par la DGSI au top niveau, évidemment.
00:10:05On a évidemment les réseaux sociaux qui travaillent.
00:10:07Je pense à Faro, je pense à Allofac.
00:10:10Tous ces systèmes de sites internet sont quand même surveillés.
00:10:13La preuve, c'est qu'il a été quand même vu et suivi sûrement par les services de police.
00:10:17Mais effectivement, cet individu, ce qu'on dit souvent, ce que je dis souvent, moi, c'est pratique quelque part
00:10:22la taquia.
00:10:23Vous savez ce que le bouquin avait fait ?
00:10:24La dissimulation.
00:10:25Oui, la dissimulation, mais ouvertement, d'ailleurs, parce qu'on le voit sur les réseaux sociaux.
00:10:28Moi, c'est un peu de la progression.
00:10:29Vous en faites quoi du message qui dit ?
00:10:31Moi, je le trouve un peu similat, ce message TikTok, où il dit, attention, il ne faut pas m'énerver.
00:10:36C'est une menace voilée ?
00:10:37Bien sûr, totalement.
00:10:38C'est la menace, et c'est grave.
00:10:39Il menace l'État.
00:10:40Il veut se confronter à l'État.
00:10:41Mais on le voit au quotidien, avec tout ce qu'on vit, je dirais, au quotidien, dans la rue, à
00:10:46travers les finances, etc.
00:10:47On défie l'État, on défie l'autorité.
00:10:50Maître Thomas-Igné, encore un cas d'école.
00:10:51Il est sous OQTF, il est interdit de territoire, mais il est toujours là.
00:10:55Et l'OQTF, elle date, elle commence à dater un petit peu.
00:10:57Ça fait partie des gens qui sont normalement extrêmement surveillés, parce qu'on connaît sa capacité de nuisance.
00:11:03400 000 followers, ce n'est pas rien.
00:11:05Donc, ça peut faire aussi des copycats, des gens qui s'engouffrent dans cette brèche de pensée.
00:11:09Alors, plusieurs observations.
00:11:11Déjà, vous l'avez rappelé, il a été condamné à 18 mois de prison ferme,
00:11:16et à une interdiction de résider sur le territoire, et donc d'être expulsé.
00:11:24Moi, je dirais, en tant qu'avocate, déjà, vous avez cette peine qui était extrêmement faible,
00:11:29puisque l'infraction, c'était de la provocation à commettre des actes terroristes,
00:11:35l'apologie du terrorisme.
00:11:37Donc, il encourait tout de même, surtout quand c'est en ligne, c'est aggravé.
00:11:41C'est-à-dire qu'il encourait 7 ans de détention, et au débouché, finalement, 18 mois ferme.
00:11:49C'est très faible.
00:11:50Il récidive, c'est-à-dire qu'il fait sa peine, et il récidive, puisqu'il recrée un compte sur
00:11:55TikTok, etc.
00:11:56Donc là, il va être en état de récidive légale, probablement.
00:12:00Donc, il aura sans doute une peine aggravée.
00:12:02On va voir ce qu'il en est.
00:12:04Et une deuxième observation, vous l'avez évoqué,
00:12:08le fait qu'on n'arrive pas, finalement, à exécuter ces OQTF, il y a un double problème.
00:12:14Il y a un problème, d'abord, diplomatique, parce qu'il faut un laissé-passer consulaire
00:12:18qui est délivré par le pays du ressortisson qu'on veut expulser.
00:12:22À chaque fois qu'on nous dit, ça s'arrange, dans l'école, ça ne s'arrange pas.
00:12:24Non, non, mais on ne l'a jamais, puisque l'Algérie, depuis de nombreuses années, est refusée.
00:12:30Il y avait, d'ailleurs, cet attentat, c'était à Mulhouse, où il y avait, je crois, 14 tentatives d
00:12:38'expulsion, 14 refus.
00:12:40Tout à fait.
00:12:40Et puis, il y a un problème juridique, ce sont les accords de 68 France-Algérie,
00:12:48qui donnent un statut extrêmement protecteur.
00:12:50Sur le regroupement familial.
00:12:51Absolument, sur le regroupement familial et le fait aussi des cartes de résidents
00:12:55au bout de 10 ans de séjour sur le territoire français.
00:13:00Donc ça, c'est constamment évoqué pour annuler les OQTF ou les assignations à résidence.
00:13:07Donc le problème, il est là.
00:13:08Donc on n'arrive pas à faire quoi que ce soit.
00:13:11En matière d'OQTF, on est toujours sur le même ratio, 8%, 10%, on n'arrive pas à dépasser ce
00:13:16plafond, en fait.
00:13:16On n'arrive pas.
00:13:17Et puis l'Algérie est un problème particulier.
00:13:19Et vous l'avez cité pour cet attentat de Mulhouse en février 2025.
00:13:23C'était un individu en centre de rétention qui avait dû être relâché parce qu'il avait fait son temps
00:13:27maximal.
00:13:28Et il y avait eu plus de 10 demandes de laisser passer consulaire avec l'Algérie et aucun retour.
00:13:33Et c'est là qu'il s'en est pris à des forces de l'ordre et qu'il a
00:13:35tué un homme, un passant qui était un homme portugais dans la rue à Mulhouse.
00:13:38Et ça arrive tout le temps.
00:13:40En tout cas, on voit qu'il y a une difficulté à faire repartir les ressortissants algériens.
00:13:44Ici, en plus de rester sur le territoire malgré son interdiction, il publie encore sur TikTok qui était l'objet
00:13:50de sa condamnation initiale.
00:13:52C'est un pied de nez à l'institution judiciaire, tout simplement.
00:13:56Continuons de parler de menaces terroristes avec le français Osman Garrido.
00:14:01Il comparaît aujourd'hui devant la cour d'assises spéciale de Paris pour assassinats et meurtres commis en Syrie.
00:14:06Vous voyez son portrait en Syrie et en Irak d'ailleurs entre les années 2012 et 2020.
00:14:11Donc c'est une grosse période.
00:14:12Il pourrait même s'agir de plusieurs décapitations.
00:14:14Il avait quitté la France à l'âge de 18 ans avec un de ses frères.
00:14:18Souvent, ça se passe en famille.
00:14:19Il avait d'abord rejoint le groupe djihadiste Jabhat al-Nazra avant de rallier rapidement les rangs de Daesh sous
00:14:25le nom de guerre d'Abu Salman al-Faranzi.
00:14:27Il était donc devenu une figure connue de la propagande francophone de l'organisation.
00:14:32Regardez.
00:14:35Cet homme serait un bourreau de l'Etat islamique.
00:14:38Osman Garrido, 32 ans, est un djihadiste français.
00:14:41Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.
00:14:45Il sera jugé à partir d'aujourd'hui.
00:14:47C'est l'un des derniers grands procès de Daesh qui s'ouvre devant la cour d'assises spéciale de
00:14:52Paris.
00:14:53Originaire de Montpellier, Osman Garrido rejoint en 2012, à 18 ans, les zones contrôlées par les djihadistes en Syrie.
00:15:01Il intègre d'abord la branche syrienne d'Al-Qaïda.
00:15:04Il est issu d'une famille radicalisée, déscolarisée à 12 ans.
00:15:09Il travaille sur les marchés avec son père.
00:15:11Ce dernier meurt dans un attentat kamikaze en 2016.
00:15:15Ses deux frères sont également tués au combat.
00:15:18Osman Garrido a été arrêté et expulsé par la Turquie vers la France en 2020.
00:15:22La principale pièce de l'accusation, des photos transmises aux enquêteurs français par les Américains retrouvés dans le téléphone de
00:15:30sa femme.
00:15:31Sur l'une d'elles, un homme au visage masqué pose devant un cadavre décapité.
00:15:36L'index levé en signe d'allégeance à l'Etat islamique.
00:15:40Les enquêteurs relèvent une ressemblance avec Osman Garrido qui nie être l'homme présent sur le cliché.
00:15:46Autre photo, en 2015, deux Iraniens sont exécutés en Syrie par des djihadistes français.
00:15:53Osman Garrido apparaît aux côtés des bourreaux et reconnaît avoir assisté à l'exécution.
00:15:59Des images et des témoignages qui seront au cœur des débats pendant ce procès hors normes
00:16:03qui doit se poursuivre jusqu'au 21 septembre.
00:16:07Nous sommes en direct avec Pierre Martinet qui est un ancien agent de services d'action de la DGSE.
00:16:13Bonjour, merci d'être avec nous en direct.
00:16:15Vous avez également publié un livre « Pris en otage » qu'on voit ici apparaître.
00:16:19Un agent de services d'action raconte.
00:16:22Un mot sur ce personnage.
00:16:23Est-ce qu'il fait partie, pour qu'on comprenne bien l'étendue et la portée de ce procès,
00:16:28de ce qu'on appelle les durs, les très radicalisés ?
00:16:31C'est un peu le haut du panier des djihadistes français ?
00:16:35Bonjour Nelly.
00:16:36Alors, il fait partie d'un projet global.
00:16:40Il fait partie d'une chaîne du djihadisme mondial.
00:16:43Voilà, il est un parmi tant d'autres.
00:16:45Il ne faut pas minimiser le rôle de ceux qui sont « employés » en tant que soutien.
00:16:54Vous savez, parce qu'on essaye de distinguer ceux qui tiennent une Kalashnikov et ceux qui les soutiennent.
00:16:59Pour moi, c'est un projet global.
00:17:02C'est du djihadisme global.
00:17:03Il faut de tout pour qu'ils puissent commettre leurs attentats.
00:17:09Et cet individu a été…
00:17:12Il faut revenir un peu en arrière.
00:17:14Il faut revenir un peu en arrière.
00:17:15Je vais faire un bref retour en arrière.
00:17:19Au moment de l'Afghanistan, avec l'invasion de l'URSS, il y avait déjà du djihadisme, les musulmans qui
00:17:29allaient faire le djihad là-bas pour combattre les Russes.
00:17:32Et donc, si vous voulez, depuis cette période-là, il y a eu de cesse d'avoir des personnes qui
00:17:36sont parties faire le djihad sur différents conflits où l'islam était en cause.
00:17:41Eh bien, avec l'Irak, avec la Syrie, avec l'Afghanistan, ça s'est accentué.
00:17:47Et depuis 2001, après le 11 septembre, ça, c'est les groupes islamiques armés sur la planète se sont multipliés
00:17:56au moins par 10.
00:17:57Donc, ça veut dire quoi ?
00:17:57Ça veut dire qu'il y a aujourd'hui un vivier de djihadistes qui sont soit en prison, soit dans
00:18:03la nature, soit encore sur zone, qui sont très dangereux.
00:18:08Ce sont des grenades qui vont piller.
00:18:09Et je pense qu'on fait le mauvais choix avec eux d'essayer de judiciariser leur combat idéologique.
00:18:18Pierre Martinet, on pourrait rajouter la Bosnie aussi, avec beaucoup de Français qui sont partis pour combattre dans les années
00:18:2390.
00:18:24Sur l'identification, parce que là, il s'agit de dire, est-ce que c'est lui qui est, parce
00:18:29que lui, il nie, qui est derrière les décapitations ?
00:18:32Comment on arrive à retracer et à identifier formellement ce genre d'individus ?
00:18:37On retrace leur parcours ? C'est du témoignage ? C'est corroboré ? Parce que là, je m'adresse
00:18:42aux spécialistes de la DGSE.
00:18:45Alors, en fait, c'est un peu tout ce que vous venez de dire. Parmi eux, il y avait des
00:18:50sources qui étaient infiltrées dans ces groupes-là et qui peuvent témoigner à visage couvert sous X ou pas.
00:18:56Et bien évidemment, il faut aller au-delà de ces décapitations.
00:18:59Parce que dès l'instant où ils sont partis combattre là-bas, je vous rappelle que lui, particulièrement, a déchiré
00:19:06son passeport français.
00:19:08Voilà. Donc ça veut dire qu'il s'est lui-même retiré la nationalité, symboliquement la nationalité française.
00:19:13Donc on est face à un individu qui a tous les critères pour être condamné et pour être condamné sévèrement.
00:19:23Mais il y en a déjà qui sont... Il y en a pas mal qui ont été condamnés, qui sont
00:19:29actuellement en prison et qui vont ressortir.
00:19:32On veut... Vous savez, il y a quelques temps, discrètement, on a rapatrié des femmes djihadistes qui étaient emprisonnées dans
00:19:41cette zone-là.
00:19:42On les a rapatriées en France discrètement. Et bien ce sont des grenades dégoupillées que nous avons sur notre sol.
00:19:47Pierre-Martinet, pardon, mais puisque vous soulevez un point important, alors il y a ceux qu'on a pu interpeller
00:19:52à l'arrivée, qu'on juge pour leur crime, ok.
00:19:54Mais combien d'autres qui peut-être sont rentrés de leur propre chef et dont on a perdu la trace
00:19:59?
00:19:59Rassurez-nous, est-ce qu'ils sont légions ou est-ce que vous avez bon espoir que quand même on
00:20:05les surveille, voire même qu'on soit en passe de les interpeller, ceux-là ?
00:20:09Alors pour surveiller un individu, c'est très compliqué. En fait, c'est très compliqué, ça demande beaucoup de moyens.
00:20:13Ça demande de moyens humains, moyens techniques. Je rappelle vite fait que pour surveiller un individu, on va s'occuper
00:20:20de sa sphère numérique, technique et humaine.
00:20:23Ça veut dire qu'il faut des gens, il faut des écoutes, il faut des gens pour dérocher, etc.
00:20:27Ça veut dire qu'on ne peut pas surveiller tout le monde. Il y a des gens qui sont en
00:20:32haut du spectre.
00:20:33Aujourd'hui, il y en a quand même plusieurs milliers. C'est énorme, plusieurs milliers, vous vous rendez compte.
00:20:38C'est plusieurs régiments, si on fait la comparaison.
00:20:43Donc ça veut dire qu'on est aujourd'hui face à un mouvement qui a pris de l'ampleur depuis
00:20:492001,
00:20:50sur un mouvement qu'on essaye de contenir et qu'on essaye, les services de renseignement intérieur, extérieur, les policiers,
00:20:57tout ça, font leur travail.
00:20:58Mais il y a un domaine sur lequel on ne veut pas travailler, auquel on ne veut pas s'attaquer.
00:21:05C'est l'idéologie qui les anime. C'est l'idéologie qui alimente, qui est le carburant dans ces diagistes.
00:21:13Là, en l'occurrence, c'est le salafisme. Le salafisme, en France, il est en roue libre.
00:21:16Vous voyez, c'est ça le sujet, en fait.
00:21:19Merci beaucoup, Pierre Martinet, de nous avoir donné votre sentiment.
00:21:22Là, je m'adresse au psy, Stéphane Clerget, docteur Stéphane Clerget.
00:21:26Un homme qui prend la peine et qui trouve la force de décapiter un autre homme.
00:21:34Comment on appelle ça ?
00:21:35Qu'est-ce qui peut justifier un tel passage à l'acte dans la psyché d'un individu ?
00:21:41Comment on arrive à décuper cette force ? Parce qu'il faut y aller quand même pour une décapitation.
00:21:45Oui, là, il ne s'agit manifestement pas d'un acte impulsif,
00:21:48mais le résultat d'une construction qui a démarré dès la petite enfance.
00:21:53Parce qu'en ce qui concerne cet individu, on entend qu'il a grandi dans une famille
00:21:57qui avait une idéologie particulière.
00:22:01Qui s'est converti.
00:22:02C'était des Français qui se sont le père de famille qui s'est converti en islam radical
00:22:06lorsqu'il était encore mineur, cet individu.
00:22:07Ce qui est intéressant, c'est que les convertis sont souvent les plus radicaux.
00:22:11Donc, il y a une violence familiale qui alimente ça.
00:22:13Voilà, et dont il est probablement porteur.
00:22:17Après, ça devient effectivement une raison de vie, une raison d'être.
00:22:20C'est-à-dire qu'il y a une vraie adhésion à ces croyances.
00:22:24Et cette adhésion-là font...
00:22:25En psychiatrie, on parle d'idéalisme passionné.
00:22:28On pourrait parler de paranoïa.
00:22:30C'est-à-dire qu'on a vraiment le sentiment que cette croyance est au-dessus de tout
00:22:35et que c'est la vérité.
00:22:36Et que la mort des hommes n'a aucune importance.
00:22:39Ça dépasse toutes les lois.
00:22:41Donc, sur le plan psychiatrique, c'est très difficile d'atténuer à cet âge-là.
00:22:46Chez des plus jeunes, on peut travailler là-dessus.
00:22:49À 32 ans, c'est beaucoup plus difficile parce que c'est une remise en question totale de ce pour
00:22:55quoi il a vécu.
00:22:56Bruno Pommard, être au raide, c'est un peu pratiquer la psychologie aussi.
00:23:00Je repose ma question.
00:23:03Même en étant embrigadé avec une idéologie très forte, très prégnante, qui dirige votre quotidien, etc.
00:23:10À un moment, vous prenez le sabre, vous le posez sur la nuque de quelqu'un et vous allez au
00:23:14bout de l'action.
00:23:15Elle prouve que l'humain est manipulable à l'extrême.
00:23:19On arrive au pire.
00:23:20Mais tout ça, c'est travaillé pendant des années.
00:23:22Parce que rappelez-vous quand même qu'on a su produire en France ces fameuses filières d'Artigat.
00:23:27C'est près de chez moi où j'étais maire d'un petit village.
00:23:29C'est les frères Klein.
00:23:30Oui, Klein, Chien, Mera, etc.
00:23:34Donc ces filières-là, c'est l'imam blanc.
00:23:35C'est un vieux monsieur de 80 ans qui a une doctrine, qui a une doctrine, qui a une doctrine,
00:23:38et qui explique évidemment que le monde...
00:23:40Enfin bref, je ne vous passe les détails.
00:23:41Vous avez ça, la filière de Lunel.
00:23:43Vous avez des filières partout en France qui ont créé ces monstres.
00:23:47Parce que c'est des monstres, c'est tout simplement.
00:23:49Et effectivement, encore une fois, pour les remettre dans la vie normale,
00:23:52je parle sous le contrôle de Mède 564, je trouve ça assez compliqué en mon sens.
00:23:57Et c'est pour ça d'ailleurs, la raison pour laquelle ont été créées ces fameuses prisons,
00:24:01Vendel le Vieil, Condé-sur-Sarte, etc.
00:24:02pour mettre ces gens ultra dangereux, que ce soit les vendeurs de drogues comme les terroristes.
00:24:08Parce que là, ces gens-là, ce qui est surprenant dans son cas à lui, c'est que c'est
00:24:11un Français.
00:24:11Il illustre bien cette nouvelle montée de l'islamisme en France,
00:24:15où la menace, elle est endogène, elle vient de l'intérieur.
00:24:18Ce ne sont plus forcément des individus extérieurs qui viennent dans le pays.
00:24:21Là, c'est un Français.
00:24:22Il y a une conversion en France de sa famille, de lui à l'islam radical.
00:24:26Il devient islamiste.
00:24:27Il rejoint Daesh.
00:24:28Et il en vient à commettre des actes aussi ignobles.
00:24:32Allez-y, maître.
00:24:33Petite observation, vous parliez d'endoctrinement.
00:24:35Figurez-vous que ce qui est intéressant, c'est qu'à contrario,
00:24:39les avocats de la Défense vont évoquer cet endoctrinement
00:24:43et vont essayer de faire passer cet homme, ce Français terroriste,
00:24:48pour un repenti.
00:24:49Et le repenti, c'est un terme juridique.
00:24:53C'est un statut particulier pour obtenir...
00:24:55Ça peut rendre la peine ?
00:24:56Absolument.
00:24:57De beaucoup ?
00:24:57Même plus de la moitié de la peine.
00:24:59Oui, c'est beaucoup.
00:25:00Et en même temps, il y aurait également une protection de l'individu
00:25:03avec un changement d'identité et une délocalisation.
00:25:07Statut de témoin sous protection.
00:25:10Exactement.
00:25:10Donc, en fait, on voit bien que ce statut de repenti,
00:25:13il va se baser justement sur un endoctrinement depuis l'enfance.
00:25:18Et ils vont tous en profiter.
00:25:18Et avec une remise en cause de son client.
00:25:21Merci.
00:25:22Je vous propose de marquer une petite pause.
00:25:23Mais restez avec nous parce qu'on va vous parler des meurtres policiers.
00:25:26Ce n'est pas moi qui le dis.
00:25:27C'est l'expression déclamée au grand jour par une avocate
00:25:30et conseillère municipale d'extrême-gauche à Saint-Denis.
00:25:34C'était lors de la fête de l'UMA.
00:25:35Vous la voyez ici, Elsa Marcel.
00:25:37Le combat de Philippe Chauvin aussi pour la mémoire de son fils Nicolas.
00:25:41Il est mort à 18 ans dans un match de rugby.
00:25:43Et malgré ces alertes, rien n'a été fait pour changer les règles
00:25:47de ce sport violent en matière notamment de plaquage au sol.
00:25:50Il viendra nous parler de son coup rougeois.
00:25:52A tout de suite dans Polyjustice 24h en France.
00:25:59Nous voici de retour dans Polyjustice 24h en France.
00:26:01On est ravis de vous accueillir si vous arrivez à l'instant sur l'antenne.
00:26:04D'ailleurs, notez cette adresse.
00:26:05Vous pouvez toujours nous écrire à 24h.cnews.fr
00:26:08pour nous faire parvenir, par exemple, vos témoignages.
00:26:10On va partir du côté de la fête de l'humanité.
00:26:13Il s'en est passé des choses ces derniers jours
00:26:15avec les propos d'Elsa Marcel
00:26:17qui provoque la colère des syndicats de police.
00:26:20Des syndicats de police qui sont assez échaudés
00:26:21parce que je vous rappelle que demain, il manifeste en grand nombre
00:26:24pour demander de meilleures conditions de travail, notamment.
00:26:28Alors, Elsa Marcel, c'est une avocate
00:26:30et une élue militante de Saint-Denis.
00:26:31Vous la voyez ici à l'image avec le haut rose.
00:26:34Et elle dénonce ce qu'elle appelle des meurtres policiers.
00:26:37Et elle met en cause la politique sécuritaire
00:26:39menée depuis ces dernières années.
00:26:41Politique qui remonte même à Bernard Cazeneuve.
00:26:44Regardez ce reportage de François Tiskevitch.
00:26:47Ce qu'on a appelé la loi Cazeneuve, la loi de permis de tuer
00:26:49qui a multiplié par 5 le nombre de meurtres policiers.
00:26:54Meurtres policiers.
00:26:55Ce sont ces mots qui ont provoqué la colère d'Alliance Police Nationale.
00:26:59La phrase est prononcée à la fête de l'humanité par Elsa Marcel,
00:27:03avocate conseillère municipale à Saint-Denis
00:27:05et militante du collectif Révolution Permanente,
00:27:08proche de la France Insoumise.
00:27:11On laisse entendre dire que mes collègues,
00:27:13ils se lèvent le matin avec la volonté d'aller tuer quelqu'un.
00:27:16C'est un discours qu'on combat.
00:27:18L'avocate assume une critique radicale de l'institution policière.
00:27:22Elle dénonce la loi Cazeneuve qui prévoit un élargissement
00:27:25de l'usage des armes des forces de l'ordre.
00:27:27Elle veut dissoudre des unités comme la Bravem
00:27:29et prône le désarmement de la police municipale.
00:27:33Moi ce que je lui propose à cette dame,
00:27:35c'est de venir tourner avec mes collègues en fait.
00:27:37Qu'elle passe une vacation sur la voie publique dans les quartiers difficiles,
00:27:41à en prendre plein la courge, à se faire insulter,
00:27:44à se faire cracher dessus.
00:27:44Peut-être qu'elle modifiera un petit peu sa position sur la police nationale.
00:27:51Après les propos tenus par Esa Marcel,
00:27:53le syndicat Alliance Police Nationale demande au ministre de l'Intérieur
00:27:57de déposer plainte.
00:27:58qui a augmenté par 5 le nombre de tirs mortels de la police.
00:28:01Bruno Pommard, en fait, elle jette en pâture vos collègues,
00:28:04elle dit voilà, il y a eu 5 meurtres policiers,
00:28:08enfin sans en parler d'ailleurs, sans les énumérer.
00:28:11Elle dit les choses comme ça, elle les répète à l'envie,
00:28:13mais les répéter n'en fera jamais une vérité, simplement,
00:28:16le problème c'est que sur des esprits faibles, ça marche quoi.
00:28:19– Oui, c'est le problème de la France insoumise
00:28:21qui instrumentalise totalement notre police, évidemment,
00:28:23et ça c'est dramatique pour nous,
00:28:25c'est dramatique pour le métier de policier,
00:28:27parce qu'on est là pour protéger, pour sécuriser,
00:28:30pour tout ce que vous pouvez imaginer.
00:28:31Mais c'est pas étonnant, attendez, il n'y a pas qu'elle,
00:28:33il y a Obono, il y a Léoman, il y a Porte,
00:28:35ils sont tous dans des éléments de langage très basiques,
00:28:39parce qu'ils ne sont pas, à mon sens, très intelligents,
00:28:40ces gens-là, parce qu'ils ne connaissent pas le métier.
00:28:42Et le métier, pour le connaître,
00:28:43le représentant syndical l'a très bien dit,
00:28:45il faut aller en immersion.
00:28:46Et je vais vous rappeler quelque chose qui est intéressant,
00:28:48parce qu'on a parlé des braves.
00:28:49Par exemple, les braves, on dit ultra-violents, etc.
00:28:51Non, c'est des dispositifs d'intervention
00:28:53qui ont été mis en place par rapport
00:28:54aux manifestations ultra-violentes qu'on a connues.
00:28:57Et c'est une bonne chose.
00:28:58Il y a un sénateur socialiste qui était anti-brave.
00:29:01Qu'est-ce qu'il a fait ce monsieur ?
00:29:02Très intelligent, il est allé faire une immersion
00:29:04avec les braves sur une manif.
00:29:06Il va s'en rappeler toute sa vie
00:29:08parce que ça a débordé ses partisans.
00:29:10– Ça a changé sa vision des choses ?
00:29:11– Totalement.
00:29:12– Là, je doute qu'elle accepte l'invitation.
00:29:14– Bien sûr que non, pas plus que des portes.
00:29:15– Elle est tellement embrigadée.
00:29:16– Évidemment, mais encore une fois,
00:29:17ils ont juste des éléments de langage
00:29:19qui nourrissent leur électorat, anti-flics.
00:29:21Bon, on sait que 85% de la population
00:29:23sont pour les flics,
00:29:24mais à un moment donné, il faut arrêter.
00:29:26– Je vous rappelle quand même, Maître Tomasini,
00:29:28ce que dit la loi Cazeneuve
00:29:29en matière de sécurité et de prérogative
00:29:31donnée à la police avec le port d'armes.
00:29:33Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement
00:29:35que par l'usage des armes, des véhicules
00:29:36ou autres moyens de transport,
00:29:39les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt
00:29:41et les occupants sont susceptibles
00:29:42de perpétrer dans leur fuite
00:29:44des atteintes à leur vie
00:29:45ou à leur intégrité physique,
00:29:47alors à ce moment-là,
00:29:47ils peuvent faire usage de leur armes.
00:29:48C'est un peu le cas d'école jusqu'ici,
00:29:50plaidé en tout cas par les avocats
00:29:52des policiers dans l'affaire Naël.
00:29:54Cette loi, en plus, elle a évolué.
00:29:55Il y a d'autres choses qui ont été apportées.
00:29:57Donc là, elle parle de Cazeneuve
00:29:58parce que c'est un socialiste
00:29:59et que c'est de bon ton
00:30:00quand on est d'extrême-gauche de le vilipendé.
00:30:02Mais tous les autres ministres de l'Intérieur
00:30:05ont appuyé ça.
00:30:06Non mais absolument.
00:30:07Mais vous le rappeliez,
00:30:08ce sont des éléments de langage.
00:30:10Sauf qu'on peut critiquer une loi,
00:30:14en l'occurrence la loi Cazeneuve.
00:30:15Mais ce qui est dangereux,
00:30:17c'est de parler de meurtre policier.
00:30:20Pour autant, comme vous l'avez rappelé,
00:30:22elle ne cite pas les affaires.
00:30:24Est-ce qu'il y a eu véritablement des condamnations ?
00:30:26Je ne le crois pas.
00:30:27En tout cas, pas pour meurtre.
00:30:28C'est un peu facile de dire les chiffres comme ça.
00:30:30C'est très facile, mais elle ne risque rien
00:30:32parce qu'il y a une liberté d'expression,
00:30:34notamment politique.
00:30:36Elle risque peut-être déontologiquement tout de même.
00:30:39Nous, on est appelés à respecter nos obligations
00:30:42de dignité, de délicatesse, de modération.
00:30:46Là, en l'occurrence, on n'est pas là-dedans.
00:30:48Sur le plan pénal, pas grand-chose.
00:30:51Possiblement diffamation publique,
00:30:53injure publique, mais c'est des peines d'amende.
00:30:55Oui, je pense qu'elle compte le risque.
00:30:58Voilà, exactement.
00:30:59Donc, en réalité, elle surfe sur des éléments de langage
00:31:03pour, effectivement, sur des personnes plus vulnérables, sensibles, etc.,
00:31:09qui pourraient la suivre.
00:31:10Écoutez qu'effectivement, la police tue en France.
00:31:13Ça imprègne.
00:31:14Autre extrait où elle parle encore de tout cela,
00:31:17vous allez voir.
00:31:19C'est le Parti Socialiste qui a imposé ce qu'on a appelé la loi Cazeneuve,
00:31:25la loi de permis de tuer, qui a multiplié par 5 le nombre de meurtres policiers,
00:31:30qui fait qu'aujourd'hui, des personnes comme Naël ont pu être tuées.
00:31:35La loi de permis de tuer, on va le dire tout de suite, ça n'existe pas.
00:31:40Personne n'a donné cet intitulé à la loi.
00:31:42Ils se la sont, comment dire, auto-attribués.
00:31:45En tout cas, ils ont décidé de réécrire cette loi.
00:31:47Parlons de l'embrigadement mental.
00:31:49Ils décrètent les choses.
00:31:50Ils les assènent.
00:31:52Alors même que la justice n'est pas passée, parfois,
00:31:55ou que la justice a dit le contraire.
00:31:57Ça s'appelle comment, ça, en psychologie,
00:31:59de dire des choses comme ça à une tribune,
00:32:01très suivie devant un public ?
00:32:03C'est effectivement...
00:32:05C'est de l'incitation à l'haine ?
00:32:07C'est évidemment une technique, parce que ce n'est pas des propos impulsifs.
00:32:10C'est toujours les mêmes, c'est réfléchi, c'est décidé.
00:32:13On peut se demander quel est le but de tout ça, finalement.
00:32:16Si ce n'est de remettre en question carrément l'ordre social en France.
00:32:20puisque les policiers sont quand même là, vous l'avez dit,
00:32:23pour protéger, pour faire respecter la loi.
00:32:26Donc, à partir du moment où, de manière très perverse,
00:32:28on présente les policiers comme des assassins,
00:32:30alors que ce sont eux qui sont chargés d'arrêter les assassins,
00:32:33ça veut dire qu'il n'y a plus du tout de loi
00:32:36ni de représentants de la loi.
00:32:39Donc, tout est permis, et notamment des mouvements
00:32:43d'imposer sa propre loi.
00:32:45Parce que ce qui est intéressant, c'est qu'elle n'est pas contre
00:32:47le service d'ordre quand elle manifeste,
00:32:49mais c'est son service d'ordre.
00:32:50Donc, c'est son équipe qui impose sa propre loi.
00:32:54C'est incroyable, Bruno Pommard, et Sabrina vont intervenir aussi,
00:32:58mais les gens vont penser que cette loi, ça ne peut pas être permis de tuer.
00:33:02Non, mais pardon, il y a des gens qui prennent ça au pied de la lettre.
00:33:05Excusez-moi de le dire aussi brutalement,
00:33:07c'est les Benet qui peuvent comprendre ça comme ça.
00:33:09Et encore une fois, elle parle à son électorat.
00:33:11Il faut quand même remettre dans le contexte.
00:33:13On sait qu'à 85%, moi j'en croise toute la journée,
00:33:16grâce au fait que je passe en télé souvent,
00:33:18les gens qui m'interpellent en sachant que j'étais un ancien du raid, etc.
00:33:20Tout le monde est à fond pour la police.
00:33:22Mais vous avez un résidu qui entretient effectivement
00:33:26ces gens-là de la LFI pour tout simplement,
00:33:28pour les questions d'élection, tout simplement.
00:33:30Vous pensez qu'il va y avoir des élections ?
00:33:31Dans le sondage, plus de 80% des Français soutiennent la police.
00:33:34Ce qui est dangereux, comme le disaient les docteurs,
00:33:35c'est justement d'entretenir cette haine à l'égard des policiers.
00:33:38Parce que ça donne, on va parler tout à l'heure,
00:33:40l'aval, ça donne tout un tas de choses
00:33:41où les jeunes ne respectent plus l'autorité.
00:33:43Et ça, c'est un véritable problème.
00:33:45Sabrina ?
00:33:45Oui, mais c'est une stratégie de l'extrême-gauche
00:33:47pour l'extrême-gauche.
00:33:48La police, il faut la diaboliser
00:33:50et il faut l'affaiblir.
00:33:52La diaboliser en les traitant de meurtriers,
00:33:54en parlant de violences policières,
00:33:56de meurtres policiers.
00:33:57Et l'affaiblir,
00:33:58et là je vais reprendre vos explications,
00:34:00concernant ce service d'ordre
00:34:01dans les manifestations d'extrême-gauche.
00:34:03En effet, c'est un service d'ordre
00:34:04qui se fait en interne, à l'intérieur.
00:34:06Surtout, consigne et donnée
00:34:07de ne pas prévenir la police,
00:34:09de se débrouiller pour les affaiblir,
00:34:11pour que la police soit réellement mise à l'écart,
00:34:13y compris dans des manifestations.
00:34:15Je me souviens du livre de Nora Bussini,
00:34:17Les Nouveaux Inquisiteurs,
00:34:18qui expliquait ça.
00:34:19Elle avait infiltré ce type de manifestation
00:34:20et vraiment,
00:34:21ordre était donnée
00:34:21de ne jamais faire intervenir les policiers
00:34:24lors d'une manifestation.
00:34:25Tout se passe entre nous.
00:34:27Voilà le discours de l'extrême-gauche.
00:34:28Mais ça s'appelle quoi ?
00:34:29C'est de la sédition un peu, non ?
00:34:32C'est factieux.
00:34:34Pardon ?
00:34:34C'est factieux.
00:34:36C'est la ligne de conduite
00:34:37de Jean-Luc Mélenchon.
00:34:38De toute manière,
00:34:39on le sait depuis des lustres.
00:34:40Donc effectivement,
00:34:41le problème,
00:34:41c'est qu'on touche à l'État,
00:34:43à l'État de droit.
00:34:44Et c'est ça.
00:34:45Quand on s'attaque aux policiers,
00:34:46parfois,
00:34:46on dit que les policiers
00:34:47ne sont pas sanctionnés.
00:34:48C'est totalement faux.
00:34:49Regardez l'IGPN.
00:34:50Alors on dit qu'on lave
00:34:51notre linge de salle en famille.
00:34:52C'est totalement faux.
00:34:53Et dans le cas de Naël,
00:34:54il est mis en examen.
00:34:55Tout à fait.
00:34:56Il est contre toute attente
00:34:57après les premières enquêtes.
00:34:58Oui, exactement.
00:34:59Vous vous rendez compte
00:34:59que par an,
00:35:00et moi je le dis
00:35:01parce qu'on l'a rétorqué souvent,
00:35:03les policiers sont protégés
00:35:04entre eux
00:35:04parce que l'IGPN est pro-flic.
00:35:05C'est totalement faux.
00:35:06Et moi j'ai connu,
00:35:07j'ai été jeune flic,
00:35:08j'ai connu l'IGPN.
00:35:09Je peux vous dire
00:35:10que ça me foutait la trouille
00:35:11de me dire
00:35:11si je fais une connerie,
00:35:12je vais passer au trapé.
00:35:13Maître Tomasini,
00:35:14en tout cas les policiers
00:35:14ne vont pas rester les bras ballants
00:35:16puisque je rappelle quand même
00:35:16que le syndicat Alliance Police
00:35:18nationale demande au ministre
00:35:20de déposer plainte.
00:35:21Sans doute,
00:35:21pour diffamation.
00:35:22C'est ce que vous disiez.
00:35:22C'est quoi le...
00:35:24Diffamation...
00:35:24Jusqu'au bout ?
00:35:25Ça peut, ça peut,
00:35:27mais encore une fois,
00:35:27c'est ce que je vous disais.
00:35:28À titre de condamnation,
00:35:30c'est des peines d'amende.
00:35:31Donc c'est même pas
00:35:32des peines de prison.
00:35:33Donc en l'occurrence,
00:35:34bon, ça pourrait valoir le coup
00:35:36quand même de poursuivre.
00:35:38Même s'il y a une sanction
00:35:39qui n'est que pécuniaire,
00:35:41ça peut valoir le coup de le faire.
00:35:42Et puis l'ordre des avocats
00:35:44aussi peut se saisir en l'état.
00:35:47Donc je crois qu'il faut absolument
00:35:49qu'on marque le coup
00:35:51parce qu'effectivement,
00:35:53les propos venant
00:35:54d'une élue et d'une avocate,
00:35:57même militante...
00:35:58Elle s'était déjà illustrée
00:35:58en conseil municipal à Saint-Denis.
00:36:00Vous vous en souvenez ?
00:36:01Premier avec Baï Bakayoko.
00:36:03Donc elle a déjà un petit parcours...
00:36:07Un petit passif.
00:36:07Remarquable, un petit passif
00:36:08comme on dit communément.
00:36:09Le témoignage du jour,
00:36:10c'est celui de Philippe Chauvin.
00:36:12Bonjour Philippe Chauvin.
00:36:13Merci d'être venu.
00:36:14Vous êtes venu avec votre ouvrage
00:36:16que vous avez écrit,
00:36:17évidemment, j'imagine,
00:36:18à contre-cœur
00:36:18parce que c'était après
00:36:19la mort de votre fils Nicolas,
00:36:2118 ans.
00:36:21On en reparle.
00:36:22Rugby, mourir,
00:36:23fait partie du jeu.
00:36:25Bon, évidemment,
00:36:26c'est un drôle de jeu de mots,
00:36:27mais on comprend très bien
00:36:29où vous voulez en venir.
00:36:30C'était un matin froid de décembre.
00:36:32Votre fils jouait
00:36:33son premier match de rugby
00:36:35en tant que titulaire espoir
00:36:37du Stade français Paris,
00:36:38donc prestigieux.
00:36:40Et il n'est pas revenu.
00:36:41Ce jour-là,
00:36:42un double plaquage brutal
00:36:44a provoqué
00:36:45ce qu'on appelle
00:36:46un arrachement fatal
00:36:47de la seconde vertèbre cérébrale.
00:36:50aujourd'hui,
00:36:50vous vous battez
00:36:51pour qu'on puisse établir
00:36:52évidemment toutes
00:36:52les responsabilités en jeu
00:36:54et on va revenir
00:36:55aux règles existantes.
00:36:56Pourquoi vous avez décidé
00:36:57de faire de sa mort
00:36:58un combat autre
00:36:59pour faire avancer
00:37:00un petit peu
00:37:01et progresser
00:37:01les règles du rugby ?
00:37:03Mais parlons de lui.
00:37:03Il y a eu,
00:37:03j'imagine,
00:37:04une enquête.
00:37:05En matière de justice,
00:37:06qu'est-ce qu'on a dit
00:37:08sur la mort de votre fils ?
00:37:09On a classé ça
00:37:10comme un événement malheureux ?
00:37:13Merci en tout cas
00:37:14de remettre ce sujet
00:37:16à l'ordre du jour.
00:37:18En termes de justice,
00:37:20on est dans un pouvoir
00:37:21en cassation.
00:37:22L'examen est prévu
00:37:24le 15,
00:37:25donc demain.
00:37:27On a un motif
00:37:28qui a été...
00:37:30Enfin,
00:37:30il y a un avis de rejet
00:37:31qui a été déjà posé
00:37:33dans la cassation,
00:37:34donc sans particulièrement
00:37:36de justification.
00:37:37Donc,
00:37:38on a peu d'espoir
00:37:39sur le fait
00:37:40que notre démarche,
00:37:42notre procès s'avance.
00:37:43Maintenant,
00:37:44qu'est-ce qu'on attend
00:37:45de cette démarche ?
00:37:46En fait,
00:37:46quand vous perdez un fils,
00:37:48vous êtes au fond du trou.
00:37:50Donc,
00:37:51soit vous essayez
00:37:51de revoir la tête
00:37:52et vous vous dites
00:37:53ce sport ne mérite pas ça
00:37:55et nous ne mériterons pas ça
00:37:56et cette société
00:37:57ne mérite pas ça.
00:37:58Et dans ce cas-là,
00:37:58vous essayez de la faire grandir
00:38:00en identifiant les responsabilités,
00:38:02en faisant prendre
00:38:05des actions concrètes,
00:38:07que ce soit auprès
00:38:08du Stade français,
00:38:09du ministère des Sports,
00:38:10de la Fédération française
00:38:11de rugby,
00:38:12et de la justice.
00:38:13Alors,
00:38:14on le voit,
00:38:14votre fils,
00:38:15très beau jeune homme,
00:38:16il est évidemment
00:38:16votre fierté.
00:38:18Je rappelle quand même,
00:38:19c'est important
00:38:19pour la discussion
00:38:20que les gens comprennent
00:38:21que vous êtes vous-même
00:38:22ancien rugbyman
00:38:23et dirigeant
00:38:24d'un club amateur.
00:38:24Donc,
00:38:25il n'est pas question
00:38:26de votre point de vue
00:38:27de faire le procédure rugby
00:38:28que par ailleurs
00:38:28vous appréciez
00:38:30et ce qui est votre passion.
00:38:31Racontez-nous
00:38:32cette journée
00:38:33que vous retracez
00:38:34dans le livre,
00:38:35bien évidemment,
00:38:36où vous allez voir
00:38:36votre fils
00:38:37pour la dernière fois,
00:38:39pétri
00:38:39de toute la fierté
00:38:40que peut ressentir
00:38:42un père
00:38:42à ce moment-là.
00:38:43Alors,
00:38:43mon fils,
00:38:44en fait,
00:38:44je l'ai vu
00:38:45pour la dernière fois,
00:38:47hélas,
00:38:47sur son lit d'hôpital.
00:38:48C'est-à-dire
00:38:49qu'il joue à Bordeaux
00:38:51et pour des raisons
00:38:52simplement familiales,
00:38:52puisque son frère aîné,
00:38:54c'était le jour
00:38:54de son anniversaire.
00:38:55On a dû rester à Paris
00:39:00pendant que lui
00:39:00était à Bordeaux.
00:39:02Et on a appris la nouvelle
00:39:03de manière un peu brutale,
00:39:05par téléphone,
00:39:06un peu confuse,
00:39:07en nous disant
00:39:08il y a eu un accident,
00:39:09Nicolas est évacué.
00:39:11Et puis ensuite,
00:39:12l'hôpital nous a dit
00:39:13oui, il faut venir.
00:39:15Et donc,
00:39:15je suis arrivé
00:39:16à 21h
00:39:17et j'ai découvert
00:39:18mon fils stabilisé
00:39:20par les équipes
00:39:23d'hôpital Pellegrin.
00:39:24C'est-à-dire qu'il avait
00:39:24la seconde vertèbre cervicale
00:39:26arrachée,
00:39:26mais il avait fait
00:39:2720 minutes d'arrêt respiratoire.
00:39:29Il était mort
00:39:30sur le terrain,
00:39:31soyons clairs.
00:39:32Il a été réanimé
00:39:33parce qu'il y a
00:39:34des gens compétents
00:39:34qui ont réussi
00:39:35à la réanimer.
00:39:36Mais il y avait
00:39:37des dommages cérébraux
00:39:38tels et il était
00:39:39sans respiration
00:39:40que, bon,
00:39:41ben voilà,
00:39:42il était mort.
00:39:43Et ce matin-là,
00:39:44quand vous le conduisez
00:39:44au train,
00:39:45il était heureux ?
00:39:46Pour lui,
00:39:46il allait disputer
00:39:47un match comme un autre ?
00:39:47Il était très, très, très heureux.
00:39:48Très heureux.
00:39:49Enfin, ça faisait
00:39:50six mois
00:39:51qu'il avait rejoint
00:39:51le stade français
00:39:52au niveau espoir.
00:39:54Il avait été assidu,
00:39:55il était sur quasiment
00:39:56tous les matchs
00:39:57en remplaçant.
00:39:58Parce que quand vous arrivez,
00:39:59en fait,
00:40:00vous êtes remplaçant
00:40:00et c'est normal.
00:40:01On débute tous.
00:40:02Et puis,
00:40:04cette titularisation,
00:40:05il met un essai
00:40:06dans les premières minutes.
00:40:07Enfin,
00:40:07ça se passe merveilleusement bien.
00:40:09Bon,
00:40:09si vous voulez,
00:40:10moi,
00:40:10je vais vous dire
00:40:13mon...
00:40:14ma consolation,
00:40:15mon consolation,
00:40:16c'est de me dire
00:40:16qu'il est mort heureux
00:40:17sur son terrain de rugby.
00:40:18Parce que ça se passait
00:40:19très, très bien.
00:40:19Il était au meilleur
00:40:21de ce qu'il souhaitait,
00:40:22de ce qu'il voulait faire
00:40:23et il réalisait
00:40:24un match quasi parfait.
00:40:27Juste qu'il a pris
00:40:27deux autobus
00:40:28qui ne se sont pas baissés,
00:40:30qui ont méprisé
00:40:31la sécurité
00:40:32et qui ont voulu détruire
00:40:34et ils ont détruit.
00:40:35Alors justement,
00:40:36à qui vous en voulez
00:40:37aujourd'hui ?
00:40:38Alors,
00:40:39très franchement,
00:40:40aujourd'hui,
00:40:40on ne peut pas dire
00:40:41que j'en veux à quelqu'un.
00:40:42Mais vraiment,
00:40:43ça peut vous surprendre.
00:40:44Mais ce que je regrette,
00:40:46c'est que les personnes
00:40:47qui ont commis ces actes
00:40:49n'ont jamais émis
00:40:50un quelconque remord
00:40:51ou même pas pris la peine
00:40:53de nous envoyer
00:40:53un petit mot
00:40:53pour nous dire
00:40:55franchement en regret.
00:40:55Oui, bien sûr.
00:40:56Ils n'ont même pas été désolés
00:40:58qu'ils soient morts
00:40:59dans ces circonstances ?
00:40:59Non, parce que je pense
00:41:00qu'ils sont conditionnés
00:41:01et je pense que
00:41:02quand c'est judiciarisé en plus,
00:41:04eh bien,
00:41:04on a certainement des conseils
00:41:05qui leur disent
00:41:06« Bon, attendez,
00:41:07pas de mots, rien. »
00:41:09Moins vous en dites,
00:41:09mieux le c'est.
00:41:10Oui, bien sûr,
00:41:11parce qu'à partir du moment
00:41:13où il y aurait
00:41:15certaines condoléances
00:41:16plus que cela-même,
00:41:18ça pourrait valoir
00:41:19aveu et reconnaissance
00:41:20dans le cas d'un procès.
00:41:21Alors,
00:41:22ça, déjà,
00:41:23ça vous peine,
00:41:24évidemment.
00:41:25Et ensuite,
00:41:25c'est ce qu'on a découvert après.
00:41:27C'est-à-dire que,
00:41:28alors,
00:41:29il y a deux éléments.
00:41:30C'est tout le jeu d'acteurs
00:41:33des institutions
00:41:34qui sont supposés
00:41:35organiser ce sport,
00:41:36le protéger
00:41:37et faire en sorte
00:41:37que ça se passe bien,
00:41:38avait été totalement défaillant.
00:41:40Pas devant la presse.
00:41:41Alors là,
00:41:42pour le côté émotion,
00:41:44ils ont été très,
00:41:45très présents.
00:41:46Mais dans les faits,
00:41:47le Stade français
00:41:48n'a pas déposé
00:41:49de réclamation.
00:41:50On l'a découvert,
00:41:51mais très tardivement,
00:41:52alors qu'ils ont déclaré
00:41:53à la police
00:41:54exactement ce qui s'était passé
00:41:55dans le cadre
00:41:56de l'enquête préliminaire.
00:41:57Allez comprendre.
00:41:58Et ça,
00:41:59ça a été une obstruction
00:42:00terrible pour notre dossier
00:42:01parce qu'en fait,
00:42:01on nous dit
00:42:02qu'il n'y a pas de faute
00:42:02et qu'est-ce qu'on fait là ?
00:42:03C'est ce que me dit
00:42:04le procureur de la République
00:42:05lorsque je suis
00:42:06pour l'appel.
00:42:08Vous accusez quand même
00:42:09dans votre livre.
00:42:10Vous dites,
00:42:10voilà,
00:42:11vous parlez de l'omerta,
00:42:12l'argent qui devient
00:42:13le nerf de la guerre.
00:42:14Je révèle.
00:42:15Une forme,
00:42:16alors vous révélez,
00:42:16vous une inertie
00:42:17qui ne change pas.
00:42:18Mais très concrètement,
00:42:19et pour pas que la mort
00:42:20de Nicolas reste vaine
00:42:22aujourd'hui,
00:42:23qu'est-ce que vous voulez ?
00:42:24Est-ce que vous voulez,
00:42:25par exemple,
00:42:25qu'il y ait des équipements
00:42:26comme on le voit
00:42:27dans la NFL aux Etats-Unis
00:42:29de protection,
00:42:30des casques,
00:42:31des choses comme ça,
00:42:31est-ce que le rugby français
00:42:33tel qu'on le connaît
00:42:34doit évoluer aujourd'hui ?
00:42:35Il doit évoluer
00:42:36par son arbitrage
00:42:37et par l'application
00:42:38des règles
00:42:39et des sanctions
00:42:40qui vont avec.
00:42:40C'est à peu près
00:42:41le même sujet
00:42:41que j'ai entendu
00:42:42dans le droit commun.
00:42:45Si vous ne le faites pas,
00:42:46et alors là,
00:42:46pour le coup,
00:42:47le terrain de rugby
00:42:47semble être une zone
00:42:48sanctuarisée
00:42:48où en fait,
00:42:49on ne peut rien faire,
00:42:50rien dire,
00:42:50le droit commun
00:42:51ne s'applique pas.
00:42:52Eh bien,
00:42:53si vous avez une faute,
00:42:54une faute grave,
00:42:55il faut mettre
00:42:56des sanctions
00:42:57à la hauteur.
00:42:57Ce n'est pas six semaines
00:42:58de suspension
00:42:59parce que quelqu'un
00:42:59vous a touché la tête,
00:43:00ils seront divisés par trois
00:43:01parce qu'il aura du pardon
00:43:03qui vont faire
00:43:04que ça ne se reproduira pas.
00:43:06Mais,
00:43:07Monsieur Chevin,
00:43:08si je puis me permettre,
00:43:09déjà,
00:43:09j'ai du mal à concevoir
00:43:11qu'elle peut être
00:43:12votre douleur
00:43:12d'avoir perdu
00:43:13un fils si jeune
00:43:14et si brillant.
00:43:16Mais au-delà de ça,
00:43:17je pense que d'ailleurs,
00:43:19sa mort vous donne
00:43:20cette force
00:43:21que vous avez aujourd'hui
00:43:22de venir sur les plateaux télé,
00:43:23d'écrire un livre
00:43:24pour faire bouger les lignes
00:43:25dans ce sport du rugby.
00:43:28Donc,
00:43:28tout ça est très louable
00:43:29et bravo pour ça.
00:43:30Après,
00:43:30il me semble tout de même
00:43:31que les règles ont évolué
00:43:33depuis la mort de votre fils.
00:43:36Il me semble que la word
00:43:39rugby a entendu
00:43:41tout de même
00:43:42vos demandes
00:43:43et vos prétentions
00:43:44et il y a eu
00:43:45des avancées
00:43:47sur l'interdiction
00:43:49d'une forme
00:43:49de double plaquage
00:43:51du plaquage crocodile.
00:43:53J'ai lu ça,
00:43:54je me suis renseignée.
00:43:55En termes,
00:43:55votre combat
00:43:57n'a pas été
00:43:57totalement vain
00:43:58à vos yeux ?
00:43:59Non,
00:44:00je ne dirais pas ça.
00:44:01Pour répondre à votre question
00:44:02et après,
00:44:02en quelques secondes,
00:44:03oui,
00:44:03en quelques secondes.
00:44:04Non,
00:44:05World Rugby
00:44:05a fait du répoulinage
00:44:08sur ce qui leur paraissait
00:44:09le plus facile
00:44:09et le plus évident
00:44:10mais sur les doubles plaquages
00:44:11ou les plaquages
00:44:12dans le rôle,
00:44:12non.
00:44:13Pour moi,
00:44:14mon combat,
00:44:16il va rester en l'air
00:44:17et il ne servira pas
00:44:19parce que si nous n'avons pas
00:44:21l'avis de justice favorable,
00:44:24on perd
00:44:25et les rugbymenes perdent.
00:44:26Un dernier mot.
00:44:27Non,
00:44:27pardon,
00:44:28on n'a plus le temps
00:44:28pour le débat.
00:44:29Un dernier mot.
00:44:30Est-ce qu'on est vraiment
00:44:31obligés de partir
00:44:32en plus de mètres ?
00:44:32Mais juridiquement,
00:44:33en fait,
00:44:34moi,
00:44:34je vous conseille,
00:44:35même si la Cour de cassation
00:44:37rejette votre pourvoi,
00:44:38d'aller jusqu'à la CEDH
00:44:41parce que votre combat
00:44:42il est louable
00:44:43et c'est fondamental.
00:44:44Merci.
00:44:45En tout cas,
00:44:45merci d'avoir été parmi nous.
00:44:47Il serait fier de vous,
00:44:48Nicolas.
00:44:48Merci.
00:44:49Ah non,
00:44:49pas douter.
00:44:50Et ça,
00:44:50c'est la meilleure chose
00:44:51qu'un père puisse rendre
00:44:52à son fils comme hommage.
00:44:54Merci à vous
00:44:54d'être venu jusqu'à nous.
00:44:55On marque une petite pause
00:44:56et on reviendra évidemment
00:44:58pour parler de Laval
00:44:58qui, à son tour,
00:44:59bascule dans la flambée
00:45:01de violences gratuites
00:45:01après des interpellations
00:45:02par des policiers,
00:45:03décidément.
00:45:04A tout de suite.
00:45:08De retour avec vous
00:45:09pour la suite de Police Justice
00:45:1124h en France.
00:45:11Je suis ravie de vous accueillir
00:45:12si vous nous rejoignez
00:45:13à l'instant.
00:45:14A la une de cette deuxième
00:45:15partie d'émission,
00:45:16on ira dans le quartier
00:45:17Saint-Nicolas.
00:45:18C'est à Laval,
00:45:19en Mayenne.
00:45:20Il a de nouveau sombré
00:45:21dans le chaos
00:45:22dans la nuit de vendredi
00:45:23à samedi.
00:45:24Entre 50 et 80 jeunes
00:45:26s'en sont pris
00:45:26aux forces de l'ordre,
00:45:27ont brûlé des voitures
00:45:29et du mobilier urbain
00:45:30en cause.
00:45:31Ces images,
00:45:31une interpellation
00:45:32que vous voyez à l'écran.
00:45:34Nous étions sur place.
00:45:35Le reportage à suivre.
00:45:36On ira à Nice également
00:45:38où un mariage
00:45:40qui devait être célébré
00:45:41samedi a été annulé
00:45:42par Eric Ciotti,
00:45:44le maire,
00:45:44après plusieurs infractions
00:45:45commises par le cortège
00:45:47des futurs mariés
00:45:48des deux roues
00:45:49et au moins un quad
00:45:50aurait circulé
00:45:51de manière dangereuse
00:45:53sur la voie publique.
00:45:55Alors justement,
00:45:56faut-il expulser
00:45:57de leurs logements sociaux
00:45:59les délinquants
00:46:00et leurs familles ?
00:46:01C'est l'idée
00:46:01qui a été proposée hier
00:46:03par Marine Le Pen
00:46:05qui faisait sa grande rentrée.
00:46:06Nous allons en reparler.
00:46:08À la une également,
00:46:09Emmanuel Macron
00:46:10qui tente
00:46:11de relancer
00:46:12son projet
00:46:13d'interdiction
00:46:13des réseaux sociaux
00:46:14au moins de 15 ans.
00:46:16Il avait été retoqué
00:46:17par le Conseil constitutionnel.
00:46:18Cette fois,
00:46:19c'est une nouvelle version
00:46:20qui a été transmise
00:46:21à la Commission européenne.
00:46:23Et puis,
00:46:23puisqu'on parle
00:46:24de réseaux sociaux,
00:46:25c'est une pratique stupide
00:46:26et très dangereuse.
00:46:27Elle existe depuis des années
00:46:28et elle a fait
00:46:29son grand retour
00:46:30notamment à Paris.
00:46:31Vous le voyez
00:46:31sur le métro aérien.
00:46:34Smartphone à la main,
00:46:35ce jeune homme
00:46:35se déplace tranquillement
00:46:36sur une rame à l'arrêt.
00:46:37C'est ce qu'on appelle
00:46:38le train surfing.
00:46:40Et ça fait rage
00:46:41dans toutes les grandes villes
00:46:42du monde
00:46:42mais avec parfois
00:46:43des conséquences dramatiques,
00:46:45mortelles même.
00:46:47C'est ce qu'on vous montrera
00:46:48à Vienne
00:46:49en octobre 2024.
00:46:51Regardez cet extrait.
00:47:14Voilà.
00:47:14Terrible jeu,
00:47:16passible d'amende.
00:47:17Évidemment,
00:47:18ne surtout pas reproduire
00:47:19la même chose.
00:47:19puisqu'il est 14h,
00:47:21on va retrouver
00:47:21Sommeil à la Bidi,
00:47:22c'est l'heure du journal.
00:47:23Bonjour.
00:47:27Rebonjour Nelly
00:47:28et bonjour à tous.
00:47:29A la une de l'actualité,
00:47:30deux hommes interpellés
00:47:31et placés en garde à vue
00:47:32après avoir été aperçus
00:47:33en train de dégrader
00:47:34une synagogue
00:47:34du 4e arrondissement
00:47:36de Paris.
00:47:37Des faits qui se sont produits
00:47:38cette nuit
00:47:38aux alentours
00:47:39de 3h du matin
00:47:40rue du Bourg-Tibourg.
00:47:41A l'étranger,
00:47:42en Suède,
00:47:43la chef des sociodémocrates
00:47:44s'est dite prête
00:47:45à gouverner
00:47:45à l'issue
00:47:46des élections législatives
00:47:47qui se sont tenues hier.
00:47:48Des élections
00:47:49qui n'ont pas encore
00:47:50donné de vainqueur clair.
00:47:51Résultat définitif
00:47:52au cours des prochaines semaines
00:47:53une fois le décompte terminé.
00:47:56De son côté,
00:47:57la Finlande a décidé
00:47:58de rejoindre
00:47:58la dissuasion nucléaire avancée
00:48:00proposée par Emmanuel Macron
00:48:02en mars
00:48:02au pays européen.
00:48:04Un groupe de pilotage nucléaire
00:48:05sera établi
00:48:06dans les prochains mois
00:48:07pour commencer
00:48:07la mise en œuvre
00:48:08de cette coopération.
00:48:09Est-ce qu'il en fait
00:48:10le 10e pays
00:48:11à rejoindre
00:48:12l'initiative française ?
00:48:13Et puis on termine
00:48:14avec ces tensions
00:48:15qui ne retombent pas
00:48:16entre l'Iran
00:48:17et les Etats-Unis.
00:48:18Le chef de l'organisation
00:48:19iranienne
00:48:20de l'énergie atomique
00:48:21qui devait assister
00:48:21à une réunion internationale
00:48:22pour une conférence annuelle
00:48:24sur le nucléaire avienne
00:48:25en a été empêché
00:48:26sous la pression
00:48:27des Etats-Unis.
00:48:28Un individu sous sanction
00:48:29et qui a essayé
00:48:30de les contourner.
00:48:31C'est aussitôt
00:48:32justifié Washington.
00:48:35Merci beaucoup
00:48:36ma chère Somalia.
00:48:38Allez,
00:48:38le débat
00:48:39avec des violences urbaines
00:48:41qui se sont transportées
00:48:42cette fois
00:48:42jusqu'au quartier
00:48:43Saint-Nicolas.
00:48:44Ça se trouve
00:48:45à Laval,
00:48:45en Mayenne,
00:48:46jusqu'à 80 jeunes
00:48:48s'en sont pris
00:48:49à des forces de l'ordre.
00:48:50Ils ont également
00:48:51brûlé des voitures,
00:48:52ont saccagé
00:48:53du mobilier urbain
00:48:55et sont allés
00:48:55jusqu'à tendre
00:48:56un guet-apens
00:48:57aux policiers
00:48:58avec des barres de fer.
00:49:00Toutes ces violences,
00:49:00elles font suite
00:49:02à un banal
00:49:03contrôle routier
00:49:04qui a dégénéré
00:49:05le lundi 7 septembre
00:49:07dans ce même quartier.
00:49:08Regardez le reportage
00:49:09de la rédaction.
00:49:11C'est un contrôle routier
00:49:13qui a tourné au chaos.
00:49:15Lundi 7 septembre,
00:49:16quartier Saint-Nicolas
00:49:17à Laval,
00:49:18des individus
00:49:19affrontent
00:49:19des policiers
00:49:20en pleine rue.
00:49:24Immobilisé,
00:49:24le conducteur
00:49:25est condamné
00:49:26vendredi dernier
00:49:26à 8 mois
00:49:28de prison
00:49:28avec sursis.
00:49:29La nuit suivante,
00:49:31des scènes d'émeutes
00:49:31éclatent
00:49:32dans le même quartier.
00:49:33La procureure
00:49:34parle d'une cinquantaine
00:49:36d'individus
00:49:37qui s'en prennent
00:49:38aux forces de l'ordre.
00:49:39Les dégâts sont importants
00:49:40sur la maison du département.
00:49:42Cinq véhicules de service
00:49:43sont incendiés.
00:49:4548 heures après
00:49:46cette nuit de violence,
00:49:47les traces sont encore
00:49:48bien visibles,
00:49:49comme devant ce magasin
00:49:51dont la devanture
00:49:52a été éventrée.
00:49:54Par peur de représailles,
00:49:56certains habitants
00:49:56acceptent de témoigner,
00:49:58mais souhaitent préserver
00:49:59leur anonymat.
00:50:00Il doit y avoir
00:50:01une jeunesse
00:50:02qui est désœuvrée
00:50:03et qui s'adonne
00:50:05à ce genre de choses.
00:50:06J'ai du mal
00:50:07à comprendre.
00:50:08On n'est pas en sécurité
00:50:10et qu'on a un quartier
00:50:12qui est de plus en plus sale.
00:50:13Il n'y a aucune raison
00:50:14de faire ça,
00:50:14c'est scandaleux.
00:50:16Ce commerçant du quartier
00:50:18redoute désormais
00:50:18que la situation
00:50:19ne dégénère davantage.
00:50:20J'ai peur un jour
00:50:22il n'y a plus de commerce.
00:50:24J'ai peur.
00:50:26Imagine,
00:50:27il faut le feu,
00:50:29ça y est, c'est mort.
00:50:30La mairie de Laval
00:50:31a annoncé porté plainte.
00:50:33Une enquête
00:50:33est désormais ouverte.
00:50:36Et nous sommes en direct
00:50:38avec Sébastien Tessier,
00:50:40secrétaire départemental
00:50:41d'Alliance en Mayenne.
00:50:43Bonjour, merci
00:50:43de nous rejoindre en direct.
00:50:47Racontez-nous,
00:50:48puisque j'imagine
00:50:49que vous connaissez bien
00:50:50ce quartier de Saint-Nicolas.
00:50:51Comment cette haine
00:50:52s'est propagée
00:50:54en si peu de temps,
00:50:55finalement ?
00:50:57Alors,
00:50:58comme vous l'avez dit
00:50:58tout à l'heure,
00:50:59ça a démarré
00:51:01avec un banal contrôle routier
00:51:02mais qui aurait pu,
00:51:03comme il s'en passe,
00:51:04des dizaines à Laval
00:51:05chaque jour
00:51:05et des milliers
00:51:06certainement en France
00:51:08et qui a dégénéré
00:51:09pour une raison inconnue,
00:51:11aussi simple qu'inconnue.
00:51:13Le conducteur est arrivé
00:51:14devant un bâtiment
00:51:14et de là,
00:51:15une trentaine d'individus
00:51:16sont sortis des bâtiments
00:51:17pour s'opposer
00:51:18à l'interpellation
00:51:18du conducteur.
00:51:20qui, au mieux,
00:51:22aurait eu
00:51:22une petite remontrance
00:51:24sur sa circulation
00:51:25rapide
00:51:26dans les rues du quartier.
00:51:28Au pire,
00:51:28une amende
00:51:28à 90 euros.
00:51:29Donc,
00:51:29on parle vraiment
00:51:30de quelque chose
00:51:31qui est basique
00:51:32et banal.
00:51:33Et pourtant,
00:51:35il y a eu
00:51:35ces faits
00:51:36sur mes collègues
00:51:38qui ont subi
00:51:39la violence
00:51:39d'une trentaine
00:51:40d'individus
00:51:40qui se sont déchaînés dessus.
00:51:42Alors,
00:51:42on a eu
00:51:42une vidéo
00:51:43qui a circulé
00:51:44sur les réseaux
00:51:45dès le lendemain.
00:51:46Malheureusement,
00:51:47il faut avoir
00:51:47quand même
00:51:47une approche holistique
00:51:48de cette vidéo.
00:51:50L'intéressant serait
00:51:51d'avoir l'entièreté
00:51:52de cette vidéo
00:51:53parce que tout le début
00:51:54montre la violence
00:51:56qu'ont subi mes collègues
00:51:57lors de cette interpellation.
00:51:58Et ça,
00:51:59on ne l'a pas
00:51:59et c'est bien dommage.
00:52:00Mes collègues
00:52:01ont été...
00:52:02Pardon,
00:52:02pardon.
00:52:04Allez-y.
00:52:05Non,
00:52:05je voulais dire,
00:52:05parlez-nous de ce quartier
00:52:07de Saint-Nicolas.
00:52:08Est-ce que c'est un quartier
00:52:09compliqué,
00:52:10déjà connu
00:52:10de vos collègues,
00:52:12des forces de police
00:52:12ou d'ordinaire
00:52:14plutôt calme ?
00:52:15Et comment,
00:52:16comme ça,
00:52:16en quelques heures,
00:52:17on a pu mettre
00:52:18le feu aux poudres ?
00:52:18Il y a eu des appels
00:52:20sur les réseaux sociaux ?
00:52:21Qu'est-ce qui s'est passé
00:52:22concrètement ?
00:52:24Alors,
00:52:24c'est un quartier populaire
00:52:25qu'on connaît
00:52:26mais qu'on fréquente
00:52:27tous les jours.
00:52:28On rentre dans ce quartier-là
00:52:29sans difficulté.
00:52:31On intervient
00:52:31dans ce quartier
00:52:32sans difficulté.
00:52:33On a juste eu
00:52:34trois épisodes
00:52:35en fait depuis 2022.
00:52:37On a eu
00:52:37trois épisodes
00:52:38de violences urbaines
00:52:392022,
00:52:402023 et 2026
00:52:41où il y a eu
00:52:42ces faits répétés.
00:52:43Après,
00:52:44effectivement,
00:52:44cette vidéo
00:52:44a appelé à l'insurrection.
00:52:46Qu'on soit clair,
00:52:48les propos,
00:52:49parce que le son
00:52:49est surtout important
00:52:50sur cette partie de vidéo.
00:52:52Ils appellent
00:52:53aux émeutes,
00:52:54à l'insurrection
00:52:55et aux violences urbaines.
00:52:56C'est ce qui s'est passé
00:52:57dès le vendredi soir.
00:52:58Je vous propose
00:52:59justement de la regarder,
00:53:00la vidéo
00:53:00à laquelle vous faites référence,
00:53:01avec le son,
00:53:02en effet,
00:53:03où on sent
00:53:04quelqu'un
00:53:05qui encourage
00:53:06en fait
00:53:07cette résistance active
00:53:08face à la police.
00:53:28Je vous dis,
00:53:32je vous dis,
00:53:43On l'a bien compris,
00:54:02Sébastien Tessier.
00:54:03Déjà,
00:54:03vous êtes filmé
00:54:04en permanence.
00:54:05Vous êtes toujours
00:54:06sous l'œil scrutateur
00:54:08des vidéos
00:54:09qui sont jetées
00:54:09comme ça
00:54:10sur les réseaux sociaux.
00:54:11Il y a une culture
00:54:12de la haine
00:54:13de la police
00:54:13qui est entretenue.
00:54:15Et puis,
00:54:16c'est de bonne alloi
00:54:16d'être toujours
00:54:16du côté des fauteurs
00:54:18de troubles.
00:54:18On le voit vraiment.
00:54:19C'est un cas d'école,
00:54:20cette vidéo.
00:54:22Oui,
00:54:22tout à fait.
00:54:23Alors,
00:54:23d'être tout le temps
00:54:24du côté des fauteurs
00:54:25de troubles,
00:54:25je vais pondérer
00:54:26un peu ces propos-là
00:54:27parce qu'on reçoit
00:54:28quand même pas mal
00:54:28de soutien
00:54:29de la population
00:54:30qui est excédé
00:54:30aussi par ses agissements.
00:54:33La population a peur,
00:54:34même à Saint-Nicolas.
00:54:35Ils ont peur
00:54:36pour leur bien,
00:54:36pour leur véhicule.
00:54:37Des gens qui travaillent
00:54:38toute leur vie
00:54:38pour pouvoir se payer
00:54:40une voiture
00:54:40pour aller au travail
00:54:41et qui peuvent être ruinés
00:54:42en une nuit comme ça
00:54:43pour qui,
00:54:43pourquoi,
00:54:44on ne sait pas.
00:54:45Juste par plaisir
00:54:47et par vengeance.
00:54:49On ne sait même pas quoi
00:54:50en fait
00:54:50parce que comme je vous le disais,
00:54:51c'est parti
00:54:51vraiment d'un banal
00:54:52contrôle routier
00:54:53où ça s'est plutôt
00:54:54pas trop mal passé
00:54:55avec le conducteur en plus.
00:54:56Donc il n'y avait aucun intérêt
00:54:59de dégénérer comme ça.
00:55:01Il y a un intervenant
00:55:02dans le sujet
00:55:03que vous avez entendu
00:55:03avec nous
00:55:04qui parle de jeunesse
00:55:06désœuvrée.
00:55:06Est-ce que c'est vraiment
00:55:08devenu un passe-temps
00:55:08en fait
00:55:09de s'en prendre à la police ?
00:55:10On en est là aujourd'hui ?
00:55:12Alors je ne sais pas
00:55:13si c'est un passe-temps
00:55:14mais si c'est le cas,
00:55:15c'est dommage
00:55:17et on n'est pas sorti
00:55:18de l'auberge.
00:55:19Merci beaucoup Sébastien Tessier
00:55:21d'avoir réagi.
00:55:21Bruno Pommard,
00:55:22je réitère ma question
00:55:23sérieusement.
00:55:24On a l'impression que
00:55:25voilà maintenant
00:55:26tous tes prétextes
00:55:27y compris quand il n'y a pas
00:55:28de bavure,
00:55:29on l'avait vu aussi
00:55:30dans le cadre
00:55:31d'une autre interpellation
00:55:32où l'homme s'était
00:55:34finalement suicidé
00:55:35au volant
00:55:36et on a cru que c'était
00:55:37la police qui lui avait
00:55:38tiré dessus,
00:55:38ils avaient été mis
00:55:39hors de cause.
00:55:40Ça n'a pas empêché
00:55:41un déferlement de violence
00:55:42il y a quelques jours.
00:55:43Oui mais je crois
00:55:44qu'on a perdu beaucoup.
00:55:45Vous savez moi
00:55:45j'ai eu une grosse expérience
00:55:46du terrain,
00:55:47j'ai passé 10 ans
00:55:47dans les quartiers de Corvée
00:55:48avec mon association
00:55:49Raid d'Aventure
00:55:49et on fait du rapprochement
00:55:50jeune police
00:55:51et je me suis rendu compte
00:55:52d'une chose
00:55:53alors ce n'est pas pour
00:55:54évidemment amender
00:55:56ce que font ces jeunes
00:55:56ou soutenir ce que font
00:55:58ces jeunes,
00:55:58évidemment pas
00:55:59mais le problème
00:56:00c'est que le terrain
00:56:00a totalement été délaissé
00:56:02et qu'est-ce qu'on retrouve
00:56:03sur ce terrain ?
00:56:04Des jeunes,
00:56:04alors pour certains
00:56:05désœuvrés effectivement
00:56:06qui n'ont rien à foutre
00:56:07toute la journée
00:56:07qui sont soit des dealers
00:56:09sur des points de deal
00:56:10soit qui sont là
00:56:11qui tiennent les murs
00:56:12comme on dit
00:56:13et qui attendent
00:56:14la première occasion
00:56:14pour que ça parte
00:56:15en sucette
00:56:16et là on a l'exemple même
00:56:17avec des images
00:56:17qui sont prises
00:56:18vous avez raison de le dire
00:56:19Nelly
00:56:19très très bien cadrées
00:56:22de façon à montrer
00:56:23que c'est les policiers
00:56:25encore une fois
00:56:25je pense qu'il y a
00:56:26une révolution totale
00:56:27à faire dans ce pays
00:56:28en matière de prévention
00:56:30et d'éducation
00:56:31moi je suis très branché
00:56:32là-dessus
00:56:32et croyez-moi
00:56:32et pourtant je soutiens
00:56:33mes policiers
00:56:34on a affaire dans ces quartiers
00:56:35dès qu'il y a des patrouilles
00:56:36de police qui vont faire
00:56:37leur boulot
00:56:38comme c'était le cas ici
00:56:39contrôlés
00:56:39comme on peut se faire
00:56:40contrôler tous les jours
00:56:41et qui tombent
00:56:42effectivement sur une embuscade
00:56:43le travail de prévention
00:56:45et d'éducation
00:56:45a totalement disparu
00:56:46dans ce pays
00:56:46et dans ces quartiers
00:56:47j'ai passé 10 ans
00:56:48en Tarterey
00:56:48je peux vous assurer
00:56:49c'est une expérience
00:56:50qui est exactement la même
00:56:51si on est présent
00:56:52dans ces quartiers
00:56:53non mais
00:56:54non je dis
00:56:54le travail de prévention
00:56:56mais il y a surtout
00:56:57un déficit d'autorité
00:56:58mais ça va dans ce sens
00:56:59Nelly
00:56:59ce que je veux dire par là
00:57:00c'est que
00:57:01si on avait ce travail
00:57:02de prévention
00:57:03avec des éducateurs
00:57:04sur le terrain
00:57:05je peux vous assurer
00:57:06qu'il y aurait
00:57:07beaucoup moins de problématiques
00:57:08moi je l'ai connu
00:57:08je peux vous assurer
00:57:09que assurer
00:57:10la présence sur le quartier
00:57:13pour prendre en charge
00:57:13de ces jeunes
00:57:14avec la police de proximité
00:57:15par exemple
00:57:15oui mais malheureusement
00:57:16ça a un petit peu évolué
00:57:18moi je suis persuadé
00:57:19que c'est une nécessité
00:57:20de retravailler sur ces sujets
00:57:21parce que
00:57:21nos policiers
00:57:22sont confrontés
00:57:23qu'à des jeunes
00:57:23qui sont devenus
00:57:25des sauvages
00:57:25pour certains
00:57:26le psychiatre que vous êtes
00:57:27quel regard il porte
00:57:28sur cette notion d'éducation
00:57:29comment on fait
00:57:29pour éduquer un jeune
00:57:30et lui dire
00:57:31tu ne vas pas t'en prendre
00:57:32à la police
00:57:33sous prétexte
00:57:33que c'est l'ennemi juré
00:57:35qu'est-ce qu'on fait
00:57:35dans un discours
00:57:36qui est déjà bien ancré
00:57:37dans leur tête en fait
00:57:38il faut déjà évidemment
00:57:39que les parents le croient
00:57:40et une bonne opinion
00:57:42de l'état
00:57:43des fonctionnaires
00:57:44de police
00:57:45fassent leur travail
00:57:46d'éducation
00:57:48normale
00:57:48auprès de leur enfant
00:57:49mais même ça
00:57:50ça ne suffit pas
00:57:50parce qu'il y a un phénomène
00:57:52de groupe
00:57:52qui fait que le jeune
00:57:54individuellement
00:57:54il ne se sent pas du tout
00:57:55coupable
00:57:56parce qu'il est dans le groupe
00:57:57et donc il se monte
00:57:58un peu la tête
00:57:59entre eux
00:58:00là je parle des jeunes
00:58:00qui ne sont pas forcément
00:58:02délinquants
00:58:02et c'est vrai que vous avez
00:58:03parlé de passe-temps
00:58:04mais il y a un peu de ça
00:58:05c'est-à-dire qu'on joue
00:58:06aux gendarmes
00:58:07et aux voleurs
00:58:08avec un sentiment
00:58:09d'impunité aussi
00:58:10parce qu'aujourd'hui
00:58:11ils ont le sentiment
00:58:11qu'ils ne risquent rien
00:58:14et effectivement
00:58:15on peut être désouvré
00:58:16à côté de ça
00:58:17je pense qu'il y a aussi
00:58:18des jeunes
00:58:19ou des moins jeunes
00:58:19qui ont intérêt
00:58:20à ce que la police
00:58:21ne vienne pas mettre le nez
00:58:22dans leurs affaires
00:58:23et qui entraîne aussi
00:58:25tout ce petit monde
00:58:26pour pouvoir
00:58:28que leur trafic
00:58:29s'opère
00:58:30s'opère
00:58:31tranquillement
00:58:31donc oui
00:58:32une présence adulte
00:58:33évidemment
00:58:33une présence adulte
00:58:34préventive
00:58:35familiale
00:58:37éducative
00:58:38policière
00:58:38scolaire
00:58:39maître Tomasini
00:58:40il y a aussi
00:58:40on ne va pas se le cacher
00:58:41le fait qu'il n'y a pas
00:58:42la peur de la sanction
00:58:43derrière
00:58:44la peine était très faible
00:58:46je crois que c'est
00:58:478 mois avec sur 6
00:58:48c'est ça
00:58:49dans cette affaire
00:58:50et l'impunité
00:58:52est révélée
00:58:52par le fait
00:58:53qu'ils ont
00:58:53le conducteur
00:58:54je crois
00:58:55à également déposer
00:58:56plainte pour des violences
00:58:57policières
00:58:58à l'inverse
00:58:59donc en fait
00:59:00il y a une inversion
00:59:01des rôles
00:59:02c'est-à-dire
00:59:02qu'on agresse
00:59:03on est contre l'autorité
00:59:06et finalement
00:59:07on se sent victime
00:59:08de cette autorité
00:59:09on les renvoie dos à dos
00:59:10exactement
00:59:10et en fait
00:59:11je crois que les jeunes
00:59:12aujourd'hui
00:59:13ont érigé en valeur
00:59:14des contre-valeurs
00:59:15c'est-à-dire la résistance
00:59:16à l'autorité
00:59:17je rappelle
00:59:17on est à Laval
00:59:18Laval en Mayenne
00:59:19c'est-à-dire
00:59:20ville on ne peut plus
00:59:21tranquille dans l'esprit
00:59:22de beaucoup de français
00:59:23ça a bien changé
00:59:24non mais à quel moment
00:59:25la violence est arrivée
00:59:27jusque dans ces villes
00:59:28moyennes
00:59:28dont on vous parle
00:59:29quasiment tous les jours
00:59:30maintenant
00:59:31mais ce qui se transmet
00:59:32aussi à l'effet de groupe
00:59:32est aussi
00:59:33comment dire
00:59:34influencé par internet
00:59:36aujourd'hui
00:59:36et les réseaux sociaux
00:59:37parce que lorsqu'il y a
00:59:38un policier
00:59:39qui se fait agresser
00:59:40combien de fois
00:59:40c'est filmé
00:59:41par certains de ces jeunes
00:59:42qui filment
00:59:43qui diffusent
00:59:44avec des smileys
00:59:45qui rigolent
00:59:45ça se transmet
00:59:46et donc
00:59:47il y a ce pouvoir
00:59:48ce pouvoir d'influence
00:59:49des réseaux sociaux
00:59:50concernant la violence
00:59:51particulièrement
00:59:52chez les jeunes
00:59:53voilà pourquoi aussi
00:59:53certains quartiers
00:59:54qui étaient plus calmes
00:59:56disons en tout cas
00:59:56moins dans l'insécurité
00:59:58dans la violence
00:59:58envers les policiers
00:59:59ont complètement
01:00:00basculé
01:00:01et on parle aussi
01:00:03de Nice
01:00:03parce que Nice
01:00:04un mariage
01:00:05qui devait être
01:00:06célébré samedi
01:00:07il a été tout bonnement
01:00:08annulé
01:00:08par Eric Ciotti
01:00:09pourquoi ?
01:00:10parce qu'il y a des membres
01:00:11qui faisaient partie
01:00:12du cortège
01:00:13au sens large
01:00:14qui ont fait
01:00:15ces démonstrations
01:00:16en ce qu'on appelle
01:00:16les fameux rodéos
01:00:17avec des deux roues
01:00:18il y a un quad aussi
01:00:19qui était impliqué là-dedans
01:00:20donc il leur a dit
01:00:21eh bien non
01:00:22il y a des contrôles
01:00:23qui ont été faits
01:00:25plusieurs infractions
01:00:26au code de la route
01:00:27qui ont été relevées
01:00:28donc il a tenu bon
01:00:30Eric Ciotti
01:00:30il a décidé
01:00:31qu'il ne fallait pas
01:00:32aller au bout
01:00:33de ce mariage
01:00:34c'est la prérogative
01:00:35d'un maire
01:00:36maître Tomasini
01:00:38il y a eu d'autres décisions
01:00:39prises comme ça
01:00:40avant
01:00:40j'ai pas l'impression
01:00:42que ça avait beaucoup
01:00:42porté ses fruits
01:00:43parce que maintenant
01:00:43ce genre de mariage
01:00:44c'est assez fréquent
01:00:47oui oui
01:00:47il a évoqué
01:00:48le trouble
01:00:49à l'ordre public
01:00:50et je crois
01:00:51qu'il a parfaitement raison
01:00:53maintenant on verra
01:00:54si certaines actions
01:00:55à son encontre
01:00:56vont être introduites
01:00:57on verra bien
01:00:58mais en tout cas
01:00:59je crois qu'il a pris
01:01:00la décision
01:01:01qu'il fallait prendre
01:01:02Bruno Pommard
01:01:03c'est devenu quoi
01:01:05ce genre de démonstration
01:01:06c'est un peu
01:01:07une démonstration de force
01:01:07finalement
01:01:08il y a quelque chose
01:01:09de l'ordre de l'intimidation
01:01:10aussi
01:01:10on se fout de la règle
01:01:11on se fout du respect
01:01:12des règles dans cette société
01:01:13mais encore une fois
01:01:14je vous parle
01:01:14je pense que
01:01:15tout ça c'est
01:01:17la base
01:01:17c'est l'éducation
01:01:18voilà c'est tout
01:01:19je veux dire
01:01:19quand on vous a pas appris
01:01:20à dire attention
01:01:21t'as pas le droit
01:01:22de faire ci
01:01:22attention t'as pas le droit
01:01:23de faire ça
01:01:23à un moment donné
01:01:24on a ce résultat
01:01:26on l'a vu à Laval
01:01:27on le voit à Nice
01:01:28tout est permis
01:01:29et si on remet pas en place
01:01:30encore une fois
01:01:31un chantier énorme
01:01:32sur les problématiques
01:01:33d'éducation
01:01:33de prévention
01:01:34pour les plus jeunes
01:01:35on ne s'en sortira jamais
01:01:36parce que nos policiers
01:01:37seront en réaction
01:01:39systématiquement
01:01:39de tout ce qu'on voit là
01:01:40c'est de la violence
01:01:41ça tout simplement
01:01:42et c'est du rejet
01:01:43des règles de l'Etat
01:01:44et c'est de la mise en danger
01:01:46parce que là en l'occurrence
01:01:47c'était plusieurs deux roues
01:01:49un quad
01:01:49qui ont notamment emprunté
01:01:50la voie rapide
01:01:51il roulait à contresens
01:01:52bloquer la route
01:01:53donc vous voyez
01:01:54il y a une mise en danger
01:01:55des piétons
01:01:57des autres automobilistes
01:01:58ou des deux roues
01:01:59donc il a agi aussi
01:02:00avec cette conscience là
01:02:01Eric Ciotti
01:02:01mais ce qu'on retiendra
01:02:02c'est qu'Eric Ciotti
01:02:03pourrait être mis en délicatesse
01:02:04par la justice
01:02:05alors ça c'est quand même
01:02:06le concombre
01:02:06de se retourner contre lui
01:02:07Stéphane Clerget
01:02:08c'est vrai qu'un mariage
01:02:09a priori c'est l'union
01:02:10c'est l'amour
01:02:11c'est la paix
01:02:12c'est l'harmonie
01:02:12et maintenant même les mariages
01:02:14ça devient l'occasion
01:02:15de faire de la délinquance
01:02:16et de la violence
01:02:17comme si vous le disiez
01:02:18tout devenait violence
01:02:20comment s'étonner
01:02:21qu'après au sein du couple
01:02:22il y a de la violence
01:02:23puisqu'elle est normalisée
01:02:24pour eux c'est démonstratif
01:02:26c'est pour ça
01:02:26c'est pas de la violence
01:02:27pour eux
01:02:28ceux qui ont commis ces actes là
01:02:29c'est démonstratif
01:02:30c'est pour fêter
01:02:30le mariage qui va avoir lieu
01:02:32c'est un peu de cas
01:02:33de la vie d'autrui
01:02:34ou de ceux qui sont autour
01:02:36et qui peuvent déranger
01:02:36et s'ils ne sont pas pénalisés
01:02:39parlons d'éducation
01:02:40un mot sur l'éducation
01:02:41on le dit assez peu
01:02:43ou peut-être trop peu
01:02:44il y a aussi un déficit
01:02:46d'autorité paternelle
01:02:47dans l'autorité parentale
01:02:48si souvent les pères
01:02:50se défaussent
01:02:51dans beaucoup de familles
01:02:52monoparentales
01:02:52ça crée aussi un terreau favorable
01:02:54à ce que ce soit
01:02:55la porte ouverte à tout ?
01:02:56Oui la place des pères
01:02:57évidemment importante
01:02:58elle ne doit pas être
01:02:58uniquement dans le rôle
01:02:59de l'autorité
01:03:00mais c'est vrai
01:03:01qu'il ne faut pas non plus
01:03:02qu'ils soient mètres de côté
01:03:03il ne faut pas qu'ils se mettent
01:03:04eux-mêmes de côté
01:03:05mais il ne faut pas non plus
01:03:06les mettre de côté
01:03:07donc il faut aussi
01:03:08que leur place soit un peu reconnue
01:03:09qu'on arrête de dire à l'école
01:03:11que ce soit l'heure des mamans
01:03:12c'est-à-dire qu'il faut aussi
01:03:14réimpliquer les pères
01:03:15surtout dans les familles
01:03:19monoparentales
01:03:19où le père est peut-être présent
01:03:21mais un petit peu plus loin
01:03:23ou défaillant
01:03:24tout simplement
01:03:24ou défaillant
01:03:25ça arrive aussi
01:03:26mais pas toujours
01:03:27en tout cas il faut
01:03:28effectivement
01:03:29c'est toujours beaucoup plus facile
01:03:30avec deux parents
01:03:31pour mettre des limites
01:03:33qui vont dans le même sens
01:03:34alors ce qui nous amène
01:03:34à la façon dont je suis pas certaine
01:03:36pourquoi ?
01:03:37excusez-moi
01:03:37parce que vous pouvez avoir
01:03:38des pères violents
01:03:40vous pouvez avoir
01:03:40des pères défaillants
01:03:41et vous avez des mères
01:03:42courage
01:03:44qui ont les deux rôles
01:03:46réciproquement
01:03:46et qui arrivent à élever
01:03:48leurs enfants
01:03:48dans le respect de l'autorité
01:03:50mais c'est quand même plus facile
01:03:50avec deux parents
01:03:51oui parce que
01:03:52je crois qu'il faut pas
01:03:53non plus raisonner
01:03:54sur une société
01:03:55qui a évolué
01:03:57effectivement c'est plus difficile
01:03:59pour une maman
01:04:00d'avoir une double fonction
01:04:02un double rôle
01:04:04mais en revanche
01:04:05il faut pas non plus dire
01:04:07qu'à partir du moment
01:04:08où les pères
01:04:08ne sont plus au foyer
01:04:09c'est la débandade
01:04:11pas du tout
01:04:12il faut rappeler
01:04:14il faut rappeler
01:04:14qu'il y a beaucoup
01:04:15de pères défaillants
01:04:16qui payent pas
01:04:16les contributions
01:04:18à l'entretien
01:04:20et l'éducation
01:04:20des enfants
01:04:21il faut pas sexualiser
01:04:22la parentalité
01:04:23les deux parents
01:04:25sont responsables
01:04:25et doivent
01:04:27remplir leur rôle
01:04:28c'est-à-dire deux plutôt qu'un
01:04:29ça fait toujours
01:04:29une erreur
01:04:30si la monoparentalité
01:04:32est de plus en plus présente
01:04:32c'est vrai qu'on a
01:04:33beaucoup de mamans
01:04:34malheureusement
01:04:34qui se retrouvent seules
01:04:35avec des enfants
01:04:36c'est le cas
01:04:37mais si ce travail-là
01:04:38l'Etat est là
01:04:40pour venir en aide
01:04:42moi je ne stigmatise pas
01:04:44mais je réponds
01:04:45à votre propos
01:04:46qui est de dire
01:04:46les enfants iraient mieux
01:04:48s'il y avait
01:04:49un papa et une maman
01:04:50on n'est plus
01:04:51dans cette société
01:04:52traditionnelle
01:04:53maintenant c'est vrai
01:04:54qu'on a beaucoup
01:04:54de cellules monoparentales
01:04:56et pour autant
01:04:57ça peut très bien
01:04:59fonctionner
01:04:59mais personne ne parle
01:05:01des trains qui arrivent à l'heure
01:05:03nous on se dit
01:05:04voilà
01:05:04ça serait bien
01:05:05d'aller creuser
01:05:06dans certaines de ces familles
01:05:07il y a des copains
01:05:08il faut qu'on avance
01:05:09un petit peu
01:05:10puisqu'on parle
01:05:11de responsabilité parentale
01:05:12ça nous amène
01:05:13au sujet suivant
01:05:14vous allez voir
01:05:14c'est lié
01:05:15Marine Le Pen
01:05:16lors de son discours
01:05:17de rentrée
01:05:18c'est à Hénin Beaumont
01:05:18elle a émis
01:05:20l'idée
01:05:20qu'il fallait
01:05:22organiser l'expulsion
01:05:23de familles délinquantes
01:05:24des H&M
01:05:24parce que parfois
01:05:25les parents eux-mêmes
01:05:27participent à l'édification
01:05:28de ces profils
01:05:31violents
01:05:31ou délinquants
01:05:32et l'idée
01:05:34c'est qu'elle n'ait plus
01:05:34accès au parc social
01:05:35pendant trois ans
01:05:36donc ça va quand même
01:05:37aller
01:05:37ça va chercher un peu loin
01:05:38je vous propose de l'écouter
01:05:39sans l'expliquer
01:05:40et puis il nous faut
01:05:41exiger des bailleurs sociaux
01:05:43qu'ils respectent
01:05:44et fassent respecter
01:05:45la tranquillité
01:05:47des locataires
01:05:48nous ne fermerons
01:05:50pas les yeux
01:05:51sur les dégradations
01:05:52et les incivilités
01:05:54les hauts d'immeubles
01:05:55transformés en points de deal
01:05:57les intimidations
01:05:58et la violence
01:05:59qui rendent le quotidien
01:06:00invivable
01:06:01nous organiserons
01:06:03donc
01:06:03l'expulsion
01:06:04des familles délinquantes
01:06:06des H&M
01:06:26qui ne pourront plus
01:06:29bénéficier d'accès
01:06:30au parc social
01:06:31donc à la solidarité nationale
01:06:33pendant trois ans
01:06:34alors Bruno Pommard
01:06:36vous êtes
01:06:36ancien instructeur du RAID
01:06:38est-ce que ça vous paraît
01:06:40réalisable
01:06:40et est-ce qu'elle est
01:06:41frappée au portefeuille
01:06:42parce qu'on a vu
01:06:43que dans les faits
01:06:44le reste ne fonctionne
01:06:44pas très bien
01:06:45ça peut être
01:06:46un levier suffisant
01:06:47écoutez pour mettre
01:06:48la pression
01:06:49sur les familles
01:06:49oui mais il faut savoir
01:06:50qu'elle n'a rien inventé
01:06:51puisque ça existe
01:06:53Alexandre Brugère
01:06:54le préfet des Hauts-de-Seine
01:06:55l'a déjà mis en place
01:06:57il y a des maires aussi
01:06:57qui l'ont fait
01:06:58avec les bailleurs sociaux
01:06:59etc. parce qu'il faut
01:07:00que ça soit fait
01:07:00en concertation
01:07:01avec les acteurs
01:07:02la justice
01:07:02les bailleurs sociaux
01:07:03et l'Etat
01:07:04visiblement
01:07:04elles elles veulent légiférer
01:07:05donc pas aller plus loin
01:07:06elles le systématiser
01:07:07après il va falloir gérer
01:07:08comment on expulse
01:07:09ces gens
01:07:09où est-ce qu'on les met
01:07:10ces gens-là
01:07:10parce que quand vous les virez
01:07:11d'un logement social
01:07:12où est-ce qu'on les met
01:07:13alors c'est vrai que des fois
01:07:13le déplacement
01:07:14peut aider effectivement
01:07:15à sortir l'épine du pied
01:07:17je dirais
01:07:18maître Tomasini
01:07:19est-ce que ça peut être
01:07:20une solution législative
01:07:24envisageable
01:07:25ou ça sera
01:07:25quoi qu'il arrive
01:07:26selon vous retoquez
01:07:27par le conseil constitutionnel
01:07:29ou est-ce que c'est
01:07:30la double peine
01:07:30parce qu'il y a effectivement
01:07:32des familles en collusion
01:07:34avec leurs enfants
01:07:34il y en a qui sont eux-mêmes
01:07:36les instigateurs du système
01:07:37parce que ça leur profite
01:07:38et puis il y en a d'autres
01:07:39peut-être qui seraient
01:07:39condamnés injustement
01:07:40alors moi je serais plus
01:07:43circonspect
01:07:44moi je pense que c'est un effet
01:07:48d'annonce de Marine Le Pen
01:07:50parce qu'effectivement
01:07:51vous l'avez rappelé
01:07:52ça existe déjà
01:07:53il y a également une responsabilité
01:07:57civile des parents
01:07:59en qualité de représentant
01:08:01légaux de leurs enfants mineurs
01:08:02donc on peut comme vous dites
01:08:04les taper au portefeuille
01:08:06civilement parlant
01:08:07pour les faire payer
01:08:09mais ça nécessite
01:08:10des procédures souvent longues
01:08:12et de la même manière
01:08:13bon pénalement
01:08:14ça peut être plus compliqué
01:08:15mais ça existe également
01:08:17alors l'expulsion
01:08:19tant que telle
01:08:20des locaux
01:08:23des bailleurs sociaux
01:08:25des bailleurs sociaux
01:08:26bon il faut voir
01:08:28c'est vrai aussi
01:08:29vous l'avez évoqué
01:08:31problème de constitutionnalité
01:08:34ça va se heurter
01:08:35forcément à cette sanction là
01:08:37mais encore une fois
01:08:38c'est plus surfer quand même
01:08:40sur un effet d'annonce
01:08:41peut-être déjà appliquer
01:08:42les condamnations
01:08:44quand on est délinquant
01:08:45déjà
01:08:45mais on ne va pas se mentir
01:08:47il y a des systèmes
01:08:47mafieux familiaux aussi
01:08:48qui existent
01:08:49oui justement
01:08:49je voulais dire
01:08:50souvent c'est axé
01:08:51Alexandre Roger
01:08:52l'a très bien vu
01:08:53sur les Hauts-de-Seine
01:08:54sur les familles
01:08:55qui sont évidemment
01:08:55dans le trafic
01:08:56à qui profite le crime
01:08:57parfois aux familles
01:08:58elles-mêmes
01:08:58à un moment donné
01:08:59il faut quand même
01:08:59que tout le monde
01:08:59prenne ses infos
01:09:00de sanité
01:09:00merci beaucoup
01:09:01on va marquer
01:09:01une petite interruption
01:09:03à nouveau
01:09:04et je vous présente
01:09:05le programme à suivre
01:09:06savez-vous ce que sont
01:09:07les surfing trains
01:09:08ce sont des images
01:09:11impressionnantes
01:09:11qu'on va vous montrer
01:09:12de ce jeu dangereux
01:09:14et mortel
01:09:14qui consiste à grimper
01:09:15sur le toit de train
01:09:16ou de métro
01:09:16lancé à grande vitesse
01:09:18images impressionnantes
01:09:19notamment à Vienne
01:09:21en Autriche
01:09:22et puis Emmanuel Macron
01:09:23il n'a pas dit
01:09:24son dernier mot
01:09:25sur l'interdiction
01:09:26des réseaux sociaux
01:09:27au moins de 15 ans
01:09:28et il propose
01:09:29un nouveau texte
01:09:30à la commission européenne
01:09:32voilà le programme
01:09:32à tout de suite
01:09:33dans Police Justice
01:09:3424h en France
01:09:39toujours avec vous
01:09:40dans Police Justice
01:09:4124h en France
01:09:42je vous propose
01:09:42de parler d'Emmanuel Macron
01:09:43qui tente une nouvelle fois
01:09:44de relancer son projet
01:09:45d'interdiction des réseaux sociaux
01:09:47au moins de 15 ans
01:09:48avec une nouvelle version
01:09:49d'un texte
01:09:50qui est transmis
01:09:51à la commission européenne
01:09:53je vous rappelle
01:09:53qu'il y a
01:09:54quelques semaines
01:09:55il y a un mois
01:09:56précisément
01:09:56ça avait été censuré
01:09:57par le Conseil constitutionnel
01:09:59il avait considéré
01:10:00que ce dispositif
01:10:01portait une atteinte
01:10:02disproportionnée
01:10:03à ce qu'on appelle
01:10:04la liberté d'expression
01:10:05et au respect
01:10:05de la vie privée
01:10:06alors voilà comment
01:10:07il se justifie
01:10:08aujourd'hui
01:10:09Emmanuel Macron
01:10:10à travers ce tweet
01:10:11il dit
01:10:12depuis le premier jour
01:10:13j'ai pris
01:10:14un engagement
01:10:14c'est protéger
01:10:15nos enfants en ligne
01:10:16nous irons
01:10:17jusqu'au bout
01:10:18c'est pourquoi
01:10:19je partage
01:10:21dit-il
01:10:21avec la présidente
01:10:22de la commission européenne
01:10:23ma détermination
01:10:24à ce que l'Europe
01:10:24avance de façon
01:10:26rapide
01:10:26et exigeante
01:10:27l'idée
01:10:27c'est donc
01:10:28d'harmoniser
01:10:29cette interdiction
01:10:31j'aimerais qu'on en parle
01:10:32avec un spécialiste
01:10:33de la question
01:10:34il connaît bien
01:10:35les réseaux sociaux
01:10:35c'est Fabrice
01:10:36Eppelboin
01:10:37qui est en direct
01:10:38avec nous
01:10:38bonjour
01:10:39vous êtes donc
01:10:41spécialiste
01:10:41et entrepreneur
01:10:42du numérique
01:10:43écoutez
01:10:44on ne va pas
01:10:44passer par quatre chemins
01:10:46je pense qu'il y a
01:10:46beaucoup de parents
01:10:47d'enfants
01:10:48de 13-14 ans
01:10:50qui se sentent
01:10:50voire moins
01:10:52démunis
01:10:52face à l'usage
01:10:54des réseaux sociaux
01:10:56par leurs enfants
01:10:57parce qu'il n'y a pas
01:10:57de cadre posé
01:10:59d'ailleurs
01:10:59il faudrait voir
01:11:00quel est le cadre aussi
01:11:01je parle
01:11:03en connaissance de cause
01:11:04qu'est-ce que vous pouvez nous dire
01:11:05sur la question
01:11:05selon vos
01:11:06comment dire
01:11:07vos analyses
01:11:09alors je peux vous dire
01:11:10deux choses
01:11:10d'une part
01:11:11ça fait un an
01:11:12qu'on a mis en place
01:11:13ce genre de loi
01:11:14en Australie
01:11:14et selon les études
01:11:16on est entre 65 et 85%
01:11:18des enfants
01:11:19qui contournent la loi
01:11:20donc elle n'est absolument
01:11:21pas efficace
01:11:22d'autre part
01:11:23on comprend parfaitement
01:11:24l'inquiétude des parents
01:11:25il existe pour ça
01:11:26une technologie
01:11:27qui s'appelle
01:11:27le filtre parental
01:11:28qu'il est indispensable
01:11:30d'installer sur le smartphone
01:11:31de vos enfants
01:11:32et sur l'ordinateur
01:11:34que vous confiez
01:11:34à vos enfants
01:11:35de façon à contrôler
01:11:37l'usage qu'ils font
01:11:37d'internet
01:11:38vous pouvez mettre en place
01:11:40par exemple
01:11:41des couvre-feux
01:11:42évidemment
01:11:43mettre en place
01:11:44une interdiction du porno
01:11:45pour les mineurs
01:11:46déterminer
01:11:47combien de temps
01:11:48ils peuvent utiliser
01:11:48tel ou tel réseau social
01:11:50il y a différentes solutions
01:11:51technologiques
01:11:52on pourrait même imaginer
01:11:53que l'état en impose une
01:11:54mais les solutions existent
01:11:55il faut impérativement
01:11:57les utiliser
01:11:57et pour ça
01:11:58il faut mettre les mains
01:12:00dans la technologie
01:12:01et surtout
01:12:01il faut reprendre le contrôle
01:12:02de son autorité parentale
01:12:04plutôt que de la confier à l'état
01:12:05oui
01:12:05alors vous dites
01:12:06ils contournent
01:12:08la loi
01:12:08et ils contournent
01:12:09les interdictions
01:12:10déjà comment font-ils
01:12:11et est-ce que
01:12:12par exemple
01:12:12la mise en place
01:12:13d'une reconnaissance faciale
01:12:14serait un garde-fou
01:12:16efficace selon vous ?
01:12:18pas du tout
01:12:18d'abord parce qu'une reconnaissance faciale
01:12:20sera bien incapable
01:12:21de faire la différence
01:12:21entre un mineur de 14 ans et demi
01:12:23et un mineur de 15 ans et demi
01:12:25ensuite parce qu'on a montré
01:12:26que tout simplement
01:12:27en dessinant des moustaches
01:12:28un gamin de 13 ans
01:12:29pouvait parfaitement
01:12:29passer le contrôle
01:12:30c'est absolument inefficace
01:12:31comme technique
01:12:32c'est absolument pas fiable
01:12:33est-ce qu'on peut avoir
01:12:34un petit retour d'expérience
01:12:35sur les ravages
01:12:36les dégâts
01:12:37sur le cerveau
01:12:38sur le développement cognitif
01:12:40d'un adolescent
01:12:41que procure la consultation
01:12:42de ces sites
01:12:43alors peut-être que vous n'êtes pas
01:12:45psychiatre
01:12:45ou chirurgien
01:12:48neurochirurgien
01:12:48mais quand même
01:12:50il y a pas mal d'études
01:12:51qui montrent
01:12:52qu'effectivement
01:12:52ça a des impacts
01:12:53la seule différence
01:12:54entre l'impact que ça a
01:12:55sur vous et moi
01:12:56et sur un enfant
01:12:57c'est que
01:12:57les adolescents
01:12:58sont dans un moment
01:12:59de leur vie
01:12:59où ils sont en plein
01:13:00développement neuronal
01:13:01et donc forcément
01:13:03c'est exactement
01:13:03comme l'alcool
01:13:05si vous et moi
01:13:06prenons un verre d'alcool
01:13:07par jour
01:13:07ce qui n'est pas recommandé
01:13:08mais malgré tout
01:13:09ça n'aura pas
01:13:10un impact magistral
01:13:11sur notre état psychique
01:13:13et sur notre développement
01:13:13neuronal
01:13:14si votre enfant de 13 ans
01:13:15prend un verre d'alcool
01:13:16par jour
01:13:16c'est beaucoup plus inquiétant
01:13:18du simple fait
01:13:18qu'il a 13 ans
01:13:19et que son état de développement
01:13:21en tant qu'être humain
01:13:22n'est pas du tout le même
01:13:22que le vôtre et le mien
01:13:24il y a une addiction
01:13:25c'est avéré maintenant
01:13:26à l'utilisation
01:13:28des réseaux sociaux
01:13:29et des images
01:13:30qui défilent comme ça
01:13:31de manière un peu effrénée
01:13:32à quoi c'est dû ?
01:13:34Parce que le cerveau
01:13:35a besoin de dopamine
01:13:37ça procure quelque chose
01:13:38de cet ordre là ?
01:13:39Oui
01:13:40ça procure
01:13:40des charges de dopamine
01:13:42très régulières
01:13:43à travers des likes
01:13:44des choses surprenantes
01:13:46qui fait qu'on reste
01:13:48coincé devant
01:13:49son écran
01:13:50exactement comme
01:13:51une machine jackpot
01:13:52à Las Vegas
01:13:53où vous trouvez
01:13:55des tonnes de gens
01:13:56qui restent des heures
01:13:57et des heures
01:13:58à jouer sur une machine
01:13:59à sous
01:13:59c'est un peu
01:14:00les mêmes mécanismes
01:14:00beaucoup plus sophistiqués
01:14:02et surtout
01:14:03totalement automatisés
01:14:04on est face à des choses
01:14:06qui si on en abuse
01:14:07sont parfaitement nocives
01:14:08mais qui si on les utilise
01:14:10avec raison
01:14:10n'ont rien de dramatique
01:14:12si votre enfant
01:14:13utilise des réseaux sociaux
01:14:14une ou deux heures par jour
01:14:15il n'y a pas de quoi
01:14:16s'inquiéter
01:14:17s'il dépasse les secteurs
01:14:18c'est très inquiétant
01:14:19oui
01:14:20très clairement
01:14:21dernière réflexion
01:14:22on a appris
01:14:23il y a quelques années
01:14:24déjà que les grands patrons
01:14:26les grands créateurs
01:14:27de la Silicon Valley
01:14:28avaient déjà anticipé
01:14:30tout ça
01:14:30et interdisaient
01:14:31leurs propres enfants
01:14:32la consultation des sites
01:14:33c'est qu'il y a donc
01:14:34quelque chose
01:14:34qui est connu
01:14:36de tous
01:14:37et de ceux qui sont
01:14:38à l'origine de tout ça
01:14:40j'ai envie de vous dire
01:14:41que la plupart des gens
01:14:43bien nés
01:14:44au bon endroit
01:14:45en France
01:14:46mettent leurs enfants
01:14:46dans des écoles privées
01:14:47c'est exactement
01:14:48la même hypocrisie
01:14:49que vous constatez
01:14:50dans les
01:14:51tous ceux qui connaissent
01:14:52ces technologies
01:14:53et qui effectivement
01:14:54font très attention
01:14:54à la façon
01:14:55dont leurs enfants
01:14:56les utilisent
01:14:57que ça soit
01:14:57une interdiction totale
01:14:58ou une surveillance
01:14:59très rapprochée
01:15:00tous les spécialistes
01:15:02des technologies
01:15:02que j'ai eu dans mon entourage
01:15:03font très attention
01:15:04à la façon
01:15:04dont les enfants
01:15:06s'approprient
01:15:06ces technologies
01:15:07et les accompagnent
01:15:08c'est vraiment important
01:15:09de les accompagner
01:15:10parce que les réseaux sociaux
01:15:11c'est aussi
01:15:12un outil de socialisation
01:15:13donc les privés
01:15:14de façon radicale
01:15:15ça peut aussi avoir
01:15:16des conséquences
01:15:16bien sûr
01:15:17c'est désocialisant
01:15:18d'une certaine manière
01:15:19sur le plan générationnel
01:15:20restez avec nous
01:15:21quelques instants
01:15:21c'est très intéressant
01:15:22ce que vous nous dites
01:15:23et peut-être que vous
01:15:23vous serez amenés
01:15:24à réagir à nouveau
01:15:25il y a deux aspects
01:15:26docteur Stéphane Clerget
01:15:27sur l'aspect cognitif
01:15:29etc
01:15:29c'est très important
01:15:30ce qu'il nous dit
01:15:32dans vos consultations
01:15:33vous l'avez noté aussi
01:15:34oui bien sûr
01:15:35il y a 20 ans
01:15:35j'avais écrit un livre
01:15:36sur l'impact de la télé
01:15:37sur les enfants
01:15:38maintenant on est bien au-delà
01:15:40on est même content
01:15:41quand ils regardent
01:15:41des fictions à la télé
01:15:42parce que
01:15:43c'est des jeux vidéo
01:15:44et c'est surtout
01:15:45du scroll
01:15:46et ça peut durer
01:15:47extrêmement longtemps
01:15:48quel est le principal
01:15:49impact délétère
01:15:50c'est que pendant
01:15:51qu'ils font ça
01:15:51leur cerveau ne se développe pas
01:15:53donc ça se fait au dépend
01:15:54de tout ce qu'ils pourraient faire
01:15:55les actions socialisantes
01:15:57les échanges avec les parents
01:15:58le sport
01:15:59la lecture
01:16:00donc c'est d'abord
01:16:01ça qui pose problème
01:16:02c'est que c'est un temps
01:16:03énorme
01:16:04consacré
01:16:05à rien du tout
01:16:06où le cerveau
01:16:07finalement
01:16:08est mis à bas régime
01:16:09en rythme alpha
01:16:10c'est presque
01:16:10on parle beaucoup
01:16:11de la dopamine
01:16:12qui excite
01:16:12on oublie de dire
01:16:13que le cerveau
01:16:14est en rythme alpha
01:16:15c'est une espèce
01:16:15d'état hypnotique
01:16:17qui fait que ça peut durer
01:16:18extrêmement longtemps
01:16:19et surtout
01:16:20pendant qu'on regarde ça
01:16:20on ne pense pas
01:16:22or l'ado a besoin
01:16:23de penser
01:16:23de réfléchir
01:16:24de se poser des questions
01:16:26et de s'ennuyer
01:16:26parce que ça favorise
01:16:28le développement
01:16:28de l'imaginaire
01:16:29et de la réflexion
01:16:30et donc tout ça
01:16:31est totalement bloqué
01:16:33donc c'est absolument dramatique
01:16:34et la solution
01:16:35c'est vraiment
01:16:36de réduire le temps
01:16:37et la solution
01:16:38la technique
01:16:38c'est de ne pas avoir peur
01:16:40que son enfant
01:16:41nous fasse des reproches
01:16:42il faut accepter
01:16:43qu'il ne nous aime pas
01:16:44au moment où on lui dit
01:16:45non tu arrêtes les écrans
01:16:46il est 19h
01:16:47on culpabilise trop
01:16:48de leur poser des interdits
01:16:50maître Tomasini
01:16:51la loi
01:16:51est-ce que ça paraît vain
01:16:53expliquer par ce spécialiste
01:16:55non mais
01:16:55l'intervenant
01:16:56a parfaitement expliqué
01:16:58que c'était totalement vain
01:16:59puisqu'il y avait déjà
01:17:00un exemple
01:17:01qui ne fonctionne pas
01:17:02et il a parlé
01:17:04de la nécessité
01:17:05plutôt
01:17:06de retourner
01:17:07à l'autorité parentale
01:17:09plutôt que de déléguer
01:17:10à l'état
01:17:11et je trouve
01:17:12que c'est une parole
01:17:13extrêmement sensée
01:17:14et j'approuve
01:17:15déjà en étant parent
01:17:16apprendre à dire
01:17:17non
01:17:17on va faire
01:17:18un mantra
01:17:20et
01:17:20une sorte de
01:17:21j'avais une question
01:17:22c'est pas si simple
01:17:23allez-y
01:17:25j'avais juste une question
01:17:26pour vous
01:17:27est-ce que
01:17:28les images
01:17:29les postes
01:17:30violents
01:17:32avec une prise
01:17:33de risque
01:17:34importante
01:17:35entraînent
01:17:36une décharge
01:17:36de dopamine
01:17:37plus importante
01:17:38chez les mineurs
01:17:40précisément
01:17:40oui ça a été démontré
01:17:41et ce que ça entraîne
01:17:43aussi
01:17:43c'est une espèce
01:17:44d'abrasion
01:17:44c'est-à-dire qu'au bout
01:17:45d'un moment
01:17:46de voir des images
01:17:46violentes
01:17:47et bien fait
01:17:48qu'on s'y habitue
01:17:49et que ça ne nous choque
01:17:50plus
01:17:50et donc quand on est
01:17:51victime de violence
01:17:52on va même pas en parler
01:17:53quand on est témoin de violence
01:17:54on va même pas témoigner
01:17:55parce que ça devient
01:17:56l'anormal
01:17:56Fabrice Eppelboin
01:17:58qui est toujours avec nous
01:17:59est-ce que vous voulez
01:18:00contribuer à cette discussion
01:18:01sur les images violentes
01:18:02en effet
01:18:03la violence peut engendrer
01:18:04une autre forme de violence
01:18:05dans la vraie vie
01:18:07non
01:18:07engendrer non
01:18:08ça ça n'a jamais été démontré
01:18:09par contre
01:18:10accoutumé bien sûr
01:18:11il faut insister sur le fait
01:18:13que tous ces phénomènes
01:18:14s'appliquent également aux adultes
01:18:15la vraie différence
01:18:16c'est que les enfants
01:18:17sont dans une période
01:18:18de développement neuronal
01:18:20et que ça a un impact
01:18:21infiniment plus grand
01:18:22sur un enfant
01:18:23que ça ne peut avoir
01:18:24sur un adulte
01:18:25mais vous pouvez vous-même
01:18:26en tant qu'adulte
01:18:27expérimenter ce côté addictif
01:18:29expérimenter ce côté
01:18:31désensibilisant
01:18:32que ça soit à travers
01:18:33des images violentes
01:18:33ou de la pornographie
01:18:34tout ça c'est accessible
01:18:36aux adultes
01:18:37c'est juste que
01:18:38effectivement
01:18:39à 13, 14, 15 ans
01:18:40on est en plein développement
01:18:42et l'impact est
01:18:43infiniment plus fort
01:18:44et infiniment plus marquant
01:18:46pour le reste de sa vie
01:18:47Merci beaucoup
01:18:48d'avoir été notre invité
01:18:49monsieur Eppelboin
01:18:50à distance
01:18:51et on va passer
01:18:52à la suite
01:18:53parce qu'on parle toujours
01:18:53des réseaux sociaux
01:18:54vous allez voir
01:18:54c'est un peu lié
01:18:55quand même
01:18:56avec ce défi
01:18:57qui est complètement stupide
01:18:58et qui est extrêmement dangereux
01:19:00vous allez voir
01:19:00il y a des images
01:19:01assez chocs
01:19:02qu'on va vous partager
01:19:02cet après-midi
01:19:03ça existe depuis des années
01:19:05mais là il y a une montée
01:19:06en puissance
01:19:06y compris en France
01:19:07ça s'appelle
01:19:08le train surfing
01:19:10comme son nom l'indique
01:19:11c'est monté sur le toit
01:19:12ou d'un train
01:19:13ou d'un métro
01:19:13en l'espèce
01:19:14regardez
01:19:15ce qui s'est passé à Paris
01:19:16un jeune homme
01:19:17a été filmé jeudi
01:19:18en train de marcher
01:19:19sur le toit
01:19:20d'une rame de la ligne 6
01:19:21qui est bien connue
01:19:22des parisiens
01:19:23parce que c'est une ligne aérienne
01:19:26vers le pont de Birakeim
01:19:28juste en face
01:19:28de la tour Eiffel
01:19:30et ça fait rage
01:19:31dans toutes les grandes villes
01:19:32du monde
01:19:33par exemple
01:19:35en conséquence dramatique
01:19:37c'est à Vienne
01:19:37on est en octobre 2024
01:19:40avec des jeunes
01:19:41qui ont entre 17 et 18 ans
01:19:43et ça donne ça
01:19:44vous voyez les conséquences
01:20:06évidemment
01:20:06ça se passe de commentaires
01:20:08on risque vraiment
01:20:09sa vie
01:20:10et on a beau penser
01:20:12qu'on maîtrise tout
01:20:14et bien voilà
01:20:14là c'est le cas d'espèce
01:20:15on n'a rien maîtrisé du tout
01:20:17c'est quoi la finalité
01:20:18de tout ça ?
01:20:19parce que ça va poser
01:20:19quand même
01:20:20les bases du débat
01:20:21c'est d'en faire des clips
01:20:22qui sont un peu chiadés
01:20:23avec de la musique
01:20:25mis en scène
01:20:26alors évidemment
01:20:26quand ça fonctionne
01:20:27à l'arrivée
01:20:28ça donne ça
01:20:29comme ce clip
01:20:30tourné en Grande-Bretagne
01:20:34à l'arrivée
01:21:32Alors évidemment ça c'est le côté glossy et cool de la chose, à l'arrivée c'est beaucoup moins,
01:21:39est-ce que ça vaut vraiment le coup de prendre tous ces risques ?
01:21:42Il y a autre chose, ça fait appel aussi à ces jeux qui consistent à sauter de toit en toit,
01:21:47on le voit beaucoup à Paris, ça s'appelle parcours pour Inopomar.
01:21:50Vous savez le problème c'est les défis qu'on se lance, évidemment les jeunes n'ont plus peur de
01:21:54rien, on se lance des défis, les réseaux sociaux ont quelque part une part de responsabilité, parce qu'on se
01:22:00voit des dizaines et des millions de fois.
01:22:02Alors là vous allez attirer le chalon c'est sûr.
01:22:04Oui absolument et c'est triste, alors on a vu Belmondo le faire mais dans d'autres circonstances c'est
01:22:08sûr il y a très longtemps, mais là effectivement ça pose question, encore une fois, réseaux sociaux, responsabilité quand même
01:22:13évidente, mais surtout encore une fois, je parle toujours d'éducation, excusez-moi d'être un peu braqué là-dessus,
01:22:18mais c'est la vérité, dans tout ce qu'on voit, c'est encore une fois manque d'éducation, je
01:22:21veux dire, on voit des gamins qui ont aucune limite à rien et sont capables de risquer leur vie, on
01:22:26l'a vu tout à l'heure.
01:22:26Vous allez voir, c'est pas le fait de deux ou trois agités du bocal, regardez les images à New
01:22:31York où ils sont plusieurs dizaines, enfin une bonne dizaine, regardez sur ces images.
01:22:54Docteur Clerget, docteur Clerget, ce que ça m'inspire moi, c'est que finalement la vie ne vaut pas grand
01:22:58chose pour ces gens, seuls compte le succès et la notoriété, on en est là aujourd'hui avec les réseaux
01:23:02sociaux.
01:23:03Il y a ça, c'est vrai que vous l'avez dit en début d'émission, les prises de risques,
01:23:06ça existe depuis très longtemps, rappelez-vous les jacasses, il fallait prendre des risques au moment où la vidéo démarrait,
01:23:12mais même avant, les jeunes et surtout les garçons, vous savez, les Gaulois, les jeunes Gaulois, ils s'amusaient à
01:23:17se pendre et à couper la corde, donc la prise de risque fait partie de la construction identitaire,
01:23:22majoritairement des garçons, comme s'il fallait découvrir ses limites.
01:23:26Une sorte de rile de passage, initiatique.
01:23:28Exactement, on s'affronte à la mort, on voit si la vie veut bien de nous.
01:23:32Donc la réponse, elle est effectivement éducative, c'est-à-dire qu'il faut éduquer les jeunes, pas forcément les
01:23:38mettant dans du cocon,
01:23:39mais en leur permettant de prendre des risques, mais de manière encadrée et surtout utile, parce que quel sens ça
01:23:47a ?
01:23:47On monte, c'est dans toutes les villes, mais il y a sans doute un endroit où les jeunes ne
01:23:51font pas ça, c'est en Ukraine, parce qu'ils risquent leur peau tous les jours.
01:23:54Et donc c'est ça aussi, c'est des jeunes qui ont envie de se montrer qu'ils sont valeureux,
01:23:57mais il y a peut-être des choses plus intéressantes à faire,
01:24:01et c'est ce qu'il faut leur expliquer.
01:24:02Autre vidéo, parce que vous allez voir, en France, c'est très très populaire.
01:24:05En février dernier, à Paris, un homme avait, sur la même ligne 6 du métro aérien, fait la même chose.
01:24:28Bruno Pommard, vous nous faites remarquer que c'est oui, on est sur Belmondo, peur sur la ville.
01:24:31Oui, c'est exactement ça.
01:24:32Il se met en scène, on voit avec la valise, tout a été pensé.
01:24:34Tout à fait, il avait le GIGN en assistance, donc il y avait des techniciens, encore une fois, pour faire
01:24:37ça.
01:24:38Non, mais encore une fois, oui, peur de rien, et surtout, encore une fois, ces réseaux sociaux qui multiplient les
01:24:44vues par millions.
01:24:45Donc les gens se disent, waouh, j'aurais...
01:24:46Donc en fait, il faut repousser les limites en permanence pour être celui qui va faire le buzz.
01:24:50Évidemment.
01:24:50C'est un peu ça l'idée.
01:24:52Oui, il y a un peu ça, vraiment, c'est le quart d'heure de gloire, absolument, mais finalement, on
01:24:56ne produit pas grand-chose.
01:24:58Je trouve que c'est beaucoup d'énergie de jeunesse perdue pour des conneries.
01:25:02Et là, on voit très bien qu'il peut être en perte d'équilibre à tout moment.
01:25:05Enfin, je veux dire, pompe à pompe, à cette vitesse, vous pouvez tomber très facilement.
01:25:10À 20 ans, il y a 30 ans.
01:25:11Oui, mais ils ont le sentiment d'exister.
01:25:13C'est ça le problème.
01:25:14Donc ça veut dire qu'ils ne trouvent pas d'autres sources de satisfaction dans la vie aussi.
01:25:17C'est ça.
01:25:18Ça dénote quand même une certaine déshérence de la jeunesse aujourd'hui.
01:25:21Oui, mais existée par les réseaux sociaux.
01:25:24Merci à tous d'avoir été présents dans cette émission.
01:25:27On s'approche de la fin.
01:25:28Mais la suite, c'est avec vous, Pierre Devineau.
01:25:29Bonjour Nelly Dénac, bonjour à tous.
01:25:32Plusieurs sujets et notamment la préférence nationale ou la priorité aux Français.
01:25:37Ce n'est pas exactement la même chose.
01:25:38Marine Le Pen a eu un discours très intéressant hier sur le logement en priorité aux Français,
01:25:43quelle que soit leur origine.
01:25:45C'est très vite devenu par le narratif, la préférence nationale.
01:25:50Et là, évidemment, on sort ce que ça charrie d'images.
01:25:52Ce que ça charrie d'images.
01:25:53Voilà, on en parle dès le début de l'info de Villeneau.
01:25:55Eh bien, c'est dans quelques minutes.
01:25:56Et quant à moi, je vous dis à demain dès 13h.
01:25:58N'oubliez pas le mail 24h.
01:26:00C'est news.fr.
01:26:01À demain.
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