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  • il y a 6 heures
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés. 

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue sur le plateau de Polyjustice 24h en France.
00:00:05Votre nouveau rendez-vous d'informations bien sûr tous les jours en direct de 13 à 15h sur l'antenne
00:00:09de CNews.
00:00:09Quand les faits divers deviennent des faits de société, ça se passe ici sur notre antenne.
00:00:14Et c'est parti pour le sommaire du jour avec à la une ce midi.
00:00:18Maintenant il est l'heure de faire les comptes, les comptes financiers bien sûr.
00:00:22Mais dans 24h en France on va aussi faire un autre compte, celui de ceux qui ont encouragé les casseurs.
00:00:27Et aujourd'hui bien sûr personne dans l'univers médiatique ne leur demande des comptes.
00:00:31Alors nous sur CNews nous allons les mettre face à leurs responsabilités.
00:00:35Un exemple, Sandrine Rousseau qui samedi, face caméra, menaçait clairement le gouvernement et les policiers avec des propos surréalistes.
00:00:44Et ces mots vous allez le payer, regardez.
00:00:49Vous pouvez calmer ? Vraiment ça va mal se passer parce qu'en fait là c'est la police qu
00:00:53'il faut calmer aujourd'hui et le gouvernement qu'il faut calmer.
00:00:55Mais ce qui se passe ici est scandaleux. Mais ils le payeront d'une manière ou d'une autre, ils
00:00:59le payeront.
00:01:00Il faut se rendre compte bien sûr de la gravité des propos tenus.
00:01:04Et il y en a d'autres, on y revient dans un instant.
00:01:06Nous allons également vous montrer aujourd'hui des appels inquiétants qui circulent sur les réseaux sociaux.
00:01:11La semaine dernière dans 24h en France on vous avait déjà montré des appels au chaos pour le 17 octobre.
00:01:16Mais visiblement le gouvernement ne les a pas pris au sérieux.
00:01:19Alors ce qu'on va vous montrer cette fois va-t-il être pris au sérieux ?
00:01:23Sur TikTok de nouveaux appels circulent en effet annonçant que samedi prochain les Marseillais vont venir en soutien des Parisiens
00:01:30et s'unir à eux pour tout casser.
00:01:32Mais oui, épreuve que c'est l'autorité qui a disparu.
00:01:35Cela se fait à visage découvert sur TikTok.
00:01:39Enfin face à cette violence annoncée, certains commerçants et certains clients décident de s'organiser pour samedi prochain.
00:01:45Et de lancer des appels à la mobilisation contre les casseurs.
00:01:49Et là on est peut-être à un point de bascule parce qu'on risque un face à face tragique
00:01:54entre les commerçants et les casseurs.
00:01:56On va tenter de comprendre évidemment comment éviter un tel drame.
00:02:00Mais tout de suite, il est 13h, passé de quelques minutes, toute l'actualité c'est avec vous.
00:02:05Somaïa Labidi, c'est l'heure de votre journal. Bonjour.
00:02:10Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:02:12A la une de l'actualité, Gérald Darmanin en déplacement au tribunal judiciaire de Lille.
00:02:16Et à l'heure des premières comparutions immédiates après le chaos du week-end,
00:02:21le garde des Sceaux promet une justice extrêmement ferme à l'encontre des casseurs.
00:02:25Le ministre de la Justice qui fait état de 149 incarcérations au total
00:02:29appelle aussi les victimes à ne pas se faire justice elles-mêmes.
00:02:33On poursuit avec ce nouveau coup de filet suite aux exactions.
00:02:37Un étudiant âgé d'une vingtaine d'années suspecté d'avoir participé à la mise à feu d'un bâtiment
00:02:42de l'université de Rouen ce week-end a été interpellé ce matin et placé en garde à vue.
00:02:47Suspect qui a priori a le profil d'un étudiant banal, n'a pas agi seul
00:02:51et qui a été identifié grâce à la vidéosurveillance.
00:02:54La main de l'ultra-gauche est avérée depuis le début dans cet incendie.
00:02:58On ne détruit pas un bâtiment de deux siècles en quelques heures par les flammes
00:03:02avec une boîte d'allumettes et un briquet.
00:03:04Réaction de Guillaume Guérin, maire de Limoges, à notre micro,
00:03:07après l'incendie de son hôtel de ville et l'arrestation d'un homme qui chéesse.
00:03:12Et d'il qui attend désormais que la justice soit implacable.
00:03:16Le coup près est tombé.
00:03:17Un couvre-feu localisé pour les mineurs va être instauré dans certains quartiers de Marseille,
00:03:22notamment dans l'hypercentre.
00:03:23Un couvre-feu qui entrera en vigueur dès ce soir, 22h,
00:03:26et qui devrait durer au moins jusqu'à vendredi inclus.
00:03:29Les détails de cette mesure ne seront donnés qu'en milieu d'après-midi
00:03:32par la préfecture des Bouches-du-Rhône.
00:03:36Conformément à la demande du président, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu
00:03:40recevra jeudi à 14h30 les représentants des partis politiques.
00:03:44Et le numéro 1 du RN, Jordan Bardella, a d'ores et déjà annoncé
00:03:48que ni lui ni Marine Le Pen ne participeraient à la réunion.
00:03:51Le parti sera très certainement représenté par l'un de ses vice-présidents.
00:03:59Merci à vous.
00:04:00Et bien sûr, on se retrouve autour de 14h pour un prochain rendez-vous de l'actualité.
00:04:04Nous inviterons aujourd'hui.
00:04:05Bonjour, Maître Anthony Bem.
00:04:06Merci d'être là.
00:04:07Je rappelle que vous êtes avocat.
00:04:09À vos côtés, Caroline Veil, qui est psychologue.
00:04:11Merci d'avoir répondu présent.
00:04:13Jérôme Jimenez, vous êtes délégué Alliance Police Nationale.
00:04:17À vos côtés, Tanguy Hamon pour le service police-justice de la rédaction.
00:04:20Et Maxime Leguay pour le service politique.
00:04:22On va marquer une très courte pause et dans un instant, je vous le disais,
00:04:25on parlera de cette facture.
00:04:26Facture salée, pilule amère.
00:04:28Et peut-être aussi, il faut-il regarder du côté de ceux qui ont encouragé tout cela
00:04:31par les propos tenus, semaine après semaine, jour après jour.
00:04:37On se retrouve très vite dans Police-justice 24h en France.
00:04:39À tout de suite.
00:04:44Police-justice 24h en France.
00:04:46Le débat.
00:04:47Merci à tous de nous rejoindre.
00:04:48Je vous le disais, l'heure est venue de faire les comptes.
00:04:51Et sérieusement, parce qu'on sait que la facture sera très salée pour les commerçants,
00:04:55pour les Français en général qui tiennent un commerce.
00:04:58La pilule très amère.
00:04:59Et peut-être faut-il aussi regarder vers ceux qui ont encouragé tout cela.
00:05:03Il y a beaucoup de complaisance depuis quelques jours dans les médias.
00:05:07Mais ce midi, dans 24h en France, on va pointer leur responsabilité.
00:05:11Prenons l'exemple de Sandrine Rousseau qui, samedi, face à la caméra, menaçait clairement
00:05:17le gouvernement et les policiers avec des propos absolument surréalistes.
00:05:21Et en disant, vous allez le payer, c'était juste avant les violences.
00:05:26Regardez.
00:05:27Moi, le prochain qui me dit que les manifestants doivent se calmer, vraiment, ça va mal se passer
00:05:31parce qu'en fait, c'est la police qu'il faut calmer aujourd'hui et le gouvernement qu'il faut
00:05:35calmer.
00:05:35Ce qui se passe ici est scandaleux.
00:05:37Mais ils le payeront.
00:05:38D'une manière ou d'une autre, ils le payeront.
00:05:40Jérôme Gymnès, vous êtes policier.
00:05:42C'est très, très grave ce qu'elle dit.
00:05:43Plus de 1 000 blessés dans vos rangs.
00:05:45Donc, je pense que là, vous avez assez payé ou peut-être pas assez si on en croit Mme Rousseau
00:05:49aujourd'hui ?
00:05:50Plutôt 2 000.
00:05:512 000 blessés.
00:05:522 000 blessés, ce chiffre, il est énorme, je veux dire.
00:05:56Donc, Mme Rousseau, elle nous explique ce qu'elle a vécu puisqu'elle s'est rendue place de la République.
00:06:02C'est de la faute des policiers les scènes qui se sont déroulées tout le samedi.
00:06:05C'est aussi de la faute des policiers ce qui s'est passé dimanche soir.
00:06:09Et c'est aussi de la faute des policiers, bien sûr, ce qui s'est passé sur tout le territoire
00:06:12national.
00:06:13Soyons sérieux deux minutes.
00:06:14Je pense que ces personnes devraient être poursuivies par la justice pour la diffamation et les calomnies qu'ils véhiculent
00:06:23en permanence.
00:06:23C'est trop grave.
00:06:24On ne peut pas jouer avec la sécurité des gens.
00:06:26Nous, policiers, ça nous révolte d'entendre ces propos.
00:06:28De toute façon, rien ne va jamais parce que quand vous étiez sur le terrain, elle disait que vous étiez
00:06:32responsable de violences policières.
00:06:35Et puis, après, quand ça se passe mal, quand ça tourne mal, vous n'étiez pas assez nombreux.
00:06:39Un moment, un peu de cohérence.
00:06:40C'est un peu un discours à deux vitesses.
00:06:41Alors, regardez, elle joue un rôle, évidemment, dans tout ce qui se passe parce qu'en plus, elle continue à
00:06:46se répandre dans les médias.
00:06:47Sandrine Rousseau, hier, à l'image de ce qui s'est passé chez nos confrères de RMC, elle s'est
00:06:52opposée violemment à Charles Consigny,
00:06:54qui a affirmé que ce n'était pas seulement un problème de génération, mais aussi un problème lié à l
00:06:59'immigration.
00:06:59Des mots absolument insupportables pour elle à écouter.
00:07:03Regardez.
00:07:04J'entendais hier Marine Tondelier, par exemple, qui continuait à perorer comme si de rien n'était.
00:07:10Alors que vous devriez avoir honte, vous cacher, présenter des excuses aux Français.
00:07:16Parce que ce qu'on a eu là, hier et avant-hier, c'est le résultat des idées de la
00:07:22gauche et de la politique de la gauche depuis des années.
00:07:25C'est le résultat de l'immigration de masse.
00:07:27C'est le résultat de l'impunité.
00:07:30C'est le résultat d'un système pénal qui ne fonctionne pas.
00:07:33C'est de votre faute ce qui se passe.
00:07:35Vous qui êtes allié à la France insoumise, j'entendais aussi, et je trouve ça honteux,
00:07:41Benoît Payan, le maire de Marseille, et Emmanuel Grégoire, le maire de Paris,
00:07:44qui d'un air pincé demandait des comptes aux ministres de l'Intérieur,
00:07:50alors que ce sont des maires qui sont comptables de ce qui se passe aujourd'hui.
00:07:57Donc franchement, je trouve ça dingue.
00:08:00Et moi, je me dis, mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, la gauche quand même ?
00:08:04Qu'est-ce que ça coûte cher aux gens, aux Français, aux contribuables ?
00:08:07Entre les impôts, les dégradations, les racailles, le bordel tous les week-ends,
00:08:14les casseurs, les réformes, les seules réformes courageuses abandonnées en race campagne.
00:08:20Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, vos conneries ?
00:08:22Mais moi, je n'en peux plus de vos conneries.
00:08:24Je n'en peux plus.
00:08:25Je trouve que vous devriez, mais vraiment, vous écraser aujourd'hui.
00:08:29Et vous êtes là, et vous venez tout honte-bue, faire votre numéro pathétique.
00:08:33Pardon, mais moi, ça me désespère.
00:08:37C'est bon, vous avez votre capsule, vidéo.
00:08:38Il ne faudra pas vous étonner quand les gens deviendront violents.
00:08:40Parce qu'ils en ont ras le cul de vos conneries.
00:08:42Alors, madame la députée.
00:08:43Moi, je vais vous dire, honte à vous d'associer immigration de masse et ce qui s'est passé hier.
00:08:47Il suffit de voir les images, madame.
00:08:48Non, mais non, en fait.
00:08:49Ah bah si.
00:08:49Moi, je les ai eus en bas de chez moi, vous savez.
00:08:51Non, non, mais en fait.
00:08:52Je les ai eus en face de moi, madame.
00:08:53Vous ne me ferez pas votre petit numéro.
00:08:55Non, non, non, non, en fait.
00:08:56Je les ai eus en face de moi.
00:08:57Alors, ce sont les enfants de l'immigration.
00:09:00Les pillards, les pillards, ce sont les enfants de l'immigration.
00:09:03Et parfois, c'est même leurs parents.
00:09:05Maxime Le Guay, il la met KO debout, on est d'accord là-dessus.
00:09:08Mais il y a toujours ce moment où il y a le stimulus-réponse.
00:09:10Elle entend le mot immigration et alors là, hop, tout de suite, elle fonce.
00:09:13Et la puissance du déni de Sandrine Rousseau, mais il faut la comprendre,
00:09:17pour madame Rousseau et pour une partie de ses compagnons de gauche,
00:09:20c'est tout un monde qui s'effondre.
00:09:22C'est toute une matrice intellectuelle, un discours depuis 40 ans.
00:09:25Et donc, la puissance du déni...
00:09:27Alors, il y a plusieurs formes de déni.
00:09:29Il y a le déni primaire de madame Rousseau qui dit
00:09:31« Vous n'avez pas vu ce que vous avez vu ? »
00:09:33Elle lui rétorque « Mais les images parlent d'elles-mêmes.
00:09:35Vous n'avez pas entendu ce que vous avez entendu sur ces vidéos ? »
00:09:39Et elle dit « Renversement accusatoire primaire, c'est la faute des policiers. »
00:09:43Bon, très bien, somme toute.
00:09:45Et puis, il y a la gauche, plutôt germanopratine,
00:09:49c'est celle qui intellectualise la révolte et qui nous dit
00:09:51« Certes, il y a eu des débordements, il y a eu des pillages,
00:09:54mais il faut comprendre ces pillages, il faut les légitimer,
00:09:58il faut les expliquer parce que ces enfants-là,
00:10:01ce sont des enfants perdus de la République. »
00:10:03Et puis, enfin, il y a la sauce LFI qui reconnaît ces débordements,
00:10:08qui les encourage, qui les instrumentalise.
00:10:10Et ça, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est le chef d'orchestre.
00:10:12Lorsqu'il dit « Il faut abattre la citadelle »,
00:10:15je cite in extenso ce qu'il dit,
00:10:17lui, il est à la source et il les encourage.
00:10:19Maître Bème, c'est la limite de la complicité.
00:10:22Et on est dans une forme de complicité.
00:10:24Et légalement, est-ce qu'il y a quelque chose
00:10:25qu'on peut faire là-dessus, en termes de responsabilité ?
00:10:28En droit d'élie, cela s'appelle la complicité
00:10:31par inaction, par omission, cela existe.
00:10:34La passivité dans la complicité,
00:10:35lorsqu'on sait qu'il y a quelque chose qui se produit,
00:10:38qui est délictuel ou criminel,
00:10:39qu'on n'intervient pas, c'est de la complicité.
00:10:41Par le fait qu'on n'intervient pas,
00:10:42alors qu'on aurait pu intervenir.
00:10:43Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
00:10:47On est dans l'idéologie, dans l'instrumentalisation.
00:10:51Alors, c'est vrai qu'il me faudrait des heures
00:10:54pour vous démontrer et vous expliquer
00:10:56en quoi c'est de l'idéologie et de l'instrumentalisation.
00:10:59Parce que celui qui nous regarde
00:11:01et qui m'entendrait dire cela comme ça,
00:11:02jeté en pâture, ne comprendrait pas pourquoi.
00:11:04Mais quand on fait l'autopsie du crime,
00:11:07depuis le début, on sait que ce sont deux associations
00:11:11et non pas des syndicats lycéens
00:11:14qui ont appelé à ces manifs un challenge au blocus.
00:11:17Un challenge au blocus par Boyard, etc.
00:11:21Et ça clique.
00:11:22À quoi cela conduisait ?
00:11:24À un concours par ces lycéens
00:11:26de celui qui bloquera le plus son lycée.
00:11:28Mais les débordements ont été appelés
00:11:30avec ce bali Yakao Bakayoko
00:11:32qui légitime la violence
00:11:33et qui s'interpose comme un super-héros
00:11:36devant les policiers.
00:11:37Mais qu'est-ce que cela veut dire ?
00:11:38Et après, on joue les pompiers pyromanes
00:11:40en s'étonnant de ce que le pillard opportuniste
00:11:45a profité de l'occasion
00:11:47avec les racailles des banlieues
00:11:49pour piller tous les commerçants des grandes villes.
00:11:51Caroline Veil, ça s'appelle Nier le Réel en fait.
00:11:54Nier le Réel, mais moi je voudrais vous poser une question.
00:11:56Est-ce que l'appellation
00:11:58association de malfaiteurs s'applique ?
00:12:01Alors, lorsqu'il y a en effet un projet
00:12:04et qu'on participe à ce projet,
00:12:07on est dans l'association de malfaiteurs
00:12:09ou plutôt dans la bande organisée.
00:12:12Cela revient au même.
00:12:13C'est une circonstance aggravante de l'infraction
00:12:15qui fait qu'on arrive au maximum de la peine encourue.
00:12:18Mais ce qu'on retient quand même,
00:12:19c'est qu'il y a des menaces qui sont proférées.
00:12:21Vous allez voir, elle le dit.
00:12:24Enfin, je veux dire, peut-être que malheureusement pour elle,
00:12:26les faits se sont produits.
00:12:28Il y avait quelque chose d'un peu prophétique.
00:12:30Mais quand même, Jérôme Gymnès, vous allez voir.
00:12:32Et effectivement, on a vu, et c'est très très grave ce qui se passe.
00:12:35Parce que derrière, en plus, elle s'en fait et elle maintient.
00:12:37Elle s'en fait et elle maintient.
00:12:38Et surtout, moi, ce qu'on en déplore,
00:12:40et c'est là aussi où on appelle en responsabilité
00:12:42par leurs actes et leurs mots,
00:12:44pas un mot pour les forces de l'ordre.
00:12:48Mais de quel droit, j'ai envie de vous dire ?
00:12:50Pas un seul mot pour les 2000 policiers
00:12:52qui tiennent encore le pavé,
00:12:55qui maintiennent et rétablissent l'ordre sur la voie publique.
00:12:58Et souvent, je le précise, c'est là aussi où ça a basculé
00:13:01au péril de leur vie.
00:13:03Mais comment vous voulez qu'ils aient quelques mots
00:13:05que ce soit pour les forces de l'ordre
00:13:06lorsqu'ils passent leur journée et leur nuit
00:13:08à attiser le feu et au contraire
00:13:11à propager leur venin
00:13:14et à casser du sucre sur le dos des forces de l'ordre
00:13:16qui seraient violentes.
00:13:18Alors qu'on a vu dans toutes les émeutes lycéennes,
00:13:21au contraire, qu'ils étaient dans la passivité
00:13:23et on a compté au combien le nombre de victimes
00:13:25parmi les forces de l'ordre
00:13:26et au combien les victimes,
00:13:28regrettables, certes, parmi les lycéens,
00:13:30mais il faut appeler un chat un chat.
00:13:32On se moque du monde aujourd'hui
00:13:33lorsqu'on demande aux forces de l'ordre
00:13:35de ne pas intervenir
00:13:36et aujourd'hui de se réclamer
00:13:38de ces forces de l'ordre
00:13:39pour garantir l'ordre.
00:13:40Parce qu'aujourd'hui, il n'y a plus d'ordre
00:13:41et demain, il y a encore des manifestations
00:13:43qui vont intervenir
00:13:44et il y aura encore des pièges
00:13:45parce que tous les quartiers
00:13:46et toutes les villes n'ont pas été concernés.
00:13:49Donc quand est-ce que le pouvoir public
00:13:50se saisira de la cause ?
00:13:51Il y en a beaucoup qui estiment en effet
00:13:52qu'ils n'ont pas fini le travail
00:13:53et c'est comme ça qu'ils le disent.
00:13:55T'en dis un mot, peut-être quelques précisions aussi.
00:13:57Oui, dans les propos de Sandrine Rousseau,
00:14:00on sent qu'elle est déjà en train de justifier,
00:14:02de légitimer et d'excuser
00:14:04les violences qui vont être faites
00:14:05contre les forces de l'ordre.
00:14:06On avait parlé de 1 000 policiers,
00:14:08gendarmes blessés officiellement.
00:14:10Vous nous avez dit qu'il y en avait
00:14:11au contraire de 2 000.
00:14:12500 sur la journée de samedi.
00:14:14C'est ça, on sent presque
00:14:15que tout est préparé
00:14:16et que déjà dans les propos du politique
00:14:18et dans les propos de Sandrine Rousseau,
00:14:20on est déjà au step d'après
00:14:21à la justification et à l'excuse
00:14:23des délinquants qui sont pris nos forces de l'ordre.
00:14:25Alors justement, on va voir maintenant
00:14:27le gouvernement va devoir sortir du bois
00:14:29parce que ça a été évoqué
00:14:30l'interdiction de rassemblement
00:14:32au cas par cas, ils ont dit.
00:14:33Oui, il y a cette fameuse loi
00:14:34casseur-payeur qui est ramenée
00:14:36à toutes les sauces.
00:14:37Moi, je voulais juste vous rappeler
00:14:38que cette loi, on l'a annoncée,
00:14:40on l'a sortie du chapeau
00:14:42après les débordements
00:14:44qu'on a eus lors des matchs de football.
00:14:46Exactement.
00:14:46Plus personne n'avait entendu parler de cette loi.
00:14:49Il aura fallu des émeutes incroyables
00:14:51d'une intensité exceptionnelle
00:14:53pour qu'on dise
00:14:53oui, finalement, on va la remettre
00:14:55au goût du jour, à l'Assemblée,
00:14:56au Sénat d'abord fin octobre
00:14:58et puis à l'Assemblée.
00:14:59Le gouvernement ne gouverne plus.
00:15:03Le président ne commande plus.
00:15:04Ce sont les mots d'ailleurs.
00:15:05Il n'y a plus de pilotes dans l'avion.
00:15:06Et puis ce sont des mots
00:15:07qui sont employés, qui tournent à vide.
00:15:10Il n'y a plus d'autorité, tout simplement.
00:15:11Alors si avec le cas de Sandrine Rousseau
00:15:13et encore c'est une parmi tant d'autres
00:15:15à gauche, on le sait.
00:15:16Le problème, c'est qu'il y a aussi
00:15:17tous les bobos parisiens,
00:15:19les bien-pensants, les artistes,
00:15:22acteurs, chanteurs,
00:15:23tous ceux qui ont la culture de l'excuse
00:15:25comme argument aujourd'hui.
00:15:27Ainsi, Ariane Ascaride,
00:15:28vous la connaissez,
00:15:29c'est une actrice marseillaise
00:15:31et elle dit
00:15:32c'est notre faute.
00:15:33On ne leur a pas appris la République.
00:15:36C'est Pauvre Chéri.
00:15:37C'est moi qui ai ajouté Pauvre Chéri.
00:15:38C'est sur France Inter, évidemment.
00:15:39Ça fait plus de 40 ans
00:15:42qu'on ne les a pas inclus
00:15:43dans la République,
00:15:44qu'on n'a plus appris
00:15:46à ces jeunes gens,
00:15:47à ces enfants
00:15:48qu'ils pouvaient faire partie
00:15:50de la République.
00:15:51Donc ils s'en foutent complètement.
00:15:53Ces jeunes gens,
00:15:54vous voyez les termes employés aussi.
00:15:56Caroline Nivelle,
00:15:56qu'est-ce que vous lui dites ?
00:15:58C'est-à-dire qu'il y a
00:15:59une victimisation en fait
00:16:01des délinquants.
00:16:03Comme d'habitude,
00:16:04ce sont eux les victimes.
00:16:05En réalité,
00:16:06je crois qu'il ne faut pas oublier,
00:16:07parce que de nouveau,
00:16:08il va y avoir un appel
00:16:09à tout casser.
00:16:11Je crois qu'il ne faut pas négliger
00:16:13l'aspect plaisir
00:16:15dans la destruction.
00:16:16Parce qu'elle,
00:16:17c'est une composante importante.
00:16:19Vous avez le plaisir
00:16:21de la transgression,
00:16:23vous avez une désinhibition,
00:16:26vous avez l'expression
00:16:27d'une toute-puissance
00:16:29et le sentiment
00:16:30d'inversibilité.
00:16:32Et tout ça,
00:16:33sans compter
00:16:33l'effet de groupe
00:16:34et de montrer au groupe
00:16:36de quoi on est capable.
00:16:37Et cette dimension-là,
00:16:39le plaisir,
00:16:39et puis à laquelle
00:16:41vient s'ajouter bien entendu
00:16:43le butin,
00:16:44parce qu'ils ne repartent
00:16:45quand même pas
00:16:46les mains vides.
00:16:47On a vu même les parents
00:16:48les aider à transporter.
00:16:51Il y avait des parents
00:16:52qui attendaient
00:16:53dans des voitures
00:16:54et qui chargaient
00:16:55le coffre.
00:16:55Ce qu'ils avaient volé.
00:16:57Donc, je pense que
00:16:59la destruction,
00:17:00ça va au-delà.
00:17:01Le plaisir, en fait.
00:17:02Il y a un plaisir
00:17:03aussi malsain
00:17:05à s'en prendre à vous.
00:17:06C'est comme un défouloir.
00:17:07Vous le ressentez,
00:17:08ça, sur le terrain.
00:17:09Vous êtes leur défouloir,
00:17:10en fait.
00:17:11On est leur défouloir.
00:17:12Il y a des messages
00:17:13et des appels,
00:17:14j'en parlais tout à l'heure
00:17:15avec mon voisin,
00:17:17très sérieux
00:17:18de blesser,
00:17:19voire tuer des policiers
00:17:20sur les prochaines manifestations
00:17:21sur les réseaux sociaux.
00:17:22On en est là.
00:17:23Donc, ça, bien sûr,
00:17:24ça nous inquiète.
00:17:25On sait aussi
00:17:25que tout ça,
00:17:26il y a une espèce
00:17:27de starification
00:17:28de belles images.
00:17:29Si on peut tirer
00:17:30au mortier d'artifice
00:17:31sur un policier,
00:17:32on se gargarise de ça.
00:17:33comme ce gars
00:17:36qui se gargarise
00:17:37d'avoir dépouillé
00:17:39des magasins
00:17:39sur Paris.
00:17:40Tout est course
00:17:41à l'échalote
00:17:42pour avoir
00:17:42le maximum de followers,
00:17:44le maximum de vues.
00:17:45On est aussi
00:17:45dans cette société-là
00:17:46et c'est lié
00:17:48tout simplement
00:17:49à l'impunité
00:17:51puisqu'il y a
00:17:52une violence
00:17:53qui est complètement
00:17:53exacerbée
00:17:54et décomplexée.
00:17:55On peut tout se permettre
00:17:56aujourd'hui en France.
00:17:57Juste un mot,
00:17:57Maître Bem,
00:17:58toujours sur cette culture
00:17:58de l'excuse
00:17:59qu'on a entendue
00:18:00dans la voix
00:18:01de cette actrice,
00:18:02c'est-à-dire que
00:18:03ces gens sont obsédés
00:18:04par l'angélisme
00:18:05et ce n'est jamais
00:18:05la faute des enfants
00:18:06parce que ce ne sont
00:18:07que des enfants.
00:18:08Et puis ça leur achète
00:18:09une conscience aussi.
00:18:10Ils se donnent
00:18:10bonne conscience ainsi,
00:18:11n'est-ce pas ?
00:18:12Dans les prétoires,
00:18:13de toutes les façons,
00:18:14ils s'excusent
00:18:15ou en tout cas
00:18:16ils essayent
00:18:16de se justifier
00:18:17pour expliquer
00:18:18par leur origine familiale.
00:18:20Moi je pense
00:18:20de ceux qui les défendent
00:18:21à tout va.
00:18:22De ceux qui les défendent,
00:18:23comment les défendent ?
00:18:24On ne peut pas
00:18:25justifier la violence
00:18:26car lorsqu'on a une cause,
00:18:28la violence
00:18:29est finalement
00:18:31contre-productif,
00:18:32elle finit par annihiler
00:18:33la cause
00:18:34que l'on prétend défendre.
00:18:36Donc la violence
00:18:36n'est jamais
00:18:37pour aucune cause
00:18:38une justification
00:18:40n'est justifiable.
00:18:41Il faut simplement
00:18:42comprendre
00:18:42que pour ces gens
00:18:43de gauche
00:18:44que j'appelle
00:18:44la gauche germanopratine,
00:18:45l'intelligentia,
00:18:46le monde artistique,
00:18:47etc.,
00:18:48le plus important
00:18:48n'est pas d'avoir raison,
00:18:50n'est pas de dire le réel
00:18:51mais de rester de gauche
00:18:52et donc de ne jamais
00:18:53donner le quitus
00:18:54à la droite.
00:18:54Donc même devant les faits,
00:18:56même devant l'indéfendable,
00:18:58on use des pirouettes
00:18:59intellectuelles
00:19:00pour nous dire
00:19:00que finalement
00:19:01ce sont des pauvres enfants
00:19:02qui réagissent
00:19:04face à l'oppression
00:19:04de l'État.
00:19:05Merci,
00:19:06on va marquer
00:19:06une petite pause
00:19:06et puis on reviendra
00:19:07à ce que vous nous disiez
00:19:08que c'est du sérieux.
00:19:09Beaucoup appellent
00:19:10à recommencer
00:19:11dès samedi prochain
00:19:12à faire une convergence
00:19:13maintenant des régions
00:19:14parce que les Marseillais
00:19:14veulent rejoindre
00:19:15les Parisiens
00:19:15et veulent finalement
00:19:17enterrer la hage de guerre
00:19:18footballistique.
00:19:19Vous allez voir,
00:19:20tout cela
00:19:20n'est pas du tout risible.
00:19:23On vous montrera
00:19:23ces extraits
00:19:24et ces appels à la haine
00:19:25et ces gens qui se rient
00:19:26encore une fois
00:19:27de notre État
00:19:28aujourd'hui.
00:19:29A tout de suite
00:19:29dans Police Justice
00:19:3024h en France.
00:19:34La suite de Police Justice
00:19:35c'est maintenant
00:19:36et on continue
00:19:37bien sûr
00:19:38les journaux spéciaux
00:19:39consacrés au chaos
00:19:40qui a régné en France
00:19:42avec vous
00:19:42Amaury Buco.
00:19:44On va commencer
00:19:44avec une information
00:19:46exclusive.
00:19:47À Saint-Etienne,
00:19:48des pilleurs
00:19:49ne se sont pas contentés
00:19:50de vêtements
00:19:51ou de téléphones.
00:19:52Ils ont aussi
00:19:52et c'est plus grave
00:19:53visé une armurerie.
00:19:54Oui, c'est une source
00:19:56policière qui me l'a confiée.
00:19:57C'est dans la nuit
00:19:57de samedi à dimanche.
00:19:58Six individus
00:19:59ont profité du chaos
00:20:00pour s'introduire
00:20:01dans une armurerie
00:20:02de Saint-Etienne
00:20:03et se servir.
00:20:04Heureusement,
00:20:04les policiers sont arrivés
00:20:05rapidement sur place.
00:20:07Ils ont pu récupérer
00:20:0814 armes,
00:20:09les policiers.
00:20:10Ils ont interpellé
00:20:104 des 6 voleurs
00:20:12et selon nos informations,
00:20:13il ne s'agit pas
00:20:14de jeunes manifestants
00:20:15égarés
00:20:16mais de délinquants
00:20:17chevronnés
00:20:18qui étaient venus
00:20:19profiter des violences
00:20:20pour s'armer.
00:20:21Deux d'entre eux
00:20:22sont donc toujours recherchés.
00:20:23A Marseille,
00:20:24à présent,
00:20:25le fondateur d'une enseigne
00:20:26bien connue
00:20:26a tenté de s'interposer
00:20:28face aux pilleurs
00:20:29et il faut dire
00:20:29qu'il l'a payé cher.
00:20:30Il s'appelle Charles
00:20:32Koumrouillan.
00:20:33Il a 68 ans
00:20:34et il a fondé
00:20:34la marque de chaussures
00:20:36et de maroquinerie
00:20:37Armenak
00:20:37en 1989
00:20:39et samedi
00:20:40quand les pilleurs
00:20:41ont envahi
00:20:42sa boutique
00:20:42de la rue Paradis
00:20:43il a voulu
00:20:44leur barrer
00:20:45l'entrée.
00:20:46Il y en avait
00:20:47déjà 300 à l'intérieur
00:20:48c'est ce qu'il raconte
00:20:49c'était de la folie
00:20:50on m'a piétiné
00:20:52raconte-t-il
00:20:52son magasin
00:20:53a été entièrement
00:20:54saccagé
00:20:54pour la deuxième fois
00:20:55en trois ans
00:20:56il avait déjà été pillé
00:20:57lors des émeutes
00:20:58de 2023
00:20:59les aides promises
00:21:01à l'époque
00:21:01n'ont jamais été versées
00:21:03pas un centime
00:21:05assure-t-il.
00:21:05Et derrière ces pillages
00:21:07évidemment
00:21:07il y a des vies entières
00:21:08de travail
00:21:09qui sont complètement
00:21:10saccagées
00:21:10avec des images
00:21:12qui ont été partagées
00:21:12par un commerçant.
00:21:13Oui ce sont
00:21:14les images
00:21:15de vidéosurveillance
00:21:16du magasin
00:21:17où il travaillait
00:21:17depuis 29 ans
00:21:18cet homme
00:21:19samedi
00:21:20il a assisté
00:21:20à son pillage
00:21:21impuissant
00:21:22ils étaient trop nombreux
00:21:23dit-il simplement
00:21:24sur les images
00:21:26on voit les pilleurs
00:21:27qui défilent
00:21:28se servent
00:21:28sans que personne
00:21:29ne puisse les arrêter
00:21:30c'est donc l'ouvrage
00:21:32d'une vie
00:21:32qui a été détruit
00:21:33en une soirée
00:21:34ils font leur shopping
00:21:35c'est hallucinant
00:21:36Oui ça donne envie
00:21:37de pleurer
00:21:37Parmi les victimes
00:21:38collatérales
00:21:39de ces violences
00:21:39il y a aussi
00:21:40les fameux vélos
00:21:41en libre service
00:21:42A Paris
00:21:43environ un millier
00:21:44de vélos
00:21:44en libre service
00:21:45ont été détruits
00:21:47ou endommagés
00:21:47ce week-end
00:21:48soit 5% de la flotte
00:21:49c'est ce que révèle
00:21:50le Parisien
00:21:51beaucoup ont fini
00:21:52de ces vélos
00:21:53sur des barricades
00:21:54souvent incendiés
00:21:55et ce alors
00:21:55qu'un grand nombre
00:21:56de ces vélos
00:21:57avaient pourtant
00:21:57déjà été retirés
00:21:59du parcours
00:22:00de la manifestation
00:22:01l'opérateur
00:22:02Dot
00:22:02qui produit des vélos
00:22:04lui compte plus de
00:22:05300 vélos
00:22:05hors d'usage
00:22:06à Paris
00:22:0680 à Bordeaux
00:22:07et une vingtaine
00:22:07à Lyon
00:22:08totale
00:22:09400 000 euros
00:22:10de pertes
00:22:10Quel désastre
00:22:11Merci beaucoup
00:22:12évidemment nouveau rendez-vous
00:22:13avec d'autres infos
00:22:14sur ce chaos français
00:22:15à 14h30
00:22:18Tanguy Hamon
00:22:18Vous vouliez faire
00:22:19une petite mise au point
00:22:20sur une information
00:22:21qui a circulé
00:22:22sur l'antenne
00:22:23Oui c'est ça
00:22:24Il avait été dit
00:22:24sur notre antenne
00:22:26que des manifestants
00:22:27auraient été vus
00:22:27armés de fusils mitrailleurs
00:22:29ou de kalachnikov
00:22:30lors des violences
00:22:31du 17 octobre
00:22:32La rédaction de CNews
00:22:33n'a jamais été informée
00:22:35de ce genre de choses
00:22:36et la DGSI
00:22:38la Direction Générale
00:22:39de la Sécurité Intérieure
00:22:41a d'ailleurs
00:22:41démenti les choses
00:22:42Elle a dit
00:22:43qu'en aucun cas
00:22:44elle n'avait donné
00:22:45de telles informations
00:22:46à qui que ce soit
00:22:46elle a tout simplement
00:22:48démonti formellement
00:22:49la véracité
00:22:50de ses propos
00:22:51Amory ?
00:22:52Oui je confirme
00:22:53les informations
00:22:54de Tanguy
00:22:54et je précise néanmoins
00:22:56que selon diverses
00:22:57sources policières
00:22:57notamment à Marseille
00:22:58il y a des manifestants
00:23:00qui ont été interpellés
00:23:00avec des armes de poing
00:23:01alors pas des armes de poing
00:23:02létales
00:23:02c'était des pistolets d'alarme
00:23:03mais qui se baladaient bien
00:23:05avec des armes
00:23:06Mais c'est pas du tout
00:23:06la même chose
00:23:07et merci pour ce rectificatif
00:23:09Nous allons maintenant
00:23:10vous montrer des appels
00:23:11inquiétants
00:23:11qui circulent
00:23:13à cette heure encore
00:23:14sur les réseaux sociaux
00:23:15pour samedi
00:23:16parce que la semaine dernière
00:23:17on vous avait déjà montré
00:23:19des appels au chaos
00:23:19qui étaient proférés
00:23:21pour le 17 octobre
00:23:22mais visiblement
00:23:23le gouvernement
00:23:24ne les a pas vraiment
00:23:25pris au sérieux
00:23:26alors ce qu'on va vous montrer
00:23:28cette fois
00:23:28a-t-il enfin été pris
00:23:30en compte ?
00:23:31Nous verrons
00:23:31sur TikTok
00:23:32de nouveaux appels
00:23:33circulent notamment
00:23:33et annoncent que
00:23:34samedi prochain
00:23:35les Marseillais
00:23:36vont venir en soutien
00:23:37des Parisiens
00:23:38et s'unir
00:23:39pour tout casser
00:23:40et preuve
00:23:41que c'est l'autorité
00:23:42qui a disparu
00:23:43cela se fait complètement
00:23:44à visage découvert
00:23:45sur TikTok
00:23:46regardez
00:23:48En mode là
00:23:49les Marseillais
00:23:49ils se chauffent
00:23:50à monter sur Paris
00:23:51ouais
00:23:51cette image
00:23:52elle décrit tout
00:23:53elle décrit tout
00:23:54en plus ça a dit quoi
00:23:55le 17-18
00:23:56cet échauffement
00:23:57le max c'est 24
00:23:59et la victoire
00:24:00c'est le 31
00:24:01le 24
00:24:02j'ai entendu
00:24:03que nous
00:24:04Marseille
00:24:05on va partir à Paris
00:24:08ils savaient pas
00:24:09c'est quoi
00:24:09les ténèbres
00:24:10la police là
00:24:11qui regarde mes commentaires
00:24:12à chaque fois
00:24:13on fait ça
00:24:14en toute légalité
00:24:15moi je dis
00:24:16Avengers
00:24:17en force
00:24:17il n'y a plus rien
00:24:18à récupérer
00:24:19chez nous
00:24:19on arrive chez vous
00:24:23en fait déjà
00:24:24qu'à Marseille
00:24:24ils avaient du mal
00:24:25à s'occuper des Marseillais
00:24:26et qu'à Paris
00:24:26ils avaient du mal
00:24:27à s'occuper des Parisiens
00:24:29tu rajoutes les deux
00:24:30tu les mets dans la même ville
00:24:33Coca Mantos
00:24:34Coca Mantos
00:24:35mon reuf
00:24:35ça va péter
00:24:37en tout cas
00:24:37si cela arrive
00:24:39sachez-le
00:24:39mes frères et sœurs
00:24:40je vais tout reporter
00:24:41pour vous
00:24:43Jérôme Ginès
00:24:43ces provocations
00:24:44c'est la preuve
00:24:45de l'impunité
00:24:46qu'ils ont parfaitement
00:24:47intégrée
00:24:48mais ça
00:24:49il faut que ça cesse
00:24:50en fait
00:24:50maintenant
00:24:50ça suffit ?
00:24:52ça cesse
00:24:52ça fait peur
00:24:54là on voit
00:24:55ces individus
00:24:55c'est pas ça la France
00:24:56mais il y a quelque chose
00:24:57de démoniaque
00:24:57même dans le regard
00:24:58de ces garçons
00:24:59c'est terrible
00:24:59il y a tellement
00:25:00de plaisir
00:25:01à détruire la France
00:25:02ça se sent
00:25:02il y a une espèce
00:25:04de plaisir
00:25:05malsain
00:25:05de pied de nez
00:25:07à tout le monde
00:25:08il y a le respect
00:25:09pour personne
00:25:10enfin je veux dire
00:25:10c'est terrible
00:25:13franchement
00:25:13nous on est très très inquiets
00:25:14on l'a dit
00:25:15vous savez
00:25:15là on récolte
00:25:16en fait
00:25:18des politiques
00:25:19qui se sont succédées
00:25:20pas de courage
00:25:21ça fait des années
00:25:22que nous on alerte
00:25:25et c'est ignoré
00:25:26votre chaîne
00:25:27ben voilà
00:25:29témoigne
00:25:29et souvent
00:25:30on a dit
00:25:31que c'était une ligne
00:25:32une posture
00:25:32pour notre syndicat
00:25:33ben non
00:25:34ça y est
00:25:34on y est
00:25:35on y est
00:25:35ce que l'on redoutait
00:25:36on y est
00:25:37même ici en plateau
00:25:38ça m'est déjà arrivé
00:25:39avec parfois des invités
00:25:40qui me disaient
00:25:40monsieur Jimenez
00:25:41arrêtez d'exagérer
00:25:42il n'y a pas autant de violence
00:25:43et ben voilà
00:25:44ça y est
00:25:44on y est
00:25:46Caroline Veil
00:25:46j'insiste quand même
00:25:47sur l'aspect
00:25:48démoniaque
00:25:49ils s'en rient
00:25:49ils s'en amusent
00:25:50de ce qui est en train
00:25:51de se passer
00:25:51c'est à dire
00:25:52qu'ils n'ont pas du tout
00:25:53l'impression d'avoir fait
00:25:54quelque chose de mal
00:25:54ils veulent recommencer
00:25:56et faire pire encore
00:25:57c'est dire
00:25:58à quel point cette haine
00:25:59elle est viscérale
00:26:00en eux aujourd'hui
00:26:01c'est pas seulement la haine
00:26:03c'est la volonté
00:26:04d'affirmer sa force
00:26:05et puis
00:26:06la volonté aussi
00:26:08de terroriser
00:26:08une population
00:26:09vous allez voir
00:26:11qui est-ce
00:26:12qui commande
00:26:13désormais
00:26:14et vous allez
00:26:15avoir peur de nous
00:26:16c'est ça
00:26:17c'est vouloir provoquer
00:26:18la peur
00:26:19et la terreur
00:26:19et en fait
00:26:20vouloir dominer
00:26:22ceux
00:26:23qui ont-ils l'impression
00:26:24peut-être
00:26:25les ont relégués
00:26:27à un certain moment
00:26:29alors le réseau social
00:26:30TikTok
00:26:31parce que c'est lui
00:26:31dont on parle
00:26:32a-t-il joué
00:26:32un rôle d'accélérateur
00:26:34en fait
00:26:34dans les émeutes
00:26:35du week-end dernier
00:26:36les renseignements
00:26:37territoriaux
00:26:38l'affirment
00:26:38sans embages
00:26:39les relais
00:26:40de messages
00:26:41incitant à la violence
00:26:41se sont multipliés
00:26:43mais par milliers
00:26:44sur ce réseau social
00:26:45regardez
00:26:46puis on va interroger
00:26:46un spécialiste
00:26:47de la question
00:26:49samedi 17 octobre
00:26:512026
00:26:51ne me remercie pas
00:26:53je vous donne
00:26:54la date
00:26:54c'est tout
00:26:55maintenant
00:26:56ceux qui sont chauds
00:26:57vous êtes chauds
00:26:58des appels
00:26:59à manifester
00:26:59qui cumulent
00:27:00des millions
00:27:01de vues
00:27:01sur TikTok
00:27:02les émeutes
00:27:03de ce week-end
00:27:03ont été largement
00:27:04relayées
00:27:05selon les renseignements
00:27:06le réseau social
00:27:07chinois
00:27:08a bien joué
00:27:08un rôle
00:27:09d'accélérateur
00:27:10alors
00:27:11il parle d'accélérateur
00:27:12parce qu'il y avait
00:27:13manifestement
00:27:14un mouvement
00:27:15structuré
00:27:16avec des organisations
00:27:17les syndicats
00:27:18d'une part
00:27:19les organisations
00:27:21lycéennes
00:27:22et d'extrême gauche
00:27:23d'autre part
00:27:24et là-dessus
00:27:25s'est greffée
00:27:26effectivement
00:27:26toute une mobilisation
00:27:28spontanée
00:27:29ou relativement spontanée
00:27:31d'éléments indépendants
00:27:32et c'est eux
00:27:33qui ont été
00:27:33le plus probablement
00:27:34attirés par TikTok
00:27:35samedi 17 octobre
00:27:37n'est que le début
00:27:38alors que sur TikTok
00:27:39de nombreux appels
00:27:40à un acte 2
00:27:41commencent à circuler
00:27:4224 octobre
00:27:43c'est la partie 2
00:27:45on estime à 460 000
00:27:47le nombre de contenus
00:27:48postés
00:27:48relatifs aux manifestations
00:27:50depuis la fin du mois
00:27:51de septembre
00:27:52on est 4 000
00:27:53et qui abonnez-vous
00:27:54faites pas les pas
00:27:54samedi
00:27:55l'influenceur
00:27:56Ryan PSN
00:27:57qui compte plus
00:27:57d'un million d'abonnés
00:27:58a été interpellé
00:28:00et placé en garde à vue
00:28:01pour incitation
00:28:02à commettre
00:28:03un délit
00:28:03ou un crime
00:28:05bonjour Fabrice
00:28:06vous êtes en direct
00:28:07avec nous
00:28:08vous êtes spécialiste
00:28:08du numérique
00:28:09vous êtes entrepreneur
00:28:10aussi sur le numérique
00:28:11au fond
00:28:12tout ça montre
00:28:13la puissance de frappe
00:28:14de ces fameux réseaux sociaux
00:28:16c'est ça qui fait sa force
00:28:18c'est cette capacité
00:28:19aussi à aller vite
00:28:20c'est pour ça que le message
00:28:20il se diffuse rapidement
00:28:22et c'est un vrai problème
00:28:23pour la société aujourd'hui
00:28:25c'est un vrai problème
00:28:26pour les gouvernances
00:28:28dans l'absolu
00:28:29la première déstabilisation
00:28:30d'une gouvernance
00:28:31par les réseaux sociaux
00:28:32ça date de 2009
00:28:33c'était la révolution verte
00:28:35en Iran
00:28:35s'en est suivi
00:28:36le printemps arabe
00:28:36et puis plus récemment
00:28:38on a eu les gilets jaunes
00:28:39et puis tout dernièrement
00:28:40cet épisode là
00:28:41il s'agit d'une menace
00:28:42pour les gouvernances
00:28:43dans l'absolu
00:28:44qu'elles soient
00:28:45plus ou moins démocratiques
00:28:46ou pas du tout démocratiques
00:28:48et c'est quelque chose
00:28:49que ces gouvernances
00:28:50ont un mal fou
00:28:50à appréhender
00:28:52et on n'a aucun moyen
00:28:53en fait
00:28:53comment dire
00:28:54de faire appel
00:28:55aux plateformes
00:28:56parce que pour d'autres choses
00:28:57et notamment pour les taxes
00:28:58ça n'a jamais marché
00:28:59donc comment faire en sorte
00:29:00qu'eux
00:29:01soient dans le bon camp
00:29:02aussi aujourd'hui
00:29:02c'est possible ça
00:29:03d'avoir un levier
00:29:04sur les plateformes
00:29:05alors le bon camp
00:29:07c'est très relatif
00:29:08on est dans une problématique
00:29:09géopolitique
00:29:10en ce qui concerne
00:29:10aussi bien TikTok
00:29:11que les plateformes américaines
00:29:12tout ça
00:29:13ne sont pas des plateformes
00:29:15ni européennes
00:29:15ni encore moins françaises
00:29:16quant aux dispositifs techniques
00:29:18on a le DSA
00:29:20mais qui n'est pas vraiment prévu
00:29:21pour intervenir
00:29:23en période de crise
00:29:24et par ailleurs
00:29:25il n'y a pas
00:29:26de signaleur de confiance
00:29:27et signaleur de confiance
00:29:28c'est ceux qui sont chargés
00:29:29de dénoncer
00:29:29auprès des plateformes
00:29:30des contenus
00:29:31qui posent problème
00:29:32il n'y a pas de signaleur de confiance
00:29:33qui est particulièrement dédié
00:29:35à cette problématique-là
00:29:36même si les rôles
00:29:38de chaque signaleur de confiance
00:29:39ne sont pas forcément
00:29:40très clairs
00:29:40et puis enfin
00:29:41on a un dispositif
00:29:43qui est paralégal
00:29:44on va dire
00:29:44qui a été révélé
00:29:46en juin de l'année dernière
00:29:47lors d'une commission
00:29:49d'investigation
00:29:49sur TikTok
00:29:50à l'Assemblée nationale
00:29:51qui consiste
00:29:52pour les ministres
00:29:53à décrocher leur téléphone
00:29:54pour obtenir
00:29:54la suppression
00:29:55de tel ou tel compte
00:29:56mais là encore
00:29:57c'est un dispositif
00:29:58qui n'est pas particulièrement
00:29:59adapté aux périodes de crise
00:30:01même si c'est un dispositif
00:30:02qui visiblement
00:30:02a lieu en tant que crise
00:30:04Alors
00:30:04illustration ce que vous nous dites
00:30:06et puis justement
00:30:07on va s'arrêter un peu
00:30:07et réfléchir là-dessus
00:30:08avec nos invités
00:30:09cette question effectivement
00:30:10est-ce qu'il faut interdire
00:30:11les réseaux sociaux
00:30:11en cas des meutes
00:30:12que ce soit Snapchat
00:30:13TikTok
00:30:14ou alors les boucles
00:30:15les fameuses boucles Telegram
00:30:17il y a toujours
00:30:17ces appels à manifester
00:30:18qui circulent
00:30:19parfois on donne même
00:30:20des lieux
00:30:20des horaires précis
00:30:23est-ce qu'une suspension
00:30:24tout bonnement
00:30:25de ce genre de plateforme
00:30:27serait efficace
00:30:28et surtout est-ce que c'est
00:30:29réellement faisable
00:30:31facile à mettre en place
00:30:32regardez les enjeux
00:30:34Des affiches partagées
00:30:36en quelques clics
00:30:37une adresse
00:30:38un horaire
00:30:39un lieu de rendez-vous
00:30:41ou même des conseils
00:30:42pour s'habiller
00:30:42lors de la manifestation
00:30:43sur les réseaux sociaux
00:30:45les appels à manifester
00:30:46se multiplient
00:30:47et certains peuvent faciliter
00:30:49l'organisation de débordements
00:30:50Grâce à cela
00:30:51ils ont pu aussi
00:30:52se coordonner en action
00:30:54ils peuvent
00:30:55si vous voulez
00:30:56discuter de points de ralliement
00:30:57d'endroits
00:30:59à aller
00:30:59de spots
00:31:00à aller dépouiller
00:31:01en priorité
00:31:02Face à ce constat
00:31:03Gabriel Attal
00:31:04propose de pouvoir
00:31:05suspendre temporairement
00:31:07et de manière
00:31:07ciblée
00:31:08les réseaux sociaux
00:31:09en cas des meutes
00:31:09un dispositif
00:31:11difficilement applicable
00:31:12en France
00:31:13Il n'y a pas
00:31:14de dispositif
00:31:14qui permet de répondre
00:31:15à une crise
00:31:16et de couper
00:31:16les réseaux sociaux
00:31:17jusqu'ici c'était
00:31:18l'apanage des dictatures
00:31:19et les seules autorités
00:31:21qui seraient en mesure
00:31:22de le faire
00:31:22elles seront
00:31:23du côté de l'Europe
00:31:24En France
00:31:25TikTok avait déjà
00:31:26été suspendu
00:31:27en Nouvelle-Calédonie
00:31:28lors des émeutes
00:31:29de 2024
00:31:30une décision
00:31:31ensuite jugée
00:31:32illégale
00:31:32par le Conseil d'Etat
00:31:35Fabrice
00:31:35on vous voit
00:31:36dans le sujet
00:31:36c'est terrible
00:31:37ce que vous nous dites
00:31:38parce qu'on se rend compte
00:31:39qu'aujourd'hui
00:31:40on n'a pas les moyens
00:31:40on ne peut pas
00:31:41c'est-à-dire qu'en l'Etat
00:31:42là
00:31:42on ne peut pas
00:31:44le faire
00:31:44donc ça veut dire
00:31:45que les appels
00:31:46vont se répéter
00:31:46et encore une fois
00:31:47on est démuni
00:31:48on est
00:31:49sans solution réelle
00:31:52Si, si
00:31:52on a des solutions
00:31:53mais elles ne sont pas
00:31:53de l'ordre du légal
00:31:55encore une fois
00:31:56il a été révélé
00:31:57que dans des situations
00:31:58de crise
00:31:58le ministère de l'Intérieur
00:32:00et éventuellement
00:32:01d'autres ministères
00:32:02à côté de lui
00:32:02sont en mesure
00:32:04d'interagir
00:32:05avec les plateformes
00:32:06pour obtenir
00:32:07des suppressions
00:32:07de contenu
00:32:08ça n'est pas
00:32:09dans un cadre légal
00:32:10mais ça a lieu
00:32:11donc c'est vraisemblablement
00:32:13le dispositif
00:32:13qui est à l'oeuvre
00:32:14aujourd'hui
00:32:14le problème
00:32:15c'est qu'on ne peut pas
00:32:16l'assumer
00:32:16vu qu'il n'est pas légal
00:32:17Est-ce qu'on ne peut pas
00:32:18mettre même
00:32:19envisager précisément
00:32:20parce que les choses
00:32:21vont vite
00:32:21parce qu'il faut
00:32:22adapter la législation
00:32:24d'être dans un cadre légal
00:32:25comment on pourrait faire ?
00:32:26Bon
00:32:27les réseaux sociaux
00:32:28sont des accélérateurs
00:32:30en termes de communication
00:32:31que jusqu'à présent
00:32:32aucun média
00:32:34n'avait égalé
00:32:37le problème
00:32:38n'est pas le pistolet
00:32:39le problème
00:32:40c'est l'utilisation
00:32:41qu'on en fait
00:32:42il se posait déjà
00:32:43à l'heure de l'internet
00:32:44la question de la responsabilité
00:32:45des sites internet
00:32:46ils sont hébergeurs
00:32:48du contenu
00:32:48ils ne sont pas
00:32:49éditeurs du contenu
00:32:50et en tant que tel
00:32:51juridiquement
00:32:51ils ne peuvent engager
00:32:52leur responsabilité
00:32:53que si on leur indique
00:32:54qu'il y a un contenu illicite
00:32:55et qu'ils ne le suppriment pas
00:32:56donc c'est une responsabilité
00:32:58en deux temps
00:32:58une mise en demeure préalable
00:33:00et puis après une action
00:33:01s'ils n'interviennent pas
00:33:03aujourd'hui c'est exactement ça
00:33:04le principe
00:33:04il ne faut pas l'oublier
00:33:05c'est la liberté d'expression
00:33:06on ne peut pas supprimer
00:33:08une plateforme
00:33:08parce qu'elle permet
00:33:09de participer
00:33:10à ce type de débordement
00:33:11il y a quand même
00:33:13tout le reste
00:33:13le savoir qu'on y acquiert
00:33:15la culture qui est partagée
00:33:16donc il n'y a pas
00:33:17plus des dégâts
00:33:18il est question de bien cibler
00:33:20et de remonter
00:33:21jusqu'à ces gens
00:33:22qui profèrent
00:33:22des propos
00:33:23techniquement
00:33:23cela n'est pas possible
00:33:24de compartimenter
00:33:26les contenus
00:33:26soit on l'autorise
00:33:28soit on ne l'autorise pas
00:33:30Enélie
00:33:30vous l'avez entendu
00:33:31le conseil d'état
00:33:33a interdit
00:33:34l'interdiction
00:33:35donc vous voyez
00:33:36qu'en France
00:33:36à un moment donné
00:33:37nos lois
00:33:38sont contre-productives
00:33:40pour le respect
00:33:41de certaines
00:33:42de nos libertés
00:33:43On va demander
00:33:43à notre spécialiste
00:33:44vous êtes d'accord
00:33:44avec ce qui est dit
00:33:45sur le plateau
00:33:46Fabrice
00:33:46c'est ce que dit
00:33:47maître même
00:33:47en substance
00:33:49Oui
00:33:50à ceci près
00:33:50que la liberté d'expression
00:33:51elle a quand même
00:33:52pris un coup
00:33:53dans la mesure
00:33:53où aujourd'hui
00:33:54elle n'est pas régulée
00:33:55par des juges
00:33:56elle est régulée
00:33:57par un dispositif
00:33:58qui est totalement
00:33:59extrajudiciaire
00:34:00on a délégué
00:34:01le rôle du procureur
00:34:02en quelque sorte
00:34:03à des associations privées
00:34:05que sont les
00:34:05signaleurs de confiance
00:34:06quant aux juges
00:34:07c'est les plateformes
00:34:08elles-mêmes
00:34:08qui occupent ce rôle
00:34:09Donc on a déjà
00:34:10en large partie
00:34:11outsourcé
00:34:12pour ainsi dire
00:34:12et privatisé
00:34:13la justice
00:34:14relative à la liberté
00:34:16d'expression
00:34:16la liberté d'expression
00:34:17pour le commun des mortels
00:34:19Certains privilégiés
00:34:20qui typiquement passent
00:34:21dans les médias
00:34:22dans lesquels
00:34:22on s'exprime en ce moment
00:34:24relèvent pour le coup
00:34:25encore de la justice
00:34:26Mais pour le commun des mortels
00:34:27on a totalement privatisé
00:34:29cette liberté d'expression
00:34:30et on est sortis
00:34:31pour ainsi dire
00:34:32de ce qu'on pourrait appeler
00:34:34l'état de droit
00:34:35dans lequel on a
00:34:36un juge
00:34:36une procédure d'appel
00:34:37un débat contradictoire
00:34:39tout ça c'est terminé
00:34:40pour ce qui est
00:34:40de la liberté d'expression
00:34:41Tanguy Hamon
00:34:42et en attendant
00:34:42pendant ce temps
00:34:43ils profitent de cette brèche
00:34:45dans laquelle ils s'engouffrent
00:34:46et ça continue
00:34:47les appels
00:34:48il y a le 24
00:34:48il y a le 31
00:34:49il y a le 5
00:34:49il y a tout un tas
00:34:50de dates qui circulent
00:34:51et de rendez-vous
00:34:52qui sont donnés
00:34:53exactement
00:34:53les rendez-vous
00:34:54qui sont donnés
00:34:55on a vu ces individus
00:34:56qui disent
00:34:57Marseille va monter à Paris
00:34:58c'est un peu pareil
00:34:59pour plusieurs villes de France
00:35:01on a aussi des appels
00:35:02à identifier les policiers
00:35:05des policiers hors service
00:35:06à les repérer
00:35:07par leur sac à dos
00:35:08par certains vêtements
00:35:09qu'ils portent
00:35:10pour ensuite
00:35:10les suivre dans les transports
00:35:12voir où est-ce qu'ils vivent
00:35:13pouvoir les agresser
00:35:14tomber à plusieurs sur eux
00:35:15donc clairement
00:35:16les réseaux sociaux
00:35:17ont un rôle
00:35:18dans les choses
00:35:19qui sont faites
00:35:20un rôle d'organisation
00:35:21un rôle d'action violente
00:35:23contre les forces de l'ordre
00:35:24c'est vrai que
00:35:25niveau justice
00:35:26je ne vois pas vraiment
00:35:27comment vous l'avez dit
00:35:28avec le conseil d'état
00:35:28on pourrait fermer
00:35:30ces réseaux sociaux
00:35:31mais c'est vrai que c'est
00:35:32un vrai problème
00:35:32il va peut-être falloir
00:35:32se poser la question
00:35:33vous confirmez Jérôme Jimenez
00:35:34sur les menaces ciblées ?
00:35:36on se confirme pleinement
00:35:37j'ai des collègues
00:35:38qui m'ont rapporté
00:35:39que oui
00:35:39au sort
00:35:40du commissariat hors service
00:35:42ils se font interroger
00:35:43s'ils sont flics
00:35:44s'ils travaillent bien
00:35:45dans ce secteur
00:35:46on sait aussi
00:35:47que de nombreux
00:35:48sont répertoriés
00:35:49avec des photos
00:35:50parce qu'il y a vraiment
00:35:52tout un travail
00:35:53qui est fait en amont
00:35:54pour identifier
00:35:55les tenues vestimentaires
00:35:56ou toutes les caractéristiques
00:35:59pardon
00:35:59les caractéristiques physiques
00:36:00de nos collègues
00:36:01donc oui
00:36:02il va falloir être
00:36:03très très prudent
00:36:03en effet
00:36:03ça ça va chercher loin
00:36:05menace contre dépositaire
00:36:07exactement
00:36:08c'est pas nouveau
00:36:08que les forces de l'ordre
00:36:09sont victimes
00:36:10de leur profession
00:36:11il faut savoir
00:36:12ce qu'ils risquent aussi
00:36:13c'est une circonstance
00:36:15on est en cours 10 ans
00:36:15c'est une circonstance
00:36:17aggravante en effet
00:36:18et c'est pas une circonstance
00:36:19aggravante
00:36:19c'est une infraction
00:36:20particulière autonome
00:36:21il y a la violence
00:36:22à l'égard du commun
00:36:23des mortels
00:36:24et il y a la violence
00:36:25à l'égard d'une personne
00:36:27justement
00:36:27des forces de l'ordre
00:36:29d'un magistrat
00:36:29ou d'un avocat
00:36:30merci beaucoup en tout cas
00:36:31Fabrice Eppelboin
00:36:32d'avoir été parmi nous
00:36:33cet après-midi
00:36:33je voulais vous parler
00:36:34d'un autre sujet
00:36:35qui est grave
00:36:36c'est ces amalgames
00:36:39qui sont faits en permanence
00:36:40parce que dans ce chaos
00:36:40on distingue assez nettement
00:36:42maintenant
00:36:42la haine de la France
00:36:44depuis samedi
00:36:45on a vu surgir
00:36:46sur ce qui s'est passé
00:36:47à Paris
00:36:49la date du 17 octobre 1961
00:36:53en pleine guerre d'Algérie
00:36:54alors pour mémoire
00:36:55à ce moment-là
00:36:55des dizaines de milliers
00:36:56d'Algériens
00:36:57avaient manifesté
00:36:58à Paris
00:36:58contre un couvre-feu
00:37:00qui était jugé
00:37:00discriminatoire
00:37:01qui avait été instauré
00:37:02par le préfet de police
00:37:04Maurice Papon
00:37:04à l'époque
00:37:05à l'appel du FLN
00:37:06il y avait eu
00:37:07entre 20 et 40 000 personnes
00:37:08des femmes
00:37:09des enfants également
00:37:10qui avaient participé
00:37:11et la répression policière
00:37:13avait été extrêmement violente
00:37:14des manifestants
00:37:15en effet avaient été frappés
00:37:15certains abattus
00:37:16d'autres jetés
00:37:17par-dessus
00:37:19le mur
00:37:20de la Seine
00:37:21il y a eu
00:37:21des dizaines de morts
00:37:22à cette occasion
00:37:23sauf qu'on se demande
00:37:24quand même
00:37:25ce que vient faire
00:37:25cette date ici
00:37:27et il y a cette séquence
00:37:28un peu hallucinante
00:37:29chez nos confrères de l'LCI
00:37:30où David Disnard
00:37:31hallucine
00:37:32face à ce que lui rétorque
00:37:33une jeune fille
00:37:34qui est venue
00:37:34pour en découdre
00:37:35sur ce sujet
00:37:36Est-ce que vous pouvez
00:37:37nous rappeler
00:37:38ce qui s'est passé
00:37:38le 17 octobre 1961
00:37:41je vous en fous
00:37:42madame
00:37:44vous vous en foutez
00:37:45il est peut-être là
00:37:45le problème
00:37:46j'étais pané
00:37:47depuis il y a eu
00:37:48l'indépendance d'Algérie
00:37:49j'ai des potes algériens
00:37:50heureusement
00:37:52heureusement
00:37:53heureusement
00:37:53mes potes d'origine algérienne
00:37:55ont été noyés
00:37:56dans la scène
00:37:56ils ont bien compris
00:37:57qu'on était passé
00:37:58à autre chose
00:37:58et vous alimentez
00:38:00votre rhétorique
00:38:00elle ne m'intéresse pas
00:38:02et puis souvenez-vous
00:38:03on va y revenir bien sûr
00:38:04on vous montrait hier
00:38:05déjà un jeune
00:38:06qui disait
00:38:06à peu près
00:38:07la même chose
00:38:08flanqué du drapeau
00:38:11pourquoi le 17 octobre
00:38:12tu portes le drapeau de l'Algérie
00:38:13c'est extrêmement simple
00:38:13je pense que tu ne connais pas
00:38:14l'histoire de l'Algérie
00:38:15mais il y a 65 ans
00:38:16il y a eu une répression horrible
00:38:17de la police de Papon
00:38:18on a noyé
00:38:19on a torturé
00:38:20on a tué les Algériens
00:38:21le 17 octobre 1961
00:38:22voilà pourquoi j'ai ce drapeau
00:38:24ça fait 65 ans
00:38:25que c'est arrivé
00:38:26ni oubli ni pardon
00:38:30Jérôme Jimenez
00:38:31cette haine
00:38:31elle est nourrie
00:38:32elle est alimentée
00:38:33elle est perpétuée
00:38:35depuis 65 ans
00:38:36et là
00:38:37elle éclate
00:38:38au grand jour
00:38:39en fait
00:38:39il n'y a que ça
00:38:40ça devient un leitmotiv
00:38:41et on se dit
00:38:42mais à quel moment
00:38:43on passe à autre chose
00:38:44en fait
00:38:45ça rejoint un peu
00:38:46la rente mémorielle
00:38:47de Macron
00:38:47on se rend bien compte
00:38:50qu'on essaie
00:38:50de tout récupérer
00:38:51et on est bien loin
00:38:52des mouvements lycéens
00:38:54dès le départ
00:38:55je veux dire
00:38:55là les images
00:38:56parlent d'elles-mêmes
00:38:57il est où le lycéen
00:38:58il est où l'homme
00:38:59qui subit la vie chère
00:39:01il est où le gilet jaune
00:39:03enfin
00:39:03je pense que là
00:39:04voilà
00:39:04on veut vraiment faire
00:39:05exploser la situation
00:39:07et on profite
00:39:09des moindres faits
00:39:10pour
00:39:10pour essayer
00:39:12de ramoter
00:39:14de rassembler
00:39:15sur un sujet
00:39:16qui sort
00:39:17comme ça
00:39:18un peu de nulle part
00:39:19du chapeau
00:39:19et tout ça
00:39:21enfin
00:39:21avec
00:39:22pour seul but
00:39:23la violence
00:39:24la violence
00:39:25contre
00:39:25les institutions
00:39:26la violence
00:39:27contre les policiers
00:39:28et tous les représentants
00:39:29de l'autorité de l'Etat
00:39:30moi je voulais le dire aussi
00:39:32on a vécu
00:39:33des émeutes
00:39:34insurrectionnelles
00:39:35ça fait 25 ans
00:39:36que je suis policier
00:39:37je n'ai jamais connu
00:39:38un tel niveau de violence
00:39:39quand on s'en prend
00:39:40toutes les personnes
00:39:41qui représentent
00:39:42l'Etat
00:39:43les bâtiments
00:39:44des commissariats
00:39:45ont été attaqués
00:39:46donc on est au-delà de 2005
00:39:47on est au-delà de 2003
00:39:49largement
00:39:49on a déjà connu
00:39:50quelques tirs
00:39:50moi je parle plutôt
00:39:51de la plaque parisienne
00:39:52des tirs de mortier
00:39:53à Champigny
00:39:53on a déjà connu
00:39:54des places comme ça
00:39:54c'est pas pour les minimiser
00:39:56mais là
00:39:57ils ont essayé
00:39:58de pénétrer
00:39:59dans certains
00:40:00commissariats parisiens
00:40:01c'est à dire
00:40:02on est vraiment
00:40:04souvent vous le dites
00:40:05Pascal Praud le dit
00:40:06souvent
00:40:06l'insurrection
00:40:08c'est quand les personnes
00:40:08viennent chez vous
00:40:10ben on n'en est pas loin
00:40:11ça a commencé
00:40:12ça a commencé
00:40:13même je crois
00:40:14ça a eu lieu
00:40:15donc c'est une catastrophe
00:40:16Maître Bem
00:40:17donc il n'était pas né
00:40:18il est policier
00:40:18mais il n'était pas né
00:40:19en 61
00:40:20et or
00:40:20la police aujourd'hui
00:40:21doit se traîner ça
00:40:22comme un boulet
00:40:23en permanence
00:40:23c'est à dire
00:40:24qu'il faut sans cesse
00:40:24s'excuser de quelque chose
00:40:26qui s'est passé avant
00:40:27mais à quel moment
00:40:27ça s'arrête
00:40:28je pense que le dossier algérien
00:40:30est un dossier
00:40:31qui n'a jamais été refermé
00:40:32tant pour les algériens
00:40:34que par les français
00:40:35il y a de manière transgénérationnelle
00:40:38une culture
00:40:39de la victime
00:40:41des algériens en France
00:40:43qui ont été colonisés
00:40:45qui ont subi la colonisation
00:40:47mais qui sont en France
00:40:48et aujourd'hui
00:40:49ce sont des français
00:40:50qui parlent français
00:40:52qui ont bénéficié
00:40:54de l'éducation nationale française
00:40:55de l'école
00:40:56des droits civiques
00:40:58de l'égalité
00:40:59de la fraternité
00:41:00de tout ce que la France
00:41:01était capable d'apporter
00:41:02de plus beau
00:41:04aux étrangers
00:41:05parce que la France
00:41:06et j'en fais partie
00:41:07elle intègre
00:41:10ces étrangers
00:41:11qui veulent
00:41:12s'y intégrer
00:41:13et elle donne la chance
00:41:13à tous les étrangers
00:41:15qui réussissent
00:41:16quand bien même
00:41:16ils sont étrangers Nelly
00:41:17donc je vois
00:41:19à la fois
00:41:20ce discours
00:41:22transgénérationnel
00:41:23de haine
00:41:24contre la France
00:41:25qui rejaillit
00:41:27au travers
00:41:27de cette génération Z
00:41:29et on a aussi
00:41:30une victime
00:41:31du consommeurisme
00:41:32car qu'est-ce qu'ils veulent
00:41:34au nom de la vie chère
00:41:35au nom du
00:41:36on n'a pas d'argent
00:41:37pour manger
00:41:38de quoi
00:41:38ils se nourrissent
00:41:39de Lacoste
00:41:40de Louis Vuitton
00:41:42de sa Gucci
00:41:44etc
00:41:44pour certains
00:41:45ils le revendent
00:41:45d'ailleurs
00:41:46ils sont pas épinglés
00:41:47donc de quoi parle-t-on
00:41:48de Nike
00:41:49de quoi parle-t-on
00:41:50de chaussures de sport
00:41:51de lunettes
00:41:51de quoi parle-t-on
00:41:52donc c'est pas la vie chère
00:41:53aujourd'hui
00:41:54c'est la vie du système
00:41:55et c'est finalement
00:41:56cela qu'il va falloir
00:41:58repenser demain
00:41:58vous êtes psy
00:42:00le transgénérationnel
00:42:01il faut bien comprendre
00:42:02ce que c'est
00:42:02c'est vrai
00:42:03il y a une dimension
00:42:04transgénérationnelle
00:42:04mais ça explique pas
00:42:06ce que cette jeune femme
00:42:08très politisée
00:42:08idéologue
00:42:09est venue dire
00:42:10à David Lissnard
00:42:11sur le plateau
00:42:11enfin je veux dire
00:42:12elle a repris tout ça
00:42:13et elle a intégré
00:42:14ces discours-là
00:42:14c'est revenu
00:42:16comme une antienne
00:42:16en fait
00:42:17oui c'est à dire
00:42:18c'est à dire qu'il y a
00:42:19une culpabilisation collective
00:42:21qui joue sur certains individus
00:42:24attention la haine
00:42:25c'est pas le fait
00:42:26de tous les algériens
00:42:27qui sont en France
00:42:28c'est seulement une frange
00:42:30la plupart se sont extrêmement bien intégrés
00:42:34mais il y a toujours ce défaut
00:42:36enfin cette transmission
00:42:38de la colère
00:42:39et de la revendication
00:42:41qui fait qu'ils réclament aujourd'hui
00:42:43soi-disant ce que la France
00:42:44leur aurait pris
00:42:45mais ils sont français
00:42:46comment on peut haïr à ce point son pays
00:42:48on est né ici
00:42:49enfin je veux dire
00:42:49là ceux qu'on voit dans la rue
00:42:50et qui arborent les drapeaux
00:42:52et qui en viennent aux mains
00:42:54et qui pillent
00:42:55des gens qui n'ont pas plus d'argent
00:42:56voire peut-être moins qu'eux
00:42:58dans certains cas
00:42:59mais c'était pas né
00:43:00à la France-Algérie
00:43:01c'est la France qui était sifflée
00:43:02mais pour certains
00:43:03ils ne sont jamais allés en Algérie
00:43:05donc comment c'est possible
00:43:06comment vous expliquez ça
00:43:07on fait feu de tout bois
00:43:09de tous les conflits
00:43:10de la même manière
00:43:11que vous avez
00:43:11le drapeau palestinien
00:43:13qui flotte
00:43:15comme étant d'art
00:43:15aujourd'hui le drapeau palestinien
00:43:18il représente tout simplement
00:43:19les victimes de l'oppression
00:43:21et la revendication
00:43:22de la liberté
00:43:23voilà
00:43:24il est assimilé
00:43:26à cette sauce là
00:43:27donc le conflit
00:43:29algérien
00:43:29et la transmission
00:43:31ça n'est qu'un support
00:43:32ça n'est qu'un support
00:43:33à la révolte
00:43:34et à ce que ces gens
00:43:36veulent
00:43:36pensent-ils
00:43:37légitimement récupérer
00:43:39on a vu quand même
00:43:40la pièce de la république
00:43:41avec ses drapeaux
00:43:42partout
00:43:42il y avait algérien
00:43:43il y avait tous les drapeaux
00:43:44tous aux français
00:43:45et évidemment toujours
00:43:46ce drapeau palestinien
00:43:48c'est-à-dire que
00:43:48c'est un amalgame
00:43:50et un
00:43:50comment on dit
00:43:52un gloubi glouba
00:43:53de tout ça
00:43:54qui est complètement
00:43:55anarchique en fait
00:43:56Jérôme Jiménez
00:43:57et vous ne savez même plus
00:43:58pourquoi ils sont face à vous
00:43:59à manifester
00:43:59c'est ce que je vous dis
00:44:00c'est qu'en fait
00:44:01tout est mélangé
00:44:02et tout est excuse
00:44:03entre guillemets
00:44:04pour
00:44:06casser
00:44:07piller
00:44:08dégrader
00:44:09et là oui
00:44:10on ne comprend plus
00:44:11en fait même
00:44:12c'est triste
00:44:12parce que le mouleur
00:44:13au mouvement
00:44:14perd complètement son sens
00:44:16attention
00:44:16la jeune fille blonde
00:44:17elle est instruite
00:44:18elle connaît l'histoire
00:44:19elle a fait des études
00:44:20elle est embrigadée
00:44:22elle est embrigadée
00:44:23elle est politisée
00:44:24elle est instrumentalisée
00:44:26est-ce que c'est sa cause
00:44:27à quel moment c'est sa cause
00:44:29ça n'est pas sa cause
00:44:30mais encore une fois
00:44:30c'est leur cause
00:44:31même ils sont nés ici
00:44:32Tanguy
00:44:33on le voit
00:44:34vous n'êtes plus chez
00:44:35tous les réseaux sociaux
00:44:37tous les comptes
00:44:37etc
00:44:38il n'y a que ça
00:44:39ça revient comme un leitmotiv
00:44:40c'était cette idée
00:44:41qu'il faut se venger
00:44:43en fait
00:44:43voilà vous nous devez
00:44:44on va prendre
00:44:45c'est ça en fait
00:44:46si on résume basiquement
00:44:47c'est une façon aussi
00:44:47de faire ressortir les haines
00:44:49et de faire ressortir
00:44:50la violence
00:44:51on chauffe
00:44:51on chauffe à rouge
00:44:52le fer
00:44:53de ces individus
00:44:54pour ensuite
00:44:55mieux les jeter
00:44:55contre les forces de l'ordre
00:44:56mieux les jeter
00:44:57contre des commerçants
00:44:58qui n'ont rien demandé
00:44:59mieux les jeter
00:45:00contre l'autorité
00:45:01contre l'état
00:45:02donc vraiment clairement
00:45:03ça fait partie
00:45:04de tout un discours
00:45:05qui est en train de monter
00:45:06depuis quelques semaines
00:45:07quelques mois même
00:45:08et là ça atteint
00:45:10peut-être son paroxysme
00:45:11samedi dernier
00:45:11on espère que ce sera
00:45:12pas pire lors des semaines
00:45:13prochaines
00:45:14mais c'est inquiétant
00:45:15et c'est vous le vecteur
00:45:16en fait
00:45:16le réceptacle de cette violence
00:45:17et sur les manifs
00:45:19mais pas que
00:45:20parce qu'il le disait
00:45:21on vous traque
00:45:22on essaie d'obtenir
00:45:23vos numéros de téléphone
00:45:24repérez vos sacs à dos
00:45:25enfin je veux dire
00:45:26ça va très très loin
00:45:27vous avez des familles derrière
00:45:28vous avez des enfants
00:45:29il y a tout ça qui est en jeu
00:45:30ils n'ont aucune conscience
00:45:32de ce qu'ils sont en train de faire
00:45:33en fait
00:45:33ils n'ont aucune conscience
00:45:35vous savez
00:45:35nous les forces de l'ordre
00:45:37on subit tout ça
00:45:38mais ces jeunes
00:45:39et j'entends très bien
00:45:40il y a aussi des gens
00:45:41qui sont instruits
00:45:42mais il manque vraiment
00:45:43d'intelligence
00:45:43parce qu'ils deviennent aussi
00:45:44les idiots utiles
00:45:46de certains politiques
00:45:47notamment de l'extrême gauche
00:45:49et eux
00:45:50c'est eux
00:45:50qui font de ces jeunes
00:45:52de la chair à canon
00:45:53oui mais sauf qu'à la fin
00:45:54ils deviennent quand même
00:45:54le bras armé
00:45:55et il dit armé
00:45:56dit dégâts
00:45:57caroline
00:45:57écoutez la violence
00:45:58c'est quand on n'a plus les mots
00:45:59et on n'a pas les mots
00:46:00parce que tout simplement
00:46:01il y a un très grand vide psychique
00:46:03chez ces jeunes
00:46:05vous avez raison
00:46:06on leur a offert l'école
00:46:07mais l'école
00:46:08ils n'en ont pas profité
00:46:09donc à la place
00:46:11si vous voulez
00:46:11ce sont des individus
00:46:13qui pour la plupart
00:46:14ne sont pas capables
00:46:15d'élaborer
00:46:16une pensée construite
00:46:18on dit souvent
00:46:18la violence
00:46:19c'est l'arme des faibles
00:46:19et dont profitent
00:46:21certains partis politiques
00:46:22parce que justement
00:46:23ils sont extrêmement malléables
00:46:25ou je pense aussi
00:46:26qu'ils pensent
00:46:27que les mots
00:46:27ne permettront pas
00:46:28de régler leurs mots
00:46:30et que seule la violence
00:46:32sera la solution
00:46:33il y a une crise
00:46:35de confiance
00:46:35dans le mérite
00:46:37dans la justice
00:46:38dans la notion travail
00:46:40dans l'avenir
00:46:41ils savent ces jeunes
00:46:42qu'à l'ère de l'IA
00:46:43il y aura un chômage
00:46:46catastrophique pour cela
00:46:47et donc la révolte
00:46:49est une manière
00:46:50de leur expression
00:46:51et c'est leur seule manière
00:46:53de s'exprimer
00:46:54vous croyez vraiment
00:46:54que c'est l'IA
00:46:55qui les motive ?
00:46:56non c'est pas l'IA
00:46:57mais c'est une couche en plus
00:46:58sur le millefeuille
00:46:59moi je ne vois pas d'IA
00:47:01dans les revendications
00:47:04les intelligents le savent
00:47:05ils sont au-delà de ça
00:47:06les intelligents
00:47:07ils ne vont pas
00:47:09casser
00:47:09c'est plutôt l'absence
00:47:10de l'effort
00:47:11on n'a pas ce qu'on veut
00:47:12alors on se sert
00:47:13il est 14h
00:47:15on va retrouver
00:47:16ce Maya Labidi
00:47:17parce qu'il y a beaucoup
00:47:17évidemment d'informations
00:47:19qui ont trait aussi
00:47:19à tout ce qu'on a vécu
00:47:21en France
00:47:21ces derniers jours
00:47:25le gouvernement au chevet
00:47:27des commerces vandalisés
00:47:29et pillés
00:47:29après une réunion d'urgence
00:47:30à Bercy
00:47:31Roland Lescure
00:47:32annonce un prêt à taux zéro
00:47:33à destination
00:47:34des commerçants sinistrés
00:47:36prêt qui sera accessible
00:47:37dès ce vendredi
00:47:38commerçants qui vont également
00:47:39pouvoir bénéficier
00:47:40d'un étalement simplifié
00:47:42des charges fiscales
00:47:43et sociales
00:47:44à la une également
00:47:46feu vert de l'Assemblée nationale
00:47:47pour lancer une commission
00:47:48d'enquête
00:47:49pour faire la lumière
00:47:50sur les défaillances
00:47:51qui ont conduit
00:47:52au pillage du week-end
00:47:53et établir les responsabilités
00:47:55de chacun
00:47:55au coeur des critiques
00:47:57la doctrine du maintien
00:47:58de l'ordre
00:47:58et les renseignements
00:47:59qui selon certains
00:48:00responsables politiques
00:48:01n'ont pas été
00:48:02à la hauteur
00:48:03de l'événement
00:48:05On poursuit avec Mathilde Panot
00:48:07qui tire à boulet rouge
00:48:08sur le gouvernement
00:48:08et le presse de répondre
00:48:10aux revendications
00:48:10des manifestants
00:48:11La chef de file des Insoumis
00:48:13à l'Assemblée
00:48:14ajoute qu'il est grossier
00:48:15et manipulatoire
00:48:16de faire croire
00:48:16que LFI est en cause
00:48:18dans les débordements
00:48:19et dénonce la loi
00:48:20Casseur-Payeur
00:48:21qui selon elle
00:48:21sera ni plus ni moins
00:48:24qu'une arme
00:48:25de destruction massive
00:48:26pour empêcher
00:48:26toute manifestation
00:48:28Et puis on termine
00:48:29avec ce nouveau coup de filet
00:48:30suite aux exactions
00:48:31du week-end
00:48:32Un étudiant âgé
00:48:33d'une vingtaine d'années
00:48:34suspecté d'avoir participé
00:48:35à la mise à feu
00:48:36d'un bâtiment
00:48:37de l'université de Rouen
00:48:38a été interpellé ce matin
00:48:40et placé en garde à vue
00:48:41Suspect qui a priori
00:48:43a le profil
00:48:43d'un étudiant banal
00:48:44n'a pas agi seul
00:48:45et qui a été identifié
00:48:46grâce à la vidéosurveillance
00:48:51Merci à vous
00:48:52On a beaucoup parlé
00:48:53de la haine
00:48:54des perpétrateurs du chaos
00:48:56Il faut aussi qu'on refaire
00:48:57du désespoir
00:48:58des commerçants
00:48:59qui ont été touchés
00:49:00C'est ce qu'on retiendra
00:49:01quand même
00:49:01au sortir de ce week-end
00:49:02absolument cataclysmique
00:49:03Ainsi
00:49:04la détresse
00:49:05qu'on voulait vous montrer
00:49:06d'une commerçante lyonnaise
00:49:08Franchement regardez
00:49:10Elle a tout perdu
00:49:11dans sa boutique
00:49:12Évidemment
00:49:13comment ne pas pleurer
00:49:14quand on voit ça ?
00:49:16Je vais vous raconter
00:49:17ce qui m'est arrivé
00:49:18entre hier et aujourd'hui
00:49:20Hier j'étais dans la boutique
00:49:22Il y a trois gamins
00:49:23qui ont commencé
00:49:24à lancer des parpaings
00:49:25sur ma vitrine
00:49:27et j'ai appelé
00:49:28tout de suite la police
00:49:29On m'a dit
00:49:30de rester barricadée
00:49:32que pour l'instant
00:49:33ils étaient débordés
00:49:35Je suis ressortie
00:49:36quelques heures plus tard
00:49:37tant bien que mal
00:49:38de la boutique
00:49:40Mais malheureusement
00:49:41quand je suis revenue
00:49:42ce matin
00:49:42ils avaient tout détruit
00:49:44Ils ont tout cassé
00:49:45Ils ont tout détruit
00:49:46Les vitrines
00:49:46ils ont tout pris
00:49:47tout pris
00:49:47Je n'ai plus rien
00:49:49Il ne me reste plus rien du tout
00:49:50Je suis à mon compte
00:49:51Je ne suis pas une grosse société
00:49:53J'ai tout perdu
00:49:5420 ans de vie
00:49:55qui se sont envolées
00:49:56juste parce que des casseurs
00:49:58se sont amusés
00:49:58à dilapider une boutique
00:50:01avec des pierres
00:50:02même pas de grande valeur
00:50:03Je ne sais pas
00:50:04ce qu'ils vont faire avec
00:50:05sauf que moi
00:50:05aujourd'hui je n'ai plus rien
00:50:07Un exemple
00:50:08parmi tant d'autres
00:50:09On enchaîne
00:50:10avec cette gérante de Barthaba
00:50:11Elle raconte comment
00:50:12tout cela
00:50:13lui est apparu
00:50:14durer une éternité
00:50:15C'est assez glaçant
00:50:17On était à l'intérieur
00:50:18on n'a vu personne arriver
00:50:19on a eu un assaut
00:50:20on a eu une attaque
00:50:22ils étaient quoi
00:50:23100, 200
00:50:25ou peut-être 300
00:50:26je n'en ai aucune idée
00:50:27Ils ont fait toute la rue
00:50:28en arrivant
00:50:29je vois que tous les autres
00:50:30commerces
00:50:30sont aussi vandalisés
00:50:32Oui jusqu'à 23h
00:50:32minuit
00:50:33et ça a continué
00:50:34tout au long
00:50:35puisque c'était ouvert
00:50:37même le lendemain matin
00:50:38il y a des gens
00:50:39qui ont profité
00:50:40pour voir s'il restait
00:50:42des babioles
00:50:42On s'était échappé
00:50:45vu le nombre
00:50:46on s'est échappé
00:50:47on s'est réfugié en haut
00:50:48on a eu peur
00:50:49parce qu'il y a des gens
00:50:50qui sont montés
00:50:50on a essayé
00:50:51de ne pas faire de bruit
00:50:53de faire penser
00:50:54qu'il n'y a personne
00:50:55On m'a agressé
00:50:55quand j'étais à la taille
00:50:56on ne sait pas
00:50:57comment ça s'est passé
00:50:58c'était des
00:50:59c'était des bandes
00:51:03de barbares
00:51:03Elle porte encore
00:51:05les stigmates
00:51:05elle a été vraiment blessée
00:51:06c'est pas de la rigolade
00:51:07on ne parle pas de concept
00:51:09on parle de gens
00:51:10qui ont subi
00:51:11dans leur chair
00:51:12ces hordes sauvages
00:51:14face à eux
00:51:14et que dire aussi
00:51:15du désespoir
00:51:15de ces jeunes
00:51:16que vous allez voir
00:51:17ils ont monté
00:51:18une librairie consacrée
00:51:19à des mangas
00:51:20à Grenoble
00:51:21tout a été détruit
00:51:22on voit le désarroi
00:51:24et les larmes
00:51:24qui coulent
00:51:25dans leurs yeux
00:51:26parce que tout
00:51:27ce qu'ils ont investi
00:51:28et ils sont jeunes
00:51:29et construits
00:51:30a disparu
00:51:31a été réduit en cendres
00:51:32voilà
00:51:36hier on a fermé
00:51:37la boutique
00:51:37à 15h30
00:51:39suite aux émeutes
00:51:41à côté
00:51:41de la manifestation
00:51:43du 17 octobre
00:51:43et à 17h
00:51:44on s'est fait forcer
00:51:45la boutique
00:51:47par la vitrine
00:51:50ils ont tout saccagé
00:51:51donc là on a déjà
00:51:52un peu relevé
00:51:53des trucs
00:51:54il n'y avait plus rien
00:51:55qui était
00:51:55mais tout était par terre
00:51:56ça c'était
00:51:58donc le but là
00:51:59clairement
00:51:59c'était de voler
00:52:01et de casser
00:52:02parce qu'ils n'ont pas
00:52:03pu voler
00:52:04en fait
00:52:05ils l'ont détruit
00:52:05ils l'ont détruit
00:52:07mais tout
00:52:08des figurines
00:52:09de collection
00:52:10des décors
00:52:14des vitrines
00:52:15des meubles
00:52:15faits sur mesure
00:52:16par artisans du coin
00:52:18c'est terrible
00:52:22suite aux dégradations
00:52:25d'hier soir
00:52:26la librairie manga
00:52:28sera fermée
00:52:28de façon indéterminée
00:52:30merci à ceux
00:52:31qui nous envoient déjà
00:52:32des messages de soutien
00:52:33d'aide
00:52:35on vous tiendra au courant
00:52:37de ce qui va se passer
00:52:37en tout cas
00:52:38là
00:52:39on n'ouvrira pas lundi
00:52:40si vous souhaitez
00:52:42nous soutenir
00:52:43déjà
00:52:43vous pouvez
00:52:44passer vos commandes
00:52:45de livres
00:52:45passer à la BD
00:52:46à la romance
00:52:47qui n'ont pas été touchées
00:52:48par chance
00:52:49vous pouvez commander
00:52:50vos mangas là-bas aussi
00:52:51on a un espace
00:52:52de culture
00:52:53d'échange
00:52:54de partage
00:52:54et le but
00:52:56c'est juste de voler
00:52:56de casser
00:52:57tout nous soutient
00:52:58à tous les autres
00:52:59commerçants
00:53:00aussi
00:53:00on a vu le fête à fête
00:53:01de Grenoble
00:53:02qui s'est fait brûler
00:53:03et le micromania
00:53:04qui s'est fait ventrer aussi
00:53:06donc tout nous soutient
00:53:08à tous les commerces
00:53:16franchement
00:53:17ils font
00:53:17ils font peine à voir
00:53:19même moi
00:53:20j'ai les larmes aux yeux
00:53:21ils sont sonnés
00:53:22Caroline Veil
00:53:23vous êtes psy
00:53:24quand on parle d'empathie
00:53:25quand le chef de l'Etat
00:53:26parle d'empathie
00:53:27mais c'est envers eux
00:53:27qu'il faut en avoir
00:53:28c'est envers eux
00:53:29qu'il faut en avoir aujourd'hui
00:53:30et pas qu'à travers les mots
00:53:31oui tout à fait
00:53:32mais le danger
00:53:33c'est que ces gens
00:53:34ne vont plus croire
00:53:36non seulement dans la protection
00:53:37que l'Etat
00:53:38pourrait leur donner
00:53:39mais surtout
00:53:40dans la civilisation
00:53:41des règles
00:53:42et la civilisation
00:53:44des règles
00:53:44c'est-à-dire que
00:53:45quand vous détruisez
00:53:48vous n'êtes pas punis
00:53:49ceux qui sont punis
00:53:50ce sont ceux qui
00:53:51précisément
00:53:52ont respecté
00:53:53les règles
00:53:54et qui se retrouvent
00:53:55humiliés
00:53:56en train de subir
00:53:57et en train de tout perdre
00:53:59ils vont avoir
00:54:00des dénommagements
00:54:01etc
00:54:01il va y avoir des plans
00:54:03mais ça n'enlèvera pas
00:54:04le traumatisme
00:54:05c'est ça en fait
00:54:06ça n'enlève jamais
00:54:07le traumatisme
00:54:07on n'a pas su
00:54:08les protéger adéquatement
00:54:09en fait ce qu'il faut comprendre
00:54:10à la télévision
00:54:12nous avons vu
00:54:12une manifestation
00:54:14mais dans les commerces
00:54:15il y avait des lives
00:54:16sur TikTok
00:54:17qui tournaient en permanence
00:54:18qui faisaient parfois
00:54:19des dizaines de milliers
00:54:21de vues
00:54:21c'est-à-dire que
00:54:22les gens étaient curieux
00:54:23de voir comment ça se passait
00:54:24et c'était là
00:54:25les informations
00:54:26que les chaînes
00:54:26ne montraient pas
00:54:27les pillages
00:54:28pendant des heures
00:54:30de petits commerçants
00:54:31et on les voyait
00:54:32sur TikTok
00:54:33certains étaient masqués
00:54:34certains n'étaient pas masqués
00:54:36et c'était la fête
00:54:38et tout était en direct
00:54:40sur TikTok
00:54:41et nous nous étions là
00:54:42à voir cela
00:54:43impuissants
00:54:44les commerçants
00:54:45étaient impuissants
00:54:46ils ont subi
00:54:47un viol Nelly
00:54:48se faire violer
00:54:49de cette manière
00:54:50un lapsus
00:54:51se faire voler
00:54:52de cette manière
00:54:53c'est un viol Nelly
00:54:55du coup
00:54:55ils ont vécu
00:54:56pendant des heures
00:54:57un viol
00:54:58il faut savoir Nelly
00:54:59pour répondre à votre question
00:55:00qu'en effet
00:55:00ils peuvent avoir
00:55:01des assurances
00:55:02néanmoins
00:55:03leur assurance
00:55:03ne réparera pas tout
00:55:05n'indemisera pas tout
00:55:06et surtout
00:55:07leur perte d'exploitation
00:55:08le fait que leur commerce
00:55:10leur restaurant
00:55:11leur boutique
00:55:12leur magasin
00:55:12sera fermé pendant des mois
00:55:14ne sera pas pris en charge
00:55:15par les assurances
00:55:16et ce commerce
00:55:17justement
00:55:17pour ces gens-là
00:55:18pour ces familles
00:55:19c'était leur gain de pain
00:55:20et sans cela
00:55:21ils n'ont plus de quoi vivre
00:55:23bon
00:55:24dans ces conditions
00:55:25il y en a qui se disent
00:55:26ok
00:55:27l'état
00:55:28la police
00:55:28ne sont pas là
00:55:29pardon
00:55:29quand on les appelle
00:55:31parce que
00:55:31quand vous allez faire 17
00:55:32maintenant que vous serez
00:55:33en danger imminent
00:55:34je doute que ça arrive direct
00:55:36parce qu'il y a tellement
00:55:37de choses à gérer
00:55:37à la fois
00:55:38donc
00:55:38il y a cette tentation
00:55:39de s'organiser
00:55:40et de créer
00:55:41des milices
00:55:42alors évidemment
00:55:42on le précise
00:55:43c'est interdit
00:55:44mais des groupes
00:55:44de citoyens
00:55:45qui viendraient
00:55:48protéger
00:55:48d'autres citoyens
00:55:49donc en fait
00:55:50on contourne
00:55:51le concept de milice
00:55:52c'est pas tout à fait ça
00:55:53écoutez par exemple
00:55:54cet homme
00:55:54il a lancé l'idée
00:55:55sur les réseaux sociaux
00:55:56et il explique
00:55:57pourquoi lui
00:55:58il pense qu'il peut
00:55:59protéger adéquatement
00:56:00les commerçants
00:56:00puis on fera réagir
00:56:01un avocat spécialiste
00:56:04on a en fait
00:56:04on voit d'un côté
00:56:05des commerçants
00:56:06qui sont sans défense
00:56:07se défendent tout seul
00:56:08défendent leur bien
00:56:09leur vie
00:56:09leur travail
00:56:10et d'un autre côté
00:56:11on a un état
00:56:12qui laisse faire
00:56:13et moi je suis dans mon canapé
00:56:14et je me dis
00:56:14mais c'est pas possible
00:56:16en fait
00:56:16il faut aider ces gens-là
00:56:17c'est juste une question
00:56:19d'humanité
00:56:20donc l'idée
00:56:20c'est de mettre en place
00:56:21en fait une mobilisation
00:56:22citoyenne pacifique
00:56:24l'objectif est de créer
00:56:25une solidarité
00:56:26entre les citoyens
00:56:26et les commerçants
00:56:28afin d'assurer
00:56:29en fait une présence
00:56:29dissuasive
00:56:30parce que je pense
00:56:31qu'encore une fois
00:56:32en face de nous
00:56:34c'est pas des gens
00:56:34très courageux
00:56:35et pour la plupart
00:56:36c'est des gamins
00:56:37donc il s'agit pas
00:56:38de créer une milice
00:56:39il s'agit pas
00:56:40de remplacer la police
00:56:41il s'agit juste
00:56:42de faire acte de présence
00:56:43parce que le soutien
00:56:44c'est bien
00:56:44et je pense qu'il faut
00:56:45être là dans les moments
00:56:46un peu plus difficiles
00:56:46j'ai envie de dire
00:56:47c'est à chaque fois
00:56:49le degré de violence
00:56:50il est augmenté
00:56:53et en fait
00:56:54de voir derrière
00:56:54un état
00:56:55qui ne fait plus rien
00:56:56en fait
00:56:57la vraie question
00:56:58que je me pose
00:56:58c'est comment ça va
00:56:59se passer demain
00:57:00parce que là
00:57:01c'était sur des
00:57:01je dirais
00:57:02des magasins
00:57:03et encore
00:57:04on a commencé
00:57:04à avoir des propriétés
00:57:05privées
00:57:06se faire
00:57:07se faire
00:57:09envahir
00:57:10demain vous êtes chez vous
00:57:11vous voyez 10 personnes
00:57:12arriver dans votre jardin
00:57:13ou vous êtes dans
00:57:13votre immeuble
00:57:14et dans votre couloir
00:57:15il y a 10 personnes
00:57:16qui sont dans le couloir
00:57:17et vous êtes en train de
00:57:17je ne sais pas
00:57:18vous êtes avec vos enfants
00:57:19vous avez peur
00:57:20qu'ils cassent la porte
00:57:21si vous êtes une femme seule
00:57:23avec des enfants
00:57:24on va où en fait
00:57:26c'est quoi la prochaine étape
00:57:28je veux dire
00:57:28il n'y a pas une seule personne
00:57:29en France
00:57:30ce week-end
00:57:30qui ne s'est pas posé la question
00:57:31exactement en ces termes
00:57:32on va faire réagir
00:57:33maître Laurent Boé
00:57:35bonjour
00:57:35vous êtes avocat
00:57:36au barreau de Lyon
00:57:37votre spécialité
00:57:38c'est de défendre
00:57:39communément
00:57:40les forces de l'ordre
00:57:41mais donc
00:57:42vous êtes évidemment
00:57:43sur le terrain
00:57:43de la légitime défense
00:57:45etc
00:57:46est-ce que
00:57:47ce qu'il dit
00:57:48c'est-à-dire qu'il prône
00:57:49lui le fait de s'interposer
00:57:50simplement
00:57:50de faire barrage
00:57:51de son corps
00:57:52déjà est-ce que c'est légal
00:57:53de voir les choses comme ça
00:57:55et jusqu'à quel point
00:57:56on flirte avec l'illégalité
00:57:58en fait
00:58:00alors
00:58:00rien ne s'interdit
00:58:01de s'interposer
00:58:02il n'y a pas de
00:58:03il n'y a pas de souci particulier
00:58:04d'ailleurs
00:58:05à Lyon par exemple
00:58:06beaucoup de commerçants
00:58:08ont procédé de la sorte
00:58:09en saturant
00:58:10leur magasin
00:58:13pour éviter
00:58:13qu'il ne soit
00:58:14qu'il ne soit pillé
00:58:16puisque évidemment
00:58:17les pillards
00:58:18sont rarement
00:58:19des personnes
00:58:19extrêmement courageuses
00:58:20et elles préfèrent passer
00:58:22sur un magasin
00:58:23où il n'y a personne
00:58:23que dans un magasin
00:58:24où il y a du monde
00:58:26alors évidemment
00:58:27les citoyens
00:58:29n'ont pas les mêmes droits
00:58:29que les forces de police
00:58:32ou de gendarmerie
00:58:33cependant
00:58:34ils ont ce qu'on appelle
00:58:35la légitime défense
00:58:36alors on parle là
00:58:36de légitime défense
00:58:38des biens
00:58:38alors encore qu'à Lyon
00:58:39on peut se dire
00:58:40qu'il y avait aussi
00:58:41parfois de la légitime défense
00:58:42des personnes
00:58:43puisque quand vous avez
00:58:44des personnes
00:58:44qui sont à l'intérieur
00:58:46de magasins
00:58:47il y a un risque
00:58:47éventuellement pour eux
00:58:49si des personnes
00:58:50pénètrent à l'intérieur
00:58:50du magasin
00:58:51mais si l'on en reste
00:58:52sur de la légitime défense
00:58:54des biens
00:58:54ce que prévoit
00:58:56notre code
00:58:57notre droit
00:58:59c'est que
00:59:00vous n'avez pas le droit
00:59:00de tuer quelqu'un
00:59:02de donner la mort
00:59:03à quelqu'un
00:59:03qui vient commettre
00:59:04un délit
00:59:05en s'introduisant
00:59:06dans votre magasin
00:59:07en revanche
00:59:08si
00:59:09j'allais dire
00:59:10la réponse
00:59:10que vous donnez
00:59:11est une réponse
00:59:12proportionnée
00:59:12qui est une réponse
00:59:13qui est immédiate
00:59:14par rapport
00:59:15aux faits
00:59:16qui sont en train
00:59:17d'être commis
00:59:18qui sont des faits
00:59:19de vol
00:59:19de dégradation
00:59:21qui sont des délits
00:59:22les citoyens
00:59:23ont la possibilité
00:59:24de se défendre
00:59:26évidemment
00:59:26la meilleure des défenses
00:59:27c'est d'appeler
00:59:29les services de police
00:59:30quand ils le peuvent
00:59:31pour que ceux-ci
00:59:31interviennent
00:59:32mais encore une fois
00:59:33la légitime défense
00:59:36peut exister
00:59:37dans ce type
00:59:37de situation
00:59:38elle n'est pas présumée
00:59:39il appartiendra
00:59:40à celui qui s'est défendu
00:59:41de le démontrer
00:59:42mais quand on voit
00:59:43certaines vidéos
00:59:44qui ont été tournées
00:59:45il n'y a pas de doute
00:59:46qu'au niveau
00:59:48des juridictions
00:59:49on estimerait
00:59:50que si citoyens
00:59:51s'ils se défendent
00:59:52sont en état légitime
00:59:53reste avec nous
00:59:53quelques instants
00:59:54parce qu'on a encore
00:59:54plein de séquences
00:59:55et de questions
00:59:56à vous poser
00:59:56il y a un risque
00:59:57de dérapage
00:59:58et de face-à-face réel
00:59:58aujourd'hui
00:59:59on en est là
00:59:59le fameux face-à-face
01:00:00il est là
01:00:01il est à nos portes
01:00:02ça vous fait peur
01:00:03à vous aussi policier
01:00:03de vous dire
01:00:04que vous ne pourrez pas
01:00:06être partout
01:00:07sur tous les terrains
01:00:07en même temps ?
01:00:08On le sait
01:00:08et quand on vit le chaos
01:00:09on a eu plusieurs rappels
01:00:10de commerçants dans ce sens
01:00:11et on leur disait
01:00:12restez à distance
01:00:13parce que nous aussi
01:00:14on a dû prioriser
01:00:15et malheureusement
01:00:16les atteintes au bien
01:00:18c'est pas prioritaire
01:00:19par rapport aux atteintes
01:00:20aux personnes
01:00:21donc quand on a des commerçants
01:00:22qui nous disent
01:00:22je veux intervenir
01:00:23ils disent surtout pas monsieur
01:00:24ne vous faites pas justice
01:00:25vous-même
01:00:26pour rappel
01:00:27maître à raison
01:00:28et on en a discuté
01:00:29la légitimité de défense
01:00:31pour que les téléspectateurs
01:00:31comprennent
01:00:32elle repose sur deux éléments
01:00:34une atteinte
01:00:35ou une attaque
01:00:35qui soit réelle
01:00:36actuelle et injustifiée
01:00:37et un acte de défense
01:00:38qui soit nécessaire
01:00:39simultané et proportionné
01:00:40donc il faut être très prudent
01:00:42quand on ne maîtrise pas
01:00:43quand on ne connaît pas
01:00:44l'acte de défense
01:00:46qu'on va engager
01:00:47mais il peut
01:00:48il peut se retourner
01:00:50contre vous
01:00:50en fait
01:00:50légalement parlant
01:00:51donc c'est là la difficulté
01:00:53il faut mettre en garde
01:00:54toutes les personnes
01:00:55aujourd'hui
01:00:55autre exemple
01:00:56et là on va aller à Limoges
01:00:57où un commerçant
01:00:58rencontré par
01:00:59les journalistes
01:01:00de frontières
01:01:02explique qu'il a décidé
01:01:03de défendre son resto
01:01:04avec une épée
01:01:05et on la voit d'ailleurs
01:01:06dans l'extrait
01:01:06il dit que la police
01:01:07est débordée
01:01:08et que pour lui
01:01:09c'est le seul moyen
01:01:09d'être à peu près sûr
01:01:10d'être muni
01:01:11mais évidemment
01:01:12c'est totalement illégal
01:01:13regardez
01:01:14dans le centre-ville de Limoges
01:01:15c'était relativement calme
01:01:17à part au niveau de la mairie
01:01:17où c'était vraiment
01:01:18le bordel
01:01:19et ce qui s'est passé
01:01:19c'est qu'à un moment
01:01:20dans la soirée
01:01:21donc vers 20h30
01:01:22à peu près
01:01:2320h20h30
01:01:24on a eu un type
01:01:25en scooter
01:01:25qui est passé
01:01:26en gueulant
01:01:26ouais fermez tout
01:01:27de toute façon
01:01:28on va venir
01:01:28on va tout brûler
01:01:29tout à 21h
01:01:30a été fermé
01:01:31il n'y restait que nous
01:01:32avec quelques copains
01:01:33il n'y avait pas grand monde
01:01:33quand on se dit
01:01:34qu'il va y avoir
01:01:36100-150 personnes
01:01:37qui vont venir
01:01:38foutre le bordel chez nous
01:01:39on n'a presque pas le choix
01:01:40de se dire
01:01:40qu'on va protéger
01:01:41notre établissement
01:01:42protéger ce qu'on a
01:01:43ce qu'on a créé
01:01:44ce qu'on a construit
01:01:44en fait
01:01:45c'est toute ma vie
01:01:46moi ce bar
01:01:47j'étais là
01:01:48en train de me dire
01:01:49si je perds ça
01:01:49je perds tout
01:01:50donc il y avait une volonté
01:01:51dissuasive avec cette épée
01:01:52est-ce que des personnes
01:01:54sont passées devant le bar
01:01:55et ont vu l'épée
01:01:56ont vu vos collègues
01:01:57dans le bar ?
01:01:58non on l'a gardé
01:01:59on l'a gardé un petit peu
01:02:01sur le côté
01:02:01histoire que ça ne se voit pas trop
01:02:02vous avez conscience
01:02:03que si vous aviez été amené
01:02:04à vous défendre
01:02:05avec une épée
01:02:05vous auriez encurou
01:02:06de graves problèmes juridiques
01:02:10évidemment légalement
01:02:10c'est compliqué
01:02:11de se faire défense
01:02:13soi-même
01:02:14de se protéger
01:02:14soi-même avec une épée
01:02:16oui c'est tout à fait compliqué
01:02:17c'est même totalement illégal
01:02:19malheureusement
01:02:19quand on n'a pas le choix
01:02:20parce qu'il n'y avait pas
01:02:22vraiment de policiers
01:02:22pour nous protéger
01:02:23on perd, on perd tout
01:02:24on a des employés à payer
01:02:25on a des responsabilités
01:02:26et on doit prendre
01:02:28presque ses responsabilités
01:02:29quelque part
01:02:30malheureusement
01:02:31c'était vraiment
01:02:31un côté dissuasif
01:02:33en fait
01:02:33vous espériez évidemment
01:02:34ne pas la sortir
01:02:35vous pensez peut-être
01:02:36qu'en l'ayant avec vous
01:02:37vous pouviez dissuader
01:02:39les individus
01:02:40qui seraient prêts
01:02:40à nuire à votre établissement
01:02:41tout à fait
01:02:42évidemment
01:02:42que j'espère pas
01:02:44être auteur de violence
01:02:45et devoir me défendre
01:02:46c'est absolument terrible
01:02:47de se dire ça
01:02:47et de se dire que nous
01:02:48dans une petite camion
01:02:49on doit se défendre
01:02:50on doit être prêts
01:02:50à se défendre
01:02:51contre ce qui se passe
01:02:54Maître Boé est toujours
01:02:56avec nous
01:02:56vous avez entendu
01:02:57cet homme
01:02:57il a une épée
01:02:58certains qui ont
01:02:59des armes
01:03:00tout simplement
01:03:00pas toujours déclarés
01:03:01qu'est-ce qu'il risque
01:03:02là
01:03:02concrètement
01:03:04alors évidemment
01:03:05il ne faut pas détenir
01:03:06d'armes
01:03:07quelles qu'elles soient
01:03:07à moins d'y être
01:03:09véritablement autorisées
01:03:10mais bon
01:03:11la détention d'armes
01:03:12n'est pas possible
01:03:13et l'usage encore
01:03:13de ces armes
01:03:15n'est pas possible
01:03:15après voilà
01:03:17les moyens
01:03:18dont on peut
01:03:19disposer
01:03:20pour une défense
01:03:21sont essentiellement
01:03:22la dissuasion
01:03:23par le nombre
01:03:24qui font que
01:03:25les établissements
01:03:27qui à Lyon
01:03:28n'ont pas été
01:03:29visités en priorité
01:03:30étaient ceux
01:03:31où il y avait
01:03:31des personnes
01:03:32qui se trouvaient
01:03:33à l'intérieur
01:03:33en nombre
01:03:34pour faire
01:03:37amener en tout cas
01:03:38les émeutiers
01:03:40et les pillards
01:03:41à se diriger
01:03:42vers d'autres
01:03:43d'établissements
01:03:43voilà
01:03:44mais évidemment
01:03:45je rejoins
01:03:46ce qui a été dit
01:03:47en plateau
01:03:47il faut être
01:03:47extrêmement prudent
01:03:49je vous disais
01:03:49simplement
01:03:50qu'en droit
01:03:51voilà
01:03:51se laisser dépouiller
01:03:53accepter
01:03:54d'être
01:03:55volé
01:03:55n'est pas
01:03:56une obligation
01:03:57le législateur
01:03:58a prévu
01:03:59qu'il y avait
01:03:59des situations
01:04:00dans lesquelles
01:04:01lorsque vous êtes
01:04:02détroussé
01:04:03vous pouvez
01:04:04réagir
01:04:05mais c'est extrêmement
01:04:06dangereux
01:04:07effectivement
01:04:08pour soi
01:04:08et sur le plan
01:04:09juridique
01:04:10évidemment
01:04:10ça nécessite
01:04:11une interprétation
01:04:12voilà
01:04:13ce que je disais
01:04:13simplement tout à l'heure
01:04:14c'est que
01:04:14dans les cas
01:04:16de pillage
01:04:16comme nous avons vu
01:04:17je pense que
01:04:18si un citoyen
01:04:19était intervenu
01:04:20la question
01:04:21de la légitimité
01:04:22de défense
01:04:22n'aurait pas
01:04:23posé trop
01:04:23de difficultés
01:04:25bon
01:04:25merci
01:04:26pour ces précisions
01:04:27quand même
01:04:27enfin
01:04:27le message sous-jacent
01:04:29maître Beme
01:04:29qui est aussi avocat
01:04:30c'est ne résister pas trop
01:04:32parce qu'on sait jamais
01:04:32ça peut mal finir
01:04:33et ça va se retourner
01:04:34contre vous
01:04:35en fait
01:04:35donc quoi
01:04:36il faut subir son sort
01:04:37comme ça
01:04:39et être dans
01:04:40l'abnégation
01:04:40mais c'est terrible
01:04:41de dire ça
01:04:42de toutes les façons
01:04:42ces événements
01:04:43ont fait la démonstration
01:04:44que les forces de l'ordre
01:04:45n'étaient pas capables
01:04:46de maintenir l'ordre
01:04:48et la crainte
01:04:50c'est que
01:04:51à l'avenir
01:04:52ce ne soit plus
01:04:52les biens
01:04:53qui soient menacés
01:04:53mais ce soit
01:04:54les personnes
01:04:55et les domiciles
01:04:57qui soient pénétrés
01:04:59donc évidemment
01:05:00on ne fait pas le procès
01:05:00de la police
01:05:02ils ne peuvent pas
01:05:02parce qu'ils ne peuvent pas
01:05:03mais il nous l'a dit
01:05:04il y a quelques instants
01:05:04de toutes les façons
01:05:05qui avarissent
01:05:06donc ce n'est pas un secours
01:05:06non mais on remet juste
01:05:07les choses
01:05:07et ce n'est pas une critique
01:05:09à l'égard de la police
01:05:09c'est par le nombre
01:05:11de capacités
01:05:12et par les débordements
01:05:14par la réalité du terrain
01:05:15et ce n'est pas faute
01:05:16d'avoir dit
01:05:16on n'a pas assez de moyens
01:05:16c'est pas une critique
01:05:17attention Nelly
01:05:18alors je pense que
01:05:20la légitime défense
01:05:20il faut quand même
01:05:21savoir de quoi on parle
01:05:22parce que dans les prétoires
01:05:23et les décisions de justice
01:05:24c'est quand même particulier
01:05:25ce qui peut se passer
01:05:26on a notamment eu
01:05:27un cas récemment
01:05:28à Marseille
01:05:29où nous avons eu
01:05:31une personne chez lui
01:05:32qui a interpellé
01:05:33deux voleurs
01:05:34dans son domicile
01:05:35et comme il était
01:05:36un peu sportif
01:05:37et un peu virulent
01:05:39il a réussi
01:05:39à les maintenir
01:05:40le temps que les forces
01:05:41de l'ordre interviennent
01:05:42il a été condamné
01:05:44il a été condamné
01:05:45pour violence
01:05:46alors donc vous voyez
01:05:47que l'appréciation
01:05:48de la proportionnalité
01:05:49elle est éminemment subjective
01:05:51et qu'un juge
01:05:52dans son appréciation
01:05:53souveraine des frais
01:05:54pourra même reprocher
01:05:57la violence
01:05:57que celui
01:05:58qui s'est défendu
01:05:59aura exercée
01:06:00et on se souvient
01:06:01évidemment
01:06:01le cas le plus problématique
01:06:02c'était ce bijoutier
01:06:03à Nice
01:06:04vous vous souvenez
01:06:05Tanguy
01:06:05qui avait sorti
01:06:06sa carabine
01:06:06il avait fait feu
01:06:07sur son cambrioleur
01:06:08il avait été condamné
01:06:09parce qu'il avait
01:06:10je ne sais pas
01:06:10s'il l'avait abattu
01:06:11ou s'il l'avait laissé gravement
01:06:12il l'avait abattu
01:06:12donc il avait été condamné
01:06:15et c'est vrai que
01:06:15parfois on se dit
01:06:16que certains juges
01:06:17jouent contre les français
01:06:18jouent contre les victimes
01:06:19au final
01:06:19parce que ce sont les commerçants
01:06:20les victimes
01:06:21de tous ces faits
01:06:24expliquaient que
01:06:25si les commerçants
01:06:26pouvaient se défendre
01:06:27par exemple samedi
01:06:29ça aurait pu entrer
01:06:30dans le cas
01:06:30de légitime défense
01:06:31si on sort une arme
01:06:32j'aimerais bien savoir
01:06:33quel juge va considérer
01:06:34que c'est la légitime défense
01:06:36c'est quoi le mieux
01:06:36Gérôme Gionez
01:06:37c'est de dissuader
01:06:38c'est de neutraliser
01:06:40on peut neutraliser
01:06:41non parce que
01:06:41bien sûr on peut
01:06:42mais après ça dépend
01:06:42du contexte
01:06:43du nom de la topographie
01:06:45de tout
01:06:45regardez vous avez
01:06:46j'ai regardé vos sujets hier
01:06:48vous avez parlé
01:06:48d'une boutique de luxe
01:06:49qui avait mis 15 ou 20
01:06:51agents de sécurité
01:06:52devant les vitrines
01:06:52tout le monde n'a pas les moyens
01:06:53est-ce que ça a empêché
01:06:54le carnage ?
01:06:55non ils ont été dépouillés aussi
01:06:57peut-être plus tard
01:06:58peut-être plus tard
01:06:59peut-être sur le moment
01:07:00mais quand on
01:07:01avenue montagne
01:07:02c'est ici
01:07:03ils ont
01:07:03à la boutique devant laquelle
01:07:05il y avait les vigiles
01:07:05les 15 vigiles
01:07:06elle n'a pas été touchée
01:07:07pas celle-là
01:07:08mais après ils se sont donné
01:07:09les moyens
01:07:10et c'est peut-être aussi
01:07:11un petit peu
01:07:12ça ne pourra pas être le cas
01:07:13pour tous les commerces
01:07:13c'est l'exception
01:07:14pardon
01:07:14c'est l'exception
01:07:14qui confirme la règle
01:07:15il y a les moyens
01:07:16d'avoir 15 vigiles
01:07:17devant sa vitrine
01:07:17non mais la difficulté
01:07:18vous le comprenez bien
01:07:19c'est que moi
01:07:21ici je ne peux pas vous dire
01:07:23il y a les personnes
01:07:24qui sont présentes
01:07:25les volontés
01:07:26les actes
01:07:27de pénétrer
01:07:28ou honte
01:07:29ça reste la personnalité
01:07:31et les protagonistes
01:07:32qui sont sur place
01:07:33leur détermination
01:07:34tout ça c'est des éléments
01:07:35qu'il faut prendre en compte
01:07:36et là
01:07:37là-dessus
01:07:37c'est compliqué
01:07:38l'image précision
01:07:39c'est avenue montagne
01:07:39avec les 15 vigiles
01:07:40et ils sont dépouillés
01:07:42rue du Faubourg
01:07:43Saint-Honoré
01:07:43parce qu'il y a évidemment
01:07:44plusieurs boutiques dures
01:07:45juste un dernier mot
01:07:46et je vous fais réagir Caroline
01:07:47avec notre invité
01:07:49où c'est qu'on place
01:07:50le curseur
01:07:51quand on parle
01:07:52d'autodéfense
01:07:53en tout cas
01:07:53de self-défense
01:07:54chez soi
01:07:54quand on se défend
01:07:56quand même
01:07:57c'est neutralisation
01:08:00dissuasion
01:08:01fuite
01:08:01qu'est-ce qui est
01:08:02le mieux en fait
01:08:05alors le mieux
01:08:06c'est d'empêcher
01:08:06que les personnes
01:08:07pénètrent
01:08:08chez vous
01:08:08alors une fois
01:08:09qu'elles ont pénétré
01:08:09chez vous
01:08:10j'allais dire
01:08:11tout dépend un petit peu
01:08:13des circonstances
01:08:14effectivement
01:08:14si votre vie
01:08:16ou votre santé
01:08:19est directement
01:08:20en danger
01:08:20là il y a
01:08:22possibilité
01:08:23évidemment
01:08:24de réagir
01:08:25si l'on veut
01:08:26s'en prendre
01:08:27uniquement
01:08:27alors c'est difficile
01:08:28de voir
01:08:29mais si on veut
01:08:29s'en prendre
01:08:30uniquement
01:08:30à vos biens
01:08:31là il est évident
01:08:32que les choses
01:08:34sont un peu différentes
01:08:34mais encore une fois
01:08:36il est possible
01:08:38aussi
01:08:38de défendre
01:08:39c'est bien
01:08:40enfin la loi
01:08:41le prévoit
01:08:42même si elle met
01:08:43sur ce plan-là
01:08:45un certain nombre
01:08:45de réserves
01:08:46et que la première
01:08:48réserve est celle
01:08:49de évidemment
01:08:50pour défendre
01:08:50ses biens
01:08:51on ne doit
01:08:51jamais donner
01:08:52la mort
01:08:53et quand on défend
01:08:54ses biens
01:08:54alors vous parliez
01:08:55de l'affaire
01:08:56du bijoutier
01:08:57de Nice
01:08:57je crois que
01:08:58la grosse difficulté
01:08:59qui s'était posée
01:08:59c'est que
01:09:00le malfaiteur
01:09:01sortait de son établissement
01:09:02était sorti
01:09:03de son établissement
01:09:04et la légitime défense
01:09:05c'est vraiment
01:09:06l'instant où les choses
01:09:07se passent
01:09:08donc dans un tête-à-tête
01:09:09avec le bijoutier
01:09:10il se serait passé
01:09:11quelque chose
01:09:12les choses auraient été vues
01:09:12sans doute différemment
01:09:13par les juges
01:09:15alors que celui-ci
01:09:16repartait
01:09:16là pour le coup
01:09:19la question
01:09:20de la légitime défense
01:09:21devait se poser
01:09:22de façon différente
01:09:23Merci beaucoup
01:09:24Maître Boé
01:09:25pour votre participation
01:09:25et vos propos
01:09:26très très éclairants
01:09:27je pense que ça méritait
01:09:28quand même
01:09:28qu'on se pose un peu
01:09:29sur cette tendance
01:09:30qui est en train
01:09:30d'émerger
01:09:31on va marquer
01:09:32une petite pause
01:09:32et puis on reviendra
01:09:33bien sûr avec
01:09:34le nouveau journal
01:09:35d'Amouribucot
01:09:36puis surtout ce chaos
01:09:37les autres infos
01:09:37que vous avez peut-être
01:09:38ratées
01:09:39puis on parlera
01:09:39de la première nuit
01:09:40de couvre-feu
01:09:41je vous demanderai
01:09:42comment ça se passe
01:09:42aussi ces couvre-feu partiels
01:09:44et est-ce que c'est efficace
01:09:45Jérôme Gimenez
01:09:46à tout de suite
01:09:51La suite de Police Justice
01:09:5324h en France
01:09:54et on continue aussi
01:09:55avec les journaux spéciaux
01:09:56consacrés au chaos
01:09:58qui a régné
01:09:58ces derniers jours
01:09:59avec vous
01:09:59bien sûr Amouribucot
01:10:00on va revenir
01:10:01à toutes ces violences
01:10:02et c'est peut-être
01:10:03pas fini
01:10:04parce qu'on le redit
01:10:05sur les réseaux sociaux
01:10:06de nouveaux appels
01:10:07à l'émeute
01:10:07circulent déjà
01:10:08pour le soir d'Halloween
01:10:10affiche à l'appui
01:10:11Et oui
01:10:11rassemblement
01:10:1231 octobre
01:10:13thème Halloween
01:10:15regardez cette affiche
01:10:16diffusée sur TikTok
01:10:17sur fond de silhouettes
01:10:18masquées
01:10:19de bâtiments en flamme
01:10:20le slogan
01:10:20Bismillah
01:10:21c'est les ténèbres
01:10:22les cibles sont clairement
01:10:24désignées
01:10:24on le voit sur l'image
01:10:25la mairie
01:10:26le commissariat
01:10:26et les préfectures
01:10:27et une date
01:10:28est déjà fixée
01:10:29pour un premier réchauffement
01:10:30samedi prochain
01:10:31le 24 octobre
01:10:32sur TikTok
01:10:33plusieurs vidéos de Marseille
01:10:34notamment
01:10:35appellent à se rendre à Paris
01:10:36pour une émeute ultime
01:10:38on en a parlé en effet
01:10:40et puis il y a d'autres
01:10:40tentatives de pillage
01:10:41à signaler
01:10:42qui ont eu lieu
01:10:43hier lundi
01:10:43et oui ça ne s'arrête pas
01:10:45notamment à Vaud-en-Velin
01:10:47où un centre commercial
01:10:48a été visé
01:10:49et en particulier
01:10:49les boutiques
01:10:50JD Sport et Nike
01:10:51des jeunes sont rentrés
01:10:52avec des mortiers d'artifice
01:10:54dans la galerie commerçante
01:10:55pour s'en prendre
01:10:55à ces boutiques
01:10:56il y a eu finalement
01:10:5711 interpellations
01:10:58et puis aussi à Vélizy 2
01:10:59dans les Yvelines
01:11:00là encore un centre commercial
01:11:01des ados ont appelé
01:11:03à s'en prendre
01:11:03à ces magasins
01:11:045 d'entre eux
01:11:05ont été interpellés
01:11:06ils avaient de 15 à 16 ans
01:11:08on rappelle que
01:11:08certains commerçants
01:11:09ont refusé
01:11:10de se laisser faire
01:11:11ces derniers jours
01:11:12dans les Yvelines
01:11:12un couple de buralistes
01:11:13qui a fait front
01:11:14vous avez les images
01:11:15c'était samedi
01:11:16au tabac des saules
01:11:17à Guyancour
01:11:18les images vraiment
01:11:18font mal au coeur
01:11:19face aux pilleurs
01:11:20venus dévaliser
01:11:22leur commerce
01:11:22vous allez voir
01:11:23ce couple de commerçants
01:11:24d'origine asiatique
01:11:25qui s'est interposé
01:11:27refusant de voir
01:11:28des années de travail
01:11:29réduites en néant
01:11:30les images ont évidemment
01:11:31largement circulé
01:11:32sur les réseaux sociaux
01:11:33évidemment le courage
01:11:34de ces commerçants
01:11:35a été salué
01:11:36on voit qu'ils sont
01:11:37vraiment malmenés
01:11:38sur ces images
01:11:38et on espère
01:11:39qu'ils ont pu résister
01:11:40jusqu'au bout
01:11:41et qu'il n'aurait rien
01:11:42arrivé de grave
01:11:42un simple passant
01:11:43qui a lui aussi
01:11:45décidé de ne pas
01:11:46rester passif
01:11:46oui alors c'est une autre méthode
01:11:47en pleine rue
01:11:48ce passant croise un homme
01:11:49les bras chargés
01:11:50de vêtements
01:11:51tout juste volés
01:11:52dans un magasin
01:11:53qui attend tranquillement
01:11:54qu'on vienne le chercher
01:11:56ce passant décide
01:11:57de sortir son téléphone
01:11:58il prend en photo
01:11:59ce pilleur
01:12:01et annonce
01:12:02sur les réseaux sociaux
01:12:03qu'il ira
01:12:03le dénoncer
01:12:04au commissariat
01:12:05je le cite
01:12:06c'est à lui de payer
01:12:07pas à moi
01:12:08ni à l'employé du magasin
01:12:09qui sera sûrement
01:12:10au chômage technique
01:12:11écrit-il
01:12:12et il ajoute
01:12:13si nous étions plus nombreux
01:12:14à oser cela
01:12:15peut-être qu'il se sentirait
01:12:16moins tranquille
01:12:17enfin pour finir
01:12:18halte aux fausses infos
01:12:20à l'image de cette vidéo
01:12:22de policiers accusés
01:12:23de piller un magasin
01:12:25à Limoges
01:12:25qui a fait le tour
01:12:26des réseaux sociaux
01:12:27la voici
01:12:28c'était du fake
01:12:29oui on y voit
01:12:30des policiers
01:12:31motocyclistes
01:12:32ramasser des articles
01:12:34dans un magasin
01:12:34dévasté
01:12:35cette vidéo
01:12:36en réalité
01:12:37a été relayée
01:12:37par le média
01:12:38et par certaines
01:12:39personnalités
01:12:40d'extrême gauche
01:12:41comme des députés
01:12:41de la France insoumise
01:12:43la vidéo
01:12:44a été présentée
01:12:45comme la preuve
01:12:46que des policiers
01:12:47pillaient eux aussi
01:12:48dans les magasins
01:12:49la police nationale
01:12:50dément formellement
01:12:52cette information
01:12:52les fonctionnaires
01:12:53agissaient
01:12:54sur instruction
01:12:55d'un officier
01:12:56de police judiciaire
01:12:56pour mettre
01:12:58en sécurité
01:12:59ces objets
01:13:00et les recueillir
01:13:00dans le cadre
01:13:01de l'enquête
01:13:02ces affaires
01:13:03ont ensuite
01:13:03été rendues
01:13:04aux commerçants
01:13:05merci beaucoup
01:13:06vous voulez réagir
01:13:06d'un mot quand même
01:13:07Jérôme Jimenez
01:13:08ça aussi
01:13:09c'est un petit peu nouveau
01:13:10le nombre de fake news
01:13:11qu'il y a eu
01:13:12sur ces épisodes
01:13:12vous vous le rendez compte
01:13:13les policiers
01:13:14agressent sexuellement
01:13:15les interpellés
01:13:16les policiers
01:13:17tirent au mortier
01:13:18d'artifice
01:13:19sur les manifestants
01:13:20les policiers
01:13:21lancent des chiens
01:13:22sur les manifestants
01:13:23les policiers
01:13:24tentent de noyer
01:13:27désinterpellés
01:13:27tout ça démenti
01:13:28très vite
01:13:29par les magistrats
01:13:30les procureurs
01:13:30qui de plus légitimes
01:13:32mais c'est terrible
01:13:33et moi
01:13:34j'ai été même parfois
01:13:35sur des chaînes concurrentes
01:13:36avec des personnes
01:13:37et c'est là aussi
01:13:37que c'est grave
01:13:38qui malgré
01:13:40un démenti
01:13:41d'un procureur
01:13:41de la république
01:13:43maintenait
01:13:43les déclarations
01:13:44c'est terrible
01:13:44alors justement
01:13:4524h en France
01:13:46décide de remettre
01:13:47un petit peu
01:13:47l'église au milieu du village
01:13:49on va vous montrer
01:13:49les vraies images
01:13:50de la haine
01:13:51anti-flic
01:13:52qui a régné
01:13:53et avec cela
01:13:54deux documents
01:13:55à l'appui
01:13:56tout d'abord
01:13:56les violences vues
01:13:57du côté des policiers
01:13:58et ensuite
01:13:59les violences filmées
01:14:00du côté des casseurs
01:14:01on va commencer
01:14:02par Rennes
01:14:03regardez
01:14:04ce qu'ont vécu
01:14:05les policiers
01:14:06dans cette rue
01:14:07image de guerre
01:14:14portier
01:14:16gris
01:14:16gris
01:14:18le
01:14:19qui a
01:14:20parce que
01:14:24j'ai
01:14:25pari
01:14:40qui a
01:14:41qui a
01:14:42qui a
01:14:43qui a
01:14:51Alors ça, c'est vu du côté des policiers, vous l'aurez compris.
01:14:54Mais à Marseille, il y avait aussi une caméra du côté des casseurs.
01:14:58Et regardez toute cette haine et cette violence.
01:15:00Images retrouvées par nos confrères de TBT9 hier.
01:15:58Jérôme Jimenez, je vous laisse commenter.
01:15:59Si ça, ce n'est pas insurrectionnel, je ne sais pas ce que c'est en fait.
01:16:01C'est insurrectionnel, c'est horrible, c'est une guerre.
01:16:04Et vous savez, je crois qu'on va saluer une nouvelle fois le grand professionnalisme des forces de l'ordre.
01:16:09Le grand professionnalisme des policiers.
01:16:11Parce qu'avec une attaque, des attaques de la sorte, on peut se féliciter qu'il n'y ait pas
01:16:15un mort.
01:16:16Et ça, c'est lié au travail des policiers.
01:16:20Et ça, il faut le reconnaître.
01:16:21Et là, j'aimerais qu'aussi la France Assoumise, elle ouvre un petit peu sa bouche.
01:16:25Parce que ça commence vraiment à me fatiguer.
01:16:29Parce que quand on vit ça, c'est aussi de leur faute.
01:16:32C'est de leur faute.
01:16:33Il faut qu'ils se rendent compte, c'est de leur faute.
01:16:35C'est eux qui appellent à aller s'opposer à la sauvagerie policière.
01:16:41Donc, ça, c'est de leur faute.
01:16:43Cette image, c'est de leur faute.
01:16:44Marc-Silver à nos argents.
01:16:45Bonjour.
01:16:46Vous êtes le directeur général de l'Amicale de la Police Nationale.
01:16:48On va parler de l'initiative que vous avez lancée.
01:16:50Mais quand même, j'aimerais avoir aussi votre sentiment sur ce que vous voyez là.
01:16:54C'est quoi qui vous anime ?
01:16:55C'est la colère ?
01:16:56C'est un chaos républicain.
01:16:57C'est des jeunes qui veulent en découdre avec mes collègues, avec la police, avec l'État de droit.
01:17:02Qui veulent tout saccager, qui veulent tuer du flic.
01:17:06Tout simplement, c'est scandaleux.
01:17:09Nous, on le voit en tant que policiers, en tant qu'acteurs du terrain.
01:17:11Les citoyens, pareil.
01:17:13C'est révoltant.
01:17:14N'importe qui qui verrait ces sels nants, on ne se croira pas en France.
01:17:17Vraiment, c'est laisser s'installer l'insécurité dans tout le territoire national.
01:17:24avec des policiers, comme l'a dit si bien mon collègue, des policiers qui en veulent,
01:17:27qui sont là pour maintenir cet équilibre, la sécurité.
01:17:31Et malheureusement, on souffre.
01:17:32On souffre même à l'intérieur.
01:17:33On souffre quand on rentre à la maison.
01:17:35On se rememore les images.
01:17:37Et des fois, on n'ose pas en parler.
01:17:38Quand on dit une balle inflique, ce n'est pas qu'un slogan, en fait.
01:17:41Parce que là, quand on le voit là, et quand on voit ce qui balance, les barres de fer, mais
01:17:44énormes.
01:17:44On veut les tuer, vraiment.
01:17:46Tout à fait.
01:17:46Il n'y a plus de limites.
01:17:47On veut vraiment en mettre un à terre.
01:17:49Et malheureusement, s'il y en a un des nôtres qui tombe,
01:17:52ça va être catastrophique.
01:17:54Le syndicat Allianz l'a si bien dit.
01:17:56Mes collègues aussi.
01:17:57Ils avaient lancé aussi une opération gilet bleu pour alerter.
01:18:01Ils ont déposé plainte auprès de l'État, justement, pour non-assistance en personnes en danger.
01:18:06Donc je pense qu'il est temps réellement d'ouvrir les yeux face à ce chaos que touche notre République.
01:18:12J'aimerais aussi qu'on parle de votre initiative.
01:18:16Oui.
01:18:16Au-delà de tout ce que vous l'avez dit, vous vous êtes dit, ben voilà, nous, on va lancer
01:18:20une cagnotte nationale de solidarité.
01:18:23Oui.
01:18:23À la fois pour venir en aide à vos collègues, policiers, aux gendarmes aussi, aux pompiers, qui ont pris un
01:18:29lourd tribut.
01:18:30Et dès le début, on a vu tous ces camions de pompiers qui avaient été attaqués et pris d'assaut
01:18:34à Marseille, notamment.
01:18:35Il y a tous les agents qui ont été blessés.
01:18:38Vous appelez, en fait, à la générosité du public et puis largement à relayer cet appel au don.
01:18:43Ça a été ouvert sur la plateforme Allo Don.
01:18:46Qu'est-ce que vous espérez ainsi ?
01:18:48Eh bien, écoutez, déjà, sensibiliser le plus grand nombre, montrer la dangerosité de notre métier, parce qu'on peut faire
01:18:55des forums, etc., pour recruter des policiers.
01:18:57Mais je ne pense pas qu'aujourd'hui, en voyant ces images, ça donne envie à qui que ce soit
01:19:00d'être policier demain.
01:19:03Juste, je me permets, j'ai une petite anecdote.
01:19:05J'étais à la sortie d'école de la dernière promotion de Gardien de la Paix, 950 places.
01:19:09Il y avait 230 places en CRS.
01:19:11Je peux vous dire qu'ils ne se sont pas arrachés.
01:19:12Souvent, partir en CRS, les collègues, c'est les premières places qui partent.
01:19:18Eh bien là, avec ces images et ce que l'on voit, les jeunes, ils n'ont pas envie d
01:19:21'aller dans les compagnies républicaines de sécurité.
01:19:22Vous avez déjà des retours positifs parce que les Français, dans leur immense majorité, et vous le savez, il n
01:19:28'y a pas que les sondages.
01:19:29Il y a aussi ceux qui vous saluent et qui vous félicitent quand ils vous croisent, sont derrière vous quand
01:19:33même.
01:19:33Tout à fait, on le voit à travers les messages qu'on reçoit au niveau de l'amicale de la
01:19:36police nationale, des messages de soutien.
01:19:39Heureusement que la population est derrière sa police.
01:19:41Heureusement que la sécurité joue un rôle important à toutes les occasions pour la stabilité nationale.
01:19:48Mais on reçoit aussi des appels d'urgence de policiers qui nous disent « voilà, on est au bord, on
01:19:52va divorcer, on est rappelé, on est blessé, on ne veut pas en parler ».
01:19:56Le retour psychologique, il est là, dire à ses enfants que le papa qui est policier a peur d'aller
01:20:01peut-être au travail ou peut-être de se réveiller en pleine nuit
01:20:05parce que l'intervention s'est mal placée ou ça aurait pu dégénérer, avoir cette boule au ventre.
01:20:10On est la profession la plus touchée par le suicide et par le divorce.
01:20:13On est constamment rappelé des horaires, des plans de rappel, des décalages.
01:20:17On le fait avec la conviction, avec les tripes, on a ça, on passe un concours, c'est pas seulement
01:20:23dire qu'on a un contrat de travail,
01:20:24c'est vraiment une vocation d'être policier aujourd'hui et d'affronter malheureusement la misère dans tous les cas
01:20:29de vigueur.
01:20:30Mais au-delà du salaire qui est mal payé, on en parle un petit peu, mais c'est vrai qu
01:20:35'aujourd'hui la reconnaissance,
01:20:36même au niveau des salaires des policiers, le syndicat Alliance l'a très bien dit, c'est qu'il faut
01:20:41réagir.
01:20:42Il faut qu'aujourd'hui la peur déjà change de camp, qu'il y ait une réponse ferme de l
01:20:45'État et qu'on nous donne les moyens aussi de répondre à cette menace qui est omniprésente.
01:20:51D'autres images, je vais aussi vous les faire commenter.
01:20:55Regardez ce bus pris pour cible avec des vitres brisées et des scènes de chaos en pleine rue.
01:21:02Et ce bus, vous allez voir distinctement, on essaie d'y mettre le feu carrément.
01:21:10Vas-y !
01:21:38Qu'on comprenne bien Jérôme Jimenez, il vise le siège.
01:21:41Parce qu'il se dit, c'est de la matière inflammable et comme ça on va foutre le feu.
01:21:44Exactement, le but c'est que le bus soit complètement incendié.
01:21:47Bus qui, je rappelle, a quand même vocation première à transporter des vrais lycéens, pas des délinquants,
01:21:53des vrais travailleurs qui se lèvent tout le matin.
01:21:55Enfin tout ça c'est insupportable pour les Français qui travaillent et qui payent des impôts.
01:22:01On en a marre de voir ces images, on en a vraiment ras-le-bol.
01:22:03Un mot ? Vous avez vu ces images là, c'est à Strasbourg ?
01:22:07Je les ai vus, oui, malheureusement je les ai vus et je suis consterné.
01:22:10Franchement je me dis, c'est une France qui va mal, c'est une France qui souffre, c'est une
01:22:14population.
01:22:14Là il faut vraiment réagir, il faut un électrochoc.
01:22:17Il faut vraiment un électrochoc.
01:22:18Il faut se réveiller, vous savez la figure, pour regarder la réalité en face.
01:22:22Merde, c'est vrai que là c'est un cri d'alerte, c'est un cri d'urgence.
01:22:26On a des syndicats de police, le syndicat majoritaire qui crie avant les événements
01:22:30comme quoi ça va être pas tenable, qui est dans la rue, qui dépose plainte contre l'Etat
01:22:35et malheureusement c'est compliqué de signaler, de ne pas être entendu.
01:22:39On est les policiers, les acteurs de la sécurité du quotidien.
01:22:42C'est vrai que mes collègues souffrent et on reçoit beaucoup d'appels, comme vous l'avez si bien dit,
01:22:46aussi bien des policiers qui sont en souffrance sur le retentissement psychologique,
01:22:50sur leur accompagnement avec l'amicale de la police nationale,
01:22:53mais aussi des citoyens qui nous appellent pour témoigner de leur soutien
01:22:56envers les services de sécurité intérieure.
01:22:57Un mot sur le retentissement psychologique, on sent qu'ils sont en grande souffrance quand même,
01:23:00Caroline Valvucette, psychologue.
01:23:02En grande souffrance tout simplement aussi parce qu'ils sont déshumanisés, désindividualisés.
01:23:07On oublie que sous l'uniforme, il y a un homme père de famille ou une femme mère de famille
01:23:12et qu'on s'attaque en fait à un symbole, à un uniforme et on oublie la personne qui est
01:23:18en dessous.
01:23:19Et c'est en cela que l'État faillit à ça.
01:23:23Alors, il parle du ras-le-bol.
01:23:24Il parle de l'électrochoc.
01:23:26Justement, nous on appelle Allianz à un électrochoc d'autorité pour rétablir l'ordre républicain.
01:23:32On en est là aujourd'hui.
01:23:32C'est vraiment un cri du cœur.
01:23:34On va voir le tweet de votre communiqué parce que vous dites que l'autorité de l'État continue d
01:23:38'être bafouée.
01:23:39Ces images donnent un écho glaçant à notre tribune j'accuse de Fabien, dont j'oublie toujours le nom parce
01:23:46qu'il est imprimé.
01:23:47Madame Elric, le secrétaire général.
01:23:48Des années de laxisme, de renoncement et d'absence de réponse pénale.
01:23:53Ferme, évidemment.
01:23:54On nourrit cette impunité devenue insupportable.
01:23:56Il ne suffit plus de condamner.
01:23:58Dites-vous, il faut un électrochoc d'autorité de ce qu'on a vu jusqu'à présent.
01:24:04Moi, il me semble qu'il n'est pas là encore.
01:24:06On n'en est pas là encore.
01:24:07C'est un peu petit bras du côté de nos gouvernants.
01:24:10Et ce n'est pas faute d'avoir alerté.
01:24:10Même les moyens.
01:24:11Même les moyens.
01:24:12On n'est pas assez équipés.
01:24:14On n'est pas assez équipés.
01:24:15Aujourd'hui, on va faire face à des violences urbaines, à un chaos.
01:24:19Demain, il y a deux attentats.
01:24:20On fait comment ?
01:24:21Puis il y a trois mois, c'était les violences sur les mineurs.
01:24:23On n'en parle plus.
01:24:25Donc, aujourd'hui, vous êtes à l'os.
01:24:28Tout le monde est à poil, en fait, s'il se passe un truc grimper.
01:24:30Malheureusement, c'est compliqué.
01:24:31Parce que même lorsqu'un véhicule sort du commissariat pour faire une intervention,
01:24:35la sortie du commissariat à une adresse,
01:24:38en ces moments que vous avez vus à la télé et sur vos écrans,
01:24:40on n'est même pas en capacité d'arriver à l'adresse demandée,
01:24:45puisqu'on est stoppés par des bandes de barbares
01:24:47qui veulent saccager la République,
01:24:49qui veulent s'en prendre à du flic,
01:24:50aux pompiers qui interviennent.
01:24:52C'est complètement l'anarchie.
01:24:55Allodon.fr, c'est là qu'on peut vous aider.
01:24:57Allodon.fr, tout à fait.
01:24:58Souciens à l'amicale de la police nationale
01:25:00qui vient en aide à tous les policiers, pompiers et gendarmes de France
01:25:02et également à la Caisse de solidarité
01:25:04et de secours de notre association
01:25:06pour tous les aider au quotidien.
01:25:08Merci de nous avoir relayé tout ça.
01:25:10Il faut bien voir que s'attaquer comme ça,
01:25:14c'est l'expression de la toute-puissance,
01:25:16c'est le plaisir de voir reculer l'autorité
01:25:19et il y a un renversement de l'ordre.
01:25:23Et c'est ça qui procure une jouissance.
01:25:26Alors pour terminer quand même sur une note qui prête à sourire,
01:25:29même s'il n'y a pas vraiment matière à sourire dans ces cas-là,
01:25:32on voulait vous montrer une vidéo qui circule aussi sur les réseaux sociaux
01:25:35et qui imagine une visite à Paris d'un groupe de touristes asiatiques.
01:25:40No comment.
01:25:42Bonjour !
01:25:43Yes, yes, you are for the tour ?
01:25:45Très bien, welcome mes amis, welcome to Paris City Tours.
01:25:48Today I show you the real Paris.
01:25:50Follow me.
01:25:50Allez, allez, vis-toi mes amis !
01:25:52Here, Place de la Bastille, very important for us in France.
01:25:55And this column commemorates the revolution of 1830, very important, yes ?
01:26:00A little bit to the left, this way.
01:26:01Very good, stay close.
01:26:02Bon, bon, we continue, vite, vite.
01:26:04Ah, very good, keep moving mes amis, perfect.
01:26:06Oh, small detour, much better this side.
01:26:09The fresh air, voilà, the famous moulin rouge,
01:26:12and of course, the Eiffel Tower.
01:26:15And here, voilà, hung the Mona Lisa.
01:26:21Ah, a little shower, très refreshing, no ?
01:26:24This neighbourhood is famous for its intellectual conversations,
01:26:26very passionate people, the French.
01:26:29Ah, the croissant, très French, our newest recipe mes amis.
01:26:34Here, very good for shopping, très chic.
01:26:37Everybody duck, vite, vite.
01:26:39Très bien, everybody look happy.
01:26:41And from here, you have the most beautiful view of Paris.
01:26:45Well, here we are, your hotel.
01:26:47Au revoir, au revoir.
01:26:48Merci beaucoup.
01:26:49Enjoy the rest of your stay in Paris.
01:27:00Et c'est ce qu'ils veulent.
01:27:01Et voilà, c'est de l'humour un peu british, pour le coup, quand même, très absurde.
01:27:06Et je vais vous dire, il vaut mieux en rire, parce que sinon, vraiment, il y aurait matière à en
01:27:11pleurer.
01:27:11Merci à tous d'avoir été dans cette émission.
01:27:12Merci beaucoup.
01:27:12Si je peux rajouter un petit appel, parce qu'il y a des personnes qui veulent aussi également adresser leurs
01:27:17chèques,
01:27:17ils les adressent à l'amicale de la police nationale, ministère de l'Intérieur, place Beauvau, 75 008 Paris.
01:27:23Merci beaucoup.
01:27:23Merci beaucoup.
01:27:24Merci pour votre présence.
01:27:24Merci à tous pour votre présence.
01:27:26Merci à vous.
01:27:26Tout de suite, l'info de Villeneuve.
01:27:27Et puis, on se retrouve demain, bien sûr, dès 13h, pour une nouvelle édition de Police Justice 24h en France.

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