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  • il y a 5 semaines
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés. 

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00:00:01Bonjour et bienvenue à tous, bienvenue sur le plateau de PoliJustice 24h en France.
00:00:05On est ravis de vous accompagner chaque jour.
00:00:06Nouveau rendez-vous d'informations, vous en avez l'habitude maintenant.
00:00:09Du lundi au vendredi de 13 à 15h sur CNews.
00:00:12Actualité, témoignages, reportages.
00:00:13Quand les faits divers deviennent des faits de société.
00:00:16Ça se passe ici sur notre antenne.
00:00:18Et c'est parti pour le sommaire de ce vendredi.
00:00:20Avec à la une, ce midi, plus de 15 familles dénonçant des violences et atteintes sexuelles contre leurs enfants.
00:00:27Portent plainte contre la ville de Paris.
00:00:28Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo, on l'a appris tout à l'heure.
00:00:32Elles accusent la municipalité d'avoir tardé à agir face à des alertes répétées dans le périscolaire.
00:00:38Que risquent concrètement l'ancienne maire et l'actuel occupant de la mairie de Paris ?
00:00:43On vous l'explique dans un tout petit instant.
00:00:45On parlera aussi de Laurent Gugnès qui fait face en ce moment à la colère des policiers.
00:00:50Il les reçoit un par un d'ailleurs, ses syndicats, pendant toute la journée.
00:00:53Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont de nombreuses revendications.
00:00:56Mais que peut-il en sortir concrètement ?
00:00:58On sera en direct avec une de nos équipes devant un commissariat du 3e arrondissement parisien.
00:01:03Il y a eu une action il y a quelques instants.
00:01:07À suivre également la colère de Robert Ménard puisqu'il va passer en justice, vous le savez, pour avoir refusé
00:01:11de marier un OQTF.
00:01:12Il demande au président de la République de venir témoigner à son procès afin d'expliquer à quel point tout
00:01:18cela n'a aucun sens.
00:01:19Dossier à suivre sur le mariage des OQTF.
00:01:23On reviendra à ces deux députés de la France Insoumise qui ont été jugés hier devant le tribunal correctionnel de
00:01:29Tours pour diffamation contre les banquets du canon français.
00:01:34C'est la France traditionnelle, le canon français, les bérets, les bretelles, les drapeaux, la France franchouillarde comme on dit,
00:01:41que certains détestent visiblement.
00:01:43Dossier complet à suivre. Cela fait partie des sujets ignorés largement par la presse nationale mais qui pourtant bouleversent des
00:01:50vies.
00:01:50Les vols de troupeaux qui se répètent. On parlera avec Anne Gaëlle qui possédait un cheptel mais dans la nuit
00:01:57du 28 au 29 août,
00:01:59elle a subi le vol de la quasi-totalité de ses moutons en Dordogne.
00:02:04Et aujourd'hui son exploitation pourrait donc fermer.
00:02:07Voilà pour le programme. Riche, vous le voyez, en cette fin de semaine.
00:02:10Mais tout de suite il est 13h, c'est l'heure de retrouver Sommeil à la Bidi pour le journal.
00:02:14Bonjour.
00:02:17Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:02:19À la lune, les enquêteurs comptent désormais sur les autopsies menées aujourd'hui pour en savoir plus sur les circonstances
00:02:25du drame qui s'est noué à Gilles.
00:02:27Découverte des corps de deux enfants, de leur grand-mère et de leur père soupçonnés de les avoir tués a
00:02:31provoqué un vif émoi chez les habitants.
00:02:33Des habitants toujours sous le choc et qui ne s'expliquent toujours pas ce passage à l'acte de cet
00:02:38homme de 42 ans décrit comme gentil et serviable.
00:02:42À l'étranger, 1413 jours que le gouvernement de Giorgia Meloni est en place.
00:02:47Un record de longévité pour la première ministre italienne qui s'offre même le luxe de dépasser d'un jour
00:02:52Silvio Berlusconi.
00:02:53C'est dans ce contexte que la première femme à la tête du gouvernement italien s'apprête à lancer sa
00:02:58campagne électorale pour les législatives 2027.
00:03:02On poursuit avec le français Zakaria Moussaoui, condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour sa participation aux
00:03:08attentats du 11 septembre
00:03:09et qui veut purger la fin de sa peine en France.
00:03:12La demande de celui que l'on surnomme le 20e pirate de l'air a peu de chances d'aboutir.
00:03:18À la une également, l'Ukraine déstabilisée de l'intérieur.
00:03:21Ailleurs, vous découvrez les images de la fusillade qui a éclaté mercredi entre agent du service de sécurité du pays
00:03:26et une unité spéciale du renseignement militaire.
00:03:29Un affrontement armé en plein cœur de la capitale forçant Volodymyr Zelensky à ordonner l'ouverture d'une enquête.
00:03:37Et puis on l'a pris en fin de matinée.
00:03:39Le cinéaste Tony Gatleaf s'était à l'âge de 77 ans.
00:03:42Le chantre de la culture gitane et réalisateur de Gatjodilo est mort à Arles,
00:03:46des suites d'un problème de santé alors qu'il travaillait sur un projet de film historique.
00:03:52Merci beaucoup. On vous retrouve à 14h, bien sûr, avec d'autres infos.
00:03:55Somaya Labidi, nos invités pour m'accompagner cet après-midi.
00:03:58Bonjour Ilana Wasserstein, je vais y arriver.
00:04:01Vous êtes psychologue, merci à vous de nous avoir rejoints.
00:04:03Virginie Bensoussant-Brulé, qui est avocate, est là également.
00:04:07Éric Henry, déléguée nationale d'Alliance Police Nationale, bienvenue sur ce plateau.
00:04:11Et puis Sabrina Birlin-Bouillet, bien évidemment.
00:04:14Beaucoup de sujets aujourd'hui. On va commencer, Sabrina, d'ailleurs, à parler de ces 15 familles
00:04:18qui dénoncent des violences et atteintes sexuelles contre leurs enfants.
00:04:22Elles ont donc décidé de porter plainte contre la ville de Paris.
00:04:24Mais pas que, puisque son nommément visé, Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo.
00:04:28En somme, on accuse la municipalité d'avoir tardé à agir face à des alertes
00:04:33qui étaient pourtant répétées dans ce domaine du périscolaire.
00:04:35Tout à fait, vous l'avez dit, ce sont 15 familles qui ont déposé plainte contre la ville de Paris.
00:04:41Le maire Emmanuel Grégoire est l'ex-maire de Paris, Anne Hidalgo.
00:04:44Ces familles, elles dénoncent des violences et des atteintes sexuelles sur leurs enfants.
00:04:49Ces plaintes, elles visent à établir finalement les responsabilités dans cet immense scandale du périscolaire parisien.
00:04:54La question est, qui savait quoi à la mairie de Paris sur les risques encourus par les enfants ?
00:05:00Ces responsables de la mairie de Paris étaient-ils au courant des dysfonctionnements dans le périscolaire,
00:05:05du danger encouru par les enfants face à certains animateurs ?
00:05:09Et surtout, le maire de Paris, la mairie de Paris, s'était-elle abstenue d'agir ?
00:05:14Parce que selon les familles, la ville de Paris savait mais n'a pas agi.
00:05:19C'est donc bien un système qui est dénoncé.
00:05:22Voilà pourquoi la plainte, elle revient sur la mise en danger délibérée d'autrui,
00:05:26sur la non-assistance à personnes en danger, la non-dénonciation d'infractions sur les enfants.
00:05:31Je vous rappelle que c'était des enfants âgés de 2 à 4 ans, des tout-petits.
00:05:35Et justement, avez écouté celle qui porte la voix de ces familles aujourd'hui, s'expliquer sur cette démarche.
00:05:41Aujourd'hui, avec plusieurs familles issues de plusieurs écoles et de plusieurs arrondissements,
00:05:48nous déposons plainte et franchissons une nouvelle étape, celle de la justice pénale.
00:05:52Parce que la protection des enfants est une chaîne de responsabilité.
00:05:56Et quand cette chaîne casse, il faut comprendre où, comment et à quel niveau.
00:06:02Nous ne sommes pas ici pour désigner des coupables à la place de la justice.
00:06:05Nous sommes ici pour lui demander d'établir les responsabilités.
00:06:09Cette plainte concerne Paris, mais ce que nous entendons depuis des mois dépasse largement les frontières parisiennes.
00:06:17Paris est au cœur de cette plainte.
00:06:19Notre combat, lui, ne s'arrête pas au périphérique.
00:06:22Maître, ça ne s'arrête pas au périphérique.
00:06:24Ça veut dire qu'on pourrait imaginer qu'il y a des négligences en effet systémiques
00:06:28et qu'il y aurait d'autres actions de la sorte qui pourraient se répéter en France.
00:06:32Ça changerait beaucoup de choses parce que déjà, ça donnerait une idée de la mesure du problème
00:06:36qu'on est en train de prendre à bras le corps.
00:06:37Et puis surtout, ça s'apparenterait aussi à ce qu'on peut voir aussi aux États-Unis
00:06:40avec des actions concertées.
00:06:42Ce n'est pas encore tout à fait le cas dans notre pays.
00:06:43Je vais répondre en deux temps.
00:06:47Donc effectivement, là, ce que cherchent à faire les familles des enfants
00:06:52et qui pourraient être produits ailleurs en région,
00:06:55c'est de ne pas s'attaquer uniquement à une potentielle défaillance institutionnelle,
00:07:02mais c'est rechercher la responsabilité pénale individuelle des personnes
00:07:08qui étaient en situation d'agir.
00:07:11Et donc, le juge pénal, il va regarder qui savait quoi, quand
00:07:15et surtout ce qu'ils ont fait ou non de l'information qu'ils possédaient
00:07:20parce qu'effectivement, le code pénal prévoit qu'on soit élu ou non,
00:07:25d'ailleurs fonctionnaire ou non, des peines d'emprisonnement et d'amende
00:07:29pour ceux qui n'auraient pas agi alors qu'ils étaient en situation d'agir.
00:07:34Le problème, on le rappelle, Sabrina, c'est qu'il y a eu de nombreux lanceurs d'alerte
00:07:37et pourtant, ça n'a pas freiné le processus de recrutement.
00:07:39C'est-à-dire qu'on paraît au plus pressé en se fichant un peu des conséquences.
00:07:43C'est ça qui est ressorti.
00:07:44Oui, et puis quelque chose qui est vraiment reproché également à la mairie de Paris,
00:07:48c'est d'avoir eu connaissance de certains problèmes
00:07:50et d'avoir déplacé les animateurs dans une autre école,
00:07:53toujours dans le secteur parisien.
00:07:54Mais sous le tapis, quoi.
00:07:55Exactement. Et ça, c'est vraiment fortement reproché par les familles.
00:07:58Là aussi, ces plaintes servent à éclaircir cette situation
00:08:02et comprendre pourquoi ces animateurs, mis en cause, avaient été déplacés
00:08:06et non pas licenciés ou en tout cas mises à l'écart des enfants, des honneurs.
00:08:14Madame Wasserstein, Ilana, c'est normal quand on est parent
00:08:18de vouloir défendre sa progéniture.
00:08:20On peut comprendre ce genre de raisonnement,
00:08:23d'autant que derrière, il va y avoir un accompagnement psychologique
00:08:26qui va durer longtemps, et pour les parents et pour les enfants, sans doute.
00:08:28C'est ça. Plus le protocole et la responsabilité prend du temps
00:08:35et en fait, plus les actes peuvent réitérer.
00:08:38Alors quand on dit que la mairie était au courant,
00:08:40mais en fait, ils ont été au courant de quoi exactement ?
00:08:42Parce qu'il peut y avoir différents degrés de traumatisme
00:08:46et ça ne va pas avoir les mêmes conséquences.
00:08:48D'accord. Mais enfin, quand vous avez un doute ?
00:08:50Généralement, vous suspendez. Vous ne mettez pas la poussière sous le tapis.
00:08:53En tout cas, on met en place des procédés, des techniques
00:08:56pour vérifier qu'est-ce qui se passe, complètement.
00:08:58Parce qu'avec des enfants de 2 à 4 ans, ils ne peuvent pas vraiment verbaliser.
00:09:01Mais enfin, on peut quand même vérifier si on a des personnes
00:09:04qui sont en face de nous potentiellement dangereuses ou pas.
00:09:06Est-ce que c'est juste des interprétations ou pas ?
00:09:08Là, le problème, c'est qu'il va y avoir une hyper-vigilance
00:09:11de la part des parents, des alertes qui vont les stresser de plus en plus.
00:09:15Qu'est-ce qui recueille la parole des enfants dans ces cas-là ?
00:09:19On y dédie des pédopsychiatres ?
00:09:21Où ça se passe dans un cadre policier ?
00:09:23Je ne sais pas lequel des deux veut répondre, peut-être.
00:09:25Il y a les deux.
00:09:26Ils sont entendus au commissariat et puis après, par des spécialistes.
00:09:28Oui, tout à fait.
00:09:29Au niveau de la police nationale, il y a des enquêteurs dédiés
00:09:33pour recueillir la parole de l'enfant.
00:09:35C'est tout un protocole.
00:09:36Il y a des salles dédiées avec tout un environnement
00:09:38pour libérer la parole de l'enfant.
00:09:41Plus l'enfant est jeune, plus il faut essayer de mettre en confiance
00:09:44et d'obtenir le plus de détails pour éviter d'avoir à revenir,
00:09:47à leur demander justement de nouvelles auditions.
00:09:50Par contre, je voulais juste ajouter que la protection de l'enfant,
00:09:54c'est quelque chose de fondamental.
00:09:56On ne transige pas avec la protection de l'enfant.
00:09:57On est peut-être à l'aube d'un scandale.
00:09:58Je n'en sais rien.
00:09:59C'est l'enquête qui se dira.
00:10:00En tout cas, on est sur quelque chose d'extrêmement grave,
00:10:03d'extrêmement inquiétant.
00:10:04Il est normal que ces parents se mobilisent pour que la lumière soit faite
00:10:08sur ce qui s'est passé depuis, a priori, quelques temps.
00:10:11Maître Bensoussant Brûlé, concrètement, qu'est-ce qui risque ces élus
00:10:14s'ils venaient d'être inquiétés par la justice ?
00:10:18Ça peut aller chercher loin dans les peines ?
00:10:19Oui, c'est leur responsabilité pénale individuelle a été reconnue.
00:10:23On va sur des peines d'emprisonnement,
00:10:27je crois, d'entre 5 et 7 ans d'emprisonnement
00:10:29et des peines d'amende de plusieurs dizaines de milliers d'amendes.
00:10:32Effectivement, ce sont des peines extrêmement lourdes dans leur maximum
00:10:36compte tenu de la normalité des faits.
00:10:38Ça dépend de quoi ?
00:10:39Du fait qu'on puisse déceler, qu'il y avait quelque chose de systémique
00:10:42ou en tout cas une forme de complaisance ?
00:10:44Non, ce sera surtout, comme vous le rappeliez très bien,
00:10:47cette notion de connaissance effective.
00:10:50Qu'est-ce qu'ils savaient et qu'est-ce qu'ils ont fait
00:10:53ou n'ont pas fait de l'information dont ils avaient connaissance ?
00:10:57Ça va être vraiment cette question de connaissance effective
00:11:02de tels faits qui auraient pu se produire dans telle école
00:11:05et si les faits qui leur ont été rapportés
00:11:07étaient suffisamment circonscrits, décrits, caractérisés,
00:11:13alors ils ne pouvaient pas déplacer...
00:11:14Donc, si je vous suis bien, si je vous comprends bien,
00:11:185 à 7 ans, ça peut vouloir dire de la prison,
00:11:21de la prison effective, quoi.
00:11:23Oui, oui, oui.
00:11:25Ou aménagement...
00:11:25En tout cas, des peines d'emprisonnement
00:11:27qui pourraient donner lieu à de la prison ferme, effectivement.
00:11:30Je vous fais la mou en deux secondes.
00:11:32Oui, je ne dis pas que...
00:11:32Non, non, pas du tout, je fais la mou parce que je me dis...
00:11:34Je me doutais que ça aille jusque-là.
00:11:35Ces familles, elles essayent, c'est vraiment une alerte
00:11:37qu'elles lancent davantage parce que, pour l'instant,
00:11:39la justice n'a pas répondu à la détresse de ces familles.
00:11:42Il y a eu trois procès, déjà concernant le périscolaire parisien,
00:11:45trois procès qui se sont soldés par deux relax
00:11:47et une condamnation à 18 mois de prison avec sursis.
00:11:50Donc, vous voyez, ces familles, elles cherchent des réponses
00:11:52qu'elles n'ont toujours pas obtenues pour le moment.
00:11:54Bon, on va surer une immense dossier avec la plus grande attention
00:11:56parce que ça ne fait que démarrer.
00:11:57La plainte étant récente, vous l'aurez compris.
00:11:59Laurent Lugnès, lui, fait face à la colère de ces hommes.
00:12:03Dans un instant, on sera devant le commissariat du 3e arrondissement
00:12:06avec une action menée par plusieurs policiers.
00:12:08D'ailleurs, on sera avec notre reporter Nicolas Roger
00:12:11et des syndicalistes autour de lui.
00:12:13Mais sachez qu'il les reçoit un à un, aujourd'hui,
00:12:16toute la journée, ces syndicats.
00:12:17Les griefs, ils sont nombreux.
00:12:19Beaucoup de revendications sur la table.
00:12:20Que peut-il en sortir concrètement ?
00:12:22C'est ce qu'on va voir à travers ce reportage
00:12:24de la rédaction ciné Mathilde Ibaniez.
00:12:27Des réponses et surtout des moyens.
00:12:29C'est ce qu'attendent les syndicats de police aujourd'hui
00:12:32qui vont être reçus par Laurent Lugnès.
00:12:34Une réunion très attendue par les organisations
00:12:37qui réclament un budget 2027 à la hauteur des besoins.
00:12:40Car sur le terrain, les policiers dénoncent
00:12:42un manque de moyens devenus, selon eux, critiques.
00:12:46Renouvellement des équipements de mes collègues motocyclistes.
00:12:49Et je pourrais dire la même chose pour les véhicules.
00:12:50C'est-à-dire des véhicules qui sont immobilisés extrêmement longtemps
00:12:54et puis des difficultés à payer les différents travaux
00:12:58quand il y a de la casse ou quand un véhicule est inutilisable.
00:13:01Et ils font face à des missions qui ne cessent de s'accumuler.
00:13:04Notre métier est de plus en plus risqué.
00:13:07Les violences faites contre les forces de l'ordre ont explosé.
00:13:11Entre la lutte contre l'immigration, la lutte contre le stupéfiant,
00:13:14les violences intrafamiliales, les violences sexuelles contre les enfants,
00:13:17l'économie souterraine, je pourrais vous en faire comme ça un catalogue.
00:13:20Tout est une priorité.
00:13:22Il y en a une qui chasse l'autre.
00:13:23Ça devient infernal dans le cadre des rythmes de travail de mes collègues.
00:13:29Les syndicats réclament aussi des recrutements.
00:13:32Selon eux, il faudrait immédiatement 2000 enquêteurs supplémentaires
00:13:35et jusqu'à 10 000 policiers de plus à long terme.
00:13:39Et justement, la mise en œuvre sur le terrain,
00:13:40on se rend, comme je vous le disais, directement dans le 3e arrondissement parisien,
00:13:44devant un commissariat avec vous, Nicolas Roger et Pierre-François Altermat.
00:13:47On voit autour de vous tous ces policiers qui ont décidé de mener une action.
00:13:51Il y a quelques minutes.
00:13:52Quelle forme prend-elle et surtout, qu'est-ce qu'ils ont à dire ?
00:13:58Oui, exactement.
00:13:59Il y a une centaine de personnes, de membres du syndicat Unité,
00:14:02ici devant le commissariat du 3e arrondissement de Paris.
00:14:05Et nous sommes, justement, ils sont réunis autour de Grégory Joron,
00:14:07le représentant syndical.
00:14:09Nous sommes avec M. Joron.
00:14:10Merci beaucoup d'être avec nous.
00:14:12Vous étiez avec le ministre de l'Intérieur tout à l'heure.
00:14:15Vous dénoncez une colère incomprise.
00:14:17Et vous dénoncez notamment la réforme des commissaires du mois de juin.
00:14:21Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
00:14:22Oui, très rapidement.
00:14:24C'est vrai qu'on a forcément eu l'impression de ne pas avoir été compris.
00:14:27Puisqu'il y a eu un préalable à tout ça.
00:14:29Une réforme des commissaires qui arrive, qui nous tombe sur le coin de la figure,
00:14:31qui est immorale, qui est clairement indigne vu le contexte budgétaire aujourd'hui.
00:14:35Et on est reçu après une manifestation, je rappelle,
00:14:38de plusieurs milliers de policiers déjà le 30 juin,
00:14:41qui nous amène à un rendez-vous ministre le 8 juillet.
00:14:43On a été, je crois, assez clair sur les revendications, sur les attentes.
00:14:46On a poireauté deux mois avant d'avoir un nouveau rendez-vous.
00:14:49On est reçu aujourd'hui.
00:14:50Et en fait, on ne nous annonce rien.
00:14:52En fait, rien de ce qu'on savait déjà.
00:14:54Donc c'est évidemment décevant.
00:14:56Évidemment, il y a toujours de la colère,
00:14:57parce qu'on s'aperçoit finalement qu'on nous explique la rigueur budgétaire.
00:15:01Et vous avez, je crois, été un fin observateur de la rentrée politique.
00:15:04Tout le monde nous le dit qu'il n'y a pas de pognon.
00:15:05Mais vraisemblablement, au ministère de l'Intérieur,
00:15:07il y en a pour les commissaires, mais il n'y en a pas pour les agents de base.
00:15:09Il n'y en a pas pour les personnels administratifs.
00:15:11Il n'y en a pas des condemands.
00:15:14On nous renvoie cette rigueur budgétaire.
00:15:16Je suis étonné qu'elle ne s'applique pas à tout le monde, en fait.
00:15:18Et tout à l'heure, on a vu justement les membres de votre syndicat jeter au sol des menottes.
00:15:22Qu'est-ce que cette action représente ?
00:15:24Elle est symbolique.
00:15:25Je rappelle qu'on est des policiers.
00:15:27On représente des policiers, des personnels administratifs qui sont républicains,
00:15:30qui vont s'exprimer évidemment dans un cadre qui va être respectueux.
00:15:33Mais en attendant, on est aussi en capacité de mobiliser.
00:15:36On est aussi en capacité de revendiquer.
00:15:38C'est symbolique ce jeté de menottes.
00:15:40Ça veut juste dire que les femmes et les hommes qui font la sécurité au quotidien,
00:15:43qui se mettent en danger pour assurer cette sécurité-là,
00:15:46ils en ont juste ras-le-bol.
00:15:47Et donc symboliquement, ils jettent par terre un outil important
00:15:50et qui va parler à tout le monde, c'est-à-dire les menottes.
00:15:52Donc c'est ça, c'est simplement une expression de colère.
00:15:54Et simplement, on symbolise ça au travers de ce jeté de menottes.
00:15:57Là aujourd'hui, cette colère se traduit par un rassemblement improvisé.
00:16:00Qu'est-ce que ça va donner dans les jours qui suivent
00:16:02s'il n'y a toujours pas de réaction du gouvernement ?
00:16:03On sait déjà qu'il y a eu d'autres rassemblements,
00:16:05notamment à Nancy, avec exactement la même scène.
00:16:09Il y en aura d'autres.
00:16:10On va canaliser tout ça.
00:16:11On va forcément l'organiser.
00:16:12Je vais vous dire, en plus, en toute transparence
00:16:14et de manière très sereine,
00:16:15que le ministère ne va rien découvrir,
00:16:18et le ministre non plus,
00:16:19puisque je lui ai annoncé en quittant Beauvau.
00:16:22J'aime bien faire les choses dans l'ordre.
00:16:23J'aime bien faire les choses loyalement.
00:16:25C'est agréable pour personne, pour lui comme pour nous.
00:16:27Mais nous, on est encore une fois dans notre rôle de défense des agents.
00:16:30Aujourd'hui, ils attendent quelque chose.
00:16:33Et ils attendent surtout de la justice au sein du ministère de l'Intérieur.
00:16:35Ce qui s'est passé avec cette réforme, c'est injuste.
00:16:37Donc nous, on est dans notre rôle de dénoncé.
00:16:39Et puis, il y a aussi...
00:16:40Qu'est-ce que vous attendez exactement du prochain budget ?
00:16:43Vous avez évoqué la prime de risque qui n'évolue pas.
00:16:47Je crois qu'elle est à 28,5%.
00:16:49C'est ça ?
00:16:49Oui, c'est ça.
00:16:49Qu'est-ce que vous attendez du coup ?
00:16:50C'est l'ISSP.
00:16:51La dernière augmentation, c'est janvier 2020.
00:16:53On sait très bien, parce qu'encore une fois,
00:16:55vous couvrez régulièrement, malheureusement,
00:16:56ce qui arrive à mes collègues sur le terrain
00:16:57et la situation sécuritaire de notre pays.
00:17:02Depuis 6 ans bientôt, je ne crois pas que la situation soit améliorée.
00:17:04Les risques sont toujours de plus en plus grands
00:17:06pour les agents qui sont, encore une fois,
00:17:11sur le terrain en patrouille ou ailleurs.
00:17:13Et malheureusement, c'était une revendication
00:17:15qu'on avait portée au mois de juillet,
00:17:16d'augmentation évidemment de cette ISSP.
00:17:18Aujourd'hui, les choix sont faits très clairement
00:17:20et on n'aura pas d'augmentation.
00:17:21On n'aura pas de déplafonnement pour notre bonification retraite.
00:17:24On n'aura pas d'avancée pour nos personnels administratifs.
00:17:27On n'aura rien pour nos personnels techniques et scientifiques.
00:17:29Aujourd'hui, on repart du ministère
00:17:31avec ce qui était prévu l'année dernière et l'année d'avant
00:17:33et pas plus que ça.
00:17:35Donc, ce n'est pas acceptable.
00:17:36En tout cas, on est condamnés
00:17:38et programmés à l'exprimer pendant de longues semaines.
00:17:41Merci beaucoup, M. Joron.
00:17:42Et justement, à propos des officiers,
00:17:44ils seront également entendus à travers deux syndicats
00:17:47cet après-midi reçus par Laurent Nouniez.
00:17:49Merci beaucoup, mon cher Nicolas.
00:17:51Et on remercie bien sûr Pierre-François Altermat
00:17:53pour les images.
00:17:54Eric Henry, vous appartenez à notre syndicat,
00:17:56Alliance, mais on imagine que les griefs
00:17:58sont sensiblement les mêmes.
00:18:00Vous confirmez ?
00:18:00Vous n'êtes pas entendus aujourd'hui ?
00:18:02Vous faites face à un mur et donc,
00:18:04potentiellement, vous allez aller au bras de fer ?
00:18:05Alors là, c'est une petite action symbolique
00:18:07devant le commissariat du 5e, 6e arrondissement.
00:18:10Je rappelle qu'Alliance Pondationale,
00:18:11le premier syndicat de policiers,
00:18:12a manifesté le 30 juin par rapport à tout ça.
00:18:15Et ça n'a rien passé ?
00:18:17Pourquoi ?
00:18:18Parce qu'il y a eu plusieurs reports d'audience
00:18:21qui ont été effectués.
00:18:23Et au bout d'un moment, on a dit stop.
00:18:24On en a un peu ras-le-bol.
00:18:24L'Alliance a été reçue à 10h ce matin.
00:18:27Le premier syndicat à être reçu
00:18:29par Laurent Nunez aujourd'hui.
00:18:31Qu'est-ce qu'il en ressort ?
00:18:32Je vais vous le dire.
00:18:33C'est un rendez-vous manqué.
00:18:34Il n'y a rien du tout.
00:18:36Rien pour les actifs.
00:18:37On a l'impression que c'est le cas
00:18:38à chaque rencontre.
00:18:38Rien pour les personnes administratives,
00:18:39techniques et scientifiques.
00:18:40Rien pour les préfectures.
00:18:42Donc, rien à l'horizon,
00:18:43sauf le 15 septembre.
00:18:45Parce que le 15 septembre,
00:18:46là, c'est la véritable action d'ampleur.
00:18:48Plusieurs milliers de policiers
00:18:50vont converger à Paris, justement,
00:18:52pour faire entendre la voix
00:18:54de l'ensemble des policiers
00:18:55sous l'égide d'Alliance,
00:18:56sous l'égide de notre secrétaire général
00:18:57Fabien Vanden-Méric,
00:18:58par rapport aux incorrections
00:18:59du protocole.
00:19:01Donc, par rapport à la problématique
00:19:04aussi de l'ISSP,
00:19:05la fameuse prise de 28,5%
00:19:07de leur traitement brut
00:19:08qui n'est pas revalorisé,
00:19:10par rapport à tout un ensemble.
00:19:11Parce que, je ne veux pas faire
00:19:13le catalogue à l'après-verre,
00:19:14mais au moment où je vous parle,
00:19:16c'est rien, nada.
00:19:17Alors, on vous sent remonter, là,
00:19:19dans votre voix.
00:19:19Parce que même si vous nous listez
00:19:20les mesures,
00:19:21ça veut dire quoi, concrètement ?
00:19:22Durcir le mouvement ?
00:19:23Parce qu'on sait que vous n'avez pas
00:19:24le droit de grève.
00:19:25Donc, ça passe par quoi
00:19:26pour un policier ?
00:19:26Par des manifestations.
00:19:27Il y a différentes formes
00:19:28d'actions possibles.
00:19:29Vous savez, on l'a déjà démontré
00:19:30par le passé.
00:19:32On peut encore le démontrer.
00:19:33Et d'ailleurs, ça va commencer
00:19:34par le 15 septembre.
00:19:35C'est certainement reconductible.
00:19:37Là, après, on va se réunir
00:19:37au bureau national
00:19:38sous l'égide de notre secrétaire général
00:19:40pour voir, évidemment,
00:19:41quelle suite on donnera à tout ça.
00:19:42Je peux vous assurer
00:19:43que tout le monde est remonté.
00:19:44Mais au-delà des policiers actifs,
00:19:45je le répète,
00:19:46les personnels administratifs,
00:19:48techniques, scientifiques,
00:19:49les préfectures,
00:19:50c'est un ras-le-bol généralisé
00:19:52parce qu'on est en droit
00:19:53et c'est légitime
00:19:54d'obtenir des reloorisations
00:19:56à la fois indiciaires,
00:19:58indemnitaires
00:19:58et aussi des moyens supplémentaires,
00:20:00humains, matériels, etc.
00:20:01pour remplir la mission
00:20:02de service public.
00:20:03Surtout que chaque fois,
00:20:04vous êtes mis à rude épreuve
00:20:05un peu plus.
00:20:06On n'aura pas le temps
00:20:07d'en parler.
00:20:07Mais le dispositif de sécurité
00:20:08du pape,
00:20:09ça va être encore
00:20:09quelque chose d'assez
00:20:11exceptionnel, ça.
00:20:13C'est de l'argent mal distribué.
00:20:15C'est quoi le problème ?
00:20:15Vous en voulez au ministre ?
00:20:17Vous vous dites finalement
00:20:17ce ministre,
00:20:18il est pied et main liée.
00:20:22Il ne peut rien.
00:20:22C'est le gouvernement
00:20:23qui décide dans son budget.
00:20:24Cette colère,
00:20:25elle est davantage dirigée
00:20:26à l'encontre du Premier ministre.
00:20:28On l'est reçue
00:20:29par le ministre de l'Intérieur
00:20:30qui connaît bien la maison.
00:20:32Donc, il n'y a pas
00:20:32de langue de bois.
00:20:33Et puis, le secrétaire général,
00:20:34vous le connaissez.
00:20:34C'est quelqu'un quand même
00:20:35qui a des positions fortes
00:20:36et assumées.
00:20:37Donc, c'est le Premier ministre.
00:20:38Mais au-delà,
00:20:38le Premier ministre aussi,
00:20:39on l'a déjà appelé
00:20:39le président de la République.
00:20:41Donc, à un moment donné,
00:20:41si on veut pouvoir protéger
00:20:42les citoyens,
00:20:44il faut quand même
00:20:44nous permettre.
00:20:45Oui, il faut mettre le paquet.
00:20:46On rappelle souvent
00:20:47qu'on est pillé de la République
00:20:48et ce n'est pas non plus
00:20:50un amusement que dire ça.
00:20:51C'est la réalité.
00:20:51Il ne peut plus rien se passer
00:20:52en France
00:20:53sans qu'on mette en place
00:20:54un dispositif de sécurité
00:20:56maximisé.
00:20:57Sinon, c'est là,
00:20:58excusez-moi l'expression,
00:20:59ça va peut-être rappeler
00:20:59à ceux qui sont plus vieux que moi,
00:21:02un homme politique,
00:21:02un homme d'État.
00:21:03Ça va être sinon,
00:21:03c'est là, chienlit.
00:21:04Et encore, c'est un euphémisme.
00:21:06Bon, le problème, c'est quoi ?
00:21:07C'est la réforme ?
00:21:08Est-ce que ça part de là ?
00:21:09Pourquoi on met toujours
00:21:10en opposition
00:21:10les hommes de terrain
00:21:11avec les commissaires ?
00:21:12Est-ce que c'est là
00:21:12que le bas blesse vraiment ?
00:21:13Non, mais on nous dit
00:21:13qu'il n'y a pas de l'argent.
00:21:15Mais l'argent, etc.,
00:21:16on en trouve pour les commissaires.
00:21:17On trouve pour les commissaires,
00:21:18on en trouve certaines sommes quand même.
00:21:19C'est pas non plus.
00:21:20C'est ballon,
00:21:20vous avez travaillé avec eux,
00:21:21donc il ne s'agirait pas
00:21:22d'être en opposition.
00:21:23Il y a 1 600 commissaires.
00:21:24Bien sûr, c'est corps de conception,
00:21:25chacun sa place,
00:21:26ce n'est pas le souci.
00:21:26Mais on est quand même
00:21:27107 000 gradés des gardiens.
00:21:2999 % du travail sur le terrain,
00:21:31du bitume,
00:21:31comme on dit,
00:21:32ceux qui vont au charbon,
00:21:32au combat,
00:21:33qui sont blessés,
00:21:34ce sont les gradés des gardiens.
00:21:35Je rappelle quand même
00:21:36qu'il y a 9 000 blessés
00:21:37parmi les forces de l'ordre,
00:21:38dont 6 000 policiers.
00:21:39Regardez la catégorie,
00:21:40il faut vous assurer
00:21:41que c'est majoritairement
00:21:42les gradés des gardiens.
00:21:44Le risque métier est là,
00:21:45y compris dans la scie privée.
00:21:47On a malheureusement
00:21:47des exemples dramatiques en tête.
00:21:49Mais en tout cas,
00:21:50un modèle stop.
00:21:51Stop au mépris,
00:21:52stop aux promesses en un moment.
00:21:54Le mépris, vous en êtes là.
00:21:54Mais bien sûr,
00:21:55c'est du mépris, madame.
00:21:56On vous méprise.
00:21:56Mais on l'entend toujours.
00:21:57On nous félicite
00:21:58à longueur de journée,
00:21:59sur les plateaux télé,
00:22:00par les médias, etc.
00:22:01Par les hommes politiques,
00:22:03dans les médias, etc.
00:22:04Mais à un moment donné,
00:22:05stop, quoi.
00:22:06On veut des preuves.
00:22:07Ah ben écoutez,
00:22:08on va suivre votre action
00:22:09avec attention
00:22:09parce qu'on sent
00:22:10qu'il y en a gros,
00:22:11gros, gros, là,
00:22:12sur le cœur
00:22:14et les grèves sont nombreuses.
00:22:15Si je peux me permettre,
00:22:15c'est une colère froide.
00:22:17Et la colère froide,
00:22:17c'est ce qui est le plus mauvais.
00:22:18Mais exactement.
00:22:19Qu'il dit de vous ?
00:22:20À suivre.
00:22:21Le journal des faits divers
00:22:22en France,
00:22:23ce sera avec Camille Rubio.
00:22:25Le coup de gueule aussi
00:22:26de Robert Ménard
00:22:26qui dit à propos
00:22:27des mariages d'OQTF
00:22:29qu'on est chez les dingues
00:22:31et qui appelle
00:22:32Emmanuel Macron,
00:22:33mais oui,
00:22:34à venir témoigner
00:22:35à son procès.
00:22:35Voilà le programme
00:22:36de cette deuxième demi-heure.
00:22:37À tout de suite
00:22:37dans Police Justice 24 Heures en France.
00:22:41Nous voici de retour
00:22:43sur le plateau
00:22:44de Police Justice 24 Heures en France.
00:22:46Dans un instant,
00:22:46on vous présentera un dossier complet
00:22:48sur le mariage des OQTF
00:22:49avec l'appel de Robert Ménard
00:22:51au président de la République
00:22:52à témoigner à son procès.
00:22:55Mais tout d'abord,
00:22:56Camille Rubio
00:22:56qui est avec nous
00:22:57sur ce plateau.
00:22:58Bonjour Camille.
00:22:58Bonjour Aline.
00:22:59Vous allez venir chaque vendredi
00:23:00nous raconter
00:23:00ce qui se passe en France.
00:23:02Une semaine en France.
00:23:03Tout ce dont la presse nationale
00:23:05ne parle pas.
00:23:06Tout ce qui se passe
00:23:07en région près de chez vous.
00:23:09Et on va commencer
00:23:10avec ce tour des régions
00:23:11direction la Provence.
00:23:13Alpes-Côte d'Azur
00:23:14où un homme a été
00:23:15sauvagement poignardé
00:23:16mardi en début de l'après-midi.
00:23:18Oui, une bagarre
00:23:18entre deux hommes dans la rue
00:23:20a dégénéré à Fort Calquier.
00:23:21Un homme de 34 ans
00:23:23a donc reçu
00:23:23au moins trois coups de couteau.
00:23:25Un à l'abdomen,
00:23:26un à la carotide
00:23:27et un autre dans le dos.
00:23:28Grievement blessé,
00:23:29il a été transporté
00:23:30en urgence à l'hôpital.
00:23:31Le suspect, lui,
00:23:32a été interpellé sur place
00:23:33à l'arrivée des forces
00:23:34de l'ordre
00:23:34et une enquête
00:23:35pour tentative de meurtre
00:23:36a été ouverte.
00:23:37Et en Ile-de-France,
00:23:38cette fois,
00:23:38une fusillade
00:23:39a grievement blessé
00:23:40deux jeunes hommes.
00:23:43Ça s'est passé
00:23:44à Trappes, précisément.
00:23:45Ce sont des riverains
00:23:45qui, vers 23h,
00:23:47ont découvert
00:23:47les deux victimes âgées
00:23:48entre 17 et 23 ans
00:23:49dans une voiture.
00:23:51Le plus âgé
00:23:51a été touché
00:23:52à l'artère fémorale
00:23:53et a fait trois arrêts cardiaques.
00:23:55Le second a reçu, lui,
00:23:56une balle au visage.
00:23:57Tous les deux ont été
00:23:58transportés à l'hôpital
00:24:00en urgence absolue
00:24:01et une enquête
00:24:01pour tentative d'homicide
00:24:02volontaire a été ouverte
00:24:04sur fond de possibles
00:24:05règlements de comptes.
00:24:06Autre agression au couteau
00:24:07survenue cette fois
00:24:08en Auvergne-Rhône-Alpes.
00:24:09C'était lundi dernier
00:24:09et en pleine ruche.
00:24:10À Lyon,
00:24:11dans le 7e arrondissement,
00:24:12un homme a été tué
00:24:13à l'arme blanche
00:24:14vers 3h du matin.
00:24:15La victime,
00:24:16qui serait sans domicile fixe,
00:24:18a été retrouvée
00:24:19grièvement blessée
00:24:20avec plusieurs coups de couteau,
00:24:21notamment à la gorge.
00:24:22Malgré l'intervention
00:24:23des secours,
00:24:24il est décédé sur place
00:24:26et un suspect
00:24:26a été interpellé
00:24:27peu de temps après.
00:24:28Un différent
00:24:29entre les deux hommes
00:24:29serait à l'origine des faits.
00:24:31Toujours en Auvergne-Rhône-Alpes,
00:24:32des braqueurs ont dérobé
00:24:3420 iPhones
00:24:35dans une boutique ce lundi.
00:24:36Oui, deux hommes cagoulés
00:24:38ont braqué lundi
00:24:39une boutique Bouygues Télécom
00:24:40à Vienne.
00:24:41Ils ont menacé les employés
00:24:42avec des bombes lacrymogènes
00:24:43avant de repartir
00:24:44avec une vingtaine d'iPhone.
00:24:46Les deux suspects
00:24:47ont pris la fuite
00:24:47à bord d'une voiture volée
00:24:48et les enquêteurs
00:24:49cherchent notamment
00:24:50à savoir
00:24:50s'ils ne sont pas en lien
00:24:51avec un braquage
00:24:52survenu quelques jours
00:24:53plus tôt en Ardèche.
00:24:54Ils s'intéressent notamment
00:24:55aussi à une équipe
00:24:56qui pourrait être recrutée
00:24:57via les réseaux sociaux.
00:24:58Et puis pour continuer
00:24:59dans l'actualité
00:24:59de cette semaine, Camille,
00:25:01une militante
00:25:02pour la défense des animaux
00:25:04qui a filmé
00:25:04une scène d'agression
00:25:05devant le cirque Zavata.
00:25:07Des faits qui ont eu lieu
00:25:07en Nouvelle-Aquitaine.
00:25:09Oui, cette militante
00:25:10de 26 ans
00:25:11affirme donc
00:25:11avoir été agressée
00:25:12à Anglais
00:25:13devant le cirque Zavata.
00:25:14Venue filmer
00:25:15des installations du cirque,
00:25:17elle aurait été prise à partie
00:25:18par une adolescente
00:25:19de 13 ans
00:25:19qui est membre
00:25:20de la famille du cirque.
00:25:21La vidéo de l'attarcation
00:25:23que vous voyez
00:25:23actuellement à l'écran
00:25:24a été diffusée
00:25:26par l'association
00:25:27One Voice
00:25:28qui lutte contre
00:25:29les violences faites
00:25:30aux animaux.
00:25:31Elle a annoncé
00:25:32vouloir déposer plainte.
00:25:33La famille de l'adolescente
00:25:35compte également
00:25:35faire de même
00:25:36affirmant que la jeune fille
00:25:37aurait elle aussi
00:25:38été victime de violences.
00:25:39Les circonstances exactes
00:25:41de l'attarcation
00:25:41restent encore
00:25:42à être établies.
00:25:43Je vous propose
00:25:44de regarder la séquence
00:25:44en entier.
00:25:45Je ne sais pas si on l'a.
00:25:45Ah non, on l'a peut-être coupé.
00:25:47Bon, c'est pas grave.
00:25:48Voilà, regardez la séquence
00:25:49où elle franchit la barrière
00:25:50et elle vient carrément
00:25:51s'en prendre
00:25:52à la personne qui filme
00:25:53de manière très véhémente.
00:25:59Voilà pour l'agression
00:26:00de cette semaine.
00:26:02Elle est épaulée d'ailleurs
00:26:03en cela par un autre membre
00:26:04semble-t-il du cirque.
00:26:06On poursuit ce tour des régions
00:26:07avec une agression
00:26:08envers des policiers
00:26:09qui elle a eu lieu
00:26:10en Pays de Loire.
00:26:11Oui, ça s'est passé
00:26:12donc à Nantes.
00:26:14Un jeune conducteur
00:26:15alcoolisé a été interpellé
00:26:16dans la nuit
00:26:17de mercredi à jeudi
00:26:18après avoir foncé
00:26:19en direction
00:26:19des policiers municipaux.
00:26:21Ces derniers étaient
00:26:22en train d'intervenir
00:26:22simplement pour un contrôle
00:26:24lorsqu'ils ont été pris à partie
00:26:25et pris pour cible
00:26:27surtout par le véhicule.
00:26:28Le conducteur a finalement
00:26:29été interpellé
00:26:30et placé en garde à vue.
00:26:31Une enquête a été ouverte.
00:26:32Une dernière histoire.
00:26:33En Occitanie,
00:26:34un homme a tiré
00:26:34avec une arme à feu
00:26:36sur l'appartement
00:26:37de son ex-compagne.
00:26:38Et oui, c'était à Montpellier.
00:26:39C'était un homme
00:26:40de 43 ans
00:26:41qui a tiré à deux reprises
00:26:42donc en direction
00:26:43de l'appartement
00:26:43de son ex-compagne.
00:26:45Les tirs ont brisé
00:26:45une fenêtre
00:26:46et d'où les éclats de verre
00:26:47ont légèrement blessé
00:26:48une occupante.
00:26:49Après l'effet,
00:26:50le suspect s'est retranché
00:26:51chez lui
00:26:52où son fils a indiqué
00:26:53au gendarme
00:26:54qu'il détenait
00:26:55plusieurs armes
00:26:56à la maison.
00:26:57Après plus d'une heure
00:26:58de négociation,
00:26:58l'homme a finalement
00:26:59été interpellé.
00:27:01Il a accepté
00:27:01de se rendre
00:27:02et depuis,
00:27:02il a été placé
00:27:03en détention provisoire
00:27:04et surtout,
00:27:04une expertise psychiatrique
00:27:05a été ordonnée.
00:27:06Merci beaucoup Camille
00:27:08qu'on retrouvera évidemment
00:27:09chaque semaine
00:27:10pour nous faire
00:27:10un bilan
00:27:11de ce qui se passe aussi
00:27:12dans vos régions
00:27:13et qui passe peut-être
00:27:14un petit peu
00:27:14sous le radar.
00:27:16On en vient
00:27:16dans notre émission
00:27:17désormais
00:27:18à la colère de Robert Ménard
00:27:19puisqu'il va passer
00:27:20en justice
00:27:20pour avoir refusé
00:27:21de marier
00:27:22un OQTF
00:27:23et il appelle
00:27:24le président de la République
00:27:25à venir tout simplement
00:27:27témoigner
00:27:27à son procès
00:27:28pour expliquer
00:27:29à quel point
00:27:30tout cela,
00:27:31selon lui,
00:27:31n'a aucun sens.
00:27:32Regardez ce reportage
00:27:33pour commencer.
00:27:35Devant la justice,
00:27:36Robert Ménard
00:27:37n'a pas plaidé coupable
00:27:38ce mardi matin.
00:27:39Convoqué pour avoir
00:27:40refusé de célébrer
00:27:41en 2023
00:27:42un mariage
00:27:43entre une Française
00:27:44et un Algérien
00:27:45sous OQTF,
00:27:46l'élu n'a pas plié
00:27:47devant ce qu'il considère
00:27:48être une situation absurde.
00:27:50Je ne suis coupable
00:27:51de rien.
00:27:52Je ne suis responsable
00:27:53de rien
00:27:54dans cette histoire-là.
00:27:55Rien.
00:27:56En plus,
00:27:57j'ai une raison
00:27:58supplémentaire
00:27:58de le faire,
00:27:59c'est qu'il me semble
00:28:01surréaliste,
00:28:03invraisemblable
00:28:03de plaidé coupable
00:28:05au nom d'une loi
00:28:06que les sénateurs
00:28:09vont étudier,
00:28:10c'est-à-dire
00:28:10vont contredire.
00:28:12Ce jeudi,
00:28:13cette proposition de loi
00:28:14doit être examinée
00:28:15par le Sénat,
00:28:16une loi qui vise
00:28:17à interdire
00:28:17un mariage
00:28:18lorsque l'un des futurs époux
00:28:19réside de façon irrégulière
00:28:21sur le territoire.
00:28:22L'avocate du couple
00:28:23a tenu à rappeler
00:28:24les faits reprochés
00:28:25au maire de Béziers
00:28:26devant sa cliente en pleurs.
00:28:28Il a fait obstruction
00:28:29à une décision
00:28:30du procureur
00:28:31de la République
00:28:32qui n'avait pas sursis
00:28:34au mariage
00:28:34et qui lui avait donné
00:28:36l'instruction formelle
00:28:37de célébrer cette union.
00:28:39Donc quand il vient
00:28:39s'ériger
00:28:40en officier de police judiciaire,
00:28:42il a ici fait obstruction
00:28:43à la décision
00:28:44de son supérieur hiérarchique
00:28:45qui était le procureur
00:28:46de la République.
00:28:47Robert Ménard
00:28:48encourt 5 ans de prison,
00:28:49une amende
00:28:50de 75 000 euros
00:28:51et une peine
00:28:51d'inéligibilité.
00:28:53Selon son avocat,
00:28:54il se présentera
00:28:55à toute convocation
00:28:56pour répondre
00:28:57des faits
00:28:57qui lui sont reprochés
00:28:58en conscience
00:28:59et en responsabilité.
00:29:02Et aujourd'hui,
00:29:02Robert Ménard,
00:29:03il s'explique en détail
00:29:04sur ce qui lui semble
00:29:05être une incroyable incohérence
00:29:07et il lance donc
00:29:08un appel
00:29:08au président
00:29:09de la République.
00:29:11Vous n'avez aucune possibilité
00:29:14de vous y opposer.
00:29:15Mais c'est dingue,
00:29:16pardon,
00:29:17mais c'est totalement dingue.
00:29:18Un type
00:29:19qui ne devrait pas être là,
00:29:21vous devez le marier.
00:29:22En plus,
00:29:23pour la petite histoire,
00:29:23vous avez bien compris
00:29:24qu'une fois que tu le maries,
00:29:25avant de l'expulser,
00:29:27tu peux t'accrocher.
00:29:28Enfin, attendez-moi,
00:29:29dans la semaine
00:29:29qui a précédé,
00:29:30je me souviens,
00:29:31j'ai appelé le sous-préfet,
00:29:32le préfet,
00:29:33le ministre
00:29:33en leur disant
00:29:34vous allez me mettre
00:29:35dans une situation
00:29:36qui est de votre faute.
00:29:38Vous décidez que quelqu'un
00:29:40ait fait l'objet
00:29:41d'une obligation
00:29:41de quitter le territoire,
00:29:43vous n'êtes pas foutu
00:29:44d'en mettre en œuvre,
00:29:46d'en effectuer
00:29:46plus de 10%.
00:29:48Alors maintenant,
00:29:49vous vous démerdez avec ça.
00:29:50Ce n'est pas
00:29:51au maire
00:29:51qui doit payer
00:29:53les pots cassés.
00:29:54J'ajoute que vous savez
00:29:55quand vous êtes maire,
00:29:56je suis maire,
00:29:57vous êtes officier
00:29:58de police judiciaire.
00:29:59Ça veut dire quoi ?
00:29:59Ça veut dire
00:30:00que je suis chargé
00:30:01de faire respecter
00:30:02la tranquillité
00:30:02et l'ordre public
00:30:03dans ma commune.
00:30:05Marier quelqu'un
00:30:06comme ça
00:30:07qui est cherché
00:30:09par la police,
00:30:10qui est condamné,
00:30:11qui doit être expulsé
00:30:12pardon,
00:30:13c'est un problème
00:30:14d'ordre public.
00:30:15Alors,
00:30:15on ne me met pas
00:30:16dans des contradictions
00:30:17comme ça,
00:30:17moi et d'autres maires.
00:30:18Des réactions
00:30:19sur ce plateau
00:30:20à commencer par celle
00:30:21de maître David Libeskin.
00:30:22Bonjour.
00:30:23Bonjour.
00:30:23Vous êtes avocat à la Cour,
00:30:24docteur en droit privé.
00:30:25Surtout,
00:30:25vous défendez
00:30:27des personnes sous OQTF
00:30:28et des personnes
00:30:29qui sont en situation
00:30:30irrégulière
00:30:30au sens large.
00:30:32Il le dit,
00:30:33en fait,
00:30:33Robert Ménard,
00:30:34dans son argumentaire,
00:30:35vous devenez complice
00:30:36parce que comment
00:30:37voulez-vous le renvoyer
00:30:38une fois qu'il a été marié ?
00:30:40Est-ce qu'on peut
00:30:40à ce point
00:30:40prendre les maires
00:30:41en otage
00:30:42et leur tordre le bras
00:30:43aujourd'hui, maître ?
00:30:45Alors,
00:30:45il n'est pas du tout
00:30:46pris en otage.
00:30:47La loi,
00:30:47rien que la loi,
00:30:48M. Ménard a refusé
00:30:50en fait d'appliquer
00:30:50qui a été la loi.
00:30:51Parce que comment ça se fait
00:30:51expliquer un petit peu
00:30:52la procédure qui se passe
00:30:54quand il y a une personne
00:30:54sans papier,
00:30:55en fait,
00:30:56qui va se marier
00:30:57ou qui a arrêté
00:30:59de reconduire la frontière.
00:31:01Le maire fait une alerte
00:31:02auprès du parquet.
00:31:03Le parquet,
00:31:04en fait,
00:31:04fait une enquête
00:31:05par l'intermédiaire
00:31:06des forces de police
00:31:08et à partir du moment
00:31:09où il n'y a pas
00:31:10de soupçon possible
00:31:11de mariage blanc,
00:31:12écoutez,
00:31:13dans ce cas-là,
00:31:13le maire doit,
00:31:14en fait,
00:31:15organiser le mariage.
00:31:16Est-ce qu'on peut
00:31:16sincèrement le croire
00:31:17dans les cas
00:31:18où il y a des grandes
00:31:19différences d'âge
00:31:21et qu'on peut soupçonner
00:31:23qu'il y a comme
00:31:24une sorte de compromis
00:31:25ou de deal
00:31:25qui a été passé
00:31:26entre les deux ?
00:31:26Non,
00:31:27enfin,
00:31:27je veux dire,
00:31:28il y a des couples,
00:31:29le président de la République
00:31:30le premier,
00:31:30qui a une grande différence
00:31:31d'âge avec son épouse.
00:31:33Donc,
00:31:33je ne vois pas en quoi
00:31:34ça pourrait caractériser
00:31:36une suspicion.
00:31:37Mais en fait,
00:31:37M. Ménard doit
00:31:38appliquer la loi.
00:31:39Ce qui n'empêche pas,
00:31:40et ça,
00:31:41ça faut le dire,
00:31:41ce qui n'empêche pas
00:31:42qu'après l'accéléré
00:31:43réparation du mariage,
00:31:45l'étranger,
00:31:46donc,
00:31:46qui est sous OQTF
00:31:47peut être conduit
00:31:47à la frontière.
00:31:48Il vous dit que non,
00:31:49lui ?
00:31:49Je dis que c'est les textes,
00:31:51c'est la loi.
00:31:51Vous savez très bien
00:31:52qu'une fois que c'est lancé,
00:31:53il y a des recours
00:31:53et que tout est mis en œuvre
00:31:54pour que ces personnes...
00:31:54Non, non, non,
00:31:55parce qu'en fait,
00:31:56l'arrêté est exécutoire.
00:31:57Donc, à partir du moment...
00:31:57Vous avez des exemples ?
00:31:59Non, je n'ai pas d'exemple,
00:32:00mais en théorie,
00:32:01en fait,
00:32:01il est possible
00:32:02qu'un étranger sous OQTF
00:32:04qui vient d'être marié,
00:32:05en fait,
00:32:05qu'il soit arrêté par la suite
00:32:07et qu'il soit reconduit à la...
00:32:08Bon, ce qui est intéressant,
00:32:09c'est que vous dites en théorie.
00:32:10Dans les faits,
00:32:10on n'a pas...
00:32:10Après, dans les faits,
00:32:11après, dans les faits,
00:32:12on n'a pas l'exemple.
00:32:12Moi, je n'en ai pas,
00:32:13autour de moi.
00:32:13Mais en théorie,
00:32:14c'est possible.
00:32:14Bon, Éric Henry,
00:32:15vous qui êtes policier
00:32:16à l'Irances National,
00:32:17vous en avez des exemples ?
00:32:18Maître est dans son rôle,
00:32:19c'est tout à fait normal.
00:32:21Vous venez de dire,
00:32:21enfin, vous êtes dans votre rôle,
00:32:22donc...
00:32:22J'expose du droit, monsieur ?
00:32:23Non, non, bien sûr.
00:32:24Non, mais...
00:32:25On va parler du droit,
00:32:25est-ce qu'il faut changer ?
00:32:27Là, on est sur...
00:32:29On parle de quelqu'un
00:32:30qui fait l'objet d'une OQTF,
00:32:32une obligation
00:32:32à quitter le territoire français.
00:32:34Donc là, on demande à la maire,
00:32:35quand même,
00:32:36d'appliquer la loi
00:32:39à l'encontre,
00:32:40enfin, de quelqu'un
00:32:41qui lui-même n'applique pas,
00:32:43n'applique pas,
00:32:44ne respecte pas la loi française,
00:32:45puisqu'il ne doit pas se trouver
00:32:47sur le territoire national.
00:32:49Alors, il y a quand même déjà
00:32:50quelque chose d'hubesque
00:32:51en la matière.
00:32:53Ensuite, monsieur Ménard,
00:32:55donc maire de Béziers,
00:32:56effectivement,
00:32:57avait saisi
00:32:57le procureur de la République
00:32:59parce qu'il faisait état
00:33:00de ses doutes
00:33:00sur la sincérité du mariage.
00:33:03On peut légitimement
00:33:04douter de cette sincérité
00:33:05quand vous êtes au QTF,
00:33:06vous voulez vous marier
00:33:07avec une personne
00:33:09de nationalité française.
00:33:12Évidemment,
00:33:12on sort à vouloir
00:33:13et tenter d'obtenir
00:33:14les papiers nécessaires,
00:33:16excusez-moi,
00:33:17pour résider
00:33:17et séjourner régulièrement
00:33:18sur le territoire national.
00:33:20On a le droit quand même
00:33:20de se poser cette question.
00:33:21et de dire que cette loi
00:33:23ne va pas du tout.
00:33:24Il ne se protège pas
00:33:24les uns les autres.
00:33:25Pourquoi ne pas se marier
00:33:26dans un autre pays
00:33:28et faire une demande
00:33:29après de demande
00:33:30d'entrer sur le territoire ?
00:33:31Pourquoi dans un autre pays ?
00:33:33Si vous êtes dans l'illégalité,
00:33:35pourquoi vous allez à la mairie ?
00:33:36Si vous avez une personne
00:33:37qui est sans papiers
00:33:37qui veut se marier
00:33:38avec une Française,
00:33:39par exemple,
00:33:40ou ça peut être aussi
00:33:40une étrangère,
00:33:41en situation régulière,
00:33:43même en situation régulière,
00:33:44pourquoi faut-il que ce couple
00:33:48aille dans un autre pays ?
00:33:49Pour prouver sa bonne foi
00:33:50et pour prouver sa bonne foi
00:33:52sur le fait que ce n'est pas
00:33:53un mariage pour les papiers ?
00:33:54Non.
00:33:55Alors,
00:33:55la liberté de se marier
00:33:57est une liberté constitutionnelle,
00:34:00est également une liberté
00:34:02protégée par l'article 12
00:34:03de la Convention des droits de l'homme.
00:34:05Donc en fait,
00:34:05il ne faut pas tout confondre.
00:34:07Ce n'est pas le maire
00:34:07qui a le droit d'expulser.
00:34:08Vous demandez un visa de fiancé,
00:34:12vous l'obtenez ou pas d'ailleurs
00:34:14et ensuite,
00:34:15vous entrez sur le territoire
00:34:16pour vous marier.
00:34:17Je crois qu'on n'est pas aux Etats-Unis,
00:34:19on est dans l'Union Européenne.
00:34:20Ça tombe un peu plus sous le sens,
00:34:22on va dire.
00:34:23Non,
00:34:23parce qu'il faut protéger
00:34:24la liberté de se marier.
00:34:26Il faut la protéger.
00:34:26Même quand on arrive de nulle part
00:34:28et qu'on n'a aucune vocation
00:34:29à être là.
00:34:30C'est une liberté constitutionnelle.
00:34:31Le mariage blanc est interdit
00:34:32par la loi,
00:34:33le mariage blanc.
00:34:34À partir du moment
00:34:34où le parquet statut,
00:34:36il l'a expliqué,
00:34:36Sabrina,
00:34:37il dit,
00:34:37pour nous,
00:34:38il n'y a pas de soupçon
00:34:39et tout est réglot.
00:34:41Derrière,
00:34:41vous ne pouvez rien faire
00:34:42pour lutter contre.
00:34:43Justement,
00:34:43est-ce qu'il faut changer la loi,
00:34:44Maître Bensoussan ?
00:34:46Probablement,
00:34:47mais je voudrais juste
00:34:47revenir un tout petit peu en arrière.
00:34:49Deux observations.
00:34:49Pas trop non plus,
00:34:50mais peut-être pour réagir
00:34:51à ce qu'il dit.
00:34:51Oui, exactement.
00:34:52Pour réagir,
00:34:53c'est le Conseil constitutionnel
00:34:54qui est venu dire
00:34:56qu'on pouvait se marier
00:34:59alors même qu'on était
00:35:01sous OQTF.
00:35:02Comme on parle beaucoup
00:35:03en ce moment
00:35:05du pouvoir
00:35:06du Conseil constitutionnel,
00:35:07en tout cas,
00:35:08c'est cette décision
00:35:09qui est venue
00:35:11expliquer
00:35:11qu'une personne
00:35:12sous OQTF
00:35:13pouvait se marier.
00:35:14Et au cas
00:35:15de ce dossier,
00:35:16ce qui pourrait être intéressant,
00:35:17c'est de savoir
00:35:19si des vérifications
00:35:20sur le cas particulier
00:35:22de cet individu
00:35:24ont effectivement
00:35:25été réalisées
00:35:26par les services
00:35:28du préfet
00:35:29et ce que ça a conclu.
00:35:30Parce que
00:35:31ce qui manque
00:35:31depuis le début
00:35:32de cette affaire,
00:35:33c'est qu'on ne sait pas,
00:35:35en tout cas publiquement
00:35:36pour l'instant,
00:35:37qu'est-ce qu'il y a
00:35:38dans le dossier
00:35:41qui a permis
00:35:43au service
00:35:44de la préfecture
00:35:45C'est simple,
00:35:45c'est la procédure,
00:35:46c'est toujours la même procédure.
00:35:47Et c'est peut-être là
00:35:48qu'on doit changer.
00:35:48Attendez,
00:35:48chacun son tour.
00:35:49Le parquet,
00:35:51comme je l'ai dit tout à l'heure,
00:35:51le parquet a ordonné
00:35:52une enquête,
00:35:53donc les services de police
00:35:54sont saisis.
00:35:54Les services de police
00:35:56auditionnent les mariés,
00:35:58voire vont chez eux
00:35:59pour voir si c'est une cohabitation,
00:36:01si c'est pas un mariage.
00:36:03Donc voilà,
00:36:03tout simplement,
00:36:04c'est pas le parquet,
00:36:05en fait,
00:36:06c'est au terme d'une enquête
00:36:07que la décision est fait.
00:36:08On fait des vérifications d'usage,
00:36:09mais vous n'allez pas chercher très loin.
00:36:11Non,
00:36:11on ne va pas aller chercher très loin.
00:36:13C'est très compliqué,
00:36:14mais on a le droit quand même,
00:36:15même si effectivement,
00:36:16c'est consacré par la Constitution,
00:36:19enfin,
00:36:19c'est la délégation des droits
00:36:20de l'homme et des citoyens
00:36:20de 1789,
00:36:23qui fait notamment,
00:36:23qui fait partie du bloc
00:36:24de constitutionnalité.
00:36:25On est d'accord,
00:36:26mais on a le droit légitimement
00:36:27de se poser quand même des questions.
00:36:28Et M. Ménard,
00:36:29moi je suis policier,
00:36:31donc j'applique la loi,
00:36:33je ne peux pas dire à M. Ménard
00:36:34qu'il a raison,
00:36:34parce que là,
00:36:35lui,
00:36:35il n'a pas appliqué la loi,
00:36:36en tout cas la décision.
00:36:37Mais on peut le comprendre,
00:36:39on peut comprendre
00:36:39tout à fait cette attitude
00:36:41en disant
00:36:42que cette loi ne va pas
00:36:43et qu'il faille peut-être
00:36:44à un moment donné
00:36:45aussi revoir un petit peu
00:36:46pour faire modifier la Constitution
00:36:47pour qu'on ne puisse pas,
00:36:48pardon,
00:36:49je finis juste 30 secondes,
00:36:50permettre à un OQTF
00:36:51de pouvoir se marier valablement
00:36:53sur le territoire national.
00:36:55Il y a des appels à changer la loi.
00:36:56Il y a des appels à changer la loi,
00:36:57mais là où il y a un problème
00:36:58de l'incohérence,
00:36:59c'est l'OQTF dans cette affaire.
00:37:01Et là,
00:37:01on s'aperçoit
00:37:02à quel point l'OQTF
00:37:03s'est limité finalement
00:37:05en termes d'action
00:37:06parce que si vous avez besoin
00:37:07de soins médicaux,
00:37:08finalement,
00:37:09cette OQTF,
00:37:09elle ne sera jamais appliquée.
00:37:11Si vous vous mariez,
00:37:12finalement,
00:37:12vous avez les mêmes droits
00:37:13que quelqu'un
00:37:14qui n'est pas sous l'objet,
00:37:16sous le coup d'une OQTF.
00:37:18C'est là,
00:37:18cette affaire,
00:37:19mais surtout ça en évidence
00:37:20que le pouvoir du préfet
00:37:21à délivrer des OQTF
00:37:22ne sert pas à grand-chose
00:37:23finalement dans les faits.
00:37:24Et à côté,
00:37:25venez comme vous êtes quand même,
00:37:26maître.
00:37:26Non, après,
00:37:27c'est un autre débat,
00:37:28l'exécution des OQTF.
00:37:29Après,
00:37:29c'est toujours un problème
00:37:30de moyens.
00:37:31Mais en tout cas,
00:37:32ce que je tiens à préciser,
00:37:33c'est qu'en fait,
00:37:35le parquet redonne une enquête.
00:37:36Donc,
00:37:36il y a une enquête.
00:37:37Alors certes,
00:37:38peut-être avec peu de moyens,
00:37:40sur un ou deux jours,
00:37:41mais il y a une enquête
00:37:41qui est faite.
00:37:42Le mariage,
00:37:43c'est une affaire sérieuse,
00:37:44maître.
00:37:45On ne peut pas faire
00:37:45quelques moyens
00:37:46en un ou deux jours.
00:37:47le mariage,
00:37:48c'est une affaire sérieuse.
00:37:49Oui,
00:37:49mais comme je vous dis,
00:37:49en fait,
00:37:50il y a une enquête
00:37:50qui est faite
00:37:50par les services de police
00:37:52sur instruction du parquet.
00:37:54Vous dites à propos
00:37:54des OQTF,
00:37:55manque de moyens,
00:37:56mais c'est aussi peut-être
00:37:57manque de volonté
00:37:58sur les laissés-passer consulaires.
00:38:00On l'a vu quand même
00:38:01de nombreuses fois
00:38:01l'année dernière.
00:38:02Alors,
00:38:02je tiens à préciser quand même,
00:38:04on déborde un petit peu
00:38:05le débat,
00:38:05mais bon,
00:38:06la France,
00:38:06c'est le pays
00:38:07en fait,
00:38:09qui en fait,
00:38:10prend le plus d'arrêté
00:38:11d'OQTF
00:38:12au sein de l'Union Européenne.
00:38:13Après,
00:38:14l'exécution,
00:38:15c'est 11%.
00:38:17L'avis de la psy,
00:38:18l'avis de la psy.
00:38:19Ilana,
00:38:19qu'est-ce que vous en pensez
00:38:20de ce débat ?
00:38:21Si je recentrais un petit peu
00:38:21le débat,
00:38:22et non pas sur le mariage,
00:38:23mais plutôt sur le discernement,
00:38:25en fait,
00:38:25là,
00:38:25c'est la question,
00:38:26véritablement,
00:38:27de l'intégrité du maire.
00:38:29C'est-à-dire que ça vient
00:38:32en porte-à-faux
00:38:33avec ses valeurs.
00:38:35Donc,
00:38:35dans quelle mesure
00:38:36il peut respecter ses valeurs
00:38:38tout en appliquant la loi,
00:38:39on se retourne contre lui,
00:38:40alors que finalement,
00:38:41lui,
00:38:41il ne fait que respecter
00:38:43ses valeurs personnelles.
00:38:44Vous êtes en train de nous dire
00:38:44qu'il devrait y avoir
00:38:45une clause de conscience
00:38:46du maire,
00:38:46en fait,
00:38:46qui pourrait valoir.
00:38:47Dans quelle mesure,
00:38:48oui,
00:38:49il reste malgré tout
00:38:50un être humain,
00:38:51et donc,
00:38:51en conscience,
00:38:52il estime que ce n'est pas juste,
00:38:54donc il ne veut pas appliquer
00:38:55quelque chose
00:38:55qu'il considère comme anormal.
00:38:57En fait,
00:38:58c'est plus une opinion politique.
00:38:59Alors justement,
00:39:00est-ce qu'on parle d'opinion,
00:39:01là,
00:39:01ou on parle de quelque chose
00:39:02de judiciaire ?
00:39:03Non,
00:39:03mais il n'y a pas
00:39:03Robert Ménard,
00:39:04c'est pas le seul.
00:39:05Je ne vous l'apprends pas,
00:39:06regardez l'exemple de Chécy,
00:39:07on va retourner
00:39:07à ce qui s'est passé à Chécy.
00:39:08Excusez-moi,
00:39:09je voudrais juste revenir
00:39:09sur le fait que souvent,
00:39:10quand il y a des burn-out,
00:39:11c'est souvent parce que
00:39:12les gens perdent de sens,
00:39:13donc il y a une perte de sens.
00:39:14Et là,
00:39:14pour ce maire,
00:39:15il y a une perte de sens.
00:39:16Alors,
00:39:16Chécy,
00:39:17l'exemple de Chécy,
00:39:17vous allez voir,
00:39:18le maire,
00:39:19il risque,
00:39:19et ce n'est pas une histoire
00:39:20de questions politiques,
00:39:21il risque 53 000 euros,
00:39:22il a démissionné,
00:39:23tellement il a jeté l'éponge.
00:39:25Regardez.
00:39:27La ville de Chécy
00:39:28pourrait bien avoir
00:39:28à débourser 53 000 euros
00:39:30pour un mariage refusé.
00:39:32Le maire et ses adjoints
00:39:33s'opposent depuis bientôt un an
00:39:35à l'union entre
00:39:36une ressortissante européenne
00:39:37et un homme en situation irrégulière
00:39:39visé par une OQTF en 2022,
00:39:41considérant le mariage
00:39:42insincère et frauduleux.
00:39:44Saisi,
00:39:45le 10 décembre dernier,
00:39:47la justice ordonne à l'élu
00:39:48de marier le couple.
00:39:50Le maire décide alors
00:39:51de démissionner,
00:39:52sans officier d'état civil,
00:39:53pas de mariage.
00:39:55Mais la demande
00:39:56est rejetée par la préfecture.
00:39:58Alors que son mandat
00:39:59se termine le 22 mars prochain,
00:40:01le maire compte bien
00:40:01aller jusqu'au bout
00:40:02de son combat.
00:40:03De son côté,
00:40:04le couple a saisi le juge
00:40:05de l'exécution du tribunal de mots
00:40:07pour forcer la main
00:40:08à la commune.
00:40:09Il demande une astreinte financière
00:40:11de 1 000 euros par jour
00:40:12en cas de non-application
00:40:14de la décision de justice.
00:40:16Elle doit être rendue
00:40:17le 27 janvier prochain.
00:40:1953 jours séparent cette date
00:40:21de la fin du mandat du maire.
00:40:23L'amende pourrait donc
00:40:24s'élever à 53 000 euros.
00:40:2653 000 euros,
00:40:27avouez,
00:40:27mettre qu'on marche sur la tête.
00:40:28Ce n'est pas l'amende,
00:40:29c'est l'astreinte.
00:40:31À la fin,
00:40:32c'est de l'argent.
00:40:33Oui,
00:40:33mais après,
00:40:34le maire...
00:40:34Non,
00:40:35mais de quoi on parle ?
00:40:36On parle de maire
00:40:37qui ne respecte pas,
00:40:39là,
00:40:39en l'occurrence,
00:40:40une décision de justice.
00:40:42Donc,
00:40:42est-ce que...
00:40:43On parle de maire
00:40:44qui pense que
00:40:44ce n'est pas la chose à faire
00:40:46de marier quelqu'un
00:40:46qui est en situation irrégulière.
00:40:47Oui,
00:40:47mais ça,
00:40:48c'est une opinion du maire.
00:40:48Oui,
00:40:48mais ça,
00:40:49c'est l'autre.
00:40:49Il doit appliquer le droit.
00:40:50Le droit est le même pour tous.
00:40:51Peu importe l'opinion de chacun,
00:40:53peu importe l'opinion du maire
00:40:55qui est concerné.
00:40:56Donc,
00:40:56si la loi change,
00:40:57vous êtes d'accord
00:40:57qu'il n'y a qu'à changer la loi ?
00:40:59Alors,
00:40:59ils auront du mal à changer la loi
00:41:00parce que,
00:41:00comme je vous dis,
00:41:01la liberté de mariage,
00:41:02c'est une liberté constitutionnelle.
00:41:03C'est la constitution.
00:41:04Est-ce qu'on a une chance
00:41:05de changer la loi ?
00:41:07C'est la raison pour laquelle
00:41:09je pense que ce qu'on peut faire
00:41:11et concrètement,
00:41:13c'est ces fameuses enquêtes.
00:41:14Sont-elles de simples vérifications d'usage
00:41:19ou est-ce qu'on a des enquêtes approfondies
00:41:21qui sont réalisées ?
00:41:22Ainsi,
00:41:23on pourra faire la répartition
00:41:26entre les mariages sincères
00:41:28et les mariages de complaisance
00:41:29et ne pas mettre en difficulté
00:41:31les mères qui,
00:41:32eux,
00:41:32ont alerté
00:41:34sur les soupçons
00:41:35qu'ils avaient.
00:41:36Donc,
00:41:36je pense que tout doit se passer
00:41:38au niveau de ces fameuses enquêtes.
00:41:39Peut-être qu'on manque de moyens,
00:41:41peut-être qu'on manque également
00:41:41de formation,
00:41:43mais néanmoins,
00:41:45c'est ici
00:41:46qu'on a la possibilité d'agir
00:41:49sans remettre en cause
00:41:51les droits.
00:41:52Vous n'êtes pas visé,
00:41:52je tiens à le dire tout de suite.
00:41:53Non, non, non.
00:41:54On revoit tout
00:41:55aux policiers ou aux gendarmes.
00:41:57à chaque fois,
00:41:57dès qu'il y a un problème,
00:41:59police ou gendarmerie,
00:42:00en l'espèce,
00:42:00la police,
00:42:01je pense que les mères
00:42:02sont plus à même
00:42:04justement de voir
00:42:04s'il y a réellement
00:42:06une sincérité
00:42:06de relation
00:42:07entre un couple
00:42:09plutôt que les services
00:42:10de police ou de gendarmerie.
00:42:11Parce que le maire,
00:42:12c'est quand même
00:42:13le pilier
00:42:15de sa commune.
00:42:16C'est celui
00:42:16qui a les pouvoirs
00:42:17de police,
00:42:18de tranquillité
00:42:19et de salubrité publique.
00:42:20Il est mieux à même,
00:42:21non, mais il est mieux à même
00:42:22en tout cas de connaître...
00:42:22Oui, mais le jour du mariage,
00:42:23il les voit cinq minutes.
00:42:23Non, non, non, non, non.
00:42:25Non, mais pour enquêter,
00:42:27on pourrait...
00:42:29Ah, ben non.
00:42:29Non, mais attendez,
00:42:30quand je parle d'une enquête,
00:42:30c'est administrative.
00:42:31C'est administrative,
00:42:31pas une enquête judiciaire,
00:42:32mais vous le savez.
00:42:33Donc, plutôt que les services
00:42:34de police qui sont
00:42:36sur-sollicités,
00:42:37on est sur-sollicités
00:42:38sur des priorités.
00:42:39Enfin, allant plus finir,
00:42:40une priorité en chasse une autre.
00:42:41À un moment donné,
00:42:43à force de nous donner
00:42:43des priorités,
00:42:44on ne sait plus
00:42:45quelles sont les priorités.
00:42:46Et là, il y a aussi
00:42:47un danger,
00:42:48et vous le savez très bien,
00:42:49c'est par rapport
00:42:49à l'intimité
00:42:51de la vie privée.
00:42:52Et en tant que fonctionnaire
00:42:53de police,
00:42:54on doit agir
00:42:55selon un cadre légal.
00:42:56Ce cadre légal
00:42:56ne nous permet pas forcément
00:42:57d'aller au plus,
00:42:58entre guillemets,
00:42:58profond dans le cadre
00:42:59d'une enquête de moralité
00:43:01sur un tel ou un tel.
00:43:02C'est ça que je veux dire.
00:43:03Et le maire serait plus approprié
00:43:06en tout cas,
00:43:06les services municipaux
00:43:08à mon sens.
00:43:09Non, parce que le maire
00:43:10est un politique
00:43:10qui a une opinion politique.
00:43:12Le parquet,
00:43:13le procureur de la République
00:43:14est un magistrat
00:43:14indépendant impartial.
00:43:16Donc, on ne peut pas
00:43:16donner au maire
00:43:17lui-même les moyens
00:43:18de faire l'enquête.
00:43:20Dès lors qu'il est contre,
00:43:22par idéologie,
00:43:23contre le mariage
00:43:24des personnes.
00:43:26Mais administrative,
00:43:28les maires
00:43:28pour les enquêtes administratives,
00:43:30au niveau des préfectures
00:43:31on fait des enquêtes administratives.
00:43:32On ne parle pas
00:43:32de l'enquête judiciaire.
00:43:33Peut-être au niveau
00:43:33de la préfecture.
00:43:34Ça donne un peu l'impression
00:43:35quand même que tout le monde
00:43:36se refile le bébé
00:43:36et que personne ne veut
00:43:38vraiment mener l'enquête,
00:43:39qu'il n'y a pas de moyens,
00:43:40il faut changer la loi
00:43:41mais on ne peut pas changer la loi.
00:43:42C'est le chien qui se ment
00:43:43à la queue cette affaire.
00:43:44On ne va pas se mentir.
00:43:45Merci en tout cas
00:43:45d'avoir accepté notre invitation.
00:43:47Vous en avez défendu
00:43:48des mariés ?
00:43:49Si vous permettez.
00:43:49Dans ce cas précis ?
00:43:51Oui, il y a beaucoup
00:43:52de personnes
00:43:53en situation
00:43:54qui sont mariés.
00:43:55Le problème,
00:43:55c'est qu'ils soient
00:43:56dans l'enquête.
00:43:56Il faut faire un point
00:43:58juridique AB2
00:43:59pour préparer leur mariage
00:44:00afin d'éviter
00:44:01que le maire
00:44:02alerte le parquet
00:44:03pour qu'ils n'enquêtent
00:44:03à leur rencontre.
00:44:04Maître Libeskind
00:44:05a été avec nous aujourd'hui.
00:44:06Merci d'avoir répondu présent.
00:44:08Dans un instant,
00:44:09on entendra la détresse
00:44:10d'Anne Gaëlle,
00:44:11une agricultrice
00:44:12à qui on a volé
00:44:13son troupeau de moutons.
00:44:14Elle sera en direct.
00:44:15Ce genre de fait,
00:44:15vous le savez,
00:44:16se produit de plus en plus
00:44:17dans nos campagnes
00:44:18alors que les agriculteurs
00:44:21sont de plus en plus
00:44:21exsents.
00:44:21Ils ont déjà
00:44:22un grand nombre
00:44:23de revendications.
00:44:24Et puis cette question
00:44:25qui en veut donc
00:44:26au canon français
00:44:27qui ne fait que perpétuer
00:44:28la tradition des banquets
00:44:29à la bonne franquette.
00:44:31Deux députés LFI
00:44:31étaient jugés hier
00:44:33pour diffamation.
00:44:34C'est à suivre
00:44:34dans Police Justice.
00:44:35A tout de suite.
00:44:38De retour avec vous
00:44:39dans Police Justice
00:44:4024 heures en France.
00:44:42Voici le sommaire
00:44:43de cette deuxième heure
00:44:44d'émission.
00:44:44Cela fait partie
00:44:45des sujets ignorés
00:44:46par la presse nationale
00:44:47mais qui pourtant
00:44:48bouleversent des vies.
00:44:49Les vols de troupeaux
00:44:50dans la nuit du 28
00:44:51au 29 août dernier.
00:44:53Anne Gaëlle a subi
00:44:54le vol de la quasi-totalité
00:44:56de son cheptel
00:44:56qui est situé
00:44:57à Montpérou.
00:44:58C'est en Dordogne
00:44:59et aujourd'hui
00:45:00son exploitation
00:45:01pourrait malheureusement
00:45:02fermer.
00:45:02mais Anne Gaëlle
00:45:03elle sera en direct
00:45:04avec nous
00:45:04dans quelques instants.
00:45:06On parla de ces deux députés
00:45:07de la France insoumise
00:45:09qui ont été jugés hier
00:45:10devant le tribunal correctionnel
00:45:12de Tours
00:45:13pour diffamation
00:45:13à l'encontre
00:45:14des banquets
00:45:15du canon français.
00:45:17Ces banquets
00:45:17c'est la France traditionnelle
00:45:18béret, bretelles, bretelles,
00:45:19drapeaux, grandes chansons
00:45:20collectives.
00:45:21Une France que visiblement
00:45:23certains détestent.
00:45:25Dossier complet
00:45:26vous allez le voir
00:45:26dans cette émission.
00:45:28On parlera aussi
00:45:28de ces automobilistes
00:45:29qui sont décidément
00:45:30des vaches à lait
00:45:31depuis la mise en place
00:45:33il y a dix jours
00:45:34d'un radar à Paris.
00:45:35Eh bien
00:45:35ils flashent à tout va
00:45:37en continu
00:45:38ces automobilistes
00:45:39qui roulent
00:45:39à une vitesse supérieure
00:45:40à 30 km à l'heure
00:45:41porte de Montreuil
00:45:42sur le périph' parisien.
00:45:4430 km à l'heure
00:45:45autrement dit
00:45:45quasiment tout le monde
00:45:46est flashé
00:45:46au point que ça pourrait rapporter
00:45:48la bagatelle
00:45:49de 750 000 euros
00:45:51par jour.
00:45:52Vous avez bien entendu
00:45:53alors scandale
00:45:54ou sécurité maximum
00:45:55c'est Pierre Chasseret
00:45:56de 40 millions
00:45:57d'automobilistes
00:45:58qui sera avec nous
00:45:58pour nous dire
00:45:59tout le mal qu'il en pense.
00:46:00Mais tout de suite
00:46:01il est 14h
00:46:02le journal c'est avec vous
00:46:03Sommayel Abidi.
00:46:06L'actualité de ce vendredi
00:46:08c'est cette enveloppe
00:46:09d'un milliard d'euros
00:46:09pour soutenir
00:46:10la crise agricole
00:46:11aggravée par la canicule
00:46:12et la sécheresse.
00:46:13Insuffisant répond
00:46:14d'ores et déjà
00:46:15le secrétaire général
00:46:16de la FNSEA
00:46:17qui ne décolère pas
00:46:18et dénonce
00:46:19un effet d'annonce.
00:46:22En fait
00:46:23on a une perte
00:46:24de 10 milliards
00:46:25on a toujours dit
00:46:25que l'État n'était pas là
00:46:26pour compenser
00:46:27les 10 milliards
00:46:27mais il nous faut
00:46:28au moins 2 milliards.
00:46:30En 2021
00:46:30on a eu un gel
00:46:31sur la viticulture
00:46:32en France.
00:46:32Il y a eu 1 milliard
00:46:33d'euros de mis sur la table
00:46:34pour accompagner
00:46:35la filière viticole.
00:46:36Là vous avez
00:46:37les arboriculteurs
00:46:37les maraîchers
00:46:38les grands culteurs
00:46:39les éleveurs
00:46:39qui sont concernés.
00:46:40Et donc
00:46:41c'est un effet d'annonce
00:46:42c'est comme tout
00:46:43ce qu'on a l'habitude
00:46:44aujourd'hui
00:46:44de la part du gouvernement.
00:46:47Autre colère
00:46:47au cœur de l'actualité
00:46:49celle des policiers
00:46:50qui montent d'un cran.
00:46:51Vous allez voir
00:46:51ces images
00:46:52de l'action
00:46:52coup de poing menée
00:46:53ce midi
00:46:53devant ce commissariat
00:46:54du 3ème arrondissement
00:46:55de Paris.
00:46:56Les fonctionnaires
00:46:57ont jeté à terre
00:46:58leur menotte
00:46:58mais ils ne jettent pas
00:46:59l'éponge
00:47:00quant à leurs revendications
00:47:02qui sont depuis ce matin
00:47:03au cœur des réunions
00:47:04menées place Beauvau
00:47:04par Laurent Nunez.
00:47:06A la une également
00:47:07les enquêteurs
00:47:08comptent désormais
00:47:08sur les autopsies
00:47:09menées aujourd'hui
00:47:10pour en savoir plus
00:47:10sur les circonstances
00:47:11du drame
00:47:12qui s'est noué à J.
00:47:13La découverte
00:47:14des corps
00:47:14de deux enfants
00:47:15de leur grand-mère
00:47:15et de leur père
00:47:16soupçonnés
00:47:16de les avoir tués
00:47:17a provoqué
00:47:18un vif émoi
00:47:18chez les habitants
00:47:19des habitants
00:47:20toujours sous le choc
00:47:21et qui ne s'expliquent
00:47:22toujours pas
00:47:22ce passage à l'acte
00:47:24de cet homme
00:47:24de 42 ans
00:47:25décrit comme gentil
00:47:26et serviable.
00:47:28A l'étranger
00:47:28le président argentin
00:47:30sent des vents favorables
00:47:31et veut durcir les sanctions
00:47:32contre les Malawines
00:47:33et pour y arriver
00:47:33Ravier Milei
00:47:35vient d'annoncer
00:47:35un projet de loi
00:47:36visant des entreprises
00:47:37liées à des opérations
00:47:38non autorisées
00:47:38autour de l'archipel
00:47:39de l'Atlantique Sud
00:47:40dont Buenos Aires
00:47:41et Londres
00:47:42se disputent
00:47:43la souveraineté.
00:47:44Et puis
00:47:45l'amour
00:47:45contre vents et marées
00:47:47un couple de la province
00:47:48de Bulacan
00:47:49aux Philippines
00:47:49a maintenu son mariage
00:47:50malgré les inondations
00:47:52qui ont envahi l'église
00:47:53qu'ils avaient choisie
00:47:54pour se dire oui
00:47:54pour la vie.
00:47:55La mariée
00:47:56a toutefois modifié
00:47:57et raccourci sa robe
00:47:57pour pouvoir se déplacer
00:47:59jusqu'à l'hôtel
00:47:59comme vous pouvez le voir
00:48:00sur ces images.
00:48:03Quel dommage !
00:48:03Bon après
00:48:04on n'est pas censé
00:48:04la porter plusieurs fois
00:48:05c'est pas très grave
00:48:06c'est remisé au placard
00:48:07merci beaucoup
00:48:08ma chère Somaïa
00:48:09de retour avec nos invités
00:48:11sur le plateau
00:48:11les agriculteurs
00:48:12vous le savez
00:48:13sont déjà soumis
00:48:13à de grosses difficultés
00:48:15au quotidien
00:48:15difficultés financières
00:48:16et maintenant
00:48:17de plus en plus
00:48:18ils font face
00:48:19au vol de leurs animaux
00:48:21de leurs troupeaux
00:48:22c'est ce qui est arrivé
00:48:22à Anne-Gaël
00:48:23qui a vu le vol
00:48:23de la quasi-totalité
00:48:24de son cheptel
00:48:26de moutons
00:48:27à Mont-Pérou
00:48:27en Dordogne
00:48:28et aujourd'hui
00:48:29son exploitation
00:48:29pourrait carrément
00:48:30fermer
00:48:31en soutien
00:48:32la mairie du village
00:48:34a lancé un appel
00:48:35à témoins
00:48:36justement
00:48:37Anne-Gaël
00:48:37elle est avec nous
00:48:38elle tient à témoigner
00:48:39en direct
00:48:39sur l'antenne de CNew
00:48:40cet après-midi
00:48:41merci beaucoup
00:48:42d'avoir répondu présent
00:48:43on voit évidemment
00:48:44vous êtes triste
00:48:46on va parler aussi
00:48:47de ce que ça a
00:48:47comme répercussion
00:48:48au plan personnel
00:48:49pour vous
00:48:50mais tout d'abord
00:48:51Anne-Gaël
00:48:51comment vous vous en êtes
00:48:52rendu compte
00:48:53par où sont-ils passés
00:48:54ces voleurs ?
00:48:59les voleurs
00:48:59ils sont passés
00:49:00ils ont ouvert
00:49:02sur la route
00:49:03le grillage
00:49:04et ils l'ont ouvert
00:49:05de haut en bas
00:49:07et sur les côtés
00:49:08pour pouvoir laisser passer
00:49:09le troupeau
00:49:10ils ont mis
00:49:11quelques palettes
00:49:12en travers du fossé
00:49:13pour pouvoir faire passer
00:49:14les animaux
00:49:15a priori
00:49:15et puis
00:49:15ils ont dû reculer
00:49:17avec un fourgon
00:49:18ou une camionette
00:49:19alors vous dites
00:49:20à ce moment-là
00:49:21on était parti dîner
00:49:22quelque part
00:49:22ça veut dire
00:49:23qu'on vous suit
00:49:23qu'on surveillait
00:49:24vos allées venues ?
00:49:27c'est fort probable
00:49:28on n'a pas de certitude
00:49:29bien sûr
00:49:29mais il faut savoir
00:49:31qu'on habite quand même
00:49:31dans un tout petit village
00:49:33où il y a très peu
00:49:34de voitures qui passent
00:49:35donc nous
00:49:37on n'a pas repéré
00:49:39de voitures
00:49:40en particulier
00:49:40qui pouvaient nous surveiller
00:49:41mais bon
00:49:43c'est fort probable
00:49:44parce qu'on s'éloigne
00:49:45rarement de la propriété
00:49:47et là
00:49:49mes parents m'ont invité
00:49:50à nous manger
00:49:51et du coup
00:49:51c'est ce qu'on a fait
00:49:52et on est revenu
00:49:53un peu avant
00:49:54une heure du matin
00:49:55et là c'est le choc
00:49:56vous voyez qu'il n'y a plus
00:49:57vos bêtes en fait
00:49:59en fait
00:50:00on s'en est rendu compte
00:50:01le soir
00:50:01on s'en est rendu compte
00:50:02le lendemain matin
00:50:03puisque dans la nuit
00:50:05ça ne se voyait pas
00:50:06et par contre
00:50:08c'est le matin
00:50:08oui
00:50:09là c'est le choc
00:50:09parce qu'on cherche
00:50:10les animaux
00:50:10et on ne les trouve pas
00:50:12et on trouve
00:50:13ce grillage
00:50:14complètement ouvert
00:50:16et
00:50:17combien de moutons
00:50:19vous aviez
00:50:20et en effet
00:50:21est-ce que ça met
00:50:22aujourd'hui concrètement
00:50:23en péril
00:50:24votre activité
00:50:25parce qu'on vous a privé
00:50:26de votre outil de travail
00:50:27en fait
00:50:28complètement
00:50:29ça fait deux ans
00:50:30qu'on attendait
00:50:30là les brubis étaient pleines
00:50:31donc on attendait
00:50:32d'heureux événements
00:50:34pour justement
00:50:35venir reconstituer
00:50:37le chef-tel
00:50:38et la grandir
00:50:42oui oui
00:50:42ça remet tout en cause
00:50:43c'est notre travail
00:50:44c'est
00:50:45c'est mon quotidien
00:50:47c'est des animaux
00:50:49auxquels on tient
00:50:50on s'attache
00:50:50beaucoup à eux
00:50:51enfin
00:50:53oui oui
00:50:54c'est armé
00:50:55c'est un métier
00:50:56qui n'est pas facile
00:50:57mais on en accepte
00:50:59certaines contraintes
00:51:01mais ça
00:51:01on n'accepte pas
00:51:03parce qu'au-delà
00:51:04du préjudice
00:51:05financier
00:51:06c'est l'attachement
00:51:07en fait
00:51:07c'est votre
00:51:07c'est un peu comme
00:51:09vos bébés
00:51:09vous travaillez avec
00:51:10tous les jours
00:51:10oui
00:51:11oui oui
00:51:12mais mes filles aussi
00:51:14enfin
00:51:14on est tous attachés
00:51:16à
00:51:16à nos animaux
00:51:18alors
00:51:19particulièrement
00:51:20notre bélier
00:51:21parce que
00:51:22du coup
00:51:22Albus
00:51:23est particulièrement
00:51:24adorable
00:51:25et
00:51:25est toujours prêt
00:51:27à faire un câlin
00:51:27donc
00:51:28oui oui
00:51:28c'est
00:51:32puis avoir
00:51:32c'est des choix
00:51:34c'est
00:51:34d'avoir des animaux
00:51:35dociles
00:51:36agréables
00:51:37au quotidien
00:51:38c'est
00:51:39voilà
00:51:40ça c'est un travail
00:51:40c'est deux ans et demi
00:51:42vous avez des enfants
00:51:45oui oui
00:51:46deux petites filles
00:51:46voilà
00:51:47ils y étaient
00:51:48attachés aussi
00:51:49j'imagine
00:51:49ça doit être
00:51:50un choc familial
00:51:52en fait
00:51:53au global
00:51:53parce que
00:51:54c'est une intrusion
00:51:56c'est
00:51:57ils nous ont
00:51:59alors c'est pas autant
00:52:00qu'un chien
00:52:00mais je peux vous assurer
00:52:02que c'est
00:52:02on y est attaché
00:52:04voilà
00:52:05ma plus grande
00:52:06notamment
00:52:07la plus rire
00:52:08de la journée
00:52:08c'est horrible
00:52:10en plus avec la peur
00:52:11qu'ils reviennent
00:52:12voilà
00:52:13il y a plein de choses
00:52:13qui s'installent
00:52:14on pense être en sécurité
00:52:17et
00:52:17et on
00:52:19voilà
00:52:19en quelques secondes
00:52:23tout bascule
00:52:23enfin oui
00:52:24ça bascule
00:52:25vous avez
00:52:26avec la peur
00:52:26qu'ils reviennent
00:52:27vous avez peur
00:52:27qu'ils reviennent
00:52:27il vous reste encore
00:52:28des animaux
00:52:29j'imagine
00:52:29vous avez mis en sécurité
00:52:30cela
00:52:32alors du coup
00:52:33on a des vaches
00:52:35pour s'attaquer
00:52:36à des vaches
00:52:36surtout celles-là
00:52:40voilà
00:52:41il faut y aller
00:52:42avec
00:52:42enfin non
00:52:43je pense que
00:52:44là c'est
00:52:45trop dangereux
00:52:47et on a des oies
00:52:48qui ont
00:52:49moins de
00:52:50moins d'importance
00:52:51je pense
00:52:52aux yeux
00:52:52des voleurs
00:52:53donc
00:52:54non non
00:52:55les brebis
00:52:55c'était la cible facile
00:52:57est-ce qu'il y a
00:52:58d'autres exploitations
00:52:59est-ce qu'il y a
00:53:01d'autres exploitations
00:53:01d'autres collègues
00:53:03fermiers
00:53:04qui ont subi
00:53:05la même chose
00:53:05en Dordogne
00:53:06dont vous aviez
00:53:06déjà entendu parler
00:53:07est-ce qu'en gros
00:53:07il y aurait peut-être
00:53:08un système
00:53:08ou une bande
00:53:09organisée
00:53:10qui agit
00:53:12alors
00:53:12je n'irai pas
00:53:13jusque là
00:53:14je ne peux pas
00:53:15faire de conclusion
00:53:16hâtive
00:53:16mais en tout cas
00:53:18un de mes premiers
00:53:18réflexes
00:53:19après avoir porté
00:53:20plainte à la gendarmerie
00:53:21ça a été de prévenir
00:53:22tous mes collègues
00:53:23à Zalentour
00:53:24et effectivement
00:53:26j'ai reçu
00:53:27des messages
00:53:28ben oui
00:53:28moi aussi
00:53:29on m'a volé
00:53:30des agneaux
00:53:32oui j'ai eu
00:53:33des retours
00:53:33en ce sens
00:53:34donc du coup
00:53:37ben oui
00:53:37ça arrive
00:53:40et je pense
00:53:40qu'on ne communique
00:53:41pas assez là-dessus
00:53:43en tout cas
00:53:43nous on le fait
00:53:44on relaie votre message
00:53:45il y a un appel
00:53:46à témoins
00:53:46qui a été lancé
00:53:47vous nous tiendrez
00:53:48bien sûr au courant
00:53:48de l'avancée
00:53:49de l'enquête
00:53:49et on pense
00:53:51fort à vous
00:53:52maître
00:53:53Ben Soussan
00:53:54brûlé
00:53:54il y a des risques
00:53:55au pénal
00:53:56c'est quoi
00:53:56comme qualification
00:53:57qui est retenue ?
00:53:58c'est très grave
00:53:58ce qui se passe là
00:53:59oui oui exactement
00:54:00parce que spontanément
00:54:01on parle de vol de mouton
00:54:02mais en réalité
00:54:03on est face
00:54:04à un vol aggravé
00:54:05puni de 5 ans
00:54:07notre raisonnement
00:54:08est de 75 000 euros
00:54:09d'amende
00:54:09pour 3 raisons essentiellement
00:54:102 qui ont été rappelées
00:54:13par l'éleveuse
00:54:14le grillage
00:54:15a été découpé
00:54:16ils étaient
00:54:17vraisemblablement
00:54:17plusieurs
00:54:18et surtout
00:54:19on peut
00:54:21penser
00:54:22que le vol
00:54:23de ces animaux
00:54:24vont servir
00:54:25à alimenter
00:54:26des filières
00:54:27de revente
00:54:28illégales
00:54:29et c'est une nouvelle
00:54:30circonstance
00:54:30aggravante
00:54:31compte tenu
00:54:32du nombre
00:54:33croissant
00:54:34de vols
00:54:35d'animaux
00:54:35que ça a été ajouté
00:54:37dans le code pénal
00:54:38carrément
00:54:38Ilana Wasserstein
00:54:40le préjudice psychologique
00:54:41aussi
00:54:41on le voit bien
00:54:42dès que je lui dis
00:54:43c'est vos bêtes
00:54:44qu'on a volées
00:54:46tout de suite
00:54:46elle était particulièrement émue
00:54:48on vit avec
00:54:49et puis surtout
00:54:49qui va payer sa thérapie derrière
00:54:51oui c'est ça
00:54:52c'est qu'il y a un véritable
00:54:53effondrement psychique
00:54:54premièrement parce que
00:54:55la personne ne s'y attend pas
00:54:56donc c'est un choc émotionnel
00:54:58important
00:54:58ensuite
00:54:59oui ces animaux
00:55:00ce n'est pas des objets
00:55:01donc pour en prendre soin
00:55:02il y a tout un rituel
00:55:03avec un attachement
00:55:04affectif
00:55:05et ensuite
00:55:06comment se projeter
00:55:07dans l'avenir
00:55:07quand on a
00:55:08une hypervigilance
00:55:10et on a l'impression
00:55:10qu'en permanence
00:55:11on risque de nous épier
00:55:13de nous revoler à nouveau
00:55:14donc effectivement
00:55:16qui va préhendre en charge
00:55:17elle le dit
00:55:17j'ai peur qu'il revienne
00:55:18juste Eric Henry
00:55:19vous disiez
00:55:20vous avez une anecdote
00:55:21sur un vol du même type
00:55:22en quelques secondes
00:55:22donc c'est fréquent
00:55:24oui ça arrive
00:55:25assez souvent
00:55:26malheureusement
00:55:26surtout dans le monde rural
00:55:27oui moi j'ai une anecdote
00:55:28c'est que
00:55:29quand je travaillais
00:55:29dans le sud de Cédé Marne
00:55:30à côté
00:55:30sur la circonscription
00:55:32il y avait un élevage
00:55:33d'autruches
00:55:37un élevage d'autruches
00:55:38pardon
00:55:38et à l'approche
00:55:40des fêtes de Noël
00:55:41depuis quelques années
00:55:42les autruches disparaissaient
00:55:43en tout cas
00:55:43un grand nombre d'autruches
00:55:44disparaissaient
00:55:45donc des vols d'autruches
00:55:46un peu le même mot d'opératoire
00:55:48le grillage était découpé
00:55:49il y avait certainement
00:55:50toute une logistique derrière
00:55:52et puis
00:55:52parce que ça fait quand même
00:55:54une autruche
00:55:55ça fait entre 100 à 150 kilos
00:55:57donc il y avait
00:55:58toute une logistique
00:55:59pour les faire monter
00:56:00dans les camions
00:56:01sur certainement plusieurs camions
00:56:03et on a mis en place
00:56:04des surveillances
00:56:05que j'étais enquêteur
00:56:05à ce moment-là
00:56:06c'était une mission
00:56:08elle faisait partie
00:56:09de ces missions prioritaires
00:56:10on a mis en place
00:56:11des surveillances
00:56:11et au bout d'un moment
00:56:12on a eu des renseignements
00:56:15que ça nous a permis
00:56:16d'interpeller les individus
00:56:17qui étaient des citoyens
00:56:18français itinérants
00:56:18et c'était donc
00:56:21destiné à la revente
00:56:22dans le cadre
00:56:22de filières d'acheminement
00:56:23c'était une activité illégale
00:56:26comme une autre pour eux
00:56:27on va revenir à cette enquête
00:56:28et à ce massacre
00:56:29en Haute-Saône à présent
00:56:304 corps je vous le rappelle
00:56:31ont été retrouvés à Agis
00:56:33dans ce département
00:56:34dans la soirée de mercredi
00:56:35il s'agit d'un homme
00:56:36de ses 2 enfants
00:56:37et d'une femme plus âgée
00:56:38la piste des enquêteurs
00:56:40c'est que le père de famille
00:56:41aurait tué ses enfants
00:56:42avec un fusil de chasse
00:56:43à canon juxtaposé
00:56:44de calibre 12
00:56:46ce triple homicide
00:56:47a raconté dans ce reportage
00:56:49regardez
00:56:50une balançoire
00:56:52une maison en construction
00:56:53et une piscine
00:56:54tout semblait normal
00:56:55dans cette famille
00:56:56pourtant ce mercredi soir
00:56:58le père
00:56:58tue ses 2 enfants
00:56:59de 6 et 10 ans
00:57:00ainsi que sa belle-mère
00:57:01de 74 ans
00:57:02l'homme filme son acte
00:57:04et envoie la vidéo
00:57:05à sa compagne
00:57:06avec qui il est
00:57:06en instance de séparation
00:57:08en lui disant
00:57:09voilà ce que tu mérites
00:57:10puis l'individu
00:57:11de 42 ans
00:57:12appartenant à la communauté
00:57:14des gens du voyage
00:57:14retournent l'arme contre lui
00:57:16et se donnent la mort
00:57:17pour son cousin
00:57:18croisé près de leur domicile
00:57:20ce drame
00:57:20est incompréhensible
00:57:21on n'a jamais entendu
00:57:22quoi que ce soit sur lui
00:57:23il a toujours été gentil
00:57:25on ne comprend pas
00:57:26c'est irréel
00:57:27ce qu'il a fait
00:57:28mais carrément
00:57:30c'est plus que choqué
00:57:31c'est incroyable
00:57:33mais vrai
00:57:35on n'a pas de mots
00:57:36on en est malheureux
00:57:37nous aussi
00:57:38une tristesse
00:57:39partagée par tout le village
00:57:41dont ce voisin
00:57:41qui était proche
00:57:42de la famille
00:57:43on est éprouvé
00:57:44parce que
00:57:45c'est une famille
00:57:47une belle famille
00:57:48simple
00:57:49avec des valeurs
00:57:49qui étaient dans le domaine associatif
00:57:52qui jouaient au foot
00:57:53qui
00:57:54des gamins
00:57:55qui adoraient la vie
00:57:56qui jouaient au ballon
00:57:57dans la rue
00:57:58du vélo
00:57:59pas de smartphone
00:58:00dans les mains
00:58:01des gamins
00:58:01qui croquaient la vie
00:58:03quoi
00:58:03la mort de ces deux enfants
00:58:04a eu un écho particulier
00:58:06dans l'école
00:58:07où ils étaient scolarisés
00:58:08le rectorat
00:58:09a ouvert une cellule psychologique
00:58:10pour aider les enfants
00:58:11les plus traumatisés
00:58:13Sabrina Birlin
00:58:14Bouillet
00:58:14vous suivez cette enquête
00:58:15qu'est-ce qu'on a appris de plus depuis ?
00:58:16On en sait plus sur le profil
00:58:18notamment de ce père de famille
00:58:20qui est suspecté d'avoir tué
00:58:22de coup ses deux enfants
00:58:24et sa belle-mère
00:58:24c'est vrai que son cousin disait
00:58:26oui
00:58:26il avait l'air toujours très gentil
00:58:28d'ailleurs on le surnommait
00:58:29imaginez-vous
00:58:29nounours
00:58:30parce que c'était un grand sportif
00:58:32très costaud
00:58:32mais qui apparemment
00:58:33avait un caractère plutôt doux
00:58:34ça ce sont les apparences
00:58:35il faut toujours s'en méfier
00:58:36il était donc en instance de divorce
00:58:39avec son ex-compagne
00:58:41cette compagne-là
00:58:41qui tout de même
00:58:42avait des doutes
00:58:43et des craintes
00:58:44puisqu'elle avait envoyé sa mère
00:58:45pour aller chercher
00:58:46et récupérer les deux enfants
00:58:47donc c'est qu'il y avait déjà
00:58:48quelque chose d'antérieur
00:58:49en tout cas des soupçons
00:58:52bien sûr
00:58:52elle n'imaginait pas une telle violence
00:58:54et puis cet acte terrible
00:58:55puisque lorsqu'il a tué
00:58:57ses deux enfants
00:58:58et la belle-mère
00:58:58il l'a filmé
00:58:59et il a envoyé aux frères
00:59:01de la maman
00:59:03qui est la seule survivante
00:59:04les images
00:59:05avec ces quelques mots
00:59:07voilà ce que tu mérites
00:59:08donc il y a vraiment
00:59:10de la perversion
00:59:11dans ce geste
00:59:12jusqu'au bout
00:59:13avant que lui
00:59:14se donne la mort
00:59:15évidemment que ça bouleverse
00:59:17tout le monde
00:59:17et que tout le monde
00:59:19compatit au drame
00:59:20de cette famille
00:59:21bon évidemment
00:59:22on continue
00:59:23un tout petit mot
00:59:24vraiment Ilana
00:59:25oui en fait
00:59:25juste pour expliquer
00:59:26que s'il y a la perversion
00:59:27c'est parce qu'il y a de l'emprise
00:59:28en fait
00:59:28il y a des dépendances affectives
00:59:30et comme il n'a pas envie
00:59:30de se retrouver seul
00:59:31et bien il ne supporte pas
00:59:33qu'on soit heureux
00:59:33si lui n'est pas heureux
00:59:34voilà ce qu'on pouvait dire
00:59:35sur cette histoire
00:59:36bonjour Pierre Chasserey
00:59:37bonjour
00:59:38merci d'être avec nous
00:59:39cet après-midi
00:59:40vous êtes délégué général
00:59:41de 40 millions d'automobilistes
00:59:43c'est votre coup de gueule
00:59:44on va dire c'est la minute
00:59:45Pierre Chasserey
00:59:46non mais plus sérieusement
00:59:47on voit que les automobilistes
00:59:48sont de plus en plus
00:59:49des vaches à lait
00:59:50il y a eu la mise en place
00:59:52il y a 10 jours
00:59:52d'un radar
00:59:53porte de Montreuil
00:59:54donc c'est sur le périphérique parisien
00:59:56avec ce radar
00:59:57qui flash en continu
00:59:58des automobilistes
00:59:59dès lors qu'ils dépassent
01:00:00les 30 km à l'heure
01:00:01alors le problème
01:00:02c'est qu'il est un peu caché
01:00:03derrière une barrière
01:00:03donc on les prend en traître
01:00:05et alors vous
01:00:05vous avez analysé
01:00:08carrément
01:00:08tout ce qui se passe
01:00:09on le voit
01:00:10ici ce radar
01:00:11ça flash régulièrement
01:00:12dites-nous un peu
01:00:13pourquoi vous êtes en colère
01:00:14en colère
01:00:15parce qu'en fait
01:00:15c'est une histoire
01:00:16qui nous a été remontée
01:00:17par des automobilistes
01:00:18et je ne voulais pas y croire
01:00:19c'est pas possible
01:00:20on ne peut pas avoir mis
01:00:21un radar à 30
01:00:22sur le périphérique quand même
01:00:23et donc quand on y allait
01:00:24avec mes équipes
01:00:25et bien on a vu
01:00:25cette situation
01:00:26qui est lamentable
01:00:28on est en train
01:00:29de regarder
01:00:29ceux qui se font flasher
01:00:30à l'écran
01:00:31sur nos images
01:00:31vous voyez que ce n'est pas
01:00:33des automobilistes
01:00:33qui sont des fous furieux
01:00:34au volant
01:00:35ils ne sont pas lancés
01:00:36comme des fous
01:00:37à 150 km heure
01:00:38non c'est des gens
01:00:39qui roulent à 34
01:00:4035 km heure
01:00:41et qui se retrouvent
01:00:42sanctionnés
01:00:43de 135 euros
01:00:45d'amende
01:00:45c'est à dire
01:00:46si on compare ça
01:00:47au SMIC
01:00:47on va perdre
01:00:48quasiment 10%
01:00:49de son SMIC
01:00:50juste parce qu'on a eu
01:00:51l'outrecuidance
01:00:51de passer à 34
01:00:52au lieu de 30
01:00:53on rappelle déjà
01:00:54que le périph
01:00:54on est passé de 70 à 50
01:00:55ceux qui ne sont pas parisiens
01:00:57et qu'en plus
01:00:57là maintenant
01:00:58on s'appuie sur
01:00:59une justification
01:01:01de travaux
01:01:03vous dites
01:01:03c'est quoi
01:01:04c'est prendre les gens
01:01:05pour des imbéciles
01:01:06oui clairement
01:01:07on prend les gens
01:01:08pour des imbéciles
01:01:09sur ce coup là
01:01:10parce que
01:01:10si on voulait
01:01:11véritablement sécuriser
01:01:12le personnel
01:01:13qui travaille sur des travaux
01:01:14dans ces cas là
01:01:15il y a des dispositifs
01:01:16qui existent
01:01:16vous savez
01:01:16des glissières béton
01:01:18qui empêchent
01:01:19le véhicule
01:01:20de passer à travers
01:01:21on n'est pas obligé
01:01:22de mettre un radar
01:01:23comme ça
01:01:23qui sanctionne
01:01:24on peut trouver
01:01:25quelque chose
01:01:25qui protège
01:01:26vraiment
01:01:27parce que là
01:01:27il y a une plaque de tôle
01:01:28avec un radar derrière
01:01:29je ne sais pas
01:01:30à quel moment
01:01:31surtout que le radar
01:01:31est caché
01:01:32donc j'aimerais savoir
01:01:33à quel moment
01:01:34ça empêche
01:01:34un quelconque accident
01:01:36on voit bien
01:01:36que les automobilistes
01:01:38qui passent
01:01:38ne sont absolument pas
01:01:39au courant
01:01:40il y a un radar
01:01:41il y a des applis
01:01:42maintenant
01:01:42on ne s'est pas signalé
01:01:43sur les applis ça ?
01:01:45tout le monde roule pas
01:01:45je ne veux pas citer les applis
01:01:46mais elles nous disent
01:01:47quand le radar est là
01:01:48vous savez
01:01:49malheureusement
01:01:50dans la vie
01:01:50de plus en plus
01:01:52maintenant
01:01:52vous aurez ceux
01:01:53qui
01:01:54c'est un petit peu
01:01:54du Clint Eastwood
01:01:55avant il y avait
01:01:56ceux qui creuse
01:01:56et ceux qui ont un flingue
01:01:57aujourd'hui
01:01:58il y a ceux qui ont un permis
01:01:59et ceux qui ont un outil
01:01:59d'aide à la conduite
01:02:00communiquant
01:02:02c'est quand même triste
01:02:03d'en venir à des situations
01:02:04telles
01:02:04parce que là
01:02:05ce qui me gêne
01:02:06c'est que le débat
01:02:07ce n'est pas d'être
01:02:07pour ou contre les radars
01:02:08c'est pas ça
01:02:09non mais on n'a pas dit ça
01:02:09c'est de faire les gens
01:02:10pour les investisseurs
01:02:11c'est qu'on passe au-dessus
01:02:12là on est sur un
01:02:13il n'y a pas de clivage
01:02:14on est sur un radar
01:02:15qui en toute objectivité
01:02:16ne fait pas son boulot
01:02:18voilà
01:02:18on est sur un radar fou
01:02:19un radar qui fait n'importe quoi
01:02:21radar fou
01:02:22je ne savais pas
01:02:23qu'on avait le droit
01:02:23de poser le coffre
01:02:24de l'oncle Picsou
01:02:25comme ça
01:02:27à côté de la glissière
01:02:28du boulevard périphérique
01:02:29mais c'est pourtant
01:02:29ce qui se passe
01:02:30donc il va falloir réagir
01:02:31je sais que la ministre déléguée
01:02:33à l'intérieur
01:02:34est au courant
01:02:35du sujet
01:02:37on me dit
01:02:38par certains contacts
01:02:39qu'elle est en train
01:02:39de bosser dessus
01:02:41pardonnez-moi
01:02:41je ne vois pas ce qu'il y a
01:02:42à bosser
01:02:42il n'y a qu'une seule chose
01:02:43à faire
01:02:43on le retire
01:02:44et on rembourse
01:02:45tous les automobilistes
01:02:47sanctionnés ici
01:02:48tous
01:02:49moi je veux juste
01:02:50comprendre un truc
01:02:51ce radar
01:02:52il fonctionne la nuit
01:02:53enfin pardon
01:02:53mais il n'y a pas de travaux
01:02:54la nuit
01:02:54il flashe la nuit aussi
01:02:56quand les ouvriers
01:02:56ne sont pas là
01:02:57vous savez celui-là
01:02:58il fait les 3.8
01:02:59il fait les 3.8
01:03:00c'est un radar magique
01:03:01rendez-vous compte
01:03:02quand on a regardé
01:03:04le nombre de flashs
01:03:05qu'il y a eu
01:03:06parce qu'il y a ce qu'on a
01:03:06tourné en vidéo
01:03:07et ce qu'on a vu
01:03:08c'était encore pire
01:03:09donc c'est un radar
01:03:10qui potentiellement
01:03:11rapporte la bagatelle
01:03:12d'entre 500 000
01:03:13et 1 million d'euros
01:03:14par jour
01:03:14ça va faire beaucoup
01:03:15d'argent à rembourser
01:03:15c'est affligeant
01:03:17de voir ça
01:03:18pour moi
01:03:18il n'y a qu'une seule
01:03:19solution possible
01:03:19c'est
01:03:211. on enlève le radar
01:03:222. on rembourse
01:03:233. on met une glissière
01:03:24de sécurité béton
01:03:25pour protéger
01:03:26ceux qui travaillent
01:03:26sur le chantier
01:03:27et on a réglé
01:03:28tous les problèmes
01:03:29mais au-delà de ça
01:03:30vous qui connaissez
01:03:31parfaitement ce domaine
01:03:32le radar
01:03:33ça sert quand même
01:03:34à quelque chose
01:03:34en matière de sécurité
01:03:36de prévention routière
01:03:37c'est un outil
01:03:38comme un autre
01:03:39où vous dites
01:03:39c'est juste pour
01:03:40prendre de l'argent
01:03:42sous couvert
01:03:43de vous mettre
01:03:43en sécurité
01:03:44alors on a fait
01:03:45une superbe enquête
01:03:46qui s'appelle
01:03:48l'équation à 1 milliard
01:03:49c'est-à-dire
01:03:50tout le monde
01:03:50se pose
01:03:51cette éternelle question
01:03:51maintenant
01:03:52depuis 2003
01:03:53et l'instauration
01:03:53du premier radar
01:03:54automatique
01:03:55ça sauve
01:03:56ou ça sauve pas
01:03:56la réponse
01:03:57elle va être simple
01:03:58vous avez 85%
01:04:00des excès de vitesse
01:04:01en France
01:04:01qui sont relevés
01:04:02par les radars
01:04:02et qui sont des
01:04:03petits excès de vitesse
01:04:04la réalité
01:04:05c'est que le radar
01:04:06peut avoir une vertu
01:04:07bien évidemment
01:04:08quand ils sont bien
01:04:09positionnés
01:04:09sur des zones
01:04:10véritablement dangereuses
01:04:11et pas quand on sanctionne
01:04:13celui qui est 2-3 kmh
01:04:14en vitesse
01:04:15retenue je précise
01:04:16au-dessus de la limitation
01:04:17ce n'a pas de sens
01:04:17moralité
01:04:18il est là pour enflouer
01:04:19les caisses
01:04:19moralité
01:04:20celui-là
01:04:21s'il n'est pas enlevé
01:04:21tout de suite
01:04:22alors j'ai une petite info
01:04:23croustillante
01:04:23parce que j'ai vu ça
01:04:24tout à l'heure
01:04:25entre 10h45
01:04:26entre 10h30
01:04:27et 10h45 ce matin
01:04:29il y a eu une intervention
01:04:30sur ce radar
01:04:31c'est-à-dire ?
01:04:32c'est-à-dire qu'un employé
01:04:33est venu relever
01:04:34brancher son ordinateur
01:04:35probablement pour relever
01:04:37le nombre d'infractions
01:04:38réalisées par ce radar
01:04:38ce qui prouve quoi ?
01:04:40ce qui prouve que
01:04:40au plus haut sommet de l'Etat
01:04:42ils ont entendu
01:04:43le tollé médiatique
01:04:44qu'il y a autour de ce radar
01:04:46et on commence à s'intéresser
01:04:47aux statistiques
01:04:48et bien encore plus
01:04:48maintenant vous êtes là
01:04:49dans l'émission
01:04:50Eric Henry
01:04:51j'ai assez peu de doute
01:04:52j'espère véritablement
01:04:53qu'il va être débranché
01:04:55vous savez qu'on a un policier
01:04:55quand même avec nous
01:04:56le radar
01:04:57c'est plutôt salvateur
01:04:58comme outil aujourd'hui ?
01:05:00je rejoins ce qu'a dit monsieur
01:05:01ça peut être extrêmement utile
01:05:03dans les zones
01:05:04à qui l'ont gêne
01:05:04dangereuse
01:05:05évidemment
01:05:06pour faire
01:05:07pour demander
01:05:08inciter les automobilistes
01:05:09à ralentir
01:05:11je dirais
01:05:11à lever un petit peu le pied
01:05:12sur la pédale d'accélérateur
01:05:13oui
01:05:14à certains endroits
01:05:15mais bien identifié
01:05:16là en l'espèce
01:05:16je découvre ça monsieur
01:05:18donc là en direct
01:05:20non mais
01:05:21le périphérique
01:05:22est déjà limité
01:05:22à 50 km heure
01:05:23vous l'avez rappelé
01:05:2450-30 km heure
01:05:25là on voit bien
01:05:25que les automobilistes
01:05:27roulent très très doucement
01:05:28donc ils ne savent pas
01:05:29qu'il y a ce radar
01:05:3030 km heure
01:05:30je peux comprendre
01:05:31les mois suscités
01:05:32et votre intervention
01:05:33en toute objectivité
01:05:34c'est un policier
01:05:35qui le dit
01:05:36attention
01:05:36non mais c'est un monsieur
01:05:37mais non mais non
01:05:38mais en étant
01:05:38en étant loyal
01:05:40envers l'institution
01:05:40il faut quand même
01:05:41reconnaître
01:05:42qu'a priori
01:05:43ce radar là
01:05:45il est là
01:05:46alors qu'il devrait
01:05:47être bien plus utile
01:05:48il devrait être
01:05:49bien plus utile
01:05:49dans d'autres zones
01:05:50accidentogènes
01:05:51dangereuses
01:05:52où on en a besoin
01:05:52pour assurer la sécurité
01:05:53des usagers
01:05:54c'est fréquent
01:05:55qu'on fasse ce genre
01:05:56de mise en place
01:05:57ou là c'est vraiment
01:05:58quelque chose
01:05:59un peu
01:05:59c'est quand même
01:06:00un peu grossier
01:06:00et grotesque
01:06:01ce type de radar
01:06:02qui s'appelle
01:06:02des radars chantiers
01:06:03d'ailleurs beaucoup
01:06:03d'automobilistes
01:06:04les voient et les croix
01:06:05sur la route
01:06:05à des endroits
01:06:06où il n'y a absolument
01:06:06aucun chantier
01:06:07il est évident
01:06:11qu'ils sont
01:06:11très fortement
01:06:13productifs
01:06:14ils ont une efficacité
01:06:15redoutable
01:06:16en termes d'économie
01:06:16par contre
01:06:17on a la clé
01:06:18je ne comprends toujours pas
01:06:19pourquoi on n'a pas
01:06:20un homme ou une femme
01:06:21politique
01:06:21ou quelqu'un
01:06:22qui prend cette décision
01:06:23de big bang
01:06:23de la sécurité routière
01:06:24pour enfin sauver des vies
01:06:26qu'on arrête
01:06:27de flasher les gens
01:06:28pour des petits kilomètres
01:06:29quand monsieur
01:06:30avec les forces de police
01:06:31ou les forces de gendarmerie
01:06:32se mettent sur le bord
01:06:33des routes
01:06:34ils ne branchent pas
01:06:34le radar directement
01:06:35pile poil
01:06:36à l'imitation
01:06:37ils laissent toujours
01:06:38une petite marge
01:06:39bien évidemment
01:06:40mais quand vous
01:06:40reçoivez la mende aussi
01:06:41oui non
01:06:43ça ça prendrait du temps
01:06:44mais ce n'est pas une marge
01:06:45non ce n'est pas une marge
01:06:46de tolérance
01:06:46c'est une marge
01:06:46de pondération technique
01:06:47imposée par les fabricants
01:06:48du matériel
01:06:49qui est là pour couvrir
01:06:50les failles du système
01:06:51mais il faut
01:06:53arrêtons de sanctionner
01:06:5485% des flashs
01:06:55ce sont des tout petits
01:06:56excès de vitesse
01:06:56c'est stupide
01:06:57d'accord là dessus aussi
01:06:58écoutez moi je me suis fait
01:07:00verbaliser deux fois
01:07:01en six mois
01:07:02donc je donne
01:07:02l'exemple
01:07:03à 52 au lieu de 50
01:07:05et 91 au lieu de 90
01:07:06ça fait mal
01:07:07c'est pas des risques
01:07:10inconsidérés
01:07:11que vous prenez
01:07:11quand vous dépassez
01:07:12d'un an
01:07:13par contre évidemment
01:07:14si vous permettez
01:07:15évidemment lutter
01:07:16contre la délinquance
01:07:17routière
01:07:18contre ceux qui mettent
01:07:19celles et ceux
01:07:20qui mettent en danger
01:07:20là oui c'est le travail
01:07:21des policiers
01:07:22et on est extrêmement
01:07:24mobilisés là dessus
01:07:25merci beaucoup
01:07:30Pierre Chassere
01:07:30voilà c'est facile
01:07:32de gagner près d'un million
01:07:33par jour pour la collectivité
01:07:34à suivre
01:07:35qui en veut donc
01:07:36au canon français
01:07:37qui ne fait que perpétuer
01:07:39la tradition des banquets
01:07:40à la bonne franquette
01:07:41deux députés LFI
01:07:43étaient jugés hier
01:07:44pour diffamation
01:07:45grand dossier
01:07:46à suivre
01:07:47dans notre demi-heure
01:07:49police justice
01:07:4924h en France
01:07:50à tout de suite
01:07:55De retour avec vous
01:07:56dans police justice
01:07:5624h en France
01:07:57on est ravis de vous accueillir
01:07:58il y a ce mail aussi
01:07:59auquel vous pouvez écrire
01:08:0024h arrobas cnews.fr
01:08:02pour nous faire parvenir
01:08:03vos témoignages
01:08:04de plus en plus nombreux
01:08:05d'ailleurs
01:08:05qu'on reçoit au fil
01:08:06de la semaine
01:08:06on va parler de ces deux députés
01:08:08de la France insoumise
01:08:09qui ont été jugés hier
01:08:10devant le tribunal correctionnel
01:08:11de Tours
01:08:12pourquoi ?
01:08:13et bien pour diffamation
01:08:14après une plainte
01:08:15déposée par les organisateurs
01:08:16des banquets
01:08:17du canon français
01:08:18ces banquets
01:08:19ce sont ces grands repas
01:08:21festifs
01:08:21ces grandes tablées
01:08:22qu'on aperçoit
01:08:23vous voyez ça ressemble
01:08:24un petit peu
01:08:24à des balmusettes
01:08:25à l'ancienne
01:08:26avec beaucoup de nourriture
01:08:28du terroir
01:08:29beaucoup de vin
01:08:30de champ populaire
01:08:31et donc cette France traditionnelle
01:08:33où on se vêtit
01:08:35comme à l'ancienne
01:08:36avec des bérets
01:08:37des bretelles
01:08:37des drapeaux
01:08:38de quoi parle-t-on ?
01:08:39Reportage
01:08:40dans le coeur
01:08:41d'une de ces fêtes
01:08:44Musique
01:08:45danse
01:08:45vin rouge
01:08:46cochon à la broche
01:08:47ce banquet du canon français
01:08:49organisé hier soir
01:08:50à Montélimar
01:08:51rassemble pour la soirée
01:08:52près de 1000 convives
01:08:53toutes générations confondues
01:08:55On est des bons vivants
01:08:56et nous on aime
01:08:57la bonne nourriture
01:08:58et on aime faire la fête
01:09:00surtout
01:09:00On est là pour manger
01:09:01pour s'amuser
01:09:01pour chanter
01:09:02pour danser
01:09:03pour faire des liens
01:09:04et puis voilà
01:09:04Il y a toutes les générations
01:09:05qui sont là
01:09:05on est là pour s'amuser
01:09:06pour passer du bon temps
01:09:08voilà on s'amuse
01:09:09on s'éclate
01:09:09Nous festoyons
01:09:11ce soir
01:09:13Le béret fait partie
01:09:15intégrante du décor
01:09:16tout comme le drapeau français
01:09:17ainsi que la viande
01:09:18présente sur toutes les tables
01:09:19L'objectif des banquets
01:09:21du canon français
01:09:22valoriser le terroir
01:09:23et le patrimoine du pays
01:09:24Pourtant ils sont accusés
01:09:25de véhiculer des idées racistes
01:09:27derrière une vitrine patriotique
01:09:28une accusation réfutée
01:09:30par les organisateurs
01:09:31On est apolitique justement
01:09:32on considère que
01:09:34c'est important
01:09:35que le fromage
01:09:37la charcuterie
01:09:37la convivialité
01:09:38ne soient pas des sujets clivants
01:09:39et surtout politiques
01:09:40et c'est vrai que les personnes
01:09:42qui nous attaquent
01:09:42essayent de nous imposer
01:09:44en fait
01:09:45leur débat idéologique
01:09:46et politique
01:09:46et on trouve ça extrêmement délétère
01:09:49pour tout le monde
01:09:50Malgré les voix qui s'élèvent
01:09:51pour faire cesser ces rassemblements
01:09:53organisateurs et participants
01:09:54tiennent bon
01:09:55Une centaine de banquiers
01:09:56du canon français
01:09:57ont déjà été organisés
01:09:58dans de nombreuses régions de France
01:09:59et à chaque fois
01:10:00ils affichent complet
01:10:04Alors deux élus
01:10:06dit Lévilaine
01:10:07ont dénoncé
01:10:08l'organisation
01:10:08d'un manqué près de Rennes
01:10:09en novembre 2025
01:10:11en disant
01:10:12qu'il y avait eu
01:10:13des saluts nazis
01:10:15des propos racistes
01:10:16tenus dans ce genre d'événements
01:10:17Le but c'était
01:10:18de faire intervenir
01:10:19la préfecture
01:10:20pour faire interdire
01:10:21tout bonnement
01:10:21l'événement
01:10:22et donc faire en sorte
01:10:23que ça touche
01:10:24les autres événements
01:10:24de la sorte en France
01:10:26parce qu'elle considère
01:10:27que ça fait la promotion
01:10:28de l'idéologie
01:10:29d'extrême droite
01:10:30ça c'est le discours
01:10:31de LFI
01:10:32sur la question
01:10:33écoutez les organisateurs
01:10:34du canon français
01:10:35qui eux se sentent
01:10:37menacés
01:10:37et qui comprennent pas
01:10:38ce faux procès
01:10:38qui leur est fait
01:10:40Depuis plusieurs mois maintenant
01:10:41nous subissons une campagne
01:10:42de harcèlement
01:10:43et de diffamation
01:10:44extrêmement violente
01:10:45ceux qui nous attaquent
01:10:46notamment la France insoumise
01:10:47installent un climat
01:10:48de tension permanent
01:10:50cela fait des mois
01:10:51que nous subissons ça
01:10:52des gens ont essayé
01:10:53de brûler un événement
01:10:54des députés
01:10:55et journalistes
01:10:55recadrent des vidéos
01:10:57pour faire croire
01:10:58à des saluts nazis
01:10:59nous recevons
01:10:59des centaines
01:11:00d'insultes
01:11:01de menaces
01:11:02et menaces de mort
01:11:03sur les réseaux sociaux
01:11:04posez-vous
01:11:05les bonnes questions
01:11:05qui installe
01:11:07ce climat
01:11:07de haine et de violence
01:11:08et désormais
01:11:09ils ont une nouvelle stratégie
01:11:10qui consiste à aller chercher
01:11:11le potentiel individu
01:11:13problématique
01:11:14pour venir ensuite
01:11:15amalgamer
01:11:15les milliers de personnes
01:11:16qui viennent faire la fête
01:11:17loin de tout ce marasme politique
01:11:19qui ne les intéresse pas
01:11:20par exemple
01:11:21à Caen
01:11:22alors que nous avons réuni
01:11:234200 personnes
01:11:24pour faire la fête
01:11:25qu'il n'y a eu aucun débordement
01:11:26que nos partenaires de travail
01:11:27sont ravis de notre prestation
01:11:29ils essayent de nous mettre
01:11:30sur le dos des incidents
01:11:31qui auraient eu lieu
01:11:32dans la rue de la soif
01:11:33de la ville
01:11:33plusieurs heures après le banquet
01:11:34et dont la majorité
01:11:36des témoignages anonymes
01:11:37ont été récoltés
01:11:38par la même députée
01:11:39qui nous harcèle
01:11:40depuis des semaines
01:11:40alors que de notre côté
01:11:42la police nous indique
01:11:42zéro plainte
01:11:43zéro signalement
01:11:44et la presse
01:11:45sans presse de titrer
01:11:46le banquet dégénère
01:11:48vous vous rendez compte
01:11:49quelle honte
01:11:49quelle injustice
01:11:50pour les milliers de personnes
01:11:51qui sont venues faire la fête
01:11:52en toute bienveillance
01:11:53et pour les centaines de personnes
01:11:55qui ont travaillé
01:11:55à la réussite de cet événement
01:11:57or cet article
01:11:57a été écrit par une journaliste
01:11:59qui en plus de son contrat
01:12:00à ICI Pays de Caen
01:12:01signe des piges
01:12:02dans le journal militant
01:12:03d'extrême gauche
01:12:04Street Press
01:12:04il y a selon nous
01:12:05un conflit d'intérêt majeur
01:12:07cet article a servi de base
01:12:08à toute une série d'articles
01:12:09nous imputant
01:12:10des débordements
01:12:11et autres salunazis
01:12:12sans prendre aucune distance
01:12:13avec le récit initial
01:12:14et sans même
01:12:15nous interroger
01:12:16à ce sujet
01:12:17alors même
01:12:17qu'aucune plainte
01:12:18n'a été déposée
01:12:18que les témoignages recueillis
01:12:20viennent de militants
01:12:21communistes et LFI
01:12:22et que même le procureur
01:12:23réclame davantage
01:12:24de preuves tangibles
01:12:25ce n'est qu'un exemple
01:12:27des pratiques
01:12:27que nous constatons
01:12:28sur le traitement médiatique
01:12:29à notre sujet
01:12:30donc maintenant
01:12:31ça suffit
01:12:31car en plus de nous insulter
01:12:33de dénigrer notre travail
01:12:34et celui des milliers de personnes
01:12:35qui travaillent
01:12:36sur nos événements
01:12:36ces gens installent
01:12:37un climat de tension délétère
01:12:39en excitant au passage
01:12:40les velléités politiques
01:12:41de leurs opposants
01:12:41qui ne nous intéressent pas plus
01:12:43nous ne voulons pas
01:12:44devenir le symbole
01:12:45ou le champ de bataille
01:12:46de vos combats politiques
01:12:47les banquets du canon
01:12:48c'est justement un endroit
01:12:49où on laisse les soucis
01:12:50du quotidien
01:12:51et sa carte d'électeur
01:12:52à l'entrée
01:12:53le terroir
01:12:54la convivialité
01:12:54la fête
01:12:55ne devraient jamais être clivants
01:12:56nous en appelons
01:12:57désormais au calme
01:12:58ne tombez pas
01:12:59dans le piège
01:13:00de nos détracteurs
01:13:00et nous concernant
01:13:01nous allons bien sûr
01:13:02continuer à faire des banquets
01:13:04à faire travailler
01:13:04des artisans locaux
01:13:05et surtout à faire la fête
01:13:07bon la vidéo
01:13:08est plutôt bien faite
01:13:09ça débanque complètement
01:13:10les arguments
01:13:11Eric Henry
01:13:11il le dit
01:13:12c'est basé sur rien
01:13:13il n'y a aucun rapport
01:13:14de police
01:13:14qui dit qu'il y a quelque chose
01:13:15de délictuel
01:13:16qui a été proféré
01:13:17ou fait dans ces banquets
01:13:18en fait aujourd'hui
01:13:19le problème c'est que
01:13:20on a l'impression
01:13:20qu'assumer ses origines
01:13:22avoir le sens de la fête
01:13:23à la française
01:13:23ça en dérange certains
01:13:25quoi
01:13:25ce qu'il faut retenir
01:13:26c'est la décision de justice
01:13:28c'est la diffamation
01:13:29on a tout dit
01:13:31j'aimerais bien connaître aussi
01:13:32les précisions
01:13:33sur la décision de justice
01:13:34est-ce qu'il y a eu une peine
01:13:35d'inégibilité
01:13:36qui a été prononcée
01:13:37à l'encontre de ces deux députés
01:13:39enfin voilà
01:13:40ça a été mis en délibéré
01:13:41on va en parler
01:13:42mais c'est le narratif habituel
01:13:44de la France insoumise
01:13:45qui parle à une certaine
01:13:46justement
01:13:47une certaine population
01:13:48une certaine frange
01:13:49de la population française
01:13:50qui déteste
01:13:51tout ce qui est patriotique
01:13:53tout ce qui est terroir
01:13:54et tout le
01:13:55je dirais
01:13:55l'esprit français
01:13:58c'est pas la conception
01:13:59de leur nouvelle France
01:14:00voilà
01:14:02et c'est aussi idiot
01:14:03que de dire
01:14:03je finis
01:14:04je vais aller très très vite
01:14:06madame
01:14:06c'est aussi idiot
01:14:07que de dire
01:14:07qu'il y a des antisémites
01:14:10enfin que des antisémites
01:14:11dans les rassemblements
01:14:12de la France insoumise
01:14:13c'est aussi idiot
01:14:15c'est aussi idiot
01:14:16que de dire
01:14:16que la police
01:14:18tue
01:14:18et que les policiers
01:14:19sont racistes
01:14:20et c'est malheureusement
01:14:21le fond de commerce
01:14:22de la France insoumise
01:14:23de fracturer la société
01:14:24de créer le buzz
01:14:25de la polémique
01:14:26pour exister
01:14:26sur la scène médiatique
01:14:27et ça crée un climat délétère
01:14:29Sabrina
01:14:29c'est intéressant de voir
01:14:30que ces députés insoumises
01:14:31et ces élus bretons
01:14:32parce qu'ils étaient
01:14:33ensemble pour signer
01:14:34cette tribune
01:14:35contre le canon
01:14:35les banquets du canon français
01:14:37s'intéressent
01:14:38et visent
01:14:38ciblent le canon français
01:14:40parce que je vous rappelle
01:14:40moi je viens de la campagne
01:14:42et dans nos villages de France
01:14:44au moins une fois dans l'année
01:14:45il y a comme ça
01:14:46des rassemblements
01:14:47des fêtes de villages
01:14:48qui ressemblent
01:14:48à s'y méprendre
01:14:49à ce type de banquets
01:14:51et ça existe
01:14:52depuis bien longtemps
01:14:52dans la tradition française
01:14:54alors peut-être pas tellement
01:14:55citadines
01:14:55mais dans les villages
01:14:56et c'est quand même surprenant
01:14:58on voit qu'il y a sans doute
01:14:59une instrumentalisation derrière
01:15:00puisque on voit
01:15:01que c'est ce phénomène
01:15:03ce banquier-là en particulier
01:15:04qu'ils essayent de viser
01:15:05et de faire une polémique
01:15:07médiatique
01:15:07moi je connais les fêtes votives
01:15:09les fêtes de villages
01:15:09je viens du Gard
01:15:10il y a ça tous les ans
01:15:11depuis des années
01:15:12ça a toujours existé
01:15:13le canon
01:15:13c'est une autre émanation
01:15:15de ce type de rassemblement
01:15:17à la bonne franquette
01:15:18et pour connaître aussi
01:15:19les gens qui habitent
01:15:19autour de chez soi
01:15:20alors on va revenir
01:15:21sur le plan du droit
01:15:22un petit peu
01:15:22avec la réponse
01:15:24de l'avocat des députés
01:15:25qui parle carrément
01:15:26de procédures Bayon
01:15:28vous allez nous expliquer après
01:15:30nous dénonçons fermement
01:15:31l'instrumentalisation
01:15:32de l'institution judiciaire
01:15:34par les patrons
01:15:35du canon français
01:15:36qui multiplient
01:15:37dans toute la France
01:15:38des procédures Bayon
01:15:39pour faire taire
01:15:40ceux et celles
01:15:41qui font le choix
01:15:42de dénoncer
01:15:43ce qu'il se passe
01:15:43à l'intérieur
01:15:44des banquiers
01:15:45du canon français
01:15:46qui sont effectivement
01:15:47qui constituent
01:15:48effectivement
01:15:48une tribune
01:15:49pour promouvoir
01:15:50des idéologies
01:15:51une idéologie
01:15:52d'extrême droite
01:15:53c'est quoi une procédure
01:15:55Bayon
01:15:56en quelques mots
01:15:56c'est le terme
01:15:58employé
01:16:00en défense
01:16:01lorsque vous avez
01:16:02un lanceur d'alerte
01:16:03qui est poursuivi
01:16:05en diffamation
01:16:06il va avoir tendance
01:16:08à dire
01:16:09que cette action
01:16:10en diffamation
01:16:10c'est pour l'empêcher
01:16:12de parler
01:16:12lui lanceur d'alerte
01:16:14et donc c'est ce qu'on appelle
01:16:15une procédure Bayon
01:16:16et là on voit bien
01:16:17que la défense
01:16:19parle de procédure Bayon
01:16:21et ce qui est tout à fait intéressant
01:16:23vraiment très rapidement
01:16:24c'est si on revient
01:16:25sur la vidéo
01:16:26des organisateurs
01:16:27du canon français
01:16:28ils insistent
01:16:29énormément
01:16:30sur le fait
01:16:31qu'il n'y a pas
01:16:32de preuves
01:16:33et qu'il n'y a pas
01:16:33ce qu'on appelle
01:16:34en droit de la presse
01:16:35de base factuelle
01:16:36suffisante
01:16:37parce qu'en réalité
01:16:37tout le débat
01:16:39va tourner
01:16:39sur le fait
01:16:40de savoir
01:16:41pas si
01:16:42accuser quelqu'un
01:16:43de faire
01:16:45des saluts nazis
01:16:46évidemment
01:16:46mais c'est de savoir
01:16:47s'ils étaient
01:16:48de bonne foi
01:16:49ou non
01:16:49lorsqu'ils ont rapporté
01:16:50ces propos
01:16:51est-ce qu'ils avaient
01:16:52une base factuelle
01:16:52suffisante
01:16:53pour s'exprimer
01:16:54comme ils l'ont fait
01:16:55je parle
01:16:55des deux députés
01:16:57LFI
01:16:57et vraisemblablement
01:17:00les propos
01:17:01seront probablement
01:17:02jugés
01:17:03diffamatoires
01:17:03dans tous les cas
01:17:04mais l'enjeu
01:17:05du dossier
01:17:05c'est de savoir
01:17:06s'ils vont être
01:17:07relaxés
01:17:07ou non
01:17:08pour bonne foi
01:17:09et il ne pourra
01:17:10y avoir bonne foi
01:17:11que s'il y a
01:17:12une base factuelle
01:17:13suffisante
01:17:13et là on comprend
01:17:14que tout le débat
01:17:15mais si par l'accès
01:17:16elle risque quoi ?
01:17:19Pour diffamation
01:17:20sur une diffamation
01:17:21classique
01:17:22on n'est que sur
01:17:22des peines d'amende
01:17:23d'un maximum
01:17:24de 12 000 euros
01:17:26avec les dommages
01:17:27d'intérêts
01:17:28et la publication
01:17:29de la décision
01:17:29ça répond à votre question
01:17:30elles ne perdront pas
01:17:31de toute façon
01:17:32elles ne vont pas
01:17:32perdre leur mandat
01:17:33c'est pas
01:17:34la suite
01:17:35c'est la réponse
01:17:39de l'avocat
01:17:40du canon français
01:17:41que je vous propose
01:17:42d'écouter
01:17:43preuve que ce n'est pas
01:17:44une procédure
01:17:45de Bayon
01:17:45c'est qu'on ne poursuit
01:17:46personne pour révéler
01:17:48ou pour faire état
01:17:49de la structure
01:17:49capitalistique
01:17:50du canon français
01:17:51on ne poursuit personne
01:17:52en raison des accusations
01:17:53fustelles désagréables
01:17:54de lien avec l'extrême droite
01:17:56on a poursuivi
01:17:57et c'était le seul objet
01:17:58de ces procédures
01:17:58on a poursuivi
01:17:59un journaliste
01:18:00peu scrupuleux
01:18:01et deux députés
01:18:02un peu emportés
01:18:03qui se sont permis
01:18:04de relayer
01:18:05une information fausse
01:18:06il y a des saluts nazis
01:18:08dans les banquiers
01:18:08du canon français
01:18:09aujourd'hui
01:18:09on le sait
01:18:10c'est maître
01:18:11Il est presque en train
01:18:12de nous parler
01:18:12de collusion
01:18:13d'intérêt
01:18:15maître
01:18:16non ?
01:18:17Qui veut répondre ?
01:18:18Eric Henry ?
01:18:19Non ?
01:18:20Sur la réponse
01:18:20de l'avocat
01:18:21il dit
01:18:21il y a deux députés
01:18:23qui se mettent en lien
01:18:23avec une journaliste
01:18:25sous-entendu
01:18:26on est en train
01:18:27de créer
01:18:27quelque chose
01:18:28pour déstabiliser
01:18:29l'événement
01:18:30Ce qu'il sait dire
01:18:31c'est effectivement
01:18:32qu'il y aurait peut-être
01:18:32un lien entre
01:18:34l'avocat
01:18:34de la France insoumise
01:18:37pour essayer de démontrer
01:18:38que le canon français
01:18:39en fait
01:18:40est quelque part
01:18:42un satellite politique
01:18:43de l'extrême droite
01:18:44pour faire avancer
01:18:45les idées
01:18:46de l'extrême droite
01:18:48et de ses alliés
01:18:50voilà
01:18:51alors que
01:18:52lui
01:18:53ce qu'il veut dire
01:18:54clairement
01:18:54c'est que
01:18:54enfin ce qu'il dit
01:18:55même clairement
01:18:55c'est que le canon français
01:18:56c'est une association
01:18:57entre guillemets
01:18:58qui met en valeur
01:18:59le patrimoine français
01:19:01le terroir
01:19:01le bien vivre ensemble
01:19:04et
01:19:06totalement apolitique
01:19:07voilà ce qu'il essaie de dire
01:19:08c'est comme ça que je veux voir
01:19:09il y a encore du bien vivre ensemble
01:19:11Ilana
01:19:11dans ce pays
01:19:12justement ce que j'allais vous dire
01:19:14c'est qu'il y a une énorme montée
01:19:15de la violence
01:19:16et de perte de repères
01:19:17et finalement
01:19:18quand on voit
01:19:18des événements festifs
01:19:20où on peut justement
01:19:21se sentir
01:19:22d'appartenance français
01:19:23avec nos repères
01:19:25et bien
01:19:26c'est quoi en fait
01:19:27c'est de vie épidermique
01:19:28de voir un drapeau français
01:19:30comme ça
01:19:30exhiber dans un événement
01:19:31tout de suite
01:19:31vous êtes suspect
01:19:33parce que vous affichez la couleur
01:19:34d'une certaine manière
01:19:35c'est l'impression que ça donne
01:19:37mais en même temps
01:19:37on nous l'a
01:19:38on nous l'a accaparé
01:19:39pendant très longtemps
01:19:40le drapeau français
01:19:41on nous a
01:19:43empêché
01:19:43de le montrer
01:19:44autrement
01:19:45que lorsqu'il y avait
01:19:46des événements sportifs
01:19:47et donc maintenant
01:19:48je pense que chacun de nous
01:19:49on doit pouvoir
01:19:51se le réapproprier
01:19:52sans être taxé
01:19:54moi je partage votre avis
01:19:58non mais je partage votre avis
01:20:00effectivement
01:20:00mais le patriotisme
01:20:02c'est quelque chose
01:20:02de très honorable
01:20:03on doit tous
01:20:04on devrait tous être patriotes
01:20:05aimer l'autre pays
01:20:06c'est pas le nationalisme
01:20:07c'est pas la même chose
01:20:08donc le patriotisme
01:20:09et le drapeau français
01:20:10c'est l'appartenance nationale
01:20:13bon
01:20:13qu'en pensent les participants
01:20:14à ces faits
01:20:15vous allez voir
01:20:15ils prennent
01:20:16en voulant l'écouter
01:20:16pour commencer
01:20:17qu'ils prennent ça
01:20:18avec quand même
01:20:18pas mal de recul
01:20:19et de philosophie
01:20:21c'est des conneries monumentales
01:20:22on s'en fout
01:20:24chacun vit sa vie
01:20:25et chacun a son opinion
01:20:26et puis c'est tout
01:20:27oui bien sûr
01:20:27on a entendu parler
01:20:28des polémiques
01:20:29après moi je suis de la partie
01:20:31de chacun fait ce qu'il veut
01:20:32tant qu'on n'importune
01:20:33pas les gens
01:20:35voilà
01:20:35je viens passer un bon moment
01:20:36pour faire de la politique
01:20:37en fait
01:20:38vous avez pas vu le comportement ?
01:20:40du tout
01:20:40du tout
01:20:41non je pense que tout le monde
01:20:43est venu dans le même état d'esprit
01:20:44en fait
01:20:44passer un bon moment
01:20:46tous ensemble
01:20:47Ilana
01:20:48défendre ses origines
01:20:50ses racines
01:20:51ce qu'on est intrinsèquement
01:20:53c'est tout à fait humain
01:20:54c'est tout à fait normal
01:20:55il faut pas
01:20:56faut pas s'en cacher
01:20:57il faut pas en avoir honte
01:20:58bien sûr
01:20:58pourquoi il y aurait une peur
01:20:59finalement d'être
01:21:00ce que l'on est
01:21:01et justement
01:21:02c'est ça le problème
01:21:04du racisme
01:21:04c'est la peur de l'étranger
01:21:05et là
01:21:06finalement
01:21:07les personnes
01:21:08même s'il y avait
01:21:09un pourcentage
01:21:10dans ces
01:21:11dans ces événements
01:21:12de personnes
01:21:13qui ont une pensée
01:21:14extrémiste
01:21:15ça ne reste que
01:21:16minime
01:21:17oui
01:21:17de toute façon
01:21:18ça serait le reflet
01:21:19de l'ensemble
01:21:19de la population
01:21:20il n'y a pas un amalga
01:21:21de personnes
01:21:24qui seraient subitement
01:21:26toutes racistes
01:21:26au même endroit
01:21:27justement ça pose la question
01:21:29peut-on être fier
01:21:30d'être français
01:21:30oui
01:21:31est-on fier
01:21:32visiblement maintenant
01:21:33ça pose problème
01:21:34je me souviens de cette dame
01:21:35qui avait exhibé un drapeau
01:21:36aussi dans son jardin
01:21:38à Nice
01:21:38il me semble
01:21:38il y a quelques années
01:21:39on lui avait demandé
01:21:40la copropriété de l'enlever
01:21:41parce que vraiment
01:21:42ça faisait tâche
01:21:44ça posait problème
01:21:45autre réaction
01:21:46en pleine fête
01:21:47de ce genre
01:21:48avec quelques participants
01:21:50qui étaient en joie
01:21:51et qui se fichent bien
01:21:52des conséquences
01:21:54je viens pour un mouvement
01:21:55familial
01:21:56entre copains
01:21:57on aime notre pays
01:21:58on aime ce qu'on fait
01:21:59on aime les rassemblements
01:22:01français
01:22:02et on
01:22:03on vient pas là
01:22:04pour des connotations
01:22:05politiques
01:22:06mais on vient tout simplement
01:22:07pour profiter du moment
01:22:09profiter de
01:22:10de ce qui est présent
01:22:11de ce qui
01:22:11de ce qui nous partage
01:22:13et voilà
01:22:14tout simplement
01:22:15et on est là surtout
01:22:16pour manger bien
01:22:17parce qu'en fait
01:22:18on a une belle cuisine française
01:22:19donc on est là
01:22:20pour bien manger
01:22:21mais voilà
01:22:21on est vraiment là
01:22:22pour faire la fête
01:22:23entre bons vivants
01:22:25qui se reconnaissent
01:22:27voilà
01:22:27l'Ardèche
01:22:28la Drôme
01:22:29le Vaucluse
01:22:30et toute la France
01:22:32qui se reconnaîtra
01:22:32pour festoyer
01:22:33à Souventé
01:22:34pour festoyer
01:22:35voilà
01:22:35aujourd'hui en fait
01:22:36c'est un grand moment
01:22:37c'est un moment
01:22:38où en fait
01:22:38on déguste
01:22:39des produits locaux
01:22:41où en fait
01:22:42on fait la fête
01:22:44entre bons vivants
01:22:45et on est là
01:22:47tous ensemble
01:22:47et on fait la fête
01:22:48on va s'amuser
01:22:49on va rigoler
01:22:50et le reste
01:22:51on s'en fiche
01:22:51on vient du plateau
01:22:52matézin
01:22:53on se connaît
01:22:53depuis qu'on a l'âge
01:22:54d'à peu près 3 à 5 ans
01:22:56et on est là
01:22:56et on est là
01:22:57et on est très très heureux
01:22:58d'être là
01:22:58voilà
01:22:59merci les canaux français
01:23:00merci
01:23:03ce que je retrouve ici
01:23:04c'est la convivialité
01:23:06on vient
01:23:07on boit des coups
01:23:08on est entre nous
01:23:09il n'y a aucune politique
01:23:11dans tout ça
01:23:12on est bien
01:23:14on mange bien
01:23:15on boit bien
01:23:15on festoye
01:23:17on rigole
01:23:18on danse
01:23:18on chante
01:23:19et voilà
01:23:19pour moi
01:23:20c'est les traditions
01:23:21de la France
01:23:22voilà c'est tout
01:23:23Ilana Wasserstein
01:23:24il y a quelque chose
01:23:24de cathartique
01:23:25quand on les entend
01:23:26on a l'impression
01:23:26que ça leur fait
01:23:26vraiment du bien
01:23:27dans ce monde
01:23:28où de plus en plus
01:23:28on est un peu dépossédé
01:23:30on voudrait effacer
01:23:30les mémoires
01:23:31museler les gens
01:23:32c'est ça que vous ressentez aussi ?
01:23:33Oui je pense que
01:23:35les personnes ont envie
01:23:36d'exprimer
01:23:38leur identité
01:23:38de se sentir fiers
01:23:40d'être français
01:23:40de se retrouver
01:23:41on a besoin de tous
01:23:42d'avoir un groupe d'appartenance
01:23:43de toute façon
01:23:43mais je pense que l'idée
01:23:45n'est pas de supprimer
01:23:47ce genre d'événement
01:23:48ni de vérifier
01:23:49si dans ce genre d'événement
01:23:50il y a un pourcentage
01:23:51de personnes extrémistes
01:23:52en fait face à l'obscurantisme
01:23:54ou l'extrémisme
01:23:55la solution c'est l'éducation
01:23:56donc c'est d'amener les gens
01:23:57à avoir du discernement
01:23:58et à réfléchir
01:23:59sur
01:24:00voilà
01:24:01qu'est-ce qui m'amène
01:24:02à agir
01:24:03ou à penser de telle et telle manière
01:24:04on a l'impression
01:24:04qu'il n'y a qu'en France
01:24:06ça fait partie des rares pays
01:24:07où on n'ose pas
01:24:08afficher les couleurs
01:24:10le drapeau
01:24:11c'est vrai
01:24:11aux Etats-Unis
01:24:12en Suède
01:24:13en Norvège
01:24:14on est tous très fiers
01:24:15l'antithèse de ça
01:24:16c'est les Etats-Unis
01:24:17où c'est exactement l'inverse
01:24:19vous êtes presque suspect
01:24:20si vous ne montrez pas
01:24:22votre patriotisme
01:24:23Eric Henry
01:24:23ça vous chagrine un peu ?
01:24:24oui tout à fait
01:24:25c'est ce qu'on disait
01:24:26il faut se réapproprier
01:24:28le drapeau français
01:24:30on a voulu
01:24:31vraiment
01:24:33alors je dirais
01:24:33on a voulu mettre
01:24:34sur le même plan
01:24:34le patriotisme
01:24:35et le nationalisme
01:24:36c'est complètement différent
01:24:37et patriote
01:24:38c'est pas le rejeter l'autre
01:24:39c'est pas le repli sur soi-même
01:24:40c'est aimer son pays
01:24:41aimer ce qu'est son pays
01:24:43et vous c'est votre mission
01:24:43de défendre les couleurs
01:24:44c'est ses valeurs
01:24:45c'est sa tradition
01:24:46enfin voilà
01:24:47c'est le sentiment d'appartenance
01:24:48et ça n'a rien à voir
01:24:49avec le nationalisme
01:24:50et nous les policiers
01:24:51les policiers républicains
01:24:52on est là pour quoi ?
01:24:53on est là pour défendre
01:24:54justement les valeurs
01:24:55de la république
01:24:56et on le répète très souvent
01:24:57et quand on dit
01:24:58que nous sommes
01:24:58les derniers remparts
01:24:59de la république
01:24:59et bien c'est pas non plus
01:25:01une expression pour se faire plaisir
01:25:02c'est la réalité
01:25:03parce que justement
01:25:04la France
01:25:04c'est dans toute sa composante
01:25:07quelle que soit
01:25:08la couleur de peau
01:25:09la religion etc
01:25:09peu importe
01:25:10c'est pas ça
01:25:10on est fédéré derrière
01:25:12c'est la France
01:25:13et ses valeurs républicaines
01:25:14point bas
01:25:16autre ambiance
01:25:16vous allez voir
01:25:17parce que ça fait le tour de France
01:25:18là on s'est attardé
01:25:19sur le cas d'espèce
01:25:20qui est jugé en ce moment
01:25:21mais on va voir
01:25:23quelle est l'ambiance à Béziers
01:25:24dans les arènes
01:25:25on revient là
01:25:25chez Robert Ménard
01:25:26et en Gascogne
01:25:27à travers ces images
01:26:02C'est la fête de la sardine en Bretagne
01:26:04pardon ?
01:26:05la chenille
01:26:05non mais ne parlez pas pendant la pause
01:26:07parlez vraiment
01:26:08ça faisait penser
01:26:10vous parliez dans les régions rurales
01:26:12en Bretagne
01:26:13pendant tout l'été
01:26:14la fête de la sardine
01:26:15c'est exactement la même chose
01:26:17vous vous souvenez aussi
01:26:18de ces dîners en blanc
01:26:19qui avaient été vilipendés
01:26:21alors qu'il n'y avait pas
01:26:22une miette qui restait
01:26:23à l'issue du dîner
01:26:24voilà
01:26:24on essaie d'effacer un peu tout ça
01:26:26je trouve ça un peu triste
01:26:27en tout cas eux
01:26:27ils prennent du plaisir
01:26:28ils prennent du bon temps
01:26:29et ils sont très nombreux
01:26:30ça permet aussi de recréer
01:26:32du lien social
01:26:32dans un monde
01:26:33où il disparaît
01:26:34en fait il y a un amalgame
01:26:35entre le fait d'être français
01:26:36de notre appartenance
01:26:38de français
01:26:38et le fait de rejeter
01:26:40ou non
01:26:40les étrangers
01:26:41ça brille d'un dernier mot
01:26:43espérons que
01:26:44tout l'impact médiatique
01:26:47que vous cherchent
01:26:47à mettre en place
01:26:48LFI
01:26:49ne stigmatise pas
01:26:50ces moments là
01:26:51parce qu'on l'a vu
01:26:52avec les participants
01:26:53c'est quelque chose
01:26:54qui leur est précieux
01:26:56merci à tous
01:26:57d'avoir été présents
01:26:57cet après-midi
01:26:58pour cette émission
01:26:59on a eu beaucoup de plaisir
01:26:59à vous recevoir
01:27:00tout au long de la semaine
01:27:00n'oubliez pas les best-of
01:27:02de l'émission
01:27:03dès demain à 14h
01:27:04si vous avez raté
01:27:05le reste des journées
01:27:06et dimanche également
01:27:08et puis on se retrouve lundi
01:27:09en direct à 13h
01:27:10et puis cette adresse
01:27:1224h
01:27:12arrobas cnews.fr
01:27:14si vous voulez nous envoyer
01:27:14des messages
01:27:15à très vite
01:27:16dans Police Justice
01:27:1724h en France
01:27:18la suite avec Julien Pasquet
01:27:19pour l'info de l'après-midi

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