1
- il y a 5 semaines
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de Police Justice, 24h en France, je suis ravie de vous accueillir
00:00:04pour une nouvelle semaine chaque jour, de 13h à 15h, vous en avez l'habitude, maintenant on se retrouve pour
00:00:09parler d'actualité, de témoignages, de reportages également, quand les faits divers deviennent des faits de société, ça se passe
00:00:15ici sur CNews et c'est parti pour le programme du jour.
00:00:18Avec à la une ce midi, visé par une plainte pour violences conjugales, le chroniqueur et humoriste Greg Guillotin a
00:00:25reconnu ce week-end d'avoir infligé des violences physiques et psychologiques à sa compagne, dans ce message il présente
00:00:31ses excuses, il fait part de sa honte aussi face à son comportement, tout en assurant être suivi par un
00:00:37psy, il est rare de voir un homme reconnaître des violences contre sa compagne, en exclusivité d'ailleurs son avocat
00:00:43sera sur ce plateau, à tout de suite maître.
00:00:46La journaliste de France 2, Marie Portolano, jugée aujourd'hui à Paris pour diffamation envers Pierre Ménès, cet ex-chroniqueur
00:00:53de foot, qu'elle accuse d'agression sexuelle, un procès qui doit s'ouvrir dans 30 minutes, aux intents de
00:00:5813h30, mais pourquoi est-ce elle qui est jugée alors que c'est lui qui est accusé d'agression sexuelle
00:01:03? On vous explique tout ça.
00:01:05Autre procès à suivre cet après-midi, celui du meurtre de l'ex-international de rugby argentin, Federico Martin Aramburu,
00:01:13c'était le 19 mars 2022, le sportif tué boulevard Saint-Germain à Paris atteint de 6 balles, Loïc Lepriol
00:01:20est jugé pour assassinat, Romain Bouvier pour tentative d'assassinat, aux côtés de deux autres accusés, un procès qui doit
00:01:26s'étirer jusqu'au 25 septembre.
00:01:29Le jeune rappeur Toham affirme lui avoir été victime d'un viol commis par une femme connue, il révèle d
00:01:35'ailleurs qu'une procédure judiciaire est actuellement en cours, le chanteur a choisi de raconter publiquement son histoire sur les
00:01:42réseaux sociaux, mais qu'est-ce que cela veut dire au juste, une femme qui viole un homme et surtout,
00:01:47comment le prouver ?
00:01:48On va vous raconter cette affaire dans un instant et tenter de répondre à toutes les questions avec une sexologue
00:01:53qui sera notre invitée.
00:01:55Enfin, dans la deuxième partie de l'émission, ce grand ras-le-bol des commerçants face aux arnaques qui se
00:02:01multiplient, une page spéciale, on connaissait ceux qui partent sans payer dans les restos, les vols à la tire dans
00:02:05les magasins.
00:02:06Amori Bucco viendra nous révéler en exclusivité une nouvelle arnaque qui touche ces commerçants et vous entendrez évidemment des témoignages
00:02:13de victimes excédées.
00:02:14Mais tout de suite, il est 13h, il est temps de retrouver Sommeil à la Bidi pour le journal. Bonjour
00:02:18à vous.
00:02:23Bonjour à tous.
00:02:24À la une, près d'une tonne de cocaïne saisie dans les Pyrénées-Orientales après une course-poursuite avec un
00:02:29convoi de trois véhicules ce week-end, course-poursuite durant laquelle deux gendarmes ont été légèrement blessés.
00:02:35Une saisie qui porte à près de deux tonnes la quantité de drogue saisie en une semaine sur le département.
00:02:41On poursuit par ce drame Haute-Savoie, un homme de 25 ans tué par Balière soir à Annemasse.
00:02:46Une quinzaine d'étuis de calibre 7 mm ont été retrouvés sur place dans le quartier sensible du Périer.
00:02:52Plusieurs individus ont été vus arrivant puis quittant les lieux de la fusillade.
00:02:57À la une également, les députés vont entamer l'examen de la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes
00:03:02et sexuelles.
00:03:03Une version retravaillée après l'avis du Conseil d'État est débattue en commission spéciale à l'Assemblée nationale.
00:03:08C'est dans ce contexte que les manifestations hebdomadaires organisées devant les tribunaux dans le sillage de l'affaire Liana
00:03:15vont reprendre dès ce soir, suite à l'appel de nombreuses associations.
00:03:19On en vient maintenant à ce record national pour le mois de septembre.
00:03:2340,3 degrés enregistrés à Lavorne dans le Tarn, dépassant donc celui de 40,2 degrés à Pissos dans les
00:03:30Landes et qui datait du 12 septembre 2022.
00:03:32Des records qui risquent de devenir la norme dans les années à venir et qui font craindre le pire au
00:03:37niveau mondial.
00:03:38L'ONU tire la sonnette d'alarme selon le haut commissaire aux droits de l'Homme.
00:03:42L'IA avancée pourrait faire peser un risque existentiel sur l'humanité, d'où l'urgence de mettre en place
00:03:47des garde-fous.
00:03:50Je partage les inquiétudes des spécialistes du secteur, selon lesquelles une IA avancée pourrait faire peser un risque existentiel sur
00:03:57l'humanité.
00:04:00Une IA qui s'échappe de son environnement de test ou qui fait chanter les développeurs pour empêcher qu'on
00:04:05ne la désactive est une IA trop puissante.
00:04:10C'est l'autre information de la journée.
00:04:12Les cadres de l'AFD en ordre de bataille au lendemain de la victoire historique sont en s'axe en
00:04:16halte de ce parti conservateur nationaliste.
00:04:19Et en ligne de mire, Friedrich Merz, le chancelier allemand, qui en prend pour son grade.
00:04:28Aucun chancelier avant lui n'a été aussi impopulaire que Friedrich Merz, qui est devenu un fardeau pour le développement
00:04:34prospère de l'Allemagne.
00:04:39Pendant ce temps, le Kremlin n'exclut pas une reprise des pourparlers avec Fiev sous l'égide de Washington,
00:04:44déclaration du porte-parole de la présidence russe au lendemain du déplacement en Ukraine des émissaires américains Steve Witkoff et
00:04:50Jared Kushner.
00:04:52L'actualité à l'étranger, c'est aussi cette escalade au Moyen-Orient.
00:04:5511 morts, dont 2 nourrissons, dans un village du sud du Liban, dans des frappes israéliennes nocturnes.
00:05:00Frappe au lendemain de Raid ayant fait 7 morts malgré le cessez-le-feu en cours.
00:05:04Des actions menées en réponse aux violations répétées de la trêve par le Hezbollah, c'est justifié Israël.
00:05:10Et puis, drapeau en berne dans tous les bâtiments publics, journée de deuil nationale au Népal,
00:05:14en mémoire des victimes de la crue meurtrière du 26 août.
00:05:17Un moment de recueillement, alors que les familles des milliers de disparus sont toujours dans l'attente de retrouver leurs
00:05:22proches 13 jours après la catastrophe.
00:05:26Merci beaucoup Somaïa. On se retrouve évidemment à 14h pour un nouveau rendez-vous de l'actu en votre compagnie.
00:05:31Les invités qui vont m'accompagner tout au long de cet après-midi.
00:05:34Bonjour Maître Nathalie Tomasini, avocat.
00:05:37Je rappelle que vous êtes aussi l'auteur de ce livre qui va s'afficher « Scandaleuse justice, une avocate
00:05:42se lève ».
00:05:42C'est paru aux éditions Icônes.
00:05:44À vos côtés, le docteur Stéphane Clerget qui est psychiatre.
00:05:46Bonjour Stéphane.
00:05:47Merci de nous avoir rejoint.
00:05:48Axel Ronde, président et porte-parole du syndicat de police CFTC.
00:05:52Bonjour.
00:05:53Sabrina Birlin-Bouillet, bien évidemment.
00:05:54Bonjour Nelly.
00:05:55Toujours présente.
00:05:56Et on sera aussi avec Maître Tom Michel, c'est l'avocat de Greg Guillotin.
00:05:59Vous nous parlerez des aveux en bloc de violences conjugales de votre client.
00:06:03D'ici quelques minutes, merci à vous d'être venu.
00:06:06Pour commencer, on va parler de la journaliste Marie Portolano.
00:06:10Elle est jugée aujourd'hui à Paris pour diffamation à l'encontre de Pierre Ménès,
00:06:15cet ex-chroniqueur de foot qu'on ne présente plus, qu'elle accuse d'agression sexuelle.
00:06:18C'est un procès qui doit s'ouvrir, Sabrina, à priori dans moins de 30 minutes,
00:06:22devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
00:06:25Alors évidemment, pourquoi est-elle jugée ?
00:06:27Je crois qu'il y avait aussi un doute sur la tenue du procès,
00:06:31parce qu'il y avait une demande de renvoi qui était en discussion.
00:06:33Tout à fait.
00:06:33La plainte, elle remonte à 2024, mais elle est jugée, vous l'avez dit aujourd'hui, à Paris.
00:06:37Rappelez-vous, en 2024, Pierre Ménès est consultant sportif spécialisé dans le football
00:06:42et il porte plainte contre Marie Portolano, la journaliste sportive,
00:06:46car il dénonce des passages qu'il juge diffamatoires, mensongers,
00:06:49dans son livre « Je suis la femme du plateau ».
00:06:52Alors même si elle ne donne pas le nom de Pierre Ménès dans son livre,
00:06:55il reste facilement identifiable.
00:06:57Et surtout, elle l'accuse de faits graves, d'agression sexuelle.
00:07:00Selon Pierre Ménès, il dit avoir tout perdu avec ce scandale,
00:07:03surtout depuis le documentaire, vous vous souvenez, c'était en 2021, un petit peu plus tôt,
00:07:07de Marie Portolano, où elle dénonce une agression sexuelle face caméra.
00:07:11Aujourd'hui, à l'audience, ce sont deux passages du livre qui seront examinés.
00:07:16L'un qui dit qu'à l'époque, Pierre Ménès travaille en télévision
00:07:19et il aurait bénéficié d'un droit de cuissage.
00:07:23C'est dit comme cela.
00:07:24Et puis, il y a cet extrait sur l'agression sexuelle
00:07:27que Marie Portolano dit avoir subi en 2016.
00:07:30Selon elle, Pierre Ménès aurait soulevé sa jupe
00:07:33et lui aurait touché les fesses lors d'une émission de télévision.
00:07:36Il avoue qu'il l'a fait, écrit la journaliste,
00:07:39alors que Pierre Ménès, lui, dit avoir toujours contesté les faits.
00:07:43Deux versions qui s'opposent donc avec le risque,
00:07:46vous l'avez dit, que l'audience soit renvoyée
00:07:48parce que la défense de Pierre Ménès a demandé son renvoi
00:07:51à une date ultérieure pour des raisons médicales.
00:07:53Du côté des avocats de Marie Portolano,
00:07:56ce renvoi serait une stratégie pour gagner du temps
00:07:58puisque celui-ci ne serait pas favorable en ces temps-ci
00:08:01à un cas comme celui de Pierre Ménès.
00:08:03Merci beaucoup.
00:08:04Je vous fais réagir dans un instant, bien sûr, maître Tomasini,
00:08:07mais je vous propose d'entendre Pierre Ménès
00:08:09parce qu'il s'était expliqué sur cet oubli, selon lui,
00:08:12du passage en question.
00:08:14Il disait vouloir s'expliquer avec Marie Portolano
00:08:16sans toutefois avoir pris l'initiative.
00:08:18Regardez.
00:08:20Je lui dis que j'aimerais bien l'avoir.
00:08:21J'aimerais bien l'avoir.
00:08:22J'aimerais bien discuter tout ça avec elle.
00:08:26D'ailleurs, je me souviens qu'à une époque,
00:08:28un des patrons d'M6 avait voulu organiser cette rencontre.
00:08:34Et à l'époque, j'avais dit non et elle aussi, d'ailleurs.
00:08:37Là, c'est peut-être le moment.
00:08:38Comment ?
00:08:38C'est le bon moment, là ?
00:08:39Tu trouves que maintenant, ça...
00:08:40C'est le bon moment.
00:08:41Écoute, elle a mon téléphone.
00:08:45Tu as essayé de lui laisser des messages ?
00:08:47Non.
00:08:48Non ?
00:08:48Non, non.
00:08:50Il ne faut pas déconner, non pas.
00:08:51Il ne faut pas...
00:08:53Il n'y a même pas un message d'excuse une fois,
00:08:55parce que tu ne te souviens pas.
00:08:56Tu ne lui as jamais laissé un message d'excuse ?
00:08:58Parce que tu ne te souviens de rien.
00:08:59Je me suis excusé officiellement,
00:09:01mais c'était vraiment au tout début,
00:09:05parce que la tempête, elle était tellement violente,
00:09:07tellement insensée,
00:09:08qu'il fallait que je calme le jeu.
00:09:13Mais, d'ailleurs, quand elle me dit dans le documentaire
00:09:15« Est-ce que tu te souviens que tu m'as soulevé la jupe ? »
00:09:17La sidération se lit sur mon visage.
00:09:21Je me suis dit « Mais c'était quand ? »
00:09:23« Ça d'adou ? »
00:09:24Parce qu'elle me dit « J'ai soulevé la jupe. »
00:09:26« Je peux avoir soulevé la jupe en sortant des toilettes,
00:09:28dans la loge. »
00:09:30Je ne me souvenais même pas que c'était en plateau,
00:09:32au moment de la séance photo, à la fin de l'émission,
00:09:34avec tout le public, les caméras,
00:09:37les chroniqueurs, Griezmann, le photographe, tout le monde.
00:09:40Donc c'est ça, moi, qui m'interpelle.
00:09:43Maître Tomazini, c'est fréquent, ce genre d'attaque
00:09:45contre la plaignante initiale ?
00:09:47C'est quoi le but ?
00:09:48C'est se prémunir ?
00:09:49C'est une manière de nier, justement,
00:09:50on parlait d'aveu tout à l'heure.
00:09:51Non, mais dans ce cas de figure,
00:09:53ce qui est intéressant, j'allais dire,
00:09:56c'est vrai qu'on peut se poser la question
00:09:58comment une jeune femme qui est agressée sexuellement
00:10:01se retrouve finalement devant les tribunaux
00:10:05pour avoir à répondre de propos diffamatoires.
00:10:09Tout simplement parce que, si je ne m'abuse,
00:10:11cette victime n'avait pas déposé plainte précédemment
00:10:14pour agression sexuelle.
00:10:16Elle n'a pas fait condamner l'auteur en question,
00:10:21donc ce journaliste.
00:10:23Donc il y a un élément tout de même.
00:10:25C'est-à-dire que, dans le livre,
00:10:27effectivement, elle parle de cet homme
00:10:29qui, aujourd'hui, est particulièrement identifiable
00:10:32puisqu'il y avait eu ce documentaire en 2021
00:10:35avec certaines séquences très claires
00:10:38qui démontraient qu'il y avait eu des agressions
00:10:41sexistes et sexuelles.
00:10:43Mais son tort, c'est quoi ?
00:10:44C'est de ne pas le dire ?
00:10:45Elle aurait dû prendre les devants
00:10:46et nommer l'agresseur ?
00:10:48Non, mais si vous voulez,
00:10:48en matière de diffamation,
00:10:50il faut tout de même
00:10:50que les actes dénoncés soient caractérisés.
00:10:54Donc cet homme n'a pas été condamné.
00:10:57Donc son action en diffamation,
00:10:59elle peut être justifiée,
00:11:01d'une part parce qu'il n'a pas été condamné,
00:11:04d'autre part parce qu'il est identifiable
00:11:06et enfin parce qu'il a eu un préjudice.
00:11:08Donc elle n'a pas fait les choses dans l'ordre, en fait.
00:11:10Voilà.
00:11:10Et cela étant,
00:11:12si j'étais le conseil du présumé auteur,
00:11:15je lui dirais de se désister
00:11:17parce qu'il y a eu ce documentaire en 2021
00:11:21qui démontre bien qu'en l'État,
00:11:24il y a eu des actes.
00:11:25Déjà, il y a une demande de renvoi
00:11:27qui était d'actualité.
00:11:30Donc on peut se douter
00:11:30qu'ils ont commencé à lui dire
00:11:32que ce n'était pas une très bonne idée.
00:11:33Parce que vous avez raison,
00:11:34pour l'effet d'agression sexuelle,
00:11:35elle n'a pas porté plainte.
00:11:36C'est le parquet qui a décidé
00:11:37de poursuivre Pierre Ménès.
00:11:39Il y a une audience
00:11:39qui se tient le 16 novembre prochain,
00:11:41postérieurement.
00:11:42Merci beaucoup pour cette précision.
00:11:43Je vous propose d'enchaîner
00:11:44avec l'autre affaire
00:11:46qui nous intéresse aujourd'hui.
00:11:47C'est Greg Guillotin
00:11:48qui est visé par une plainte
00:11:50pour violences conjugales.
00:11:52Ce chroniqueur et humoriste
00:11:53a reconnu ce week-end
00:11:54avoir infligé des violences
00:11:56physiques et psychologiques
00:11:58à sa compagne
00:11:59via un communiqué
00:12:00dont vous allez nous parler
00:12:01mais dans un instant.
00:12:01Dans ce message,
00:12:02il présente des excuses en bloc.
00:12:04Il fait part de sa honte aussi
00:12:06face à son comportement
00:12:07tout en assurant
00:12:08d'être d'ores et déjà suivi
00:12:10depuis un certain temps d'ailleurs
00:12:10par un psy.
00:12:12Sabrina, Berlin,
00:12:13vous voyez,
00:12:13on revient à ses confessions.
00:12:16Alors vraiment,
00:12:16il ne se trouve
00:12:16aucune circonstance atténuante
00:12:18Greg Guillotin pour le coup.
00:12:19Oui, Greg Guillotin,
00:12:20c'est un youtubeur français,
00:12:21un humoriste aussi
00:12:22qui est connu notamment
00:12:23pour ses caméras cachées.
00:12:25Mais voilà,
00:12:25aujourd'hui,
00:12:26il reconnaît des faits,
00:12:27des faits graves
00:12:27sur les réseaux sociaux
00:12:28via un communiqué
00:12:29que vous allez voir.
00:12:30Alors oui,
00:12:31il présente ses excuses
00:12:32à son ancienne compagne,
00:12:33Compiègne,
00:12:34qui a porté plainte contre lui
00:12:35pour violences conjugales
00:12:36et harcèlement.
00:12:36Regardez,
00:12:37il le reconnaît,
00:12:38ses violences conjugales.
00:12:39Elle les a subies.
00:12:40Je ne vais ni le nier
00:12:41ni chercher à les justifier.
00:12:43J'ai honte.
00:12:44Sa compagne,
00:12:45à 27 ans,
00:12:46elle accuse Grégory Guillotin
00:12:48de violences physiques
00:12:48et psychologiques
00:12:49entre 2009 et cette année,
00:12:51en 2026,
00:12:52elle parle de coups de poing
00:12:53portés sur elle,
00:12:54des coups de pieds,
00:12:55des gifles,
00:12:55un coup de poing à l'œil
00:12:56et également,
00:12:57cela se serait passé
00:12:58dans leur domicile
00:13:00mais aussi pendant
00:13:01des séjours en vacances.
00:13:02Il parle du Maroc,
00:13:03notamment,
00:13:04où la plaignante
00:13:04accuse le youtubeur
00:13:05de l'avoir giflé
00:13:06puis de lui avoir
00:13:07jeté un bol de céréales
00:13:08au visage.
00:13:08Il aurait aussi fait croire
00:13:09qu'il avait annulé
00:13:10son billet d'avion.
00:13:11Retour,
00:13:11il aurait également fait,
00:13:13selon elle,
00:13:13installer des caméras
00:13:14de surveillance chez eux.
00:13:16Alors,
00:13:16dans le communiqué,
00:13:17il le dit,
00:13:18Greg Guillotin,
00:13:19il dit qu'il est dorénavant
00:13:19suivi par un psychiatre
00:13:21et qu'il s'excuse.
00:13:22Ce sont ses derniers mots.
00:13:23Il écrit,
00:13:24il s'excuse à celle
00:13:25qui a partagé ma vie
00:13:27pendant 7 ans
00:13:27et je dois des excuses.
00:13:29En attendant,
00:13:30la plainte
00:13:30de cette ancienne compagne
00:13:32a été déposée
00:13:33le 17 juin
00:13:34auprès du tribunal
00:13:35judiciaire d'Evry.
00:13:36Le Parc a ouvert une enquête
00:13:37pour violences habituelles
00:13:39sur conjoints
00:13:40et harcèlement moral.
00:13:42Merci beaucoup.
00:13:43Ça sera donc instruit.
00:13:43Bonjour,
00:13:44Tom Michel.
00:13:45Vous êtes donc l'avocat
00:13:46de Greg Guillotin.
00:13:47Merci beaucoup
00:13:47d'avoir répondu
00:13:48à notre invitation.
00:13:49Alors,
00:13:49on parle chez votre client
00:13:50quand même,
00:13:51on l'a bien compris,
00:13:51d'un homme
00:13:52qui reconnaît en bloc,
00:13:53qui ne nie rien,
00:13:54qui s'excuse même.
00:13:55C'est assez rare
00:13:56pour être souligné.
00:13:57Tout de suite,
00:13:57vous l'avez senti sincère
00:13:59et dans un mea culpa total.
00:14:00Racontez-nous
00:14:01comment c'est venu tout ça.
00:14:03Écoutez,
00:14:04c'est un mea culpa
00:14:05sincère et total,
00:14:06d'autant plus
00:14:07qu'il est précédent
00:14:08à ce message.
00:14:09Ça veut dire que
00:14:10M. Guillotin,
00:14:11nous l'a rencontré
00:14:12il y a quelques semaines,
00:14:13avant même
00:14:13que l'affaire éclate
00:14:14et il avait déjà
00:14:16cette volonté.
00:14:17Et il l'a eu
00:14:17auprès de son ex-compagne aussi ?
00:14:18Il l'a eu auprès
00:14:19de son ex-compagne,
00:14:20il l'a eu au prix
00:14:20de tout le monde.
00:14:21C'est quelqu'un
00:14:22et c'est tout à fait
00:14:23iconoclaste
00:14:24en tant qu'avocat
00:14:25de rencontrer
00:14:25ce genre de client
00:14:26qui aurait pu même
00:14:27aller se dénoncer
00:14:28avant même
00:14:28qu'il y ait
00:14:29la moindre plainte.
00:14:29Iconoclaste,
00:14:30c'est-à-dire
00:14:30c'est rarissime
00:14:31vous voulez dire ?
00:14:32C'est rarissime,
00:14:33c'est quelqu'un
00:14:33qui a entamé un travail
00:14:35extrêmement important
00:14:36depuis des longs mois
00:14:37qui est suivi
00:14:38par plusieurs professionnels.
00:14:39C'est quelqu'un aussi
00:14:40et c'est pour ça
00:14:41qu'on vient aussi
00:14:42honorer votre invitation.
00:14:43Il ne veut pas
00:14:44se placer au centre du jeu.
00:14:46Se communiquer
00:14:47c'est aussi
00:14:48reconnaître
00:14:48le statut de victime
00:14:49de sa précédente compagne.
00:14:51C'est aussi peut-être
00:14:52d'une certaine manière
00:14:53lui faciliter les choses
00:14:54après les actions
00:14:55qu'il a posées sur lui.
00:14:57C'est aussi
00:14:58si vous voulez
00:14:58reconnaître
00:14:59ce qu'il a fait
00:14:59à savoir
00:15:00des violences ponctuelles
00:15:02sur une relation
00:15:03de cette année.
00:15:03Sans en tirer aucune
00:15:05j'allais dire gloire
00:15:06c'est pas le mot
00:15:06mais enfin aucun
00:15:08aucune circonstance
00:15:08atténuante
00:15:09au-dessus du public.
00:15:10Monsieur Guillotin
00:15:11dans le secret
00:15:12de mon cabinet
00:15:13mais aussi publiquement
00:15:14il ne se reconnaît
00:15:15aucune circonstance
00:15:16atténuante.
00:15:17Il y a bien sûr
00:15:18des explications
00:15:18sur pourquoi un homme
00:15:19peut arriver
00:15:20à des violences conjugales.
00:15:21Il y a des expériences
00:15:23il y a un passé...
00:15:24Je ne suis pas sûre
00:15:24que c'est la manière
00:15:25de le formuler
00:15:25mais enfin bon
00:15:25j'entends ce que vous voulez dire
00:15:27mais enfin bon
00:15:27dit comme ça
00:15:28c'est compliqué à entendre.
00:15:30Sur les raisons qui
00:15:31il n'y a pas de raison en fait.
00:15:31Il n'y a strictement
00:15:32aucune raison
00:15:33c'est justement
00:15:33son positionnement
00:15:34Je suis obligée
00:15:34de vous reprendre
00:15:35sur la formule.
00:15:36La formule c'est de dire
00:15:37qu'un jour peut-être
00:15:38il y aura un procès
00:15:39un jour peut-être
00:15:39il y aura une procédure
00:15:40et il s'expliquera.
00:15:41Alors qu'est-ce qu'il vous dit
00:15:42aujourd'hui
00:15:42et comment il se sent déjà ?
00:15:44Racontez-nous un peu.
00:15:45Mais écoutez
00:15:45la première chose
00:15:46c'est comment se sent
00:15:47la plaignante et la victime.
00:15:48Ça c'est la première chose
00:15:49à laquelle il pense
00:15:51c'est la première chose
00:15:52qui est dans son esprit.
00:15:54Lui comment il se sent
00:15:55vous vous doutez bien.
00:15:56Ça fait des mois
00:15:57qu'il se sent mal.
00:15:58Ça fait des mois
00:15:59qu'il n'arrive plus à avancer
00:16:00et qu'il a besoin
00:16:01de se faire accompagner
00:16:02par des professionnels.
00:16:03Donc évidemment
00:16:04qu'il se sent mal.
00:16:05Il a honte.
00:16:05Il le dit.
00:16:07Il l'écrit.
00:16:08Et il a décidé
00:16:09justement de ne pas
00:16:10prendre la parole
00:16:11pour ne pas polluer
00:16:12cette procédure.
00:16:13Donc en fait
00:16:13c'est un homme
00:16:14qui est en pleine conscience
00:16:14aujourd'hui.
00:16:15Évidemment ça ne présage pas
00:16:16de la suite judiciaire.
00:16:18Il accepte aussi
00:16:18de payer pour ses actes.
00:16:20Il ne fait pas ça
00:16:20juste pour se dédouaner
00:16:22ou minimiser l'issue.
00:16:23Rassurez-nous.
00:16:24Mais si vous voulez
00:16:24qu'est-ce que ça minimise
00:16:27de reconnaître publiquement
00:16:28les faits ?
00:16:29C'est suffisamment rare
00:16:31dans les tribunaux
00:16:31que ce soit
00:16:32des personnalités publiques
00:16:33ou alors des gens
00:16:33plus classiques
00:16:34que quelqu'un admette
00:16:36les faits.
00:16:36Que quelqu'un avoue
00:16:38sa participation.
00:16:39Qu'il n'y a aucune
00:16:41minimisation.
00:16:41Bien au contraire.
00:16:43On ne dit pas
00:16:43qu'il est courageux.
00:16:44Ce n'est pas courageux
00:16:45c'est sa volonté.
00:16:46C'est vrai quand vous êtes avocat
00:16:47et il y en a une autre
00:16:48sur le plateau.
00:16:49Vous accompagnez vos clients.
00:16:50Vous les conseillez
00:16:51mais il y a aussi
00:16:51la volonté du client.
00:16:53La volonté de la personne.
00:16:54La volonté c'est d'assumer.
00:16:55Un mot sur le fait
00:16:56qu'il ait vu un psy.
00:16:57C'est même antérieur
00:16:58à toute l'histoire.
00:16:59Ça veut dire qu'il avait
00:16:59pris conscience
00:17:00de la gravité
00:17:01de ce qu'il avait fait
00:17:02avant même
00:17:02que l'histoire soit soldée
00:17:04ou qu'elle soit portée
00:17:05sur le plan judiciaire.
00:17:06Mais avant même
00:17:07que l'histoire d'amour
00:17:08soit terminée.
00:17:09C'est quelqu'un
00:17:10qui avait conscience
00:17:10de ces problématiques
00:17:11qui sont une nouvelle fois
00:17:12et je le répète
00:17:13c'est important
00:17:13on a l'impression
00:17:14que c'était tous les jours
00:17:15sur cette année.
00:17:16C'est faux.
00:17:16C'était ponctuel.
00:17:18Et répété malgré tout.
00:17:19C'était des violences ponctuelles
00:17:20et répétées.
00:17:20Mais bien sûr
00:17:21mais l'idée
00:17:21est d'assumer
00:17:22tout ce qu'il a fait.
00:17:23J'allais rebondir.
00:17:23Allez-y,
00:17:24Maître Tomazini.
00:17:24Il y a quand même
00:17:25une difficulté.
00:17:26J'entends vous parler
00:17:27de violences ponctuelles.
00:17:29Pas du tout.
00:17:30Ce sont des violences
00:17:31dites habituelles.
00:17:33C'est exactement
00:17:34l'expression légale adaptée
00:17:37puisque ce sont des violences
00:17:38qui ont perduré
00:17:39de 2019 jusqu'à 2026.
00:17:42Des violences psychologiques,
00:17:44des violences physiques,
00:17:45un contrôle coercitif
00:17:46avec des caméras
00:17:47de surveillance.
00:17:48Donc il ne faut pas
00:17:49minimiser l'effet.
00:17:51Alors j'entends...
00:17:52Excusez-moi,
00:17:53parce que je vais être très clair.
00:17:54Je vais être très clair.
00:17:54Laissez la finir
00:17:55juste parce que
00:17:55je suis son dégagement
00:17:56pour que vous compreniez vraiment.
00:17:57Alors, écoutez,
00:17:58moi j'entends la sincérité
00:18:01de votre client
00:18:02et je souligne
00:18:03qu'effectivement
00:18:05il est extrêmement rare
00:18:06que des présumés auteurs
00:18:07voire des auteurs
00:18:08reconnaissent les faits
00:18:10d'une manière générale
00:18:11puisque devant les tribunaux
00:18:13correctionnels
00:18:13et j'y suis régulièrement,
00:18:16on a très peu d'auteurs
00:18:17qui reconnaissent.
00:18:18Ils sont dans la négation
00:18:20ou alors ils inversent les rôles
00:18:22et prétendent
00:18:23qu'il y a des violences
00:18:24réciproques
00:18:25et que même la victime
00:18:26est violente.
00:18:27Donc, très bien
00:18:29en ce qui concerne
00:18:30votre client,
00:18:31je reconnais que c'est bénéfique
00:18:33pour la victime
00:18:34parce qu'une victime
00:18:35avant tout,
00:18:36elle est là
00:18:37pour être reconnue victime,
00:18:39elle est là
00:18:39pour entendre les excuses,
00:18:41elle est là
00:18:41pour entendre la remise
00:18:43en question de l'auteur
00:18:44et surtout remise
00:18:45en question
00:18:46vis-à-vis
00:18:47des autres femmes
00:18:48potentielles.
00:18:49Maître Michel,
00:18:50non mais...
00:18:50J'aimerais juste
00:18:51corriger quelque chose,
00:18:52c'est très important.
00:18:53La première chose,
00:18:54c'est un dossier
00:18:54qui est pour l'instant
00:18:55un dossier de presse.
00:18:56Il y a des choses
00:18:56qui sont admises
00:18:57et qui ont été évoquées
00:18:59dans le communiqué
00:18:59et par exemple
00:19:00tout ce qui concerne
00:19:01les caméras,
00:19:02elles sont tout à fait contestées.
00:19:03M. Guetta,
00:19:03il y a mis des caméras
00:19:04comme plein d'autres Français,
00:19:06non pas pour surveiller
00:19:07sa compagne.
00:19:08Pourquoi vous dites
00:19:08que c'est un dossier de presse ?
00:19:09Parce que c'est un dossier judiciaire.
00:19:10La plainte a été déposée.
00:19:12Mais si vous voulez,
00:19:13nous n'avons pas,
00:19:14personne ici,
00:19:14moi-même,
00:19:15n'avons pas ce qu'il y a
00:19:16dans la procédure.
00:19:16C'est dommage,
00:19:17vous avez rien
00:19:17sur les éléments d'attention.
00:19:19À ce stade...
00:19:19Vos arguments
00:19:20de l'autre côté de la barre,
00:19:22effectivement,
00:19:22vous prétendez
00:19:23que ces caméras
00:19:24ont été installées
00:19:26pour contrôler
00:19:26un artisan
00:19:27ou je ne sais quoi,
00:19:28il y avait des travaux
00:19:29éventuellement dans la maison,
00:19:30mais quoi qu'il en soit,
00:19:32les caméras subsistaient
00:19:34après coup.
00:19:35Donc après,
00:19:36c'est votre argument.
00:19:37Mais si vous voulez,
00:19:38j'ai tellement l'habitude
00:19:39de ce type d'argument
00:19:40dans les dossiers
00:19:40que je me permets
00:19:42effectivement de dire
00:19:43attention,
00:19:44ce n'est pas des violences
00:19:45ponctuelles
00:19:46où il a donné une gifle
00:19:47ou un coup de pied,
00:19:48non.
00:19:49Ce sont des violences habituelles.
00:19:50Vous n'en savez rien.
00:19:51Vous n'avez pas accès
00:19:52à la procédure.
00:19:53Il faut être clair là-dessus.
00:19:53Ce que je voudrais dire quand même,
00:19:54c'est que vous parlez
00:19:55de sincérité de votre client.
00:19:56Moi, je parle de stratégie
00:19:58aussi de défense.
00:20:00Pourquoi ça peut payer ?
00:20:01Parce que les tribunaux
00:20:03entendent aussi
00:20:04cette remise en question.
00:20:06Le fait qu'il ait également
00:20:08été suivi antérieurement
00:20:10à la procédure
00:20:12et pendant la procédure
00:20:13et ça va automatiquement
00:20:15entraîner des circonstances
00:20:16atténuantes,
00:20:17donc une peine
00:20:17moins élevée,
00:20:19moins sévère
00:20:19et médiatiquement.
00:20:21Très intéressant,
00:20:22c'est qu'il reprend la main,
00:20:25il paralyse
00:20:26l'effet de sidération
00:20:27et en prenant la main,
00:20:29il devient moins coupable.
00:20:30Vous venez de dire,
00:20:31pardon Maître Thomas,
00:20:32je suis obligé de vous couper
00:20:33un petit peu,
00:20:33vous venez de dire
00:20:34par la même occasion
00:20:35que quand même s'excuser,
00:20:36c'est ce qu'il y a de plus important
00:20:37pour la victime.
00:20:38Donc on ne va pas lui reprocher
00:20:39non plus tout
00:20:40alors qu'il est dans une procédure
00:20:42de mettre à tout bas.
00:20:46Il faut aussi qu'on puisse
00:20:49parler et discuter.
00:20:51Il ne faut pas tout voir
00:20:52sur le ton
00:20:53et sur le temps
00:20:53de la stratégie.
00:20:54Il faut arrêter ces stratégies.
00:20:56S'il est stratégique,
00:20:57M. Guillotin,
00:20:58il fait comme toutes les personnes
00:20:59Elle vous le dit elle-même d'ailleurs.
00:21:00Elle attend des excuses
00:21:01de la cliente.
00:21:01Bien sûr.
00:21:02Et même, je veux dire,
00:21:03publiquement pour son public,
00:21:04il dit, ce n'est pas vrai.
00:21:05Il dit, cela doit être nuancé.
00:21:07Ça serait simple, stratégie.
00:21:08Juste un dernier mot.
00:21:09En France,
00:21:10je me permets d'insister là-dessus
00:21:11parce que ça me paraît
00:21:12être une dimension
00:21:12très importante quand même.
00:21:13Ce n'est pas la norme.
00:21:14On l'a vu dans des affaires
00:21:15retentissantes très récentes
00:21:16chez les personnalités publiques.
00:21:19Aux Etats-Unis,
00:21:20en revanche,
00:21:20faire l'inverse,
00:21:21faire ce que font
00:21:22la plupart des Français,
00:21:23ce serait signer
00:21:23à la fin de votre carrière.
00:21:24Vous trouvez la démarche
00:21:26intéressante aussi
00:21:26de ce point de vue-là ?
00:21:28Mais c'est une démarche
00:21:29intéressante
00:21:30qui est peut-être
00:21:31même sociétale.
00:21:32On peut aussi imaginer
00:21:34que le cas de M. Guillotin,
00:21:36les délits qu'il aurait commis,
00:21:38la manière dont il communique
00:21:39peut aussi,
00:21:40d'une certaine manière,
00:21:41non pas inspirée,
00:21:42mais retenir l'attention
00:21:43d'un certain nombre d'auteurs.
00:21:45Le psychiatre Stéphane Clerget,
00:21:46je veux avoir votre avis,
00:21:47c'est important aussi.
00:21:47J'imagine que vous avez eu
00:21:48des affaires similaires
00:21:49dans vos cabinets.
00:21:51Commencer une thérapie
00:21:52pendant,
00:21:52en pleine tempête,
00:21:53c'est rare.
00:21:54C'est en tout cas différent
00:21:55quand les gens demandent
00:21:56à venir spontanément
00:21:57pour traiter leur violence,
00:21:59leur impulsivité,
00:22:00leur jalousie
00:22:01ou leur prise de cocaïne
00:22:02ou d'alcool
00:22:02qui favorisent ces violences
00:22:04et des gens qu'on reçoit
00:22:06sur injonction judiciaire
00:22:07parce qu'ils sont obligés.
00:22:08Et quand les personnes
00:22:09sont dans le déni,
00:22:10on ne peut pas faire de travail.
00:22:11Et là,
00:22:12le fait de reconnaître les faits,
00:22:13la moitié du travail
00:22:14est déjà fait.
00:22:15Et on peut imaginer d'ailleurs
00:22:17que le travail
00:22:17qui a précédé
00:22:20la reconnaissance
00:22:21lui a permis aussi
00:22:23ce travail psychothérapeutique
00:22:24de reconnaître les faits.
00:22:26Maintenant,
00:22:27on parlait des raisons,
00:22:29entre guillemets.
00:22:30Moi, je pense
00:22:30que c'est important aussi
00:22:31d'en parler
00:22:32dans le cadre d'un procès,
00:22:33pas des raisons
00:22:35avec son épouse,
00:22:36mais des raisons antérieures.
00:22:37C'est-à-dire qu'il faut aussi
00:22:38qu'il y ait un travail
00:22:39de prévention
00:22:40contre les violences conjugales.
00:22:42Il faut évidemment
00:22:42les condamner,
00:22:43les dénoncer,
00:22:43mais aussi les prévenir.
00:22:44Et comment les prévenir ?
00:22:45Ça commence dès l'enfance.
00:22:47C'est-à-dire que dès l'enfance,
00:22:48il faut que l'enfant
00:22:49grandisse
00:22:50dans un climat serein.
00:22:51C'est-à-dire que
00:22:51la violence familiale
00:22:53favorise aussi
00:22:54la violence conjugale.
00:22:56Mais également aussi
00:22:58le fait qu'on éduque
00:22:59l'enfant
00:23:00sans aucune frustration aussi.
00:23:01Ça, c'est pas non plus positif.
00:23:03Ça fait sinon des adultes
00:23:05qui s'autorisent tout
00:23:06et qui se permettent tout.
00:23:08Donc oui,
00:23:08c'est important aussi
00:23:09de travailler sur la prévention.
00:23:10Merci beaucoup,
00:23:12Maître Michel.
00:23:12Merci énormément
00:23:13d'être venu porter la voix
00:23:14de votre client aujourd'hui
00:23:16et de nous avoir un peu éclairé.
00:23:17Vous viendrez nous parler
00:23:18de la suite de l'affaire,
00:23:19j'imagine.
00:23:20On va marquer une petite pause,
00:23:22mais à suivre,
00:23:22j'encourage à nous rejoindre.
00:23:24On aura le témoignage édifiant
00:23:25du rappeur Toham.
00:23:27Il affirme avoir été violé
00:23:28par une femme connue.
00:23:30Il a lancé une procédure
00:23:31et raconte son calvaire
00:23:33sur les réseaux sociaux.
00:23:34Une sexologue sera en plateau
00:23:36pour nous dire
00:23:36ce qu'est un viol
00:23:37de la part d'une femme.
00:23:39On parlera aussi
00:23:39de ce radar
00:23:40de la porte de Montreuil
00:23:41qui a été enlevé
00:23:42après notre émission
00:23:43sur cette pratique
00:23:44piégeuse
00:23:45contre les automobilistes
00:23:46la semaine dernière.
00:23:47Voilà le programme à suivre.
00:23:49Je vous dis à tout de suite.
00:23:54De retour sur le plateau
00:23:55de Polyjustice 24h en France.
00:23:56Ravi de vous retrouver
00:23:57chaque lundi à 13h.
00:24:00Vous avez ce mail aussi
00:24:01sur lequel vous pouvez
00:24:02nous faire parvenir
00:24:03vos témoignages.
00:24:04C'est 24h.
00:24:06cnews.fr
00:24:07Vous vous souvenez sans doute
00:24:09de l'émission
00:24:09vendredi dans 24h en France.
00:24:11On vous a parlé
00:24:11de ce radar
00:24:12qui avait été installé
00:24:14et qui plaçait
00:24:15le curseur à 30
00:24:16pour des travaux.
00:24:17C'est sur le périphérique parisien.
00:24:19Nous avons été entendus
00:24:20parce que le préfet
00:24:22entre-temps
00:24:23a décidé
00:24:24de le neutraliser.
00:24:26On est en direct
00:24:26avec Pierre Chasseret
00:24:28de 40 millions d'automobilistes.
00:24:29Bonjour Pierre.
00:24:30Vous étiez avec nous
00:24:31sur le plateau vendredi.
00:24:33Vous êtes heureux
00:24:34de l'issue.
00:24:35Comment ça s'est passé
00:24:36en fait la suite ?
00:24:39C'est assez facile.
00:24:40En fait,
00:24:41j'ai eu un appel
00:24:41de la déléguée interministérielle
00:24:43à la sécurité routière
00:24:44Estelle Ballit
00:24:45qui a pris une décision
00:24:46extrêmement courageuse
00:24:47celle de faire
00:24:48quelque chose d'historique
00:24:49dans l'histoire des radars.
00:24:51Une amnistie totale
00:24:53de tous les automobilistes
00:24:55qui ont été sanctionnés
00:24:56y compris
00:24:57ceux qui ont été sanctionnés
00:24:58avant la révélation
00:24:59de 40 millions
00:25:00d'automobilistes en vidéo
00:25:01c'est-à-dire
00:25:02tous ceux qui ont été flashés
00:25:03depuis le 24 août dernier.
00:25:05C'est historique.
00:25:06Jamais dans l'histoire
00:25:06quelqu'un n'a eu le courage
00:25:08d'effectuer une telle décision.
00:25:10Alors d'où l'occasion
00:25:11pour moi
00:25:11rêver de pouvoir dire
00:25:12à ceux qui ont été sanctionnés
00:25:14de ne pas s'inquiéter.
00:25:15Ils vont recevoir
00:25:16un courrier
00:25:17de la délégation interministérielle
00:25:18à la sécurité routière
00:25:19qui expliquera
00:25:20les démarches
00:25:21pour que ce soit
00:25:22classé sans suite.
00:25:24C'est une très belle issue
00:25:25pour ce combat
00:25:26parce que comme on le voit
00:25:26à l'antenne
00:25:27ceux qui étaient sanctionnés
00:25:29on le voit bien
00:25:29sur les images
00:25:30que j'avais réalisées
00:25:31on voit bien
00:25:32que ce n'est pas
00:25:32des fous furieux
00:25:33ce sont des automobilistes
00:25:34qui passaient à quoi ?
00:25:3535-36 km heure ?
00:25:37Il n'y avait vraiment pas
00:25:38de quoi les sanctionner.
00:25:39C'est une belle issue
00:25:40et on a été entendus
00:25:41sur toute la ligne
00:25:43c'est-à-dire
00:25:44le retrait du radar
00:25:45et l'amnistie totale.
00:25:47Franchement
00:25:47dans l'histoire des radars
00:25:48depuis 2003
00:25:49ça n'existait pas
00:25:50c'est une excellente nouvelle.
00:25:51Belle victoire qui vous conforte
00:25:53dans la raison d'être
00:25:54de votre association.
00:25:55Un mot quand même
00:25:56ça rapportait la bagatelle
00:25:57de 750 000 euros par jour
00:25:58pour ceux qui nous regardent.
00:26:00Oui approximativement
00:26:01c'était le calcul
00:26:02qu'on avait pu effectuer
00:26:03donc c'était évidemment
00:26:04quelque chose
00:26:05d'absolument colossal.
00:26:06Ça a dû peser dans la balance
00:26:07puisque je n'ai aucun doute
00:26:08sur le fait
00:26:09que les pouvoirs publics
00:26:10étaient au courant
00:26:11de la machine à flash
00:26:12et de la machine à cash
00:26:14que c'était absolument incontestable
00:26:16que ce radar
00:26:17était mal positionné
00:26:18qu'il était très mal annoncé
00:26:20que la limitation de vitesse
00:26:21était trop basse.
00:26:22Il cumulait tous
00:26:23tous les facteurs
00:26:24du radar piège
00:26:25on en parlait encore
00:26:26en ce moment
00:26:26vendredi dernier
00:26:27sur le plateau.
00:26:28Merci d'ailleurs
00:26:29à CNews
00:26:30d'avoir été le relais
00:26:32de cette opération
00:26:34de 40 millions
00:26:34d'automobilistes
00:26:35et qui a permis
00:26:36sans nul doute
00:26:37de provoquer
00:26:38ce tel tollé médiatique
00:26:39et qui a permis
00:26:41derrière
00:26:41d'obtenir cette belle victoire
00:26:42pour tous les automobilistes.
00:26:43Mais attention
00:26:44je sais que Paris
00:26:46n'est pas la France
00:26:46et je me mets à la place
00:26:48de tous ceux
00:26:48qui nous écoutent
00:26:49et qui n'habitent peut-être
00:26:50pas Paris
00:26:50ils ont peut-être
00:26:51des radars
00:26:51ils se disent aussi
00:26:52le mien n'est pas juste
00:26:53il exerce
00:26:55son travail
00:26:56de manière abusive
00:26:57ne vous inquiétez pas
00:26:58vous savez
00:26:59pour ceux qui me connaissent
00:27:00sur CNews
00:27:00vous savez très bien
00:27:01que je ne lâche pas
00:27:02les combats
00:27:03et que je compte bien
00:27:04avec mon association
00:27:0440 millions
00:27:05d'automobilistes
00:27:06m'occuper
00:27:07de tous ces radars pièges
00:27:08qui existent en France
00:27:09maintenant qu'on sait
00:27:09qu'on a une oreille
00:27:10extrêmement attentive
00:27:11et bienveillante
00:27:12du côté de la sécurité routière.
00:27:13On le sait bien
00:27:14bien sûr
00:27:14on vous connaît Pierre
00:27:16et bien vous ne croyez pas
00:27:16si bien dire
00:27:17parce qu'aujourd'hui
00:27:18restez avec nous
00:27:18quelques instants
00:27:19il y a ce nouveau radar
00:27:20qui nous a interpellé
00:27:21et que vous connaissez
00:27:22forcément Pierre
00:27:23c'est le plus rentable
00:27:24de France
00:27:25il est près de Nice
00:27:26et de Caine-sur-Mer
00:27:27sur l'autoroute A8
00:27:29l'an dernier
00:27:30près de 170 000 infractions
00:27:33ont été recensées
00:27:34c'est-à-dire
00:27:36470 flashs par jour
00:27:37vous avez bien entendu
00:27:38regarder le reportage
00:27:42Rentable de France
00:27:43l'année dernière
00:27:44près de 170 000 infractions
00:27:46ont été recensées
00:27:47soit près de 470 flashs par jour
00:27:49alors où se situe-t-il
00:27:52sur l'autoroute A8
00:27:53au 182ème kilomètre
00:27:55dans le sens Nice
00:27:56vers Aix-en-Provence
00:27:57Au-delà du nombre
00:27:59de procès-verbaux dressés
00:28:00c'est aussi son emplacement
00:28:02qui fait réagir
00:28:03Il est complètement masqué
00:28:04et en fait
00:28:06le panneau qui annonce
00:28:07le radar
00:28:07est aussi un peu masqué
00:28:08en amont
00:28:09et il est vraiment
00:28:10un peu dans le tournant
00:28:12et comme c'est une 4 voix
00:28:13les gens ne s'en méfient pas
00:28:15C'est plutôt un piège
00:28:16c'est pour
00:28:18c'est l'état
00:28:20pour encaisser l'état
00:28:21mais c'est un piège
00:28:22Ce radar
00:28:24fixe
00:28:24double face
00:28:25a été mis en service
00:28:26en 2024
00:28:27sur ce tronçon descendant
00:28:29la vitesse passe
00:28:30de 110 km heure
00:28:31à 90 km heure
00:28:32Ce changement de vitesse
00:28:34interpelle
00:28:35certains automobilistes
00:28:36Rouler à 90 sur l'autoroute
00:28:37si c'est pas pour faire de l'argent
00:28:38je vois pas à quoi ça sert
00:28:39Sur l'autoroute
00:28:40même à 110 ou à 130
00:28:42s'il n'y a pas grand monde
00:28:43je vois pas le danger
00:28:45Selon les derniers chiffres officiels
00:28:47en 2024
00:28:48les radars
00:28:49ont rapporté
00:28:49à l'état français
00:28:50près de 890 millions d'euros
00:28:53Je vais pas forcément
00:28:54me faire des amis
00:28:55mais je vais poser
00:28:57une question candide
00:28:57Axel Ronde
00:28:58le radar
00:28:59c'est pas censé être
00:29:00votre copain
00:29:00je veux dire
00:29:02qui vous dit
00:29:02où je suis là
00:29:03les panneaux
00:29:04etc
00:29:04vous les connaissez
00:29:06les limites de vitesse
00:29:06vous les avez
00:29:07sur votre tableau de bord
00:29:08donc maintenant
00:29:09vous pouvez plus
00:29:10faire sans
00:29:11mais bon
00:29:12faut prévenir
00:29:12c'est ça le principe
00:29:14les gens accélèrent
00:29:15immédiatement après
00:29:16donc il y a un côté
00:29:17un peu hypocrite
00:29:17dans tout ça
00:29:19oui alors
00:29:20c'est une politique globale
00:29:21de la sécurité routière
00:29:22qui avait été mis en place
00:29:23et qui est mis en place
00:29:24c'est que souvent
00:29:24sur ces radars là
00:29:25on met d'autres radars
00:29:26plus loin
00:29:27qui sont mobiles
00:29:28avec la gendarmerie
00:29:30ou la police nationale
00:29:31mais au delà de ça
00:29:32ces radars ont bien fonctionné
00:29:34pendant
00:29:34on va dire
00:29:3520 ans
00:29:3525 ans
00:29:36ça a fait diminuer
00:29:37quand même
00:29:37drastiquement
00:29:38les morts sur la route
00:29:39mais comme
00:29:40tout système
00:29:41et bien
00:29:42à un moment donné
00:29:44on va
00:29:44plutôt regarder
00:29:46la rentabilité
00:29:47il ne faut pas se mentir
00:29:48il y a certains endroits
00:29:49on se pose quand même
00:29:50des questions
00:29:51pourquoi on a mis ce radar là
00:29:52ou alors s'il y a un problème
00:29:54routier
00:29:54et bien on peut modifier
00:29:55la route
00:29:56à un moment donné
00:29:56donc vous concevez
00:29:57le côté abusif
00:29:58on le voit bien sûr
00:29:59quand vous parlez
00:29:59sur ce radar
00:30:00à Porte de Montreuil
00:30:01on voit très bien
00:30:02que c'était totalement abusif
00:30:04de passer de 50 à 30 km heure
00:30:06à un moment donné
00:30:07je pense qu'il faut quand même
00:30:08et d'ailleurs la préfecture de police
00:30:10s'est posé la bonne question
00:30:12avec le délégué interministériel
00:30:13puisqu'ils ont arrêté ce radar
00:30:16mais il faut effectivement
00:30:17je pense
00:30:19réétudier l'ensemble des radars
00:30:20parce qu'on voit
00:30:21qu'il y a certains radars
00:30:23qui rapportent
00:30:24beaucoup d'argent
00:30:25et bien dis donc
00:30:25si même un policier
00:30:26le dit
00:30:27Pierre Chasseret
00:30:29j'imagine que votre prochaine mission
00:30:30c'est quoi ?
00:30:30c'est le radar niçois
00:30:31qu'on vient de voir
00:30:32dans le reportage
00:30:33vous êtes déjà sur le coup ?
00:30:36ma mission maintenant
00:30:37c'est d'entendre
00:30:38les automobilistes
00:30:38partout en France
00:30:39pour voir les situations abusives
00:30:41vous savez
00:30:41bien sûr
00:30:42je suis d'accord avec vous
00:30:43il y a une limitation de vitesse
00:30:44on la respecte
00:30:45et il ne se passe rien
00:30:46et on n'est pas flashé
00:30:47le problème c'est que la route
00:30:48ça ne fonctionne pas comme ça
00:30:49quelquefois
00:30:50vous pouvez être dans une situation
00:30:51extrêmement piégeuse
00:30:52allez je ne vais pas vous dire où
00:30:53mais il y en a un petit
00:30:54qui me plaît bien
00:30:55il est posé
00:30:5720 centimètres
00:30:5820 centimètres
00:30:59juste derrière le panneau
00:31:00d'entrée de la ville
00:31:00bon vous imaginez bien
00:31:02que 20 centimètres
00:31:03collés au panneau
00:31:04alors qu'il n'y a strictement rien
00:31:05et qu'il n'y a même pas un trottoir
00:31:07et qu'il n'y a même pas d'habitation
00:31:09personne n'est pile poil
00:31:10à 49 km heure après
00:31:11ce type de situation
00:31:13ne doit pas exister
00:31:14car ça desserre totalement
00:31:16le message des radars
00:31:17moi je suis sûr et certain
00:31:19que les français
00:31:20pourraient être favorables
00:31:21aux radars
00:31:21à condition
00:31:22qu'il y ait un peu de tolérance
00:31:24sur le système
00:31:25or un système aussi intolérant
00:31:27vous savez
00:31:28quand il n'y a pas de tolérance
00:31:29ça ne fonctionne pas
00:31:29j'ai l'impression
00:31:30qu'aujourd'hui
00:31:30les radars
00:31:31s'ils ne sont pas acceptés
00:31:32en France
00:31:32c'est sans doute
00:31:33qu'il y a une raison
00:31:34et peut-être à cause
00:31:35de certains abus
00:31:35qui nous rendent fous
00:31:36donc il faut faire
00:31:38un vrai audit
00:31:39de l'implantation
00:31:40des radars
00:31:40pour regarder
00:31:41là où ils sont
00:31:42correctement placés
00:31:43et je suis persuadé
00:31:44à 100%
00:31:45s'ils sont placés
00:31:46dans des zones
00:31:47accidentogènes
00:31:47avec des automobilistes
00:31:49qui sont laissés
00:31:50tranquilles
00:31:50mais les chauffards
00:31:51qui sont ciblés
00:31:52je suis persuadé
00:31:53que tous les français
00:31:53se font favorable aux radars
00:31:54merci beaucoup
00:31:56Pierre Chasseret
00:31:56quelque chose me dit
00:31:57qu'on va se revoir
00:31:58et qu'on va s'entendre
00:31:59à nouveau
00:31:59ou sur le plateau
00:32:00ou à distance
00:32:02bien sûr
00:32:02on n'a pas fini
00:32:03avec ce thème
00:32:04j'aimerais apporter
00:32:06cette autre histoire
00:32:07à votre connaissance
00:32:09je vous l'ai dit
00:32:09en tisant l'émission
00:32:11tout à l'heure
00:32:12on va parler
00:32:12du jeune rappeur
00:32:13Toham
00:32:13Toham affirme
00:32:14avoir été victime
00:32:17d'un viol
00:32:17commis
00:32:18par une femme connue
00:32:19dont il ne veut pas
00:32:20d'ailleurs
00:32:21divulguer l'identité
00:32:22il révèle toutefois
00:32:24qu'une procédure judiciaire
00:32:25est en cours
00:32:25alors il a choisi
00:32:26de raconter
00:32:28publiquement
00:32:28le chanteur
00:32:29son histoire
00:32:30sur les réseaux sociaux
00:32:30cette semaine
00:32:31un appel
00:32:32qui a été
00:32:33en tout cas
00:32:33un message
00:32:33qui a été largement relayé
00:32:35il est vrai
00:32:36qu'il est rare
00:32:37quand même
00:32:37d'entendre un homme
00:32:38parler de son propre viol
00:32:39c'est ce dont on va parler
00:32:40avec notre invité
00:32:42Catherine Solano
00:32:43dans un tout petit instant
00:32:44je vous propose
00:32:44de découvrir
00:32:45les messages
00:32:47qu'on a extraits
00:32:48de son compte Instagram
00:32:49où il dit
00:32:49j'ai été violée
00:32:50par une femme
00:32:50et il y a donc
00:32:52une procédure
00:32:52il y a un an et demi
00:32:53il a une relation
00:32:53de trois mois
00:32:54donc il explique
00:32:55un petit peu
00:32:55le contexte
00:32:57alors ça va peut-être
00:32:58un petit peu vite
00:32:58pour pouvoir les lire
00:33:00mais il dit
00:33:00il y a une partie de lui
00:33:02qui est partie
00:33:03qui a été dépossédée
00:33:04outre l'acte sexuel
00:33:06et le viol lui-même
00:33:08il y avait tout un contexte
00:33:10de violence psychologique
00:33:11dans lequel il a été entraîné
00:33:12assez rapidement
00:33:13d'ailleurs
00:33:14mais évidemment
00:33:16Catherine Solano
00:33:17vous êtes sexologue
00:33:18merci d'avoir répondu
00:33:19à notre invitation
00:33:19pour tenter d'y voir plus clair
00:33:20on va clarifier tout de suite
00:33:22le viol d'un homme
00:33:24par une femme
00:33:25c'est une réalité
00:33:26c'est quelque chose
00:33:27que vous avez déjà entendu
00:33:29dans le cadre de vos consultations
00:33:30ah oui ça existe
00:33:31un viol c'est une pénétration sexuelle
00:33:33donc une fellation imposée
00:33:35c'est un viol
00:33:36même une pénétration vaginale
00:33:38ou anale
00:33:40ça peut se faire
00:33:40si on stimule le sexe masculin
00:33:43parce que notre sexe
00:33:44qu'on soit homme ou femme
00:33:45il est fait pour réagir
00:33:46dans le cadre d'un homme
00:33:47mais qu'une femme
00:33:49impose ce genre de choses
00:33:50alors moi ce que je vois
00:33:51en consultation
00:33:52là
00:33:53c'est un viol
00:33:54mais il y a un phénomène
00:33:56d'emprise
00:33:56comme vous dites
00:33:57et les personnes
00:33:58qui vivent ça
00:33:59ne vont pas tellement
00:34:00voir un sexologue
00:34:01mais plutôt un psychologue
00:34:03et donc moi ce que je vois
00:34:04plutôt
00:34:04c'est des hommes adultes
00:34:05qui ont été agressés
00:34:07par une femme enfant
00:34:08mais j'en vois pas souvent
00:34:09mais j'en ai vu plusieurs
00:34:10dans ma carrière
00:34:11D'accord
00:34:12mais sans vouloir être graphique
00:34:14il n'y a pas que des hommes
00:34:15qui sont des prédateurs
00:34:16ou des addicts sexuels
00:34:18c'est aussi
00:34:18aux féminins
00:34:20là quand même
00:34:21je parle à la praticienne
00:34:21ça arrive mais on estime
00:34:23que si vous voulez
00:34:23dans les condamnations
00:34:24pour viol
00:34:25il y a 99% d'hommes
00:34:27et 1% de femmes
00:34:28donc alors ceci dit
00:34:30c'est très difficile
00:34:32d'analyser les chiffres
00:34:33parce que les hommes
00:34:34en général
00:34:34quand ils ont subi
00:34:35une agression sexuelle
00:34:37apparemment
00:34:37ils osent encore moins
00:34:38en parler que les femmes
00:34:39parce qu'il y a le côté viril
00:34:42vous voyez
00:34:42d'être un homme
00:34:43c'est encore plus honteux
00:34:44on a l'impression
00:34:45qu'ils sont extrêmement fragiles
00:34:46et au niveau virilité
00:34:48c'est très difficile
00:34:49d'en parler
00:34:50voire même quelques fois
00:34:52on va leur dire
00:34:52mais tu plaisantes
00:34:54enfin vous voyez
00:34:54on a l'impression
00:34:56ça fait rire même parfois
00:34:58oui ça fait rire
00:34:59non mais
00:34:59tout à fait
00:35:00parce qu'on a l'impression
00:35:01dans notre société
00:35:02qu'un homme
00:35:03c'est toujours prêt
00:35:04il sera toujours content
00:35:06d'avoir un rapport sexuel
00:35:07or c'est faux
00:35:08et d'ailleurs rappelez-vous
00:35:09pardon
00:35:10qu'en 2024
00:35:11il a fallu attendre 2024
00:35:12pour que le hashtag MeToo
00:35:14devienne aussi un hashtag MeToo
00:35:16pour les garçons
00:35:16c'était le comédien Aurélien Vic
00:35:18qui avait révélé
00:35:19avoir été abusé
00:35:20et d'un coup
00:35:21il y a eu une vague
00:35:22de MeToo garçons
00:35:23d'hommes qui ont été abusés
00:35:24sexuellement
00:35:25il a fallu du temps
00:35:25avant qu'ils prennent la parole
00:35:27et qu'ils osent
00:35:28peut faire
00:35:28oui mais c'est vrai
00:35:29que c'est souvent agressé
00:35:30par des hommes
00:35:30il n'y a pas eu
00:35:31beaucoup de témoignages
00:35:32agressés par des femmes
00:35:33et pourtant ça existe
00:35:35on a dans nos cabinets
00:35:36des témoignages
00:35:36de plus en plus importants
00:35:38alors est-ce que c'est plus fréquent
00:35:39au même titre
00:35:40que la délinquance féminine
00:35:41a doublé ces dernières années
00:35:43est-ce que les agressions sexuelles
00:35:45sur les hommes
00:35:46de la part des femmes
00:35:47augmentent ?
00:35:48c'est possible
00:35:49ou est-ce parce que
00:35:50les hommes aujourd'hui
00:35:51s'autorisent davantage
00:35:53à porter plainte ?
00:35:55c'est en fait la question
00:35:55du consentement
00:35:56et la question du consentement
00:35:58elle apparaît
00:35:59moi je vois ça beaucoup
00:36:00chez les ados
00:36:01où les ados se sentent
00:36:03beaucoup plus en difficulté
00:36:04les ados garçons
00:36:05de dire non
00:36:06que les filles
00:36:07les filles aujourd'hui
00:36:08et c'est heureux
00:36:08on leur apprend à dire non
00:36:09on n'a pas encore éduqué
00:36:11les garçons
00:36:11on n'a pas appris aux garçons
00:36:12à dire non
00:36:13et il y a des garçons
00:36:14ils se sentiraient
00:36:15presque gais
00:36:16s'ils refusaient
00:36:17une avance d'une fille
00:36:18même si la fille
00:36:19ne lui plaît pas
00:36:20revenons à vos consultations
00:36:21et après bien sûr
00:36:22je sondrai l'avocate
00:36:23c'est difficile à avouer
00:36:24comme elle le disait
00:36:25Catherine
00:36:27c'est stigmatisant
00:36:28parce que c'est associé
00:36:30à la honte
00:36:31parce que c'est rare
00:36:31etc
00:36:32même dans le secret
00:36:33du cabinet
00:36:34est-ce que vous avez
00:36:35des confessions
00:36:36et des je ne sais pas moi
00:36:38des torrents de larmes
00:36:39des hommes qui craquent
00:36:39à cause de ça
00:36:40oui
00:36:41ils pleurent ou ils ne pleurent pas
00:36:42mais ils le reconnaissent
00:36:43avec difficulté
00:36:44mais c'est parfois
00:36:46des agressions sexuelles
00:36:47ce n'est pas toujours des viols
00:36:48ça peut être des attouchements
00:36:49mais c'est aussi
00:36:50des relations sexuelles
00:36:51imposées sous la menace
00:36:53sous la menace
00:36:55sous l'agression verbale
00:36:56il y a aussi
00:36:57des empris psychologiques
00:36:59de femmes sur des hommes
00:37:00et même au sein du couple
00:37:02on parle de viol maintenant
00:37:03au sein du couple
00:37:03au sein du couple
00:37:04il y a parfois
00:37:05des relations sexuelles
00:37:06qui sont imposées à l'homme
00:37:08et les hommes
00:37:08ne vont évidemment pas
00:37:09oser se plaindre
00:37:10parce que comme
00:37:11vous l'avez dit
00:37:12l'homme est censé
00:37:13être toujours prêt
00:37:15et disponible
00:37:16et c'est à la femme
00:37:17de disposer
00:37:18donc c'est toute une éducation
00:37:19qui est d'ailleurs
00:37:20en train de se faire
00:37:21j'ai l'impression quand même
00:37:21auprès des enfants
00:37:23sur cette notion
00:37:24de consentement
00:37:24où on apprend aussi
00:37:26aux garçons
00:37:26à imposer
00:37:29le consentement
00:37:31à autre chose
00:37:31on associe trop
00:37:32la libido
00:37:34à un homme
00:37:35comme si c'était
00:37:36une libido permanente
00:37:37mais c'est quoi
00:37:38un viol
00:37:38vraiment pour que les gens
00:37:39comprennent
00:37:39une femme
00:37:40qui va imposer
00:37:41une relation sexuelle
00:37:42à un homme
00:37:43même si on comprend
00:37:44qu'il y a la contrainte
00:37:45psychologique
00:37:45ça passe par quoi
00:37:46c'est à dire
00:37:47qu'elle le force
00:37:48est-ce qu'un homme
00:37:48peut avoir une érection
00:37:51pardon de parler
00:37:51de manière un peu
00:37:52plus claire
00:37:54forcée
00:37:54justement
00:37:55c'est ça qui est difficile
00:37:56c'est qu'un homme
00:37:57s'il a des stimulations
00:37:58sexuelles
00:37:59surtout s'il est jeune
00:38:00il va avoir très facilement
00:38:02une érection
00:38:02même s'il n'a pas de désir
00:38:03on peut très bien avoir
00:38:04une excitation
00:38:05sans désir
00:38:06et donc
00:38:06très souvent
00:38:07même dans sa tête
00:38:08il se dit
00:38:09mais si j'ai eu une érection
00:38:11c'est sans doute
00:38:11que dans le fond
00:38:12j'en avais envie
00:38:13mais que je ne me l'avouais pas
00:38:14et en plus
00:38:15les agresseurs
00:38:16je ne sais pas
00:38:17si les agresseurs
00:38:18se font trop ça
00:38:18mais vont dire
00:38:19tu vois
00:38:19tu en avais envie
00:38:20en fait
00:38:20donc il va se dire
00:38:21j'en avais peut-être
00:38:22envie inconsciemment
00:38:23donc il ne va pas oser dire
00:38:25de la même manière
00:38:26que des femmes
00:38:27qui peuvent être excitées
00:38:29malheureusement
00:38:30lorsque elles sont violées
00:38:32mais ça on ne le dit pas assez
00:38:33mais il faut le dire
00:38:35le physiologique
00:38:36n'est pas toujours en phase
00:38:37avec le psychique
00:38:38et puis il y a une deuxième chose
00:38:39c'est que quand on subit
00:38:40une agression sexuelle
00:38:41il y a ce qu'on appelle
00:38:41une colonisation traumatique
00:38:44c'est-à-dire que le mental
00:38:45de l'agresseur
00:38:46est injecté dans votre cerveau
00:38:48et donc après l'agression
00:38:50souvent vous allez avoir
00:38:51des excitations
00:38:51en repensant à l'agression
00:38:53parce que votre agresseur
00:38:55avait cette excitation
00:38:56et donc c'est
00:38:57un transfert de fantasme
00:38:58un transfert de fantasme
00:39:00et donc vous vous dites
00:39:01sans doute que c'est aussi
00:39:03moi qui suis en cause
00:39:03et ça on n'en parle pas assez
00:39:05parce que souvent
00:39:06c'est horrible
00:39:07pour les personnes
00:39:08qui sont agressées sexuellement
00:39:09Stéphane, Clarege
00:39:10oui c'est très très important
00:39:11ce qui vient d'être dit
00:39:13là
00:39:13c'est absolument fondamental
00:39:14et c'est complexe
00:39:15à comprendre
00:39:16surtout au niveau
00:39:17de la justice
00:39:18mais c'est d'autant plus vrai
00:39:19que le garçon est jeune
00:39:21et qu'il ne connaît pas bien
00:39:23ses désirs
00:39:24ce qu'il veut
00:39:24ce qu'il ne veut pas
00:39:25et encore une fois
00:39:26il n'a pas été éduqué
00:39:27à écouter ses besoins
00:39:28ses envies
00:39:29ses désirs
00:39:32Là on parle d'un
00:39:33je vous précise quand même
00:39:35le profil de ce rappeur
00:39:36c'est un jeune rappeur
00:39:37d'origine polynésienne
00:39:39effectivement il a une
00:39:40il y a quelque chose
00:39:42de cet ordre là
00:39:43allez-y maître
00:39:43je voulais réagir
00:39:45on a eu
00:39:46l'analyse
00:39:47de cette sexologue
00:39:49sur notre plateau
00:39:50l'analyse du psychiatre
00:39:52alors sur le plan juridique
00:39:54un viol
00:39:55le viol d'un homme
00:39:57par une femme
00:39:57c'est tout à fait possible
00:39:58la définition du viol
00:40:00n'est pas genrée
00:40:01je rappelle la définition
00:40:03c'est tout acte
00:40:04de pénétration sexuelle
00:40:07notamment bucco génital
00:40:09et bucco anal
00:40:11effectué par un cuidam
00:40:14sur un autre cuidam
00:40:15avec violence
00:40:17contrainte
00:40:17menace
00:40:18ou surprise
00:40:19donc dans ce cas de figure
00:40:21le rappeur je crois
00:40:23a dénoncé
00:40:24des violences physiques
00:40:25et des violences psychologiques
00:40:27donc de la contrainte
00:40:28à partir du moment
00:40:29où il n'y a pas de consentement
00:40:31libre
00:40:32volontaire
00:40:33éclairé
00:40:33il peut y avoir viol
00:40:34c'est à dire que
00:40:35est-ce qu'une femme
00:40:36en l'espèce
00:40:37je ne sais pas s'il y a eu
00:40:37beaucoup de procès
00:40:38de la sorte déjà
00:40:39s'il y a de la littérature
00:40:40là-dessus
00:40:40est-ce qu'une femme
00:40:41en cours
00:40:42et à l'arrivée
00:40:44écope de la même peine
00:40:45qu'un homme
00:40:45pour le même qualificatif
00:40:46j'entends bien
00:40:47et
00:40:49absolument
00:40:49vous avez des exemples
00:40:51non alors
00:40:51pour répondre à votre question
00:40:53j'ai également fait
00:40:54une petite recherche
00:40:56il n'y a pas de cas
00:40:57de jurisprudence
00:40:58où une femme
00:40:59a été condamnée
00:41:01pour le viol d'un homme
00:41:02ça n'existe pas
00:41:03ah il y en a pas
00:41:04mais non
00:41:06le problème il est autre
00:41:08c'est à dire qu'il y a
00:41:08très peu de plaintes
00:41:10d'hommes
00:41:11pour viol
00:41:12à l'encontre d'une femme
00:41:13donc en fait
00:41:14il y a très peu de plaintes
00:41:15très peu de signalements
00:41:16donc forcément
00:41:19in fine
00:41:19il y a très peu de condamnations
00:41:21et peut-être parce que
00:41:22c'est plus difficile à prouver aussi
00:41:23c'est pas plus difficile à prouver
00:41:25c'est une question
00:41:26de stéréotypes de genre
00:41:27c'est à dire que
00:41:28c'est le tabou des tabous
00:41:30un homme
00:41:31imaginez un homme
00:41:32qui pousse la porte d'un commissariat
00:41:33pour dire
00:41:34ma compagne m'a violée
00:41:36déjà
00:41:37les officiers de police judiciaire
00:41:39ils vont prendre
00:41:40cette plainte
00:41:41avec beaucoup de circonspection
00:41:43en réalité
00:41:45donc déjà
00:41:46une femme
00:41:47c'est compliqué
00:41:47mais un homme
00:41:49c'est encore plus compliqué
00:41:50même aujourd'hui
00:41:51en 2026
00:41:51c'est quelque chose
00:41:52à quoi vous avez été confronté
00:41:53ou en tout cas
00:41:53dont vous avez parlé
00:41:54avec des collègues
00:41:54non j'ai jamais été confronté
00:41:56à cette situation
00:41:56mais c'est vrai
00:41:57que la libération de la parole
00:41:59va faire qu'on va en avoir
00:42:01de plus en plus
00:42:01parce que des emprises
00:42:03psychologiques
00:42:03on en voit effectivement
00:42:05alors certes
00:42:05ça ne débouchait pas forcément
00:42:07sur des viols
00:42:08mais ça va certainement
00:42:10montrer
00:42:11en tout cas
00:42:12à certains hommes
00:42:12qui sont des victimes
00:42:14donc oui
00:42:14je pense que
00:42:15des pervers narcissiques
00:42:16il y a des femmes aussi
00:42:16oui bien évidemment
00:42:17un peu moins que les hommes
00:42:18mais ça existe
00:42:19ça existe
00:42:19donc forcément
00:42:20les enquêteurs
00:42:21vont s'adapter
00:42:22à cette nouvelle
00:42:24ces nouveaux délits
00:42:26ces nouveaux crimes
00:42:26qui vont leur être racontés
00:42:29en tous les cas
00:42:29dans les différentes plaintes
00:42:30qu'ils vont recevoir
00:42:31est-ce que c'est des choses
00:42:32dans le cadre de consultations
00:42:34peut-être que vous avez eues
00:42:34entre couples
00:42:35parce que vous êtes sexologue
00:42:36donc vous recevez des couples
00:42:37en coaching
00:42:38j'imagine
00:42:39de thérapie sexuelle
00:42:40quand ça ne va pas
00:42:42qui ressort
00:42:43ou que vous pouvez soupçonner
00:42:44dans certaines consultations
00:42:46disons que j'ai déjà eu des couples
00:42:48où il y avait une femme
00:42:49très agressive
00:42:50envers son mari
00:42:51mais je n'ai pas eu d'homme adulte
00:42:54me disons avoir été violé
00:42:55mais par contre des adolescents
00:42:57qui ont été violés
00:42:59par une femme
00:43:00par une femme
00:43:01plus souvent par des hommes
00:43:02mais
00:43:03on parle vraiment du cas de femmes
00:43:04des agressions
00:43:05et
00:43:07oui il faut voir aussi que
00:43:09c'est ce que vous disiez
00:43:10par rapport à la police
00:43:12la police va dire
00:43:13mais vous aviez une érection
00:43:14donc vous aviez envie
00:43:15enfin si on creuse un petit peu
00:43:16c'est pas tellement connu
00:43:17et ce que je voudrais dire quand même
00:43:19c'est qu'il y a pas mal d'enfants
00:43:20et d'adolescents hommes
00:43:21qui sont agressés sexuellement
00:43:23et quand c'est par une femme
00:43:24ça a des conséquences dramatiques
00:43:26parce que souvent aussi
00:43:28les ados ils prennent ça
00:43:29comme une initiation
00:43:29ils se disent
00:43:30c'était ma première fois
00:43:31on entend souvent
00:43:32c'était ma première fois
00:43:33vous creusez
00:43:34vous dites
00:43:34ah bon
00:43:34et moi j'ai déjà
00:43:37entendu des hommes me dire
00:43:38j'ai 30 ans
00:43:39je n'ai jamais eu
00:43:41de rapport sexuel
00:43:42avec une femme
00:43:42ni avec un homme d'ailleurs
00:43:43je n'ai jamais eu
00:43:44de rapport sexuel
00:43:45depuis
00:43:45j'en suis incapable
00:43:46ah oui d'accord
00:43:47ça les a marqués
00:43:48ah ben ça marque durablement
00:43:49il ne faut pas croire
00:43:50quand vous dites
00:43:50je n'ai jamais eu
00:43:51de relation sexuelle
00:43:53depuis cette agression
00:43:54et depuis ce viol
00:43:55exactement
00:43:56c'est très important
00:43:57parce qu'il y a un vécu
00:43:57de passivité
00:43:58qui est encore plus dur
00:43:59à vivre pour un homme
00:44:01parce qu'il n'a tellement pas été
00:44:02parce qu'il a intégré des codes
00:44:04en fait
00:44:04mais oui
00:44:05et souvent effectivement
00:44:07ces initiations
00:44:08c'est souvent avec des femmes
00:44:09beaucoup plus âgées
00:44:11oui
00:44:11qui peuvent parfois
00:44:12avoir l'âge de leur mère
00:44:12moi les histoires
00:44:13que j'ai pu entendre
00:44:14c'est d'ailleurs souvent
00:44:15des femmes dans l'entourage familial
00:44:16par exemple des marraines
00:44:18ou parfois des tantes
00:44:19donc il y a une dimension aussi
00:44:20parfois incestueuse
00:44:21qui en rajoute
00:44:22sur le traumatisme
00:44:23et que l'on ne soupçonne pas
00:44:24de l'extérieur
00:44:25parce qu'on a un petit préjugé
00:44:27tout de même
00:44:27que les femmes sont très maternelles
00:44:29très affectueuses
00:44:30et donc c'est difficile
00:44:31de déceler
00:44:31lorsque ça dérape
00:44:32d'une affection
00:44:33qui pourrait être attribuée
00:44:35à la maternité
00:44:36elle pourrait être au-dessus
00:44:37de tout soupçon
00:44:37oui
00:44:38bon merci beaucoup
00:44:39c'était très intéressant
00:44:40Catherine Solène
00:44:41d'avoir votre regard
00:44:42en fait de spécialiste
00:44:43sur cette affaire
00:44:45qu'on suivra avec attention
00:44:46là encore
00:44:47à suivre
00:44:47dans notre émission
00:44:48police-justice
00:44:4924h en France
00:44:50deux militants d'extrême droite
00:44:51proches du GUT
00:44:52qui sont poursuivis
00:44:53pour l'assassinat
00:44:54de ce rugbyman
00:44:55Federico Martin Arambou
00:44:57dont vous avez vu
00:44:58le portrait
00:44:59c'est un procès
00:44:59qui débute
00:45:00cet après-midi
00:45:01et nous y serons
00:45:02avec Célia Barotte
00:45:03sur place
00:45:03les policiers
00:45:04accèleront
00:45:05toujours très en colère
00:45:06vos collègues
00:45:07et vous-même
00:45:08loin de relâcher
00:45:09la pression
00:45:10on vous explique pourquoi
00:45:11ils ont mal à partir
00:45:13avec les commissaires
00:45:13un petit peu en ce moment
00:45:14mais on en parle
00:45:15et puis notre grand dossier
00:45:16arnaque aux commerçants
00:45:17avec des pratiques
00:45:18de plus en plus affûtées
00:45:20et qui suscitent
00:45:21le ras-le-bol
00:45:21de ceux qui tiennent
00:45:22ces commerces
00:45:23on vous racontera
00:45:23d'ailleurs la nouvelle arnaque
00:45:25aux caisses
00:45:26images à l'appui
00:45:27en exclusivité
00:45:28et Amoury Buco
00:45:29viendra avec vous
00:45:30sur ce plateau
00:45:31à tout de suite
00:45:32dans Poli Justice
00:45:3224h en France
00:45:36Nous revoici pour la suite
00:45:38de Poli Justice
00:45:3924h en France
00:45:39on est ravis de vous accueillir
00:45:40si vous nous rejoignez
00:45:41à l'instant
00:45:42voici le sommaire
00:45:43de cette deuxième partie
00:45:44d'émission
00:45:45on parlera
00:45:45de ce procès
00:45:46qui va souffrir
00:45:47dans une demi-heure
00:45:48celui de l'assassin
00:45:49de l'ancien international
00:45:51de rugby argentin
00:45:52Federico Martin Aramburu
00:45:54c'était le 19 mars 2022
00:45:56le sportif tué
00:45:58Boulevard Saint-Germain
00:45:59à Paris
00:46:00atteint de 6 balles
00:46:02Loïc Lepriol
00:46:03est jugé
00:46:04pour assassinat
00:46:04Romain Bouvier
00:46:05pour tentative d'assassinat
00:46:07aux côtés de deux autres accusés
00:46:08ce procès
00:46:09qui doit durer
00:46:09jusqu'au 25 septembre
00:46:11Célia Barotte
00:46:13est sur place
00:46:13elle nous attend
00:46:15à l'approche
00:46:16des principales
00:46:17fêtes juives
00:46:18le ministère
00:46:19de l'Intérieur
00:46:20a demandé
00:46:20un renforcement
00:46:21de la sécurité
00:46:22autour des lieux de culte
00:46:23une présence policière
00:46:24visible
00:46:24également demandé
00:46:26aux heures d'arrivée
00:46:27et de départ
00:46:27des fidèles
00:46:28sur les sites
00:46:29les plus sensibles
00:46:30d'ailleurs
00:46:30les forces de l'ordre
00:46:31pourront être épaulées
00:46:32par les militaires
00:46:33de l'opération
00:46:33Sentinelle
00:46:34les polices municipales
00:46:36et dispositifs
00:46:37de vidéoprotection
00:46:38seront également
00:46:39mobilisés
00:46:40un dossier complet
00:46:40à suivre
00:46:41on parlera
00:46:42dans la même veine
00:46:43de la colère
00:46:43des policiers
00:46:44après la rencontre
00:46:45de vendredi
00:46:47place Beauvau
00:46:47cette colère
00:46:48qui ne retombe pas
00:46:49ils ont même
00:46:50pour certains
00:46:50profité
00:46:51de la braderie de Lille
00:46:52pour manifester
00:46:53leur colère
00:46:53et expliquer
00:46:54qu'ils avaient décidé
00:46:55d'aller encore plus loin
00:46:56dans leurs protestations
00:46:57on les entendra
00:46:59enfin
00:47:00on évoquera
00:47:00ce grand ras-le-bol
00:47:01des commerçants
00:47:02face aux arnaques
00:47:03qui se multiplient
00:47:03un dossier spécial
00:47:05à compter de 14h30
00:47:06on connaissait
00:47:06ceux qui partent
00:47:07sans payer
00:47:08dans les restos
00:47:08les vols à la tire
00:47:09c'est du classique
00:47:10Amori Buco
00:47:11viendra nous révéler
00:47:12en exclusivité
00:47:13une nouvelle arnaque
00:47:14qui touche
00:47:15ces commerçants
00:47:16et vous aurez
00:47:16évidemment
00:47:17les images
00:47:19qui font froid
00:47:20mais tout de suite
00:47:21il est 14h
00:47:22le journal
00:47:23c'est avec vous
00:47:24nous sommes à Yalabidi
00:47:27ce drame en Haute-Savoie
00:47:29pour commencer
00:47:29un homme de 25 ans
00:47:31tué par balière
00:47:31soir à Anne-Masse
00:47:32une quinzaine d'étuis
00:47:33de calibre 7 mm
00:47:35ont été retrouvés
00:47:35sur place
00:47:36dans le quartier sensible
00:47:37du Perrier
00:47:38plusieurs individus
00:47:39ont été vus
00:47:40arrivant
00:47:40puis quittant
00:47:41les lieux de la fusillade
00:47:43à la une également
00:47:44Aurore Berger
00:47:44ministre chargée
00:47:45de l'égalité
00:47:46entre les femmes
00:47:46et les hommes
00:47:47et de la lutte
00:47:47contre les discriminations
00:47:49en déplacement
00:47:50à la gare Montparnasse
00:47:51pour le lancement
00:47:51de la campagne nationale
00:47:52de prévention
00:47:53contre les violences
00:47:54intrafamiliales et sexuelles
00:47:56campagne déployée
00:47:57dans 300 magasins relais
00:47:58pour sensibiliser
00:48:00et former un maximum
00:48:01de personnes
00:48:01sur le sujet
00:48:05victimes de violences
00:48:06que ce soit
00:48:07une violence intrafamiliale
00:48:08ou une violence sexuelle
00:48:09on veut bien faire
00:48:10mais on ne sait pas toujours
00:48:10comment faire
00:48:11et donc l'objectif
00:48:12c'est d'avoir une formation
00:48:13qui est une formation
00:48:14qu'on a travaillée
00:48:15avec l'État
00:48:16avec la MIPROF
00:48:17qui est nous
00:48:17la mission dédiée
00:48:18sur la lutte
00:48:19contre toutes les formes
00:48:20de violences
00:48:20notamment les violences
00:48:21intrafamiliales
00:48:22et les violences sexuelles
00:48:23de manière à pouvoir
00:48:25sensibiliser
00:48:25et former les professionnels
00:48:27quel mot employer
00:48:28comment la guider
00:48:29comment mettre en sécurité
00:48:30on ne se substitue pas
00:48:31à la police
00:48:32ou à la gendarmerie
00:48:33évidemment
00:48:33on ne demande pas ça
00:48:34aux professionnels
00:48:35des magasins relais
00:48:36par contre ça veut dire
00:48:37qu'ils vont être
00:48:37la première personne
00:48:39vers laquelle
00:48:39certaines vont pouvoir
00:48:40se tourner
00:48:41soit parce qu'une femme
00:48:42dans le réseau de la gare
00:48:44ou RATP
00:48:46aura été confrontée
00:48:47à une tentative
00:48:48d'agression
00:48:49on le sait
00:48:49on a malheureusement
00:48:50un gros sujet
00:48:51sur la question des transports
00:48:52avec lequel on travaille
00:48:53avec Philippe Tabarro
00:48:54pour renforcer
00:48:55la sécurité des femmes
00:48:56dans les transports
00:48:57ou tout simplement
00:48:57une femme qui
00:48:58dans son quotidien
00:48:59dans son intimité
00:49:00dans sa famille
00:49:01parce que ces violences
00:49:02elles se nichent
00:49:03dans notre quotidien
00:49:04et dans nos familles
00:49:04y est confrontée
00:49:05et n'a pas forcément
00:49:06l'occasion
00:49:07le moment de répit
00:49:08et la gare
00:49:09le fait de se rendre
00:49:10sur son lieu de travail
00:49:11parce qu'on va prendre
00:49:12le transilien
00:49:13parce qu'on va prendre
00:49:14un métro
00:49:14parce qu'on va acheter
00:49:15quelque chose
00:49:16pour son enfant
00:49:17ça peut être
00:49:17les quelques minutes
00:49:18de répit
00:49:18qu'on va avoir
00:49:19pour être mis en relation
00:49:21avec des numéros
00:49:22à appeler
00:49:22et puis un personnel
00:49:23bienveillant et formé
00:49:24qui aura accès
00:49:25à un webinaire dédié
00:49:26pour les accompagner
00:49:27et les former
00:49:29dans l'actualité
00:49:30également
00:49:30les pompiers
00:49:31vent debout
00:49:31ils réclament une loi
00:49:32à la hauteur
00:49:32de leurs difficultés
00:49:33un cri du coeur
00:49:34à la veille
00:49:35d'une mobilisation nationale
00:49:36et de la présentation
00:49:37par le gouvernement
00:49:37d'un projet de loi
00:49:39de modernisation
00:49:40du système
00:49:41de sécurité civile
00:49:43à l'étranger
00:49:44au lendemain
00:49:44du déplacement
00:49:45en Ukraine
00:49:45des émissaires américains
00:49:47Steve Whitkoff
00:49:47et Jared Kushner
00:49:48le Kremlin
00:49:49n'exclut pas
00:49:49une reprise
00:49:50des pourparlers
00:49:50avec Kiev
00:49:51sous l'égide de Washington
00:49:52déclaration
00:49:53du porte-parole
00:49:53de la présidence
00:49:56nous n'exclutons
00:49:58que ce qu'il peut
00:49:59se présenter
00:50:00des prédéces
00:50:03des prédéces
00:50:04pour les termes
00:50:05des prédéces
00:50:06des prédéces
00:50:06des prédéces
00:50:06américains
00:50:07et des prédéces
00:50:10des prédéces
00:50:11des prédéces
00:50:11des prédéces
00:50:12des prédéces
00:50:12des prédéces
00:50:12condamnés
00:50:13pour génocide
00:50:13et des crimes
00:50:14de guerre
00:50:14va être inhumés
00:50:15à Belgrade
00:50:15lors d'une cérémonie
00:50:16qui devrait attirer
00:50:17des milliers de personnes
00:50:18en dépit
00:50:18des condamnations
00:50:19internationales
00:50:20dont a fait l'objet
00:50:21celui que l'on surnomme
00:50:22le boucher de Belgrade
00:50:26Merci beaucoup
00:50:27ma chère Somaia
00:50:28c'est à la une
00:50:29de l'actualité judiciaire
00:50:31ce lundi
00:50:32dans quelques minutes
00:50:33s'ouvre devant
00:50:34la cour d'assises de Paris
00:50:35le procès
00:50:35de Loïc Lepriol
00:50:37Loïc Lepriol
00:50:38c'est un ancien militaire
00:50:39de 32 ans
00:50:39ainsi d'ailleurs
00:50:40que celui de Romain Bouvier
00:50:4235 ans
00:50:42deux militants
00:50:43d'extrême droite
00:50:44poursuivis
00:50:45pour avoir assassiné
00:50:46Federico Martin Arambo
00:50:47une jeune femme
00:50:49de 29 ans
00:50:49la petite amie
00:50:50de Loïc Lepriol
00:50:51à l'époque des faits
00:50:52elle comparaît
00:50:53libre pour complicité
00:50:55d'assassinat
00:50:56la nuit du drame
00:50:57tout se déroule
00:50:58à partir du Mabillon
00:50:59c'est un bar très connu
00:51:00du boulevard Saint-Germain
00:51:01la suite
00:51:02la nuit des faits
00:51:03racontée par François Tiskevitch
00:51:07tout commence dans ce bar
00:51:09du boulevard Saint-Germain
00:51:10Federico Martin Arambourou
00:51:12ancien international argentin
00:51:14de rugby
00:51:14passe la soirée
00:51:15avec son ami
00:51:16Sean Eggerty
00:51:16à quelques mètres
00:51:18Loïc Lepriol
00:51:19et Romain Bouvier
00:51:20sont eux aussi présents
00:51:21une première altercation
00:51:23éclate entre les deux
00:51:24groupes alcoolisés
00:51:25Arambourou et Eggerty
00:51:26quittent les lieux à pied
00:51:27ils sont rattrapés
00:51:29par Romain Bouvier
00:51:30qui est à bord d'un 4x4
00:51:31ce dernier ouvre alors le feu
00:51:34quelques secondes plus tard
00:51:35c'est Loïc Lepriol
00:51:36qui arrive
00:51:36il tire à 6 reprises
00:51:38selon les éléments
00:51:39de l'instruction
00:51:40ce sont les tirs
00:51:41de Loïc Lepriol
00:51:41qui sont à l'origine
00:51:42de sa mort
00:51:43l'ancien joueur
00:51:44du Biarritz Olympique
00:51:45avait 42 ans
00:51:46il laisse derrière lui
00:51:48une femme et 3 enfants
00:51:49au moment des faits
00:51:51Loïc Lepriol
00:51:52et Romain Bouvier
00:51:52n'avaient pas le droit
00:51:53de se fréquenter
00:51:54ni de porter une arme
00:51:55tous deux étaient
00:51:56sous contrôle judiciaire
00:51:57après une précédente affaire
00:51:59de violence
00:51:59datée de 2015
00:52:01un passé judiciaire
00:52:02qui s'accompagne
00:52:03d'un autre élément
00:52:04leur appartenance
00:52:05à la mouvance
00:52:06de l'ultra droite
00:52:07quelques jours plus tard
00:52:08Romain Bouvier
00:52:09est arrêté en France
00:52:10Loïc Lepriol
00:52:11est lui interpellé
00:52:12en Hongrie
00:52:13à la frontière ukrainienne
00:52:14aujourd'hui
00:52:154 ans après les faits
00:52:17ils comparaissent
00:52:17devant la cour d'assises
00:52:18de Paris
00:52:18Loïc Lepriol
00:52:20est jugé pour assassinat
00:52:21Romain Bouvier
00:52:22pour tentative d'assassinat
00:52:25Bonjour Célia Barotte
00:52:26vous êtes précisément
00:52:27au procès
00:52:28un procès qui démarre
00:52:29d'ici quelques minutes
00:52:30il y a plusieurs accusés
00:52:32dans le box
00:52:32aujourd'hui
00:52:36Oui Nelly
00:52:36dans quelques minutes
00:52:38l'ouverture
00:52:39de la salle Voltaire
00:52:40pour les journalistes
00:52:42mais aussi
00:52:42pour les nombreuses personnes
00:52:44du public
00:52:44venues assister
00:52:46à ce procès
00:52:47il y a également
00:52:48la présence
00:52:48d'élus
00:52:49notamment
00:52:50le député
00:52:51Peyo Dufo
00:52:52un élu
00:52:52du Pays Basque
00:52:53qui va donc
00:52:54venir apporter
00:52:55son soutien
00:52:56à la famille
00:52:57de Federico Marti
00:52:58Naran de Bourroux
00:52:59nous avons vu
00:53:00l'arrivée
00:53:01des avocats
00:53:01également
00:53:02l'arrivée
00:53:03de Sean Egarty
00:53:04il s'est exprimé
00:53:05ce matin
00:53:05chez nos confrères
00:53:07de RTL
00:53:08il a dit
00:53:08qu'il n'appréhendait pas
00:53:09forcément
00:53:10face à face
00:53:11avec ces accusés
00:53:12puisqu'il les a déjà
00:53:13à nouveau
00:53:14confrontés
00:53:15lors de la reconstitution
00:53:16mais en tout cas
00:53:17il espère
00:53:18avoir quand même
00:53:19il a encore
00:53:19l'espoir
00:53:20d'avoir des excuses
00:53:21et que la vérité
00:53:22soit faite
00:53:23puisque
00:53:23deux versions
00:53:26des faits
00:53:26s'opposent
00:53:27celle de la légitime
00:53:28défense
00:53:29du côté des accusés
00:53:30et puis
00:53:30celle d'une agression
00:53:32avec arme à feu
00:53:33gratuite
00:53:33de la part
00:53:34des partis civils
00:53:35de nombreuses personnes
00:53:36sont donc présentes
00:53:37pour cette audience
00:53:38qui commence aujourd'hui
00:53:39un procès qui va se dérouler
00:53:40durant trois semaines
00:53:41aujourd'hui on va
00:53:42avoir le rapport
00:53:43des faits
00:53:44éventuellement
00:53:45des éléments
00:53:45concernant la personnalité
00:53:47des accusés
00:53:48vont-ils prendre la parole
00:53:49vont-ils s'excuser
00:53:50vont-ils donner
00:53:51une nouvelle version
00:53:51des faits
00:53:52en tout cas
00:53:52tout le monde
00:53:53attend
00:53:53ses premières
00:53:54prises de parole
00:53:55et puis
00:53:56connaître aussi
00:53:57la position
00:53:57de ces deux accusés
00:53:58qui vont faire face
00:53:59dans le box
00:53:59et vous l'avez rappelé
00:54:00deux autres accusés
00:54:01qui eux sont placés
00:54:02sous contrôle judiciaire
00:54:04un homme
00:54:04et une femme
00:54:05la femme
00:54:06en cours également
00:54:07la réclusion criminelle
00:54:08à perpétuité
00:54:09puisqu'elle est jugée
00:54:10pour complicité
00:54:11de tentatives d'assassinat
00:54:12Merci beaucoup
00:54:13Célia
00:54:14pour ces premières précisions
00:54:15procès qui démarre
00:54:16dans quelques instants
00:54:17vous serez dans la salle
00:54:18d'audience
00:54:19Maître Tomasini
00:54:20c'est l'ultra-violence
00:54:23dans toute sa splendeur
00:54:24avec un désir de vengeance
00:54:26immédiat
00:54:26et ce que j'aimerais savoir
00:54:28c'est quelles sont
00:54:29les peines encourues
00:54:30dans ce genre de procès
00:54:31ça peut aller
00:54:32j'imagine très loin
00:54:33d'autant qu'on le rappelle
00:54:34Célia l'a bien redit
00:54:36qualificatif d'assassinat
00:54:38retenu
00:54:38c'est-à-dire la notion
00:54:39de préméditation
00:54:41Alors pour les deux d'ailleurs
00:54:44assassinat
00:54:44et tentative d'assassinat
00:54:46et les deux
00:54:47en cours 30 ans
00:54:48parce que
00:54:50pour le crime lui-même
00:54:51ou pour la tentative
00:54:52c'est la même peine
00:54:53Donc on a 30 ans
00:54:56de réclusion
00:54:57qui sont encourues
00:54:59je suis assez mal à l'aise
00:55:00par rapport à cette affaire
00:55:01parce qu'il se trouve
00:55:02que je connais
00:55:04Romain Bouvier
00:55:05qui était un jeune homme
00:55:08extrêmement brillant
00:55:09qui avait fait des études
00:55:11de droit
00:55:11et de voir ce parcours
00:55:13je suis à la fois
00:55:16très impactée
00:55:17et très gênée
00:55:18en tant qu'avocat
00:55:20ce qui
00:55:20là où je peux commenter
00:55:22si vous me le permettez
00:55:24c'est les moyens de défense
00:55:25qui sont évoqués
00:55:27à savoir la légitime défense
00:55:29pour l'avoir plaidé
00:55:31pour notamment
00:55:33Jacqueline Sauvage
00:55:34je connais la définition
00:55:36de cette légitime défense
00:55:37il faut à la fois
00:55:38que l'acte d'attaque
00:55:40soit concomitant
00:55:41avec la riposte
00:55:43et que l'acte d'attaque
00:55:45soit proportionnel
00:55:48à l'acte de défense
00:55:51donc là en l'état
00:55:53on n'a pas de proportionnalité
00:55:55on n'a pas de concomitance
00:55:56déjà
00:55:57on rappelle
00:55:57ils sont repartis chercher
00:55:59une voiture
00:55:59et ils l'ont traqué
00:56:01exactement
00:56:02donc on voit bien
00:56:03qu'il n'y a pas de concomitance
00:56:04déjà au niveau de
00:56:05l'acte de légitime défense
00:56:07si tant est que ça en soit une
00:56:10et il n'y a pas non plus
00:56:11surtout de proportionnalité
00:56:12puisque la victime
00:56:14n'était pas armée
00:56:16et qu'ils sont venus
00:56:17que ce soit
00:56:18Loïc Lepriole
00:56:19ou Romain Bouvier
00:56:20armés
00:56:21donc ça va être très compliqué
00:56:23alors je crois
00:56:24qu'ils vont évoquer
00:56:25un traumatisme antérieur
00:56:29qui aurait
00:56:31pour le coup
00:56:32en tout cas
00:56:32s'agissant de Loïc Lepriole
00:56:34fait que
00:56:36il a tiré
00:56:37parce que
00:56:37il se pensait
00:56:38en danger
00:56:39compte tenu
00:56:41de son passé
00:56:42de militaire
00:56:43et que
00:56:44ce geste
00:56:45a été presque
00:56:45automatique
00:56:46déjà il était en possession
00:56:47d'une arme
00:56:48en plein Paris
00:56:48alors que
00:56:49il faut le rappeler
00:56:50ils étaient tous les deux
00:56:51sous contrôle judiciaire
00:56:52une autre affaire
00:56:53de violence
00:56:54et ils étaient sous contrôle judiciaire
00:56:56interdiction pour les deux
00:56:58d'avoir un contact
00:56:59pourtant ils étaient ensemble
00:57:00et interdiction
00:57:00de détenir une arme
00:57:01alors qu'ils en détenaient une
00:57:02tous les deux
00:57:03mais c'est important
00:57:03parce que dans ce procès
00:57:04c'est pas qui a tiré
00:57:05on a les images
00:57:06on a les aveux
00:57:07tout est déjà clair là-dessus
00:57:08c'est le mobile
00:57:10pourquoi
00:57:10et l'état d'esprit
00:57:12est-ce qu'il y a eu
00:57:13préméditation
00:57:14est-ce qu'il y a eu
00:57:14intention de tuer
00:57:15c'est là-dessus
00:57:16que la défense
00:57:17va essayer d'avancer
00:57:18et puis je vous reprends
00:57:20sans vous reprendre
00:57:20il risque la réclusion
00:57:22criminelle à perpétuité
00:57:23dans les faits
00:57:24c'est 30 ans
00:57:24avec la préméditation
00:57:27de l'assassinat
00:57:28absolument
00:57:29puisqu'il y a
00:57:29une circonstance
00:57:31aggravante
00:57:31mais en l'état
00:57:33ils vont essayer
00:57:34de démontrer
00:57:34qu'il n'y avait pas
00:57:35préméditation
00:57:36donc c'est vrai
00:57:37qu'il risque
00:57:38c'est une perpétuité
00:57:39mais là
00:57:40en l'état
00:57:41la préméditation
00:57:42elle est
00:57:43contestable
00:57:44on le verra
00:57:45mais c'est pour ça
00:57:46que j'évoquais
00:57:47les 30 ans
00:57:48c'est une certitude
00:57:49après effectivement
00:57:50s'ils arrivent à démontrer
00:57:52en tout cas
00:57:53en ce qui concerne
00:57:53les parties civiles
00:57:54qu'il y a eu
00:57:55préméditation
00:57:56ça sera perpétuité
00:57:56juste une précision
00:57:58pourquoi vous dites
00:57:59la préméditation
00:58:00est contestable
00:58:01pourquoi
00:58:01parce que
00:58:01même s'il n'y a pas
00:58:02concomitance
00:58:03sur le motif
00:58:05de légitime défense
00:58:06le délai
00:58:07est très court
00:58:08c'est ça que vous dites
00:58:08je ne connais pas le dossier
00:58:10vous dites
00:58:10c'est contestable
00:58:11c'est contestable
00:58:12à ce niveau là
00:58:13oui effectivement
00:58:13est-ce qu'il y a eu
00:58:14des manœuvres
00:58:16est-ce qu'il y a eu
00:58:17une anticipation
00:58:18avant de venir
00:58:20tuer
00:58:22la victime
00:58:23c'est une question
00:58:26et sur le mobile
00:58:27est-ce qu'on peut imaginer
00:58:28qu'il y ait la haine
00:58:30de l'autre
00:58:30et ces choses là
00:58:31c'est ça que vous voulez dire aussi
00:58:32juste pour répondre
00:58:33je voulais dire
00:58:33que la préméditation
00:58:34est basée sur le témoignage
00:58:35des videurs
00:58:36qui les ont extraits
00:58:37du bar
00:58:38et quand les deux accusés
00:58:40sont restés plus longtemps
00:58:41et que celui qui est mort
00:58:43à Rambourou
00:58:43est parti
00:58:44les videurs
00:58:45ont dit
00:58:46c'est du témoignage
00:58:47que Loïc Lepriol
00:58:49a sorti un brassard police
00:58:50a montré
00:58:51une arme
00:58:51aux videurs
00:58:52en leur expliquant
00:58:53en leur disant
00:58:53je vais le tuer
00:58:54c'est là dessus
00:58:55sur ces faits là
00:58:56pour le moment
00:58:57sur ces témoignages
00:58:58plutôt que des faits
00:58:59qu'il y a préméditation
00:59:00et sur le mobile
00:59:01un mot sur le mobile
00:59:02est-ce que
00:59:03connaissant le parcours
00:59:04aussi psychologique
00:59:06et militant
00:59:07de des personnes incriminées
00:59:09il peut y avoir
00:59:10la notion de haine
00:59:12de racisme
00:59:13qui est retenue
00:59:13est-ce que ça fait partie
00:59:14des choses
00:59:14qui sont avancées
00:59:15dans le dossier
00:59:16sachant qu'on parle
00:59:17d'un homme
00:59:17qui avait un accent
00:59:19et dont on savait
00:59:20qu'il était
00:59:20d'origine étrangère
00:59:21vu le profil
00:59:22des deux accusés
00:59:23déjà on sait
00:59:23que ce sont
00:59:24des bombes à retardement
00:59:25et sur les images
00:59:26de vidéosurveillance
00:59:27que ce soit
00:59:27dans le bar
00:59:27ou dans la rue
00:59:28on s'en aperçoit
00:59:29physiquement
00:59:29qu'ils sont
00:59:30à fleur de peau
00:59:32maintenant
00:59:32sur l'altercation précise
00:59:34on ne sait pas
00:59:34on ne connait pas
00:59:35le motif exact
00:59:36de l'altercation
00:59:37on sait
00:59:38que les quatre
00:59:40étaient sous alcool
00:59:41il faut quand même le dire
00:59:43ils étaient alcoolisés
00:59:44on sait qu'il y a eu
00:59:45peut-être une histoire
00:59:46de cigarette
00:59:46mais le motif racial
00:59:47n'a pas été retenu
00:59:48parce qu'il n'y a
00:59:49aucune preuve de cela
00:59:50d'accord
00:59:50précision importante
00:59:51on passe
00:59:52de toute façon
00:59:53c'est un dossier
00:59:54qui va nous tenir
00:59:54jusqu'à fin septembre
00:59:56et consulera
00:59:57avec attention
00:59:58on ne prend pas bien
00:59:58la motivation
00:59:59même psychologique
01:00:00on a l'impression
01:00:01d'hommes
01:00:01qui ont absolument envie
01:00:02d'en découdre
01:00:03de toute façon
01:00:03de tuer quelqu'un
01:00:05à un moment
01:00:05ou un autre
01:00:06telle que soit
01:00:06la personne en face
01:00:07comme si on s'identifiait
01:00:08depuis l'adolescence
01:00:09à des tueurs
01:00:10il me semble que
01:00:11le rubyman
01:00:12avait mis à terre
01:00:13le priol
01:00:14je crois qu'il y avait eu
01:00:15quand même une bousculaire
01:00:15il y a un geste
01:00:16que la défense des accusés
01:00:17dit de provocation
01:00:18mais attention
01:00:19sur les images
01:00:20c'est pas aussi clair
01:00:21où en effet
01:00:21après l'altercation
01:00:22il lui enlève la chaise
01:00:23mais Loïc Le Priol
01:00:25ne tombe pas à terre
01:00:25il se reprend aussitôt
01:00:26merci beaucoup
01:00:26je vous propose
01:00:27d'avancer un tout petit peu
01:00:28et de passer à la suite
01:00:28puisqu'on va largement
01:00:29reparler de ce procès
01:00:30on est à l'approche
01:00:32d'importantes fêtes juives
01:00:33et dans ces conditions
01:00:35la place Beauvau a demandé
01:00:36un renforcement de la sécurité
01:00:37autour de plusieurs lieux de culte
01:00:39ce sera une policière visible
01:00:41et renforcée
01:00:42au moment notamment
01:00:43de l'arrivée
01:00:44et du départ des fidèles
01:00:46regardez ce qui est en jeu
01:00:47et le dispositif
01:00:48qui a été déployé
01:00:49avec Nicolas Roger
01:00:52télégramme envoyé
01:00:53par le ministère de l'Intérieur
01:00:55le 31 août dernier
01:00:56au préfet responsable
01:00:58de la sécurité intérieure
01:01:00et un deuxième
01:01:01diffusé au sein
01:01:02de la police nationale
01:01:03le 4 septembre
01:01:04les deux font état
01:01:06d'une même menace
01:01:07visant la communauté juive
01:01:09dans cette optique
01:01:10la sécurité sera renforcée
01:01:12autour des fêtes à venir
01:01:13à savoir Rosh Hashanah
01:01:14Yom Kippour
01:01:16puis Soukhot
01:01:16sur le terrain
01:01:18les services de la police nationale
01:01:20devront prendre contact
01:01:21avec les responsables
01:01:22des synagogues
01:01:23les accès aux lieux communautaires
01:01:25seront filtrés
01:01:25pour détecter
01:01:26les individus suspects
01:01:28selon les mots du télégramme
01:01:29aux heures de forte affluence
01:01:31une présence visible
01:01:33et renforcée
01:01:33des forces de sécurité
01:01:34est exigée
01:01:35sur les sites
01:01:36les plus emblématiques
01:01:38en coordination
01:01:39avec les forces
01:01:40de l'opération Sentinelle
01:01:41également
01:01:42une attention particulière
01:01:44sera portée
01:01:45aux véhicules
01:01:46stationnés
01:01:46à proximité
01:01:47des lieux de culte
01:01:48il est d'ailleurs
01:01:49demandé au maire
01:01:50de prendre
01:01:50certaines mesures
01:01:52temporaires
01:01:52comme interdire
01:01:53le stationnement
01:01:54et associer
01:01:55leur police municipale
01:01:56au dispositif
01:01:58Axel Ronde
01:01:59Axel Ronde
01:02:00ça veut dire
01:02:00que la menace
01:02:01est encore
01:02:02jugée très importante
01:02:03dans un contexte
01:02:04politique
01:02:06et géopolitique
01:02:08dont on sait
01:02:09en fait
01:02:09que la communauté juive
01:02:10n'a jamais réussi
01:02:12à se départir
01:02:14en fait
01:02:14elle est toujours visée
01:02:16depuis le 7 octobre
01:02:17oui bien sûr
01:02:18et elle représente
01:02:19d'ailleurs
01:02:19à peine 1%
01:02:20de la nation
01:02:21et elle concentre
01:02:23à elle seule
01:02:23plus de 50%
01:02:25des actes anti-religieux
01:02:26et ces actes anti-religieux
01:02:28ce sont des actes
01:02:29qui sont physiques
01:02:30par rapport aux autres religions
01:02:32où il va y avoir
01:02:32des dégradations d'église
01:02:34là on va s'attaquer
01:02:35directement aux fidèles
01:02:36aux juifs de France
01:02:38à nos compatriotes
01:02:39qui eux sont une cible
01:02:40une cible malheureusement
01:02:41pour certaines
01:02:44organisations terroristes
01:02:45ou organisations
01:02:50anti-juifs
01:02:51on ne va pas se mentir
01:02:52anti-sémites
01:02:53de plus en plus
01:02:54ça on le constate
01:02:55et oui
01:02:56le ministère de l'intérieur
01:02:57a mis encore une fois
01:02:59les moyens
01:02:59pour pouvoir sécuriser
01:03:01l'ensemble
01:03:02des fêtes juives
01:03:04il va y en avoir 3
01:03:05comme vous l'avez rappelé
01:03:06entre septembre
01:03:08et le mois d'octobre
01:03:10donc il va y avoir
01:03:12des patrouilles dynamiques
01:03:14il va y avoir
01:03:14des points fixes
01:03:15en tous les cas
01:03:16on en appelle aussi
01:03:18à la responsabilité
01:03:18de tout un chacun
01:03:19dès qu'il constate
01:03:21des choses
01:03:22un petit peu inhabituelles
01:03:23vers les lieux de culte juifs
01:03:26de prévenir immédiatement
01:03:27les services de police
01:03:28et on sait aussi
01:03:29que les terroristes
01:03:30aiment les dates symboliques
01:03:30oui tout à fait
01:03:31c'est pour ça que vous êtes
01:03:32toujours à l'affût
01:03:33à ces moments-là
01:03:33bien sûr
01:03:34bien évidemment
01:03:34on sait
01:03:35et puis il y a eu
01:03:35des projets d'attentats
01:03:37qui ont été déjoués
01:03:39par une organisation
01:03:40apparemment
01:03:41plusieurs individus
01:03:42ont été interpellés
01:03:44ces derniers jours
01:03:45et ils voulaient s'en prendre
01:03:46à la communauté juive française
01:03:48alors on dit que vous allez
01:03:49être épaulé par les militaires
01:03:51de l'opération Sentinelle
01:03:52qui sont c'est vrai
01:03:52généralement dédiés
01:03:53à ces missions
01:03:54mais le fait de renforcer
01:03:56et de vous mettre
01:03:57à contribution
01:03:57est-ce que vous pouvez assurer
01:03:58cette mission
01:03:59en plus de toutes les autres
01:04:00aujourd'hui
01:04:00vous avez assez d'effectifs ?
01:04:01non malheureusement
01:04:02c'est là
01:04:04la problématique
01:04:05qui touche actuellement
01:04:05la police nationale
01:04:06c'est qu'on nous demande
01:04:07toujours plus
01:04:08avec encore moins de moyens
01:04:10qu'on ne pouvait y avoir
01:04:11il y a 20 ou 30 ans
01:04:12donc on voit
01:04:13qu'il y a une évolution
01:04:15de l'indélinquance
01:04:16une explosion
01:04:17de la criminalité
01:04:18dans notre pays
01:04:19et il y a toujours
01:04:20un manque cruel
01:04:21d'effectifs
01:04:22mais aussi en police judiciaire
01:04:24et bien justement
01:04:25on va en parler
01:04:25parce que votre colère
01:04:26elle continue de s'exprimer
01:04:27au niveau des syndicats
01:04:29on sait que le ministre
01:04:30de l'Intérieur
01:04:30a reçu à tour de rôle
01:04:32les syndicats
01:04:33c'était vendredi
01:04:34et pourtant à la sortie
01:04:35rien n'était apaisé
01:04:36regardez ces images
01:04:37à la braderie de Lille
01:04:39pour manifester à nouveau
01:04:41le mécontentement
01:04:42expliquer qu'on va aller
01:04:43encore plus loin
01:04:44dans la gradation
01:04:45des actions coordonnées
01:04:47je vous propose
01:04:48d'écouter à cet égard
01:04:48Jérôme Moisan
01:04:49il est secrétaire général
01:04:51adjoint d'unité SGP Police
01:04:54parce que les policiers
01:04:55sont en colère
01:04:56et par tous les moyens
01:04:57on doit trouver
01:04:58les occasions
01:04:59de donner de la visibilité
01:05:00à la colère
01:05:00de mes collègues
01:05:01on a été reçu
01:05:02par le ministre
01:05:03de l'Intérieur
01:05:03vendredi
01:05:04il nous a fait
01:05:05une présentation du budget
01:05:06et en fait
01:05:06il nous a fait
01:05:08des déclarations
01:05:09qui étaient toutes attendues
01:05:10il a amené à bien
01:05:11les dispositions
01:05:12du protocole signé
01:05:13en 2022
01:05:14et qui se termine
01:05:15en 2027
01:05:15avec Gérald Darmanin
01:05:18mais rien d'autre
01:05:19alors que depuis
01:05:20deux ans maintenant
01:05:21à l'occasion
01:05:23à peu près
01:05:23des JO
01:05:24on nous avait
01:05:25laissé entendre
01:05:26qu'il n'y avait plus
01:05:27d'argent dans les caisses
01:05:28que la situation budgétaire
01:05:30était catastrophique
01:05:31nous on avait su
01:05:32l'expliquer à nos collègues
01:05:33dans les services
01:05:33qu'il faudrait être patient
01:05:34pour avoir de nouvelles dispositions
01:05:36de nouvelles revalorisations
01:05:37salariales
01:05:37parce que l'argent
01:05:38n'était pas suffisamment
01:05:40présent dans les caisses
01:05:41et en fait
01:05:43on a appris
01:05:44que nos cadres supérieurs
01:05:46nos commissaires
01:05:46allaient eux
01:05:47profiter d'une réforme
01:05:48qui allait leur amener
01:05:49une revalorisation
01:05:50un minima de 150 euros
01:05:51et donc
01:05:52quand il n'y a pas d'argent
01:05:53et qu'on doit
01:05:54on doit se serrer la ceinture
01:05:56et bien nous
01:05:56ce qu'on attend
01:05:57dans la police
01:05:58c'est que
01:05:58les cadres supérieurs
01:05:59montrent l'exemple
01:06:00On va peut-être mettre
01:06:01les pieds dans le plat
01:06:02à propos de
01:06:03non mais de cet avancement
01:06:05et de cette augmentation
01:06:06des commissaires
01:06:07mais sources me disent
01:06:08que ce sera
01:06:09financé par la diminution
01:06:11du volume d'avancement
01:06:12des corps inférieurs
01:06:13autrement dit
01:06:14qu'on déshabille Pierre
01:06:15pour habiller Paul
01:06:16ou Pierre-Paul-Jacques
01:06:17enfin je ne sais plus
01:06:18que dit l'expression
01:06:19c'est ça ?
01:06:20Oui bien évidemment
01:06:20on va encore une fois
01:06:22nous finalement
01:06:23geler nos salaires
01:06:24et les primes
01:06:25des protocoles
01:06:26qui étaient déjà décidés
01:06:28pour pouvoir financer
01:06:30l'augmentation
01:06:31de nos commissaires
01:06:34c'est très bien
01:06:35que les commissaires
01:06:35soient augmentés
01:06:36nous on ne crache pas
01:06:37sur ce corps là
01:06:39bien évidemment
01:06:40qu'ils ont besoin
01:06:41peut-être de revalorisation salariale
01:06:43mais nous aussi
01:06:44nous sommes sur le terrain
01:06:45nous on fait face
01:06:46à une violence
01:06:47de plus en plus
01:06:49systémique
01:06:50je rappelle
01:06:51qu'il y a à peu près
01:06:5120 policiers
01:06:52qui sont blessés
01:06:53chaque jour
01:06:53dans des violences
01:06:54donc c'est des choses
01:06:56qui sont concrètes
01:06:57on le paye
01:06:58au prix du sang
01:06:59et au final
01:07:00on nous dit
01:07:01que vous
01:07:01pour vous
01:07:02on n'a pas d'argent
01:07:03on a de l'argent
01:07:04pour les cadres supérieurs
01:07:05mais vous
01:07:06vous n'avez pas le droit
01:07:06d'avoir une augmentation
01:07:07de 150 euros
01:07:08alors même
01:07:09que le prix de l'essence
01:07:10a explosé
01:07:11et que mes collègues
01:07:12sont obligés
01:07:13d'habiter extrêmement loin
01:07:14des services
01:07:15parce que vous le savez très bien
01:07:16et vous le dites souvent
01:07:17dans vos différentes émissions
01:07:19ils sont reconnus
01:07:21quand ils sont hors service
01:07:22par les délinquants
01:07:24donc forcément
01:07:24ils sont obligés
01:07:25d'habiter de plus en plus loin
01:07:26de là où ils exercent
01:07:27donc il y a une consommation
01:07:28d'essence accrue
01:07:29et on a vraiment
01:07:31l'impression
01:07:32qu'on va travailler
01:07:32pour rien finalement
01:07:34et que nos salaires
01:07:35ne suffisent plus
01:07:36c'est injuste
01:07:36et puis au-delà de ça
01:07:37en plus
01:07:37c'est pas terrible
01:07:38dans une corporation
01:07:39de mettre en opposition
01:07:40des corps de métier
01:07:41ça va pas dans le sens
01:07:42de la fraternité
01:07:43vous savez
01:07:44l'état français aime bien
01:07:46monter les français
01:07:47les uns contre les autres
01:07:48les fonctionnaires
01:07:48contre les privés
01:07:49par exemple
01:07:50on va dire que
01:07:50les fonctionnaires
01:07:51vous avez trop d'avantages
01:07:54par rapport aux privés
01:07:54alors qu'on se voit très bien
01:07:56que c'est complètement faux
01:07:57donc à un moment donné
01:07:59il faut que tout le monde
01:08:00se serre les coudes
01:08:01et qu'on obtienne
01:08:04ces augmentations
01:08:05parce qu'on n'en peut plus
01:08:07on est asphyxé financièrement
01:08:09donc c'est pas fini
01:08:10non ça ne fait que commencer
01:08:11et le 15 septembre
01:08:12il va y avoir
01:08:13une grande manifestation
01:08:14à Paris
01:08:15avec l'intersyndicale
01:08:17d'Alliance Police Nationale
01:08:18merci beaucoup
01:08:19à suivre
01:08:20notre grand dossier
01:08:21arnaque aux commerçants
01:08:23des pratiques
01:08:23de plus en plus affûtées
01:08:24qui suscitent évidemment
01:08:26le ras-le-bol
01:08:27de ceux qui les tiennent
01:08:28ces commerces
01:08:29ils en ont un petit peu marre
01:08:30que tous les jours
01:08:30ils soient obligés
01:08:31d'être osagués
01:08:32à l'affût
01:08:33on va vous raconter
01:08:34avec Amoribucco
01:08:35la nouvelle arnaque
01:08:36aux caisses
01:08:37image à la puits
01:08:38vous en avez
01:08:38un petit échantillon
01:08:39à tout de suite
01:08:43Rebonjour à tous
01:08:44bienvenue dans
01:08:45Polyjustice
01:08:4624h en France
01:08:47n'oubliez pas
01:08:47de nous faire parvenir
01:08:48votre témoignage
01:08:49à l'adresse
01:08:49qui va s'afficher
01:08:5024h.cnews.fr
01:08:53je vous propose
01:08:53de parler
01:08:54d'une page
01:08:54arnaque et conso
01:08:56vous allez voir
01:08:56qu'on n'arrête pas
01:08:58le progrès
01:08:58on commence avec
01:08:59cette nouvelle arnaque
01:09:00qui touche les commerçants
01:09:01Amoribucco
01:09:02bonjour
01:09:03merci d'être là
01:09:04elle est assez méconnue
01:09:05cette arnaque
01:09:06mais d'une simplicité
01:09:08confondante au fond
01:09:08et elle fait perdre
01:09:09beaucoup
01:09:10beaucoup d'argent
01:09:11à ces commerçants
01:09:12une méthode
01:09:13hyper rodée
01:09:14image à l'appui
01:09:14oui alors
01:09:15regardez bien
01:09:15cette scène
01:09:16qui va paraître
01:09:17à l'écran
01:09:17elle a été filmée
01:09:18cet été
01:09:19dans un commerce
01:09:20de Caen
01:09:21une femme achète
01:09:22une bouteille
01:09:22d'un euro 20
01:09:23elle va tendre
01:09:25un billet de 50 euros
01:09:26à la caissière
01:09:27jusque là
01:09:27rien d'anormal
01:09:28et pourtant
01:09:29à la fin de la transaction
01:09:30c'est bien le magasin
01:09:32qui va perdre de l'argent
01:09:33alors comment c'est possible
01:09:34et bien le principe
01:09:35est déroutant
01:09:36de simplicité
01:09:37vous le voyez
01:09:38sur ces images
01:09:38en fait d'abord
01:09:39la cliente
01:09:40elle va distraire
01:09:41la caissière
01:09:42elle va lui parler
01:09:43elle va sortir son portefeuille
01:09:45elle sort d'abord
01:09:46un billet de 50 euros
01:09:47de son portefeuille
01:09:47puis elle va dire
01:09:48qu'elle va vouloir faire
01:09:49le compte juste
01:09:49et donner quelques pièces
01:09:50à la caissière
01:09:51pour que la caissière
01:09:52puisse le rendre
01:09:52le compte rond
01:09:53la caissière
01:09:55la caissière se retrouve alors
01:09:55la caissière se retrouve alors
01:09:55à devoir
01:09:56recomper
01:09:57recalculer
01:09:57manipuler
01:09:58plusieurs PLS
01:09:59et billets
01:10:00pour préparer la monnaie
01:10:01on le voit sur les images
01:10:02et pendant ce temps là
01:10:03la cliente range discrètement
01:10:05le billet de 50 euros
01:10:06qu'elle avait sorti
01:10:07dans son portefeuille
01:10:08puis elle va prendre
01:10:09tranquillement
01:10:10les 49 euros
01:10:11que la caissière lui donne
01:10:13comme si de rien n'était
01:10:13résultat
01:10:14la cliente repart
01:10:16avec sa bouteille
01:10:16son billet de 50 euros
01:10:18mais aussi
01:10:19avec les 49 euros
01:10:20issus de la caisse
01:10:21du magasin
01:10:22et le pire
01:10:23c'est que selon mes informations
01:10:24la jeune caissière
01:10:26que l'on voit
01:10:26à l'image
01:10:27et bien
01:10:28elle était inexpérimentée
01:10:29elle était en CDD
01:10:30cet été là
01:10:30et bien elle s'est fait avoir
01:10:32deux fois dans la même journée
01:10:33donc elle a eu un trou
01:10:33dans sa caisse
01:10:34de près de 100 euros
01:10:36et c'est ça qui est assez fou
01:10:37alors vous allez dire
01:10:38qui sont ces personnes
01:10:39qui font ces arnaques
01:10:40et bien je vous propose
01:10:40d'écouter un commerçant
01:10:42à Caen
01:10:42qui lui aussi était visé
01:10:44par la même femme
01:10:44pendant le même été
01:10:45alors c'était pas exactement
01:10:47le même magasin
01:10:48il explique que ces escrocs
01:10:49sont des professionnels
01:10:51qui agissent
01:10:52à grande échelle
01:10:53de façon itinérante
01:10:54écoutez-le
01:10:56c'est vraiment leur travail
01:10:58ce sont des gens
01:10:59qui font ça
01:11:00toute la journée
01:11:01sur ce qui s'est passé
01:11:03en Normandie
01:11:03ils ont fait
01:11:04plus de 100
01:11:05à 150
01:11:07magasins
01:11:08sur deux jours
01:11:09parce que
01:11:10bon voilà
01:11:10on a un groupe
01:11:11WhatsApp
01:11:11sur lequel on peut
01:11:12se parler
01:11:13lorsqu'on a
01:11:14ce genre d'individu
01:11:15pour essayer
01:11:16de se prévenir
01:11:17les réseaux
01:11:17qu'on peut avoir
01:11:18ça peut être
01:11:18des réseaux
01:11:19des pays de l'Est
01:11:21ça peut être
01:11:22une certaine population
01:11:23qui voyage beaucoup
01:11:24et qui n'ont pas
01:11:25de lieu établi
01:11:27pour vivre
01:11:27et qui au quotidien
01:11:29font ce travail là
01:11:30puisque pour eux
01:11:31c'est un travail
01:11:32on a bien compris
01:11:33qu'il mise sur la crédulité
01:11:34sur l'inexpérience
01:11:36l'inattention
01:11:37aussi peut-être
01:11:38un peu de stress
01:11:38mais justement
01:11:39quand on voit
01:11:40la méthode
01:11:41Amaury
01:11:41comment ils peuvent
01:11:42être retrouvés
01:11:42est-ce qu'on les interpelle
01:11:43par exemple
01:11:43à quand cette femme
01:11:45qu'on voit quand même
01:11:46distinctement
01:11:46est-ce qu'on l'a retrouvée ?
01:11:47alors pas à ma connaissance
01:11:48et en fait c'est extrêmement difficile
01:11:50pour plusieurs raisons
01:11:51d'abord ce sont des actes itinérants
01:11:54donc parfois commis
01:11:55en zone police
01:11:56parfois en zone gendarmerie
01:11:57pas forcément
01:11:58dans les mêmes départements
01:11:59donc c'est compliqué
01:12:00de réunir les plaintes
01:12:00ensuite ce qui est difficile
01:12:01c'est la méthode utilisée
01:12:03parce que ce sont
01:12:04des petits montants
01:12:0550 euros
01:12:05à l'échelle d'un magasin
01:12:06ce n'est pas énorme
01:12:07donc la police
01:12:07ne va pas mettre le paquet
01:12:09pour ce vol en particulier
01:12:11et puis bien sûr
01:12:12il faut prouver
01:12:12l'intention de l'auteur
01:12:14même si cette personne
01:12:15elle est prise
01:12:16sur le fait
01:12:16et bien elle va plaider
01:12:17la bonne foi
01:12:19elle va dire
01:12:19je me suis oublié
01:12:20simplement
01:12:20trompé
01:12:21c'est d'ailleurs
01:12:22écoutez
01:12:22Laurent nous raconte
01:12:24lui-même
01:12:24a suivi ça dans son magasin
01:12:26et il nous décrit
01:12:26très bien ce mécanisme
01:12:28tout l'intérêt de leur jeu
01:12:30c'est que si vous réussissez
01:12:32à prouver qu'en fait
01:12:33ils vous ont escroqué
01:12:34ils ne craignent absolument rien
01:12:37par rapport à un dépôt de plainte
01:12:38puisqu'ils vont plaider
01:12:40la bonne foi
01:12:41comme quoi c'est une erreur
01:12:43involontaire de leur part
01:12:44on va se dire des choses
01:12:46à 99,9%
01:12:48il n'y a pas de suite
01:12:4950 euros
01:12:50aujourd'hui la justice française
01:12:51est tellement surchargée
01:12:54qu'elle ne peut pas se permettre
01:12:55d'aller faire des recherches
01:12:57pour 50 euros
01:12:57et le pire
01:12:58c'est qu'on avait
01:12:59des matriculations
01:13:00on savait exactement
01:13:01où est-ce que la voiture
01:13:02a été garée
01:13:03mais bon
01:13:04la police a autre chose
01:13:06à faire
01:13:07donc à Maury
01:13:08les enquêtes sont compliquées
01:13:10les commerçants
01:13:11on le voit bien
01:13:12se sont démunis
01:13:13à quoi ont-ils recours
01:13:14pour s'en prémunir
01:13:15aujourd'hui ?
01:13:16alors il y a bien
01:13:17une arme pour s'en prémunir
01:13:18qu'utilisent de plus en plus
01:13:19les commerçants
01:13:20une arme qui est
01:13:20on va se dire
01:13:21pas tout à fait légale
01:13:22ce sont les réseaux sociaux
01:13:23par exemple à Caen
01:13:24Laurent qu'on a pu écouter
01:13:26a diffusé la photo
01:13:27de la voleuse
01:13:28que vous avez vue à l'écran
01:13:29pour alerter
01:13:30le plus de monde possible
01:13:32mais c'est aussi
01:13:33par exemple
01:13:33le cas d'un commerçant parisien
01:13:35qui gère une boutique
01:13:36de téléphonie
01:13:37et qui a eu la même chose
01:13:38alors il travaille
01:13:38dans l'est de Paris
01:13:39et il y a quelques jours
01:13:40il a reçu la visite
01:13:41d'une suspecte
01:13:42d'une femme
01:13:43qui a voulu acheter
01:13:44un chargeur de téléphone
01:13:45avec un billet
01:13:46de 200 euros
01:13:47vous allez voir
01:13:47les images à l'écran
01:13:49et ce commerçant
01:13:50j'ai pu le rencontrer
01:13:51en fait il m'a expliqué
01:13:52qu'il avait déjà été victime
01:13:54du même scénario
01:13:55quelques années plus tôt
01:13:56avec son père
01:13:56et il a donc refusé
01:13:58la transaction cette fois-ci
01:13:59en prétextant
01:14:00ne pas avoir de modé
01:14:01puis il a décidé
01:14:02de diffuser
01:14:03ces images
01:14:04sur les réseaux sociaux
01:14:05en l'occurrence sur Facebook
01:14:06sa vidéo a été vue
01:14:08des milliers de fois
01:14:09et pour lui
01:14:09c'était le meilleur moyen
01:14:11finalement
01:14:11d'alerter les autres commerçants
01:14:12pour éviter
01:14:14que ça se reproduise
01:14:15merci beaucoup
01:14:15c'est très intéressant
01:14:17l'avis du policier
01:14:18ça c'est des arnaques
01:14:19qu'on retrouve de plus en plus
01:14:20on a l'impression
01:14:21qu'on affine la simplicité
01:14:23et en fait
01:14:24cette jeune femme
01:14:25cette pauvre caissière
01:14:26on ne sait pas d'ailleurs
01:14:26si elle a gardé son boulot
01:14:27ou pas
01:14:28la pauvre
01:14:29ou si c'est passé
01:14:30par perdre des profits
01:14:32elle est ciblée
01:14:33parce que
01:14:34elle est pareil
01:14:34inexpérimentée
01:14:35et puis de plus en plus
01:14:37on n'utilise plus la monnaie
01:14:38on utilise finalement
01:14:39des paiements
01:14:40par carte bancaire
01:14:41donc les commerçants
01:14:42n'ont pas forcément
01:14:43l'habitude finalement
01:14:44d'utiliser cette monnaie
01:14:47et les escrocs
01:14:48et bien
01:14:48ils jouent là-dessus
01:14:49et c'est vrai que
01:14:50ça est compliqué
01:14:50de dire que
01:14:51c'est un vol
01:14:52ou une escroquerie
01:14:53puisqu'au final
01:14:53la faute entre guillemets
01:14:55reviendrait à la commerçante
01:14:57qui n'a pas fait attention
01:14:58c'est pour ça
01:14:59que c'est très très difficile
01:15:00de pouvoir
01:15:02poursuivre
01:15:03ces individus
01:15:04puisque finalement
01:15:05elle ne vole pas vraiment
01:15:06elle n'a pas donné le billet
01:15:07mais on ne lui a pas
01:15:08réclamé non plus
01:15:09donc c'est vrai
01:15:10qu'il faut être vigilant
01:15:12parce que
01:15:13les escrocs
01:15:13eux ils sont
01:15:15justement
01:15:15aux aguets
01:15:16et ils cherchent
01:15:17la moindre faille
01:15:18pour pouvoir
01:15:18vous arnaquer
01:15:19bon
01:15:20vigilant
01:15:21Jérôme Jean
01:15:21il l'est
01:15:22bonjour
01:15:23merci d'être en direct
01:15:24avec nous
01:15:24vous êtes fondateur
01:15:25du collectif
01:15:27RALVOL
01:15:27vous faites partie
01:15:28de ceux qui disent
01:15:29il faut les exposer
01:15:30il faut montrer
01:15:31ce qui se passe
01:15:32parce que
01:15:33par ailleurs
01:15:33on n'a pas toujours
01:15:34les solutions
01:15:36adéquates
01:15:37en justice
01:15:37ou
01:15:38on appelle
01:15:39les solutions légales
01:15:40pour aller plus loin
01:15:40et d'ailleurs
01:15:41vous soutenez
01:15:42image à l'appui
01:15:43plusieurs commerçants
01:15:44vous allez peut-être
01:15:45nous en parler
01:15:46notamment
01:15:46ce qui s'est passé
01:15:47dans une boutique
01:15:48de décoration
01:15:49à Paris
01:15:50qui a été victime
01:15:51d'un vol
01:15:52à chaque fois
01:15:52c'est toujours
01:15:53la même chose
01:15:53on plaide
01:15:55la bonne foi
01:15:56l'oubli
01:15:57on s'excuse
01:15:58c'est un peu facile
01:15:58comme ficelle
01:15:59non ?
01:16:01oui c'est plus
01:16:01bonjour
01:16:02c'est plus entendable
01:16:03aujourd'hui
01:16:03par les commerçants
01:16:04français
01:16:04qui sont volés
01:16:05on a eu un été
01:16:07catastrophique
01:16:07en matière de vol
01:16:08un peu partout
01:16:09ça c'est une certitude
01:16:10ils sont volés
01:16:11et ils sont abandonnés
01:16:12aujourd'hui
01:16:13abandonnés parce que
01:16:13la police et la gendarmerie
01:16:15n'ont plus les moyens
01:16:16pour intervenir
01:16:17aujourd'hui
01:16:17très clairement
01:16:18ils sont pris
01:16:19par les violences
01:16:20intra-conjugales
01:16:21par les homicides
01:16:22par les accidents
01:16:23de voiture
01:16:24et puis de toute façon
01:16:26si même parfois
01:16:26la plainte aboutit
01:16:28on se rend compte
01:16:29que
01:16:30j'allais dire
01:16:31quasiment à chaque fois
01:16:32c'est un rappel
01:16:33à la loi
01:16:34ou un classement
01:16:34sans suite
01:16:35donc ça veut dire
01:16:36qu'aujourd'hui
01:16:36la police et la gendarmerie
01:16:38n'ont plus les moyens
01:16:39d'intervenir
01:16:39et d'aider les commerçants
01:16:40c'est une très mauvaise
01:16:41nouvelle pour les commerçants
01:16:42c'est malheureusement
01:16:43une très très bonne nouvelle
01:16:45pour les voleurs
01:16:45qui savent qu'aujourd'hui
01:16:47ils ne risquent plus rien
01:16:48il faut que ça change
01:16:49c'est plus acceptable
01:16:49aujourd'hui
01:16:50il va vraiment falloir
01:16:51changer les choses
01:16:52oui alors là
01:16:53on voit sur ces images
01:16:54vous avez peut-être
01:16:55nous en parlé
01:16:56plus avant
01:16:57une femme
01:16:57qui prend un objet
01:16:58qui est au sol
01:16:59vous voyez
01:16:59c'est cette femme
01:17:00qui est à gauche
01:17:00elle le met
01:17:01dans son sac
01:17:03on a fouté son visage
01:17:04et puis
01:17:05quelques minutes après
01:17:07elle fait mine
01:17:08de le reposer
01:17:08en prétextant
01:17:09de l'avoir pris
01:17:10machinalement
01:17:11et de ne pas avoir fait exprès
01:17:12bon c'est toujours
01:17:13un peu la bonne excuse
01:17:14mais une fois sur deux
01:17:14ça passe en fait
01:17:15et heureusement
01:17:16vous dites
01:17:16qu'il y a les images
01:17:17de vidéosurveillance
01:17:19à votre service
01:17:20mais en l'espèce
01:17:22et comme le disait Amaury
01:17:23c'est illégal
01:17:24la publication de ces images
01:17:25c'est une atteinte
01:17:25à la vie privée
01:17:26qu'est-ce que vous répondez
01:17:26à ça ?
01:17:28nous on répond que
01:17:29ça n'est pas encore légal
01:17:31et je préciserai d'ailleurs
01:17:32que dans l'enquête
01:17:33qui a été réalisée
01:17:34par le collectif
01:17:35RALVOL
01:17:3682% des commerçants
01:17:38français
01:17:38avaient été victimes
01:17:39de vol au moins
01:17:40une fois en 2024
01:17:4180%
01:17:42vous imaginez
01:17:4382% des commerçants
01:17:45donc moi je vais vous poser
01:17:46la question madame
01:17:46qu'est-ce que vous répondez
01:17:47à ces commerçants
01:17:48qui voient entrer
01:17:49et sortir des gens
01:17:50qui les volent
01:17:51qui les pillent
01:17:52et qui n'écopent
01:17:53de rien du tout
01:17:53c'est-à-dire qu'ils viennent
01:17:54le matin
01:17:55si même ils sont interpellés
01:17:56ils sont à nouveau
01:17:57de retour dans l'après-midi
01:17:58donc quelle solution
01:17:59nous on apporte
01:18:00on se rend compte
01:18:01qu'effectivement
01:18:02la vidéosurveillance
01:18:02elle peut être exploitée
01:18:04avec un système
01:18:05comme celui d'afficher
01:18:06le visage des voleurs
01:18:07dans un cadre légal
01:18:08nous on propose
01:18:09qu'effectivement
01:18:10la proposition de loi
01:18:11qui a été étudiée
01:18:12par le député Romain Daubier
01:18:14aboutisse
01:18:14à quelque chose
01:18:15aboutisse à un texte
01:18:17aujourd'hui
01:18:17si clairement
01:18:18on ne fait pas peur
01:18:19aux voleurs
01:18:19ça va devenir insupportable
01:18:21demain pour les commerçants
01:18:22et les artisans français
01:18:23je précise ce à quoi
01:18:24vous faites référence
01:18:24Romain Daubier
01:18:25donc ce député de Lens
01:18:28propose une loi
01:18:29qui vise à dépénaliser
01:18:30la pratique
01:18:31l'idée
01:18:32c'est pas de transférer
01:18:33la justice des tribunaux
01:18:34à la justice des réseaux
01:18:36dit-il
01:18:37mais faciliter le travail
01:18:38des enquêteurs
01:18:39Amaury
01:18:40puis peut-être un mot
01:18:40et vous restez bien sûr
01:18:41avec nous
01:18:41on a d'autres exemples
01:18:42que vous nous avez signalés
01:18:44je voulais juste planter
01:18:45le décor
01:18:46le cadre légal
01:18:47en fait effectivement
01:18:47l'atteinte à la vie privée
01:18:48donc le fait de diffuser
01:18:49des images d'une personne
01:18:50mise en cause
01:18:51sans son consentement
01:18:52c'est un an d'emprisonnement
01:18:53et 45 000 euros d'amende
01:18:54mais le détournement
01:18:55de finalité
01:18:56c'est-à-dire l'usage
01:18:57de vidéosurveillance
01:18:58qui sont normalement
01:18:58destinés plutôt
01:18:59à des enquêteurs
01:19:00dans un cadre légal
01:19:00que vous publiez
01:19:02sur des réseaux sociaux
01:19:03ça c'est 5 ans d'emprisonnement
01:19:04et 300 000 euros d'amende
01:19:05alors que le vol simple
01:19:07est puni de 3 ans de prison
01:19:08et 45 000 euros d'amende
01:19:09donc c'est pire d'exposer
01:19:10le détournement
01:19:12de finalité d'image
01:19:13de vidéosurveillance
01:19:14sur le papier
01:19:15est plus durement sanctionné
01:19:17que le vol simple
01:19:18alors heureusement
01:19:19dans la pratique
01:19:19heureusement les magistrats
01:19:21en général
01:19:22c'est des peines maximales
01:19:23encourues
01:19:23donc prennent en considération
01:19:25le contexte
01:19:26mais c'est pour vous dire
01:19:27que le code pénal
01:19:27aujourd'hui
01:19:28n'est peut-être pas adapté
01:19:29à la réalité du terrain
01:19:30surtout qu'ici
01:19:31ils s'en servent
01:19:31comme lanceurs d'alerte
01:19:32finalement
01:19:33c'est ça aussi
01:19:34leur intention
01:19:34elle est d'alerter les autres
01:19:36Jérôme Jean
01:19:36j'imagine que ça vous révolte
01:19:38quand même
01:19:38le quantum de peine
01:19:40dans un cas
01:19:41et dans l'autre
01:19:42ça nous met en colère
01:19:43et vous voyez
01:19:44nous on a sorti
01:19:45cet autocollant
01:19:45je ne sais pas
01:19:46si vous le voyez
01:19:46à l'antenne
01:19:47un petit peu plus haut
01:19:48s'il vous plaît
01:19:49voilà
01:19:50montez-le
01:19:50voilà
01:19:50établissement sous surveillance
01:19:52nous diffusons
01:19:53les images
01:19:54en cas de viol
01:19:55de vol
01:19:56ah oui
01:19:56on a beaucoup parlé
01:19:57de viol aujourd'hui
01:19:58j'avoue
01:19:59et donc
01:20:00vous pensez que ça
01:20:01parce que j'ai l'impression
01:20:02qu'ils reculent devant rien
01:20:03vous pensez que ça
01:20:04les arrête ça
01:20:05les voleurs
01:20:06très sincèrement
01:20:07si demain on affichait
01:20:08votre visage
01:20:08avec en dessous marqué
01:20:10avis de recherche
01:20:11ou appel à témoin
01:20:12parce que vous avez
01:20:13dérobé quelque chose
01:20:14dans un magasin
01:20:14ce qui se fait
01:20:15tous les jours aujourd'hui
01:20:16je pense que ça
01:20:17ne vous ferait pas plaisir
01:20:18on a certaines vidéos
01:20:19qui cumulent
01:20:20les 3-4 millions
01:20:21de vues
01:20:22aujourd'hui
01:20:23on a trouvé un moyen
01:20:24d'inquiéter ces voleurs
01:20:25et c'est le seul
01:20:26parce que de toute façon
01:20:27je vous le rappelle
01:20:28rappel à la loi
01:20:29classement sans suite
01:20:30il n'y a plus aucun voleur
01:20:31en prison aujourd'hui
01:20:33donc il faut trouver
01:20:34des solutions
01:20:34de leur faire peur
01:20:35celle-ci en est une
01:20:36effectivement
01:20:37j'incite vraiment
01:20:38déjà l'intégralité
01:20:40des candidats
01:20:40aux prochaines présidentielles
01:20:42à recevoir
01:20:43les membres du collectif
01:20:44RALVOL
01:20:44on a des idées à proposer
01:20:46on veut être entendus
01:20:46et j'incite aussi vraiment
01:20:48les voleurs
01:20:48à bien réfléchir demain
01:20:49on va leur pourrir la vie
01:20:50alors Strasbourg
01:20:52dans le quartier de Neudorf
01:20:52ce sont les images
01:20:53qu'on aperçoit
01:20:54là on est sur du
01:20:55plus classique
01:20:56mais on va voir
01:20:56l'image plein pot
01:20:58comme on dit
01:20:59où on voit un type
01:21:00s'emparer
01:21:01de barres chocolatées
01:21:02avant de quitter
01:21:03le magasin
01:21:04sans rien régler
01:21:05mais ça ça existe
01:21:07depuis des lustres
01:21:08on a l'impression
01:21:08quand même que
01:21:08ce que vous voulez
01:21:09nous rapporter
01:21:10Jérôme Jean
01:21:11c'est qu'ils sont
01:21:12complètement désinhibés
01:21:12précisément parce qu'ils
01:21:13ne risquent rien
01:21:14à l'arrivée
01:21:16vous avez certains procureurs
01:21:18je voudrais citer
01:21:19s'il vous plaît
01:21:20le procureur
01:21:21qui est une femme
01:21:21madame la procureure
01:21:22de Strasbourg
01:21:22qui a déclaré
01:21:23chez un de vos confrères
01:21:24il n'y a pas très longtemps
01:21:25qu'en dessous de 200 euros
01:21:26elle n'avait pas les moyens
01:21:28de condamner
01:21:28les auteurs de ces vols
01:21:30alors moi je l'entends
01:21:31cette phrase
01:21:32elle fait bondir
01:21:32des milliers de commerçants
01:21:33en France
01:21:34parce que comment
01:21:35on interprète les voleurs
01:21:36et bien ça veut dire
01:21:36qu'aujourd'hui
01:21:37si vous allez faire
01:21:38une dizaine de magasins
01:21:39et que dans ces magasins
01:21:40vous ne prenez pas
01:21:41vous ne volez pas
01:21:41plus de 200 euros
01:21:42vous ne risquez rien
01:21:43c'est inaudible
01:21:44pour les commerçants français
01:21:45tout ça
01:21:46il faut que ça s'arrête
01:21:47et puis autre vidéo
01:21:48et après Axel Ronde
01:21:50va vouloir réagir aussi
01:21:52un producteur de légumes
01:21:53en agriculture
01:21:55raisonné et bio
01:21:56alors vous voyez
01:21:56ça se passe
01:21:57dans des machines
01:21:59là c'est à Saint-Gervain
01:22:02en Belin
01:22:03il a voulu lui
01:22:04diffuser ses images
01:22:05de vidéosurveillance
01:22:06dans la même logique
01:22:07que ce que vous décrivez
01:22:08parce qu'on voit
01:22:09ces deux jeunes
01:22:10masqués évidemment
01:22:11qui vont d'abord
01:22:12arracher
01:22:13vous allez voir
01:22:13un petit moment de confusion
01:22:15on voit que la caméra
01:22:16est arrachée
01:22:17et puis évidemment
01:22:18derrière
01:22:18se servir
01:22:19casser les vitrines
01:22:20et le commerçant
01:22:22il a publié
01:22:22ce petit message
01:22:23petite visite
01:22:24au distributeur
01:22:25voilà le moment
01:22:26où ça bascule
01:22:26cette nuit
01:22:27si quelqu'un
01:22:28reconnaît les personnes
01:22:29faites-moi signe
01:22:31il y a aussi
01:22:31cette notion d'appel
01:22:32à témoin
01:22:33Jérôme Jean
01:22:33qui est importante
01:22:35alors l'appel à témoin
01:22:36fonctionne énormément
01:22:37c'est-à-dire que
01:22:38diffuser le visage
01:22:38des voleurs
01:22:39effectivement
01:22:40permet aujourd'hui
01:22:41il faut être très clair
01:22:42beaucoup à la police
01:22:43et à la gendarmerie
01:22:44de résoudre un certain nombre
01:22:45d'affaires
01:22:46comme l'a dit votre journaliste
01:22:47tout à l'heure
01:22:48c'est pas une action isolée
01:22:49souvent ce sont des gens
01:22:50qui font plusieurs commerces
01:22:51ce sont des bandes organisées
01:22:53peut-être pas sur l'exemple
01:22:54que vous donnez là
01:22:54parce qu'ils ont fait preuve
01:22:56de beaucoup d'amateurisme
01:22:57et d'ailleurs
01:22:57il y a la bande son
01:22:58qui est diffusée
01:22:59sur la vidéo
01:23:00sur les réseaux sociaux
01:23:01ras-le-vol
01:23:02et on se rend compte
01:23:03que ça doit être des jeunes
01:23:04mais c'est pas parce qu'on est jeune
01:23:05que c'est plus facilement excusable
01:23:06que quand on est plus âgé
01:23:08ça n'a aucun rapport
01:23:08les faits sont là
01:23:10aujourd'hui c'est du vol
01:23:11et ça doit être puni
01:23:12mais effectivement
01:23:13aujourd'hui
01:23:14de diffuser le visage des voleurs
01:23:15ça permet d'identifier les auteurs
01:23:17ça permet aussi
01:23:18à beaucoup d'autres commerçants
01:23:19comme vous l'avez fait aujourd'hui
01:23:20de montrer ce qui se passe
01:23:22dans les commerces
01:23:22et de se prémunir
01:23:23et de s'organiser
01:23:24et de prévenir
01:23:25pour que les vols diminuent
01:23:27aujourd'hui
01:23:27c'est notre objectif
01:23:28et on continuera
01:23:29de le relayer
01:23:29restez quelques instants
01:23:30parce qu'on a encore
01:23:31d'autres reportages
01:23:32le Rhône par exemple
01:23:33on sait que c'est le 3ème département
01:23:34le plus touché
01:23:35par les cambriolages
01:23:36en France
01:23:37les commerçants
01:23:38du 6ème arrondissement
01:23:39lyonnais
01:23:39n'en peuvent plus
01:23:40depuis le début de l'été
01:23:4130 d'entre eux
01:23:42ont été volés
01:23:44regardez
01:23:44retour au fait
01:23:45avec Marie-Victoire Dieudonnet
01:23:48Patrice fait partie
01:23:49de la trentaine
01:23:49de commerçants cambriolés
01:23:51depuis le début de l'été
01:23:52dans le 6ème arrondissement
01:23:53de Lyon
01:23:54il manie une arme
01:23:55à sa portée
01:23:56le sarcasme
01:23:57on a fait un petit mot
01:23:58du coup pour les voleurs
01:24:00pour leur dire
01:24:00que ça sert à rien
01:24:01qu'ils se fatiguent
01:24:01pendant les vacances
01:24:02on va vider la boutique
01:24:03il faut qu'ils en profitent
01:24:04pour se reposer un petit peu
01:24:05et en clair
01:24:06ils ne vont pas nous manquer
01:24:07téléphone volé
01:24:09dégradation
01:24:09le préjudice est estimé
01:24:11à près de 30 000 euros
01:24:12ils ne se sont pas cassés la tête
01:24:13ils ont vraiment
01:24:14tout arraché
01:24:15ils ont tout descendu
01:24:16donc on a tout retrouvé par terre
01:24:17la vitre
01:24:19complètement cassée
01:24:20le rideau dégondé
01:24:21ce qui est choquant
01:24:22c'est le temps qu'ils ont mis
01:24:23pour pouvoir faire ça
01:24:24ils n'ont même pas mis 5 minutes
01:24:25à seulement 200 mètres de là
01:24:27le cambriolage de cette boucherie
01:24:29aura lui duré
01:24:30à peine plus d'une minute
01:24:31laissant les propriétaires révoltés
01:24:34beaucoup d'énervement
01:24:35beaucoup de haine
01:24:36un peu de colère quand même
01:24:37c'était un caté
01:24:37qui était agréable à dire
01:24:38malheureusement
01:24:39depuis quelques temps
01:24:40c'est l'inverse
01:24:40on est sur une dégringolade totale
01:24:43on se sent abondé
01:24:43par le maire de Lyon
01:24:44qu'on soit de gauche
01:24:45du centre ou de droite
01:24:46la sécurité de ses habitants
01:24:48devrait être la chose
01:24:49la plus importante
01:24:50le couple a lancé
01:24:51une pétition
01:24:52sous la forme d'une lettre
01:24:53ouverte à Grégory Doucet
01:24:54le maire du 6ème arrondissement
01:24:56entend porter leur voix
01:24:58il y a eu des promesses
01:24:59dans cette campagne électorale
01:25:00de renforcer les moyens
01:25:01notamment de vidéoprotection
01:25:02nous avons vraiment
01:25:03vraiment des manques
01:25:04dans le 6ème arrondissement
01:25:05avec 80% de l'arrondissement
01:25:07qui n'est pas couvert
01:25:07en vidéoprotection
01:25:08contacté
01:25:09la mairie de Lyon
01:25:10exprime son soutien
01:25:11aux commerçants
01:25:11et rappelle que la ville
01:25:13compte plus de 660 caméras
01:25:15de vidéoprotection
01:25:18660
01:25:19mais pas dans le 6ème arrondissement
01:25:21le reportage nous dit
01:25:23Axel Ronde
01:25:2380% n'est pas couvert
01:25:26donc évidemment que c'est facile
01:25:28dans ces cas-là
01:25:28les voleurs
01:25:29ils le savent
01:25:29ils ciblent ce qu'ils font
01:25:30oui mais ils le savent
01:25:31mais au-delà de ça
01:25:32c'est qu'il n'y a pas
01:25:32de réponse pénale
01:25:33judiciaire
01:25:34puisque la justice
01:25:36elle souffre cruellement
01:25:37de moyens
01:25:38il n'y a plus de place
01:25:39en prison
01:25:39et on voit bien
01:25:40que finalement
01:25:41les voleurs
01:25:41s'en donnent à cœur joie
01:25:42donc oui
01:25:43les initiatives
01:25:44de diffuser les visas
01:25:45je pense que maintenant
01:25:46il va falloir le faire
01:25:46utiliser les technologies
01:25:48qu'on a à notre disposition
01:25:50je pense qu'il va falloir
01:25:51faire évoluer la loi
01:25:52parce qu'au bout d'un moment
01:25:53qu'est-ce que vont faire les gens
01:25:54si c'est pour qu'ils se forment
01:25:56en milice
01:25:56c'est plus ça la République
01:25:58et ça ça devient
01:25:59très inquiétant
01:26:00mais quand vous avez
01:26:00des initiatives comme cela
01:26:02et un ras-le-bol
01:26:03j'ai peur aussi
01:26:04pour la République
01:26:05c'est pour ça que nous
01:26:05nous militons
01:26:06pour renforcer les moyens
01:26:08de la police nationale
01:26:08et de la justice
01:26:09on entend bien votre discours
01:26:11et votre action
01:26:11le 15 septembre
01:26:12on a bien retenu la date
01:26:13merci à tous
01:26:14d'avoir été parmi nous
01:26:15cet après-midi
01:26:16merci maître
01:26:16merci monsieur Clerget
01:26:19évidemment Sabrina
01:26:20et Amourine Bucot
01:26:21qui était là
01:26:22l'ami Pierre de Villeneuve
01:26:23est arrivé
01:26:24qu'est-ce que vous avez
01:26:25au programme aujourd'hui ?
01:26:26vous qui avez vécu aux Etats-Unis
01:26:27vous vous souvenez
01:26:28des drapeaux américains
01:26:29surtout les pavillons
01:26:31l'hymne américain
01:26:32chanté par l'ensemble des américains
01:26:34est-ce qu'on a
01:26:34la même fibre en France ?
01:26:36est-ce qu'on peut dire
01:26:37qu'on aime la France ?
01:26:38qu'on est patriote ?
01:26:39qu'on l'aime telle qu'elle est ?
01:26:41on aime l'hexagone ?
01:26:42tout ce qu'elle...
01:26:42bah non
01:26:43en fait
01:26:43assez souvent
01:26:45ça crée polémique
01:26:46et c'est le cas
01:26:47lors d'un combat de MMA
01:26:48on verra ça
01:26:48dans un instant
01:26:49c'est même suspect
01:26:50merci beaucoup Pierre
01:26:52à demain
01:26:53pour la suite
01:26:54de notre semaine
01:26:55police-justice
01:26:5624h en France
01:26:57dès 13h
01:26:58je vous attends