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  • il y a 1 semaine
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés. 

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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous accueillir pour cette nouvelle édition de Police Justice 24h en France.
00:00:06Votre nouveau rendez-vous d'information tous les jours sur CNews de 13 à 15h jusqu'au vendredi inclus de
00:00:12l'actualité des témoignages, des reportages.
00:00:15Également quand les faits divers deviennent des faits de société, ça se passe ici sur CNews et c'est parti
00:00:20avec le sommaire de ce mercredi.
00:00:23A la une donc, une fois de plus, c'est de justice que l'on a du mal à comprendre.
00:00:28On a appris hier soir que le jeune homme de 20 ans soupçonné d'avoir violemment agressé le policier Pierre
00:00:33Picavé qui sortait d'un barguet et qui pourrait perdre un oeil a été laissé libre.
00:00:37Il est avec nous en direct sur ce plateau Pierre Picavé, il viendra nous donner évidemment sa réaction, il réagira
00:00:42pour la première fois d'ailleurs sur notre antenne à cette décision.
00:00:46On parlera aussi de ces nouvelles accusations qui pèsent contre Patrick Bruel.
00:00:51Elles sont portées cette fois par la chanteuse et actrice Elena Noguera, nos confrères de RTL révèlent qu'elle aurait
00:00:57témoigné secrètement auprès des enquêteurs contre le chanteur pour dénoncer des faits subis dans les années 2000.
00:01:03Accusations qui coïncident avec l'annulation de sa tournée, il jette l'éponge Patrick Bruel, dossier complet à suivre dans
00:01:11un instant.
00:01:12On vous reliera aussi un témoignage très fort dans cette émission, celui d'un ancien policier Patrick Bertrand qui vient
00:01:17de l'anti-gang, qui raconte son combat au quotidien pour ne pas sombrer.
00:01:21La solidarité avec les collègues, l'évolution du métier et du profil des voyous aussi c'est intéressant, il sera
00:01:27évidemment en direct dans l'émission.
00:01:29Et puis encore un témoignage, beaucoup de témoignages aujourd'hui vous allez voir dans Police Justice 24h.
00:01:33L'homme qui a découvert les corps des victimes de la tuerie de Chevaline, souvenez-vous, c'était en 2012,
00:01:40une fillette et trois adultes.
00:01:42Et si l'on reparle aujourd'hui de ce meurtre, c'est qu'on a appris hier qu'une arme
00:01:45avait été retrouvée au fond du lac d'Annecy.
00:01:47Une arme qui pourrait enfin permettre de résoudre ce cold case.
00:01:52Écoutez ce témoin.
00:01:54Il y a du sang qui coule du crâne, je me baisse pour voir ce qui se passe et là
00:01:58je vois à travers la vitre brisée qu'il y a un conducteur à droite qui est une voiture anglaise.
00:02:04Il a plusieurs trous dans le crâne et on comprend tout à fait de quoi il est mort.
00:02:09Je vois que derrière il y a deux autres personnes sur le siège qui ne bougent pas donc je comprends
00:02:13tout de suite qu'il y a au moins quatre morts.
00:02:14On va revenir à ce dossier avec de nombreux témoignages vous verrez dans 24h en France.
00:02:18Et puis enfin, on ira à Gaillard, toujours à Haute-Savoie d'ailleurs, après plusieurs fusillades liées au trafic de
00:02:23stupéfiants.
00:02:24La mairie décide de s'adresser directement aux consommateurs avec une campagne de pub, campagne de sensibilisation.
00:02:31Mais est-ce vraiment utile ? On va en débattre.
00:02:34Allez tout de suite, il est 13h passé de quelques minutes, une poignée de minutes.
00:02:37On retrouve Somaya Labidi, c'est l'heure du journal. Bonjour.
00:02:41Bonjour Nelly.
00:02:43Je l'oublie à chaque fois. Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:02:46On commence ce journal par les images de dégâts causés par l'incendie d'un imbeuble hier soir dans le
00:02:5120e arrondissement de Paris.
00:02:53Incendie qui a fait trois blessés et qui s'est déclaré dans un appartement situé au dernier étage.
00:02:5823 véhicules et 90 sapeurs-pontiers ont dû être mobilisés pour venir à bout des flammes.
00:03:04A la une également, l'intransigeance du parquet de Grenoble.
00:03:06La gérante d'un café dans la station des Deux-Alpes sera jugée en mars pour propos antisémites.
00:03:11Le 14 août, la commerçante avait été filmée, refusant de servir un homme de confession juive.
00:03:16Une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux et qui a provoqué une vive émotion.
00:03:21Le coup près est tombé, 0,1% du PIB.
00:03:24C'est le coût estimé des vagues successives de canicules et de sécheresse qui ont frappé le pays.
00:03:29Des conditions météorologiques qui ont eu raison.
00:03:31De nombreuses récoltes, le ministère de l'économie table sur une baisse de la production agricole de 8%,
00:03:36soit la moitié de celle observée lors de la canicule de 2003.
00:03:41Autre mauvaise nouvelle pour les éleveurs, cette fois 7600 canards vont être abattus
00:03:45après la découverte d'un foyer de grippe aviaire dans un élevage du Maine-et-Loire.
00:03:49Décision prise par la préfecture pour limiter le risque de diffusion du virus à d'autres élevages,
00:03:54en plus d'une surveillance post-vaccination renforcée et de la mise en place d'autocontrôles
00:03:59dans les établissements commerciaux de volaille.
00:04:02C'est l'autre information de cette mi-journée.
00:04:04Le torchon brûle entre Paris et Moscou.
00:04:06La France convoque le chargé d'affaires russe à Paris
00:04:08après l'attaque de drones hybrides imputés à la Russie début août à l'aéroport allemand de Leipzig,
00:04:13annonce ce matin du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Bain.
00:04:18Chargé d'affaires russe à Paris pour que nous puissions protester très vivement
00:04:23sur les fondements qui nous sont apportés par nos amis allemands,
00:04:28étayés et qui permettent de démontrer qu'il y avait la volonté de saboter cet avion
00:04:33et ce site logistique qui a été utilisé par l'Allemagne et par l'Europe pour soutenir l'Ukraine.
00:04:38On poursuit avec une journée à haute tension demain pour Pedro Sanchez.
00:04:42Le Premier ministre espagnol doit s'exprimer devant le Parlement sur la crise migratoire à Ceuta,
00:04:47crise déclenchée par l'afflux massif de migrants fin juillet dans l'enclave.
00:04:50Des manifestations sont d'ailleurs prévues aujourd'hui un peu partout dans le pays.
00:04:53pour soutenir les habitants de la perle de la Méditerranée.
00:04:57Autres tensions à présent, celles qui sont en cours entre Téhéran et Washington.
00:05:02Dans un message posté sur son réseau social,
00:05:05Donald Trump ferme la porte des négociations.
00:05:07De son côté, le régime brandit la menace de représailles contre tous les alliés des Etats-Unis.
00:05:14Nous avertissons que la poursuite des agissements malveillants des Etats-Unis dans la région sera confrontée à des ripostes plus
00:05:20larges et plus destructrices.
00:05:22Et que tout pays qui coopère avec l'armée américaine agressive devra accepter les conséquences dangereuses qui en découleront.
00:05:30Le décompte macabre n'en finit pas.
00:05:33Le bilan de la crue mortelle s'aggrave.
00:05:34Les autorités font désormais état de 1130 morts et 4460 de disparus.
00:05:40Les secours sont toujours à pied d'oeuvre dans ce torrent debout.
00:05:43Et la Chine a décidé d'acheminer de l'aide humanitaire à destination des nombreux sinistrés.
00:05:49On poursuit avec ce drame en Égypte.
00:05:5116 morts et 28 blessés dans un accident de bus dans la péninsule du Sinaï.
00:05:55Accident qui s'est produit sur la route reliant les villes touristiques de Haddaab et Nouveba.
00:06:00Une vingtaine d'ambulances ont dû être dépêchées sur place pour évacuer les victimes et leur prodiguer les premiers soins.
00:06:06Et puis on termine avec Emmanuel Macron qui est attendu à Londres.
00:06:09Déplacement outre-manche à la fois culturel et diplomatique pour le chef de l'Etat.
00:06:12Le président de la République doit assister à la présentation de la tapisserie de Bayeux au public du British Museum.
00:06:19Au menu également, rencontre avec le nouveau Premier ministre, Andy Burnham.
00:06:24Merci beaucoup. On se retrouve bien sûr à 14h.
00:06:27D'autres informations à nous transmettre à ce moment-là.
00:06:30Nos invités pour cette émission, Maître Alain Bansoussan est là.
00:06:34Bonjour, merci d'être là.
00:06:35Je rappelle que vous êtes avocat. Sabrina Philippe à vos côtés, psychologue et auteur de Nos folies invisibles,
00:06:41paru aux éditions Mazarine.
00:06:42Michel Coriot, bienvenue à vous.
00:06:44Bonjour.
00:06:44Déléguée nationale d'Alliance Police.
00:06:46Évidemment, Sabrina Birlin-Bouillet.
00:06:48Nul besoin de la présenter.
00:06:50Et puis dans un instant, Pierre Picavé, policier et président de FLAG.
00:06:53Merci d'ores et déjà d'accepter de témoigner sur notre antenne.
00:06:57On revient évidemment au dernier développement dans l'affaire qui vous concerne.
00:07:00On a appris hier que l'homme de 20 ans, soupçonné de vous avoir violemment agressé à la sortie d
00:07:05'un barguet à Paris,
00:07:07on voit les images immédiatement après, et on sait que vous pourriez perdre un œil dans cette épreuve,
00:07:13eh bien il est ressorti libre.
00:07:14Alors oui, il est placé sous contrôle judiciaire, mais il est désormais libre après sa mise en examen.
00:07:20Pourtant, on précise quand même les qualificatifs retenus.
00:07:23Poursuivi, pour violences aggravées et vols, c'est pas rien.
00:07:27La justice n'a donc pas ordonné son placement en détention provisoire, elle ne l'a pas jugé utile.
00:07:32Quelle est votre réaction, Pierre Picavé, au fait que votre agresseur soit en liberté dans la nature aujourd'hui ?
00:07:39Alors s'il fallait que je parle uniquement de moi en tant que victime et ce que j'ai vécu,
00:07:46que l'homme, les premiers mots de l'homme, c'est « je vais te tuer, sale PD ».
00:07:52Ça, c'est ses premiers mots.
00:07:54Très rapidement, je me présente à lui et je le fais à trois reprises,
00:07:58où je sors ma carte de police et je lui dis « arrête, stop, je suis policier, arrête, stop ».
00:08:05Rien que ça, déjà, vous voyez, il y a des menaces de mort.
00:08:10Il y a le fait que je sois policier, que je l'annonce.
00:08:15Apparemment, je ne sais pas si c'est retenu dans les aggravations,
00:08:17mais en tout cas, de ce que j'ai entendu, ma fonction de policier n'a pas été retenue encore.
00:08:22Alors que ça aurait dû être une circonstance aggravante.
00:08:25Ça aurait dû être retenu à ce moment-là.
00:08:27Il y aurait dû y avoir, normalement, des violences volontaires avec armes
00:08:30sur personnes dépositaires de l'autorité publique par personnes ivres,
00:08:33puisque l'intéressé avait consommé de l'alcool.
00:08:36Donc vous vous dites quoi, aujourd'hui ?
00:08:38Vous vous dites « c'est encore l'impunité de ceux qui agressent ».
00:08:41Alors, moi, je vais être clair, la position du parquet, c'est réquisitoire.
00:08:51Et il y a eu la nomination, aujourd'hui, d'un juge d'instruction qui va travailler sur l'affaire.
00:08:57Bien sûr, moi, je ne manque pas de confiance auprès de la justice.
00:09:01Et effectivement, c'est assez… on parle quand même d'une tentative d'homicide.
00:09:05Vous voyez, il y a beaucoup de personnes qui me disent « mais c'est une tentative d'homicide,
00:09:08ce n'est pas juste des menaces de violence ».
00:09:09Vous pouvez avoir confiance et être en colère, néanmoins, parce que la victime doit l'être,
00:09:15même si peut-être que le policier, lui, est un peu moins surpris par l'issue de cette décision.
00:09:20J'ai effectivement ces deux positions.
00:09:22Cette position où j'ai essayé de gérer la circonstance comme étant policier,
00:09:28et j'en suis fini victime de violences homophobes, où j'ai eu toutes ces blessures.
00:09:36Et effectivement, je reste très choqué de ce qui m'est arrivé.
00:09:41Ça me perturbe beaucoup, j'en fais des cauchemars, je souffre,
00:09:46je prends des médicaments que je ne suis pas habitué à prendre et qui m'assomment,
00:09:49qui me font paraître très bizarre.
00:09:52Et voilà, oui, c'est très perturbant.
00:09:54C'est très perturbant.
00:09:55Comment on a justifié ? Pardon d'insister, mais c'est quand même quelque chose qui saisit beaucoup de gens.
00:10:00On vous voit, on voit à quel point vous êtes amochés aujourd'hui.
00:10:02On parlera des circonstances qui pourraient être potentiellement dramatiques pour l'usage de votre œil,
00:10:06et donc avec des répercussions sur votre métier.
00:10:10Comment on a justifié cette décision judiciaire ?
00:10:12Ils vous ont donné la raison de cette remise en liberté ?
00:10:15Je n'ai pas eu directement le procureur, le juge, je n'ai pas eu toute la raison de la
00:10:21décision, je ne les ai pas eues encore.
00:10:23Et le qualificatif d'acte homophobe, il a été retenu ?
00:10:26Oui, apparemment, les violences en raison de l'orientation sexuelle réelle ou supposée ont été retenues.
00:10:33Également le vol, et apparemment, il manquerait les violences sur personnes dépositaires qui n'auraient pas été...
00:10:41Donc ça, c'est quand même fou, qu'on n'ait pas reconnu alors que vous racontez
00:10:45le récit est quand même très circonstancié.
00:10:47Vous dites, j'ai décliné mon identité, ça aurait dû l'arrêter, ça a peut-être même décuplé sa rage
00:10:53en fait.
00:10:54Et c'est là que c'est étonnant qu'on n'ait pas retenu ça.
00:10:56Le fait déjà d'avoir dû répéter trois fois le fait que je sois policier, de sortir trois fois ma
00:11:00carte,
00:11:01ça a été pour moi une façon assez perturbante de voir l'individu agir comme ça en fait.
00:11:08Ma chance, c'est d'avoir un témoin.
00:11:10Parce que si je n'avais pas eu de témoin qui dit qu'effectivement j'ai annoncé ma qualité de
00:11:15policier,
00:11:15que j'ai montré ma carte, eh bien on aurait pu mettre en doute ma parole.
00:11:19Vous voyez ? Parce qu'on pourrait dire maintenant, il invente, en tant que policier, il invente...
00:11:24C'est-à-dire que maintenant, la parole d'un policier n'est plus suffisante pour prouver sa bonne foi
00:11:28en fait.
00:11:29Tout de suite, on est dans le...
00:11:30La preuve reste importante.
00:11:34Bon, on va revenir évidemment à l'agression.
00:11:38Vous sentez vite que quelque chose ne va pas ?
00:11:40Ou il y a un réel effet de surprise dans la violence, la manière dont il se jette sur vous
00:11:45?
00:11:45Sincèrement, au début, j'ai pensé à une blague.
00:11:47Quand l'homme se jette sur moi, je pensais que c'était un peu comme sur vous en faisant boue.
00:11:51Vous voyez ? Je me suis retourné en souriant.
00:11:54Et quand j'ai vu son regard et ses premiers mots, c'était « je vais te tuer, sale PD
00:11:59».
00:11:59C'était ça, ses premiers mots.
00:12:01Ça n'a pas été... Il ne m'a pas demandé quelque chose.
00:12:05Ça a été « je vais te tuer ».
00:12:06Donc, ça m'a permis de reculer, d'analyser un peu ce qui se passait,
00:12:11de le voir avec cette bouteille à la main qu'il tenait et qu'il avait bien l'intention d
00:12:18'utiliser.
00:12:18D'ailleurs, c'est ce qu'il a fait puisqu'il s'est rapproché plusieurs fois de moi.
00:12:21En donnant des coups dans l'air jusqu'à avoir la possibilité de m'atteindre.
00:12:26Et cette bouteille, très sincèrement, aurait pu me tuer.
00:12:30Un crâne, ça reste un crâne.
00:12:32J'ai une hémorragie interne au niveau du cerveau.
00:12:34Ça reste une réalité.
00:12:35Heureusement, merci, elle ne s'est pas plus propagée.
00:12:40Mais j'ai cette chance.
00:12:44Mais un coup de bouteille peut tuer.
00:12:46Une bouteille, surtout épaisse comme celle-ci, aurait pu me tuer, bien sûr.
00:12:48Vous dites qu'il avait une bouteille à la main.
00:12:51Oui.
00:12:51Est-ce que, a posteriori, vous pensez que c'était une sorte de guet-tapon parce qu'il avait repéré
00:12:56la boîte en question ?
00:12:57Ou c'est juste par opportunisme, il a vu ça ?
00:13:00Des gens sortirent de cet endroit qu'il a identifié ?
00:13:03Et c'est là qu'il a décidé de vous agresser.
00:13:07Et à savoir que, la veille, moi, j'ai été invité à participer au revivage de la flamme à l
00:13:13'Arc de Triomphe.
00:13:14Avec, en présence des militaires, des pompiers, de la police nationale, du préfet, du directeur général de la police nationale.
00:13:20J'ai participé à cette cérémonie.
00:13:24J'étais très fier d'y être en tant que représentant d'association, parce que je suis président de l
00:13:27'association FLAG.
00:13:30Après cette cérémonie, je suis allé dans le marais rejoindre des amis pour boire un verre avec eux.
00:13:37Et à cet endroit, rue des Lombards, j'ai croisé les policiers de la BAC en civil.
00:13:44Et un collègue me dit, Fabien, tu es là, ça fait plaisir de te voir, on discute.
00:13:51Et je dis, tu fais quoi ?
00:13:51Et il me dit, on est en surveillance du gars là-bas.
00:13:55Un homme, je pense ne pas faire d'erreur, mais je pense que cet homme, c'est exactement celui qui
00:14:03m'a agressé.
00:14:03Attendez, vous êtes en train de dire que la veille, il était déjà ?
00:14:06À 21h, oui.
00:14:07À vos trousses, sur vos traces ?
00:14:09Non, pas sur mes traces à moi.
00:14:10En tout cas, il faisait déjà l'objet d'une surveillance de la part de la BAC en civil,
00:14:16qui voyait que son comportement n'était pas normal.
00:14:20Puisque quand je lui dis, il fait quoi ?
00:14:22Il m'a dit, il va de personne à personne et on ne sait pas ce qu'il veut, ce
00:14:26qu'il fait.
00:14:26Alors peut-être, moi j'ai été agressé à 4h du matin.
00:14:29L'homme, il faisait l'objet d'une surveillance de la BAC à 21h la veille.
00:14:34Peut-être qu'en ce temps-là, soit la BAC a été saisie sur une affaire,
00:14:38soit ils n'ont rien eu à le reprocher pour pouvoir le contrôler.
00:14:40Mais en tout cas, l'homme, à mon avis, est resté dans la région du Marais à rechercher quoi ?
00:14:47Donc vous êtes quasi sûr là, aujourd'hui, que c'est lui ?
00:14:50En fait, c'est ce que vous avez dit aux enquêteurs ?
00:14:51Moi, en tout cas, c'est ce que je pense.
00:14:54Je pense que ce jeune homme qui faisait l'objet de surveillance de la BAC, c'est ce même jeune
00:14:59homme.
00:14:59Il vous a vu ce jour-là, la veille ?
00:15:01Non.
00:15:01Il ne vous a pas identifié plus que ça ?
00:15:03Non, il était à 30 mètres de nous quand on discutait avec le collègue,
00:15:07le collègue le surveiller de loin, avec d'autres collègues le surveiller de loin également.
00:15:10Quand vous sortez de ce bar, vous êtes seul ?
00:15:12Vous êtes accompagné ou vous êtes tout seul ?
00:15:14J'étais seul.
00:15:14Effectivement, la rue du Renard était complètement vide.
00:15:19Je sors de la rue Simon-Méfran, je prends à gauche, je me retrouve rue du Renard,
00:15:24j'arrive à un croisement et là, cet homme me saute dessus.
00:15:27Et je ne comprends rien.
00:15:29Et heureusement, heureusement...
00:15:30Et vous voyez, c'est tombé sur moi.
00:15:32Ça aurait très bien pu tomber sur mon bon samaritain, Benjamin,
00:15:35qui m'a aidé, qui m'a protégé.
00:15:36Ça aurait pu tomber sur lui.
00:15:38Et comme je dis, ces personnes qui se font agresser de cette façon...
00:15:42Moi, je le vois, toutes les victimes que je rencontre dans le cadre de l'associatif,
00:15:45ces personnes qui sont LGBT ou qui sont dans une situation personnelle
00:15:52qui peut être trans ou autre,
00:15:55ces personnes-là, quand elles se font agresser,
00:15:58elles n'ont pas mon réflexe de reculer.
00:16:00Et même, moi, je l'ai frappé, ce jeune homme.
00:16:01Vous savez vous défendre, en plus.
00:16:02Je sais me défendre.
00:16:04Et bien, souvent, les personnes, ce qu'elles font,
00:16:06c'est qu'elles se protègent comme ça,
00:16:07elles se font frapper, elles ne reçoivent que des coups.
00:16:10Et on les retrouve dans un sale état, bien sûr,
00:16:12comme je peux être aujourd'hui, bien sûr.
00:16:14Parlons de votre œil aujourd'hui aussi,
00:16:15parce qu'il est en péril.
00:16:17Vous nous avez dit qu'il y a une opération potentielle,
00:16:21mais en tout cas, ce n'est pas sûr pour l'instant.
00:16:23On attend quelques jours encore.
00:16:25Est-ce que ça pourrait avoir un impact sur votre activité ?
00:16:29Alors, c'est mon œil directeur.
00:16:31Déjà.
00:16:31Donc, ça veut dire quoi, en termes de...
00:16:32Alors, c'est quand je...
00:16:35Là, cet œil-là, j'ai du mal un petit peu à me diriger dans l'espace.
00:16:42C'est mon œil directeur.
00:16:43Effectivement, hier, je suis allé à l'hôpital des 15-20
00:16:46faire vérifier mon œil à la demande du neurochirurgien
00:16:49qui m'a examiné.
00:16:53Et ce qui a été dit à l'hôpital,
00:16:55c'est que l'état de mon œil ne nécessitait pas urgemment une intervention
00:17:01ni une opération dans le sens où ce n'est pas la rétine qui est décollée
00:17:05ou qui nécessiterait une action immédiate.
00:17:09Mais cet œil...
00:17:12Je vais me faire opérer, quoi qu'il en soit, le 7 septembre,
00:17:15parce que j'ai une fracture de la base de mon orbite.
00:17:21De l'orbite.
00:17:21Ça, c'est nécessaire.
00:17:22Ça, c'est nécessaire.
00:17:23Et après, encore après cette opération,
00:17:26je devrais retourner faire des vérifications ophtalmiques
00:17:29parce qu'on ne sait pas précisément ce que j'ai.
00:17:33J'ai encore une très grosse...
00:17:34Des très grosses traces de sang.
00:17:36Et le peu qu'on a essayé d'ouvrir mon œil...
00:17:39Vous voyez, tout peut être blanc.
00:17:41Et bien, pour moi, quand on ouvre mon œil,
00:17:43je ne sais pas cette couleur-là, tout est jaune.
00:17:44Tout est trouble.
00:17:45On ne sait pas si le nerf optique est touché, en somme.
00:17:48Ça pourrait être la raison.
00:17:50Mais vous êtes inquiet pour l'avenir de votre profession ?
00:17:54Vous voyez, je suis là devant vous.
00:17:57J'essaie d'être fort, d'être fier.
00:17:59Mais au fond de moi, je suis un humain.
00:18:02Je suis blessé.
00:18:04Je suis inquiet.
00:18:05Je fais des cauchemars.
00:18:08Je stresse.
00:18:09Hier, j'étais dans le quartier.
00:18:10J'ai deux personnes qui m'ont reconnu.
00:18:14J'ai pleuré face à eux.
00:18:16Je ne suis pas d'intempérament à pleurer comme ça.
00:18:19Voyez-le.
00:18:20Mais ça touche.
00:18:21Ça me perturbe.
00:18:24Bien sûr, vous voyez, là, je suis avec vous.
00:18:26Mais après, je vais faire en sorte de prendre soin de moi
00:18:29et de me préserver.
00:18:32Là, je fais vraiment ça parce que je le fais en tant que...
00:18:35Parce qu'il y a des victimes.
00:18:36Il faut les représenter.
00:18:38Vous les défendez aussi, ces victimes ?
00:18:39Je les défense, les victimes, parce que je suis président d'une association
00:18:43qui protège et qui va contre toutes les discriminations
00:18:45et pas seulement les LGBTphobies.
00:18:47Mais après, vous allez calmer le jeu un peu pour vous reposer.
00:18:49Oui.
00:18:49Je crois que j'ai vraiment aussi besoin de...
00:18:52J'ai eu beaucoup de soutien.
00:18:53Ça, franchement, ça m'a vraiment touché aussi.
00:18:55de soutien de mon ministre, des institutions, de Mme Berger,
00:19:05que je rencontre très souvent dans le cadre de mon association
00:19:09pour le droit des personnes.
00:19:11Et ça, ça m'a beaucoup...
00:19:12Des collègues, des Français au sens large.
00:19:14J'imagine.
00:19:15J'ai eu trois.
00:19:15Pas que les politiques.
00:19:16Sincèrement, j'ai 250 messages en retard à lire et à répondre.
00:19:20Bon, ça, ça fait chaud au cœur.
00:19:21Sabrina Philippe, évidemment, on ne sort pas indemne d'un truc pareil.
00:19:25Sa reconstruction personnelle, au-delà du fait que c'est quelqu'un d'agguéri,
00:19:30quand même, à travers son métier, ça va prendre du temps.
00:19:33C'est normal.
00:19:34Il y a la réparation, évidemment, du corps.
00:19:35Et puis, il y a la réparation psychologique aussi.
00:19:38J'espère que vous pourrez bénéficier d'un soutien psychologique.
00:19:41Et de séances, notamment, il y a des thérapies spécifiques pour le trauma,
00:19:46pour les traumatismes.
00:19:47On pense à l'EMDR.
00:19:49Exactement.
00:19:51Qui, avec quelques séances, peuvent permettre quand même de nettoyer,
00:19:54je dirais, le mental de ce qui s'est passé.
00:19:57Des images qui peuvent réapparaître.
00:19:59Parce que là, vous êtes forcément, je pense, sous le coup d'un stress post-traumatique
00:20:04avec des réminiscences, des rêves, des visions,
00:20:07où vous êtes sensible au bruit, vous êtes sensible à certaines situations.
00:20:11Et pour ne pas que ça perdure, il faut, je pense, cette prise en charge psychologique,
00:20:17de façon à ce que vous ne le traîniez pas sur du long terme.
00:20:20On vous a déjà dit que ce serait peut-être une voie à suivre.
00:20:23Vous connaissiez, j'imagine, aussi.
00:20:24J'ai déjà été contacté.
00:20:26Vous voyez, le tribunal m'a mis en contact avec une association d'aide aux victimes,
00:20:31qui m'a contacté hier.
00:20:33Les rencontres avec les psychologues, les médecins sont en cours.
00:20:36J'ai eu énormément, également, de soutien.
00:20:38D'autres associations LGBT, je pense notamment à Enips,
00:20:42qui a des psychologues, des psychiatres, qui pourront m'aider.
00:20:48Là, je prends des médicaments qui sont très lourds.
00:20:51C'est des stupéfiants que je prends actuellement.
00:20:53C'est du scénan.
00:20:55C'est la base de morphine, des choses comme ça.
00:20:56Mais ça, c'est pour la douleur aussi.
00:20:57Oui, c'est pour la douleur.
00:20:58Je ne peux plus croire que quand ça se réveille, j'ai très, très mal.
00:21:01L'avocat que vous êtes, Maître Bensoussan,
00:21:05peut-être qu'il veut s'adresser à lui pour la suite de l'affaire.
00:21:07Qu'est-ce que ça vous inspire comme commentaire, déjà, cette remise en liberté ?
00:21:12Les bras nous en tombent un petit peu,
00:21:14vu le discours très circonstancié qu'il a apporté aux enquêteurs.
00:21:18Oui, c'est clair.
00:21:19L'aurore de l'acte est manifeste.
00:21:22Mais malheureusement, si on veut comprendre cette situation,
00:21:26l'aurore de l'acte n'est pas le support de la mise en prison
00:21:31et de la détention provisoire.
00:21:33Ce n'est pas un problème de déficit de justice.
00:21:36C'est un problème, peut-être, face à l'opinion publique,
00:21:40qui peut effectivement avoir cette réaction que vous avez,
00:21:42que tout le monde a.
00:21:43C'est un problème d'écart entre la situation émotionnelle et la loi.
00:21:50C'est un problème, là, purement légal.
00:21:53Vous nous dites que la loi considère que ce n'est pas si grave
00:21:57au point de justifier sa détention.
00:21:58La loi, malheureusement, n'a pas comme support l'émotion de l'acte.
00:22:03La loi est organisée de la manière suivante.
00:22:06Et la justice va, bien évidemment, l'appliquer.
00:22:08Et ce qui est important.
00:22:10La loi, elle est passée sur l'article 137 du Code de procédure pénale.
00:22:13C'est la présomption d'innocence.
00:22:16Derrière la présomption d'innocence, tout de suite,
00:22:18se met la règle de la liberté.
00:22:20Derrière la règle de la liberté, se met tout de suite
00:22:24la règle de la non-détention provisoire.
00:22:26J'entends.
00:22:27Et ensuite, il y a un processus à présenter.
00:22:29Et puis d'individualisation aussi de la peine.
00:22:31Ici, on sait, concernant son profil,
00:22:32que ce jeune homme de 20 ans, de nationalité française,
00:22:36était, avec un casier judiciaire, vierge.
00:22:38Ce qui a dû jouer en sa faveur.
00:22:41Il était connu des services de police, mais aucune condamnation.
00:22:44C'est ce qui justifie sans doute le placement sous contrôle judiciaire,
00:22:47mais la remise en libéral.
00:22:48Pour vous, ce n'est pas la justification.
00:22:49Un dernier mot, très rapide.
00:22:50Malheureusement, non.
00:22:51Pourquoi ?
00:22:52Parce qu'en matière délictuelle, le principe,
00:22:54si on continue le raisonnement,
00:22:55en matière délictuelle, le principe,
00:22:57c'est la non-détention provisoire.
00:22:59D'accord ?
00:23:00Ensuite, on a encore une clé.
00:23:02On a une clé, c'est inférieur à 3 ans ou supérieur à 3 ans.
00:23:05Là, on est supérieur à 3 ans.
00:23:07Et ensuite, il y a une autre clé,
00:23:09qui est la liste, effectivement, de l'encadrement.
00:23:12Et c'est dans la liste de l'encadrement
00:23:13qu'ils ont jugé que c'était suffisant.
00:23:15Vous êtes le collègue de Pierre.
00:23:18Vous êtes policier également.
00:23:20Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ?
00:23:21Et qu'est-ce que ça vous donne comme sensation aujourd'hui ?
00:23:26Est-ce que vous aussi, vous dites,
00:23:27mon Dieu, mais encore une fois,
00:23:29c'est injuste ?
00:23:31Notre parole n'est pas assez prise en compte ?
00:23:33C'est certain.
00:23:35Pierre, on l'a eu beaucoup au téléphone.
00:23:36Pierre, ce n'est pas un inconnu.
00:23:37Évidemment, Alliance Police Nationale,
00:23:39on le connaît bien de par son excellent travail au sein de FLAG.
00:23:43Alliance Police Nationale,
00:23:44on est le seul syndicat de police
00:23:45à avoir créé une délégation nationale LGBT.
00:23:48Donc, on travaille souvent au combat.
00:23:49Mais qu'est-ce que vous voulez lui dire ?
00:23:50Adressez-vous à lui directement ?
00:23:51Il est là, à côté de vous.
00:23:52Non, bien, Pierre, on a déjà beaucoup discuté ensemble,
00:23:55mais il le sait très bien.
00:23:55Nous, c'est vrai qu'Alliance Police Nationale,
00:23:58on s'étonne quand même de cette remise en liberté de cet individu.
00:24:01C'est quand même...
00:24:02Alors, la loi, je l'entends,
00:24:03je crois qu'elle est très mal faite.
00:24:05Quel niveau de violence...
00:24:06Ça, vous pouvez souligner.
00:24:07C'est ça.
00:24:07Aujourd'hui, c'est ça.
00:24:09Quel niveau de violence il faut quand il y a un visage fracturé,
00:24:13on a peur qu'il perde son oeil ?
00:24:15Il y a un téléphone de volet également.
00:24:17Mais quel niveau de violence il faut
00:24:18pour mettre quelqu'un en détention provisoire ?
00:24:20La loi est mal faite, et je crois qu'il faut le dire.
00:24:22Et évidemment, Pierre le sait,
00:24:23il bénéficie de tout le soutien,
00:24:25et on a été là au début,
00:24:26et on sera là jusqu'à la fin pour lui.
00:24:27C'est vraiment pas très rassurant, évidemment,
00:24:29et qu'on peut pour ceux qui nous regardent,
00:24:31parce qu'il y a un côté un peu désespérant.
00:24:33Mais alors, qu'est-ce qu'il faut ?
00:24:34La loi est mal faite.
00:24:35Vous dites aussi ça, la loi est mal faite, Pierre Picavé ?
00:24:38Oui, peut-être.
00:24:39Parce que vous savez, madame,
00:24:41un simple vol, c'est trois ans de prison.
00:24:45Je vais voler votre téléphone,
00:24:47je risque trois ans de prison,
00:24:48mais c'est jamais le cas.
00:24:49Si je suis attrapé,
00:24:51je vais passer au tribunal,
00:24:52et ça va rarement si haut.
00:24:56Non, mais là, vous n'allez peut-être pas pouvoir retravailler,
00:24:58en tout cas, dans votre qualité de pôle libre de policier.
00:25:00Il y a des répercussions très sérieuses.
00:25:01Sincèrement, madame, je croise les doigts,
00:25:02j'espère revenir rapidement à mes fonctions de policier.
00:25:06Et vous voyez, je n'ai pas hésité,
00:25:08alors que je n'étais pas en service,
00:25:09à le dire que j'étais policier.
00:25:10Je n'ai jamais eu honte de dire qui je suis.
00:25:13Je suis également gendarme de réserve,
00:25:14vous voyez, je suis fier de mon parcours professionnel.
00:25:20Et voilà, je sais que j'ai été très bien soutenu.
00:25:23En tout cas, merci beaucoup.
00:25:24Nous, on est ravis et très heureux
00:25:27que vous ayez accepté de nous parler.
00:25:30On vous souhaite vraiment le meilleur dans votre rétablissement.
00:25:32Et on souhaite évidemment une issue des plus favorables
00:25:36qui vous rende justice à vous dans ce procès.
00:25:38Merci, Pierre-Piquet,
00:25:39vraiment d'avoir pris le temps d'être avec nous.
00:25:42On va marquer une petite pause.
00:25:43Et on revient, bien sûr, à l'émission se poursuit.
00:25:44On parla de ces deux ans avec sursis requis à l'encontre du compagnon
00:25:48d'une enseignante à Paris, accusé d'agression sexuelle sur deux enfants.
00:25:53Il est ressorti libre, là encore.
00:25:55Les parents sont en colère.
00:25:56L'affaire sera jugée le 16 octobre.
00:25:58Et puis, nous serons toujours avec des policiers
00:26:00dans le cœur de la matrice de la BRI.
00:26:02Des policiers en action.
00:26:04Que se passe-t-il dans leur tête au quotidien ?
00:26:08Témoignage de l'un d'entre eux, Patrick Bertrand, alias Plastique.
00:26:14On comprendrait bien sûr l'allusion.
00:26:15Il sera avec nous dans quelques minutes.
00:26:16A tout de suite.
00:26:18Merci.
00:26:20Nous voici de retour dans votre émission quotidienne
00:26:23Police Justice 24 heures en France, avec un autre thème.
00:26:26Parlons du scandale des agressions à l'école
00:26:28ou dans le domaine périscolaire.
00:26:30On l'a vu ces dernières semaines à Paris, notamment.
00:26:32Avec une nouvelle fois au tribunal, une affaire jugée.
00:26:36Cette fois, c'est l'affaire de l'école Grandchamp.
00:26:38À Paris, toujours.
00:26:39Toujours dans la capitale.
00:26:40Deux ans avec sursis ont été requis contre le compagnon
00:26:42d'une institutrice accusée d'agression sexuelle
00:26:45sur au moins deux enfants.
00:26:47Contre l'avis des partis civils et du procureur.
00:26:50Le procès aura lieu à huis clos.
00:26:55Et la décision sera rendue le 16 octobre prochain.
00:26:59On va faire un point complet avec Mathieu Devez.
00:27:02C'est un homme de 22 ans qui a été jugé ici ce mardi
00:27:05au tribunal correctionnel de Paris pour agression sexuelle
00:27:07sur deux enfants.
00:27:08C'était l'année dernière dans une école maternelle
00:27:10du 20e arrondissement de la capitale.
00:27:12On parle d'un petit garçon, alors âgé de 4 ans,
00:27:15et d'une petite fille, elle âgée de 3 ans.
00:27:18Précision importante, le suspect est le compagnon
00:27:20de l'institutrice de l'école maternelle.
00:27:22Et les débats se sont tenus ce mardi à huis clos.
00:27:24C'était une demande de l'avocate du prévenu,
00:27:26c'est-à-dire pas de journaliste et pas de public dans la salle d'audience.
00:27:30Concernant l'affaire, elle débute le 30 septembre 2025,
00:27:34quand les parents de la petite fille déposent plainte.
00:27:37Cet enfant leur raconte que le compagnon,
00:27:40le mari dit elle-même de la maîtresse,
00:27:42lui a touché les fesses dans les toilettes de l'établissement.
00:27:45Quelques semaines plus tard, c'est la maman d'un petit garçon,
00:27:48cette fois-ci, qui porte plainte.
00:27:49Son fils lui raconte que le compagnon de l'institutrice
00:27:52lui a baissé son pantalon et son slip.
00:27:55Alors, suite à ces déclarations,
00:27:57l'institutrice va être suspendue de l'école maternelle.
00:28:00Elle va être placée en garde à vue avec son compagnon.
00:28:02Elle va ressortir libre.
00:28:04Le compagnon, lui, va être placé sous contrôle judiciaire.
00:28:08Il en court jusqu'à 10 ans de prison
00:28:09et 150 000 euros d'amende.
00:28:11La décision sera connue d'ici quelques semaines.
00:28:14Inutile de préciser que la maman de la fillette,
00:28:16et pas que d'ailleurs, est très en colère.
00:28:18Elle était amère d'ailleurs à la sortie de l'audience hier.
00:28:21Maître Bensoussan, c'est normal le huis clos dans une affaire comme ça ?
00:28:25C'est quoi la règle du huis clos, en deux secondes ?
00:28:27La règle, c'est de protéger la vie privée,
00:28:29et notamment la vie privée des victimes.
00:28:30C'est ça.
00:28:32Et de ne pas mettre sur la place publique
00:28:34une situation intolérable.
00:28:36Parce qu'on est à l'école, on n'est pas dans le péri-scolaire.
00:28:38On est quelqu'un qui est extérieur à l'école,
00:28:41qui serait présent,
00:28:42et qui fait des actes absolument insupportables
00:28:45pour ses enfants.
00:28:46Dans ce cadre-là, la justice suppose
00:28:48qu'on ait une sérénité,
00:28:50et la sérénité, c'est la protection des enfants.
00:28:52C'est ça la clé.
00:28:53Ce qui est étroche dans cette histoire,
00:28:54quand même, c'est cette question.
00:28:55Que faisait-il là ?
00:28:57Oui, c'est la vraie question.
00:28:58Il n'a aucune raison d'entrer dans cet établissement,
00:29:00où il n'occupait aucune fonction.
00:29:01Aucune.
00:29:02Et surtout, le dossier le précisera peut-être,
00:29:05mais comment se fait-il ?
00:29:07Il semble-t-il qu'il y a une régularité,
00:29:09puisque ces deux enfants,
00:29:10à deux moments différents,
00:29:11dans des situations manifestement
00:29:13de difficultés terribles.
00:29:15Justement, parlons de la parole des enfants,
00:29:18Sabrina Philippe,
00:29:19parce qu'on a appris, quand même,
00:29:20à la lumière de toutes ces affaires
00:29:21des plus retentissantes,
00:29:23que la parole d'un enfant,
00:29:24un enfant, il ne fabule pas autant
00:29:25qu'on le croyait,
00:29:27il y a encore 10, 15, 20 ans.
00:29:29Deux enfants qui racontent,
00:29:30ou prou, la même chose,
00:29:32ça nous dit quelque chose, quand même.
00:29:33Ils ne vont pas inventer de toute pièce.
00:29:36Absolument.
00:29:38Surtout des enfants, en plus de cet âge-là,
00:29:39qui n'ont pas accès à ce type,
00:29:42si vous voulez, de mentalisation.
00:29:44Vous comprenez ?
00:29:45C'est qu'un enfant,
00:29:46d'ailleurs, il va parler avec ses mots à lui,
00:29:51mais il se rend bien compte
00:29:52qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
00:29:53Donc, ce qui est bien,
00:29:54c'est que ces enfants aient pu parler,
00:29:55parce que vous avez des enfants,
00:29:56malheureusement,
00:29:57qui ne viennent pas à parler.
00:29:59Donc là, ce sont deux enfants
00:30:01qui, manifestement,
00:30:02avaient cette possibilité de parler
00:30:04à leurs parents.
00:30:05Ce n'est pas toujours le cas.
00:30:07Des enfants de cet âge-là
00:30:08n'inventent pas.
00:30:09Des enfants de cet âge-là,
00:30:10ils racontent,
00:30:12sans toujours percevoir, d'ailleurs,
00:30:14le caractère, évidemment,
00:30:16délictuel de ce qui est en train de se passer.
00:30:17Mais ils voient bien
00:30:17que quelque chose d'anormal s'est passé.
00:30:19Oui.
00:30:20Ça veut dire que leurs parents,
00:30:21certainement,
00:30:22les ont éduqués,
00:30:25informés,
00:30:25sur le fait qu'ils n'avaient pas le droit
00:30:26d'être touchés.
00:30:27Et ça, c'est fondamental.
00:30:29C'est l'importance
00:30:30de toujours sensibiliser ses enfants,
00:30:31en fait.
00:30:32Exactement.
00:30:33De dire,
00:30:33d'apprendre à l'enfant
00:30:35quelles sont les limites.
00:30:36Personne n'a le droit
00:30:36de toucher,
00:30:38de te toucher
00:30:39si tu n'es pas d'accord.
00:30:40Personne n'a le droit
00:30:41de poser les mains sur toi.
00:30:43Que ce soit un autre enfant,
00:30:45que ce soit un adulte.
00:30:47Inutile de préciser
00:30:48qu'il y a des millions d'enfants
00:30:50qui ont fait leur rentrée scolaire
00:30:52en France,
00:30:53avec ce climat un peu particulier,
00:30:55puisqu'il y a eu
00:30:55pas moins de 132 animateurs suspendus,
00:30:5752 pour suspicion
00:30:59de violences sexuelles ou sexistes,
00:31:01dans le péri-scolaire.
00:31:03Des parents sont partagés maintenant,
00:31:04il faut le dire,
00:31:05à l'idée de laisser leurs enfants
00:31:07en compagnie de ces animateurs.
00:31:09Écoutez,
00:31:09c'est quelques mères
00:31:10qui précisément nous disent
00:31:12leur manque de confiance aujourd'hui.
00:31:14Ce que je sens en tant que parent,
00:31:16c'est que la justice française
00:31:17envoie un très mauvais signal.
00:31:19Je pense que le signal
00:31:20qui est envoyé,
00:31:21c'est clairement un très bon signal
00:31:23par contre pour les pédocriminels
00:31:24de continuer.
00:31:26Et moi, en tant que parent,
00:31:27je ne suis pas du tout d'accord
00:31:28avec ces décisions.
00:31:30Maintenant,
00:31:31on n'a pas le choix
00:31:32que de continuer.
00:31:33Et donc,
00:31:33on est obligé,
00:31:34nous, les parents,
00:31:34de s'organiser
00:31:35parce que le système
00:31:37aujourd'hui ne nous permet plus
00:31:38de laisser nos enfants
00:31:39en sécurité,
00:31:40tout simplement.
00:31:40Moi,
00:31:41je les ai retirés
00:31:42du péri-scolaire
00:31:43en accord avec leur père
00:31:44depuis l'année dernière,
00:31:46depuis qu'elle est faite,
00:31:46se sont confirmés.
00:31:48La confiance est rompue
00:31:49étant qu'on n'aura pas la certitude
00:31:52que nos enfants sont vraiment
00:31:53en toute sécurité à l'école
00:31:55et qu'il y aura une prise en charge
00:31:57des activités péri-scolaires
00:31:59de qualité.
00:31:59c'est que les enfants,
00:32:01moi,
00:32:01je ne compte pas l'y mettre.
00:32:03Écoutez,
00:32:03ce discours,
00:32:04moi,
00:32:04Sabrina,
00:32:04je l'entends partout
00:32:05autour de moi aussi,
00:32:07mais vraiment,
00:32:08parce qu'on en parle.
00:32:09Moi-même,
00:32:09je me suis posé la question
00:32:10quand mes enfants étaient encore
00:32:11en âge,
00:32:12il n'y a pas si longtemps,
00:32:12de fréquenter le péri-scolaire
00:32:15du mercredi.
00:32:16On ne peut plus confier
00:32:17ces enfants sans angoisse,
00:32:18en fait.
00:32:18Voilà où on en est rendu
00:32:19aujourd'hui.
00:32:20La confiance,
00:32:21elle est rompue aussi
00:32:21avec la justice
00:32:22parce que je vous rappelle
00:32:23qu'il y a eu trois procès,
00:32:24il y a eu trois jugements
00:32:25qui sont tombés
00:32:26et dans ces jugements,
00:32:26il y en a deux
00:32:28qui ont été relaxés.
00:32:29Deux accusés d'agressions sexuelles
00:32:31dans le péri-scolaire
00:32:32sur des jeunes enfants
00:32:33ont été relaxés.
00:32:34C'est une seule condamnation,
00:32:3518 mois avec sursis
00:32:36pour un homme reconnu coupable.
00:32:38Vous voyez bien
00:32:39que les familles
00:32:39se sentent perdues,
00:32:41abandonnées par la justice
00:32:42dans ce dossier du péri-scolaire
00:32:43et ça risque de continuer.
00:32:46D'autres procès vont arriver
00:32:46et on va regarder ça
00:32:48avec attention.
00:32:48Maître Bensoussan,
00:32:50je veux dire,
00:32:50il y a le droit,
00:32:51vous êtes très précis,
00:32:52très technique
00:32:52quand vous nous en parlez,
00:32:53très bien,
00:32:54mais il y a aussi
00:32:55la réalité de ce qu'on vit
00:32:57en tant que parent.
00:32:58Il n'y a rien de pire
00:32:59que s'en prendre à nos enfants.
00:33:00Ça ne tient pas quand même
00:33:02ces condamnations
00:33:03qui n'en sont pas, en fait.
00:33:05Deux points importants.
00:33:06D'abord,
00:33:07le péri-scolaire
00:33:08et l'économie du péri-scolaire
00:33:09est entre les mains
00:33:10des gens qui ne sont pas
00:33:11forcément compétents,
00:33:12qui ne sont pas diplômés,
00:33:13qui ne sont pas encadrés
00:33:14et donc on a une situation
00:33:16au fond aujourd'hui
00:33:17où on ne contrôle pas vraiment
00:33:19les gens qui se trouvent
00:33:20dans le péri-scolaire.
00:33:21Ça n'excuse rien ?
00:33:22Non, non, ça n'excuse rien.
00:33:23Ça n'excuse rien,
00:33:24mais ça explique
00:33:27la tension très grande
00:33:28qu'on a aujourd'hui.
00:33:29Le deuxième au niveau
00:33:30de la justice,
00:33:31alors la justice,
00:33:32vous aviez raison
00:33:32de la personnalité des peines,
00:33:34mais là encore,
00:33:35on est dans un écart.
00:33:36C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:33:37pendant très longtemps,
00:33:38on l'a caché.
00:33:39Pendant très longtemps,
00:33:40on a dissimulé
00:33:41cette situation-là
00:33:42et aujourd'hui,
00:33:43les peines qui sont
00:33:44effectivement prononcées
00:33:45le sont au titre
00:33:46de la personnalisation
00:33:47des peines,
00:33:48mais il est extrêmement choquant
00:33:50que des gens
00:33:50puissent effectivement
00:33:51faire ça sur les enfants.
00:33:53C'est une horreur,
00:33:53là, ok, je le souligne.
00:33:55Ce sont des relaxs quand même
00:33:56qui ont été motivés
00:33:57par le fait
00:33:57qu'on ne croit pas
00:33:58les enfants.
00:33:59La parole des enfants
00:33:59n'avait pas retenue.
00:34:00Et ce qui est terrible,
00:34:00c'est ce que vous disiez.
00:34:01Il y a eu une sensibilisation
00:34:02ces dernières années
00:34:03qui a été faite
00:34:04sur les enfants
00:34:05et ils nomment maintenant
00:34:06un petit peu plus jeunes
00:34:08les mots.
00:34:08Et ces enfants ont nommé
00:34:10les agressions sexuelles
00:34:11qu'ils ont subies
00:34:12et ça leur a été reproché
00:34:14au tribunal.
00:34:15Parce que justement,
00:34:16on parlait peut-être
00:34:17de manipulation,
00:34:18du moins d'influence parentale
00:34:20sur leur...
00:34:20Parce qu'ils utilisaient
00:34:21des mots qui n'étaient pas
00:34:22de leur âge ?
00:34:22Oui, c'est ça.
00:34:23Alors qu'il y a eu
00:34:24toute une sensibilisation
00:34:25en amont
00:34:25et que vous voyez,
00:34:26c'est difficile
00:34:27pour les familles
00:34:28de comprendre cela.
00:34:29C'est incroyable
00:34:30qu'effectivement
00:34:30que ça se retourne contre eux.
00:34:32Ben oui.
00:34:32Peut-être qu'il y aura
00:34:33une prise de conscience
00:34:34sociétale réelle
00:34:35qui va faire qu'on sera
00:34:36plus au fait
00:34:38la lumière crue
00:34:40sur ces personnages ?
00:34:42Vous espérez
00:34:43que les enfants
00:34:43vont parler un peu plus ?
00:34:44C'est à souhaiter
00:34:45que les enfants parlent
00:34:46et surtout que la parole
00:34:47soit entendue
00:34:48parce que là,
00:34:48on parle du périscolaire.
00:34:50Vous savez,
00:34:51bien sûr qu'on a avancé
00:34:52mais il y a aussi
00:34:53beaucoup de cas.
00:34:53Il y a des enfants
00:34:54qui viennent dénoncer
00:34:57des faits
00:34:58et ils ne sont pas
00:34:58pris en compte aussi.
00:35:00Donc il y a vraiment,
00:35:02globalement,
00:35:02dans notre société,
00:35:04toute une éducation
00:35:05à faire aussi
00:35:07autour du fait
00:35:07d'entendre
00:35:08la parole,
00:35:09quelle qu'elle soit.
00:35:10On n'a pas fini
00:35:11d'en parler.
00:35:12Il y a d'autres histoires
00:35:13sans doute
00:35:14qui seront jugées
00:35:15dans les prochains mois
00:35:16et nous,
00:35:16on sera toujours
00:35:17bien sûr
00:35:18à l'affût
00:35:18et en alerte.
00:35:21Un autre témoignage,
00:35:22beaucoup de témoignages
00:35:22et beaucoup de policiers
00:35:23vous allez voir
00:35:24dans cette émission.
00:35:26Carnet noir,
00:35:27BRI,
00:35:28Carnet noir.
00:35:29Patrick Bertrand,
00:35:30surnommé Plastique.
00:35:31Bonjour,
00:35:31merci d'être avec nous.
00:35:33Alors vous,
00:35:33vous avez passé
00:35:33plus de 30 ans
00:35:34au 36 quai des Orfèvres.
00:35:36Belle adresse évidemment,
00:35:38prestigieuse s'il en est,
00:35:39dont 22 ans
00:35:40à la fameuse BRI
00:35:41ou à l'Antigang.
00:35:42Vous publiez donc
00:35:43ceci aux éditions Marais.
00:35:45C'est intéressant
00:35:45de voir sur ce plateau
00:35:46un policier
00:35:47des enquêtes au long cours,
00:35:48spécialiste des filatures.
00:35:50Ce n'est pas si commun
00:35:51après tout.
00:35:52Alors au-delà du job
00:35:53au quotidien
00:35:54que vous racontez
00:35:54avec des dialogues
00:35:55un peu à la Audiard,
00:35:56d'ailleurs je ne sais pas
00:35:56si vous parlez vraiment
00:35:57comme ça entre vous,
00:35:58entre titi parisien
00:35:59dans le livre,
00:35:59c'est assez intéressant.
00:36:00J'aimerais qu'on revienne
00:36:01à la manière
00:36:02dont vous gérez
00:36:03vos activités,
00:36:04votre stress,
00:36:05votre quotidien,
00:36:07être flic de terrain,
00:36:08ça s'apprend
00:36:09parce qu'il y a
00:36:09des choses à intégrer,
00:36:10l'adrénaline,
00:36:12pas aller trop vite
00:36:13en besogne,
00:36:14réfléchir quand même.
00:36:15Comment on fait ?
00:36:16Oui, alors le métier
00:36:18de terrain,
00:36:18ça prend sur le terrain,
00:36:19sur le tas,
00:36:21avec les anciens.
00:36:24À la BRI,
00:36:24c'est un peu particulier
00:36:25parce qu'à mon époque,
00:36:27lorsque je l'ai intégré,
00:36:29j'ai intégré ce service
00:36:30en l'an 2000,
00:36:31il n'y avait pas
00:36:32de test de recrutement,
00:36:33c'était de la cooptation,
00:36:34donc on venait
00:36:35cinq semaines en immersion
00:36:36au sein du service,
00:36:37après avoir eu un parcours
00:36:39de police judiciaire,
00:36:40enquêteur,
00:36:41avec du terrain
00:36:41d'au moins cinq ans.
00:36:43Non mais là,
00:36:43vous me faites votre CV,
00:36:44d'accord,
00:36:44très bien,
00:36:45mais quand vous arrivez
00:36:46sur une de vos premières missions,
00:36:49vous vous dites quoi ?
00:36:50Vous avez un peu
00:36:50la trouille au ventre ?
00:36:51Vous vous dites
00:36:51il ne faut pas que je foire ?
00:36:54C'est quoi le ressenti ?
00:36:55Oui, oui,
00:36:55lorsqu'on intègre
00:36:56une brigade aussi prestigieuse
00:36:58et qu'on se retrouve
00:36:59sur un premier dispositif
00:37:00de surveillance,
00:37:01alors on n'est pas seul,
00:37:02on est en groupe.
00:37:03À l'époque,
00:37:04la brigade était
00:37:05quand il était peu défective,
00:37:07opérationnelle,
00:37:08on était plus d'une trentaine environ.
00:37:09Ce n'est pas beaucoup ça ?
00:37:10Ce n'est pas énorme, non.
00:37:12C'était des groupes
00:37:12de sept, huit fonctionnaires,
00:37:14donc sur une équipe
00:37:15de Roi Coeur,
00:37:17il y avait un groupe
00:37:17qui travaillait dessus.
00:37:18Donc, on n'est jamais seul.
00:37:20On peut commencer
00:37:21dans divers métiers
00:37:23de la surveillance,
00:37:26c'est-à-dire dans le sous-marin,
00:37:28le véhicule de surveillance.
00:37:29Vous,
00:37:30vous commencez comment,
00:37:30par exemple ?
00:37:31Votre première mission
00:37:31qui vous a marqué,
00:37:32par exemple ?
00:37:33Ou vous dites,
00:37:33là, je suis vraiment
00:37:34dans le cœur du sujet ?
00:37:36Mes premières heures
00:37:37ont été dans un sous-marin,
00:37:39mes premiers jours,
00:37:40mes premiers mois,
00:37:40d'ailleurs, je pense,
00:37:42sur des équipes
00:37:43qui étaient sur lesquelles
00:37:44mes collègues,
00:37:45avant d'être intégrés,
00:37:46travaillaient déjà dessus
00:37:47puisque c'est du travail
00:37:48sur du long terme.
00:37:49Et donc,
00:37:50j'ai pris la place
00:37:51du sous-marin
00:37:53qui n'est pas une place
00:37:54si aisée
00:37:55parce que c'est vous
00:37:56qui donnez le top
00:37:58des parts,
00:37:59des individus
00:38:00quand vous êtes dessus.
00:38:02Donc, le sous-marin,
00:38:03pour qu'on comprenne
00:38:03le jargon et l'allusion,
00:38:05c'est celui qui est
00:38:06embarqué dans une voiture,
00:38:07qui est au premier plan,
00:38:09tout en contact
00:38:10avec le criminel
00:38:11qu'on cherche à toper,
00:38:12enfin, à choper.
00:38:13Exactement.
00:38:13Et c'est vous
00:38:14qui donnez l'alerte ?
00:38:15Voilà.
00:38:15C'est moi qui dis,
00:38:17enfin, si je suis
00:38:17dans le sous-marin,
00:38:18effectivement,
00:38:19c'est moi qui dis,
00:38:19attention, ça sort
00:38:20d'un bar,
00:38:20d'un logement,
00:38:22etc.
00:38:23Et là,
00:38:23tout le dispositif
00:38:24se met en place
00:38:25pour une filature.
00:38:26Donc, si l'individu
00:38:27en question prend sa voiture,
00:38:28il faut le suivre
00:38:29et le sous-marin
00:38:29ne part pas tout de suite.
00:38:31Évidemment,
00:38:32il partira en dernier
00:38:33sur le dispositif.
00:38:34Pourquoi ?
00:38:36Parce que l'individu
00:38:37qui est sorti de chez lui,
00:38:38s'il a vu une camionnette
00:38:39en face
00:38:39et qu'elle démarre
00:38:40au moment où lui part,
00:38:42bon,
00:38:42ils sont vicieux,
00:38:44mais ils compagnent très bien.
00:38:47Vous n'avez pas vraiment
00:38:48répondu à ma question
00:38:49sur la peur
00:38:50et est-ce que ça nécessite
00:38:52au fond
00:38:52de pouvoir se reposer
00:38:53sur les OSEC ?
00:38:54Il y a une question
00:38:55de confiance et de fraternité
00:38:56avec les collègues
00:38:57qui doit être importante aussi.
00:38:59Alors,
00:38:59la première des peurs,
00:39:00elle n'est pas physique,
00:39:02je dirais qu'elle est psychologique.
00:39:04On a peur
00:39:05de faire foirer un dispositif
00:39:06pour parler vulgairement.
00:39:08Vous avez peur
00:39:09de vous faire remarquer
00:39:10peut-être aussi
00:39:10par les bandits ?
00:39:11Exactement.
00:39:11Voilà.
00:39:12Si c'est vous
00:39:13et surtout à l'époque
00:39:15avec les anciens
00:39:16qui nous ont cadrés,
00:39:18ils n'étaient pas
00:39:18toujours commodes
00:39:19même si on apprenait
00:39:20très bien le métier
00:39:21avec eux.
00:39:22Mais voilà,
00:39:23vous preniez un coup de chaud
00:39:23comme on dit
00:39:24dans le jargon
00:39:25et vous étiez vite
00:39:27remis en place
00:39:27parce que ça fait
00:39:28des semaines
00:39:29voire des mois
00:39:30d'enquête
00:39:30qui tombent à l'eau.
00:39:31Il y a un moment
00:39:32où vous dites
00:39:32dans le livre,
00:39:33on voit une partie
00:39:34de la citation
00:39:35apparaître d'ailleurs
00:39:36à l'écran.
00:39:36J'ai dû troquer
00:39:37le glaive
00:39:38contre les mots
00:39:38pour ne pas sombrer.
00:39:40J'ai trouvé ça
00:39:41assez sibyllin
00:39:42comme expression.
00:39:42Qu'est-ce que vous voulez dire
00:39:43au juste
00:39:44à travers ça ?
00:39:45Alors,
00:39:46c'est lorsque j'ai quitté
00:39:47la BRI
00:39:48dans des circonstances
00:39:50un peu particulières.
00:39:52Pourquoi ?
00:39:53On m'y a aidé.
00:39:54Vous n'avez pas eu
00:39:56la fin du film ?
00:39:56Pas tout.
00:39:57Mais voilà.
00:39:58On m'y a aidé.
00:39:59Écoutez,
00:40:00il y a eu
00:40:00quelques frictions
00:40:01avec ma hiérarchie
00:40:02de l'époque
00:40:04qui sans doute
00:40:06ne comprenait pas
00:40:07ou n'acceptait plus
00:40:08les méthodes
00:40:09qu'on utilisait
00:40:10et qui ont porté
00:40:12leurs fruits
00:40:13à la BRI
00:40:14avant son arrivée.
00:40:15Donc,
00:40:15j'ai dû partir.
00:40:17C'est pour ça
00:40:17que vous dites
00:40:17que vous couchez
00:40:18sur le papier
00:40:18ce que vous avez vécu.
00:40:19Alors,
00:40:20j'ai repris,
00:40:20c'est le titre
00:40:21de mon livre,
00:40:22Carnet noir.
00:40:23Les carnets,
00:40:23pourquoi ?
00:40:24Ce sont mes carnets de route
00:40:24parce que lorsqu'on est
00:40:25en filature,
00:40:26en planque,
00:40:27on note exactement
00:40:28tout ce qu'on voit.
00:40:31on n'embarque pas
00:40:32notre machine Olympia
00:40:33ou alors notre ordinateur
00:40:34parce qu'après,
00:40:35il faut retranscrire
00:40:35tout ce qu'on a vu
00:40:36sur le terrain.
00:40:37On le fait au bureau
00:40:37donc on prend quelques notes
00:40:38et moi,
00:40:39j'ai conservé
00:40:40tous ces carnets.
00:40:43Et lorsque je suis parti
00:40:44de la brigade
00:40:46parce qu'on n'en sort
00:40:47jamais indemne,
00:40:49c'est vraiment
00:40:50l'excellence.
00:40:51Donc,
00:40:51je me suis replongé
00:40:52dans ces carnets
00:40:53pour continuer la vie.
00:40:54Ça a été votre catharsis.
00:40:55Mais d'une certaine manière,
00:40:56le métier quand même
00:40:57de policier
00:40:58et en plus,
00:40:59au plus près comme ça
00:41:00de l'action,
00:41:01ça peut vous faire vriller,
00:41:02ça peut vous faire sombrer
00:41:04à un moment
00:41:05et il faut faire attention
00:41:06à ça ?
00:41:07Ou vous n'avez jamais ressenti
00:41:08exactement ce sentiment ?
00:41:09Non, honnêtement,
00:41:10moi je n'ai jamais ressenti...
00:41:12il faut être fort,
00:41:13oui,
00:41:14psychologiquement,
00:41:14bien évidemment,
00:41:15sur certaines situations,
00:41:16il faut être très lucide.
00:41:17Et parmi vos collègues
00:41:18et notamment
00:41:19parce que la BRI,
00:41:20on sait très bien
00:41:20qu'elle est intervenue
00:41:21au Bataclan aussi,
00:41:22elle s'est illustrée
00:41:24au Bataclan.
00:41:26Beaucoup de Français
00:41:26en ont entendu parler
00:41:27à ce moment-là.
00:41:28Eux,
00:41:28ils sont quand même
00:41:30pour certains
00:41:30peut-être très marqués
00:41:31aussi par le maîtris.
00:41:32Oui, bien sûr,
00:41:32absolument,
00:41:33il y en a qui l'ont été.
00:41:34Je pensais qu'on parlait
00:41:35de ce que je raconte
00:41:35dans mon livre,
00:41:36c'est-à-dire que le côté judiciaire
00:41:37de la BRI,
00:41:37parce qu'on a deux métiers
00:41:39à la BRI,
00:41:40on a l'intervention
00:41:40et le judiciaire,
00:41:42l'intervention étant
00:41:44représentant 5%.
00:41:44Mais là,
00:41:45je voulais être vraiment
00:41:45sur votre ressenti
00:41:46d'homme de terrain
00:41:47et à un moment,
00:41:49comment on rentre
00:41:50chez soi le soir
00:41:50en étant tout à fait
00:41:52au clair avec sa tête
00:41:54et avec ses idées ?
00:41:54Évidemment,
00:41:55on rentre avec ce fardeau,
00:41:57il faut le porter,
00:41:58il faut l'assimiler.
00:42:00Après,
00:42:00tout dépend des psychologies
00:42:01des uns et des autres,
00:42:02mais on est aidé aussi
00:42:03au sein de la brigade.
00:42:04La BRI dispose
00:42:07d'une psychologue
00:42:09qui intervient sur les affaires
00:42:10évidemment de prise d'otages
00:42:12lorsqu'il y a des négociations
00:42:14et donc elle est là
00:42:15pour nous aider
00:42:16et puis il y a des psychologues
00:42:17au sein de la police
00:42:17qui sont présents.
00:42:19Regardez cet autre extrait
00:42:21du bouquin.
00:42:23J'ai connu
00:42:24le poids de l'arme.
00:42:26Il faut décrypter avec vous
00:42:27parce que ça intrigue
00:42:28la phrase
00:42:29et on veut savoir
00:42:30ce qu'il y a dans votre tête
00:42:30quand vous écrivez ça.
00:42:32Le poids de l'arme,
00:42:33c'est que...
00:42:34Alors la BRI,
00:42:35on le connaît peut-être,
00:42:37on le ressent...
00:42:39C'est beaucoup moins lourd
00:42:40que dans d'autres services,
00:42:41c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:42:42on s'aperçoit
00:42:43qu'effectivement,
00:42:44pour diverses raisons,
00:42:46sortir l'arme
00:42:48on ne sort l'arme
00:42:50que lorsque vraiment
00:42:51la situation
00:42:52se dégrade.
00:42:53Or à la BRI,
00:42:55on est formé pour
00:42:57cette formation
00:42:58que tous les autres policiers
00:43:00ont tenu
00:43:00ou dans d'autres directions
00:43:02n'ont pas.
00:43:03On a pour habitude
00:43:04sortir l'arme.
00:43:05D'ailleurs,
00:43:05vous le constatez...
00:43:06Mais alors pourquoi le poids ?
00:43:07Vous la trouvez pesante
00:43:08cette arme à porter ?
00:43:09Alors,
00:43:09ce n'est pas le poids physique,
00:43:10évidemment.
00:43:10Non, mais le poids mental
00:43:12de cette possibilité-là.
00:43:14Oui, parce que lorsqu'on a
00:43:14son arme sortie,
00:43:15ça veut dire qu'on a le doigt
00:43:17quasiment sur la queue détente
00:43:18et prêt à faire feu.
00:43:20Donc,
00:43:20ce n'est pas anodin
00:43:22d'avoir une arme entre les mains,
00:43:24même si on est en droit
00:43:25de la porter
00:43:25et de la sortir
00:43:26à ce moment-là.
00:43:28Mais oui,
00:43:29ça peut devenir
00:43:30un cas de conscience
00:43:30par moment.
00:43:31Un cas de conscience,
00:43:32carrément.
00:43:33Merci beaucoup,
00:43:34en tout cas,
00:43:34d'avoir accepté
00:43:35de nous en parler,
00:43:36parce que je crois
00:43:36que c'est la première fois
00:43:36en plus que vous vous exprimez
00:43:37à la télévision.
00:43:39Donc, voilà,
00:43:39c'est assez notable.
00:43:41Merci beaucoup
00:43:41de nous avoir choisis.
00:43:42Merci à vous.
00:43:42Berry Carnet Noir,
00:43:43si ça vous intéresse,
00:43:44c'est chez Mareuil Édition.
00:43:46Restez avec nous
00:43:46dans un instant,
00:43:47on revient à d'autres dossiers
00:43:48avec nos autres invités
00:43:49sur le plateau.
00:43:50L'affaire Bruel.
00:43:51Et ce rebondissement,
00:43:52la chanteuse Elena Noguera,
00:43:54entendue par la justice,
00:43:55alors elle aussi accuse,
00:43:57même si les faits,
00:43:58a priori,
00:43:58sont prescrits dans son cas.
00:44:00Et puis l'artiste
00:44:01qui annule sa tournée
00:44:02finalement face
00:44:03à la pression ambiante.
00:44:05Enfin,
00:44:05dans la prochaine heure,
00:44:06on reviendra aussi
00:44:07à ce mystère
00:44:08de la tuerie
00:44:09de Chevaline
00:44:10en Haute-Savoie.
00:44:11C'est en 2012,
00:44:12il y a déjà 14 ans.
00:44:13L'enquête
00:44:14pourrait être
00:44:15carrément relancée
00:44:16à la lumière
00:44:17de la découverte
00:44:18d'une arme
00:44:19de même type.
00:44:20Ça s'est passé cet été
00:44:21dans le lac d'Annecy,
00:44:23histoire que viendra
00:44:23nous relayer
00:44:24Sabrina Birlin-Bouillet.
00:44:26Voilà pour le programme.
00:44:27On se retrouve très vite
00:44:28dans quelques instants.
00:44:30Police,
00:44:31justice,
00:44:3124h en France,
00:44:32la suite.
00:44:36De retour avec vous
00:44:37pour la suite
00:44:38de Police,
00:44:39justice,
00:44:3924h en France.
00:44:41À la une,
00:44:42ces nouvelles accusations
00:44:43contre Patrick Bruel
00:44:45ce matin.
00:44:45Elles sont portées
00:44:46cette fois
00:44:46par la chanteuse
00:44:48et actrice Elena Noguera.
00:44:49Nos confrères de RTL
00:44:50révèlent
00:44:51qu'elle aurait témoigné
00:44:52secrètement
00:44:52auprès des enquêteurs
00:44:53contre lui
00:44:54pour dénoncer des faits
00:44:55subis dans les années 2000.
00:44:57Accusation au moment
00:44:58où l'artiste annonce
00:45:00l'annulation
00:45:00de sa tournée.
00:45:02Dossier complet
00:45:03dans un instant.
00:45:05À Gaillard,
00:45:06en Haute-Savoie,
00:45:07après plusieurs fusils
00:45:08liés au trafic
00:45:08de stupéfiants,
00:45:09la mairie décide donc
00:45:10de s'adresser
00:45:11directement aux consommateurs
00:45:13avec cette campagne
00:45:14d'affichage.
00:45:15Mais est-ce vraiment utile ?
00:45:17On va en débattre
00:45:18avec nos invités
00:45:18dans quelques minutes.
00:45:19Et puis un autre témoignage
00:45:21dans cette émission,
00:45:22celui de l'homme
00:45:22qui a découvert
00:45:23les corps des victimes
00:45:24de chevalines,
00:45:25une fillette
00:45:26et trois adultes.
00:45:27Alors si on reparle
00:45:28aujourd'hui
00:45:28de ce meurtre retentissant
00:45:30en 2012,
00:45:31c'est qu'on a appris
00:45:32hier qu'une arme
00:45:33avait été retrouvée
00:45:34au fond du lac d'Annecy
00:45:36et une arme
00:45:37qui pourrait tout à fait
00:45:39permettre de résoudre
00:45:40ce cold case.
00:45:41Écoutez le premier témoin
00:45:43de la scène à l'époque.
00:45:44Il y a du sang
00:45:45qui coule du crâne.
00:45:46Je me baisse
00:45:47pour voir ce qui se passe
00:45:48et là,
00:45:49je vois à travers
00:45:50la vitre brisée
00:45:51qu'il y a un conducteur
00:45:52à droite
00:45:53qui est une voiture anglaise.
00:45:54Il a plusieurs trous
00:45:56dans le crâne
00:45:57et on comprend tout à fait
00:45:58de quoi il est mort.
00:45:59Je vois que derrière,
00:46:00il y a deux autres personnes
00:46:01sur le siège
00:46:01qui ne bougent pas
00:46:02donc je comprends tout de suite
00:46:03qu'il y a au moins
00:46:04quatre morts.
00:46:05Ce sera notre grand dossier
00:46:06avec d'autres témoignages
00:46:07dans 24h en France.
00:46:08Mais tout de suite,
00:46:09puisqu'il est 14h,
00:46:10toute l'actualité
00:46:10en compagnie
00:46:11de Somaïa Labidi.
00:46:16Rebonjour Nelly
00:46:16et bonjour à tous.
00:46:17A la une,
00:46:18les paysans français
00:46:19vont encore devoir
00:46:20prendre leur mal en patience.
00:46:21Les annonces du plan
00:46:22pour l'agriculture
00:46:23lancées pour soutenir
00:46:24la filière touchée
00:46:25par les vagues successives
00:46:26de canicule et de sécheresse
00:46:27sont décalées
00:46:28de quelques jours.
00:46:29En cause,
00:46:29un besoin de concertation
00:46:31au vu des montants.
00:46:32En conséquence,
00:46:32c'est justifié le ministère.
00:46:34A la une également,
00:46:36sept départements
00:46:36du pourtour méditerranéen
00:46:37placés en vigilance
00:46:38orange-feu de forêt
00:46:39sont un risque élevé
00:46:40à cause du retour
00:46:41de la chaleur
00:46:41combiné au ventre.
00:46:43Par conséquent,
00:46:44l'accès à plusieurs massifs
00:46:45est déconseillé
00:46:46dans les départements
00:46:47concernés.
00:46:48C'est l'autre actualité
00:46:49de ce mercredi.
00:46:50Le torchon brûle
00:46:51entre Paris et Moscou.
00:46:52La France convoque
00:46:53le chargé d'affaires russe
00:46:54à Paris pour,
00:46:54je cite,
00:46:55protester très vivement
00:46:56contre l'attaque
00:46:57de drones hybrides
00:46:58imputés à la Russie
00:46:59début août
00:46:59à l'aéroport allemand
00:47:00de Leipzig.
00:47:00à la clé de nouvelles sanctions.
00:47:03C'est ce qu'a annoncé ce matin
00:47:04le ministre des Affaires étrangères,
00:47:06Jean-Noël Barraud,
00:47:06qui en a profité
00:47:07pour rappeler le plein soutien
00:47:09de l'Union européenne
00:47:10envers Kiev.
00:47:11On poursuit avec ces rassemblements
00:47:13prévus un peu partout en Espagne
00:47:15dès cet après-midi
00:47:16pour soutenir Ceuta.
00:47:17en cause,
00:47:18l'afflux massif
00:47:19de migrants fin juillet
00:47:20qui a mis l'enclave espagnole
00:47:21sous haute tension.
00:47:22La situation qui sera
00:47:23au cœur de la prise de parole
00:47:24de Pedro Sanchez,
00:47:25Premier ministre espagnol,
00:47:27prévu demain
00:47:27devant le Parlement.
00:47:29Et puis,
00:47:30le bilan s'alourdit en Égypte.
00:47:3122 morts,
00:47:32dont 10 jordaniens
00:47:33et 28 blessés
00:47:33dans un accident de puce
00:47:34dans la péninsule du Sinaï.
00:47:36Un accident qui s'est produit
00:47:37sur la route reluant
00:47:38les villes touristiques
00:47:39de Daabénu et Beba.
00:47:40Une vingtaine d'ambulances
00:47:42ont dû être dépêchées
00:47:43sur place
00:47:43pour évacuer les victimes
00:47:44et leur prodiguer
00:47:45les premiers soins.
00:47:48Merci beaucoup,
00:47:49ma chère Somaia.
00:47:50À la une,
00:47:51également,
00:47:52dans l'actualité aujourd'hui,
00:47:53elle accuse
00:47:54à son tour
00:47:55Patrick Bruel.
00:47:56Elle,
00:47:56c'est Elena Noguera,
00:47:58actrice,
00:47:59chanteuse,
00:47:59c'est la sœur de Lyo,
00:48:00accessoirement,
00:48:01pour ceux qui connaissent
00:48:02un peu son parcours.
00:48:03Elle aurait témoigné secrètement
00:48:04auprès des enquêteurs
00:48:06contre le chanteur
00:48:07pour dénoncer des faits
00:48:08qu'elle aurait subis
00:48:09dans les années 2000,
00:48:10mais qui seraient aujourd'hui
00:48:11donc prescrits
00:48:12en raison de leur ancienneté.
00:48:14Et il est important
00:48:15de préciser
00:48:15qu'elle n'a pas souhaité
00:48:17déposer plainte
00:48:18contre le chanteur.
00:48:19Néanmoins,
00:48:19elle a été convoquée
00:48:20par la police judiciaire
00:48:21pour témoigner.
00:48:23Je vous propose
00:48:23de revenir
00:48:24à ces nouvelles accusations
00:48:25qui sont des infos
00:48:26de nos confrères de RTL.
00:48:28Oui,
00:48:28convocation par la police judiciaire
00:48:30qui souhaitait recueillir
00:48:32le témoignage
00:48:32d'Elena Noguera.
00:48:34Quel détail il est fait
00:48:35qu'elle dit avoir subi
00:48:36de la part de Patrick Bruel
00:48:37dans les années 2000.
00:48:38Des faits prescrits
00:48:39aujourd'hui
00:48:40dont on ne connaît pas
00:48:41les détails
00:48:41à ce stade.
00:48:42L'actrice a accepté
00:48:43de témoigner
00:48:44auprès des enquêteurs
00:48:45mais n'a pas souhaité
00:48:46porter plainte
00:48:47selon plusieurs sources
00:48:48concordantes.
00:48:49Son récit s'ajoute
00:48:50à celui de plusieurs
00:48:51dizaines de femmes
00:48:51qui ont pris la parole
00:48:52contre Patrick Bruel
00:48:54devant la justice
00:48:55et dans les médias.
00:48:56Et pour être tout à fait complet,
00:48:57regardez la communication
00:48:58d'Elena Noguera
00:49:00puisque maintenant
00:49:01elle se retrouve
00:49:01un petit peu
00:49:01dans l'œil du cyclone.
00:49:03voici ce qu'elle a posté
00:49:04sur ses réseaux sociaux.
00:49:07Elena Noguera
00:49:08on va le voir apparaître
00:49:09dans un instant.
00:49:11J'ai témoigné donc
00:49:11à la police
00:49:12dans le cadre
00:49:12de cette enquête
00:49:13il y a plusieurs mois.
00:49:14La justice
00:49:15qui m'a promis le secret.
00:49:16Quelqu'un a vendu
00:49:17mon témoignage à la presse
00:49:18qui s'en empare
00:49:18sans aucune morale.
00:49:19Elle affirme
00:49:20ne pas avoir consenti à cela.
00:49:21Je ne veux pas
00:49:22de vos messages,
00:49:23de votre compassion
00:49:24ni de votre curiosité.
00:49:25Elle dit, elle,
00:49:25avoir voulu aider
00:49:26les femmes
00:49:27qui ont osé parler
00:49:27et qui attendent
00:49:28que la justice
00:49:28leur soit rendue
00:49:29et surtout que les actes
00:49:30répréhensibles
00:49:31de ce monsieur cesse.
00:49:32Je ne voulais pas
00:49:33que l'on parle de moi
00:49:34dans cette affaire.
00:49:34C'est une honte
00:49:35que mon témoignage
00:49:36soit ainsi donné
00:49:37en pâture.
00:49:38Je n'ai pas consenti
00:49:39à cela
00:49:39et elle rappelle
00:49:40à la fin
00:49:40que le consentement
00:49:41est et reste
00:49:42le sujet
00:49:44en lettre capitale.
00:49:45Réaction de la psy
00:49:47que vous êtes,
00:49:48Sabrina Philippe.
00:49:49C'est une violation
00:49:49un peu du secret
00:49:51de l'enquête
00:49:51d'une certaine manière
00:49:52qu'elle dénonce ?
00:49:53Oui et c'est toute
00:49:53la problématique
00:49:54qu'on voit aujourd'hui
00:49:56quand même très portée
00:49:58par les réseaux sociaux.
00:50:00Moi je pense
00:50:00qu'il faut faire attention
00:50:01parce que là
00:50:02on est face
00:50:03à une affaire
00:50:03évidemment extrêmement publique.
00:50:05Le chanteur affirme
00:50:06qu'il annule sa tournée
00:50:09aussi sous la pression
00:50:10des médias,
00:50:11sous la pression
00:50:12des réseaux sociaux
00:50:13qui s'emparent
00:50:14également de l'affaire.
00:50:16Et je pense
00:50:16qu'il faut faire attention
00:50:17aujourd'hui aussi
00:50:18à plusieurs choses.
00:50:19Le consentement,
00:50:20le consentement
00:50:21de ceux qui veulent
00:50:22rendre leur parole
00:50:23publique ou pas
00:50:24mais également
00:50:25tout à l'heure
00:50:25on parlait
00:50:26de la présomption
00:50:27d'innocence.
00:50:28Et moi je pense
00:50:29qu'il faut faire attention
00:50:29à ça aussi.
00:50:30Ce que je veux dire
00:50:31par là
00:50:31c'est que
00:50:32évidemment
00:50:32la parole de ces femmes
00:50:33elle est éminemment importante.
00:50:36Moi-même
00:50:37je suis amenée
00:50:37à accompagner des femmes
00:50:38qui malheureusement
00:50:40ont subi des traumatismes.
00:50:42Donc
00:50:43cette parole
00:50:44elle est importante
00:50:44mais nous
00:50:45en tant que citoyens
00:50:47on ne peut pas
00:50:47se substituer
00:50:48à un tribunal
00:50:49et à une enquête.
00:50:49Alors là je précise
00:50:50c'est pas les réseaux sociaux
00:50:51qui ont divulgué
00:50:52il se trouve que
00:50:52c'est une information
00:50:54dévoilée par des journalistes.
00:50:55C'est journalistique.
00:50:56Donc ils ont eu
00:50:57des informations
00:50:57de la justice
00:50:58sans doute.
00:50:58C'est comme ça
00:50:59que ça a fuité.
00:51:00On reviendra
00:51:01à la notion
00:51:01bien sûr
00:51:02de présomption
00:51:02d'innocence
00:51:02tout à l'heure
00:51:03parce qu'on va consacrer
00:51:03une large partie
00:51:04de cette demi-heure
00:51:05à l'affaire Bruel.
00:51:07Mais écoutez aussi
00:51:08un autre témoignage
00:51:08c'était sur notre antenne
00:51:09il y a quelques semaines
00:51:10Marie qui avait aussi parlé
00:51:14de ce qu'elle disait
00:51:15avoir subi
00:51:16aux mains du chanteur.
00:51:17Écoutez.
00:51:19Attachée de presse
00:51:20elle aussi
00:51:20Marie a travaillé
00:51:21avec Patrick Bruel
00:51:22quelques années
00:51:23avant Karine
00:51:23en 2004
00:51:24pour la sortie
00:51:25d'un film
00:51:26que le comédien
00:51:26venait promouvoir
00:51:27à Bruxelles.
00:51:28Et donc voilà
00:51:30la journée débute
00:51:31à midi
00:51:33je me rappelle
00:51:33on a été déjeuner
00:51:35dans un restaurant
00:51:36au Sablon
00:51:37et il y avait
00:51:39donc mon client
00:51:40qui était assis
00:51:42à ma gauche
00:51:43la personne
00:51:44qui accompagnait
00:51:45de TF1 International
00:51:46en face de moi
00:51:47et Patrick Bruel
00:51:48à ma droite
00:51:48c'était une toute petite
00:51:49table de 4
00:51:50et puis je sens
00:51:51les mains de Patrick Bruel
00:51:53sur mes cuisses
00:51:54bon
00:51:55il faut remettre
00:51:56les choses en contexte
00:51:57nouveau
00:51:59c'est milieu des années 2000
00:52:01avant
00:52:01toute la déferlante
00:52:03MeToo
00:52:04c'est un monde
00:52:05dans lequel
00:52:06on avait l'habitude
00:52:08que des hommes
00:52:10nous mettent
00:52:11les mains aux fesses
00:52:11c'était pas
00:52:12une raison
00:52:13de faire un esclandre
00:52:14à cette époque là
00:52:15Marie aurait tout de même
00:52:16tenté de faire comprendre
00:52:17aux chanteurs
00:52:17qu'elle n'était pas consentante
00:52:19je me suis levée
00:52:20et je suis allée
00:52:21aux toilettes
00:52:22et je me suis rassise
00:52:24avec les jambes
00:52:24complètement
00:52:25en diagonale
00:52:27pour qu'ils puissent
00:52:29plus les toucher
00:52:30et je me suis dit
00:52:31bon
00:52:31je sais pas
00:52:32la plupart
00:52:33des hommes
00:52:34normalement constitués
00:52:35comprennent
00:52:36qu'il n'y a pas
00:52:37d'ouverture
00:52:39dans ces cas là
00:52:40bon ça lui a pas suffi
00:52:42et il a continué
00:52:44à essayer
00:52:45de se rapprocher
00:52:46toute l'après-midi
00:52:47lors des entretiens
00:52:49exactement comme
00:52:50Karine Viseur
00:52:51le décrit
00:52:51et au milieu
00:52:52de l'après-midi
00:52:53l'acteur serait parvenu
00:52:54à se retrouver seul
00:52:55avec Marie
00:52:56dans une chambre d'hôtel
00:52:58qui servait à faire
00:52:58des interviews promotionnelles
00:53:00et il m'a coincée
00:53:02dans le coin
00:53:03derrière la porte
00:53:05donc là vraiment
00:53:06j'ai commencé
00:53:07à avoir peur
00:53:08sincèrement
00:53:09et je me suis dit
00:53:10bon
00:53:10je parle plus fort
00:53:12parce que je savais
00:53:13qu'il y avait des journalistes
00:53:14qui étaient de l'autre côté
00:53:14de la porte
00:53:15donc j'ai commencé
00:53:16à parler vraiment fort
00:53:17oui mais il y a le journaliste
00:53:18suivant qui arrive
00:53:19etc
00:53:19et donc là
00:53:20je pense qu'il s'est écarté
00:53:22un peu
00:53:22j'ai pris
00:53:23j'ai pris la porte
00:53:24je suis sortie
00:53:26à ce moment-là
00:53:27je suis descendue
00:53:29voir la personne
00:53:31de TEF
00:53:32qui l'accompagnait
00:53:33sur sa tournée
00:53:35et je lui ai dit
00:53:36j'ai des problèmes
00:53:37avec Patrick
00:53:38c'est à ce moment précis
00:53:40que Marine
00:53:40aurait découvert
00:53:41le véritable rôle
00:53:42de l'accompagnateur
00:53:43de Patrick Bruel
00:53:44sur sa tournée
00:53:45et là
00:53:46il m'a répondu
00:53:46de but en blanc
00:53:47je sais
00:53:48c'est pour ça
00:53:48que je suis là
00:53:49j'ai dit
00:53:49bah oui
00:53:50mais pourquoi
00:53:50est-ce que tu me laisses
00:53:51seule avec lui alors
00:53:52et effectivement
00:53:53il est resté avec moi
00:53:54tout le reste de la journée
00:53:55donc à chaque fois
00:53:56qu'il y avait un journaliste
00:53:57qui rentrait dans la pièce
00:53:57il rentrait avec moi
00:53:59et on ressortait
00:54:00c'était un espèce
00:54:01de petit balai ridicule
00:54:03Maître Bensoussan
00:54:03c'est toute la difficulté
00:54:05de ce genre d'affaires
00:54:07ce que les américains
00:54:07appellent
00:54:09he said she said
00:54:10c'est-à-dire
00:54:10parole contre parole
00:54:11en fait
00:54:12il y a des affaires
00:54:13dans lesquelles
00:54:13il y a des éléments
00:54:15matériels
00:54:15qui sont pris en compte
00:54:16par exemple
00:54:16des échanges de mails
00:54:17de conversations
00:54:18de témoins
00:54:19évidemment
00:54:19et puis après
00:54:20il y a ce qui se passe
00:54:21derrière les portes
00:54:21c'est difficile
00:54:22pour la justice
00:54:23de statuer
00:54:24en fonction de ça
00:54:24uniquement
00:54:25c'est difficile
00:54:26et ce qu'elle va utiliser
00:54:27la justice
00:54:28lorsqu'on est
00:54:28parole contre parole
00:54:30a en fait
00:54:31un mécanisme
00:54:31de procédure
00:54:33sans être trop technicien
00:54:34c'est-à-dire
00:54:35qu'elle va vérifier
00:54:35d'abord la parole
00:54:36de chacune des victimes
00:54:37et regarder
00:54:38si chacune des victimes
00:54:39est crédible
00:54:40aux fonctions
00:54:41de son élément
00:54:41et ensuite
00:54:42elle va regarder
00:54:43si le processus
00:54:44fait par chacune
00:54:44des victimes
00:54:45par rapport
00:54:46à la personne
00:54:47qui est accusée
00:54:47et qui a la présomption
00:54:48d'innocence
00:54:49bien évidemment
00:54:49c'est le même
00:54:50c'est-à-dire des personnes
00:54:51qui n'ont aucun rapport
00:54:52entre elles
00:54:53qui n'ont jamais eu
00:54:54aucune relation
00:54:55et de discussion
00:54:56entre elles
00:54:57qui n'ont aucun élément
00:54:58de langage
00:54:58entre elles
00:54:59qui raconte
00:55:00exactement
00:55:01la même histoire
00:55:01mais dans le cas
00:55:02qui nous intéresse
00:55:03plus précisément
00:55:04c'est que non seulement
00:55:05elles racontent
00:55:06les victimes
00:55:06la même histoire
00:55:07mais cette histoire
00:55:08est connue
00:55:09semble-t-il
00:55:10des journalistes
00:55:11et est connue
00:55:11du contexte
00:55:12et donc chacun
00:55:13a mis en place
00:55:14un élément de protection
00:55:15et ce deuxième élément
00:55:16va peser très lourd
00:55:17c'est ce que
00:55:18c'est exactement
00:55:18vous rebondissez
00:55:19sur ce que j'allais dire
00:55:20ils avaient quand même
00:55:21mis en place un système
00:55:21où quelqu'un était là
00:55:22pour le surveiller
00:55:24Michel Coriot
00:55:24c'est-à-dire que
00:55:25quand on commence
00:55:25à envoyer
00:55:26une sorte d'ambassadeur
00:55:27pour être sûr
00:55:28qu'il ne va pas déraper
00:55:29ça commence à poser question
00:55:30quand même
00:55:30sur le comportement
00:55:32évidemment
00:55:32je crois qu'il faut
00:55:33que l'enquête
00:55:34fasse toute la lumière
00:55:34sur ces faits
00:55:35parce que c'est vrai
00:55:35que c'est assez sidérant
00:55:36ces témoignages
00:55:37qui au-delà de la sidération
00:55:38c'est surtout glaçant
00:55:39ce qu'on entend
00:55:40de la part de ces
00:55:41je veux dire
00:55:41il avait un chaperon
00:55:42Patrick Bruel
00:55:43c'est ce qu'il expliquait
00:55:46on verra
00:55:46l'enquête le confirmera au pas
00:55:47c'est vrai que la difficulté
00:55:48dans ce genre de situation
00:55:49c'est l'effet
00:55:51que les faits datent
00:55:52de longtemps
00:55:53et donc pour l'enquête
00:55:54évidemment
00:55:55ça complexifie les choses
00:55:56parce qu'il faut
00:55:56évidemment
00:55:58ces agressions
00:55:59elles ne se font pas
00:55:59avec des témoins
00:56:00avec des caméras
00:56:01et donc après
00:56:01les preuves matérielles
00:56:02sont effectivement
00:56:03très compliquées
00:56:04un chaperon
00:56:05mandaté par la chaîne
00:56:05en plus
00:56:06donc c'était remonté
00:56:08très très loin
00:56:09dans le système TF1
00:56:11puisqu'on avait voulu
00:56:12se prémunir
00:56:12de toute possibilité
00:56:14ça dit quelque chose
00:56:15de l'affaire quand même
00:56:16oui c'est une affaire
00:56:17très complexe
00:56:17je vous rappelle
00:56:18qu'il y a 32 plaintes
00:56:19qui ont été déposées
00:56:20qui sont instruites
00:56:21il y a 4 juges d'instruction
00:56:23concernant ces affaires
00:56:24concernant Patrick Bruel
00:56:26ça montre la complexité
00:56:27du dossier
00:56:27beaucoup de plaintes
00:56:28il y a aussi
00:56:29évidemment
00:56:29ce rapport aux prescriptions
00:56:31certains faits
00:56:33est-ce qu'ils sont
00:56:33ou non prescrits
00:56:34c'est assez compliqué
00:56:36voilà
00:56:36et il a été mis en examen
00:56:38à ce stade
00:56:38pour 4 affaires
00:56:39pour notamment
00:56:40viol
00:56:40et tentatives de viol
00:56:41et 4 autres affaires
00:56:43dont il est témoin assisté
00:56:44un mot sur la prescription
00:56:46des faits
00:56:46il y a débat là-dessus
00:56:48Sabrina Philippe
00:56:49est-ce qu'il devrait y avoir
00:56:49débat sur le fait
00:56:50que le traumatisme
00:56:51après un certain nombre
00:56:52d'années
00:56:54de toute façon
00:56:54la justice décide
00:56:55que c'est classé
00:56:56ou on est d'accord
00:56:57maintenant il y a
00:56:58un consensus professionnel
00:57:00parmi vous
00:57:00qui dit que ça peut
00:57:01ressurgir 30, 40, 50 ans
00:57:03après pour certaines
00:57:03bien sûr
00:57:04bien sûr
00:57:05c'est l'amnésie traumatique
00:57:06c'est ce qu'on appelle
00:57:07l'amnésie traumatique
00:57:08c'est-à-dire qu'il y a
00:57:10une amnésie
00:57:11le cerveau va reléguer
00:57:15dans l'inconscient
00:57:16pour se protéger
00:57:17c'est une mesure de protection
00:57:19du mental
00:57:19pour justement
00:57:22continuer à fonctionner
00:57:23et à un moment
00:57:24parce qu'il y a une situation
00:57:25similaire qui est vécue
00:57:26ou parce qu'il y a une thérapie
00:57:28qui est engagée
00:57:29notamment on le voit
00:57:29dans le MDR
00:57:31il y a des souvenirs
00:57:32qui ressurgissent
00:57:33donc cette histoire
00:57:35en effet
00:57:36de prescription
00:57:38n'est pas adaptée
00:57:39je dirais
00:57:39aujourd'hui
00:57:40avec les connaissances
00:57:41qu'on a en euros
00:57:42c'est pas vraiment adapté
00:57:43dans ces cas-là
00:57:44Maître Ben Sousson
00:57:45il n'est pas d'accord là ?
00:57:46Non non on ne peut pas
00:57:47on ne peut pas
00:57:48Et pourquoi ?
00:57:48Alors pour trois raisons
00:57:49d'abord
00:57:51il y a
00:57:53il y a
00:57:53un merveilleux poème
00:57:55là-dessus
00:57:55à défaut du pardon
00:57:56laisse venir l'oubli
00:57:57à un moment donné
00:57:58l'oubli doit
00:57:59nécessairement
00:58:00sans le pardonner
00:58:01sans abandonner
00:58:02la victime
00:58:03en lui donnant
00:58:04le droit de parole
00:58:04mais il faut
00:58:0520 ans ou 30 ans
00:58:07après
00:58:07il est difficile
00:58:08de cette preuve
00:58:09il est difficile
00:58:10oui pour la parole
00:58:12non pour la condamnation
00:58:13si la preuve
00:58:14n'est pas très forte
00:58:15Oui mais ça leur fait
00:58:16une belle jambe
00:58:16aux victimes
00:58:16de se dire
00:58:17la justice me laisse tomber
00:58:18maintenant
00:58:18Non la justice
00:58:19elle ne laisse pas tomber
00:58:20la justice
00:58:20elle a comme idée
00:58:22comme paravent
00:58:24de protéger
00:58:25les innocents
00:58:26et de ne pas faire
00:58:26une erreur judiciaire
00:58:28la justice
00:58:29pardon du terme
00:58:30elle est coincée
00:58:31en cela
00:58:31et donc ce qu'elle a besoin
00:58:33c'est de la preuve
00:58:34et lorsque la preuve
00:58:35est trop lointaine
00:58:36comme ici 20 ans
00:58:38qu'elle est exprimée
00:58:39par aucun support
00:58:40et l'électronique
00:58:41nous permettra
00:58:41d'avoir des supports
00:58:42plus longs
00:58:42alors la justice
00:58:43ne peut plus passer
00:58:44correctement
00:58:44la justice
00:58:45elle passe correctement
00:58:46et la justice
00:58:48préfère vraiment
00:58:49qu'il vaut mieux
00:58:52éviter de condamner
00:58:54un innocent
00:58:54mais si jamais
00:58:55on retrouve une preuve
00:58:56s'il y a des preuves
00:58:57mais c'est trop tard
00:58:58voilà
00:58:59vous voyez
00:58:59parce que
00:59:00il y a aussi des cas
00:59:01il faut se reposer
00:59:02il y a des cas
00:59:03où il y a des preuves
00:59:03il y a des cas
00:59:04où il y a des preuves
00:59:05qui apparaissent
00:59:05donc la justice
00:59:05n'est pas infaillible
00:59:06elle est humaine
00:59:08mais la justice
00:59:09elle déclare
00:59:10que véritablement
00:59:11lorsque après
00:59:12un certain temps
00:59:13il faut admettre
00:59:14l'oubli
00:59:14bon
00:59:15en tout état de cause
00:59:16Patrick Bruel
00:59:17a annoncé
00:59:18renoncer
00:59:19à sa tournée
00:59:20il l'a stoppé
00:59:21regardez
00:59:22il s'en explique ainsi
00:59:23avec ce petit message
00:59:24de bonjour
00:59:24à toutes et tous
00:59:25où il dit
00:59:26qu'il avait profondément
00:59:28souhaité
00:59:28que cette tournée
00:59:29puisse avoir lieu
00:59:30elle devait débuter là
00:59:31au mois d'octobre
00:59:33non par défi
00:59:34dit-il
00:59:35mais
00:59:36ni par provocation
00:59:37il voulait absolument
00:59:38y aller
00:59:39c'était simplement
00:59:40la volonté
00:59:40dit-il
00:59:41de monter sur scène
00:59:42de faire
00:59:43voilà
00:59:43plaisir à son public
00:59:45alors il fait le choix
00:59:46de l'apaisement aujourd'hui
00:59:47depuis le début
00:59:47il respecte le droit
00:59:49dit-il
00:59:49et il le dit
00:59:50seule la justice
00:59:51connaît le détail
00:59:52des faits
00:59:53seule la justice
00:59:53connaît le dossier
00:59:54seule la justice
00:59:56dira la vérité
00:59:57de ses affaires
00:59:58et puis il continue
00:59:59de se défendre
00:59:59je veux le dire
01:00:00avec la même clarté
01:00:01je ne suis pas
01:00:02l'homme
01:00:03ça va trop vite pour moi
01:00:04c'est pas grave
01:00:05je ne suis pas l'homme
01:00:05à qui on reproche
01:00:06d'avoir commis
01:00:07tous ces faits
01:00:08et il se défendra
01:00:08jusqu'au bout
01:00:10regardez ce sujet
01:00:11de la rédaction
01:00:13c'est sur ces réseaux sociaux
01:00:14que Patrick Bruel
01:00:15vient d'annoncer
01:00:16l'annulation
01:00:17de sa tournée
01:00:18je constate
01:00:19qu'aujourd'hui
01:00:19cette tournée
01:00:20est devenue autre chose
01:00:21elle est devenue
01:00:22l'incarnation
01:00:23d'un débat
01:00:23qui la dépasse
01:00:24j'ai donc pris la décision
01:00:25d'annuler ces concerts
01:00:26des concerts
01:00:27pourtant prévus
01:00:28à partir du mois d'octobre
01:00:30en tout
01:00:3035 dates
01:00:32mais depuis plusieurs mois
01:00:33les accusations
01:00:34et les plaintes
01:00:35se succèdent
01:00:36contre le chanteur
01:00:37tout commence
01:00:38notamment avec
01:00:38la plainte déposée
01:00:39par la journaliste
01:00:40Flavie Flamand
01:00:41en mai dernier
01:00:41elle accuse
01:00:42Patrick Bruel
01:00:43de faits
01:00:44qui auraient été commis
01:00:45alors qu'elle était mineure
01:00:46au moment des faits
01:00:47avant moi
01:00:47il y a des femmes
01:00:48qui pendant des mois
01:00:50pendant des années
01:00:51ont essayé de se faire entendre
01:00:52et il a fallu
01:00:53la médiatisation
01:00:54de ma plainte
01:00:56pour que les choses avancent
01:00:57et je trouve que c'est
01:00:57particulièrement injuste
01:00:58la journaliste ne serait pas
01:01:00la seule à dénoncer
01:01:01des violences
01:01:01plus de 30 femmes
01:01:03ont témoigné
01:01:03dans cette affaire
01:01:04elles évoquent
01:01:05des faits présumés
01:01:06de viol
01:01:07de tentatives de viol
01:01:08d'agression sexuelle
01:01:09ou encore d'exhibition
01:01:10qui se seraient déroulées
01:01:12entre 1991
01:01:13et 2019
01:01:14en France
01:01:15en Belgique
01:01:16en Suisse
01:01:17ou encore au Canada
01:01:18certaines affirment
01:01:19qu'elles étaient mineures
01:01:20au moment des faits
01:01:21aujourd'hui
01:01:22au moins 30 plaintes
01:01:23sont entre les mains
01:01:24de la justice
01:01:25depuis le 10 juin
01:01:26Patrie Bruel
01:01:27est mise en examen
01:01:28dans 4 affaires
01:01:29il bénéficie également
01:01:30du statut
01:01:31de témoin insisté
01:01:32dans 4 autres dossiers
01:01:33le chanteur lui
01:01:35conteste toujours
01:01:36les accusations
01:01:37portées contre lui
01:01:38il assure
01:01:39n'avoir jamais forcé
01:01:40aucune femme
01:01:41un petit mot
01:01:42Sabrina
01:01:42avant de journée
01:01:43l'avocate
01:01:44qui nous attend
01:01:44en direct
01:01:45c'était intenable
01:01:46on a parlé
01:01:46de tous ces maires
01:01:47qui souhaitaient
01:01:47pour certains
01:01:48annuler
01:01:48d'ailleurs sa venue
01:01:49et c'est d'ailleurs
01:01:50ce qu'il explique
01:01:50sur les réseaux sociaux
01:01:51il le dit
01:01:51cette tournée
01:01:52est devenue
01:01:52l'incarnation
01:01:53d'un débat
01:01:54qui la dépasse
01:01:55parce qu'il y a
01:01:56ce risque
01:01:56pour lui
01:01:57pour ses équipes
01:01:58que les différentes
01:01:59dates de concert
01:02:00soient interrompues
01:02:02par des manifestations
01:02:03et donc d'autres
01:02:04agitations
01:02:05qui ne permettraient pas
01:02:05de continuer
01:02:07cette tournée
01:02:07dans de bonnes conditions
01:02:08donc c'est dans une volonté
01:02:09d'apaisement
01:02:10de son côté
01:02:11qu'il fait ce choix
01:02:12d'annuler 35 dates
01:02:13ça devait commencer
01:02:14le mois prochain
01:02:14du côté des plaignantes
01:02:15évidemment
01:02:16elles expriment plutôt
01:02:17leur soulagement
01:02:18pour elles
01:02:19elles disent
01:02:19il ne s'agit pas
01:02:20de condamner
01:02:20avant de juger
01:02:21ni de réclamer
01:02:22une justice d'exception
01:02:23mais bien au contraire
01:02:24de s'en prémunir
01:02:25ça veut dire quoi ?
01:02:26ça veut dire que
01:02:26pour les plaignantes
01:02:27le fait d'annuler
01:02:28ces dates
01:02:29permet aussi
01:02:30d'éviter
01:02:32une sorte de réitération
01:02:33des faits
01:02:34si ces faits reprochés
01:02:35s'avèrent exacts
01:02:36et bien on va sonder
01:02:36on va sonder l'avocate
01:02:37qui est en direct
01:02:37avec nous
01:02:38Alexia Descamps
01:02:39bonjour
01:02:39merci d'être là
01:02:40il y a une forme
01:02:41selon vous
01:02:41de soulagement
01:02:43chez toutes ces femmes
01:02:43du fait que
01:02:44de toute façon
01:02:45voilà
01:02:45il renonce à sa tournée
01:02:47parce que
01:02:47ça lui faisait aussi
01:02:48trop de publicité
01:02:49et il y avait quelque chose
01:02:51d'un peu incongru
01:02:52j'imagine
01:02:52pour ces femmes
01:02:53du fait de l'imaginer
01:02:54se produire sur scène
01:02:56oui je pense que
01:02:57pour elle
01:02:57c'était un peu indécent
01:02:58en fait
01:02:59c'est qu'ils sont
01:03:00en pleine procédure
01:03:01ils sont en pleine instruction
01:03:02là aujourd'hui
01:03:03elle voulait
01:03:05quelque part aussi
01:03:06protéger
01:03:07les autres victimes
01:03:07je pense
01:03:09qui ont
01:03:10qui ont
01:03:11qui ont
01:03:12des femmes
01:03:12qui ont vécu
01:03:13des agressions sexuelles
01:03:14majeures
01:03:15et là effectivement
01:03:16il y avait une preuve
01:03:17d'indécence
01:03:18d'aller jusqu'au bout
01:03:20de voilà
01:03:21de profiter
01:03:22quelque part
01:03:24de cette affaire
01:03:25pour aussi continuer
01:03:26et donc
01:03:27en toute impunité
01:03:29il n'est pas du tout
01:03:30jugé pour l'instant
01:03:31il n'est pas déclaré
01:03:32ni coupable
01:03:33ni innocent
01:03:34mais il faut peut-être
01:03:35se réserver un petit peu
01:03:36quand même
01:03:36alors vous en défendez
01:03:37j'imagine
01:03:38certaines de ces femmes
01:03:39on va voir la réaction
01:03:40d'une avocate de victime
01:03:41qui disait aussi
01:03:43son soulagement
01:03:43du fait de
01:03:44cette décision prise
01:03:45alors évidemment
01:03:46là c'est un petit peu
01:03:47brut comme document
01:03:48mais regardez cette phrase
01:03:49en exergue
01:03:50aujourd'hui il annonce
01:03:51l'annulation de sa tournée
01:03:52et nous nous en réjouissons
01:03:54dit-elle
01:03:55il ne s'agit pas pour nous
01:03:57de contester
01:03:57à un homme
01:03:58présumé innocent
01:03:59le droit de circuler
01:04:01de poursuivre ses activités
01:04:02ou encore
01:04:03de mener
01:04:04une vie
01:04:05personnelle
01:04:06mais sous-entendu
01:04:07vu la ramification
01:04:08que ça a pris
01:04:09il ne s'agit pas
01:04:09de condamner
01:04:10avant de juger
01:04:11mais bien au contraire
01:04:12de s'en prémunir
01:04:12et nous l'affirmons
01:04:13avec force
01:04:14nous devons être vigilants
01:04:15à ce que la liberté
01:04:16laissée à un homme
01:04:17mis en cause
01:04:18par des dizaines de femmes
01:04:19ne conduise jamais
01:04:20à méconnaître
01:04:21la nécessité de prévenir
01:04:23la réitération éventuelle
01:04:25de faits
01:04:26d'une particulière
01:04:27gravité
01:04:28Alexia Descamps
01:04:29on parlait tout à l'heure
01:04:30il y a un instant
01:04:31de la notion
01:04:32de prescription
01:04:33des faits
01:04:34est-ce que vous confirmez
01:04:35qu'une partie
01:04:35de ces victimes
01:04:36finalement se sent
01:04:38dépossédée
01:04:38de ce qu'elle a vécu
01:04:39parce que la justice
01:04:40met une sorte de coup près
01:04:42dans le temps
01:04:42qui est implacable
01:04:44oui il y a effectivement
01:04:45une sorte de coup près
01:04:46là je comprends très bien
01:04:47qu'elle vive
01:04:48très mal la situation
01:04:50et que d'autant plus
01:04:50c'est une personne publique
01:04:51une affaire qui a été
01:04:53extrêmement médiatisée
01:04:54donc elles se sentent
01:04:55dépossédées
01:04:55je pense très sincèrement
01:04:57qu'elles se sentent
01:04:57dépossédées
01:04:58de leur droit à la justice
01:04:59de leur droit à être écoutées
01:05:01de leur droit à parler
01:05:02maintenant
01:05:04bon
01:05:05on est sur un
01:05:07effectivement
01:05:07présumé innocent
01:05:08qui
01:05:09par souci d'apaisement
01:05:11comme il l'a déclaré
01:05:12ne souhaite pas
01:05:13aller plus loin
01:05:14dans ses projets professionnels
01:05:16en tout cas
01:05:17en tant que chanteur
01:05:18et donc
01:05:20quelque part
01:05:21il ne rend pas hommage
01:05:23à ces femmes
01:05:24parce que
01:05:24lui il se sent innocent
01:05:26et il se dit innocent
01:05:28surtout
01:05:28mais en tout cas
01:05:30c'est une question de respect
01:05:31il a compris
01:05:32la portée
01:05:32de ce que l'affaire
01:05:33voilà
01:05:34de la résonance
01:05:36de l'affaire
01:05:36il y a une question
01:05:37de respect
01:05:38envers elle
01:05:38il attend
01:05:40que la justice
01:05:41effectivement
01:05:42fasse son travail
01:05:43et du coup
01:05:44en attendant
01:05:44il se met en retrait
01:05:46et je trouve que
01:05:47c'est plutôt
01:05:49c'est plutôt
01:05:51cohérent
01:05:51pour l'affaire
01:05:52pour la suite
01:05:54ouais
01:05:55merci beaucoup
01:05:56pardon
01:05:56non j'allais dire
01:05:57salvateur pour la suite
01:05:58ça apaise un peu
01:05:59le débat
01:05:59on va dire
01:06:00ça apaise le débat
01:06:01et ça laisse à la justice
01:06:03le soin de faire son travail
01:06:04en fait
01:06:04merci beaucoup
01:06:05Alexia Descamps
01:06:06d'être intervenu en direct
01:06:08avec nous
01:06:08dans 24h en France
01:06:10autre voix
01:06:11d'une artiste
01:06:12archi connue
01:06:13et appréciée
01:06:14des français
01:06:14et qui ose dire
01:06:15des choses
01:06:15finalement qu'on a
01:06:16pas beaucoup entendues
01:06:17c'est celle de
01:06:18Mimi Mathie
01:06:20vous allez voir
01:06:20c'est pas simple
01:06:21à tenir ce discours
01:06:22aujourd'hui
01:06:23je suis très triste
01:06:25qu'ils se sentent
01:06:26obligés d'annuler
01:06:27parce que la justice
01:06:28pour l'instant
01:06:29n'a pas tranché
01:06:31c'est à la justice
01:06:31de trancher
01:06:32après Patrick
01:06:33c'est un séducteur
01:06:34il a été séducteur
01:06:35il a été plus harcelé
01:06:37que harceleur
01:06:38à mon avis
01:06:39mais ça c'est la justice
01:06:40qui en décidera
01:06:42mais je pense que
01:06:44c'est au public
01:06:45de choisir
01:06:46de quel droit
01:06:47tant que la justice
01:06:48n'a pas tranché
01:06:49tant qu'on dit pas
01:06:49c'est un criminel
01:06:51notoire
01:06:52et c'est
01:06:53faut surtout pas
01:06:53qu'on le voit sur scène
01:06:54moi il fait travailler
01:06:56plein de gens
01:06:56la première tournée
01:06:57qui a été annulée
01:06:58elle a mis au chômage
01:07:00un tas de techniciens
01:07:01et de
01:07:02ça fait à peu près
01:07:03200 personnes
01:07:03je pense autour de lui
01:07:04pour une tournée comme ça
01:07:05moi je pense que
01:07:06c'est au public
01:07:07de décider
01:07:08la justice n'a pas tranché
01:07:10et on est capable
01:07:11de laisser sortir
01:07:12des mecs
01:07:12qui ont violé
01:07:14une mamie
01:07:14de 83 ans
01:07:16de les laissant en liberté
01:07:17et on est capable
01:07:18de vouloir
01:07:19interdire
01:07:20à un chanteur
01:07:21donc pour l'instant
01:07:22la culpabilité
01:07:23qui est sûrement moindre
01:07:25n'a pas été prouvée
01:07:27je trouve dommage
01:07:29de priver
01:07:29le public
01:07:30de Patrick
01:07:31et c'est encore une fois
01:07:32au public
01:07:33de choisir
01:07:34Maître Bensoussant
01:07:35c'est vrai que c'est pas facile
01:07:36à tenir comme genre de discours
01:07:37mais finalement
01:07:38la justice
01:07:38elle est là
01:07:39pour une bonne raison
01:07:40c'est ce qu'elle nous dit
01:07:41il y a un peu de cohérence
01:07:42quand même
01:07:42dans ce qu'elle raconte
01:07:43elle a parfaitement raison
01:07:45malheureusement
01:07:46on voit bien
01:07:47qu'on a deux camps
01:07:48deux perceptions
01:07:48on a les victimes
01:07:49qui demandent
01:07:50à être reconnues
01:07:51et c'est légitime
01:07:52mais il y a d'autres côtés
01:07:54la vindique populaire
01:07:55pardon de ce terme
01:07:57parce que lorsqu'on parle
01:07:58des victimes
01:07:59il faut qu'elles les entendent
01:08:00lorsqu'on parle de protéger
01:08:02effectivement le patrimoine
01:08:03il faut les entendre
01:08:04oui mais
01:08:05c'est à la justice
01:08:06de décider
01:08:07si effectivement
01:08:07pendant ces concerts
01:08:08il y a protection
01:08:09dans le cadre des mesures
01:08:10qu'ils ont prises
01:08:11comme pour leur passeport
01:08:12et quelque part
01:08:13quelque part
01:08:15le débat
01:08:16ne doit pas être
01:08:18celui-là
01:08:18pour moi
01:08:19le débat
01:08:20est de savoir
01:08:20s'il est vraiment
01:08:21innocent
01:08:22alors ça
01:08:23on n'en a pas
01:08:24de réalité
01:08:25on ne le sait pas
01:08:26alors l'autre débat
01:08:28le débat de second terme
01:08:29c'est qu'il est présumé
01:08:30innocent
01:08:31et cette présomption
01:08:32d'innocence
01:08:33elle doit toujours
01:08:34être mise en avant
01:08:35en revanche
01:08:36elle est toute même mise
01:08:37en examen
01:08:37il y a quand même des choses
01:08:38qui sont très fraises
01:08:39qu'elle a dit
01:08:40et qu'il faut relever
01:08:41d'une part
01:08:42elle dit que
01:08:43c'est un homme séducteur
01:08:44je pense que c'est quelque chose
01:08:46qu'il faut mettre
01:08:46complètement à côté
01:08:48parce que tous les profils
01:08:50concernant des violeurs
01:08:51peuvent être avancés
01:08:52séducteurs ou non
01:08:52et d'autres choses
01:08:53quand il dit qu'il était plus
01:08:55harcelé qu'harceleur
01:08:56on ne parle pas
01:08:56d'harcèlement sexuel ici
01:08:57on parle de tentative
01:08:58de viol
01:08:59et de viol
01:08:59vous avez résolu
01:09:00à un moment
01:09:02elle peut faire un parallèle
01:09:04avec ces agresseurs
01:09:05de vieilles dames
01:09:06ou criminels
01:09:07des grands chemins
01:09:08qui eux
01:09:10sortent de prison
01:09:11rapidement
01:09:12et puis est-ce que
01:09:13c'est un parallèle à faire
01:09:14dans ce genre de cas d'espèce
01:09:16ou ça va trop loin pour vous
01:09:18en fait il faut respecter
01:09:20chaque témoignage
01:09:20en fait ça prouve quelque chose
01:09:22c'est que le temps de l'enquête
01:09:23et le temps judiciaire
01:09:23doit absolument passer
01:09:24et c'est vrai que
01:09:25il faut rappeler
01:09:25que les violences sexuelles
01:09:27en France
01:09:27c'est un sujet assez terrible
01:09:29puisqu'elles sont
01:09:30aux augmentations
01:09:30chaque année
01:09:31il faut rappeler
01:09:31qu'il y a plus de 130 000 victimes
01:09:34en 2025
01:09:35soit une augmentation
01:09:36de 8%
01:09:36non mais vous comprenez
01:09:37le discours de Mimimati
01:09:38vraiment en deux secondes
01:09:40de mettre en parallèle
01:09:41on agresse une femme
01:09:42de 86 ans
01:09:43on la laisse pour morte
01:09:44et là
01:09:45on vilipende quelqu'un
01:09:47avant même
01:09:48qu'il ait été jugé
01:09:48il y a toutes les associations
01:09:50aussi
01:09:51féministes
01:09:51qui s'associent
01:09:52et qui font
01:09:52qu'il y a un essor
01:09:54médiatique très important
01:09:55ça ne sort pas de ma tête
01:09:56je vous demande votre avis
01:09:58sur ce qu'elle dit elle
01:09:59on n'est pas raison
01:10:00mais après ça lui appartient
01:10:01je ne veux pas polémiquer là-dessus
01:10:03mais évidemment
01:10:04chaque affaire
01:10:05est une affaire sordide
01:10:06je pense que
01:10:07comparer les unes aux autres
01:10:08n'a pas beaucoup de sens
01:10:09allez la vox populi
01:10:11vous en parliez
01:10:11quelques réactions dans la rue
01:10:12vous allez voir
01:10:13ça va tout dans le même sens
01:10:15je sais quand même
01:10:16de prendre du recul
01:10:17et de me dire
01:10:17pour l'instant
01:10:18il n'y a pas eu de jugement
01:10:20et j'espère que la justice
01:10:21va faire son travail
01:10:22mais là quand même
01:10:2333 personnes
01:10:24ça fait beaucoup
01:10:25quelque part
01:10:26il a pris une bonne décision
01:10:27pour apaiser
01:10:29tout ce qui se passe
01:10:30autour de lui
01:10:32parce que
01:10:32en fait
01:10:33tout le monde parle
01:10:34sans savoir
01:10:34en ce moment
01:10:35c'est un peu
01:10:36un personnage
01:10:37un peu controversé
01:10:38donc je pense que
01:10:38c'est pas forcément
01:10:39une mauvaise décision
01:10:40de sa part
01:10:41d'avoir arrêté
01:10:42enfin d'avoir décidé
01:10:43d'arrêter la tournée
01:10:44quand justement
01:10:44on fait ce genre de choses
01:10:46en tout cas
01:10:46on est accusé de ce genre de choses
01:10:48et qu'on est quelqu'un
01:10:48qui s'expose
01:10:49on ne devrait pas pouvoir
01:10:50continuer à s'exposer
01:10:51et à être un exemple
01:10:52pour les autres
01:10:52alors que tout ce qu'on fait
01:10:53et tout ce qu'on procure
01:10:54est absolument horrible
01:10:55c'est très bien
01:10:56qu'il arrête sa tournée
01:10:57et qu'on laisse
01:10:59la justice
01:11:00suivre son cours
01:11:01je pense que
01:11:02c'est une très bonne décision
01:11:04il doit l'uner
01:11:04tous ses concerts
01:11:05parce que je pense
01:11:06qu'il est condamnable
01:11:07et que pour l'instant
01:11:08on n'a pas suffié
01:11:09qu'il avait rien fait
01:11:11bon il y a consensus
01:11:12c'était la décision
01:11:13à prendre
01:11:13comme ils le disent
01:11:14à peu près tous
01:11:15dans notre prochaine demi-heure
01:11:17restez avec nous
01:11:18on va parler de ce mystère
01:11:20de la tuerie de Chevaline
01:11:21en Haute-Savoie
01:11:22qui est en train
01:11:22de ressurgir
01:11:23parce qu'on a trouvé
01:11:24une arme
01:11:24qui intéresse
01:11:26vraiment les enquêteurs
01:11:27elle est du même type
01:11:29que celle qui a servi
01:11:30à tuer cette famille
01:11:32anglo-irakienne
01:11:33l'enquête est donc
01:11:34peut-être totalement relancée
01:11:35on en parle avec vous
01:11:36Sabrina Birlin
01:11:37et puis
01:11:38campagne de sensibilisation
01:11:39des consommateurs de drogue
01:11:41là aussi ça se passe
01:11:41en Haute-Savoie
01:11:42c'est le hasard
01:11:43mais c'est vraiment efficace
01:11:44on va en débattre avec vous
01:11:45également sur ce plateau
01:11:46à tout de suite
01:11:47Police Justice
01:11:4824h en France
01:11:49ça continue
01:11:49après cette toute petite pause
01:11:54La suite de Police Justice
01:11:5624h en France
01:11:57et merci d'être toujours
01:11:58plus nombreux
01:11:58à nous suivre chaque jour
01:11:59on sent que ces sujets
01:12:00vous intéressent
01:12:01d'ailleurs si vous avez
01:12:02un témoignage
01:12:03apporté à notre connaissance
01:12:04il y a aussi cette adresse
01:12:05qui est disponible
01:12:0824h.cnews.fr
01:12:09pour nous envoyer
01:12:10justement vos témoignages
01:12:12on va parler à présent
01:12:13de cette campagne choc
01:12:14pour tenter de faire fuir
01:12:15les clients des dealers
01:12:16à Gaillard
01:12:17c'est en Haute-Savoie
01:12:18après plusieurs fusillades
01:12:20liées directement
01:12:21au trafic de stupéfiants
01:12:22et bien la mairie a décidé
01:12:24de s'adresser directement
01:12:25à ses consommateurs
01:12:26à ceux qui participent
01:12:27à cette chaîne
01:12:29son objectif
01:12:30c'est évidemment
01:12:30de tenter de leur faire
01:12:31prendre conscience
01:12:33des conséquences
01:12:34de leur achat
01:12:35sur la vie
01:12:35des habitants
01:12:36y compris de ceux
01:12:37qui les entourent
01:12:37regardez ce reportage
01:12:39d'Eliott Jamois
01:12:40Ton achat au quartier
01:12:42du Chalet
01:12:42provoque des tirs
01:12:43Un dealer et son client
01:12:44en pleine transaction
01:12:45c'est avec cette affiche
01:12:46choc que la mairie
01:12:47de Gaillard
01:12:48veut interpeller
01:12:48les consommateurs de drogue
01:12:50en la déployant
01:12:50cette semaine
01:12:51dans la commune
01:12:52car derrière ce message
01:12:53un été particulièrement violent
01:12:55dans le quartier du Chalet
01:12:57sept fusillades
01:12:57ont éclaté
01:12:58ces derniers mois
01:12:59sur fond de trafic
01:13:00de stupéfiants
01:13:00Bien évidemment
01:13:01les petites communes
01:13:02sont aussi touchées
01:13:05par ce phénomène
01:13:07qui devient de plus en plus visible
01:13:11dans des communes
01:13:12qui n'avaient pas connu
01:13:15ce type de trafic
01:13:17ou ce type de violence
01:13:18Face à un trafic qui perdure
01:13:20la mairie change donc de cible
01:13:21le but
01:13:22agir directement sur les clients
01:13:24et faire comprendre
01:13:25à celui qui vient acheter sa drogue
01:13:26qu'il alimente aussi
01:13:27les violences subies
01:13:28par les habitants
01:13:30Ils passent une minute
01:13:31sur le quartier
01:13:32et leur petit achat
01:13:33qui dure une minute
01:13:34a des conséquences
01:13:35En faisant réfléchir
01:13:36les consommateurs
01:13:37le maire espère ainsi
01:13:38baisser le chiffre d'affaires
01:13:40du point de deal
01:13:40et avec lui
01:13:41les violences
01:13:41une façon d'agir
01:13:43directement sur la demande
01:13:44alors que le trafic
01:13:45lui
01:13:45reste bien installé
01:13:47L'avis du policier
01:13:48que vous êtes Michel Coriot
01:13:49ça sert à quoi
01:13:50ce genre de campagne ?
01:13:50Est-ce que vous pensez
01:13:51que ça peut vraiment
01:13:51avoir un impact
01:13:52et appuyer aussi
01:13:53le travail de terrain
01:13:53que vous faites ?
01:13:54Alors est-ce que c'est utile ?
01:13:55Je ne sais pas
01:13:56En tout cas
01:13:56je vais peut-être vous surprendre
01:13:57mais moi je valide
01:13:58et je salue le courage du maire
01:14:00je crois que
01:14:00ce n'est pas une occasion de perdu
01:14:02de dire que
01:14:02le rôle du consommateur
01:14:04c'est vrai que souvent
01:14:05on parle du petit joint
01:14:05on présente ça
01:14:07comme quelque chose de festif
01:14:08etc.
01:14:08Je pense que c'est
01:14:09très utile
01:14:10de rappeler à la responsabilité
01:14:11chacun
01:14:11et qu'il faut le faire
01:14:12à chaque occasion
01:14:12donc c'est très bien
01:14:14Évidemment une campagne
01:14:15d'affichage
01:14:15ça ne remplace pas
01:14:16les moyens dans un commissariat
01:14:17ça ne remplace pas
01:14:19les moyens de la justice
01:14:20pour accélérer
01:14:21et avoir aussi
01:14:22les moyens de juger
01:14:23rapidement ce genre d'affaires
01:14:24Il faut savoir qu'en France
01:14:26le trafic expose
01:14:27on a plus de 5 millions
01:14:28de consommateurs
01:14:29de cannabis
01:14:29donc c'est vraiment
01:14:30un fléau terrible
01:14:31et évidemment
01:14:32dès qu'on fait un achat
01:14:34de drogue
01:14:34on alimente un trafic
01:14:35des armes
01:14:37On rappelle que le consommateur
01:14:38il est complice du système
01:14:39puisque de toute façon
01:14:39il doit s'acquitter d'une amende
01:14:41il y a une amende forfaitaire
01:14:42qui a été décrété
01:14:43d'ailleurs qui est rarement acquitté
01:14:44mais lui aussi
01:14:45il peut être épinglé pour ça
01:14:46Oui
01:14:47et c'est très important
01:14:48et je crois que le rôle
01:14:48du consommateur
01:14:51c'est forcément la chaîne
01:14:52qu'il faut viser aussi
01:14:54pas que les trafics
01:14:55et c'est important
01:14:56enfin moi je trouve ça
01:14:57très très bien en tout cas
01:14:57Important de s'attaquer à tout
01:14:58mais néanmoins
01:14:59on va voir avec la psy
01:15:01et l'avocat
01:15:02en bout de ligne
01:15:04consommer
01:15:04c'est aussi se soigner
01:15:05enfin je veux dire
01:15:06si vous êtes consommateur
01:15:07et que vous êtes vraiment
01:15:08tombé dedans
01:15:08et que vous êtes dans le dur
01:15:09c'est pas un petit message
01:15:10qui s'affiche
01:15:11qui va vous convaincre
01:15:12j'imagine
01:15:12Non
01:15:14parce que justement
01:15:15le propre de l'addiction
01:15:17c'est d'oublier
01:15:17tout le contexte
01:15:18qu'il y a autour
01:15:19quelle que soit cette addiction
01:15:21c'est-à-dire
01:15:22je m'explique
01:15:23vous dites que
01:15:24vous n'allez pas consommer
01:15:25ça peut être aussi de l'alcool
01:15:26on le voit
01:15:27chez des personnes
01:15:28alcodépendantes
01:15:29je ne vais pas consommer d'alcool
01:15:30mais finalement
01:15:31j'oublie
01:15:32ce que ça provoque
01:15:33j'oublie que j'étais
01:15:34ivre la veille
01:15:35au bar du coin
01:15:35j'oublie que
01:15:36donc on oublie
01:15:38le contexte
01:15:39de la dépendance
01:15:40et là c'est ce qui se passe
01:15:42les consommateurs
01:15:43ils vont voir le message
01:15:45mais
01:15:45l'addiction est plus forte
01:15:47que ce que ça va provoquer
01:15:49la prise de conscience
01:15:49la prise de conscience
01:15:51qu'il y aurait chez eux
01:15:52ceux qui vont être sensibles
01:15:54à ce message
01:15:55c'est ceux qui ne consomment pas
01:15:57pas ceux qui consomment
01:15:58c'est un peu le même principe
01:15:59que pour ceux qui fument des cigarettes
01:16:01les photoshocs
01:16:02qui sont
01:16:03c'est ça
01:16:03toujours plus horrible
01:16:05figure maintenant sur les paquets
01:16:06ça ne vous arrête pas pour autant
01:16:08enfin je veux dire
01:16:09c'est ce que je dis
01:16:09c'est que l'addiction est plus forte
01:16:10que le message que vous recevez
01:16:12mettre bien sous ça
01:16:13alors moi je ne partage pas
01:16:14je ne partage pas complètement
01:16:15et je pense qu'il a tout à fait raison
01:16:18il y a un changement de pivot
01:16:20avant c'était les narcotrafiquants
01:16:22et les pauvres consommateurs
01:16:24pardon
01:16:24des pauvres consommateurs
01:16:25qui étaient en situation d'addiction
01:16:27ça c'est vrai
01:16:27cela de toute façon
01:16:28la campagne de plus ne jouera pas
01:16:29mais par contre
01:16:30il y a entre les deux
01:16:31c'est ceux effectivement occasionnels
01:16:33ceux de plus en plus rapides
01:16:35ceux qui vont aller encore plus loin
01:16:36et il y a une double réponse
01:16:38qui est donnée aujourd'hui
01:16:39une réponse publicitaire
01:16:41et ça serait bien
01:16:42qu'elle soit généralisée
01:16:44et une réponse juridique et légale
01:16:46avec la loi Riposte
01:16:47et bien maintenant
01:16:48ils sont bien évidemment
01:16:51condamnables
01:16:51et condamnés
01:16:52et condamnés
01:16:53à des sommes bien supérieures
01:16:54mais c'est le début
01:16:55de responsabilisation
01:16:57ils sont
01:16:57les consommateurs
01:16:58sous réserve de l'addiction totale
01:17:00et effectivement
01:17:01les narcotrafiquants
01:17:02dans une situation
01:17:03effectivement
01:17:05de regard
01:17:06de violence
01:17:07on en revient toujours
01:17:08au vieil adage
01:17:09de l'offre et de la demande
01:17:10oui tout à fait
01:17:10il y a de la demande
01:17:11il y aura de l'offre
01:17:12donc à un moment
01:17:12il faut que ça se tarisse
01:17:13au niveau de la demande
01:17:14je voudrais qu'on garde
01:17:15une bonne partie
01:17:16de cette émission
01:17:17pour revenir à cette affaire
01:17:19qui avait vraiment défrayé
01:17:20la chronique
01:17:21et qui avait passionné
01:17:21les français
01:17:22aussi parce qu'elle n'a pas
01:17:23été résolue en son temps
01:17:25c'est le mystère
01:17:26de la tuerie de Chevaline
01:17:27est-ce qu'on va trouver
01:17:28la réponse un jour
01:17:29à cette terrible affaire
01:17:30qui avait tué
01:17:31décimé toute une famille
01:17:32une arme vient d'être retrouvée
01:17:34qui pourrait évidemment
01:17:35changer les choses
01:17:36faire avancer
01:17:37cette enquête au long cours
01:17:38Sabrina vous allez nous raconter
01:17:40cette histoire
01:17:41et on va revenir évidemment
01:17:44au tout début
01:17:45à la jeunesse de l'histoire
01:17:46parce qu'il y avait eu
01:17:46des témoins oculaires
01:17:47tout à fait
01:17:48rappelez-vous
01:17:48c'était il y a 14 ans
01:17:49le 5 septembre 2012
01:17:51sur une petite terre forestière
01:17:53sur le parking du Martinet
01:17:55un endroit entouré de forêts
01:17:56nous sommes en Haute-Savoie
01:17:57tout près de la petite commune
01:17:59de Chevaline
01:18:00et c'est là
01:18:00qu'un drame s'est produit
01:18:01une tuerie
01:18:02et nous avons retrouvé
01:18:03l'un des premiers témoins
01:18:04sur place
01:18:05il décrit la scène d'horreur
01:18:06qu'il découvre ce soir-là
01:18:08sur place
01:18:09je me suis vite aperçu
01:18:11que ce n'était pas
01:18:12un accident commun
01:18:13puisque la voiture
01:18:14n'était pas abîmée
01:18:15il n'y avait pas
01:18:16de rocher dessus
01:18:17les vitres étaient brisées
01:18:18donc on ne voyait pas
01:18:19à l'intérieur
01:18:20on a vu qu'il y avait
01:18:21un cycliste
01:18:21qui était étendu
01:18:23devant la voiture
01:18:24et une petite fille
01:18:25également étendue
01:18:26devant la voiture
01:18:27quand on est arrivé
01:18:28la petite fille
01:18:29a bougé
01:18:31bien qu'elle respire encore
01:18:32la fillette
01:18:33est gravement blessée
01:18:37il y a du sang
01:18:37qui coule du crâne
01:18:39je me baisse
01:18:39pour voir ce qui se passe
01:18:40et là
01:18:41je vois à travers
01:18:42la vitre brisée
01:18:43qu'il y a un conducteur
01:18:45à droite
01:18:45qui est une voiture anglaise
01:18:47il a plusieurs trous
01:18:49dans le crâne
01:18:49et on comprend tout à fait
01:18:50de quoi il est mort
01:18:51je vois que derrière
01:18:52il y a deux autres personnes
01:18:53sur le siège
01:18:54qui ne bougent pas
01:18:54donc je comprends tout de suite
01:18:55qu'il y a au moins
01:18:56quatre morts
01:18:57mais malheureusement
01:18:57pour le cycliste
01:18:58étendu sur le sol
01:18:59et les trois occupants
01:19:00de la voiture
01:19:02il est trop tard
01:19:05ils ont déjà succombé
01:19:06à leur blessure
01:19:10toutefois
01:19:11au milieu
01:19:11de tous ces cadavres
01:19:12apparaît
01:19:13une lueur d'espoir
01:19:15ils vont
01:19:17s'apercevoir
01:19:17tout de suite
01:19:18qu'il y a
01:19:18une victime
01:19:19qui est en vie
01:19:20c'est la fillette
01:19:21qui est sur le sol
01:19:22elle est gravement blessée
01:19:24elle a une perforation
01:19:26probablement
01:19:27consécutive
01:19:28à une arme à feu
01:19:29au niveau de l'épaule
01:19:30elle a des coups violents
01:19:32qui ont été portés
01:19:33à la tête
01:19:33mais elle est vivante
01:19:36inconsciente
01:19:37cet enfant
01:19:38est transporté
01:19:38d'urgence
01:19:39en hélicoptère
01:19:40à l'hôpital de Grenoble
01:19:44quatre morts
01:19:45et une blessée grave
01:19:46le bilan est très lourd
01:19:47mais pour le moment
01:19:49aucune piste
01:19:50n'est privilégiée
01:19:53personne ne sait réellement
01:19:54ce qui s'est passé
01:19:55on ne sait pas
01:19:55si c'est un drame familial
01:19:57on ne sait pas
01:19:58si toutes les victimes
01:19:59sont liées ou pas
01:20:00on ne sait pas
01:20:00quelle arme a été utilisée
01:20:02mais ce qu'il y a de sûr
01:20:03c'est qu'il y a plusieurs victimes
01:20:04et que ça c'est quelque chose
01:20:05qui est extrêmement rare
01:20:06à savoir
01:20:06oui il y a donc plusieurs victimes
01:20:08un cycliste
01:20:09une famille
01:20:09reste à savoir
01:20:10qui ils sont précisément
01:20:12il faut les identifier
01:20:14un par un
01:20:14regardez
01:20:17le cycliste français
01:20:18va très vite être identifié
01:20:19parce qu'il a déjà
01:20:20son téléphone portable
01:20:21ils savent que ce monsieur
01:20:23est originaire de la région
01:20:24et que ce jour là
01:20:25il était en train
01:20:27d'essayer son nouveau vélo
01:20:31il s'agit de Sylvain
01:20:32un père de famille
01:20:33de 45 ans
01:20:34quant aux trois victimes
01:20:36se trouvant dans le véhicule
01:20:37on ne retrouve pas
01:20:38leur papier d'identité
01:20:40sur eux
01:20:40mais à première vue
01:20:41il s'agirait de touristes
01:20:46les gendarmes ont envie de comprendre
01:20:47qu'il s'agit d'une voiture
01:20:48de touristes britanniques
01:20:49puisque la plaque est britannique
01:20:51la voiture est britannique
01:20:53donc ils vont lancer un appel
01:20:55à tous les hôtels
01:20:56de la région
01:20:57tous les restaurants
01:20:58tous les campings
01:20:59savoir si ces gens là
01:21:02ne sont pas résidents
01:21:04quelque part dans le coin
01:21:08et cela ne va pas tarder à payer
01:21:10le soir même
01:21:11le gérant d'un camping
01:21:13se trouvant à une dizaine
01:21:14de kilomètres de là
01:21:15les informe qu'une famille
01:21:16de touristes britanniques
01:21:18n'est pas rentrée
01:21:19sur son lieu de résidence
01:21:23le gérant du camping
01:21:24fait le lien
01:21:25entre cette famille britannique
01:21:27qui n'est pas rentrée
01:21:28sur son emplacement
01:21:30et la famille
01:21:31qui a été tuée
01:21:31sur le parking du Martinet
01:21:33mais il signale surtout
01:21:34aux gendarmes
01:21:34qu'il y a deux enfants
01:21:37et non pas qu'une seule
01:21:40et jusqu'à présent
01:21:41les gendarmes
01:21:41n'ont retrouvé
01:21:42qu'une seule petite fille
01:21:43l'aînée
01:21:44qui a été blessée
01:21:47mais alors où se trouve
01:21:49la seconde fille du couple
01:21:50les forces de l'ordre
01:21:52mettent tout en oeuvre
01:21:53pour la retrouver au plus vite
01:21:54même s'ils n'ont pas
01:21:55beaucoup d'espoir
01:21:58dans un premier temps
01:21:59et compte tenu
01:22:00du nombre de cadavres
01:22:01on se demande
01:22:02si elle n'est pas morte
01:22:02quelque part
01:22:03dans un fourré
01:22:04derrière un arbre
01:22:05dans le petit ruisseau
01:22:07qui passe à proximité
01:22:08c'est effectivement
01:22:09la première hypothèse
01:22:10qui est envisagée
01:22:13malgré d'intenses recherches
01:22:14dans les environs
01:22:15l'enfant manque toujours
01:22:16à l'appel
01:22:17mais peu après 23 heures
01:22:19un miracle
01:22:21va se produire
01:22:24les enquêteurs
01:22:26et notamment les techniciens
01:22:27en investigation criminelle
01:22:28se rapprochent du véhicule
01:22:29ouvrent les portières
01:22:31et c'est à ce moment là
01:22:32qu'ils entendent un bruit
01:22:35Contre toute attente
01:22:36la deuxième fillette
01:22:37se trouvait en fait
01:22:38dans la voiture
01:22:39depuis le départ
01:22:40et elle est bel et bien vivante
01:22:44Elle était cachée
01:22:45sous la jupe de sa mère
01:22:47elle était prostrée au sol
01:22:50probablement endormie
01:22:51probablement choquée
01:22:52parce qu'elle a entendu
01:22:53des cris
01:22:54elle a entendu des coups de feu
01:22:55elle a sans doute pas
01:22:56vraiment compris
01:22:57ce qui se passait
01:22:59et elle est restée
01:23:00prostrée
01:23:00entre les jambes de sa mère
01:23:02morte pendant 8 heures
01:23:04elle ne bougeait pas
01:23:06elle ne faisait aucun bruit
01:23:07personne ne l'a vue
01:23:08personne ne l'a entendue
01:23:09et cette fillette
01:23:11elle est indemne
01:23:12Un mot quand même
01:23:13Sabrina Philippe
01:23:14sur cette fillette
01:23:17qui aujourd'hui
01:23:17est devenue une femme
01:23:18semble-t-il
01:23:19au moins voire 18 ou 20 ans
01:23:22c'est ce qu'on appelle
01:23:23les grands traumatisés
01:23:24on ne se relève pas
01:23:25d'un truc pareil
01:23:26Oui on se relève difficilement
01:23:28difficilement
01:23:29s'il y a une prise en charge
01:23:32longue
01:23:32et intense
01:23:34on peut continuer
01:23:35à avancer
01:23:35à vivre
01:23:36à grandir
01:23:37mais ça demande vraiment
01:23:38une prise en charge
01:23:39très sérieuse
01:23:40Ça ce sont des blessures
01:23:41qui restent en vous
01:23:42vous êtes restée
01:23:42sous les jupes de votre mère
01:23:44pendant des heures
01:23:44Évidemment
01:23:45On ne s'en sortira pas
01:23:47complètement indemne
01:23:48Alors Sabrina
01:23:48elles ont pu orienter
01:23:50les enquêteurs quand même
01:23:51ces enfants
01:23:51parce que leur témoignage
01:23:52a été des plus précieux
01:23:54La plus petite
01:23:55était en état de choc
01:23:56elle n'a pas pu témoigner
01:23:57en revanche
01:23:57la plus grande celle
01:23:58de 7 ans
01:23:58Elle a indiqué
01:23:59des renseignements précieux
01:24:01aux enquêteurs
01:24:02pour reconstituer
01:24:03au plus juste
01:24:04cette tuerie
01:24:05Regardez
01:24:06Au fil de leurs
01:24:08différentes investigations
01:24:09les enquêteurs
01:24:10ont pu établir
01:24:11un scénario
01:24:11probable du drame
01:24:16Saad
01:24:17et sa fille aînée
01:24:18se trouvent
01:24:19dehors
01:24:20Le cycliste
01:24:21se trouve
01:24:22à quelques mètres
01:24:23de à côté
01:24:24de son vélo
01:24:25un homme
01:24:26fait éruption
01:24:27et commence
01:24:28à tirer
01:24:32Il tire
01:24:33sur le cycliste
01:24:33Il tire
01:24:35sur la fillette
01:24:37Il tire
01:24:37sur le père
01:24:38La fillette
01:24:39s'écroule
01:24:39Le père
01:24:41est touché
01:24:42fonce
01:24:43dans sa voiture
01:24:44s'assoit
01:24:45au volant
01:24:46et fait marche arrière
01:24:47pour fuir
01:24:48la scène de crime
01:24:51Le père de famille
01:24:52percute alors
01:24:53le cycliste
01:24:54qui est au sol
01:24:54et vient
01:24:55s'encastrer
01:24:56dans un talus
01:24:59Immobiliser
01:25:00la voiture
01:25:00est désormais
01:25:01à la merci
01:25:02du meurtrier
01:25:06Le tireur
01:25:07a suivi
01:25:08s'approche
01:25:09de la voiture
01:25:09et abat
01:25:11Saad
01:25:11qui se trouve
01:25:11toujours au volant
01:25:12et il abat
01:25:13également
01:25:14les deux femmes
01:25:15qui se trouvent
01:25:16à l'arrière
01:25:16Il tire
01:25:17sur tout le monde
01:25:18et il va encore
01:25:19achever
01:25:20chaque victime
01:25:21de deux balles
01:25:22dans la tête
01:25:24Deux infos judiciaires
01:25:26seront ouvertes
01:25:27très très vite
01:25:27et puis il y a surtout
01:25:28ce rebondissement
01:25:29on apprend que fin août
01:25:30des vacanciers
01:25:31ont retrouvé une arme
01:25:31dans le lac d'Annecy
01:25:32Oui parce que je vous rappelle
01:25:33que l'arme n'a jamais été retrouvée
01:25:34jusqu'alors
01:25:35On connaît le modèle
01:25:37de l'arme
01:25:37c'est un lougueur
01:25:38parce qu'il reste
01:25:39des billes
01:25:41des balles
01:25:42pardon
01:25:42des balles
01:25:43et puis
01:25:43certains
01:25:46morceaux de la crosse
01:25:47ont été également retrouvés
01:25:48ce qui a permis
01:25:48d'établir le modèle
01:25:50Et puis il y a ce rebondissement
01:25:51vous l'avez dit
01:25:51parce qu'on a retrouvé
01:25:53cet été
01:25:53une arme
01:25:54dans le lac d'Annecy
01:25:55une arme qui pourrait être
01:25:56celle recherchée
01:25:56On sait que cette arme
01:25:58c'est aussi un lougueur
01:25:59qu'elle présente
01:26:00des similitudes
01:26:00avec l'arme
01:26:01de la tuerie de Chevaline
01:26:02Cette arme
01:26:03elle est maintenant
01:26:03en cours d'expertise
01:26:04Alors attention
01:26:05si c'est la bonne arme
01:26:06qui a servi
01:26:07et bien avec le numéro
01:26:08de série
01:26:09on peut remonter
01:26:10éventuellement
01:26:10jusqu'à un ou plusieurs acheteurs
01:26:13et aller sur une piste
01:26:14importante
01:26:14et qui pourrait éclairer
01:26:15les enquêteurs
01:26:16Si ce n'est pas
01:26:17le bon modèle
01:26:17cela peut tout de même
01:26:18servir pour d'autres enquêtes
01:26:20Michel Coriot
01:26:21Juste d'un mot
01:26:22Effectivement
01:26:23on peut remonter le fil
01:26:23et ça va être précieux
01:26:24pour l'enquête
01:26:25ou alors c'est lougueur
01:26:27finalement
01:26:27ils étaient assez fréquents
01:26:28dans la région
01:26:28Il faut être prudent
01:26:29c'est-à-dire que c'est
01:26:30une piste majeure
01:26:31évidemment pour l'enquête
01:26:32mais évidemment
01:26:33ce n'est pas encore une preuve
01:26:33et entre les deux
01:26:34il y a la police scientifique
01:26:35qui va avoir un rôle
01:26:36à jouer important là-dedans
01:26:37il va falloir voir
01:26:38s'il y a une correspondance
01:26:39balistique entre le canon
01:26:40et les projectiles
01:26:41qui ont été tirés
01:26:42d'éventuelles traces biologiques
01:26:44il y a tout un travail
01:26:45derrière qui va être fait
01:26:46et évidemment
01:26:46si ce travail est positif
01:26:48ça va permettre
01:26:48d'ouvrir des nouvelles portes
01:26:49pour l'enquête
01:26:50Merci beaucoup
01:26:51émission très enrichissante
01:26:53j'ai pris plaisir
01:26:54à discuter avec
01:26:54les uns et les autres
01:26:55merci à tous nos invités
01:26:57mais ce n'est pas fini
01:26:58parce que l'info continue
01:27:00l'info de Villeneuve
01:27:01continue sur CNews
01:27:02Bonjour Pierre
01:27:02Merci Nelly
01:27:03en effet dans un instant
01:27:04une grosse page
01:27:05sur le pouvoir d'achat
01:27:06puisque c'est la principale
01:27:07préoccupation des français
01:27:09et puis on reviendra
01:27:09sur ces journalistes
01:27:11du Hamas
01:27:11qui ont été présentés
01:27:12comme des journalistes
01:27:14nous ici
01:27:14on a été très prudents
01:27:15très réticents
01:27:16à les appeler journalistes
01:27:17et aujourd'hui
01:27:18plusieurs médias
01:27:19effectivement
01:27:19recoupent les informations
01:27:20ce ne sont pas des journalistes
01:27:21ce sont des combattants
01:27:22du Hamas
01:27:23on y revient
01:27:23avec notamment
01:27:24l'ambassadeur d'Israël
01:27:25en France
01:27:26M. Zarqa
01:27:26qui sera là
01:27:27C'est à suivre
01:27:28sur notre antenne
01:27:28merci
01:27:29et je vous dis
01:27:30à demain
01:27:30dès 13h
01:27:31et vous avez toujours
01:27:31le mail
01:27:32pour nous écrire
01:27:3324h
01:27:34at cnews.fr
01:27:36à demain
01:27:3713h
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