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  • il y a 5 semaines
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés. 

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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de Polyjustice 24h en France, votre nouveau rendez-vous d'information chaque
00:00:07jour en direct de 13h à 15h sur CNews de l'actualité, des témoignages, des reportages bien évidemment.
00:00:14Quand les faits divers deviennent des faits de société, ça se passe ici sur notre antenne.
00:00:17Et c'est parti pour le sommaire du jour avec à la une cet après-midi, ces mots glaçants, je
00:00:23vais te tuer, je vais t'égorger.
00:00:24C'est avec ces mots qu'un élève de 8 ans à peine a menacé son enseignante avant de l
00:00:29'agresser physiquement dans une école d'Evry-Court-Couronnes en région parisienne.
00:00:33L'enfant a ensuite projeté la prof au sol puis l'a frappé à plusieurs reprises, des faits qui se
00:00:37sont produits pendant la récréation alors que la professeure intervenait auprès de l'enfant qui s'en prenait à une
00:00:43autre élève.
00:00:44Un élève dont on apprendra qu'il n'est pas adapté à cet établissement, on y revient dans un instant.
00:00:49En juillet 2023, le maire de Béziers, Robert Ménard, avait refusé, vous vous en souvenez, d'unir un couple car
00:00:55l'homme de nationalité algérienne était visé par une OQTF.
00:00:59On a appris hier que cet homme s'était finalement marié avec sa femme française en Algérie.
00:01:05Alors dans ces conditions, que va-t-il se passer ? Va-t-il pouvoir revenir en France désormais et
00:01:09malgré cet OQTF dossier dans un instant ?
00:01:13Nous sommes également allés à Nantes auprès de riverains épuisés, fatigués par la violence et les menaces liées au narcotrafic.
00:01:21Vous verrez notre reportage cet après-midi, mais vous allez surtout constater que le krach fait des ravages dans toutes
00:01:28les grandes villes de France.
00:01:29Reportage à Nantes, je vous le disais, mais également à Marseille, à Paris ou encore à Rennes.
00:01:34Et tout cela est évidemment glaçant dans chaque ville.
00:01:37Ces zombies qui errent dans les rues rendent la vie des riverains impossible.
00:01:43Enfin, un gros dossier, comment la sécurité du pape va-t-elle être assurée à compter de demain ?
00:01:48Quelles sont les forces mobilisées à la fois à Paris, à Lourdes ou à Metz ?
00:01:52Page spéciale pour vous expliquer comment la France s'apprête à protéger le souverain pontife
00:01:57et tenter aussi de comprendre si des menaces existent.
00:02:00Reportage, enquête, témoignage pour cette mobilisation exceptionnelle.
00:02:03J'en profite d'ailleurs pour vous rappeler que CNews va se mobiliser pendant ces quatre jours
00:02:08en édition spéciale pape et 24 heures en France.
00:02:11Il ne reviendra que mardi pour laisser évidemment la place à toutes ces cérémonies en direct pendant cette période.
00:02:17Il est 13 heures passées de quelques minutes.
00:02:20On retrouve Sommayel Abidi pour le journal. Bonjour.
00:02:26Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:02:28Au cœur de l'actualité, le baril de Brenne poursuit sa hausse.
00:02:31La référence internationale du pétrole a pris 3% et s'échange désormais à un peu plus de 106 dollars.
00:02:37Une augmentation au lendemain de l'Assemblée Générale de l'ONU à New York
00:02:40où le conflit au Moyen-Orient a été abordé mais sans trouver de réelles solutions à la situation.
00:02:47Et c'est désormais toute l'Europe qui souffre.
00:02:49Le diesel atteint un nouveau sommet.
00:02:51Les stations services européennes affichent 2,23 euros le litre contre 2,16 euros une semaine auparavant.
00:02:57Une hausse record alimentée évidemment par le conflit au Moyen-Orient et la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
00:03:03En France, faute de repreneurs, le distributeur Auchan en passe de céder 17 de ses supermarchés à Lidl.
00:03:10Le groupe poursuit donc la transformation de son réseau de 266 supermarchés
00:03:15dont la plupart ont été vendus ou transférés.
00:03:17Transformation entamée en novembre 2025.
00:03:21A l'étranger, alors que le conflit avec l'Ukraine s'intensifie,
00:03:24si le Kremlin dicte son tempo et indique étudier l'invitation lancée par Donald Trump
00:03:29pour assister au sommet du G20 prévu en décembre aux Etats-Unis.
00:03:34Déclaration du porte-parole de la présidence russe au lendemain de celle de Sergei Lavrov
00:03:38qui lui a affirmé que la Russie ne ferait pas de pause dans cette guerre.
00:03:43Et puis autre conflit qui s'enlise,
00:03:45l'Iran met en garde et menace désormais d'étendre la guerre jusqu'à l'océan Indien.
00:03:49En cas de nouvelle attaque des Etats-Unis, dans le viseur du régime,
00:03:52la base militaire américano-britannique de Diego Garcia
00:03:55qui se trouve à près de 4000 kilomètres à vol d'oiseau des côtes iraniennes.
00:04:02Merci beaucoup.
00:04:03Cher Somaillat, retour pour vous à 14h pour d'autres infos.
00:04:07Les invités qui m'accompagnent cet après-midi,
00:04:08Maître Florence Roise, bonjour à vos côtés.
00:04:10Pénaliste à vos côtés.
00:04:12Christian Richem, psychanalyste.
00:04:14Bonjour.
00:04:14Bienvenue.
00:04:15Stanislas Godon, délégué national Alliance Police Nationale.
00:04:17Et bien sûr, Célia Barotte pour le service police-justice de la rédaction.
00:04:21C'est ce que je vous disais au début de notre sommaire d'émission.
00:04:25« Je vais te tuer, je vais t'égorger », ce sont les mots prononcés par un élève âgé d
00:04:29'à peine 8 ans
00:04:30à l'encontre de son enseignante avant de l'agresser physiquement.
00:04:34Ça s'est passé dans une école d'Evry-Courcouronne, c'est en Essonne.
00:04:38L'enfant a ensuite projeté la prof au sol, très violemment.
00:04:41Il l'a frappé à plusieurs reprises.
00:04:42On va revenir évidemment pour tenter de comprendre ce qui s'est passé sur les faits avec vous, Célia Barotte.
00:04:47Oui, ça s'est passé le 11 septembre dernier.
00:04:51Ce jour-là, cette professeure est donc de service de récréation.
00:04:55Et lorsqu'elle voit cet enfant, elle a été prise à partie par lui,
00:05:01puisqu'il s'en est pris à elle, il lui a donné des coups.
00:05:04Il lui a également dit « je vais te tuer, je vais t'égorger ».
00:05:07Ce n'est pas la première fois qu'il s'en était pris à un professeur, à une enseignante.
00:05:12On nous souligne également qu'il est porteur d'un handicap très lourd.
00:05:15Le ministre de l'Éducation nationale a demandé au recteur de l'Académie de Versailles
00:05:20et au directeur général de l'Agence régionale de santé de travailler ensemble
00:05:23pour notamment à ce qu'il soit accueilli cet enfant dans un institut thérapeutique éducatif et pédagogique.
00:05:30Il y avait une mobilisation aujourd'hui des professeurs.
00:05:35Depuis les faits, de nombreux professeurs de cet établissement
00:05:38regrettent l'absence d'éducateurs spécialisés dans l'accompagnement des enfants porteurs d'handicap.
00:05:45Et donc cette professeure n'a pas souhaité déposer plainte
00:05:48mais d'autres professeurs avaient par le passé déjà fait des signalements, notamment avec une plainte.
00:05:53Eh bien on y est. On y est sur place avec une de nos équipes, Nicolas Roger et Olivier Gangloff.
00:05:59On imagine l'effroi qui s'est emparé de tout le monde.
00:06:03Je précise qu'elle portait secours à une autre élève qui était agressée par ce même élève pendant la récréation.
00:06:09Les parents ont été convoqués, il n'y a eu aucune sanction et les cours ont repris.
00:06:13Mais dans quelles conditions exactement ?
00:06:16Oui exactement, vous l'avez dit en fait l'agression s'est déroulée vendredi 11 septembre
00:06:20et pourtant quelques jours plus tard, le lundi suivant, l'élève a pu retourner au sein de l'établissement.
00:06:25Alors une mère de famille ici se demande justement quelles mesures sont prises concrètement
00:06:29pour protéger les élèves et les enseignants vis-à-vis de cet élève violent.
00:06:33Une des filles de cette mère de famille a elle-même été agressée quelques jours
00:06:37après l'agression dont Célia a parlé qui concernait l'enseignante.
00:06:41Alors ce que nous avons compris c'est que cet élève s'est montré violent à de multiples reprises envers
00:06:46les enseignants
00:06:46et ses camarades et pour pallier à cela donc pas de sanctions mais un accompagnement.
00:06:51En effet cet élève a des troubles.
00:06:52Alors des membres de l'AESH, l'accompagnement des élèves en situation de handicap ont été appelés
00:07:00pour accompagner donc cet élève violent de 8 ans seulement
00:07:03mais néanmoins cet élève est toujours au milieu des autres élèves et des enseignants
00:07:06donc ça pose problème évidemment.
00:07:07Alors au lendemain de la grève des enseignants, une institutrice nous disait se sentir écoutée par le rectorat
00:07:14même si elle nous confiait sa peur à l'idée d'intervenir à cause de cette violence chez certains élèves.
00:07:19Une autre institutrice nous confiait ce matin que l'institution ne remplissait pas son rôle
00:07:25effectivement tant que l'élève n'est pas écarté de l'établissement et placé dans une école spécialisée.
00:07:30Alors c'est ça en fait qu'il réclame.
00:07:31Merci beaucoup pour toutes ces précisions Nicolas Roger accompagné pour les images d'Olivier Gangloff
00:07:36sur place à Évry-Courcouronne.
00:07:38Justement je vous propose d'écouter le témoignage d'une maman dont l'enfant avait aussi été agressée par cet
00:07:45élève.
00:07:46Oui ma fille elle a été poussée dans la cour de récréation.
00:07:50Il lui a dit dégage d'ici, je veux jouer ici.
00:07:54Du coup tu dégages.
00:07:55Comme elle le connaissait qu'il est malade, du coup elle a couru.
00:07:59Elle m'a dit mais t'inquiète maman je veux jouer près de la maîtresse.
00:08:04Je dis mais c'est pas normal je veux parler au directeur.
00:08:06Du coup j'ai parlé au directeur, il m'a dit qu'il sait, il sait la situation.
00:08:12J'ai peur que la direction m'appelle, venez chercher vos enfants parce que j'ai deux filles dans cette
00:08:18école là.
00:08:20Depuis le maternel et du coup j'ai peur.
00:08:22Quand mon téléphone il sonne, j'ai peur.
00:08:24J'ai peur qu'il me dise venez la chercher aux urgences, je sais pas.
00:08:28Parce que lui il est très violent, même avec les enfants, tout.
00:08:31Lui il fait ça depuis plusieurs années.
00:08:34Je connais des mamans qui ont témoigné ce matin.
00:08:38Son enfant il a été avec le bras cassé deux mois.
00:08:42Pendant deux mois il n'a pas été à l'école l'enfant.
00:08:44C'est mieux qu'il doit être dans une école spécialisée avec des gens qui savent gérer son handicap.
00:08:52Parce qu'ici dans une école normale c'est pas possible.
00:08:56Christian Richum, on se rend compte que tout le monde est traumatisé en fait dans cette histoire.
00:09:01Et je rappelle quand même que ça se passe en pleine récréation.
00:09:03Imagine les enfants de 6, 7, 8 ans qui assistent à cette scène, ils vont emporter des séquelles longtemps on
00:09:08imagine.
00:09:08On voit un enfant qui est en danger par rapport à lui-même et par rapport aux autres.
00:09:12Et il est un danger pour les autres.
00:09:13Ce qui fait qu'il y a une peur.
00:09:14Une peur qui peut être collective par les autres enfants et par le témoignage de cette maman.
00:09:18Ce qu'il ne faut pas qu'on tombe c'est dans l'impuissance et dans la résignation.
00:09:22Parce que là le lundi il est revenu à l'école.
00:09:24Oui donc les parents ils ne sont pas plus soulagés que ça.
00:09:26Ça leur fait une belle jambe de savoir que l'enfant connaît des difficultés.
00:09:29C'est pas leur affaire en fait.
00:09:30Ça veut dire qu'on a un trouble, on a un danger, mais il ne se passe rien.
00:09:35Et vous comprenez un petit peu la difficulté pour les enfants et pour les parents.
00:09:38On participe de ce délitement en fait, de la confiance des parents juste dans l'institution scolaire.
00:09:43On a une colère, on a une anxiété, on a une peur et on arrive à une impuissance et une
00:09:47résignation.
00:09:48On va aussi entendre le témoignage d'une consort, Patricia Mosdan qui est avec nous en direct.
00:09:54Vous êtes psychologue, merci d'être avec nous.
00:09:55Alors j'imagine que vous, vous êtes au contact de ces enfants qui présentent des difficultés particulières.
00:10:01Ils n'ont rien à faire dans ce cadre scolaire.
00:10:03Enfin je veux dire, il faut trouver des structures adéquates.
00:10:05Mais ça c'est vraiment l'angle mort de notre société aujourd'hui.
00:10:09Pourquoi on ne trouve pas une école adaptée à cet enfant ?
00:10:12Et qu'est-ce que ça induit comme traumatisme pour les autres ?
00:10:15Alors déjà, c'est vrai qu'on parle des ITEP.
00:10:19Il y en a 490.
00:10:20Il y a déjà 20 000 jeunes qui sont dans ces institutions.
00:10:24On n'a plus assez de classe.
00:10:26Il n'y a plus assez d'ESH pour accompagner tous ces enfants qui ont des troubles.
00:10:32Il serait plus de 41 % accumulés harcèlement, agressivité et présentant un trouble probable de santé mentale, voire neurodéveloppe mentale.
00:10:43Pardon, excusez-moi.
00:10:43Donc oui, c'est beaucoup trop.
00:10:47Et en fait, j'ai aussi bien les professeurs que ces enfants, mais on les envoie vers les hôpitaux psychiatriques.
00:10:57Mais on ne peut rien faire, puisque nous, au côté psychiatrique, ça fait 20 ans qu'on ferme toutes les
00:11:03institutions.
00:11:04On a fermé des lits.
00:11:06On a été très délaissés.
00:11:07Et donc, c'est vrai qu'il y a les problèmes parentaux qui sont de plus en plus importants.
00:11:14Et on doit connaître le vécu de cet enfant, parce que s'il a eu ce comportement,
00:11:20c'est effectivement, même s'il a un gros trouble psychologique, puisqu'il a été reconnu MDPH,
00:11:27c'est vrai qu'il faut qu'on connaisse d'où ça vient et qu'il soit placé.
00:11:33Mais il n'y a plus de place.
00:11:35Alors, que fait-on ?
00:11:36Alors, ce que vous nous dites, c'est que oui, il a peut-être des troubles psychologiques
00:11:39et il faudra qu'il soit pris en charge.
00:11:40Mais enfin, quand on menace un prof d'égorgement, c'est qu'on a un contexte, un environnement
00:11:44qui fait qu'il ne l'a pas inventé tout seul, ça, à 8 ans ?
00:11:49Effectivement.
00:11:49Alors, c'est pour ça que je ne peux pas m'avancer, parce que je ne connais pas son vécu.
00:11:53Mais on ne sait pas, par exemple, s'il a un grand frère qui le frappe,
00:11:56s'il a un père qui frappe sa mère, qu'il l'a déjà frappé, qu'il connaît déjà cet
00:12:02environnement.
00:12:03C'est vrai que pourquoi les parents acceptent cela et qu'est-ce qui se passe à tous les niveaux
00:12:14?
00:12:15Moi, je travaille avec la ZEU, parfois, et avec les familles d'accueil.
00:12:19Il y a un grand laissé-aller, il y a beaucoup plus de familles monoparentales.
00:12:24Et c'est un gros souci à tous les niveaux, aussi bien au niveau d'éducation,
00:12:29au niveau des profs qui ne peuvent rien faire, puisqu'ils sont obligés d'aller en classe,
00:12:33qui perturbent les classes et qui ne peuvent plus eux-mêmes exercer leur profession,
00:12:39étant perturbés en permanence.
00:12:41On n'a plus d'AESH.
00:12:43Pour savoir que les AESH, on n'a pas besoin de formation.
00:12:48Donc, il n'y a plus d'argent pour ça.
00:12:51Il y a trop de demandes.
00:12:53Il y a trop de...
00:12:55Oui, pardon, pardon.
00:12:56Merci beaucoup, Patricia.
00:12:59De rien, bonne fin de journée.
00:13:00Non, non, mais merci à vous pour votre contribution,
00:13:03parce que c'est important de comprendre aussi,
00:13:05Christian Richaume, et vous êtes avocat,
00:13:07donc vous avez aussi des parents avec des enfants en difficulté.
00:13:12J'imagine qu'ils sont impliqués dans des affaires.
00:13:14Le problème, c'est celui-ci.
00:13:16Ils sont au contact des autres, ça perturbe aussi leur scolarité.
00:13:19Donc, en fait, tout le monde est perdant.
00:13:21Oui.
00:13:21Vous savez combien il y a de pédopsychiatres en France ?
00:13:24C'est par rapport ?
00:13:25Deux par département.
00:13:27Ben voilà.
00:13:27Deux par département.
00:13:28Donc, quand vous avez un département qui est...
00:13:31Voilà.
00:13:31Vous avez deux pédopsychiatres.
00:13:33Donc, vous avez un rendez-vous pour des années.
00:13:35Et il n'y a pas de suivi.
00:13:36Il n'y a pas de place.
00:13:37Il n'y a pas de prise en compte de cette difficulté.
00:13:39On est dans une société qui va de plus en plus mal.
00:13:42On parle de santé mentale.
00:13:43Mais derrière, il n'y a rien qui se passe.
00:13:45Et donc, on a dans la nature des gens qui sont désœuvrés,
00:13:48des gens qui sont troublés,
00:13:49et qui peuvent créer des difficultés sur les autres.
00:13:52Je vous fais réagir à ce que disait Anne Cofini.
00:13:54Elle est experte en éducation.
00:13:55Et je trouve qu'elle a vraiment mis le doigt dans cet extrait
00:13:57sur ce qui ne va pas précisément dans le système éducatif
00:14:01et l'accueil de ses enfants.
00:14:03C'est un cas qui est beaucoup plus répandu qu'on ne croit.
00:14:06Et ce qui est le plus frappant dans cette affaire,
00:14:08c'est que ce n'est pas son premier coup d'essai.
00:14:10En réalité, il a été maintenu déjà dans cet établissement,
00:14:14alors qu'il avait commis des actes d'extrême violence
00:14:17à l'égard du corps enseignant.
00:14:18Et donc, en fait, on se rend compte qu'en France,
00:14:20on n'est pas organisé du tout pour traiter séparément
00:14:25des enfants qui ne sont pas à leur place.
00:14:27Parce que c'est ça le terme.
00:14:28Cet enfant, il n'est pas à sa place.
00:14:30Un enfant qui va menacer de mort,
00:14:32qui va commettre des actes de violence physique
00:14:34contre un professeur,
00:14:35il n'est pas à sa place en établissement standard,
00:14:37en établissement normal.
00:14:38Et donc, la question qui se pose, c'est
00:14:40qu'est-ce que l'école publique ou qu'est-ce que l'État propose
00:14:43à des enfants qui ne sont pas adaptés
00:14:45ou qui ne respectent pas la règle du jeu ?
00:14:47Parce qu'il y a deux cas.
00:14:48Peut-être que cet enfant, en fait,
00:14:49il a un handicap dont on n'a pas à parler là,
00:14:52qui fait qu'il est inadapté
00:14:53et qu'il est en souffrance dans un système classique.
00:14:56Parce qu'il faut voir aussi qu'on met beaucoup d'enfants
00:14:57qui ne sont pas du tout faits pour la collectivité normale
00:14:59en collectivité et que ça finit par les rendre fous.
00:15:02Donc, peut-être que ça peut être ce cas-là.
00:15:04Ou peut-être que c'est tout simplement un enfant
00:15:06qui a des modalités déjà très délinquantes de comportement
00:15:09et dans ce cas-là, il n'est pas à sa place.
00:15:12Donc, la question qui se pose, c'est
00:15:13qu'est-ce qu'on a pour ces enfants ?
00:15:15Est-ce qu'on est capable d'avoir un système
00:15:17de justice pour enfants très rapide
00:15:18pour les placer dans des établissements fermés ?
00:15:21Je dis bien fermés,
00:15:22parce que des centres éducatifs fermés
00:15:24qui, en fait, sont ouverts, il y en a en France.
00:15:25Mais en réalité, ces enfants-là,
00:15:27il ne faut pas qu'ils puissent sortir
00:15:28pour aller menacer des gens à droite et à gauche.
00:15:30Et là, il faut sortir d'une approche
00:15:32très, très rousseauiste,
00:15:34très, très optimiste de la nature humaine.
00:15:36Il y a des enfants qui sont déjà
00:15:38de véritables dangers dès la maternelle.
00:15:40Là, on parle d'un enfant de 8 ans,
00:15:42mais il faut savoir qu'il y a des cas similaires
00:15:43d'enfants de maternelle.
00:15:45Et on en parle peu parce qu'on a honte.
00:15:47On a honte de l'impasse dans laquelle on est.
00:15:50Les enfants en maternelle.
00:15:52Moi, je suis parent, maître Royce,
00:15:54je me retourne là contre l'éducation nationale.
00:15:56Enfin, je veux dire,
00:15:57vous envoyez vos enfants au casse-plique.
00:15:58Il y a un danger réel,
00:16:00quel que soit l'âge de l'enfant.
00:16:02Ce n'est pas le problème des parents.
00:16:03Eux, ils ne veulent pas de ça, en fait.
00:16:05Est-ce qu'on peut se retourner
00:16:06contre l'éducation nationale dans ce cas ?
00:16:08Écoutez, en fait, moi, j'ai reçu de nombreux témoignages
00:16:12de parents dans des situations similaires
00:16:14de part et d'autre.
00:16:15Souvent, des parents d'enfants en difficulté comme ça
00:16:18parce que ces enfants aussi,
00:16:19je suis d'accord avec ce qu'a dit la dame
00:16:21sur la quasi-totalité des constats qu'elle fait,
00:16:25sauf sur son dernier constat
00:16:27quand elle dit qu'il y a des enfants
00:16:28qui sont inadaptés dès leur plus jeune âge.
00:16:31Ça, je suis moyennement d'accord.
00:16:33La réalité, en vérité, je vais vous dire,
00:16:36moi, je l'ai constaté dans le cadre
00:16:37de l'assistance éducative et de la protection de l'enfance,
00:16:40c'est que, comme vous l'avez dit, vous,
00:16:43et puis un certain nombre,
00:16:45il n'y a pas les institutions suffisantes,
00:16:48il n'y a pas les pédopsychiatres suffisants.
00:16:51Et en fait, c'est dramatique pour tout le monde
00:16:53parce que c'est dramatique pour ces gosses
00:16:55qui sont ostracisés par le système
00:16:59et puis pour ceux qui sont victimes.
00:17:01C'est-à-dire ce que vous disiez, les enfants qui sont...
00:17:03Et les enseignants.
00:17:05Les enseignants aussi.
00:17:06Mais tout le monde, parce qu'en réalité...
00:17:07Ils ont fait grève jusqu'ici
00:17:08et il n'y a pas eu de cours.
00:17:10Les cours, entre-temps, ont repris.
00:17:11Mais écoutez, cette enseignante
00:17:12qui connaît évidemment celle qui s'est fait agresser
00:17:14et qui est encore un peu choquée.
00:17:18Au sein de l'école, des agressions aussi graves,
00:17:20c'est la première fois que ça arrive.
00:17:22Mais au sein d'autres écoles, ça arrive
00:17:24et ça arrive régulièrement en France.
00:17:26Alors pas que les enfants avec des troubles.
00:17:29Même des enfants qui n'ont pas de troubles,
00:17:31qui sont énervés, qui ont du mal à gérer leurs émotions
00:17:36et qui s'autorisent à agresser les enseignants.
00:17:40Je trouve ça aberrant.
00:17:42Est-ce qu'il faut remettre en place des structures
00:17:44avec plus de place ?
00:17:46Parce que beaucoup d'enfants sont scolarisés
00:17:48alors qu'ils devraient être en établissement spécialisé.
00:17:51IT, PME.
00:17:52Et qu'il n'y a pas de place.
00:17:54Ce n'est pas que les parents ne font pas les démarches.
00:17:56C'est qu'il y a des listes d'attente, parfois de 2 ans, 3 ans, 4 ans.
00:18:00Entre-temps, les camarades subissent, les enseignants subissent,
00:18:05les équipes, même tout.
00:18:07On va dire que c'est tout un environnement autour
00:18:11qui est en partie finalement.
00:18:12Et au quotidien, c'est très dur à vivre.
00:18:14Dans la vie personnelle, dans la vie professionnelle,
00:18:17c'est difficile de rassurer les enfants qui assistent à ces violences.
00:18:22On en est là aujourd'hui dans l'école en France.
00:18:27Voilà pour ce dossier.
00:18:28Évidemment, on a une pensée pour tous les parents
00:18:29et les enfants qui vont peut-être à l'école aujourd'hui
00:18:31la boule au ventre.
00:18:32Autre image qu'on voulait vous partager
00:18:35parlant de la violence chez les jeunes.
00:18:37Image impressionnante, incroyable.
00:18:39Elle nous est parvenue ce matin.
00:18:41Et de mémoire de policiers, on avait rarement vu ça.
00:18:43En patrouillant dans le 8e arrondissement,
00:18:45Marseillais, une brigade motorisée interpelle
00:18:47parce qu'elle est troublée par le comportement
00:18:49d'un jeune de 16 ans habillé de noir, casquette,
00:18:51capuche sur la tête.
00:18:52Elle interpelle ce jeune homme.
00:18:53Et à l'arrivée, regardez, il tente de se débarrasser
00:18:56de ce couteau de 50 centimètres.
00:18:5950 centimètres !
00:19:00C'est-à-dire que là, vous avez une lame de 22 centimètres
00:19:02et un manche qui fait 27 centimètres.
00:19:05Mais surtout, Stanislas Godon, ce qu'on apprend,
00:19:07c'est que certes, il a été placé en garde à vue,
00:19:09il a été présenté à un magistrat.
00:19:11Et vous savez ce qui s'est passé à l'arrivée ?
00:19:13Il a pris la décision, le magistrat,
00:19:15de lui imposer un stage de citoyenneté.
00:19:18Mais on vit dans quel monde, en fait ?
00:19:20Un stage de citoyenneté ?
00:19:21Pour être une menace ambulante comme ça ?
00:19:23Qu'est-ce que vous en dites ?
00:19:24Eh bien, on est dans la continuité
00:19:26de ce qui se fait déjà depuis de nombreuses années.
00:19:28Et je le dis souvent, la bulle de la délinquance
00:19:31et de la criminalité des mineurs,
00:19:32elle est en train d'exploser.
00:19:34Tous les chiffres sont au rouge.
00:19:36Je rappelle juste une chose.
00:19:37Les tentatives d'homicide, c'est plus 98%.
00:19:40La part des tentatives d'homicide
00:19:41pour les mineurs de 10 à 17 ans, c'est 13%.
00:19:44Voilà la réalité d'aujourd'hui, en 2026.
00:19:47Où est-ce qu'on en est ?
00:19:48Et quand la réponse, effectivement,
00:19:50elle n'est pas graduée,
00:19:52c'est-à-dire qu'on ne répond pas
00:19:53dès les premiers instants,
00:19:54dès le premier signaux du parcours de délinquance,
00:19:58là, un stage de citoyenneté,
00:19:59je crois qu'il y avait quelques antécédents
00:20:01ou peut-être un antécédent,
00:20:02il me semble, pour ce jeune-là,
00:20:05eh bien forcément, on entretient, en fait,
00:20:08ce sentiment, notamment, d'impunité.
00:20:10Non mais, si vous vous rendez compte,
00:20:11on va lui dire,
00:20:11« Faites un stage, vous allez devenir un bon citoyen
00:20:13et puis tout sera oublié. »
00:20:14C'est ça le message ?
00:20:15En plus, je veux dire,
00:20:16dans l'arsenal des mesures, même éducatives,
00:20:19il y a énormément de choses que l'on peut faire.
00:20:21Qu'est-ce qu'on aurait pu faire ?
00:20:22Même sans aller en prison, je veux dire.
00:20:23Qu'est-ce qu'il aurait pu le faire ?
00:20:24Notamment, dans les anciens CEF,
00:20:26enfin, maintenant, les unités judiciaires
00:20:27à priorité éducative.
00:20:29Il y aurait pu y avoir, en fait,
00:20:32notamment, peut-être des jours à mande.
00:20:33Enfin, il y a tout un arsenal.
00:20:35Voilà.
00:20:35Même si, nous, on est pour la fermeté,
00:20:38vous le savez,
00:20:39mais comme la loi et le code justice
00:20:42pédale des mineurs
00:20:42et la délinquance des mineurs
00:20:44prévoient qu'il faut d'abord
00:20:45les mesures éducatives
00:20:46avant la fermeté de la prison,
00:20:48faisons-le.
00:20:48Mais faisons-le, au moins, quand même,
00:20:50de manière cohérente.
00:20:51Là, on a été petit bras, à tout le moins.
00:20:53Christophe Richaud, vous êtes psychanalyste.
00:20:55Franchement, se balader avec un couteau comme ça,
00:20:56même s'il a planté, comme on dit, personne,
00:20:59il ne devait pas être animé
00:21:00des meilleures intentions.
00:21:01Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ?
00:21:02En fait, il y a un problème avec les limites.
00:21:03C'est que si on ne fixe pas les limites,
00:21:05il y a quelqu'un qui les repousse.
00:21:07Et tant qu'il n'est pas arrêté,
00:21:09il continue à repousser les limites.
00:21:10Il en a même une excitation.
00:21:12Et donc, l'étape d'après,
00:21:14ça pouvait être assez l'acte ?
00:21:14Oui, l'étape d'après,
00:21:15ce n'est pas quelque chose
00:21:16qui va nous faire rigoler.
00:21:17L'étape d'après, c'est plus.
00:21:18Parce qu'il y a même un côté inconscient
00:21:20à ce que je veux qu'on m'arrête.
00:21:22Et tant qu'on ne m'arrête pas, je continue.
00:21:24Sauf qu'il faut qu'on m'arrête
00:21:25et qu'on me fasse comprendre aussi les choses.
00:21:27Si on me met une petite table sur les mains
00:21:29et qu'ensuite je pars,
00:21:30pour moi, c'est un encouragement à continuer.
00:21:32Donc, ce stage, il ne servira à rien, selon vous ?
00:21:34Oui.
00:21:35Malheureusement.
00:21:36Ce stage de citoyenneté, en quelques secondes, franchement.
00:21:38Je ne peux pas parler en quelques secondes.
00:21:40Parce que les choses ne peuvent pas s'apprécier
00:21:43en quelques secondes.
00:21:43D'abord, a priori, il a 16 ans.
00:21:46On ne connaît pas son passé judiciaire.
00:21:47Il faut aussi savoir que la loi est ainsi faite.
00:21:50C'est-à-dire, comme vous l'avez dit,
00:21:51l'éducatif en droit français
00:21:52sur les mineurs prévaut,
00:21:54sur le répressif,
00:21:55que les choses vont en crescendo.
00:21:57Avec un peu de 50 centimètres.
00:21:57Oui.
00:21:58Mais que les choses, Nelly,
00:21:59vont en crescendo.
00:22:01On ne peut pas tout de suite
00:22:02sanctionner de façon extrêmement sévère.
00:22:04Ça dépend.
00:22:04On ne peut pas juger à l'emporte-pièce
00:22:06et se dire,
00:22:07oui, il fallait le mettre tout de suite au trou
00:22:08et être sévère, etc.
00:22:10Il y a des réponses graduées.
00:22:12Oui, réponse graduée.
00:22:13Le mettre dans un centre d'éducatif fermé,
00:22:15ce n'est pas gradué.
00:22:16Avec un couteau de 50 centimètres,
00:22:18je ne suis pas sûre d'avoir envie
00:22:19de croiser sa route.
00:22:19D'accord, certes.
00:22:20Mais d'abord,
00:22:21on ne sait pas quelle est son histoire.
00:22:23Peut-être qu'il est sous assistance éducative.
00:22:26Vous ne savez pas.
00:22:27Peut-être qu'il y a d'autres mesures
00:22:28qui sont en cours
00:22:29ou qui ont été prises.
00:22:31Pour l'instant,
00:22:32effectivement,
00:22:32le stage de sensibilisation,
00:22:34ce n'est pas un stage de citoyenneté,
00:22:35c'est un stage de sensibilisation.
00:22:37C'est comme ça.
00:22:38C'est la loi.
00:22:39Après, il faut revoir la loi,
00:22:40je veux dire, sur les mineurs.
00:22:43Justice pénale des mineurs.
00:22:44On espère qu'il y aura mieux
00:22:45après le stage de sensibilisation.
00:22:46On va marquer une petite pause
00:22:47et puis on parlera de ce couple
00:22:49que Robert Ménard avait refusé de marier.
00:22:51Vous vous en souvenez d'ailleurs,
00:22:52ça lui a valu une convocation au tribunal.
00:22:54Il devra s'en expliquer.
00:22:56Un procès à venir.
00:22:57Eh bien, ce couple s'est marié,
00:22:59mais en Algérie.
00:23:00Et donc, qu'est-ce qui se passe maintenant ?
00:23:02Est-ce qu'il va revenir en France ?
00:23:04Là aussi, je vous sondrai, Maître Royce.
00:23:06Et puis on sera avec l'avocate.
00:23:08Elle va venir,
00:23:09l'avocate du couple en question,
00:23:11Maître Hedberg,
00:23:12qui va répondre à Robert Ménard
00:23:14et qui va nous expliquer justement
00:23:15la suite des choses pour les clients.
00:23:17A tout de suite.
00:23:21De retour avec vous sur le plateau de Police Justice,
00:23:2424h en France.
00:23:24Ravi de vous accueillir.
00:23:25Si vous nous rejoignez à l'instant,
00:23:26ce mail 24h arroba cnews.fr
00:23:28si vous voulez nous faire parvenir,
00:23:29par exemple,
00:23:30des témoignages précieux.
00:23:32Souvenez-vous,
00:23:33juillet 2023,
00:23:35le maire de Béziers,
00:23:36Robert Ménard,
00:23:37refusait d'unir un couple
00:23:38car l'homme de nationalité algérienne
00:23:40était visé par une OQTF.
00:23:42Il avait refusé de prononcer le mariage avec Eva,
00:23:45une ressortissante française,
00:23:46car il soupçonnait un mariage blanc.
00:23:48Et après le refus du maire,
00:23:50Moustapha avait été renvoyé en Algérie.
00:23:53Et bien finalement,
00:23:54on apprend aujourd'hui
00:23:55que le couple s'est bel et bien marié cet été,
00:23:57mais donc en Algérie.
00:23:59Et donc,
00:24:00aujourd'hui marié,
00:24:01est-ce qu'il pourrait revenir en toute légalité en France ?
00:24:03Ça va nous animer évidemment
00:24:04pendant ce débat à suivre.
00:24:07Vous allez voir,
00:24:07ça devrait être assez costaud.
00:24:08Mais Célia Barotte,
00:24:09revenons sur ce qui posait évidemment
00:24:10problème à Robert Ménard à l'époque.
00:24:13Oui, Robert Ménard avait refusé de marier le couple
00:24:16puisque le futur époux,
00:24:18Moustapha,
00:24:19faisait l'objet d'une obligation
00:24:21de quitter le territoire français.
00:24:24Et donc,
00:24:24ce couple a décidé,
00:24:25malgré le désaccord français,
00:24:28le désaccord du maire de Béziers,
00:24:30de s'unir en Algérie.
00:24:31Le 14 juillet dernier,
00:24:33leur acte de mariage a ensuite été transcrit
00:24:36dans les registres français de l'État civil
00:24:39le 24 août dernier.
00:24:41Et donc,
00:24:41Eva,
00:24:42âgée de 29 ans à l'époque,
00:24:44Moustapha,
00:24:4423 ans à l'époque,
00:24:46souhaitait officialiser leur union
00:24:48devant le maire de Béziers.
00:24:50Et c'est plutôt Robert Ménard
00:24:51qui, du coup,
00:24:52maintenant fait l'objet
00:24:53de poursuites judiciaires.
00:24:55Il doit être jugé
00:24:56par le tribunal correctionnel de Montpellier
00:24:58le 30 septembre prochain
00:24:59pour avoir donc refusé ce mariage.
00:25:02Et pour sa défense,
00:25:03le maire de Béziers a fait citer
00:25:04trois témoins à comparaître
00:25:05lors de l'audience,
00:25:06notamment des hommes politiques.
00:25:08Souvenez-vous,
00:25:08le rappel des faits en images.
00:25:10Ça a beaucoup bouleversé
00:25:12une partie de la France, d'ailleurs.
00:25:15En juillet 2023,
00:25:17Eva,
00:25:18une jeune femme française,
00:25:19se présente à la mairie
00:25:20pour se marier avec Moustapha,
00:25:22un Algérien de 23 ans,
00:25:23sous le coup d'une OQTF.
00:25:25Il nous dit
00:25:25« Je fais l'objet d'une obligation
00:25:27de quitter le territoire français. »
00:25:29Et il nous précise
00:25:30qu'il a eu des problèmes
00:25:32avec la police.
00:25:33Et effectivement,
00:25:34il a été condamné,
00:25:35il me semble,
00:25:36c'est à huit mois de prison
00:25:37avec sursis
00:25:39pour vol,
00:25:40violences en réunion.
00:25:41La demande semble ubuesque,
00:25:43mais elle est pourtant bien légale.
00:25:44Moi,
00:25:45je m'étonne de cette situation
00:25:47parce que c'est la première fois
00:25:49que moi-même,
00:25:50j'ai été confronté
00:25:51à cette situation-là.
00:25:52Et là,
00:25:53je saisis la préfecture
00:25:55en lui disant
00:25:56« Mais attendez,
00:25:57comment je fais ?
00:25:57Je vais marier
00:25:59quelqu'un
00:25:59qui a l'obligation
00:26:01de quitter le territoire. »
00:26:03Je saisis
00:26:05le procureur,
00:26:06je lui dis
00:26:07« Mais attendez,
00:26:07qu'est-ce que c'est
00:26:08cette situation invraisemblable
00:26:09où on me demande
00:26:10de marier quelqu'un
00:26:11qui normalement
00:26:12ne devrait pas être
00:26:13en face de moi ? »
00:26:14Et à mon grand étonnement,
00:26:15je dois vous dire
00:26:16« Personne ne se formalise
00:26:18plus que ça. »
00:26:18On me dit
00:26:19« Oui,
00:26:19mais il y a une obligation
00:26:20en France
00:26:20de marier les gens
00:26:22quelle que soit leur situation. »
00:26:23Je dis « Attendez,
00:26:24c'est un peu
00:26:25se moquer du monde. »
00:26:26Robert Ménard refuse
00:26:27catégoriquement
00:26:27de marier le couple.
00:26:28« N'importe quelle personne
00:26:30censée
00:26:30ne peut pas comprendre
00:26:32qu'un maire
00:26:33soit obligé
00:26:34de marier des gens
00:26:35qui sont eux-mêmes
00:26:36obligés,
00:26:37pour l'un d'entre eux,
00:26:38obligés,
00:26:38de quitter le territoire.
00:26:40Il est en situation irrégulière,
00:26:41il a eu des problèmes
00:26:42avec la police,
00:26:43il a fait l'objet
00:26:44d'une obligation
00:26:45de quitter le territoire,
00:26:46donc il quitte ce pays.
00:26:47Le comble maintenant,
00:26:49c'est quoi ?
00:26:49Le comble,
00:26:50c'est que maintenant,
00:26:50c'est moi
00:26:51qui vais me retrouver
00:26:53devant un tribunal
00:26:54en correctionnel
00:26:55pour avoir refusé
00:26:56de faire ce que
00:26:56n'importe quelle personne
00:26:58censée aurait refusé
00:27:00de faire.
00:27:00Pour avoir refusé
00:27:01de marier ce couple
00:27:02pas comme les autres,
00:27:03Robert Ménard
00:27:04en court jusqu'à
00:27:055 ans de prison,
00:27:0675 000 euros
00:27:07d'amende
00:27:07et une peine
00:27:08d'inéligibilité.
00:27:10Bon,
00:27:11Karim Maloumela,
00:27:13journaliste,
00:27:13directeur de la publication
00:27:14Rupture magazine,
00:27:16c'est une affaire
00:27:17qui a défrayé
00:27:18la chronique.
00:27:20Finalement,
00:27:21ils ont trouvé la parade,
00:27:22ils sont rentrés
00:27:22en Algérie
00:27:23et ils se sont mariés
00:27:25donc c'est ce qui avait été
00:27:26dit à l'époque,
00:27:27vous n'avez qu'à aller
00:27:27en Algérie
00:27:28vous marier
00:27:28et alors maintenant,
00:27:29ils vont pouvoir
00:27:30revenir en France
00:27:31tranquillement ?
00:27:31Comment vous réagissez
00:27:32à ça ?
00:27:32Je vais reprendre
00:27:33parce qu'il va passer
00:27:34Robert Ménard
00:27:35le 30 septembre
00:27:35devant un tribunal,
00:27:37je vais reprendre
00:27:37une phrase
00:27:38de président de la République.
00:27:39En 2025 sur TF1,
00:27:40elle avait dit
00:27:41c'était une affaire
00:27:41ubuesque.
00:27:43Donc voilà,
00:27:43on est dans une affaire
00:27:45ubuesque.
00:27:46Un maire décide,
00:27:48il dit,
00:27:49pas parce qu'il doutait
00:27:50du mariage,
00:27:51il dit qu'il ne respecte
00:27:52un OQTF,
00:27:53c'est une personne
00:27:54qui ne respecte pas
00:27:55la loi sur le territoire
00:27:56français et sa place
00:27:57c'est rejoint de son pays.
00:27:59C'est ce que Robert Ménard
00:28:00a développé
00:28:01et quand on défend
00:28:02l'état de droit,
00:28:04l'état de droit
00:28:04pour beaucoup de gens
00:28:05c'est de la faiblesse.
00:28:06L'état de droit
00:28:06c'est quelque chose
00:28:07d'exceptionnel
00:28:07mais l'état de droit
00:28:08ne veut pas dire
00:28:10la faiblesse de l'état.
00:28:12Ce que Robert Ménard
00:28:13a montré,
00:28:14la force de l'état.
00:28:15C'est un OQTF,
00:28:16il doit partir
00:28:17du territoire français.
00:28:18Maintenant,
00:28:19il s'est marié
00:28:20en Algérie,
00:28:21il a contourné la loi,
00:28:22le regroupement familial
00:28:23il existe encore,
00:28:24il est en vigueur
00:28:25et surtout,
00:28:26je rappelle la décision
00:28:27du Conseil constitutionnel
00:28:28de 2003
00:28:29qui bloque tous les tribunaux,
00:28:31c'est que le mariage
00:28:32est une partie intégrante
00:28:35de la liberté individuelle.
00:28:36Et c'est dans l'article 2
00:28:38à l'article 3
00:28:38de la déclaration de 1789.
00:28:41Et c'est ça
00:28:42le plus grand problème.
00:28:43Donc effectivement,
00:28:44le fond de la question,
00:28:46ce n'est pas la décision
00:28:47que M. Robert Ménard
00:28:49que je soutiens,
00:28:49je vous le dis publiquement,
00:28:51de refuser
00:28:52de célébrer ce mariage.
00:28:53Le problème,
00:28:54c'est la présence
00:28:55presque de 800 000
00:28:57à 900 000
00:28:57clandestins
00:28:58en France.
00:28:59Donc il ne faut pas
00:29:00inverser les rôles.
00:29:01Et il ne faut pas
00:29:01créer un précédent aussi.
00:29:02Et il y en a eu d'autres,
00:29:03des histoires comme ça.
00:29:04Et sinon,
00:29:05c'est la porte ouverte
00:29:05à tout.
00:29:06Maître Roy,
00:29:07il n'y a rien qui s'oppose
00:29:08dans le cadre
00:29:08du regroupement familial
00:29:09à ce qu'un couple revienne
00:29:11et demande donc
00:29:11les papiers au bon et du forme.
00:29:13Alors si,
00:29:14parce qu'il y a
00:29:14la question
00:29:15de la Convention européenne
00:29:17des droits de l'homme,
00:29:17vous avez raison,
00:29:18la vie familiale
00:29:19et privée
00:29:19donc qui peut être invoquée.
00:29:20Mais par ailleurs,
00:29:21sur le plan
00:29:22de la législation française,
00:29:23ils vont devoir démontrer
00:29:24quand même
00:29:25que le consentement
00:29:26n'a pas été vicié.
00:29:28Ils peuvent,
00:29:29si vous voulez,
00:29:30il peut y avoir
00:29:30des obstacles juridiques,
00:29:31non pas parce qu'ils reviennent
00:29:32en France,
00:29:33sauf si le monsieur,
00:29:35en plus d'une OQTF,
00:29:36a eu une IRTF,
00:29:37c'est-à-dire une interdiction
00:29:38de retour sur le territoire français.
00:29:39Mais semble-t-il,
00:29:40ce n'est pas le cas.
00:29:41Eh bien,
00:29:41on va voir avec son avocate
00:29:42dans un instant.
00:29:43Je vous propose
00:29:43d'écouter Robert Ménard
00:29:44parce qu'il tient sa ligne
00:29:45jusqu'au bout.
00:29:46Il était sur notre antenne
00:29:46ce matin.
00:29:48Et vous recevez quelqu'un
00:29:49dont l'État
00:29:50vous explique
00:29:51qu'il ne doit pas être
00:29:52en face de vous,
00:29:53qu'il doit être renvoyé
00:29:55dans son pays.
00:29:55Et on me demande
00:29:56à moi de le marier,
00:29:57mais enfin,
00:29:58c'est à tomber sur la tête.
00:30:00Ce garçon,
00:30:01ce n'est pas moi
00:30:02qui ai décidé
00:30:02de délivrer
00:30:04une obligation
00:30:04de quitter
00:30:05le territoire français.
00:30:06Ça s'appelle
00:30:07obligation
00:30:07de quitter
00:30:08le territoire français.
00:30:09Ce n'est pas moi
00:30:10qui l'ai fait,
00:30:10c'est l'État.
00:30:11L'État n'est pas capable
00:30:12de les mettre en œuvre
00:30:14Moi, j'appelle
00:30:15le préfet,
00:30:16le sous-préfet,
00:30:17le ministre,
00:30:17attendez,
00:30:18vous n'allez pas me mettre
00:30:19dans une situation
00:30:19où ce monsieur
00:30:20que vous devez
00:30:22normalement renvoyer
00:30:23chez lui,
00:30:24il est en face de moi
00:30:25et moi,
00:30:25je vais le marier.
00:30:26Mais non,
00:30:27je ne le marie pas.
00:30:28Je vous précise
00:30:28que je ne l'aurais même
00:30:29jamais su
00:30:30s'il ne me l'avait pas dit
00:30:31lui-même.
00:30:32Je dis ça
00:30:33parce qu'il y a tout un tas
00:30:34de maires
00:30:34qui doivent le faire
00:30:35sans même le savoir.
00:30:36Et je vais être condamné,
00:30:37madame ?
00:30:37Bien sûr,
00:30:38je ne vais pas aller en prison.
00:30:40Il n'y a pas de bois ici.
00:30:42Mais c'est l'inéligibilité.
00:30:45Je viens d'être élu
00:30:46il y a six mois
00:30:46avec plus de 65%
00:30:48au premier taux.
00:30:49Ça ne court pas
00:30:49les rues quand même.
00:30:50Et je peux,
00:30:51la semaine prochaine,
00:30:52ne pas être là
00:30:54où vous pourriez me recevoir
00:30:55mais je ne pourrais plus dire
00:30:56que je suis le maire de Béziers
00:30:57parce que j'ai fait
00:30:58un truc de bon sens.
00:30:59Ce n'est pas à la gauche
00:31:00ni à droite.
00:31:01Il y a 80% des Français
00:31:02qui ne comprennent pas
00:31:03qu'un maire
00:31:03puisse être menacé
00:31:05comme je le suis
00:31:06pour avoir fait
00:31:06un truc évident
00:31:08s'il doit quitter le territoire
00:31:10qu'il le quitte.
00:31:10Mais moi,
00:31:11je ne vais pas le marier.
00:31:13Bonjour,
00:31:14Maître Vanessa Edberg.
00:31:15Merci de nous avoir rejoint.
00:31:16Ce sont vos clients,
00:31:17le couple
00:31:18dont l'homme
00:31:18est sous OQTF.
00:31:20Ce sont vos clients.
00:31:21Ils se sont donc
00:31:22mariés en Algérie.
00:31:23Dites-nous,
00:31:24qu'est-ce qui va se passer ?
00:31:24Il y a un instant,
00:31:25on évoquait
00:31:26la possibilité
00:31:27qu'il soit sous le coup
00:31:28d'une IRTF,
00:31:29interdiction de retour
00:31:30sur le territoire français.
00:31:31Est-ce que vous confirmez
00:31:32un firme ?
00:31:32Et dans ce cas,
00:31:33qu'est-ce qui va se passer ?
00:31:34Alors,
00:31:34il n'y a pas beaucoup de questions.
00:31:35Pour répondre à la dernière
00:31:36et puis j'en reprendrai
00:31:38sur le reste.
00:31:38Une IRTF,
00:31:39de toute façon,
00:31:40il est en Algérie
00:31:41depuis plus de trois ans,
00:31:42donc quand bien même
00:31:43l'interdiction de retour
00:31:44serait levée.
00:31:46Et puis sur le reste,
00:31:48effectivement,
00:31:48je voudrais quand même rappeler
00:31:49qu'au moment de l'expulsion
00:31:50qui était illégale,
00:31:52Moustapha n'a pas eu
00:31:53la possibilité
00:31:53d'exercer un recours
00:31:55pour empêcher
00:31:55cette expulsion.
00:31:57Et qu'avant la loi immigration,
00:31:59les OQTF
00:32:00avaient une validité
00:32:00de un an
00:32:02et qu'au moment
00:32:04où il a été expulsé,
00:32:05on est venu chercher
00:32:06dans sa cellule
00:32:08en lui disant
00:32:09ça vient du plus haut,
00:32:10tu pars.
00:32:11C'était la nuit.
00:32:12Oui.
00:32:13Mais bon,
00:32:13il est sous...
00:32:14Moi, la nuit, je dors.
00:32:15D'accord,
00:32:15mais il est sous...
00:32:16Donc il ne pouvait pas
00:32:16contacter son avocat.
00:32:17Il est sous OQTF,
00:32:18donc il savait
00:32:19que ça lui pendurait.
00:32:19Alors, attention,
00:32:20une OQTF,
00:32:20je voudrais quand même rappeler
00:32:21parce que pour nos téléspectateurs,
00:32:22c'est infiniment important,
00:32:23c'est un acte administratif
00:32:24qui est susceptible
00:32:25de recours.
00:32:26Qui est susceptible
00:32:27de recours
00:32:27et qui peut évoluer
00:32:28en fonction de la situation
00:32:30de la personne
00:32:31à qui cette OQTF
00:32:32est délivrée.
00:32:32C'est-à-dire qu'il y a
00:32:34des faits nouveaux
00:32:35qui peuvent générer
00:32:35des droits nouveaux.
00:32:36Et c'était ici
00:32:37le cas pour Moustapha.
00:32:39Donc vous dites
00:32:39qu'on lui a dénié
00:32:40son droit
00:32:40de pouvoir faire
00:32:41un recours
00:32:42dans les formes.
00:32:43Karim Malou,
00:32:44qu'est-ce que vous voulez
00:32:45lui répondre ?
00:32:46Elle dit qu'il y a
00:32:47une sorte de vice
00:32:48de projet.
00:32:49Oui, oui.
00:32:49Une OQTF,
00:32:50effectivement,
00:32:51est une décision administrative,
00:32:52bien entendu,
00:32:53mais la personne
00:32:54est en situation irrégulière.
00:32:55Ça s'appelle
00:32:56un clandestin,
00:32:56comme les 800 000
00:32:57qui existent en France.
00:32:59Donc,
00:32:59et bien entendu,
00:33:00au moment un pays
00:33:01décide que vous n'avez
00:33:03rien à faire
00:33:03dans ce pays,
00:33:04vous devrez le quitter
00:33:05et que votre pays d'origine
00:33:08devrait vous récupérer,
00:33:10ce que souvent
00:33:10les pays d'Afrique du Nord
00:33:12et les pays du Sahel
00:33:13ne font pas.
00:33:14Donc on se retrouve
00:33:15dans une situation
00:33:16dans laquelle
00:33:17on peut dire
00:33:18que la souveraineté française
00:33:20est violée
00:33:21par les OQTF
00:33:22parce que les pays d'origine
00:33:24ne veulent pas les récupérer.
00:33:25C'est une violation
00:33:26de la souveraineté
00:33:27et c'est un acte
00:33:29antidémocratique.
00:33:29La France est une démocratie
00:33:31quand la justice
00:33:32ou le préfet
00:33:34décide d'une expulsion,
00:33:36votre place
00:33:36c'est en dehors
00:33:37de la France.
00:33:38Donc les recours existent
00:33:39parce que nous sommes
00:33:39un état de droit.
00:33:40Heureusement,
00:33:41on va toujours être fier
00:33:42d'être un état de droit
00:33:43mais je viens de le dire
00:33:44que vous ne m'avez pas entendu,
00:33:45je vais le répéter,
00:33:46mais un état de droit
00:33:47ce n'est pas
00:33:48de l'impuissance
00:33:49de l'État
00:33:49parce qu'aujourd'hui
00:33:50face aux OQTF
00:33:51on se couche devant Alger,
00:33:52devant le roi du Maroc,
00:33:54devant Abdelmajid Teboul
00:33:55parce qu'ils ne veulent pas
00:33:56récupérer leur OQTF.
00:33:58Qu'est-ce qu'on trouve ?
00:33:59On fait un recours
00:34:00et on laisse les maires
00:34:01seuls face à des personnes
00:34:03qu'ils n'ont rien à faire
00:34:04en France,
00:34:05ils doivent partir.
00:34:06Ils ne pouvaient pas faire
00:34:07son recours en Algérie ?
00:34:08Répondez-lui.
00:34:09C'est un avis général
00:34:10ou c'est un avis documenté
00:34:11sur le dossier
00:34:12que vous donnez, monsieur ?
00:34:13Sur les deux.
00:34:15Est-ce que vous pouvez
00:34:15me décrire exactement
00:34:16la situation administrative
00:34:17de mon client ?
00:34:19Il est en situation irrégulière.
00:34:20Il est en situation irrégulière.
00:34:21Mais quel est son parcours
00:34:22administratif ?
00:34:23Il est en situation irrégulière.
00:34:25Pourquoi est-ce qu'à ce moment
00:34:25où il reçoit une OQTF,
00:34:27pourquoi il est en situation
00:34:27irrégulière, monsieur ?
00:34:28Puisque c'est un avis documenté,
00:34:30pourquoi il est en situation
00:34:31irrégulière, monsieur ?
00:34:34Monsieur, moi je veux bien
00:34:35échanger avec vous.
00:34:36On peut échanger,
00:34:36pas de souci.
00:34:38Alors, pourquoi ?
00:34:39Pourquoi ?
00:34:39Parce qu'il y a de gros problèmes
00:34:41avec les préfectures en ce moment
00:34:42et j'imagine que je ne suis pas
00:34:43la première à vous le dire
00:34:45et que malheureusement,
00:34:46au moment où son titre
00:34:47était prêt,
00:34:48au moment où son titre
00:34:49de séjour était prêt,
00:34:50la préfecture ne l'a pas avertie,
00:34:52ce qui plonge de nombreux
00:34:53étrangers en situation irrégulière.
00:34:56Vous êtes en amalgame, là ?
00:34:57Non, il n'y a pas d'amalgame, monsieur.
00:34:59Ce n'est pas un amalgame,
00:35:00c'est de la précision.
00:35:01Parce qu'encore une fois,
00:35:01moi je viens d'évettre
00:35:02sur la part de la préfecture.
00:35:03D'où vient votre information
00:35:04qu'elle intitule ?
00:35:05Je suis l'avocate de monsieur
00:35:06Tafabel Kassény.
00:35:06Il faut donner votre source.
00:35:07Evidemment.
00:35:08Donnez votre source.
00:35:09D'où vient ce titre de séjour ?
00:35:10Il existe ?
00:35:12Vous le publiez.
00:35:13Attendez, laissez la répondre.
00:35:13Le titre de séjour,
00:35:14et comme c'est arrivé à mon client,
00:35:16mais ça arrive à beaucoup d'étrangers,
00:35:18il y a un dysfonctionnement
00:35:20avec les préfectures.
00:35:21Trop de demandes,
00:35:22pas assez de gens
00:35:22pour les traiter,
00:35:23c'est mécanique.
00:35:24D'accord ?
00:35:24Malheureusement,
00:35:25il y a des titres de séjour
00:35:26qui sont émis
00:35:27et la préfecture ne prévient
00:35:28même pas
00:35:29que ces titres sont émis.
00:35:31D'accord ?
00:35:31Ce qu'on vient souvent reprocher,
00:35:32c'est qu'il y aurait eu,
00:35:33encore une fois,
00:35:34une infraction pénale.
00:35:36Il y a effectivement,
00:35:37et c'est la vérité,
00:35:38beaucoup d'Algériens
00:35:39qui viennent en France
00:35:40dans des situations
00:35:41de grande précarité
00:35:42et qui se livrent
00:35:43à des infractions
00:35:44liées à des situations
00:35:45de grande précarité.
00:35:47Ce qui avait été ici,
00:35:48précisément,
00:35:49le cas de mon client
00:35:50qui, plus jeune,
00:35:51s'était livré
00:35:51à une infraction
00:35:53bien loin de celle
00:35:54décrite par Robert Ménard
00:35:55sur les plateaux télé,
00:35:56mais il avait effectivement
00:35:57commis une seule infraction.
00:35:59Mais attention, monsieur,
00:36:00si vous allez regarder,
00:36:01parce que c'est important,
00:36:02monsieur,
00:36:02ici, le prévenu,
00:36:03ce n'est pas Moustapha Belkassemi,
00:36:05c'est monsieur Robert Ménard.
00:36:06Et je vous invite,
00:36:07parce que c'est intéressant,
00:36:08à aller consulter
00:36:09le casier judiciaire
00:36:10de Robert Ménard
00:36:10qui, croyez-moi,
00:36:11vous mélangez tout,
00:36:12est bien plus fourni.
00:36:13Robert Ménard,
00:36:14il est un élu de la République,
00:36:15c'est un maire élu
00:36:16par des Français.
00:36:17Donc voilà,
00:36:17un peu de respect
00:36:18pour sa fonction déjà.
00:36:19Vous ne pensez pas
00:36:19que...
00:36:20Si ce n'est pas
00:36:20un repris de justice,
00:36:21je ne vous permets pas,
00:36:22je ne vous permets pas,
00:36:24la personne.
00:36:24Vous savez, madame,
00:36:25la France est un état de droit.
00:36:26Que vous avez un problème
00:36:28avec l'état de droit,
00:36:29c'est votre affaire,
00:36:30ce n'est pas la mienne.
00:36:30La France est un état de droit.
00:36:32Quand vous n'avez rien
00:36:32à faire en France,
00:36:33vous partez.
00:36:34C'est la règle.
00:36:35C'est mon ADN.
00:36:36L'état de droit,
00:36:37c'est exactement
00:36:38ce que je dois appliquer
00:36:40à la lettre.
00:36:41Je suis avocate,
00:36:42d'accord ?
00:36:43Effectivement,
00:36:43moi, mes outils de travail,
00:36:45mes outils de travail,
00:36:46monsieur,
00:36:46c'est le dossier
00:36:47et c'est les textes.
00:36:48C'est clair ?
00:36:48Ce ne sont pas des avis généraux
00:36:49sur des points de vue généraux.
00:36:51Stalysse Godon.
00:36:52Oui, juste,
00:36:53il y a une phrase
00:36:54qui m'a interpellé
00:36:54dans ce que vous avez dit
00:36:55et en tant que policier,
00:36:56j'avoue que ça me gêne fortement,
00:36:59c'est que vous essayez
00:37:01d'expliquer que l'infraction
00:37:02est née ou excusée
00:37:04par la précarité.
00:37:05C'est ce que vous avez...
00:37:07Explique.
00:37:08Et moi,
00:37:08j'ai un peu de mal
00:37:09avec ça quand même.
00:37:10J'ai un peu de mal
00:37:10avec ça parce qu'aucune précarité
00:37:12ne peut justifier
00:37:13de commettre des infractions
00:37:14sur le territoire national.
00:37:16C'est pourtant les statistiques.
00:37:17Et après,
00:37:18vous êtes devant la loi
00:37:19et vous répondez de vos actes
00:37:22devant notamment
00:37:23la précarité et la délacance.
00:37:24Une juridiction
00:37:24et après vous êtes condamné.
00:37:25Après, le QTF,
00:37:26on la sépare,
00:37:27c'est une décision administrative,
00:37:28ça j'ai bien entendu.
00:37:29Mais je ne peux pas
00:37:30vous laisser dire
00:37:31que la précarité
00:37:32peut excuser
00:37:32les infractions pénales.
00:37:33Donc, excuser,
00:37:34ce n'était pas mon terme.
00:37:35On va encore une fois
00:37:35essayer d'être précis.
00:37:37Donc, pour vous,
00:37:38vous ne faites aucun lien
00:37:39entre les infractions pénales,
00:37:41un comportement délectuel
00:37:43et la précarité.
00:37:43En tant que policier,
00:37:45vous pouvez dire aujourd'hui
00:37:46à nos téléspectateurs
00:37:46que vous ne faites aucun lien
00:37:48entre comportement délictuel
00:37:49et précarité.
00:37:50Vous avez changé ma phrase.
00:37:51Ce n'est pas une question
00:37:52de lien,
00:37:52c'est une question
00:37:53d'excuser
00:37:54et de justifier
00:37:55que la précarité
00:37:57l'a conduit
00:37:59à commettre
00:38:00notamment une infraction.
00:38:01Voilà, c'est ça
00:38:02que vous avez dit.
00:38:02C'est ce que vous avez dit, oui.
00:38:03J'ai dit précisément
00:38:04et je n'ai pas pris le cas
00:38:05de Moustapha,
00:38:06j'ai pris le cas
00:38:07de nombreux, effectivement,
00:38:08algériens
00:38:08puisque c'est les statistiques,
00:38:10ce n'est pas moi
00:38:10qui le dis,
00:38:11qu'il y a effectivement
00:38:12beaucoup de gens
00:38:13en situation irrégulière
00:38:14qui viennent en France
00:38:15dans l'espoir
00:38:16d'un avenir meilleur
00:38:17qui malheureusement
00:38:18ne sont pas autorisés
00:38:19à travailler
00:38:20alors même que c'est
00:38:20tous ceux qu'ils demandent
00:38:21et comme ils ne sont pas
00:38:22autorisés à travailler,
00:38:24cela les plonge
00:38:24dans une précarité telle
00:38:25qu'ils en viennent
00:38:26à commettre des infractions pénales.
00:38:28Ce n'est pas moi
00:38:28qui le dis, monsieur,
00:38:29c'est les statistiques.
00:38:30Tout le précaire
00:38:32ne tombe pas dans l'avance.
00:38:33Bien sûr, attention.
00:38:34Il y a 800 000 personnes,
00:38:36selon vous,
00:38:36les 800 000 clandestins
00:38:38qui vivent en France,
00:38:40c'est dû à la précarité
00:38:40administrative.
00:38:41Vous dites quelque chose
00:38:42de très grave.
00:38:43Vous dites
00:38:43ils n'ont pas le droit
00:38:44de travailler la précarité.
00:38:46Dans un pays,
00:38:46vous respectez la loi
00:38:47de ce pays.
00:38:49Ce pays accepte.
00:38:50Ce pays doit respecter
00:38:51la loi de ce pays.
00:38:52Les maires doivent
00:38:53respecter la loi de ce pays.
00:38:54Vous dites
00:38:54ils n'ont pas la possibilité
00:38:56de travailler,
00:38:56ils n'ont pas la possibilité
00:38:57de séjourner.
00:38:57Vous pouvez l'interpréter.
00:38:59Mais il y a des lois
00:38:59que la République a voté,
00:39:01que le législateur a voté
00:39:02et que, comme avocate,
00:39:03vous êtes obligés
00:39:04de la respecter.
00:39:05Ces personnes-là
00:39:07ne respectent pas la loi
00:39:08et n'ont pas leur place
00:39:09en France.
00:39:09Est-ce que Robert Ménard
00:39:11aurait dû respecter la loi
00:39:12comme vous venez de le souligner ?
00:39:16Je veux la réponse
00:39:16Je veux faire un peu
00:39:17de politique avec vous.
00:39:18L'histoire est marquée
00:39:18par des gens qui...
00:39:19Non, moi je fais de la politique.
00:39:21Moi non.
00:39:22Et là, parce que
00:39:22je suis un éditorialiste
00:39:23et je fais de la politique.
00:39:24Vous allez parler d'histoire déjà.
00:39:25Voilà.
00:39:26On parle un peu d'histoire.
00:39:27L'histoire est marquée
00:39:29par les gens
00:39:29qui ont dit non
00:39:30à des situations obiesques.
00:39:32Obiesques, pardon.
00:39:33Comme Rosa Parks
00:39:34aux Etats-Unis,
00:39:35comme le général de Gaulle
00:39:36qui a dit non.
00:39:38Eh bien, Robert Ménard,
00:39:38il a dit
00:39:39cet homme ne respecte pas la loi
00:39:41et je ne veux pas
00:39:42et je suis d'accord
00:39:43avec toi, avec lui.
00:39:44Et surtout, aujourd'hui,
00:39:45c'est un vide juridique
00:39:46qui existe
00:39:46contre quelqu'un
00:39:47qui est en situation régulière.
00:39:48On ne doit pas
00:39:50le marier.
00:39:51Ce n'est pas possible.
00:39:53Ça ne le respecte pas.
00:39:54Il a le droit d'avoir
00:39:54un cas de conscience quand même.
00:39:55Donc, tout à fait.
00:39:56Donc, selon vous,
00:39:57selon vous,
00:39:57un élu de la République
00:39:58ou même un officier
00:40:00de police judiciaire
00:40:01qui considère
00:40:02que la loi
00:40:03est contraire
00:40:03à ses convictions personnelles
00:40:05devrait la violer,
00:40:06devrait l'écarter
00:40:07pour appliquer
00:40:08un principe républicain.
00:40:11Quand une personne
00:40:11ne respecte pas la loi,
00:40:12je ne le reçois pas.
00:40:13C'est un principe républicain.
00:40:15Parce qu'encore une fois,
00:40:16je rappelle qu'ici,
00:40:17le prévenu,
00:40:17mercredi,
00:40:18c'est Robert Ménard.
00:40:19Ce n'est pas mon client.
00:40:20C'est clair ?
00:40:20Donc, vous êtes en train
00:40:21de dire qu'effectivement,
00:40:22on doit respecter
00:40:23les lois de la République.
00:40:24Absolument.
00:40:24Donc, est-ce que vous considérez,
00:40:26oui ou non,
00:40:26que Robert Ménard
00:40:27aurait dû respecter
00:40:28la loi de la République
00:40:29et l'instruction du procureur
00:40:31qui lui a donné injonction
00:40:32de célébrer le mariage ?
00:40:33C'est vrai.
00:40:34Est-ce que tout ce que vous dites
00:40:35est vrai ?
00:40:36C'est un constat.
00:40:37Je vous remercie.
00:40:38Et M. Ménard l'assume.
00:40:39Et moi aussi,
00:40:40je le soutiens,
00:40:41je le dis.
00:40:42Pourquoi ?
00:40:42Parce qu'aujourd'hui,
00:40:43on a un grand problème
00:40:45des occultièves
00:40:45qui peuvent même
00:40:47déstabiliser la République
00:40:47parce que dans ces occultièves,
00:40:49vous ne serez pas d'accord
00:40:49avec moi,
00:40:50beaucoup d'entre eux,
00:40:51ce sont des agents
00:40:53d'influence
00:40:54des pays étrangers.
00:40:55Beaucoup d'entre eux,
00:40:56ils sont arrivés
00:40:56avec en France
00:40:57dans leur bagage,
00:40:58des idées,
00:40:59ils sont contre la République
00:41:00et les libertés.
00:41:01Je suis désolé.
00:41:02Il y a une étude CNews
00:41:04qui montre
00:41:05que 98%
00:41:06des personnes frappées
00:41:08par une obligation
00:41:09de quitter le territoire
00:41:10n'ont jamais commis
00:41:11d'infraction pénale.
00:41:12C'est une étude CNews.
00:41:13En le sondage de CNews
00:41:14en 2025,
00:41:1670%
00:41:17des Français
00:41:18soutiennent
00:41:19Robert Ménard.
00:41:20Il vous dit aussi
00:41:20que c'est ouvrir
00:41:20la boîte de Pordeur.
00:41:21Tout le monde veut s'adresser
00:41:22à vous.
00:41:22Moi, j'ai juste une question.
00:41:24On a une personne
00:41:25qui est en situation compliquée
00:41:27administrativement
00:41:28avec la France.
00:41:29D'accord ?
00:41:29On est tous d'accord.
00:41:30Et moi,
00:41:31l'idée du mariage,
00:41:32c'est qu'on se marie
00:41:33pour s'aimer
00:41:34et pour vivre l'amour.
00:41:35Alors,
00:41:36pourquoi il y avait urgence
00:41:37à se marier
00:41:37puisque sa situation
00:41:38administrative
00:41:39n'était pas réglée ?
00:41:40Et pourquoi on se marie
00:41:42alors que son administration
00:41:44et qu'on ne sait pas
00:41:45quel va être mon demain,
00:41:46que ma situation administrative
00:41:48elle est compliquée ?
00:41:48Pourquoi il y avait urgence
00:41:49à se marier ?
00:41:50Je rappelle que Robert Ménard,
00:41:51pour la bonne compréhension
00:41:52du téléspectateur,
00:41:53a dit que c'était un mariage blanc,
00:41:54Maître Edberg.
00:41:54Tout à fait.
00:41:55Je vous remercie
00:41:56de poser cette question
00:41:57qui est infiniment pertinente,
00:41:58monsieur.
00:41:58Pourquoi ?
00:41:59Parce que mes clients
00:42:00se sont rencontrés
00:42:01en décembre 2021.
00:42:03Ils ont emmernagé ensemble
00:42:05en janvier 2023,
00:42:08soit plus d'un an plus tard.
00:42:09Ils ont finalement décidé
00:42:11de se marier,
00:42:12pardonnez-moi,
00:42:13que la mémoire me trompe,
00:42:15en juillet 2023,
00:42:17soit plus de 19 mois
00:42:18après leur rencontre.
00:42:20Et pourquoi votre question
00:42:20est intéressante ?
00:42:21Parce qu'elle va permettre
00:42:22de resituer cette histoire
00:42:24dans son contexte,
00:42:24dans son contexte humain,
00:42:26Nelly,
00:42:27dans son contexte familial,
00:42:28monsieur,
00:42:28parce que derrière
00:42:29l'instrumentalisation politique,
00:42:32il y a une famille,
00:42:33monsieur.
00:42:33Il y a des enfants,
00:42:35il y a un couple,
00:42:36il y a un bébé
00:42:37qui a ouvert les yeux
00:42:38sur ce monsieur
00:42:40qui a été expulsé.
00:42:41Il appelait d'ailleurs papa
00:42:42parce qu'il l'a connu,
00:42:43elle avait deux mois,
00:42:44et qu'effectivement,
00:42:45il contribuait à faire
00:42:46l'ennemi de cette petite
00:42:47avec la maman,
00:42:48que les enfants étaient
00:42:49infiniment attachés à lui.
00:42:50Et c'est aussi intéressant,
00:42:52pardonnez-moi,
00:42:52ce sera mon dernier point
00:42:53pour vous répondre.
00:42:54Robert Ménard,
00:42:55dans les débuts de cette affaire,
00:42:57a expliqué qu'effectivement,
00:42:58il soupçonnait un mariage blanc.
00:42:59Et c'est bien son droit
00:43:00de soupçonner un mariage blanc.
00:43:02Donc, il a,
00:43:03pour vérifier ses soupçons,
00:43:05procédé à une audition
00:43:07individuelle de mes clients.
00:43:09Après cette audition,
00:43:10il a considéré
00:43:11qu'il y avait une parfaite
00:43:12homogénéité entre les versions
00:43:13de Moustapha et d'Eva.
00:43:15C'est pour ça qu'il ne les a pas mariés ?
00:43:16Attention, je continue.
00:43:18Ensuite, il a donc,
00:43:19malgré tout,
00:43:20malgré tout,
00:43:20saisi le procureur
00:43:21de la République,
00:43:22qui s'est livré
00:43:23à une enquête
00:43:24de 11 pages chacun.
00:43:25Il y avait 11 pages.
00:43:27Le procureur de la République
00:43:29a enjoint Robert Ménard
00:43:30de les marier.
00:43:32Il leur a dit
00:43:32que ce n'était pas
00:43:33un mariage blanc.
00:43:34Et il lui a rappelé
00:43:35la loi qu'il devait
00:43:36absolument les marier,
00:43:37qu'autrement,
00:43:38il se livrait
00:43:38et il commettrait
00:43:39une infraction.
00:43:40Merci, merci, merci beaucoup.
00:43:41En tout cas,
00:43:42c'était un débat passionnant.
00:43:43J'espère que ça a ouvert
00:43:44aussi les yeux
00:43:45de nos téléspectateurs.
00:43:46On va marquer une courte pause.
00:43:47Merci beaucoup
00:43:48d'être venu, Maître Hedberg,
00:43:49de nous expliquer
00:43:49ce cas très précis.
00:43:51Dans un instant,
00:43:51on parlera des ravages du krach
00:43:53dans de nombreuses
00:43:54grandes villes françaises.
00:43:55Ravage, évidemment,
00:43:56pour ceux qui sont addicts.
00:43:57D'ailleurs,
00:43:58on fera réagir
00:43:58à un addictologue.
00:43:59Et puis surtout,
00:44:00pour les riverains
00:44:00qui n'ont pas à subir
00:44:01tout cela.
00:44:02Vous les entendrez.
00:44:03Puis la sécurité
00:44:03autour de cette visite
00:44:05historique du pape Léon XIV.
00:44:07On va vibrer
00:44:08au rythme de cette visite
00:44:09de quatre jours
00:44:10dans notre pays.
00:44:12Et bien sûr,
00:44:12on vous parlera
00:44:13de ce gros dispositif à l'œuvre.
00:44:14A tout de suite
00:44:15dans notre émission.
00:44:20De retour avec vous
00:44:21dans Police Justice 24h en France.
00:44:23Ravi de vous accueillir
00:44:24à la une
00:44:25de cette deuxième heure d'émission.
00:44:26Nous sommes allés
00:44:27à Nantes
00:44:28à la rencontre
00:44:29de riverains
00:44:30et commerçants épuisés,
00:44:31fatigués par la violence
00:44:33et les menaces liés
00:44:33au narcotrafic.
00:44:35Vous verrez d'ailleurs
00:44:35notre reportage.
00:44:36Mais vous allez surtout constater
00:44:38que le krach fait des ravages
00:44:39un peu partout en France.
00:44:40Dans de grandes villes,
00:44:42ainsi Nantes,
00:44:43comme je vous le disais,
00:44:44mais Marseille, Paris
00:44:45ou encore Rennes.
00:44:45Et c'est assez glaçant.
00:44:47Car dans chaque ville,
00:44:47ces zombies qui errent dans les rues
00:44:49rendent la vie impossible
00:44:51à ceux qui y résident.
00:44:53Comment la sécurité du pape
00:44:55est-elle assurée
00:44:56pour cette visite en France ?
00:44:58Quelles sont les forces mobilisées ?
00:45:00Que ce soit à Paris
00:45:01ou encore à Lourdes et Metz ?
00:45:03Deux autres de ces destinations.
00:45:05Page spéciale pour vous expliquer
00:45:06comment la France s'apprête
00:45:07à protéger le souverain pontife
00:45:09et tenter de comprendre aussi
00:45:10si des menaces existent
00:45:12autour de ce déplacement.
00:45:13Reportage, enquête, témoignage
00:45:14avant cette mobilisation exceptionnelle.
00:45:16Car j'en profite pour vous rappeler
00:45:17que CNews va être mobilisée
00:45:20pendant 4 jours
00:45:21en l'édition spéciale.
00:45:2324h en France,
00:45:24d'ailleurs on ne reviendra que mardi
00:45:25évidemment pour laisser place
00:45:26aux cérémonies,
00:45:28aux messes,
00:45:28en direct,
00:45:29bien sûr pendant cette période.
00:45:30Tout de suite, il est 14h.
00:45:31L'actualité, c'est avec vous
00:45:32Sommayel Abidier.
00:45:36Au cœur de l'actualité,
00:45:37la grogne sociale
00:45:38s'étend dangereusement.
00:45:40Les 8 syndicats de la fonction publique
00:45:42sont en ordre de marche.
00:45:43Ils appellent à une mobilisation
00:45:45sans précédent mardi prochain.
00:45:46Objectif du mouvement,
00:45:48exiger à nouveau
00:45:49des mesures salariales
00:45:50au gouvernement.
00:45:51Eux aussi ne décolèrent pas
00:45:53les gilets bleus
00:45:54à nouveau dans la rue.
00:45:55Depuis ce matin,
00:45:55les syndicats de police
00:45:56sont mobilisés
00:45:57pour une opération
00:45:58devant le centre de rétention
00:46:00administratif de Vincennes.
00:46:02Objectif,
00:46:02mise en place
00:46:03d'un barrage filtrant
00:46:04pour faire entendre
00:46:05leurs revendications,
00:46:06à savoir plus de moyens
00:46:07et de meilleures rémunérations.
00:46:10On pourrait croire
00:46:11qu'il est déjà en campagne.
00:46:12Sébastien Lecornu fait le service
00:46:14après-vente du plan de relance
00:46:15de logement du gouvernement.
00:46:17Dans un message posté sur X,
00:46:19le Premier ministre se targue
00:46:20d'une hausse de 14%
00:46:22des permis de construire
00:46:23en 6 mois,
00:46:2411,8% de mise en chantier
00:46:26et promet une enveloppe
00:46:27de 500 millions d'euros
00:46:28d'efforts en faveur
00:46:29du logement social
00:46:30dans le prochain budget.
00:46:32A l'étranger,
00:46:33ce lourd bilan en Ukraine
00:46:34avec une nuit de terreur à Kiev,
00:46:36au moins deux morts
00:46:37dans une série de frappes russes
00:46:38sur la capitale ukrainienne.
00:46:40Une maternité aurait d'ailleurs
00:46:41été touchée.
00:46:42Six personnes tuées ce matin
00:46:44dans une attaque de drones russes
00:46:45sur une entreprise agricole
00:46:47située dans la région de Kharkiv,
00:46:48dans le nord-est du pays.
00:46:51Et puis on termine
00:46:51avec cette révélation
00:46:52qui fait froid dans le dos.
00:46:54Le service de statistique
00:46:55de la santé australien
00:46:56piraté par l'intelligence artificielle.
00:46:59Piratage qui a eu lieu
00:47:00en juin dernier
00:47:01et qui a eu raison
00:47:02de fichiers publics
00:47:03et non publics.
00:47:03Une intrusion qualifiée
00:47:05d'inacceptable
00:47:06par le Premier ministre,
00:47:07Anthony Albanese.
00:47:11Merci beaucoup.
00:47:12Merci beaucoup.
00:47:13On est là.
00:47:14Somaya Labidi.
00:47:16Je vous le disais,
00:47:16nous sommes allés
00:47:17dans de nombreuses villes
00:47:18de France
00:47:19pour voir les ravages
00:47:21engendrés par la consommation
00:47:22de krach.
00:47:23Nous sommes allés à Nantes,
00:47:24des riverains épuisés,
00:47:25des commerçants
00:47:26qui n'en peuvent plus
00:47:26avec les menaces
00:47:27qui sont liées au narcotrafic.
00:47:29Vous allez voir ce reportage
00:47:30dans un instant.
00:47:31On sera aussi à Marseille,
00:47:32à Paris.
00:47:33Le nombre de villes
00:47:35est infini ou presque.
00:47:36Dans chaque ville,
00:47:37il y a ces zombies
00:47:38qui rendent la vie
00:47:39des riverains impossible,
00:47:41la vie des parents
00:47:41aussi avec de jeunes enfants.
00:47:43Regardez ce qu'est exactement
00:47:46le trafic de krach
00:47:47et son ampleur aujourd'hui.
00:47:49C'est un trafic morcelé
00:47:51auquel font face
00:47:52les policiers.
00:47:53Le krach,
00:47:54drogue aux effets dévastateurs,
00:47:55drogue du pauvre.
00:47:56A 0,15 grammes,
00:47:58un caillou se vend 10 euros
00:48:00et son résidu
00:48:01est accessible pour 5.
00:48:0310, 10, 10.
00:48:0410 euros là plutôt.
00:48:06Ouais, là il y a 30 euros.
00:48:07Pas de prise de centaines de kilos
00:48:09pour les forces de l'ordre
00:48:10dans ces affaires.
00:48:11Les meilleures saisies
00:48:12se comptent en centaines de grammes.
00:48:14Car le marché du krach
00:48:15se constitue
00:48:16d'une multitude
00:48:17de petits revendeurs,
00:48:18ce qu'on appelle
00:48:19les modou.
00:48:19La plupart viennent
00:48:21d'Afrique de l'Ouest,
00:48:22du Sénégal principalement,
00:48:23quand certains
00:48:24se déclarent gabonais.
00:48:25Mais difficile de savoir
00:48:26leur origine réelle,
00:48:28ils ont rarement
00:48:29leur papier
00:48:29et au Sénégal,
00:48:30il n'y a pas
00:48:31de fichiers d'empreinte.
00:48:32Dans ce microcosme communautaire,
00:48:34les dealers achètent
00:48:35cette drogue
00:48:35à des cuisiniers,
00:48:36ceux qui produisent
00:48:37le krach
00:48:38en mélangeant
00:48:38cocaïne et ammoniac
00:48:40dans les cuisines
00:48:41de petits studios.
00:48:42La cocaïne,
00:48:43elle, qui doit être
00:48:43très pure,
00:48:44provient largement
00:48:45de Guyane
00:48:45via les mules.
00:48:46C'est personnes
00:48:47qui acceptent
00:48:48d'avaler des ovules
00:48:48contenant la drogue
00:48:49pour la faire passer
00:48:50en métropole.
00:48:51En bout de chaîne,
00:48:52des consommateurs
00:48:53qu'il est difficile
00:48:54de sevrer
00:48:54et de faire décrocher
00:48:55puisqu'il n'existe pas
00:48:57de produits de substitution.
00:49:01Stanislas Godon,
00:49:01on a beaucoup parlé
00:49:02de ce qui se passait
00:49:03à Paris.
00:49:04C'est sans fin.
00:49:05Est-ce que ça nécessite
00:49:06aussi beaucoup
00:49:06d'action des policiers
00:49:08pour intervenir
00:49:09quand il y a
00:49:10des faits de violence
00:49:11liés à ces consommations ?
00:49:14Oui,
00:49:14et à tous les niveaux.
00:49:15D'ailleurs,
00:49:15vous citiez la ville
00:49:17de Nantes,
00:49:17je crois que c'est
00:49:18plus de 152%
00:49:19le trafic de stupes
00:49:20notamment dans cette ville.
00:49:21Ça illustre quand même
00:49:22cette augmentation,
00:49:24cette explosion
00:49:24avec notamment
00:49:25cette drogue
00:49:26qui a un double effet.
00:49:27c'est que d'abord,
00:49:28c'est une drogue low cost
00:49:29à 10 euros,
00:49:30extrêmement puissante
00:49:31et addictive.
00:49:32Dès les premiers,
00:49:35notamment Inspiration,
00:49:37elle crée en fait
00:49:38cette addiction
00:49:39qui occasionne d'ailleurs
00:49:40ces espèces de zombies
00:49:41qu'on voit
00:49:42sur la voie publique
00:49:43et qui après
00:49:44commettent des méfaits
00:49:45pour pouvoir se procurer.
00:49:47Donc en fait,
00:49:47c'est une espèce de chaîne
00:49:48et tout ceci
00:49:49alimente évidemment
00:49:50le gros du trafic.
00:49:51Je rappelle que la cocaïne
00:49:52a dépassé en chiffre d'affaires
00:49:54notamment le stupes,
00:49:55que la cocaïne aujourd'hui,
00:49:56elle est de plus en plus pure
00:49:58puisqu'elle est quasiment
00:49:58à 75%
00:50:00alors qu'avant
00:50:01elle était plutôt coupée
00:50:02quasiment de moitié.
00:50:04Plus,
00:50:04alors dans l'arsenal
00:50:06des stupes,
00:50:06toutes les drogues de synthèse
00:50:07qui sont en train d'inonder
00:50:08tout le marché européen
00:50:10et international.
00:50:11Donc ce fléau-là,
00:50:11il faut le combattre
00:50:12à la fois sur le terrain
00:50:13et à la fois sur les réseaux.
00:50:14C'est pour ça que nous,
00:50:16quand même,
00:50:17on dit qu'il y a
00:50:17quelque chose
00:50:18qui dysfonctionne.
00:50:19La loi narcotrafic,
00:50:20elle attend toujours
00:50:2140% de ses décrets
00:50:22d'application
00:50:23et il faut taper au portefeuille
00:50:24notamment des trafiquants.
00:50:25Alors on verra évidemment
00:50:26comment ça occasionne
00:50:27de gros soucis
00:50:28pour les gens
00:50:28qui vivent dans les villes
00:50:29concernées
00:50:30mais avant cela,
00:50:31j'aimerais qu'on sollicite
00:50:32l'avis d'un addictologue.
00:50:33C'est Bernard-Antoine
00:50:34qui est avec nous en direct.
00:50:35Bonjour,
00:50:36merci d'être là.
00:50:37On le dit,
00:50:38c'est une drogue pas chère,
00:50:39hyper addictive,
00:50:40c'est-à-dire que
00:50:40quand vous tombez dedans,
00:50:42après c'est fini quoi.
00:50:44C'est très très difficile
00:50:45d'en sortir
00:50:45et ça vous rend
00:50:46aussi violent.
00:50:47Je pense que c'est un élément
00:50:48qu'il faut qu'on ait en tête.
00:50:51Alors oui,
00:50:51vous avez raison,
00:50:52c'est une des substances
00:50:54les plus addictives
00:50:55qui existent.
00:50:56Donc c'est un produit
00:50:58qui à la base
00:50:59c'est de la cocaïne
00:50:59qui est effectivement
00:51:00free-basé
00:51:01comme on dit,
00:51:02c'est-à-dire qu'elle est coupée
00:51:03avec du bicarbonate de soude
00:51:04en général
00:51:05et puis on la récupère
00:51:06sous forme d'un caillou.
00:51:08Elle est très facile
00:51:09à produire,
00:51:09elle est très facile
00:51:10à commercialiser
00:51:13on va dire
00:51:14et elle est extrêmement addictive
00:51:17avec très très peu de prises.
00:51:18Donc en quelques prises
00:51:19on peut être addictif.
00:51:20Mais voilà,
00:51:22là où je voudrais insister
00:51:23c'est que
00:51:25la solution au problème
00:51:27quand une personne
00:51:29est addicte à ce produit-là
00:51:31la question est
00:51:31que faire ?
00:51:32Parce que
00:51:33bien entendu
00:51:34la police peut agir
00:51:36mais enfin
00:51:36c'est surtout
00:51:37un problème de santé publique
00:51:38c'est une addiction
00:51:39c'est une maladie
00:51:41c'est une pathologie
00:51:41cette pathologie
00:51:43malheureusement
00:51:43elle ne se guérit pas
00:51:44elle se soigne
00:51:46elle se soigne
00:51:47alors
00:51:47on a des mécanismes
00:51:50de réduction des risques
00:51:51on fait ce qu'on peut
00:51:52mais c'est très très compliqué
00:51:53et comme vous l'aviez souligné
00:51:55il n'y a pas de
00:51:56il n'y a pas de médicaments
00:51:57il n'y a pas de substitution
00:51:59comme on a pour les opiacés
00:52:00par exemple
00:52:01pour l'héroïne.
00:52:02Merci
00:52:02Restez avec nous quelques instants
00:52:03c'est très compliqué
00:52:04vous dites
00:52:04mais pour les autres aussi
00:52:05ainsi
00:52:06cette centaine de commerçants
00:52:07et habitants du quartier
00:52:08de la rue de la Fosse
00:52:09c'est en plein centre-ville
00:52:10de Nantes
00:52:11ils n'en peuvent plus
00:52:11ils voudraient bien savoir
00:52:12pourquoi depuis cet été
00:52:13les accros à la drogue
00:52:15se multiplient
00:52:16dans ce quartier
00:52:17qui était jusqu'ici
00:52:18assez tranquille
00:52:19ils n'hésitent pas
00:52:19à se piquer
00:52:20de jour comme de nuit
00:52:21sur les trottoirs
00:52:23ils laissent les seringues
00:52:24joncher le sol
00:52:25à la vue de tous
00:52:26ils ont donc lancé
00:52:27une pétition
00:52:28pour tenter de se faire entendre
00:52:29du maire et du préfet
00:52:30regardez le reportage
00:52:31en plein après-midi
00:52:33un jeune homme
00:52:34aux gestes désordonnés
00:52:35marche en chaussettes
00:52:36dans la rue
00:52:36où cette jeune accro
00:52:38au crack
00:52:38qui garde sa polaire
00:52:40malgré la chaleur
00:52:41les deux scènes
00:52:42se déroulent
00:52:43dans l'un des quartiers
00:52:44les plus touristiques
00:52:45de Nantes
00:52:45on voit des gens
00:52:46qui se piquent
00:52:47du matin au soir
00:52:48accroupis
00:52:49qui se piquent
00:52:50sur les bras
00:52:51les jambes
00:52:51qui fument
00:52:52c'est une bagarre
00:52:54tous les jours
00:52:55de faire partir
00:52:56les gens
00:52:57des terrasses
00:52:58parce qu'ils sont très insistants
00:52:59auprès des clients
00:53:01de plus en plus
00:53:02ils sont même agressifs
00:53:03par terre
00:53:04on retrouve
00:53:04les restes des shoots
00:53:05les habitants
00:53:07et une centaine
00:53:07de commerçants
00:53:08du quartier
00:53:09ont lancé une pétition
00:53:10qui sera remise
00:53:11à la maire de Nantes
00:53:12et au préfet
00:53:13les policiers
00:53:14mettaient une heure à arriver
00:53:14ils nous disent
00:53:15que de toute façon
00:53:16ils n'ont aucun pouvoir
00:53:17et qu'ils ne peuvent rien faire
00:53:18ils nous ont dit
00:53:19que c'était à nous
00:53:20de nous défendre
00:53:21et de contacter directement
00:53:23la mairie
00:53:24le préfet
00:53:24donc c'est ce qu'on essaye
00:53:25de faire
00:53:25mais ce n'est pas évident
00:53:26la police municipale
00:53:28est débordée
00:53:30pourquoi les unités psychiatriques
00:53:32sont débordées
00:53:33pourtant ça reste
00:53:34des êtres humains
00:53:35et on se doit
00:53:36de les aider
00:53:37certains commerçants
00:53:38s'interposent eux-mêmes
00:53:39lors de bagarres
00:53:40entre junkies
00:53:40alors que le trafic de drogue
00:53:42se poursuit en plein jour
00:53:43malgré les rondes de police
00:53:45depuis cet été
00:53:46les pharmacies
00:53:47ont triplé
00:53:48les distributions
00:53:48de kits de shoot
00:53:50certaines
00:53:50souhaitent arrêter
00:53:54Bernard Antoine
00:53:55vous êtes toujours avec nous
00:53:56addictologue
00:53:57je le rappelle
00:53:57l'agressivité
00:53:58c'est bien le problème
00:53:59en fait
00:53:59c'est-à-dire qu'on ne recule
00:54:01devant rien
00:54:01pour se procurer sa dose
00:54:02et du coup
00:54:03on se livre à des vols
00:54:04à des agressions
00:54:05c'est ça en fait
00:54:07qui vient perturber
00:54:08le quotidien
00:54:08de ceux qui croisent leur route
00:54:09on peut vraiment
00:54:10se faire agresser
00:54:11violemment par ces gens-là
00:54:13alors je tiens
00:54:14à vous rappeler une chose
00:54:15on est en train de parler
00:54:16d'un produit
00:54:16qui engendre
00:54:17une maladie
00:54:18qu'on appelle l'addiction
00:54:19et l'addiction
00:54:20la définition simple
00:54:21de l'addiction
00:54:22c'est l'incapacité
00:54:24de pouvoir
00:54:24se passer d'un produit
00:54:25c'est la perte de contrôle
00:54:28face à une substance
00:54:29donc vous pouvez faire
00:54:30tout ce que vous voulez
00:54:30ces personnes-là
00:54:31et en particulier
00:54:32sur le krach
00:54:32on n'a pas les mêmes problèmes
00:54:34quand même avec le cannabis
00:54:35par exemple
00:54:35mais le krach
00:54:36ça va engendrer
00:54:37une dépendance
00:54:39telle
00:54:39que les personnes
00:54:40sont prêtes
00:54:41à faire n'importe quoi
00:54:41pour se procurer le produit
00:54:44donc la réaction
00:54:46des gens
00:54:47est tout à fait normale
00:54:48ils ont peur
00:54:49et ils ont raison
00:54:50d'avoir peur
00:54:50parce qu'une personne
00:54:52qui est en craving
00:54:53ça c'est le mot technique
00:54:55pour décrire le manque
00:54:57quand elle est vraiment
00:54:58en craving
00:54:58de krach
00:55:00elle est capable
00:55:00de faire n'importe quoi
00:55:01de voler
00:55:03de taper
00:55:04et puis de se mettre en danger
00:55:05voire même
00:55:07de prendre
00:55:08des dangers
00:55:09pour sa propre vie
00:55:10et ça ne compte pas
00:55:11la prostitution
00:55:11la prostitution
00:55:12pour certains aussi
00:55:13qui veulent absolument
00:55:14se procurer leur dose
00:55:14et qui n'hésitent pas
00:55:15à aller jusque là
00:55:16vous allez voir
00:55:17il y en a qui résistent
00:55:17quand même
00:55:17parce qu'ils n'ont pas envie
00:55:18que ce soit une fatalité
00:55:19dans leur quotidien
00:55:20à Paris par exemple
00:55:21les habitants du quartier
00:55:22Rosa Parks
00:55:22se sont rassemblés
00:55:23pour crier leur désespoir
00:55:24face à ce fléau
00:55:26ils se sentent évidemment
00:55:27abandonnés
00:55:28et CNews a pu filmer
00:55:29les dérives
00:55:30de ce quartier
00:55:31regardez
00:55:32c'est à Rosa Parks
00:55:34vers 2016
00:55:36coupée en pleine interview
00:55:37par une femme droguée
00:55:39cette habitante
00:55:40ne semble même plus étonnée
00:55:41elle a emménagé
00:55:42dans le quartier
00:55:43Rosa Parks
00:55:43en 2012
00:55:44un quartier
00:55:45maintenant gangréné
00:55:46par le krach
00:55:48ça c'est une personne
00:55:49c'est une personne
00:55:52que l'on croise
00:55:53ici régulièrement
00:55:55donc des personnes
00:55:56qui sont en errance
00:55:58qui sont souvent
00:56:00atteintes de maladies mentales
00:56:02qui ont vraiment
00:56:04des gros problèmes
00:56:05psychologiques
00:56:07et ça c'est au quotidien
00:56:09elle fait référence
00:56:10à ces dizaines de personnes
00:56:11qui se rassemblent ici
00:56:12la nuit
00:56:13sous ce pont
00:56:14à quelques mètres
00:56:15d'une école
00:56:20plus tôt dans la journée
00:56:21les parents d'élèves
00:56:22se sont rassemblés
00:56:23avec des casseroles
00:56:24et slogans
00:56:25pour un cri de désespoir
00:56:28en anonyme
00:56:29par peur de représailles
00:56:30ils parlent d'un abandon
00:56:31c'est pas parce qu'on est
00:56:32dans un quartier populaire
00:56:33qu'on doit être oublié
00:56:35et nous on a vraiment
00:56:36l'impression
00:56:37sincèrement
00:56:37d'avoir été oublié
00:56:38et il n'est pas normal
00:56:40que nos enfants
00:56:41n'aient pas une enfance
00:56:42comme les autres
00:56:42souvent les gens
00:56:43sont dévêtus
00:56:44ils font
00:56:44leur sel
00:56:46et leurs besoins
00:56:47devant nous
00:56:48à même le sol
00:56:49à même les trottoirs
00:56:50et on est confronté
00:56:52à ça tous les jours
00:56:52les forces de l'ordre
00:56:53sont visibles sur place
00:56:55mais les riverains
00:56:55regrettent l'absence
00:56:56de mesures de santé publique
00:56:58pour prendre en charge
00:56:59ces addictions
00:57:02Karim Malou
00:57:03vous habitez ce quartier ?
00:57:04Oui j'ai habitué ce quartier
00:57:06effectivement
00:57:08franchement
00:57:08il y a
00:57:10plusieurs associations
00:57:11les élus
00:57:12même
00:57:13les médecins
00:57:14ont tout fait
00:57:14pour les idées
00:57:15mais ça n'a jamais marché
00:57:16ils ont
00:57:16squatté le jardin du Horde
00:57:18pendant plusieurs années
00:57:19la place de Stalingrad
00:57:21et puis jusqu'à la société
00:57:22d'essence
00:57:23ils sont montés
00:57:23dans le 19ème arrondissement
00:57:25jusqu'à
00:57:26jusqu'à
00:57:26jusqu'à la frontière
00:57:28de
00:57:29du pays
00:57:30de 93
00:57:32ils sont vers le 18ème aussi
00:57:33mais toute cette population
00:57:35elle en a marre
00:57:37ils agressent
00:57:38ils volent
00:57:39et parce qu'ils sont en manque
00:57:41parce que ce problème
00:57:42relève de la santé publique
00:57:43vous dites
00:57:43on a tout fait pour les aider
00:57:44ils ne veulent pas
00:57:44ils ne veulent pas
00:57:45parce que le problème
00:57:46moi j'ai été dans une association
00:57:48pour un peu aider
00:57:49pour un peu
00:57:50le maire du 19ème arrondissement
00:57:52par contre c'est un fluo
00:57:54donc tous les élus
00:57:54de gauche ou de droite
00:57:55jouent le jeu
00:57:56etc.
00:57:57en contact avec des hôpitaux
00:57:59et ils nous ont expliqué
00:58:00mais pas de soucis
00:58:02ils viennent
00:58:03il reste quelques heures
00:58:04voire une journée
00:58:05et puis ils se cassent
00:58:06on ne peut pas les retenir
00:58:07vous ne pouvez pas retenir quelqu'un
00:58:09dans un hôpital
00:58:09donc ils sont
00:58:10et souvent
00:58:11et puis les gens vont le dire
00:58:12carrément à lui
00:58:12mais ils reviennent encore sur le sujet
00:58:13la majorité d'entre eux
00:58:14ils sont
00:58:16en situation irrégulière
00:58:17on l'a dit dans le reportage
00:58:18ils viennent du Maghreb
00:58:20du Sahel
00:58:21ils viennent d'un peu partout
00:58:22et que
00:58:23la drogue
00:58:24il y a deux phénomènes
00:58:25la santé publique
00:58:26et que la drogue aujourd'hui
00:58:27c'est le centre de la criminalité en France
00:58:30bon maître Roy
00:58:31qu'est-ce qu'on peut faire d'eux
00:58:32parce qu'en fait
00:58:32ils ont le droit de sortir de ces centres
00:58:34et évidemment
00:58:34on sait que
00:58:35l'accueil des soins
00:58:37de ce genre
00:58:38c'est un peu le parent pauvre
00:58:39de notre pays aussi
00:58:40mais ça coûte cher
00:58:41vous avez raison monsieur
00:58:42il y a deux sujets
00:58:42la santé mentale
00:58:43qui est extrêmement défaillante
00:58:45dans notre pays
00:58:45et aussi
00:58:46effectivement
00:58:4770% de la délinquance
00:58:48est engendrée par la toxicomanie
00:58:50c'est pas récent
00:58:51ça a des années et des années
00:58:53donc c'est vrai que
00:58:54c'est source de beaucoup de délinquance
00:58:55et c'est extrêmement problématique
00:58:56parce que
00:58:57pour se procurer cette drogue
00:58:58qui est extrêmement bon marché
00:59:00finalement
00:59:01puisqu'il dit
00:59:01dans le reportage
00:59:0210 euros
00:59:03donc voilà
00:59:05mais qui est addictive
00:59:06au plus haut point
00:59:07ces gens-là
00:59:09sont après
00:59:10prêts à faire
00:59:11toute infraction
00:59:12et c'est ça
00:59:12qui quand même pose question
00:59:13et vous allez voir
00:59:14à Marseille
00:59:14de nombreux consommateurs
00:59:16de drogue
00:59:16errent carrément
00:59:17dans les rues
00:59:18dans le secteur
00:59:18de la Porte d'Aix
00:59:19pour ceux qui connaissent
00:59:20un peu la cité phocéenne
00:59:21on n'est pas très très loin
00:59:22de la gare Saint-Charles
00:59:23réputé pour ses vendeurs
00:59:25à la Sauvette
00:59:26connu pour ses violences
00:59:27d'un quartier
00:59:27qui est sous contrôle
00:59:28de la police municipale
00:59:29depuis plusieurs semaines
00:59:31mais peu à peu
00:59:32ça s'étend vers le centre-ville
00:59:33regardez
00:59:35originaire du Sénégal
00:59:36et âgé de 23 ans
00:59:37Alex
00:59:38erre depuis des semaines
00:59:40aux abords
00:59:40de la Porte d'Aix
00:59:41à Marseille
00:59:42nous tous
00:59:42on a des drogues
00:59:43on a des dedans
00:59:43on n'a pas de choix
00:59:44c'est pas qu'on veut
00:59:45et tu aimerais sortir du crack ?
00:59:47bien sûr
00:59:48tout le monde
00:59:48voulait sortir dedans
00:59:50comme lui
00:59:50des dizaines de consommateurs
00:59:52de drogue
00:59:52vivent à la rue
00:59:53dans ce quartier
00:59:54la plupart sont
00:59:55en grande précarité
00:59:56certains
00:59:57en situation irrégulière
00:59:58les seringues
00:59:59et les accessoires
01:00:00sont abandonnés
01:00:01à même le sol
01:00:02alors les riverains
01:00:04redoublent de prudence
01:00:05beaucoup de gens
01:00:06sans abri
01:00:07ou en tout cas
01:00:08sans travail
01:00:09qui traînent un petit peu partout
01:00:10j'ai pas vraiment peur
01:00:12mais je sors pas la nuit
01:00:13j'ai plutôt peur
01:00:14quand ma fille est vieille
01:00:15qu'elle reparte
01:00:16ça oui
01:00:16des usagers de drogue
01:00:18qui sont de plus en plus nombreux
01:00:19et depuis plusieurs mois
01:00:21la consommation de cocaïne
01:00:22sous forme de crack
01:00:23s'étend dans la ville
01:00:25tous les jours
01:00:26l'association Bus 31-32
01:00:28accompagne ces personnes
01:00:30et leur distribue
01:00:31du matériel stérile
01:00:32et des produits
01:00:33de substitution
01:00:33de plus en plus
01:00:35de crack
01:00:36de plus en plus
01:00:37d'usagers
01:00:39en centre-ville
01:00:40je pense qu'il y a
01:00:41tout un tas de facteurs
01:00:43c'est
01:00:44le produit
01:00:45déjà
01:00:45qui est de plus en plus présent
01:00:46de plus en plus accessible
01:00:48une situation préoccupante
01:00:51les riverains
01:00:52craignent une montée progressive
01:00:54des tensions dans le secteur
01:00:58et on va remercier
01:00:59Bernard-Antoine
01:01:00addictologue
01:01:00qui était avec nous
01:01:01merci beaucoup
01:01:02pour votre participation
01:01:03c'était très précieux
01:01:04de comprendre un petit peu
01:01:04tous les ravages
01:01:06et les risques
01:01:07engendrés par ça
01:01:07Stanislas Godot
01:01:08vous êtes policier
01:01:08à Marseille
01:01:09c'est la police municipale
01:01:10qui gère ça
01:01:11mais elle peut vraiment
01:01:12gérer ce problème
01:01:14à elle seule ?
01:01:16c'est bien parce que
01:01:17les reportages
01:01:18ont montré
01:01:18toutes les difficultés
01:01:19les injonctions thérapeutiques
01:01:21bon c'est pas vraiment
01:01:22ce qui est le plus prononcé
01:01:23dans les tribunaux
01:01:25la problématique
01:01:26notamment des situations
01:01:27irrégulières
01:01:28et là on retombe
01:01:29dans le travers
01:01:29des procédures administratives
01:01:31si on veut notamment
01:01:32procéder à des expulsions
01:01:33ou appliquer des OQTF
01:01:35quand on connaît
01:01:36l'application
01:01:36c'est un sur 10
01:01:37elle peut contrôler
01:01:38les papiers ?
01:01:39elle peut faire évidemment
01:01:40cesser notamment
01:01:40par exemple de l'occupation
01:01:42du domaine public
01:01:43ça peut être du domaine
01:01:44réglementaire
01:01:44mais dans le domaine
01:01:45de la police nationale
01:01:46ce qui est de l'interpellation
01:01:47et de la mise à disposition
01:01:48et de faire de la procédure
01:01:50en tant que telle
01:01:50ça c'est quelque chose
01:01:51qui est propre
01:01:52notamment à la police nationale
01:01:54maintenant
01:01:55la charge de travail
01:01:56par rapport à toutes les priorités
01:01:57aujourd'hui qu'on a
01:01:58sur les bras
01:01:59croyez-moi
01:01:59c'est sacrément compliqué
01:02:00par contre
01:02:02le problème indirect
01:02:03c'est évidemment
01:02:04la violence
01:02:05qui est le tandem
01:02:06du trafic
01:02:08et de l'usage
01:02:09notamment des stups
01:02:09parce qu'on ne peut pas
01:02:10dissocier les deux
01:02:11dans toutes les villes
01:02:12où vous avez des stats
01:02:13qui explosent
01:02:14en matière de trafic
01:02:15de stupéfiants
01:02:15la violence
01:02:16l'accompagne à chaque fois
01:02:18la violence
01:02:18c'est le corollaire
01:02:19de cette consommation
01:02:20c'est une des drogues
01:02:21les plus dures
01:02:22moi à ma connaissance
01:02:23il n'y a que l'héroïne
01:02:24qui est plus dure
01:02:24dès que vous en prenez
01:02:25vous êtes directement addict
01:02:26et donc ça crée
01:02:27de la paranoïa
01:02:28ça crée de l'agressivité
01:02:30et ça crée
01:02:31des hallucinations
01:02:32et immédiatement
01:02:33vous êtes sous un comportement
01:02:35compulsif
01:02:35compulsif
01:02:36ça veut dire que
01:02:36la drogue
01:02:37devient l'objet numéro un
01:02:38donc vous les croisez
01:02:39il peut se passer n'importe quoi
01:02:40mais oui
01:02:40parce que vos vêtements
01:02:41votre travail
01:02:42vos enfants
01:02:42les gens qui sont autour de vous
01:02:43ça ne compte plus
01:02:45c'est-à-dire que vous pouvez être
01:02:46comme on l'a vu dans le reportage
01:02:47avec une doudoune en plein été
01:02:48vous pouvez laisser
01:02:49les ustensiles à côté de vous
01:02:50parce que la compulsion
01:02:52l'emporte surtout
01:02:53alors ce qui est terrible
01:02:53c'est que tout ça
01:02:54n'est pas nouveau
01:02:55il y a deux ans
01:02:56on était allé à Rennes
01:02:57à l'époque déjà
01:02:58la situation était la même
01:02:59et même le prélude
01:03:00à ce qui se passe maintenant
01:03:01regardez
01:03:03quartier du Blonde à Rennes
01:03:05le square de Galicie
01:03:06est suffisamment étendu
01:03:07et herboré
01:03:08entre trois grandes tours
01:03:10pour que le deal
01:03:11se fasse en toute discrétion
01:03:12dans les halls
01:03:13ou à l'extérieur
01:03:14c'est l'unique lieu de vente
01:03:16de crack à Rennes
01:03:17en place
01:03:18depuis bientôt un an
01:03:19il faut savoir que le point de deal
01:03:20il ne reste pas fixe
01:03:21il reste vraiment
01:03:22je veux dire
01:03:23il se déplace
01:03:23en fonction de la présence policière
01:03:25ou non
01:03:25on a à peu près
01:03:26au moins 60 clients par jour
01:03:27les chouffres changent régulièrement
01:03:29et voilà
01:03:31ça marche très bien
01:03:32l'appréhension des habitants
01:03:33c'est surtout
01:03:34de rencontrer des clients
01:03:35en manque
01:03:36de cette nouvelle drogue
01:03:37très addictive
01:03:38j'ai constaté
01:03:40en effet
01:03:40qu'il y a
01:03:41il y a des personnes
01:03:42un petit peu
01:03:43un petit peu égarées
01:03:45on se demande
01:03:46ce qu'elles font
01:03:47mais moi
01:03:47je préfère
01:03:48fuir le regard
01:03:49les tarifs sont affichés
01:03:50sur la palissade
01:03:51du chantier mitoyen
01:03:53une substance
01:03:54beaucoup plus accessible
01:03:55on dit que c'est
01:03:56la drogue du pauvre
01:03:5660 à 70 euros
01:03:58le gramme de coke
01:03:59là on a 10 euros la dose
01:04:00on a tout type de clients
01:04:01on a aussi bien
01:04:02de l'étudiant
01:04:03au cadre
01:04:03et on a même des mamans
01:04:04en landau
01:04:04qui viennent chercher leur dose
01:04:06Rennes n'est pas la seule ville
01:04:07de l'ouest concernée
01:04:09Nantes, Alençon, Le Mans
01:04:10ou Lorient
01:04:11ont vu s'installer
01:04:12des dealers de crack
01:04:13ces derniers mois
01:04:15Karim Maloum
01:04:16on n'est pas sortis de l'auberge
01:04:17parce que ça n'a fait
01:04:17que s'aggraver depuis
01:04:18et c'est déjà
01:04:19en portage de 2024
01:04:20là on est submergé
01:04:22en fait
01:04:22absolument
01:04:23et surtout aujourd'hui
01:04:24le trafic de drogue
01:04:25a changé
01:04:26de nature même
01:04:28aujourd'hui
01:04:29vous avez
01:04:29pour faire un grand
01:04:30trafic de drogue
01:04:31il faut créer
01:04:32un espace
01:04:33d'un endroit
01:04:33et dans cet espace
01:04:35d'un endroit
01:04:35il y a une certaine
01:04:36connexion
01:04:36entre toutes
01:04:37toutes sortes
01:04:39de criminalités
01:04:40le trafic d'armes
01:04:41le trafic d'argent
01:04:42de leur prostitution
01:04:42un écosystème
01:04:43voilà
01:04:44et pour le faire
01:04:44il faut que la république
01:04:47lutte
01:04:48non la république
01:04:49doit partir
01:04:49et c'est des territoires
01:04:51abandonnés maintenant
01:04:52et soit
01:04:53la république
01:04:54les a abandonnés
01:04:55ou c'est la république
01:04:55ou les gens
01:04:56qui ont abandonné la république
01:04:57et là aujourd'hui
01:04:58le trafic de drogue
01:04:59franchement
01:04:59c'est le centre
01:05:00de toute la criminalité française
01:05:02Merci beaucoup
01:05:03pour cette phrase de conclusion
01:05:04allez une petite pause
01:05:04et puis on revient évidemment
01:05:05pour parler du gros événement
01:05:07de ce week-end
01:05:09long week-end évidemment
01:05:10puisque dès demain
01:05:11le pape Léon XIV
01:05:13sera en France
01:05:14comment on assure sa sécurité
01:05:16c'est un élément crucial
01:05:17est-ce qu'il y a aussi
01:05:18des risques
01:05:19liés à d'éventuels
01:05:20actes terroristes
01:05:21on fera venir
01:05:22un ancien officier
01:05:22du renseignement
01:05:23qui préside aujourd'hui
01:05:25une société de sécurité
01:05:26à tout de suite
01:05:30De retour avec vous
01:05:31dans Police Justice
01:05:3224h en France
01:05:33une page spéciale
01:05:34pour vous expliquer
01:05:35comment notre pays
01:05:36s'apprête
01:05:36à protéger
01:05:37le souverain pontife
01:05:38on va voir aussi
01:05:39s'il y a des menaces
01:05:40particulières
01:05:40qui pèsent
01:05:41sur cette visite
01:05:42beaucoup de reportages
01:05:43d'enquêtes
01:05:44et de témoignages
01:05:45avant cette mobilisation
01:05:46exceptionnelle
01:05:46d'ailleurs
01:05:46dès demain
01:05:47évidemment
01:05:48CNews va vibrer
01:05:49au rythme
01:05:50de ces 4 jours
01:05:51en édition spéciale
01:05:52et d'ailleurs
01:05:5224h en France
01:05:53ne reviendra que mardi
01:05:54évidemment pour les besoins
01:05:55de la cause
01:05:56parlons de la sécurité
01:05:57à Paris
01:05:58pour la seule ville de Paris
01:05:59environ 15 000 personnels
01:06:02seront mobilisés
01:06:03les 25 et 26 septembre
01:06:05au jour de sa visite
01:06:07dans la capitale
01:06:08avec des policiers
01:06:09des gendarmes
01:06:09des forces mobiles
01:06:10et bien sûr
01:06:11les militaires
01:06:12de l'opération Sentinelle
01:06:13le préfet de police
01:06:15a d'ailleurs détaillé
01:06:17ce dispositif
01:06:18je vous propose
01:06:18de regarder ce reportage
01:06:19qui pose un peu
01:06:20les bases
01:06:20de ce déplacement
01:06:22des milliers de policiers
01:06:23et gendarmes
01:06:24mais aussi
01:06:25de nombreux policiers
01:06:26en civil
01:06:26la préfecture de police
01:06:28détaille son dispositif
01:06:29exceptionnel
01:06:30évidemment nous avons
01:06:31évalué la menace
01:06:32évidemment en fonction
01:06:33de la menace terroriste
01:06:34qui existe toujours
01:06:34comme partout ailleurs
01:06:35et bien nous avons mis
01:06:37un dispositif
01:06:37extrêmement solide
01:06:38extrêmement durci
01:06:39et je l'ai dit
01:06:40il y aura du bleu
01:06:41de partout
01:06:41dans Paris
01:06:42en surface
01:06:43en sous-sol
01:06:44mais aussi énormément
01:06:45de policiers
01:06:46en civil
01:06:47un parcours dans Paris
01:06:48pour le pape
01:06:48et un casse-tête sécuritaire
01:06:50plusieurs sites seront surveillés
01:06:51et surtout des foules
01:06:52considérables
01:06:53jusqu'à 250 000 personnes
01:06:55sont attendues
01:06:55sur le trajet
01:06:56de la Papa Mobile
01:06:57vendredi
01:06:5880 000 personnes
01:06:59seront au stade de France
01:07:00et 500 000 pour la messe
01:07:02sur les Champs-Elysées
01:07:02samedi
01:07:03il y aura la sécurisation
01:07:04de points fixes
01:07:05que sont les gares
01:07:06avec des influences particulières
01:07:08en fonction des heures
01:07:09des moments de la journée
01:07:11mais aussi une agilité
01:07:12parce que évidemment
01:07:12nous serons partout
01:07:13lors de ces deux jours
01:07:15la circulation sera difficile
01:07:16dans plusieurs secteurs
01:07:17périmètre de sécurité
01:07:19rue fermée
01:07:20et restrictions de stationnement
01:07:21accompagneront le déplacement
01:07:22du souverain pontife
01:07:23c'est le cas du quartier
01:07:25des Invalides
01:07:25et l'île de la Cité
01:07:26vendredi
01:07:27samedi
01:07:27le secteur de la Concorde
01:07:29et l'avenue des Champs-Elysées
01:07:30seront particulièrement surveillés
01:07:32un dispositif exceptionnel
01:07:33qui ne se limitera pas
01:07:34à la capitale
01:07:35des mesures de sécurité
01:07:36seront également déployées
01:07:38à Lourdes
01:07:38et à Metz
01:07:39les deux autres étapes
01:07:40de la visite
01:07:41de Léon XIV
01:07:43Stalissa Asgodon
01:07:43vous êtes policier
01:07:44la préfecture de police
01:07:45qui précise
01:07:46il y aura là
01:07:46tout ce que la France
01:07:47compte de troupes spéciales
01:07:49de troupes d'élite
01:07:50BRI
01:07:51RAID
01:07:51GIGN
01:07:52les démineurs
01:07:53évidemment
01:07:53et des tireurs d'élite
01:07:54partout
01:07:55pas de stress
01:07:56il ne s'agit pas d'être stressé
01:07:57mais une hyper vigilance
01:07:59quand même
01:07:59on l'a bien compris
01:08:00oui comme tous les grands événements
01:08:02alors effectivement
01:08:03vous avez raison de le rappeler
01:08:04il y a 100% de présent
01:08:05quasiment pour la plupart
01:08:06des services
01:08:08hormis ceux qui évidemment
01:08:09sont en situation de maladie
01:08:11ou quoi
01:08:11sinon c'est quasiment
01:08:12100% de présent
01:08:13puisque c'est 15 000 demain
01:08:14c'est 12 000 le lendemain
01:08:16et puis il y aura
01:08:17tous les trajets
01:08:18à sécuriser
01:08:19alors il y a un arsenal
01:08:20évidemment de périmètres
01:08:21mais ça issu
01:08:22de ce qu'on appelle
01:08:23la loi CILT
01:08:23sécurité intérieure
01:08:24et lutte contre le terrorisme
01:08:26qui nous permet
01:08:26de sanctuariser
01:08:27en fait des périmètres
01:08:28pour qu'on s'assure
01:08:29qu'il n'y ait pas
01:08:30notamment d'intrusion
01:08:31à l'intérieur
01:08:31il y a la surveillance
01:08:33dans les airs
01:08:33sur les points hauts
01:08:34avec les tireurs de précision
01:08:35enfin c'est vrai
01:08:37qu'on compte
01:08:38toutes les forces vives
01:08:39de la sécurité intérieure
01:08:41sur le dispositif
01:08:43exceptionnel
01:08:43pour le pape
01:08:44on a l'habitude
01:08:45on a fait les jeux
01:08:46le pape il est déjà venu
01:08:48moi je me rappelle
01:08:49avoir fait la sécurisation
01:08:5096 pour notamment
01:08:51Jean-Paul II
01:08:52bon voilà
01:08:53ça fait partie
01:08:53de notre métier
01:08:55et de l'engagement
01:08:56notamment au quotidien
01:08:56c'est pour ça que nous
01:08:57on répond toujours présent
01:08:58c'est pour ça qu'en ce moment
01:08:59j'en profite pour dire
01:08:59qu'on se bagarre un peu
01:09:01pour notamment
01:09:02nos mesures
01:09:04catégorielles certes
01:09:05mais qui peuvent aussi
01:09:05amener à ce qu'on puisse
01:09:07recruter de plus en plus
01:09:08de policiers
01:09:09pour ce beau métier
01:09:09Cyril Cardone est avec nous
01:09:11je vous fais réagir
01:09:11dans un instant
01:09:12je rappelle que vous êtes
01:09:12ancien officier du renseignement
01:09:13président de Arcane Risk
01:09:15merci de nous avoir rejoint
01:09:17je vous propose d'écouter
01:09:18l'ancien directeur
01:09:18du service de protection
01:09:19des hautes personnalités
01:09:20c'est Gilles Furigo
01:09:21il dit oui
01:09:22la France en tant qu'État
01:09:24est responsable
01:09:24de cette sécurité
01:09:26parce que lui aussi
01:09:27c'est un chef d'État
01:09:28de toute façon
01:09:29là nous sommes dans une
01:09:30dans ce que le Vatican
01:09:32appelle un voyage apostolique
01:09:34qui a trois dimensions
01:09:35la première dimension
01:09:36c'est une dimension pastorale
01:09:38une dimension donc religieuse
01:09:39la deuxième dimension
01:09:40c'est la religion
01:09:42la dimension protocolaire
01:09:43puisque Léon XIV
01:09:44est chef d'État
01:09:45et il va être reçu
01:09:46avec les honneurs
01:09:48qui sont dus à son rang
01:09:49comme chef d'État
01:09:49du Vatican
01:09:50et ça va entraîner
01:09:51une troisième dimension
01:09:52qui est la dimension sécuritaire
01:09:54puisque l'État
01:09:55est responsable
01:09:55de la sécurité du pape
01:09:57tant qu'il sera présent
01:09:58sur le territoire national
01:10:00donc comme toute personnalité
01:10:01étrangère menacée
01:10:03il y a donc
01:10:04la sécurisation du pape
01:10:06et la sécurisation également
01:10:07des événements
01:10:09qui vont recevoir du public
01:10:11les messes etc
01:10:11qui elles vont être sécurisées
01:10:13également par l'État
01:10:14au même titre
01:10:15que le sont
01:10:16les événements sportifs
01:10:17par exemple les JO
01:10:18ou les championnats du monde
01:10:19de foot ou de rugby
01:10:21les événements culturels
01:10:22c'est donc ce qui explique
01:10:23la présence
01:10:24des 14 000 policiers
01:10:26et gendarmes
01:10:26et des 2500
01:10:27ça peut être compliqué
01:10:29Justement regardez
01:10:30précisément
01:10:31ce que ça va donner
01:10:32on a parlé de Paris
01:10:33mais il y a aussi
01:10:33les autres villes
01:10:34qui sont concernées
01:10:3515 000 forces
01:10:37de l'ordre à Paris
01:10:38des unités spécialisées
01:10:38je vous le disais
01:10:39des pompiers
01:10:40aussi des services de secours
01:10:41au cas où il se passe
01:10:42le moindre problème
01:10:44y compris
01:10:44chez les fidèles
01:10:45chez les pèlerins
01:10:462500 policiers
01:10:47à Lourdes
01:10:47le eux aussi
01:10:48venus de toute la France
01:10:4915 unités de CRS
01:10:50leur aide
01:10:51des gendarmes
01:10:52un millier de gendarmes
01:10:53et des militaires
01:10:54de sentinelle
01:10:54et puis bien sûr
01:10:55on n'oublie pas
01:10:55Metz
01:10:56où il prononcera
01:10:57aussi une Metz
01:10:58ce sera à la toute fin
01:10:59de son séjour
01:11:002500 policiers
01:11:02971 militaires
01:11:03de la gendarmerie
01:11:03dont 6 escadrons
01:11:04de gendarmerie mobile
01:11:06Cyril Cardone
01:11:07c'est assez exceptionnel
01:11:08on a tendance à dire
01:11:09toujours ce superactif
01:11:10exceptionnel
01:11:11mais quand même
01:11:11une visite papale
01:11:12c'est historique
01:11:13sachant aussi le risque
01:11:14qui court autour de sa personne
01:11:15il y a eu
01:11:16des drames
01:11:17dans le passé
01:11:17il y a eu des drames
01:11:19il a quelques menaces
01:11:20notamment en juin
01:11:21dernier
01:11:21pendant son voyage en Espagne
01:11:22Daesh avait émis
01:11:24une sorte de fatwa
01:11:26en disant
01:11:26que c'était ces derniers jours
01:11:27il fallait qu'il en profite
01:11:29il a eu aussi des menaces
01:11:30quand il allait en Algérie
01:11:31au mois de mars
01:11:33bon
01:11:33c'est quand même circonscrit
01:11:34à certains pays
01:11:36pour ce qui est de la France
01:11:37c'est un dispositif
01:11:38que la France
01:11:39sait mettre en place
01:11:40le dispositif de protection
01:11:42pour les autorités
01:11:43il faut savoir
01:11:43que quand une autorité
01:11:44notamment présidentielle
01:11:45donc on va dire
01:11:46que c'est un président
01:11:48c'est toujours le pays
01:11:48qui accueille
01:11:49qui est responsable
01:11:50quoi qu'il arrive
01:11:51alors après
01:11:52c'est fait en collaboration
01:11:53avec le service
01:11:54de sa protection personnelle
01:11:55qui a un droit de regard
01:11:56il y a des pays
01:11:57qui ont un droit de regard
01:11:58plus intrusif
01:11:59par exemple les américains
01:12:00ont un droit de retard
01:12:01plus inclusif
01:12:02sur les dispositifs
01:12:03de sécurité qu'on met
01:12:04le secret de service
01:12:04le secret de service
01:12:05qui impose ses véhicules à eux
01:12:07qui impose ses personnels à eux
01:12:09mais en France
01:12:10on est assez habitué à ça
01:12:12la protection rapprochée
01:12:13de ce genre de personnalité
01:12:14là en l'occurrence
01:12:15c'est un mix de mobilité
01:12:16et de statique
01:12:18surtout quand on voit les images
01:12:20on va parler de mobilité
01:12:21parce que c'est ça qui est difficile
01:12:23il est au contact de la foule
01:12:24les papes aiment aller
01:12:25auprès des fidèles
01:12:27il y a énormément de ferveur
01:12:28alors le stade de France
01:12:29c'est peut-être un peu plus
01:12:30cantonné
01:12:31mais comment on sécurise
01:12:32un parcours
01:12:33sachant qu'il y a autant de monde
01:12:34est-ce qu'on filtre tout le monde
01:12:35systématiquement ?
01:12:36alors en fait
01:12:36c'est un mélange
01:12:37de plusieurs bulles
01:12:38qui sont mobiles
01:12:39donc on a une bulle
01:12:40très extérieure
01:12:41on a une bulle intermédiaire
01:12:42pour aller très vite
01:12:43de manière caricaturale
01:12:45et on a une bulle très fermée
01:12:47qui est la protection rapprochée pure
01:12:48la bulle extérieure
01:12:50c'est ce que le préfet de police a parlé
01:12:53les métros
01:12:54l'aérien
01:12:55c'est-à-dire
01:12:55toutes les forces mobiles
01:12:57entre guillemets
01:12:57en tenue
01:12:58qui voient
01:12:59qui filtrent
01:12:59qui regardent
01:13:00qui peuvent avertir
01:13:01et renseigner
01:13:03après on a la zone intermédiaire
01:13:04qui pourrait être par exemple
01:13:05vous le voyez sur un 14 juillet
01:13:07on le voit très très bien
01:13:08on a des forces de police
01:13:09ou de CRS
01:13:10qui longent en fait
01:13:11le défilé
01:13:11on voit les petits bonhommes en bleu
01:13:13en gros
01:13:13et eux ils filtrent en fait
01:13:15vraiment au plus près
01:13:16et c'est eux qui voient
01:13:17et après
01:13:18en dernier lieu
01:13:19on a la protection rapprochée pure
01:13:20qui est sûrement là
01:13:21en l'occurrence pour le pape
01:13:22un mix entre
01:13:23des unités police gendarmerie
01:13:25de chez nous
01:13:25et puis un mix avec eux
01:13:27j'allais dire
01:13:27est-ce que c'est la France
01:13:28qui assure sa protection rapprochée ?
01:13:30la France est obligée
01:13:31d'assurer sa protection rapprochée
01:13:32mais elle est aussi obligée
01:13:33d'accepter la protection rapprochée
01:13:34du pape
01:13:35Célia vous voulez dire un mot
01:13:37ou Stanislas Godon
01:13:38sur c'est qui
01:13:39alors la protection rapprochée
01:13:40c'est les troupes d'élite
01:13:41c'est le raid
01:13:42alors il y a d'abord
01:13:43un service qui s'appelle
01:13:44le SDLP
01:13:45le service de la protection
01:13:46qui est aguerri
01:13:47notamment dans la protection
01:13:48des personnalités
01:13:49qui va être évidemment
01:13:50au plus près
01:13:51en fait de ce qu'on appelle
01:13:53la cage
01:13:53en fait
01:13:54autour de la personnalité
01:13:55il faut que ça
01:14:06je dirais
01:14:07de risque encouru
01:14:08par ces personnes là
01:14:08et puis
01:14:09vous avez eu très
01:14:12raison de le dire
01:14:13la particularité
01:14:14des américains
01:14:15c'est qu'en fait
01:14:16le service secret américain
01:14:18en fait
01:14:18il est responsable
01:14:19et en fait
01:14:19il a tout pouvoir
01:14:20en fait sur la personnalité
01:14:21en France
01:14:22c'est pas tout à fait le cas
01:14:23c'est le service de la protection
01:14:24qui en fait
01:14:25a le pouvoir
01:14:26et la décision de sécurité
01:14:27sur la personnalité
01:14:28vous allez voir
01:14:29pourquoi c'est aussi tendu
01:14:30parce qu'il sera
01:14:31au contact de la foule
01:14:32à de nombreuses reprises
01:14:33on va regarder
01:14:34un petit peu
01:14:34ce qui va se passer
01:14:35dès le premier jour
01:14:38c'est une tradition
01:14:39lorsque le pape
01:14:40est en déplacement
01:14:41à l'étranger
01:14:41il utilise
01:14:43la fameuse
01:14:43papa mobile
01:14:44pour être vu des fidèles
01:14:45et aller à leurs rencontres
01:14:46pour sa première visite apostolique
01:14:48Léon XIV
01:14:49a tenu à effectuer
01:14:50cette déambulation
01:14:51au coeur de la capitale
01:14:52sur un parcours
01:14:54d'un peu plus de
01:14:542 kilomètres
01:14:55ultra sécurisé
01:14:57le départ est prévu
01:14:58demain à 16h
01:14:59depuis l'église
01:15:00Notre-Dame-des-Champs
01:15:01le cortège
01:15:02empruntera
01:15:02le boulevard
01:15:03du Montparnasse
01:15:04puis le boulevard
01:15:05Saint-Michel
01:15:05en direction de la Seine
01:15:06sur tout le trajet
01:15:08le stationnement de véhicules
01:15:09sera interdit
01:15:10dès 11h ce jeudi
01:15:11le périmètre sera bloqué
01:15:13à la circulation
01:15:14demain
01:15:14dès 6h du matin
01:15:15jusqu'à 20h
01:15:17quant aux stations de métro
01:15:18situées sur l'itinéraire
01:15:19empruntées par le pape
01:15:20elles seront fermées
01:15:22à partir de 10h
01:15:23pour voir le souverain pontife
01:15:24pas besoin de réservation
01:15:26comme au Stade de France
01:15:27il faudra cependant
01:15:29arriver très tôt
01:15:30aux alentours de midi
01:15:31au moment où les 23 points
01:15:33de filtrage ouvriront
01:15:34avec un contrôle strict
01:15:35du public
01:15:35250 000 personnes
01:15:37sont attendues
01:15:38des groupes de musique
01:15:39amateurs sont prévus
01:15:40tous les 100 mètres
01:15:41pour un brin d'ambiance
01:15:42et faire patienter la foule
01:15:43vers 17h
01:15:45après une heure
01:15:46passée au contact
01:15:46des fidèles
01:15:47Léon XIV se rendra
01:15:49dans un véhicule
01:15:49plus classique
01:15:50à la cathédrale
01:15:51Notre-Dame de Paris
01:15:54Cyril Cardone
01:15:55vous nous parliez
01:15:55des menaces circonstanciées
01:15:57contre le pape
01:15:57récentes
01:15:58mais est-ce que
01:15:59la menace terroriste
01:16:00en France
01:16:01fait qu'il peut y avoir
01:16:01un effet d'opportunisme
01:16:02avec ce symbole ?
01:16:03En fait
01:16:04quand on pose un dispositif
01:16:05de protection
01:16:06aussi grand
01:16:07voire même petit
01:16:08de protection rapprochée
01:16:09il y a un concept
01:16:10qui s'appelle
01:16:13moment menace contexte
01:16:14c'est-à-dire
01:16:15qu'on va faire
01:16:15l'évaluation
01:16:16de la menace générale
01:16:18de la personne
01:16:20le contexte général
01:16:21dans lequel il vient
01:16:22et puis à quel moment
01:16:23il vient
01:16:23Patrice Faure
01:16:24le préfet
01:16:24il disait
01:16:24qu'il y avait
01:16:25des menaces terroristes
01:16:25et donc ça
01:16:26c'est lui
01:16:27on regarde
01:16:28le moment en contexte
01:16:29des menaces
01:16:29sur l'autorité
01:16:30et on fait aussi
01:16:31la même chose
01:16:31sur l'environnement
01:16:32dans lequel il vient
01:16:33donc quel est le contexte
01:16:34dans lequel il vient
01:16:35actuellement en France
01:16:36mois de septembre
01:16:37rentrée sociale
01:16:38le contexte
01:16:39il y a toujours
01:16:39une menace terroriste
01:16:41qui plane sur la France
01:16:43et y a-t-il
01:16:44des menaces sur la France
01:16:44bah oui il y en a encore
01:16:46donc ce concept
01:16:47est vraiment pris en compte
01:16:48pour l'analyse de la situation
01:16:49Karim Maloude
01:16:50c'est important
01:16:50ça ferait tâche
01:16:52et ça ferait désordre
01:16:52ne serait-ce qu'un petit incident
01:16:54quoi
01:16:54oui ça ferait désordre
01:16:55ça ferait quelque chose
01:16:57une tâche noire
01:16:58mais
01:16:59mais
01:17:01dire qu'il n'y a pas de menace
01:17:02c'est vraiment
01:17:04franchement
01:17:04s'aventurer sur quelque chose
01:17:05la menace islamiste
01:17:07existe depuis 1995
01:17:09en France
01:17:10si les islamistes
01:17:11décident
01:17:12de frapper
01:17:13ils frapperont
01:17:13ils sont capables
01:17:15de le faire
01:17:15mais
01:17:16on a nos services
01:17:16de renseignement
01:17:17nos services de sécurité
01:17:18pour le travail
01:17:18mais pour dire
01:17:19qu'ils n'existent pas
01:17:20elles existent toujours
01:17:22parce que
01:17:22l'objectif
01:17:24des islamistes
01:17:24toujours
01:17:24c'est de créer
01:17:27une tension
01:17:28avec le pape
01:17:29il peut avoir cette tension
01:17:30mais je pense
01:17:30on peut faire confiance
01:17:31à nos services
01:17:32de renseignement
01:17:33en sécurité
01:17:33mais moi
01:17:34j'ai travaillé sur les islamistes
01:17:35depuis 40 ans
01:17:36ils sont capables
01:17:37de frapper
01:17:37quiconque
01:17:38à n'importe quel endroit
01:17:39et à n'importe quel moment
01:17:40pas qu'il est tout à fait minimisé
01:17:42mais enfin
01:17:42le degré zéro du terrorisme
01:17:43c'est vous avez envie de mourir
01:17:44on ne peut pas vous arrêter
01:17:45tout à fait
01:17:45mais il y a un élément
01:17:47vraiment important
01:17:48à prendre en compte
01:17:48là-dessus
01:17:49c'est que
01:17:49c'est la personnalité
01:17:52on n'a pas quelqu'un
01:17:54qui est anxiogène
01:17:55on n'a pas quelqu'un
01:17:56qui défraie la foule
01:17:57de manière négative
01:17:58le pape
01:17:59il a non seulement
01:18:00ses éléments
01:18:00de protection personnelle
01:18:02on a les dispositifs français
01:18:03les renseignements
01:18:04toutes les forces spéciales
01:18:05etc
01:18:05et on a la foule
01:18:06la foule
01:18:07qui
01:18:08on l'a vu
01:18:08sur l'attentat de Chirac
01:18:09qui avait eu lieu
01:18:10c'est quand même la foule
01:18:11qui a arrêté le gars
01:18:12qui a sorti la carbine
01:18:13je vous rappelle
01:18:13qu'on est dans un contexte
01:18:14où les violences
01:18:15et les actes anti-chrétiens
01:18:16ont quand même explosé
01:18:17aussi ces dernières années
01:18:18donc on peut quand même
01:18:20raisonnablement penser
01:18:20qu'il y a une menace réelle
01:18:22je voulais qu'on regarde aussi
01:18:23ce qui va se passer
01:18:24lors de cette fameuse messe
01:18:26qui va réunir
01:18:26600 000 personnes
01:18:28sur la place de la Concorde
01:18:29on est allé
01:18:29au contact de celui
01:18:30qui est le grand ordinateur
01:18:32de ça
01:18:32qui organise ça depuis
01:18:33des mois
01:18:34voire même des années
01:18:34regardez c'est intéressant
01:18:37il va être juste là
01:18:39regardez sur la scène
01:18:40imaginez
01:18:41quand vous êtes là-bas
01:18:42et vous avez
01:18:43les Champs-Elysées
01:18:45remplis
01:18:45de personnes
01:18:46qui sont venues
01:18:46assister à la messe
01:18:47une organisation
01:18:48millimétrée
01:18:49pour permettre aux fidèles
01:18:50d'assister à la messe
01:18:51ce samedi
01:18:52Nicolas Fels
01:18:53orchestre ce grand rendez-vous
01:18:55jusqu'au jour J
01:18:56le chantier
01:18:57bat son plat
01:18:57des grands écrans
01:18:59qui vont pouvoir
01:19:01relayer
01:19:01tout ce qui va se passer
01:19:03sur scène
01:19:04donc tout le monde
01:19:04pourra voir le pape
01:19:05pour Nicolas Fels
01:19:06les quatre mois
01:19:07intenses de sa mission
01:19:08s'achèvent cette semaine
01:19:10un travail inédit
01:19:11pour le père de famille
01:19:12et entrepreneur
01:19:13aucune messe
01:19:14n'a jamais réuni
01:19:15600 000 personnes
01:19:16en France
01:19:16ça va être rempli
01:19:18rempli de la ferveur
01:19:20des différentes personnes
01:19:21qui vont se déplacer
01:19:22c'est quelque chose
01:19:23de magnifique
01:19:23à travers cette visite papale
01:19:25nombreux sont les bénévoles
01:19:26à vouloir donner
01:19:27de leur temps
01:19:28à Paris
01:19:29ils sont 15 000
01:19:30c'est quatre mois de travail
01:19:31avec des personnes
01:19:32qui sont bénévoles
01:19:33donc c'est déjà
01:19:35l'enthousiasme de chacun
01:19:36c'est une équipe
01:19:38bien sûr compétente
01:19:39très nombreuse
01:19:40donc il n'y a pas d'horaire
01:19:41et ça se passe toujours
01:19:43dans un enthousiasme
01:19:44et une ferveur
01:19:45complètement dingue
01:19:46et on travaille tous
01:19:47en fait pour le Saint-Père
01:19:48les travaux se poursuivent
01:19:49ici
01:19:511400 prêtres d'un côté
01:19:531400 choristes
01:19:54de l'autre
01:19:54et plus de 6000 invités
01:19:56sont attendus
01:19:57au pied de l'hôtel
01:19:58place de la Concorde
01:20:02inutile de dire
01:20:02que c'est le jour de sa vie
01:20:03à cet homme-là
01:20:04Christian
01:20:04il dit plusieurs fois
01:20:05le mot ferveur
01:20:05c'est quelque chose
01:20:06d'assez particulier
01:20:07quand même
01:20:07cette communion
01:20:08entre des milliers
01:20:10de personnes
01:20:10qui ne se connaissent pas
01:20:11ça doit être quelque chose
01:20:12de puissant
01:20:13ça nous dit quelque chose
01:20:14quand même
01:20:15de l'état de ce pays
01:20:16aussi quand même
01:20:17malgré tout
01:20:17alors il dit plusieurs fois
01:20:19le mot ferveur
01:20:19et à un moment
01:20:19il dit ferveur dingue
01:20:20là ça m'interpelle
01:20:22encore plus
01:20:23quand il dit ferveur
01:20:23non c'est qu'on devient
01:20:26impersonnel
01:20:26on est dans un groupe
01:20:27on est dans une foule
01:20:28ça veut dire qu'on est animé
01:20:29et la foule
01:20:30ça a des avantages
01:20:30c'est que ça permet
01:20:31de faire des choses
01:20:32qu'on ne fait pas
01:20:34individuellement
01:20:34et de vivre
01:20:35et de communier
01:20:35les émotions
01:20:36ça se transmet
01:20:37les émotions
01:20:38ça se vit
01:20:38et ça se partage
01:20:39elles sont décuplées
01:20:40quand il y a 300 000
01:20:41400 000 personnes
01:20:42parce que quand vous avez
01:20:42autour de vous
01:20:43des gens très contents
01:20:44très heureux
01:20:46ça met
01:20:47vous-même
01:20:48dans cet état-là
01:20:48notre cerveau
01:20:49il observe l'environnement
01:20:50et il fait ce paradoxe
01:20:52ou cet avantage
01:20:53qui est le mimétisme
01:20:54vous avez des gens
01:20:55heureux autour de vous
01:20:56vous êtes embarqué dedans
01:20:57et il y a une vague
01:20:58quand vous êtes dans une foule
01:20:59que ce soit autour du pape
01:21:01ou dans un concert
01:21:01vous êtes pris par cette vague
01:21:03et vous êtes vous-même animé
01:21:05et là c'est bien
01:21:06parce que c'est quelque chose
01:21:07d'hyper positif
01:21:08et puis cette ferveur
01:21:09ça ne concerne pas
01:21:10que les chrétiens
01:21:11cette ferveur
01:21:12concerne beaucoup de gens
01:21:13c'est-à-dire des gens
01:21:14qui sont des juifs
01:21:15des musulmans
01:21:16des athées
01:21:17des gens qui sont croyants
01:21:18ou qui ne croient pas
01:21:19tout le monde est content
01:21:20de la visite du pape
01:21:21c'est la seule personne
01:21:22sur cette planète
01:21:23qui est capable de faire ça
01:21:24c'est plus qu'une ferveur
01:21:26c'est une joie
01:21:26de recevoir le pape
01:21:28parce qu'il symbolise
01:21:29quelque chose d'exceptionnel
01:21:30il y a quelque chose
01:21:31de mystique
01:21:32parce que le christianisme
01:21:33a fait quelque chose
01:21:34d'exceptionnel
01:21:34la plus grande révolution
01:21:36de l'histoire de l'humanité
01:21:37a ramené la liberté
01:21:38et la démocratie
01:21:39a ramené la science
01:21:40a ramené énormément de choses
01:21:41je pense
01:21:42beaucoup de gens
01:21:43ne sont pas d'accord
01:21:44avec moi
01:21:44on peut dire
01:21:45qu'on est chrétien
01:21:46sans avoir la foi
01:21:46d'un point de vue philosophique
01:21:47parce qu'on se réclame
01:21:49de la démocratie
01:21:49et de la liberté
01:21:50on peut se réclamer
01:21:50aussi du christianisme
01:21:52qui a ramené beaucoup
01:21:53pour l'humanité
01:21:53mais vous avez dit
01:21:54quelque chose
01:21:54qui est très juste
01:21:55c'est pas un homme
01:21:56c'est un symbole
01:21:58et donc là
01:21:58on est sur une autre dimension
01:21:59enfin si on revient
01:22:00à la sécurité
01:22:01quand même
01:22:01qui était un petit peu
01:22:02l'objet aujourd'hui
01:22:03du débat
01:22:04Cyril Cardone
01:22:05l'espoir et l'enthousiasme
01:22:07n'empêchent pas
01:22:08le contrôle
01:22:09et la vigilance
01:22:10vous êtes raisonnablement
01:22:10optimiste pour demain
01:22:11et les autres jours
01:22:12j'ai confiance
01:22:13dans les forces
01:22:14de l'ordre de mon pays
01:22:14Stalysias Godon
01:22:15vous avez fait du bon boulot
01:22:16on espère que
01:22:17tout va bien se passer
01:22:18ça s'est bien passé
01:22:19pour les JO
01:22:20on est à chaque fois au rendez-vous
01:22:21à chaque fois au rendez-vous
01:22:22et c'est bien pour ça
01:22:23que ça me navre
01:22:24quand j'entends
01:22:24certains commentaires
01:22:26de certains politiques
01:22:28représentants de la nation
01:22:29qui salient l'image
01:22:30de la police
01:22:31en disant que la police tue
01:22:32et qu'on a des permis
01:22:33de tuer XXL
01:22:33voilà
01:22:34ça je trouve ça très navrant
01:22:36100% des effectifs
01:22:37mobilisés demain
01:22:38c'est quand même
01:22:38assez exceptionnel
01:22:39la dernière fois
01:22:39on le rappelle juste
01:22:40le peuple François
01:22:41il était allé à Marseille
01:22:41il avait zappé
01:22:43la partie Paris
01:22:44il était vraiment allé
01:22:45au stade Vélodrome
01:22:46les Marseilles étaient
01:22:46très fiers d'ailleurs
01:22:47et puis on peut aussi penser
01:22:49à Benoît XVI
01:22:49ça fait depuis 2008
01:22:51quand même
01:22:51qu'on n'avait pas eu de pub
01:22:52alors certes
01:22:53on a une petite expérience
01:22:55mais c'était pas hier
01:22:56non plus
01:22:57Céline Cardone
01:22:57donc ça va
01:22:58il faut relancer
01:22:59tous les process
01:23:00à chaque fois
01:23:00non les process
01:23:01ils sont là
01:23:02ils sont toujours là
01:23:03par exemple
01:23:04une anecdote
01:23:05mais par exemple
01:23:05sur un trajet
01:23:06sur les Champs-Elysées
01:23:07on sait qu'à la préfecture
01:23:07de police
01:23:08il y a des services spécialisés
01:23:09sur le travail des trajets
01:23:10avec des gens
01:23:11qui font les cartographies
01:23:12etc
01:23:12donc en fait
01:23:14les gens savent
01:23:15faire vraiment leur métier
01:23:16Allez on sait
01:23:17que ça va bien se passer
01:23:18parce qu'on a une excellente
01:23:19sorte de police
01:23:20et de gendarmerie
01:23:21dans notre pays
01:23:22Merci à tous
01:23:22de nous avoir suivis
01:23:23demain donc
01:23:24édition spéciale
01:23:24et police justice
01:23:2524h en France
01:23:27dans son format habituel
01:23:27revient mardi
01:23:29mais je serai là
01:23:30demain pour la spéciale
01:23:31Papa 13h
01:23:31Bonne après-midi
01:23:32et Pierre De Villeneau
01:23:33bien sûr à suivre
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