- il y a 7 minutes
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:00Bonjour et bienvenue à tous dans Police Justice 24h en France.
00:00:04Notre émission au cœur de la mobilisation policière aujourd'hui, vous l'aurez compris,
00:00:08puisque ça se passe en ce moment, en plusieurs points, avec, vous le voyez à gauche,
00:00:13notre reporter Célia Barotte qui se trouve avec des policiers du syndicat Alliance
00:00:17qui ont fait une action coup de poing du côté de Roissy et ça se poursuit évidemment.
00:00:22Elle nous le dira dans un instant.
00:00:23A droite, l'image du défilé qui continue de s'étirer entre les Champs-Elysées, la place de la Concorde,
00:00:31l'ambition étant de rejoindre d'ici quelques minutes les fenêtres de l'Assemblée nationale
00:00:36où ils seront rejoints d'ailleurs par un certain nombre de députés qui les soutiennent dans leur action.
00:00:40Parce que qu'est-ce qu'ils veulent aujourd'hui les policiers ?
00:00:42Ce sont de meilleures conditions de travail, vous savez qu'ils sont soumis à rude épreuve de plus en plus,
00:00:48ils veulent des revalorisations de salaire, ils nous en parleront,
00:00:50on sera en direct avec nos équipes sur le terrain et avec des témoignages précieux.
00:00:55Tout cela juste après le journal de Somaïa Labidi, c'est à vous.
00:01:01Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:01:03On l'a appris il y a quelques minutes, Catherine Ringer, la voix mythique du groupe Rita Mitsuko,
00:01:07s'est éteinte à l'âge de 68 ans.
00:01:09L'auteur, compositeur, interprète laisse derrière elle des tubes mythiques et intergénérationnels
00:01:15tels que C'est comme ça, Andy ou encore Marcia Bayla.
00:01:20Autre information à retenir, Anne Hidalgo auditionnée au palais du Luxembourg
00:01:24dans le cadre du scandale du périscolaire à Paris.
00:01:27L'ancienne maire de la capitale reconnaît un échec collectif et une faillite des institutions
00:01:31dans le traitement des violences sexuelles signalées par de nombreuses familles de victimes.
00:01:35Écoutez.
00:01:36Une autre faille, c'est l'information des familles.
00:01:39Pendant plusieurs années, la pratique suivie par la ville consistait à informer les représentants des parents d'élèves
00:01:44lorsqu'un agent était suspendu sans informer l'ensemble des familles.
00:01:48Pourquoi ? C'était la demande des services enquêteurs pour préserver la spontanéité de la parole des enfants
00:01:54et ne pas fragiliser les enquêtes en cours.
00:01:57Donc c'est à la demande des autorités judiciaires.
00:02:00A la une de l'actualité également, le gouverneur de la Banque de France rassure malgré des taux d'intérêt
00:02:05au plus haut depuis 2008
00:02:06et alors que tous les indicateurs économiques virent tour rouge, Emmanuel Moulin affirme que la dette française reste très attractive
00:02:13et il n'y a pas de crainte sur le financement de l'État.
00:02:16Sans surprise, les prix à la consommation ont augmenté de 2,4% sur un an au mois d'août,
00:02:22une hausse due aux tarifs de l'énergie tirée vers le haut à cause de la guerre au Moyen-Orient
00:02:26et des difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures qu'elle engendre.
00:02:31Et justement, on termine par les derniers développements au Moyen-Orient,
00:02:34l'Arabie Saoudite promet de riposter avec fermeté après de nouvelles attaques de la part des Houthis,
00:02:39cette milice pro-iranienne qui progresse dangereusement et qui accentue son emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb,
00:02:47passage stratégique pour les navires reliant l'Europe à l'Asie.
00:02:50De son côté, Téhéran nie toute implication dans ce conflit
00:02:53et refuse de revenir à la table des négociations avec les États-Unis.
00:02:58Merci beaucoup, ma chère Somaia.
00:03:00La colère des policiers qui s'expriment dans la rue aujourd'hui avec différentes actions, je vous le disais.
00:03:06Malgré les rencontres promises avec Laurent Nunez à partir de cet après-midi,
00:03:10eh bien, il continue de mettre la pression à l'image de cette image du défilé du syndicat Alliance,
00:03:15place de la Concorde en ce moment,
00:03:17avant de traverser le pont qui sépare la place de la Concorde de l'Assemblée nationale.
00:03:22Mathieu Devez, vous êtes dans le cortège aux côtés de ces hommes et femmes en bleu.
00:03:27Quel est le mot d'ordre ?
00:03:29Que veulent-ils ?
00:03:30Et qu'entendent-ils dire aux ministres cet après-midi,
00:03:33maintenant qu'ils savent qu'ils vont avoir un rendez-vous ?
00:03:38Le mot d'ordre, Nelly, c'est ce slogan qui n'arrête pas d'être scandé depuis 2-3 heures.
00:03:44Policiers en colère.
00:03:45Regardez, il y a une dizaine de milliers de policiers autour de moi du syndicat,
00:03:49de police alliance, c'est le patron du syndicat qui nous l'a dit il y a quelques dizaines de
00:03:52minutes,
00:03:53avec des images impressionnantes sous ce grand ciel bleu parisien.
00:03:56Et puis regardez, à votre droite, ces images proposées en direct par Jean-Laurent Constantini.
00:04:00Au cœur, en fait, de cette manifestation des policiers,
00:04:03il y a une mise en scène particulièrement sombre, mais assez révélatrice.
00:04:06Un homme entièrement vêtu de noir, le visage dissimulé,
00:04:09avec de lourdes chaînes autour du cou, regardez, qui tient une faux ornée d'un crâne.
00:04:14Ce qui évoque la figure de la mort.
00:04:15Comment ne pas penser finalement à toutes ces difficultés rencontrées par les policiers ?
00:04:20Ils nous l'ont répété encore aujourd'hui.
00:04:21Les rodeos urbains, les violences urbaines, les refus d'obtempérer,
00:04:25les violences sexuelles, les violences intrafamiliales.
00:04:27Tout ça, parfois, pour seulement 2000 euros par mois.
00:04:30Alors la colère, bien sûr, elle gronde.
00:04:32On est sur le pont de la Concorde.
00:04:34Nelly, on ne va pas tarder à arriver à l'Assemblée nationale.
00:04:36Il y a des députés du Rassemblement national qui sont là.
00:04:40On a vu Éric Ciotti, Bruno Retailleau, il y a une dizaine de minutes.
00:04:43Et sachez que le syndicat Allianz, ses représentants,
00:04:46seront reçus au ministère de l'Intérieur par Laurent Nunez à 15h, chère Nelly.
00:04:51Merci beaucoup, merci mon cher Mathieu.
00:04:53Évidemment, cette image très forte de cet homme habillé en noir
00:04:57et qui représente la mort, la mort d'une profession
00:05:00si on ne fait pas tout ce qu'on peut pour venir à son chevet et la sauver.
00:05:04On a bien compris le message du jour.
00:05:06D'ailleurs, on les entendra tout au long de l'après-midi, ces policiers.
00:05:09Prenons la direction de Roissy, Charles de Gaulle, avec une action du syndicat Unité.
00:05:14Vous êtes à leur côté, ma chère Célia Barotte.
00:05:17Alors eux, ils ont voulu s'inscrire dans cette mobilisation un peu différemment.
00:05:20Racontez-nous.
00:05:24Oui, ces hommes et ces fans passionnés par leur métier sont mobilisés depuis très tôt ce matin
00:05:29puisqu'ils ont donné un rendez-vous à partir de 8h30, place de la République.
00:05:34Ils ont ensuite embarqué dans des bus jusqu'ici à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle
00:05:39pour aussi soutenir leurs collègues de la police aux frontières.
00:05:43Un symbole aussi fort, leur présence ici,
00:05:46puisque c'est un moyen pour eux de montrer aux touristes que la police française souffre.
00:05:52Vous le voyez sur les images de Laurent Célarié, ces hommes et ces femmes qui sont mobilisés depuis ce matin.
00:05:58Le syndicat Unité sera reçu à partir de 19h par Laurent Nunez au ministère de l'Intérieur.
00:06:04Ici, l'ambiance est plutôt chaleureuse.
00:06:07Il n'est pas question de mettre le bazar à l'aéroport,
00:06:10mais plutôt de ralentir les contrôles, notamment des papiers d'identité,
00:06:14de montrer aussi leurs protestations, de faire valoir aussi leurs revendications.
00:06:18Elles sont nombreuses, mais ces hommes et ces femmes qui sont très mobilisés
00:06:23espèrent se faire entendre pour une fois par le ministre de l'Intérieur ce soir à partir de 19h.
00:06:29Merci beaucoup, chère Célia.
00:06:31Évidemment, on vous rejoint d'ici quelques minutes pour savoir comment se poursuit cette action.
00:06:35Tandis que vous découvrez à nouveau, en direct, sur votre écran,
00:06:38les images de la mobilisation du syndicat Alliance,
00:06:41avec cette marée, cette mer de drapeaux bleus
00:06:45qui est en train, en ce moment même, de traverser le pont
00:06:48pour se rendre du côté de l'Assemblée nationale
00:06:52où ils seront rejoints d'ailleurs par un certain nombre de députés
00:06:55qui sont en soutien dans leurs revendications du jour.
00:07:00Bonjour Axel Ronde, merci d'être avec nous.
00:07:02On va en parler de la mobilisation de tous ces collègues.
00:07:05Vous êtes évidemment, vous aussi, fortement mobilisés,
00:07:08en soutien de tout ce qui se passe.
00:07:10Un mot quand même sur ce qui ne va pas dans la profession
00:07:13parce qu'il faut que les gens comprennent.
00:07:16Les policiers, aujourd'hui, réclament 7 à 8 % d'augmentation de salaire.
00:07:21Il faut savoir qu'un policier, au milieu de sa carrière,
00:07:25il gagne 2 000 euros par mois net.
00:07:28Ça comprend les week-ends, ça comprend les nuits,
00:07:30c'est-à-dire qu'il n'y a pas de primes et de choses comme ça
00:07:32qui viennent s'ajouter spécialement.
00:07:34C'est vraiment dérisoire au regard de la mission
00:07:37de plus en plus difficile qui est la leur.
00:07:39Oui, au vu de l'explosion de la délinquance dans notre pays,
00:07:42la prime de risque, par exemple, n'a pas augmenté depuis 20 ans,
00:07:46alors même que la délinquance en 20 ans a explosé.
00:07:49Donc c'est ce que nous réclamons, l'ISSP.
00:07:51L'ISSP, c'est cette prime qui compte aussi pour la retraite.
00:07:54C'est une des seules primes, d'ailleurs,
00:07:55qui compte dans nos salaires pour la retraite.
00:07:57Donc c'est pour ça qu'on souhaite l'augmentation massive
00:08:00de cette prime de risque.
00:08:01Et d'ailleurs, ça aussi bénéficiera à nos collègues gendarmes,
00:08:04parce qu'aussi les collègues gendarmes ont la capacité salariales
00:08:08d'être dans l'ISSP.
00:08:10Et l'ont, donc ça permettra aussi de les augmenter,
00:08:12parce qu'on ne les oublie pas.
00:08:13Eux n'ont pas le droit de manifester.
00:08:15Nous, on peut manifester à travers les syndicats.
00:08:18Donc oui, on réclame ces augmentations salariales,
00:08:21parce que finalement, vous savez, nous on a la double peine, par exemple,
00:08:24parce que le coût de la vie n'arrête pas d'augmenter,
00:08:27le coût des carburants n'arrête pas d'augmenter,
00:08:28et les policiers sont obligés d'habiter de plus en plus loin
00:08:30de leur endroit où ils travaillent pour protéger leur famille,
00:08:33pour ne pas être reconnus par les délinquants.
00:08:35Donc nous avons beaucoup de routes à faire,
00:08:36parce que nous travaillons en horaire décalé,
00:08:38nous n'avons pas la capacité d'avoir les transports en commun.
00:08:40Donc nous devons prendre la voiture.
00:08:41Vous avez une perte de pouvoir d'achat, quoi.
00:08:43Énorme, énorme dans la police nationale.
00:08:45Alors même que nous tenons la République à bout de bras,
00:08:47quand vous voyez, à chaque fois qu'on a besoin de faire une fête,
00:08:51il faut déployer massivement des fonctionnaires de police dans les rues.
00:08:54Donc à un moment donné, on dit stop, parce qu'on n'en peut plus,
00:08:57on est étranglé par cette délinquance,
00:09:00étranglé aussi par le coût de la vie.
00:09:03Voilà, à un moment donné, les policiers, on en a ras-le-bol,
00:09:06et on craque, et effectivement,
00:09:08le mouvement national de tous les syndicats de police
00:09:12réclame des augmentations salarielles significatives.
00:09:16On en a trouvé pour nos collègues commissaires, nos chefs,
00:09:18très bien, bien pour eux.
00:09:20Nous, on veut aussi avoir une reconnaissance via des primes
00:09:25et via l'augmentation de cette prime de risque.
00:09:27Regardez l'image, le cortège progresse vite,
00:09:30parce que là, on reconnaît distinctement l'Assemblée nationale
00:09:34avec ses couleurs tricolores,
00:09:36et donc cette marée de policiers, de forces de l'ordre, d'alliances,
00:09:40qui sont en train d'arriver sous les fenêtres.
00:09:43L'image est forte, l'image est symbolique, on y est habitué.
00:09:45C'est souvent là, évidemment, que tout se passe, y compris les prises de parole.
00:09:49On en aura tout à l'heure.
00:09:50Et ça, c'est le début du cortège.
00:09:52Ils sont encore très nombreux, parce qu'il y en a encore, je vous le dis,
00:09:55qui sont du côté des Champs-Elysées.
00:09:57Donc, c'est vous dire le nombre d'hommes et de femmes
00:09:59qui ont fait le déplacement aujourd'hui pour se faire entendre.
00:10:02Au bas, 7000 personnes, 7000 collègues au bas.
00:10:047000 collègues, à la fois ce que vous dites.
00:10:06Bon, après, c'est un syndicat qui est hyper représenté dans la profession,
00:10:09mais il n'y a pas que ça.
00:10:11On va parler des autres revendications et de cette notion très importante aussi de considération.
00:10:16Bonjour, Edicide.
00:10:17Merci d'être avec nous en direct.
00:10:19Vous, vous êtes à Marseille.
00:10:20Vous êtes également du syndicat Unité, qu'on a vu tout à l'heure opérer à Roissy.
00:10:26J'imagine que Paris, Marseille, partout en France, même combat.
00:10:30Vous êtes soumis aux mêmes difficultés.
00:10:32Peut-être même encore plus à Marseille,
00:10:33qui s'est déjà illustré depuis plus longtemps encore en matière de délinquance.
00:10:38Tout à fait, tout à fait.
00:10:39La mobilisation, aujourd'hui, elle est nationale.
00:10:41La mobilisation, elle a eu lieu à Marseille ce matin.
00:10:43Il y avait 300 agents ce matin à Marseille.
00:10:45On en avait 150 la semaine dernière, c'est-à-dire qu'il y a une montée de la colère
00:10:49qui est froide, mais qui est structurelle.
00:10:51Aujourd'hui, on a une inter-syndicale.
00:10:54Ce n'est pas souvent le cas dans la police.
00:10:55Tous les syndicats se sont mis d'accord pour se mobiliser aujourd'hui à Paris,
00:10:58en province, dans tous les hôtels de police de France et de la VAR.
00:11:01Il va falloir qu'on nous apporte des réponses.
00:11:03Des réponses factuelles, mais des véritables réponses.
00:11:05C'est pour la seule bonne raison que notre ministre,
00:11:08effectivement, ancien ministre M. Darmanet,
00:11:10avait lui-même proposé d'augmenter la fameuse ISSB,
00:11:13qui n'est rien d'autre que ce qu'on appelle vulgairement la prime de risque.
00:11:16Aujourd'hui, le méfait de policier n'a jamais été aussi risque.
00:11:19On n'a jamais eu autant de blessés parmi les forces de l'ordre à l'année,
00:11:22jamais autant de suicidés, jamais autant de burn-out,
00:11:25on n'a jamais autant de démissions.
00:11:26On sait que l'administration cache les chiffres du nombre de démissions aujourd'hui.
00:11:30Ils sont conséquents.
00:11:31On sait aussi que ce n'est pas notre ministre de tutelle qui va nous recevoir tout à l'heure
00:11:34qui a la clé de voûte de tout ça.
00:11:36On sait très bien qu'aujourd'hui, la clé de voûte, elle est où ?
00:11:38Elle est aujourd'hui à Matignon et à Bercy.
00:11:41C'est eux qui doivent nous entendre, c'est eux qui doivent.
00:11:43Parce que le ministre de tutelle, actuellement, à l'intérieur,
00:11:45n'a de limite que les moyens qu'on lui donne.
00:11:47On veut des moyens supplémentaires.
00:11:49Le régalien, ce n'est pas l'État-providence.
00:11:52Le régalien, c'est assurer la sécurité des Français et des biens.
00:11:54C'est ce qu'on veut par ces augmentations salariales,
00:11:57mais pas que par des moyens conséquents
00:11:58qui nous permettront d'assurer la sécurité des Français.
00:12:01Je rappellerai un dernier point.
00:12:03Il y a aussi peu de fonctionnaires de police qu'il y a 20 ans dans la police nationale.
00:12:06Malgré tous les effets de manche,
00:12:08malgré tout la poudre de perle-perle-perle-perle qu'on peut passer aux Français,
00:12:10il y a aussi peu de police qu'ici, qui a 20 ans sur le terrain en France.
00:12:14Et depuis, tout a explosé.
00:12:15On en a ras-le-bol du toujours plus à effectuer les budgets constants.
00:12:19Et d'ici, de rester avec nous un instant,
00:12:20le temps de repasser par cette image très forte,
00:12:22avec ce cercueil qui est donc déposé par ces faux soyeurs,
00:12:26avec l'image de cette fauche de la mort,
00:12:30et qui dépose ce cercueil avec...
00:12:32C'est une image vraiment saisissante.
00:12:33Moi, je n'avais jamais vu ça en 15 ans de présentation.
00:12:37Là, ils en sont carrément à apporter un squelette symbolique
00:12:40de ce que représentent les hommes et femmes de leur profession,
00:12:44déposé au pied de la législation nationale.
00:12:48C'est-à-dire, voilà, là, on vient vous donner le corps
00:12:52de ceux qui sont tombés pour la République et qu'on ne protège plus.
00:12:56Il y a quelque chose de très, très fort quand même dans cette image.
00:12:58Et d'ici, alors, évidemment,
00:13:00l'unité va être reçue, il me semble, aux alentours de 19 heures tout à l'heure.
00:13:05Selon les estimations de vos collègues d'Alliance,
00:13:08il faudrait entre 300 et 500 millions d'euros de budget annuel en plus pour la police.
00:13:13C'est énorme !
00:13:14C'est à ce prix qu'on va faire tourner la profession
00:13:17et qu'on va réussir à endiguer tous les problèmes systémiques de notre pays ?
00:13:22Alors, en tout cas, une grande partie, oui.
00:13:23Parce que ce n'est pas forcément que les démoluments et du salaire,
00:13:25on n'est pas dans une catégorie le pur et dur,
00:13:27parce qu'en fait, on veut des recrutements.
00:13:28On sait qu'il y a une crise d'évocation dans la police.
00:13:30On sait qu'aujourd'hui, on a du mal à recruter.
00:13:32Pourquoi ? Parce que le métier n'attire plus.
00:13:33Parce que les risques sont beaucoup trop conséquents,
00:13:35beaucoup trop importants.
00:13:37L'insécurité administrative et judiciaire est importante
00:13:39toujours vu qu'on fait une action de police.
00:13:40On n'a jamais été aussi contesté dans nos actions au quotidien.
00:13:43On le voit lorsqu'il a des émeutes.
00:13:45On se sent peu ou pas soutenu.
00:13:46On le voit effectivement lorsqu'il a des interpellations rouleuses.
00:13:48On ne se sent pas toujours soutenu.
00:13:50Donc oui, il va falloir des moyens conséquents
00:13:52pour donner aux fonctionnaires de police
00:13:55la possibilité de sécuriser correctement,
00:13:57comme il se doit, les Français et leurs biens.
00:13:59C'est tout ce qu'on demande, rien de plus.
00:14:01Aujourd'hui, on ne demande pas effectivement
00:14:02qu'on fasse le travail au-delà de ce qu'on a tout été chacun.
00:14:06On sait très bien qu'on a des mesures compliquées.
00:14:08Maintenant, on est des pays les plus taxés de l'OCDE,
00:14:10il n'y a rien qui va.
00:14:10Nous, la sécurité, ça fait 10 ans quand je vous la montre.
00:14:13Il y a un an, on a appelé,
00:14:15on a fait une grande mobilisation nationale
00:14:16pour les collègues de l'investigation
00:14:17parce qu'il y avait une perte de sens de leur travail
00:14:19parce qu'ils ne savent plus quoi répondre aux victimes.
00:14:21On veut nous, en tant que policiers,
00:14:22remettre la victime au cœur des prérogatives
00:14:25et des enjeux sécuritaires.
00:14:28On ne veut pas effectivement les droits du gardien à vue,
00:14:30les droits de sa possibilité de réinsertion ou pas.
00:14:33Ce n'est pas ça qui nous intéresse.
00:14:34Nous, ce qui nous intéresse, c'est la victime
00:14:35et de pouvoir apporter un soutien correct et décent
00:14:38et une réponse pénale à la victime, le cas échéant.
00:14:40Et aujourd'hui, nous n'avons pas les moyens.
00:14:42Merci, madame.
00:14:42Merci beaucoup, merci Edicide.
00:14:44Regardez cette image.
00:14:45Elle est extrêmement forte.
00:14:46La mise en scène, selon moi, est vraiment unique,
00:14:50vraiment inédite.
00:14:52Voyez, on a mis des fumigènes qui représentent la mort,
00:14:54des fumigènes noires de cercueils qui partent en fumée,
00:14:58qui sont incandescents, qui partent en cendres.
00:15:03Et cet écriteau, vous avez dû apercevoir sur l'image juste avant,
00:15:06du dialogue social.
00:15:07Le message, c'est celui-là.
00:15:09Le dialogue social est mort.
00:15:11Alors, on espère que ce n'est pas irrémédiable,
00:15:12puisqu'il va en effet y avoir des discussions
00:15:14qui vont être à nouveau engagées avec le ministre.
00:15:17Mais Sabrina, on a beaucoup commenté, vous et moi,
00:15:19ce genre d'image et de mobilisation.
00:15:23Là, ils ont tapé fort.
00:15:24Et c'est ce que craignait à la fois le ministère de l'Intérieur
00:15:27et à la fois la préfecture de police de Paris,
00:15:29d'avoir ce type d'image devant l'Assemblée nationale.
00:15:31Parce que lorsqu'ils ont essayé de mettre ça en place
00:15:33et qu'ils ont demandé les autorisations
00:15:34à la préfecture de police de Paris,
00:15:36c'était difficile pour le syndicat d'Allianz
00:15:38de pouvoir avoir l'autorisation.
00:15:40En 2021, ils étaient 30 000 policiers au même endroit
00:15:43pour rendre hommage à un de leurs collègues,
00:15:45Eric Masson, qui avait été tué
00:15:46lors d'une intervention sur un point de deal.
00:15:48Ça avait marqué l'opinion, marqué les politiques.
00:15:50Il y avait dû prendre parti à l'époque
00:15:53en faveur, en tout cas pour entendre
00:15:54la colère des policiers et leur tristesse.
00:15:56Et là, on se retrouve à nouveau face à une scène
00:15:58qui est très symbolique, qui va marquer les esprits.
00:16:01Et effectivement, il était important
00:16:03que ce soir, Laurent Nunez accepte de rencontrer ses policiers.
00:16:06Alors regardez cette autre mise en scène
00:16:08où on aperçoit distinctement
00:16:10Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron
00:16:12trinquant, évidemment ce sont des masques
00:16:15qui ont été revêtus, trinquant sur l'hôtel,
00:16:18j'ai envie de dire, de la police.
00:16:20C'est une image très forte.
00:16:21Tout à l'heure, ils étaient munis d'un sac
00:16:23dans le cortège, estampillé, inaction.
00:16:26Bon, on fera référence évidemment
00:16:27à une grande enseigne un peu connue.
00:16:29Voilà, tout cela a été vraiment pensé,
00:16:31même esprit, du côté de Roissy,
00:16:34Célia Barotte, où on vous retrouve
00:16:36avec une policière qui, elle aussi,
00:16:38ne veut pas relâcher la pression.
00:16:40Là, on parle du syndicat Unité.
00:16:45Oui, Nelly, je vous propose de rencontrer Marie.
00:16:47Marie, elle est policière depuis 22 ans.
00:16:50Bonjour Marie, quel était le but de cette mobilisation
00:16:53ici, à l'aéroport ?
00:16:54Voici Charles de Gaulle.
00:16:55Bonjour, le but de nos revendications aujourd'hui,
00:16:57c'est de les faire entendre, en fait.
00:16:59Donc, on a le cumul emploi retraite,
00:17:01la fin des 10% de CMO,
00:17:04l'IFSE et l'ESIA pour les pattes,
00:17:05la protection fonctionnelle,
00:17:07le déplafonnement du 1,5ème,
00:17:08et j'en passe, et j'en passe.
00:17:10Et c'est symbolique d'être ici, à l'aéroport.
00:17:12Pourquoi vous avez voulu soutenir également
00:17:14vos collègues de la police aux frontières ?
00:17:17On est une région déjà,
00:17:19donc on est effectivement tous solidaires.
00:17:21Là, en fait, les touristes, comme ça,
00:17:23sont sensibilisés,
00:17:24que ce soit les touristes français
00:17:24ou les touristes étrangers.
00:17:26Ils voient à quel point la police est en souffrance
00:17:27et on est là pour le signaler.
00:17:29On l'a rappelé, vous allez être reçu à 19h
00:17:32par Laurent Nunez.
00:17:33Ce n'est pas la première fois
00:17:34que vous rencontrez le ministre de l'Intérieur.
00:17:36Est-ce que vous y croyez encore,
00:17:38à ces rencontres,
00:17:38ou est-ce que c'est peut-être
00:17:40la dernière rencontre
00:17:41avant d'autres mobilisations
00:17:42un peu plus fortes ?
00:17:43Alors, clairement, oui,
00:17:44il va falloir que le ministre nous entende.
00:17:46En tout cas, nos collègues
00:17:47attendent bien plus que sa considération,
00:17:49comme il l'a écrit dans un courrier
00:17:50adressé à tous les fonctionnaires de police.
00:17:52Donc, on attend effectivement
00:17:53de retourner à la table des négociations
00:17:54et que nos revendications aboutissent.
00:17:57Et si ça n'aboutit pas,
00:17:58est-ce que vous comptez passer
00:18:00au niveau supérieur,
00:18:01faire d'autres actions
00:18:02peut-être un peu plus violentes
00:18:04ou en tout cas un peu plus fortes
00:18:05puisqu'on a l'impression
00:18:06que dans le pays,
00:18:07parfois, il faut passer
00:18:08à une vitesse un peu plus supérieure
00:18:10pour se faire entendre ?
00:18:11Alors oui, action violente, non,
00:18:12puisqu'on reste des fonctionnaires de police
00:18:13et il n'y a aucun souci là-dessus.
00:18:15Par contre, des actions
00:18:16beaucoup plus fortes,
00:18:16oui, il faut s'y attendre.
00:18:17Ça, c'est une certitude.
00:18:18Et puis, c'est intéressant
00:18:19de vous avoir, Marie,
00:18:20à notre micro
00:18:20pour que vous nous racontiez
00:18:22un petit peu
00:18:22qu'est-ce que c'est
00:18:23le quotidien d'une policière
00:18:25en 2026.
00:18:25Est-ce que vous avez vu
00:18:26une évolution ?
00:18:31Pour l'avenir de votre profession ?
00:18:32Alors bien sûr,
00:18:33en tout cas, moi,
00:18:34je suis toujours aussi passionnée
00:18:35sinon je ferais autre chose.
00:18:37Malheureusement, oui,
00:18:37je suis très inquiète
00:18:38pour la suite
00:18:38et pour nos jeunes collègues
00:18:39qui rentrent.
00:18:40Quand on voit
00:18:40que les logiciels de procédure
00:18:42sont toujours obsolètes
00:18:43et qu'on n'a toujours rien
00:18:44pour travailler,
00:18:45ça devient très compliqué.
00:18:46Est-ce que vous avez l'impression
00:18:47qu'on ne met pas assez en priorité
00:18:50les besoins de votre profession
00:18:52alors qu'on vous en demande
00:18:53toujours plus ?
00:18:54On l'a vu avec les Jeux olympiques.
00:18:55Là aussi, on parle peut-être
00:18:57d'une mobilisation importante
00:18:58au moment de la campagne présidentielle
00:19:00avec ces appels
00:19:01à la désobéissance civile.
00:19:02Est-ce qu'on vous considère assez ?
00:19:05Absolument pas
00:19:05puisqu'on est aussi
00:19:06sur le thème
00:19:07de l'anonymisation des procédures
00:19:08qu'on n'a toujours pas.
00:19:10C'est quand même grave aujourd'hui
00:19:11d'avoir des enfants
00:19:12et que certains collègues
00:19:13ne leur disent pas,
00:19:14en tout cas leur disent
00:19:15surtout ne dit pas
00:19:16à l'école, au collège, au lycée
00:19:17que papa, que maman sont policiers
00:19:19parce que derrière,
00:19:20il y a un véritable risque
00:19:21aujourd'hui pour nos collègues.
00:19:22Merci beaucoup Marie.
00:19:23Et donc vous voyez Nelly,
00:19:24ces hommes et ces femmes
00:19:25qui seront reçus
00:19:27à partir de 19h
00:19:28par Laurent Nunez.
00:19:29On attend de savoir
00:19:30si cette rencontre
00:19:31va aboutir
00:19:32enfin à quelque chose.
00:19:35Merci beaucoup.
00:19:36Merci ma chère Célia.
00:19:37Retour dans le cortège
00:19:38qui est arrivé
00:19:39devant l'Assemblée nationale
00:19:41avec notre équipe.
00:19:42On a vu ces cercueils
00:19:43qui avaient été posés
00:19:44devant les grilles
00:19:45de l'Assemblée
00:19:45repartir
00:19:46et être cloutés
00:19:47en fait
00:19:48comme pour partir
00:19:49vers le cimetière
00:19:50sur un camion.
00:19:51Mathieu Devez,
00:19:52vous êtes en train
00:19:52de remonter lentement
00:19:54le cortège.
00:19:55Comment ça se passe ?
00:19:56Et est-ce qu'ils sont
00:19:57déjà rejoints
00:19:58par les soutiens
00:19:59de la députation ?
00:20:03Écoutez Nelly,
00:20:03ce que je peux vous dire
00:20:04c'est qu'il y a énormément
00:20:05de monde.
00:20:06C'est difficile de vous entendre.
00:20:07La sonore est à fond.
00:20:08Une dizaine de milliers
00:20:09de policiers
00:20:10du syndicat Alliance.
00:20:10Et puis regardez,
00:20:11là je me retourne,
00:20:12je vois qu'il y a
00:20:12des représentants politiques.
00:20:14Regardez à l'antenne,
00:20:15j'aperçois
00:20:15Eric Ciotti
00:20:16qui est présent
00:20:17en direct
00:20:18au soutien des policiers.
00:20:19Il y a des représentants
00:20:20que vous connaissez bien
00:20:21qu'on invite parfois
00:20:22sur antenne de CNews
00:20:23du Rassemblement National.
00:20:25Voyez Julien Oudoul
00:20:26à notre antenne.
00:20:27Et donc depuis
00:20:28une dizaine de minutes,
00:20:29cette dizaine de milliers
00:20:30de policiers ici
00:20:31avec des revendications
00:20:32claires,
00:20:32le nerf de la guerre
00:20:33disent-ils,
00:20:34c'est l'argent,
00:20:35c'est aussi davantage
00:20:37de considérations.
00:20:38Ils l'espèrent
00:20:39cette considération
00:20:40avec cette rencontre
00:20:41prévue dans un peu
00:20:42moins de deux heures
00:20:43désormais au ministère
00:20:45de l'Intérieur
00:20:45avec Laurent Nunez
00:20:46avec toujours
00:20:47ces drapeaux bleus
00:20:48qui ne cessent
00:20:49de s'agiter du syndicat
00:20:50Allianz.
00:20:51On est devant
00:20:52l'Assemblée Nationale
00:20:53et donc c'est décidé.
00:20:55Il n'y a pas
00:20:55beaucoup d'élus des gauches.
00:20:57Je ne vais pas vous mentir,
00:20:57pas beaucoup d'élus des gauches
00:20:58mais quelques représentants
00:21:00du Rassemblement National
00:21:01et Eric Couty
00:21:01qui vient d'arriver.
00:21:03Merci beaucoup.
00:21:04Alors j'imagine Mathieu,
00:21:05malheureusement,
00:21:05que vous ne m'entendez pas
00:21:06parce que la musique
00:21:07bat son plein.
00:21:08La musique est à fond.
00:21:09On l'a aperçu aussi
00:21:09sur ces images
00:21:11Laurent Wauquiez,
00:21:12Axel Ronde.
00:21:13C'est une grosse action
00:21:16sur la sémantique
00:21:18et la symbolique.
00:21:19Moi, je n'avais jamais vu ça.
00:21:20Est-ce que c'est un beaucoup ?
00:21:21Est-ce que c'est bien joué ?
00:21:22Ça va frapper les esprits français
00:21:23ça aujourd'hui.
00:21:24Oui, mais au-delà
00:21:24des esprits français,
00:21:25on espère que ça va toucher
00:21:26les membres du gouvernement
00:21:27et l'ensemble des députés.
00:21:29D'ailleurs, je remarque
00:21:31qu'il n'y a qu'une petite poignée
00:21:32de députés
00:21:32alors qu'ils sont 577
00:21:34et la police nationale,
00:21:35elle travaille pour l'État.
00:21:37Elle est là pour la République.
00:21:39Elle est là pour les libertés.
00:21:42Je ne comprends pas
00:21:43pourquoi les députés
00:21:43ne viennent pas nous soutenir
00:21:46majoritairement sur place
00:21:47pour nous apporter leur soutien.
00:21:49On fait un travail
00:21:50très, très difficile.
00:21:52Entre 17 et 20 policiers
00:21:53sont blessés chaque jour
00:21:54par des violences
00:21:55dans notre pays.
00:21:56Il y a une criminalité
00:21:57qui explose.
00:21:59Et oui, il y a un ras-le-bol
00:22:01généralisé
00:22:01parce qu'on n'est pas du tout
00:22:03soutenus.
00:22:03Vous voyez,
00:22:04qu'une poignée de députés.
00:22:05Donc, j'en appelle
00:22:06à l'ensemble des députés
00:22:07à venir voir
00:22:09l'ensemble des policiers
00:22:11qui sont devant
00:22:12l'Assemblée nationale
00:22:13pour leur apporter
00:22:14leur soutien,
00:22:15pour leur dire
00:22:16qu'ils comprennent
00:22:16notre colère,
00:22:18qu'ils comprennent
00:22:18nos difficultés
00:22:20au quotidien
00:22:21et qu'ils doivent aussi
00:22:23apporter une réponse
00:22:24parce qu'il faut mettre
00:22:26la pression
00:22:27sur le gouvernement.
00:22:28Il faut que Bercy
00:22:30nous donne de l'argent.
00:22:32Il faut que le Premier ministre
00:22:33prenne ses responsabilités
00:22:35parce qu'au final,
00:22:36c'est la police
00:22:37qui va mal.
00:22:38Et si la police va mal,
00:22:39c'est la France
00:22:40qui va mal aussi.
00:22:41Alors, vous voyez
00:22:42cette banderole
00:22:43Alliance-Police Nationale
00:22:44de la sélection
00:22:45de femmes policières
00:22:47du 75,
00:22:48c'est-à-dire de Paris.
00:22:49Ils sont tous
00:22:50très très fortement mobilisés.
00:22:51Maître Paganelli,
00:22:52vous qui êtes avocat
00:22:53et qui les croisez
00:22:54quand ils déposent aussi
00:22:55dans les prétoires,
00:22:57vous les voyez
00:22:57lors des dépositions,
00:22:59des enquêtes.
00:23:00Évidemment,
00:23:01ils sont mis à rude épreuve
00:23:02et ils en ont gros
00:23:03sur le cœur aujourd'hui.
00:23:04Vous comprenez
00:23:05aujourd'hui cette mobilisation ?
00:23:07Je ne suis pas évidemment
00:23:08le représentant des policiers
00:23:09mais je comprends
00:23:10qu'il y a un ras-le-bol.
00:23:11On constate, nous,
00:23:12dans les enquêtes
00:23:13que parfois,
00:23:14certaines procédures
00:23:14n'avancent pas
00:23:15pour un problème financier,
00:23:16un problème de moyens.
00:23:17Et ça, effectivement,
00:23:18on ne peut que le contester
00:23:20et notamment moi
00:23:21en ma qualité d'avocat.
00:23:22Après,
00:23:23il faut bien que les policiers
00:23:24comprennent que les avocats
00:23:25ne sont pas l'ennemi
00:23:27de toute une profession.
00:23:28Et d'ailleurs,
00:23:28quand ils sont mis en cause
00:23:30ou même quand ils sont victimes,
00:23:31ils nous appellent
00:23:32au premier chef.
00:23:33Bon,
00:23:34on va marquer
00:23:34une petite pause
00:23:35parce que vous allez voir,
00:23:36ça va se poursuivre
00:23:37cette mobilisation
00:23:38à la fois donc
00:23:38en plein 7e arrondissement
00:23:40devant l'Assemblée nationale
00:23:41où il y aura
00:23:42des prises de parole
00:23:42des responsables
00:23:43syndicaux d'Allianz
00:23:44d'ici quelques minutes
00:23:45et puis évidemment,
00:23:47à Roissy
00:23:47où Unité
00:23:48est toujours présent.
00:23:49Notre équipe
00:23:49est sur place,
00:23:50nos équipes
00:23:50sont sur place
00:23:51dans ces cortèges
00:23:52et ces mobilisations.
00:23:53On revient très vite
00:23:54dans PoliJustice
00:23:5524h en France.
00:24:01De retour avec vous
00:24:02au cœur
00:24:03de la mobilisation
00:24:04des policiers
00:24:05qui réclament
00:24:06de meilleures conditions
00:24:07de travail,
00:24:08revalorisation
00:24:09des salaires
00:24:09avec ici
00:24:10sous les fenêtres
00:24:11de l'Assemblée nationale.
00:24:12Éric Ciotti,
00:24:13le maire de Nice
00:24:14et président de l'UDR
00:24:14qui est donc venu
00:24:15en soutien.
00:24:16Il y a pas mal d'élus aussi
00:24:17qui sont là
00:24:18aux côtés des membres
00:24:19du syndicat Alliance.
00:24:20Vous voyez,
00:24:20il prend la pause
00:24:20avec les uns
00:24:21et les autres.
00:24:22Et Mathieu Devesse,
00:24:23vous êtes au cœur
00:24:23de ce cortège.
00:24:24Vous les avez vus
00:24:25ces députés
00:24:27essentiellement élus
00:24:29essentiellement de droite
00:24:30d'ailleurs
00:24:30venir en soutien.
00:24:32Il y en a un certain nombre.
00:24:33On espère qu'on va pouvoir
00:24:33les avoir à notre micro.
00:24:37Exactement.
00:24:38Regardez quel sens
00:24:38du timing Nelly.
00:24:39Je suis en direct
00:24:40avec Éric Ciotti,
00:24:41président de l'UDR.
00:24:42Merci beaucoup Éric Ciotti,
00:24:43maire de Nice également.
00:24:44Merci d'être avec nous.
00:24:45On vous a vu
00:24:46prendre la pause
00:24:47avec des policiers.
00:24:48C'est important
00:24:48pour vous d'être présents
00:24:49ici aujourd'hui.
00:24:50L'alliance des Alpes-Maritimes
00:24:53150 policiers
00:24:54de Nice,
00:24:55de Cannes,
00:24:56des Alpes-Maritimes.
00:24:57Il manque 300 effectifs
00:24:59dans les Alpes-Maritimes
00:25:01depuis plusieurs années.
00:25:03C'est la conséquence
00:25:05du non-respect
00:25:06des engagements
00:25:07macronistes.
00:25:08Aujourd'hui,
00:25:09les policiers
00:25:09crient leur colère
00:25:10et je suis à leur côté
00:25:12pour leur dire
00:25:14tout mon soutien.
00:25:15les policiers
00:25:16érigent le dernier
00:25:18rempart
00:25:19contre la barbarie.
00:25:20Ils font face
00:25:21à une société
00:25:22de plus en plus violente.
00:25:24Ils combattent
00:25:25le narcotrafic
00:25:26qui menace
00:25:26nos institutions.
00:25:28Et face à cela,
00:25:29on a un gouvernement
00:25:30qui n'a jamais
00:25:32considéré
00:25:33la sécurité
00:25:34comme une priorité.
00:25:36Aujourd'hui,
00:25:37il faut tout renverser,
00:25:39il faut tout changer,
00:25:40il faut faire
00:25:41de la sécurité
00:25:42la première priorité
00:25:44parce que la sécurité,
00:25:46c'est la première
00:25:47des libertés.
00:25:48Et il faut demain
00:25:49porter
00:25:49avec Marine Le Pen
00:25:51un grand plan marshal
00:25:53pour donner des moyens
00:25:56à toutes nos forces
00:25:57de sécurité,
00:25:58nos policiers,
00:26:00nos gendarmes,
00:26:00mais aussi pour la justice,
00:26:03mais aussi pour
00:26:03l'administration pénitentiaire,
00:26:05pour les douanes.
00:26:06Il faut que tous ceux,
00:26:08pour les polices municipales
00:26:10qui concourent
00:26:11à cette chaîne
00:26:13de la sécurité
00:26:14dont tous les maillons
00:26:15doivent être solidaires.
00:26:17Voilà,
00:26:17il faut réarmer
00:26:18la France
00:26:19face à la violence
00:26:21et il faut être
00:26:22sans réserve
00:26:23derrière nos policiers.
00:26:25Vous parliez
00:26:26d'argent
00:26:27avec ce plan marshal,
00:26:28votre proposition,
00:26:29on l'a entendu
00:26:29en direct.
00:26:30C'est vrai que c'est
00:26:31le nerf de la guerre,
00:26:31on a entendu des policiers
00:26:32depuis ce matin
00:26:332000 euros par mois
00:26:34à Paris,
00:26:35travailler les week-ends,
00:26:36les jours fériés.
00:26:36La nuit,
00:26:37c'est impossible ?
00:26:39C'est totalement impossible.
00:26:40Donc c'est pour cela
00:26:42qu'il faut réaffecter
00:26:44des moyens
00:26:44vers la sécurité.
00:26:46Vous savez,
00:26:47il y a une mesure
00:26:48très simple.
00:26:49Si on arrête
00:26:50de verser
00:26:50les allocations familiales
00:26:52et les allocations
00:26:54logements
00:26:55aux étrangers
00:26:56dès leur premier jour
00:26:58d'arrivée,
00:26:59allez,
00:26:59si on le fait
00:27:00au bout de 5 ans,
00:27:02c'est 8 milliards
00:27:04d'économies.
00:27:05Si on les supprime
00:27:06totalement,
00:27:07ce sont 15 milliards
00:27:08d'économies.
00:27:09L'argent,
00:27:11il faut aller le trouver
00:27:12là où il est dépensé
00:27:14inutilement
00:27:15et le placer
00:27:16là où les Français
00:27:17en ont besoin.
00:27:18Les Français
00:27:19ont besoin de sécurité.
00:27:20Le gouvernement,
00:27:21on leur refuse
00:27:22au travers
00:27:23de l'absence de moyens
00:27:24pour nos policiers
00:27:25cette sécurité.
00:27:28Eh bien,
00:27:28demain,
00:27:29j'en suis convaincu,
00:27:30l'alternance
00:27:32rétablira
00:27:33cette sécurité
00:27:34dans la hiérarchie
00:27:37au premier rang
00:27:38des priorités nationales.
00:27:40Merci beaucoup pour votre temps,
00:27:41M. Ciotti.
00:27:42Merci à vous.
00:27:43Et on va vous quitter
00:27:44avec ces images
00:27:44toujours impressionnantes.
00:27:46Regardez ces drapeaux bleus
00:27:47qu'il s'agit du syndicat
00:27:48de police Alliance.
00:27:50On est dans l'Assemblée nationale.
00:27:52Il y a beaucoup
00:27:52de députés
00:27:53de droite
00:27:53surtout
00:27:54qui vont à la rencontre
00:27:55des policiers,
00:27:56qui prennent des photos
00:27:56avec eux,
00:27:57qui échangent constamment.
00:27:59Et puis,
00:27:59vous le savez,
00:28:00le ministre de l'Intérieur,
00:28:01Laurent Nunez,
00:28:02qui va recevoir le syndicat
00:28:03à 15h
00:28:04au ministère de l'Intérieur.
00:28:06Merci beaucoup,
00:28:06mon cher Mathieu.
00:28:07On revient vers vous
00:28:07d'ici quelques minutes.
00:28:09Éric Ciotti,
00:28:10vous savez,
00:28:10c'est un maire
00:28:11qui souhaite faire régner
00:28:12le respect
00:28:13dans la République
00:28:14parce qu'il y a quelques jours,
00:28:15il a annulé un mariage
00:28:16parce qu'il y avait des rodéos.
00:28:17Ça aussi,
00:28:17ça participe des incivilités
00:28:19et qui perturbaient
00:28:20la vie de la rue.
00:28:21Et puis donc,
00:28:22il évoque le plan Marshall.
00:28:23On aura l'occasion
00:28:24d'y revenir.
00:28:25Direction Roissy
00:28:25avec Célia Barotte.
00:28:27Vous êtes toujours
00:28:28aux côtés
00:28:28d'autres policiers syndiqués
00:28:31pour le syndicat Unité,
00:28:33cette fois,
00:28:34et qui continuent,
00:28:35évidemment,
00:28:35de se faire entendre
00:28:36aux abords du terminal.
00:28:40Oui, Nelly,
00:28:41une mobilisation
00:28:41qui se poursuit.
00:28:43Les principaux représentants
00:28:44du syndicat Unité
00:28:45viennent de prononcer
00:28:46quelques discours,
00:28:47viennent de prendre
00:28:48la parole
00:28:49pour notamment
00:28:50faire entendre
00:28:51une nouvelle fois
00:28:52leurs nombreuses revendications.
00:28:53Le syndicat Unité
00:28:54qui sera reçu
00:28:56à partir de 19h
00:28:57au ministère de l'Intérieur.
00:28:58Une nouvelle rencontre
00:28:59avec Laurent Nunez.
00:29:01Ils espèrent
00:29:01que cette rencontre,
00:29:02elle va aboutir
00:29:04à des actions concrètes,
00:29:06à des négociations
00:29:07qui vont leur permettre
00:29:08d'exercer leur profession
00:29:10dans de meilleures conditions.
00:29:12Une mobilisation,
00:29:12ici,
00:29:13qui commence un petit peu
00:29:14à se terminer.
00:29:16Il va falloir
00:29:16désormais préparer
00:29:17le rendez-vous
00:29:18avec le ministre
00:29:19de l'Intérieur.
00:29:20Mais vous le voyez,
00:29:21ces hommes et ces femmes
00:29:21qui sont mobilisés
00:29:22depuis ce matin.
00:29:24Ils sont partis
00:29:25depuis la place
00:29:26de la République
00:29:27à partir de 8h30
00:29:28ce matin.
00:29:29Ils ont ensuite pris
00:29:29des bus
00:29:30et mon petit doigt
00:29:32me dit
00:29:32qu'ils vont peut-être
00:29:33reprendre ces bus
00:29:34pour repartir
00:29:35au ministère de l'Intérieur.
00:29:36En tout cas,
00:29:37c'est une mobilisation
00:29:38à suivre sur ces news.
00:29:40Merci,
00:29:40ma chère Célia.
00:29:42On est en direct
00:29:43avec Bruno Bartocetti
00:29:44du syndicat Unité
00:29:46Zone Sud.
00:29:47Bonjour,
00:29:47mon cher Bruno.
00:29:48Le narcotrafic
00:29:49qu'évoquait Eric Ciotti
00:29:50à l'instant,
00:29:51ça fait partie
00:29:52des difficultés
00:29:53aujourd'hui du métier.
00:29:53C'est venu se rajouter
00:29:54à ce qui devait être
00:29:56votre mission première,
00:29:57le maintien de l'ordre.
00:29:57Mais aujourd'hui,
00:29:58c'est le gros de votre travail
00:29:59et pour cela,
00:30:00vous avez aussi besoin
00:30:02de moyens.
00:30:02On en parle tous les jours
00:30:03sur l'antenne.
00:30:05Oui, bonjour.
00:30:06Alors, bien sûr
00:30:06que nous demandons
00:30:07beaucoup de moyens.
00:30:08Maintenant,
00:30:08il faut juste retenir
00:30:10les raisons pour lesquelles
00:30:11nous avons unité,
00:30:13initié ces rassemblements
00:30:14depuis le 30 juin.
00:30:16C'est aussi parce qu'on nous traite
00:30:17avec beaucoup de mépris
00:30:19quelque part.
00:30:19On nous explique
00:30:20qu'il n'y a pas de budget
00:30:21et de moyens
00:30:22pour travailler.
00:30:23Nous ne sommes pas fatalistes,
00:30:24nous ne lâchons pas.
00:30:25Et puis on apprend.
00:30:26Et tant mieux pour eux,
00:30:27nous ne sommes pas
00:30:27dans la lutte des classes,
00:30:29mais que finalement,
00:30:30le corps des commissaires
00:30:31prenne des points d'indice
00:30:32dans leur grille.
00:30:33Encore une fois,
00:30:33j'ai bien tant mieux pour eux,
00:30:34mais nous,
00:30:35nous ne pouvons pas
00:30:35rester sur le côté.
00:30:36Donc, il y a deux sujets importants.
00:30:38Celui que vous évoquez,
00:30:39il est très important
00:30:39parce qu'on demande
00:30:40des moyens pour travailler.
00:30:41Mais on doit aussi respecter
00:30:43le policier qui travaille
00:30:44sur le terrain
00:30:44et qui voit que sa fiche de paye
00:30:46ne bouge pas.
00:30:47En tout cas,
00:30:47sa grille indicière
00:30:48ne bouge pas,
00:30:49tout comme la fonction publique
00:30:50de manière générale.
00:30:51Donc, on ne peut pas
00:30:51nous demander en permanence
00:30:53d'aller toujours plus loin,
00:30:57expliquer qu'il y a du budget,
00:30:58mais pour certaines personnes,
00:31:00une certaine catégorie
00:31:01et pas pour nous.
00:31:02C'est pour cette raison.
00:31:02C'est pour cette raison
00:31:03que nous ne lâchons pas.
00:31:05Nous nous sommes exprimés
00:31:06aujourd'hui,
00:31:08je m'exprime au nom
00:31:11de la zone sud,
00:31:12mais toutes les zones de France
00:31:13se sont exprimées
00:31:14à Lyon, à Paris, à Lille,
00:31:16à Marseille, à Toulouse.
00:31:17Nous sommes devant les commissariats.
00:31:19Nous sommes des milliers
00:31:20à nous faire entendre
00:31:21parce que la coupe est pleine.
00:31:22On doit nous respecter.
00:31:23Aujourd'hui,
00:31:23ce n'est plus tenable
00:31:24de travailler dans des conditions
00:31:25de plus en plus difficiles
00:31:26avec un mime pris trop total
00:31:28à l'endroit des policiers
00:31:30avec une grille indiciaire
00:31:31qui ne bouge pas.
00:31:32Bruno Bertocchetti,
00:31:33si vous étiez ce soir,
00:31:35je sais que vous ne l'êtes pas
00:31:35puisque vous êtes en zone sud,
00:31:36mais l'émissaire de votre syndicat
00:31:38pour parler à Laurent Nunez,
00:31:40vous lui diriez quoi ?
00:31:41On sait que dans ces rencontres,
00:31:42il n'y a qu'un ou deux messages
00:31:43qui peuvent passer
00:31:45de manière un peu distincte
00:31:46et qui font mouche.
00:31:47Qu'est-ce que vous lui diriez
00:31:48en priorité ?
00:31:49La première chose
00:31:50qui va être dite
00:31:51à M. Nunez,
00:31:53notre ministre de l'Intérieur,
00:31:55c'est de nous donner
00:31:56vraiment,
00:31:57nous donner les moyens
00:31:58de nous encourager à travailler.
00:32:00On doit avoir les moyens
00:32:01de travailler,
00:32:01mais la priorité aujourd'hui,
00:32:02c'est d'être considéré
00:32:04finalement comme
00:32:05les hauts gradés
00:32:06et nous aussi,
00:32:07nous avons besoin
00:32:08d'être respectés
00:32:09sur notre fiche de paye.
00:32:10Aujourd'hui,
00:32:10un policier,
00:32:11c'est entre 2000 et 2500 euros
00:32:12par mois
00:32:13après 30 ans de service
00:32:14dans des conditions
00:32:15très difficiles,
00:32:16après avoir fait Paris,
00:32:16Marseille, Montpellier,
00:32:17Nîmes,
00:32:18dans des endroits
00:32:18très compliqués pour bosser.
00:32:20Donc,
00:32:21c'est le porte-parole
00:32:22de la police internationale,
00:32:23il doit taper du poing
00:32:24sur la table
00:32:24et s'adresser
00:32:25à l'économie des finances
00:32:26pour pouvoir justement
00:32:28avoir les moyens
00:32:29de faire fonctionner
00:32:30sa police.
00:32:31Il n'en a pas les moyens
00:32:31parce qu'il doit être
00:32:33notre porte-parole
00:32:34et c'est ce qu'on attend
00:32:35de lui en priorité.
00:32:36Merci beaucoup Bruno Bartocetti
00:32:38de nous avoir transmis
00:32:39votre sentiment aujourd'hui
00:32:40et votre message personnel aussi.
00:32:43On retourne
00:32:44dans la mobilisation d'alliances
00:32:46sous les fenêtres
00:32:47de l'Assemblée nationale
00:32:47avec vous Mathieu Devez
00:32:49et à vos côtés
00:32:49un des nombreux députés
00:32:51du Rassemblement national
00:32:52qui ont fait le déplacement.
00:32:54J'ai nommé
00:32:54le député Julien Odoul.
00:32:59Exactement Julien Odoul.
00:33:00Bon, il est de profil
00:33:00mais il va venir se rapprocher
00:33:02de nous devant la caméra.
00:33:03C'est comme ça
00:33:03que ça fonctionne
00:33:04la télévision.
00:33:04Monsieur Odoul, porte-parole
00:33:06du Rassemblement national,
00:33:07député Julien.
00:33:08Elle est forte cette image
00:33:09derrière nous.
00:33:09Des milliers de policiers
00:33:10devant l'Assemblée nationale.
00:33:11C'était important
00:33:12pour vous y être.
00:33:13C'est très important
00:33:14pour dire qu'on aime la police.
00:33:15Nous on croit en la police,
00:33:17on a envie de la soutenir,
00:33:18de leur dire
00:33:18que ce sont des héros
00:33:19de la République,
00:33:20des hommes et des femmes
00:33:20qui tous les matins
00:33:21prennent l'uniforme
00:33:23avec des moyens dérisoires,
00:33:25avec un mépris politique inouï
00:33:27de la part des macronistes,
00:33:28avec de la violence
00:33:29vis-à-vis de LFI
00:33:30et ils sont là
00:33:31pour nous protéger.
00:33:32On a envie de leur dire
00:33:33qu'on les soutient,
00:33:34qu'on est prêts
00:33:35à leur donner les moyens
00:33:36en 2027
00:33:37justement pour assurer
00:33:38la sécurité,
00:33:39remettre l'ordre
00:33:40dans nos rues.
00:33:41Ils sont motivés,
00:33:42on est motivés
00:33:43à leur côté.
00:33:44On n'a pas de paix,
00:33:45de démocratie,
00:33:46sans police.
00:33:46C'est le message
00:33:47qu'on a envie de leur dire
00:33:48et surtout qu'ils tiennent bon.
00:33:50Il faut qu'ils tiennent bon
00:33:50jusqu'en 2027.
00:33:51Vous n'êtes pas le seul
00:33:52représentant politique
00:33:53présent ici,
00:33:54mais beaucoup de droite
00:33:55du Rassemblement national,
00:33:57de l'UDR,
00:33:58peu finalement
00:33:58de gens de gauche.
00:33:59Pourquoi selon vous ?
00:34:00Parce que les gens de gauche
00:34:01et d'extrême gauche
00:34:03considèrent que les policiers
00:34:04sont des bandes rivales,
00:34:05sont des ennemis.
00:34:07Finalement,
00:34:07ils sont désintéressés
00:34:08de la sécurité
00:34:09qui est pourtant
00:34:10la première des libertés.
00:34:12Et la sécurité,
00:34:13l'insécurité,
00:34:13ça frappe d'abord
00:34:14les plus modestes
00:34:15d'entre nous.
00:34:16Ceux qui sont confrontés
00:34:17au deal,
00:34:17au trafic,
00:34:18ceux qui ne peuvent pas
00:34:19se protéger
00:34:19de l'immigration sauvage.
00:34:21Donc normalement,
00:34:22quelqu'un de gauche
00:34:22qui a à cœur
00:34:23de défendre le social
00:34:24devrait être pour la sécurité.
00:34:26Mais ils sont tellement
00:34:27obnubilés par le culte
00:34:28du délinquant,
00:34:29du criminel,
00:34:29finalement,
00:34:30qui stigmatise
00:34:31et discrimine les policiers.
00:34:33Nous,
00:34:33on est à leur côté
00:34:34et on les soutiendra.
00:34:35Ce sera vraisemblablement
00:34:36un thème majeur
00:34:37de cette présidentielle.
00:34:38La sécurité,
00:34:38il y a le pouvoir d'achat,
00:34:39mais pour payer la sécurité
00:34:40dans le pays,
00:34:41c'est ce que nous disaient
00:34:42tous ces policiers,
00:34:42il faut qu'ils soient là
00:34:43et il faut qu'ils soient
00:34:44revalorisés.
00:34:45Vous êtes d'accord avec ça ?
00:34:46Bien sûr,
00:34:46c'est un métier
00:34:48qui est indispensable.
00:34:49Revaloriser dans les moyens,
00:34:51revaloriser dans les salaires,
00:34:52mais surtout
00:34:52conforter politiquement.
00:34:53quand vous avez un pouvoir
00:34:55comme celui d'Emmanuel Macron
00:34:56qui stigmatise les policiers
00:34:58en disant qu'il y a des contrôles
00:34:59au faciès,
00:35:00qui ne leur donne pas
00:35:01les moyens nécessaires,
00:35:02notamment la présomption
00:35:03de légitime défense,
00:35:04qui les met en insécurité,
00:35:06finalement,
00:35:07après les émeutes de 2023,
00:35:09en faisant le procès
00:35:10des policiers
00:35:10avant la justice,
00:35:12tout cela est évidemment
00:35:13inqualifiable.
00:35:14Il faut être échevé,
00:35:16il faut que la police
00:35:17soit soutenue
00:35:17à la fois par la justice,
00:35:19mais surtout par le gouvernement.
00:35:20Merci beaucoup,
00:35:21M. Edoula.
00:35:22Et on le voit
00:35:22dans nos récents sondages,
00:35:23la police est soutenue
00:35:24par la population.
00:35:25En tout cas,
00:35:25voilà Nelly,
00:35:26c'est à vous.
00:35:27On reste à l'Assemblée nationale
00:35:28et dès que vous avez besoin,
00:35:29nous, vous nous faites signe.
00:35:30Merci beaucoup, Mathieu.
00:35:32À plus de 80%,
00:35:33ce soutien de la population française,
00:35:34évidemment,
00:35:35il est largement avéré.
00:35:37On va prendre la direction
00:35:38de Roissy
00:35:40où nous attend
00:35:40Reda Bellage,
00:35:41porte-parole d'unité.
00:35:43Bonjour, Reda Bellage.
00:35:44On a entendu
00:35:45beaucoup les mots
00:35:46de respect,
00:35:48mépris aussi.
00:35:48On sent que ça va
00:35:49au-delà
00:35:50de tout ce qui a trait
00:35:52aux revalorisations salariales.
00:35:54Quel était-vous
00:35:55votre message
00:35:56à unité
00:35:57en vous rendant
00:35:58à l'aéroport ce matin ?
00:36:02Le message,
00:36:02c'est déjà,
00:36:03on est là,
00:36:04on n'a pas manifesté,
00:36:05on a suivi
00:36:06ce que nous ont demandé
00:36:07les collègues de terrain
00:36:07et d'investigation.
00:36:08C'est-à-dire qu'eux aussi
00:36:10veulent participer
00:36:10à nos actions.
00:36:11Eux aussi veulent montrer
00:36:12au ministère
00:36:13qu'il n'a pas été,
00:36:14il n'a pas été,
00:36:15pas du tout,
00:36:16il n'a pas été bon
00:36:17avec nous,
00:36:17tout simplement,
00:36:18parce que suite à la réunion
00:36:19du 4 septembre,
00:36:20il nous a dit
00:36:20qu'il a porté
00:36:21toute sa considération
00:36:22pour notre engagement
00:36:23et en fait,
00:36:25on l'a très très mal vécu
00:36:26et aujourd'hui,
00:36:26on est clairement en colère
00:36:27et on veut le montrer,
00:36:28on veut montrer
00:36:29qu'on est en capacité
00:36:30en quelques minutes
00:36:31de pouvoir ralentir,
00:36:32faire ralentir le pays.
00:36:33Aujourd'hui,
00:36:34on tient grâce aux Français,
00:36:35on ne tient pas
00:36:36grâce au ministère
00:36:37parce qu'on ne se sent
00:36:38pas du tout soutenu
00:36:39et on trouve qu'on n'est pas
00:36:41du tout reconnu
00:36:41à hauteur de notre engagement.
00:36:43Par contre,
00:36:44ça va passer par le ministère
00:36:45et par le gouvernement,
00:36:47la revalorisation
00:36:48de l'enveloppe budgétaire globale.
00:36:50Donc,
00:36:50dans quel état d'esprit
00:36:51vous êtes ?
00:36:51Avant la rencontre
00:36:52qui est prévue,
00:36:53je crois,
00:36:53en ce qui vous concerne,
00:36:54à 19h à la place Beauvau,
00:36:56qu'est-ce que vous allez lui dire ?
00:36:57On sait que le 4 septembre,
00:36:58vous l'avez rappelé,
00:36:59ça n'avait rien donné.
00:37:00La priorité des priorités,
00:37:01ça va être quoi ?
00:37:02Parce que c'est votre moment,
00:37:04c'est le moment à saisir.
00:37:09Je ne vais pas dire
00:37:09que je suis pessimiste,
00:37:10mais à chaque fois,
00:37:11c'est notre moment.
00:37:12Mais si c'est pour sortir
00:37:13comme le 4 septembre,
00:37:14avec de la considération
00:37:15pour notre engagement,
00:37:17les actions vont monter
00:37:18encore beaucoup plus fort
00:37:19et vont monter encore
00:37:19plus crescendo.
00:37:20Et là,
00:37:21on sera en capacité
00:37:22de bloquer les aéroports.
00:37:23Les gars,
00:37:24on peut le faire.
00:37:25Tout en respectant
00:37:26la réglementation,
00:37:27on peut le faire.
00:37:27Alors,
00:37:28s'il faut,
00:37:29nous,
00:37:29on ne sera pas violent,
00:37:30bien sûr,
00:37:30mais écoutez,
00:37:32la violence,
00:37:33on y est confronté
00:37:34chaque jour.
00:37:35Aujourd'hui,
00:37:36vous avez plus de missions.
00:37:38On nous demande
00:37:38de plus en plus
00:37:39d'engagement
00:37:40et avec de moins en moins
00:37:42de moyens
00:37:42et de moins en moins
00:37:43d'effectifs.
00:37:44Alors,
00:37:45on a la visite du pape,
00:37:47on a la visite
00:37:48du roi Charles
00:37:49il y a quelque temps,
00:37:50on a eu la Ligue des champions,
00:37:52on a eu plus de 200 blessés
00:37:53pendant la Ligue des champions.
00:37:55Ce n'est pas les commissaires
00:37:55qui ont été blessés.
00:37:57C'est notre corps
00:37:58qui a été blessé.
00:37:58Et aujourd'hui,
00:37:59après cette réunion,
00:38:00on a été plus que blessés.
00:38:02Parce que pour nous,
00:38:02ce n'est pas normal
00:38:03qu'un ministre de l'Intérieur
00:38:04qui a été préfet de police,
00:38:06je le rappelle,
00:38:07donc qui a été proche de la base,
00:38:09beaucoup plus proche de la base
00:38:10et qui sait
00:38:10dans quelle situation on est
00:38:11de sortir une coquille vide
00:38:13comme ça
00:38:14après une réunion
00:38:14du 4 septembre,
00:38:15on n'acceptera pas
00:38:16ce soir
00:38:17si on n'a pas des réponses
00:38:18à nos revendications.
00:38:19Réda,
00:38:20vous dites en somme
00:38:21stop la parlotte
00:38:22et les bonnes intentions.
00:38:24Maintenant,
00:38:24il faut des engagements
00:38:25chiffrés.
00:38:26Sinon,
00:38:27on continue,
00:38:27voire même,
00:38:28si je vous comprends bien,
00:38:29on monte en puissance.
00:38:30C'est ça,
00:38:31vraiment,
00:38:32l'injonction.
00:38:34Écoutez,
00:38:35nous,
00:38:35vous savez,
00:38:36à Unité,
00:38:36on a toujours fonctionné
00:38:37comme ça.
00:38:38On fait ce que nous demandent
00:38:39nos mandants,
00:38:40tout simplement.
00:38:40C'est-à-dire,
00:38:41les collègues au niveau
00:38:42collectif et individuel,
00:38:43on vous l'a prouvé
00:38:43depuis le 4 septembre,
00:38:45tous les jours,
00:38:45on a fait des actions
00:38:46en région parisienne,
00:38:47dans toute la France,
00:38:49à Lille,
00:38:49dans l'Est,
00:38:51absolument partout,
00:38:52on a fait des actions,
00:38:52on a jeté des monottes
00:38:54de façon symbolique.
00:38:55Maintenant,
00:38:56s'ils veulent qu'on fasse
00:38:56autre chose que des choses
00:38:57symboliques,
00:38:58on peut le faire.
00:38:59Bien sûr,
00:38:59on continuera à faire
00:39:00nos missions.
00:39:01Aujourd'hui,
00:39:01on applique le code 1132,
00:39:03donc on intervient,
00:39:04parce que j'ai des gens
00:39:05dans la rue qui me parlent
00:39:06et me disent
00:39:06oui,
00:39:07vous devez être obligés
00:39:08de faire de votre travail.
00:39:08Oui,
00:39:09on peut faire notre travail,
00:39:10mais on peut aussi
00:39:11ne pas se mettre en danger.
00:39:12C'est-à-dire sortir seulement
00:39:13en cas d'urgence
00:39:14et c'est ce qu'on a décidé
00:39:15de faire aujourd'hui.
00:39:16Donc si,
00:39:17aujourd'hui,
00:39:18ce qui est le cas,
00:39:18on adopte
00:39:20une politique du chiffre,
00:39:21nous,
00:39:21on est en capacité
00:39:22de ne pas suivre ça,
00:39:23parce que rien ne nous y oblige.
00:39:24Merci beaucoup,
00:39:25Auréda Vénage,
00:39:25pour votre message.
00:39:26Retour du côté
00:39:27de l'Assemblée nationale
00:39:28avec des prises de parole
00:39:28en ce moment
00:39:29des responsables syndicaux.
00:39:41Ici,
00:39:42vous voyez Fabien
00:39:43Von et Mélodique,
00:39:44secrétaire général d'Alliance.
00:39:45L'heure n'est plus
00:39:47au simple rassemblement
00:39:48devant les commissariats.
00:39:51Ils ont eu leur utilité
00:39:52il y a quelques temps.
00:39:53Ils permettent d'exprimer
00:39:55la colère des collègues.
00:39:57Mais aujourd'hui,
00:39:58ils ne suffisent plus.
00:39:59Parce qu'un rapport de force
00:40:01ne se crée pas
00:40:02avec quelques photos,
00:40:04quelques drapeaux
00:40:05et quelques opérations
00:40:06de communication.
00:40:08La colère de nos collègues
00:40:09mérite mieux
00:40:10qu'un effet visuel
00:40:11destiné à redorer le blason
00:40:12de certaines organisations
00:40:14syndicales.
00:40:16Nous,
00:40:17nous ne sommes pas là pour ça.
00:40:19Nous sommes là pour obtenir.
00:40:21Obtenir.
00:40:24Obtenir du pouvoir d'achat.
00:40:26Obtenir une véritable
00:40:27revalorisation salariale.
00:40:29Obtenir une revalorisation
00:40:31de la prime de risque
00:40:33pour ceux qui,
00:40:34chaque jour,
00:40:34mettent leur intégrité physique
00:40:36et parfois leur vie en jeu.
00:40:38Obtenir de meilleures conditions
00:40:40de travail.
00:40:41Obtenir des moyens.
00:40:42Obtenir le respect
00:40:43que périt tous ceux
00:40:45qui font vivre et fonctionner.
00:40:47Notre ministère.
00:40:48Et je veux être très,
00:40:49très clair.
00:40:51Notre combat
00:40:52ne concerne pas seulement
00:40:54les actifs.
00:40:55Il concerne nos collègues
00:40:56administratifs,
00:40:58nos collègues techniques,
00:40:59nos collègues scientifiques.
00:41:01Il concerne les agents
00:41:02des préfectures.
00:41:08Parce que,
00:41:10parce que derrière
00:41:11chaque policier sur le terrain,
00:41:13derrière chaque enquête,
00:41:15derrière chaque procédure,
00:41:17derrière chaque service
00:41:18qui fonctionne,
00:41:19il y a toute une chaîne
00:41:21de femmes et d'hommes
00:41:22indispensables.
00:41:23personne ne doit être oublié.
00:41:26Nous appartenons
00:41:27tous à la même maison.
00:41:29Et cette maison
00:41:29mérite beaucoup mieux
00:41:31qu'aujourd'hui.
00:41:39Pour ce faire,
00:41:41il faut être capable
00:41:43de passer à l'étape supérieure.
00:41:45Un rassemblement,
00:41:46ça se voit.
00:41:47Un rapport de force,
00:41:48ça se ressent.
00:41:50Et un rapport de force,
00:41:51ça fait bouger les lignes.
00:41:53Voyez-moi.
00:41:54Voilà,
00:41:54c'est Fabien Van Emelrich,
00:41:56c'est le secrétaire général
00:41:57d'Alliance
00:41:58que vous entendez
00:41:58à la tribune.
00:42:00Axel Ronde,
00:42:00il le dit clairement.
00:42:01Nous, on est là
00:42:01pour obtenir.
00:42:03Et il le dit.
00:42:04Ils veulent du concret,
00:42:05c'est-à-dire les salaires rehaussés,
00:42:06la prime rehaussée,
00:42:07évidemment de la considération.
00:42:08Et tout le monde
00:42:10doit être logé
00:42:10à la même enseigne.
00:42:11Alors,
00:42:11on a beaucoup parlé
00:42:12des commissaires,
00:42:13mais il ne s'agit pas
00:42:14d'opposer non plus
00:42:15ceux qui sont
00:42:16dans les administrations,
00:42:17sur le terrain
00:42:18de la police scientifique,
00:42:19etc.
00:42:21doit être considérée.
00:42:22Bien sûr,
00:42:22l'augmentation doit être
00:42:23pour tous les agents
00:42:25du ministère de l'Intérieur.
00:42:26Bien évidemment,
00:42:27de toute façon,
00:42:28ça ne fonctionne pas,
00:42:29si vous voulez,
00:42:29l'un sans l'autre.
00:42:30Et eux aussi,
00:42:31en leur propre difficulté,
00:42:33des agents des préfectures,
00:42:34ça devient de plus en plus
00:42:35difficile de recevoir
00:42:37du public, par exemple.
00:42:38Ils ont beaucoup plus aussi,
00:42:43ils ont des contraintes
00:42:45avec des personnes
00:42:46qui viennent
00:42:47qui sont de plus en plus
00:42:48violentes.
00:42:48Vous savez,
00:42:49on en parle,
00:42:50que ce soit d'ailleurs
00:42:50dans l'éducation nationale,
00:42:52eux aussi sont confrontés
00:42:53à cette violence.
00:42:54C'est sociétal,
00:42:56cette violence.
00:42:56Donc,
00:42:56à un moment donné,
00:42:57les policiers,
00:42:58on est les garants,
00:42:59si vous voulez,
00:43:00on est les derniers
00:43:01de la chaîne,
00:43:02du bout de chaîne,
00:43:03mais si cette chaîne,
00:43:04elle casse,
00:43:05c'est le chaos
00:43:05qui va malheureusement arriver.
00:43:07C'est pour ça qu'on alerte,
00:43:08c'est pour ça qu'on manifeste
00:43:09aujourd'hui aussi,
00:43:10on a besoin
00:43:11d'un soutien financier,
00:43:12mais pas que.
00:43:13Ça sera de toute façon
00:43:14un grenelle,
00:43:16voire un état d'urgence
00:43:17dans la police nationale
00:43:18pour pouvoir nous redonner
00:43:20réellement des moyens
00:43:21pour qu'on remette
00:43:22la société
00:43:24droit.
00:43:24Quand vous voyez,
00:43:25vous avez vu,
00:43:26il n'y a pas très longtemps
00:43:26sur l'éducation nationale
00:43:27comment ça se passe,
00:43:28même les professeurs
00:43:29ont peur
00:43:30d'aller enseigner.
00:43:32Si vous voulez,
00:43:33c'est toute la société
00:43:33qui part à volo
00:43:34et la police,
00:43:36elle est le réceptacle
00:43:37de tout cela.
00:43:38Mais à un moment donné,
00:43:39on est des hommes
00:43:40et des femmes
00:43:40et derrière l'uniforme,
00:43:41on a aussi nos besoins
00:43:43légitimes
00:43:43et on a besoin aussi
00:43:45d'un minimum
00:43:47de confort
00:43:48pour avoir,
00:43:49si vous voulez,
00:43:51comme je vous ai dit
00:43:51tout à l'heure,
00:43:52on a besoin
00:43:53d'argent
00:43:54parce que
00:43:56les commissariats
00:43:57sont de plus en plus loin
00:43:58de là où on habite.
00:43:59On a besoin
00:44:00d'argent supplémentaire
00:44:02parce que le plein d'essence
00:44:03coûte énormément cher
00:44:05et on perd de l'argent.
00:44:07Sans parler
00:44:07de la vétusté
00:44:08des commissariats,
00:44:08ça aussi,
00:44:09ça doit peut-être
00:44:09retaper aussi
00:44:10certains de ces lieux
00:44:11qui reçoivent du public
00:44:12et les délinquants.
00:44:14Voilà pour l'image forte
00:44:15de cet après-midi.
00:44:16On y retourne bien sûr
00:44:17dans un instant.
00:44:18On sera au cœur
00:44:19de la mobilisation
00:44:19des policiers
00:44:20à la fois à Roissy
00:44:21avec les députés
00:44:22qui sont venus
00:44:23leur prêter main forte
00:44:24aujourd'hui
00:44:24dans leurs revendications
00:44:26et puis bien sûr
00:44:26on sera suspendus
00:44:27à ces rencontres
00:44:28dès le début
00:44:29de l'après-midi
00:44:30autour de Laurent Lunez
00:44:31à la place Beauvau.
00:44:32Dès 15h,
00:44:33ça commence avec
00:44:33le syndicat archi-représenté.
00:44:35C'est celui qui manifeste
00:44:36aujourd'hui
00:44:36à l'Assemblée nationale.
00:44:37Alliance,
00:44:38à tout de suite
00:44:38dans Police Justice
00:44:3924h en France.
00:44:43De retour dans
00:44:44Police Justice 24h en France
00:44:46au cœur de la mobilisation
00:44:47des policiers.
00:44:47Vous les voyez,
00:44:49le cortège est arrivé
00:44:50à l'Assemblée nationale
00:44:51il y a un peu plus
00:44:52d'une demi-heure.
00:44:53Des policiers qui sont
00:44:53sous les fenêtres
00:44:55de l'Assemblée
00:44:56qui crient leur mécontentement
00:44:57qui le diront à nouveau
00:44:58au ministre de l'Intérieur
00:44:59parce que c'est par lui
00:45:00que passera le changement
00:45:01évidemment de cette profession
00:45:03exsangue
00:45:03qui n'en peut plus
00:45:04qui réclame
00:45:05des revalorisations salariales
00:45:07un meilleur pouvoir d'achat
00:45:08et de manière générale
00:45:10un respect total.
00:45:11On va vous faire vivre
00:45:12au rythme de cette mobilisation
00:45:13à Paris
00:45:14dans le Saint-Dessin
00:45:16puisque là
00:45:16on est là
00:45:17devant l'Assemblée nationale
00:45:19dans le 7ème
00:45:20le Palais Bourbon
00:45:21toute la symbolique
00:45:22est évidemment très forte
00:45:24tout cela
00:45:24après le journal
00:45:25et le reste de l'actualité
00:45:27en votre compagnie
00:45:28Somaïa Labidi.
00:45:31Et on commence ce journal
00:45:33par cette grève
00:45:33suivie par 59%
00:45:35des agents
00:45:36électriciens et gaziers
00:45:37ont démarré
00:45:37une mobilisation
00:45:38un mouvement
00:45:39pour demander le maintien
00:45:40de leur tarif préférentiel
00:45:42de l'énergie
00:45:42avantage qui fait partie
00:45:44de leur rémunération
00:45:45et que le gouvernement
00:45:46souhaiterait examiner
00:45:46pour faire des économies
00:45:48300 000 personnes
00:45:49sont concernées.
00:45:51A la une également
00:45:52ce mariage inattendu
00:45:53le géant français
00:45:54des hydrocarbures
00:45:55Total Energy
00:45:55annonce un partenariat
00:45:57de trois ans
00:45:57avec l'entreprise française
00:45:59d'intelligence artificielle
00:46:00Mistral
00:46:01investissement de plus
00:46:02de 100 millions d'euros
00:46:03avec pour objectif
00:46:04de développer
00:46:05une nouvelle génération
00:46:06de modèles de frontières
00:46:07en intelligence artificielle
00:46:09pour appuyer
00:46:09les experts du groupe
00:46:10dans l'exploration
00:46:12la caractérisation
00:46:13mais aussi le développement
00:46:14des réservoirs
00:46:14de pétrole
00:46:15et de gaz.
00:46:16On poursuit avec
00:46:17cette série noire
00:46:18qui se poursuit
00:46:19dans le Rhône
00:46:20une nouvelle caserne
00:46:21de sapeurs-pompiers
00:46:22située au sud-ouest
00:46:23de Lyon
00:46:23prise pour cible
00:46:25par des cambrioleurs
00:46:26durant le week-end
00:46:27le où les malfrats
00:46:28seraient entrés
00:46:29par effraction
00:46:29dans les locaux
00:46:30mais sans pouvoir
00:46:31emporter de matériel
00:46:32au total
00:46:3311 casernes
00:46:34ont été visitées
00:46:35depuis le début
00:46:36du mois d'août.
00:46:37A l'étranger
00:46:38face à la reprise
00:46:39des hostilités
00:46:40entre l'Ukraine
00:46:41et la Russie
00:46:41une offensive
00:46:42est en cours
00:46:42depuis plusieurs jours
00:46:43au nord de la ville
00:46:44de Liman
00:46:44dans la région orientale
00:46:45de Donetsk
00:46:46une opération
00:46:47lancée par Kiev
00:46:48et visant à soulager
00:46:49la pression russe
00:46:50sur les villes clés
00:46:50de Sloviansk
00:46:51et Kramatorsk
00:46:52et puis on termine
00:46:54par cet impasseau
00:46:55au Moyen-Orient
00:46:55le chef de la plus haute
00:46:56instance sécuritaire
00:46:57de l'Iran
00:46:58vient de rejeter
00:46:59tout dialogue en l'état
00:47:00avec les Etats-Unis
00:47:01pour mettre fin
00:47:01à la guerre
00:47:02une fin de non-recevoir
00:47:03alors que Donald Trump
00:47:05s'est dit ouvert
00:47:08Merci beaucoup
00:47:09C News
00:47:10et 24h en France
00:47:12au coeur
00:47:12de la mobilisation
00:47:13policière
00:47:14en ce mardi
00:47:15regardez cette image
00:47:17ils sont très nombreux
00:47:18entre 7 et 10 000
00:47:19sans doute
00:47:19policiers
00:47:21du syndicat Alliance
00:47:22qui sont venus
00:47:22dire leur mécontentement
00:47:24aux députés
00:47:25de la représentation nationale
00:47:26et qui le diront
00:47:27un peu plus
00:47:28tard dans l'après-midi
00:47:29au ministre
00:47:30de l'Intérieur
00:47:31lui-même
00:47:31puisque finalement
00:47:32avec la pression
00:47:34portée sur le gouvernement
00:47:35ils vont être reçus
00:47:37par Laurent Nunez
00:47:38Mathieu Deves
00:47:40vous êtes dans le cortège
00:47:41avec ces policiers
00:47:42on a vu aussi
00:47:43des députés
00:47:44en écharpe
00:47:45essentiellement
00:47:46de la droite
00:47:47venir leur porter soutien
00:47:50et là
00:47:51la mobilisation
00:47:52bat son plein
00:47:53on sent qu'il y a eu
00:47:53un regain
00:47:54de dynamisme
00:47:55et d'énergie
00:47:56je vous le confirme
00:48:00Nelly
00:48:00ce regard d'énergie
00:48:01la musique
00:48:03retentit
00:48:03de plus en plus fort
00:48:04c'est compliqué
00:48:05d'ailleurs
00:48:05vous entendre
00:48:06pourquoi
00:48:06car le patron
00:48:07du syndicat Allianz
00:48:08Fabien Van Amelrich
00:48:09a terminé son discours
00:48:11il a remobilisé
00:48:12les troupes
00:48:13regardez
00:48:13il y a toujours
00:48:14des drapeaux
00:48:15ça commence d'ailleurs
00:48:16un peu à partir
00:48:17pourquoi
00:48:17car ça y est
00:48:18le syndicat Allianz
00:48:19va bientôt partir
00:48:20pour rejoindre
00:48:21le ministère de l'Intérieur
00:48:22avec cette réunion
00:48:24tant attendue
00:48:25avec le ministre de l'Intérieur
00:48:26Laurent Nunez
00:48:2710 000 policiers
00:48:29c'est ce que nous a dit
00:48:30le patron du syndicat Allianz
00:48:32leurs revendications
00:48:33elles sont claires
00:48:34c'est plus d'argent
00:48:35plus de revalorisation salariale
00:48:37moins d'écart
00:48:38finalement
00:48:38avec la hiérarchie
00:48:40avec les commissaires
00:48:41que eux
00:48:41ont été augmentés
00:48:43et donc
00:48:44je vois beaucoup
00:48:45de représentants syndicaux
00:48:46ça y est
00:48:46qui commencent à quitter
00:48:47le cortège
00:48:48à descendre
00:48:48de ce camion
00:48:49qui a l'idée
00:48:50tout au long
00:48:51de la matinée
00:48:51de l'après-midi
00:48:52ce cortège
00:48:53toujours pas mal
00:48:54de députés
00:48:55Eric Ciotti
00:48:55qui vient encore
00:48:56de serrer quelques mains
00:48:57avant de partir
00:48:57il y a eu Laurent Wauquiez
00:48:58il y a eu des représentants
00:48:59du rassemblement national
00:49:01avec ces policiers
00:49:02qui n'ont cessé
00:49:03de leur répéter
00:49:04les violences urbaines
00:49:05on n'en peut plus
00:49:05les redeuilles urbains
00:49:06les refus d'obtempérer
00:49:07les violences intrafamiliales
00:49:09sexuelles
00:49:09on en parle tous les jours
00:49:10sur l'antenne de ces news
00:49:11la coupe est pleine
00:49:12il y a cette élection
00:49:14présidentielle
00:49:14d'ici quelques mois
00:49:15et donc
00:49:16et donc
00:49:16rassemblement à la fois social
00:49:18et très politique
00:49:19aujourd'hui Nelly
00:49:20merci
00:49:21merci mon cher
00:49:22Mathieu De Vazé
00:49:23oui il ne s'agirait pas
00:49:23de le rater ce rendez-vous
00:49:24c'est dans moins d'une heure
00:49:25maintenant
00:49:25à la place Beauvau
00:49:27Axel Ronde
00:49:28il faut saisir
00:49:29le momentum
00:49:30c'est aujourd'hui
00:49:30que ça se passe
00:49:31on parle d'un contexte
00:49:32de présidentielle
00:49:33évidemment
00:49:34dans neuf mois
00:49:35tout va changer
00:49:36parce que ce sera
00:49:37d'autres gens
00:49:37qui vont présider
00:49:39au destiné
00:49:40des policiers
00:49:41mais néanmoins
00:49:42ils ne veulent pas
00:49:43attendre neuf mois
00:49:43ils veulent des changements
00:49:44tout de suite
00:49:45et c'est ce qu'ils vont signifier
00:49:46à Laurent Nunez
00:49:46oui c'est le gouvernement
00:49:47qui doit prendre
00:49:49ses responsabilités
00:49:50on ne peut pas laisser
00:49:51un mouvement s'éterniser
00:49:52dans la police nationale
00:49:53ce n'est pas possible
00:49:54ce n'est pas entendable
00:49:55il faut qu'ils prennent
00:49:56leurs responsabilités
00:49:57et il faut qu'ils nous donnent
00:50:00des moyens financiers
00:50:02supplémentaires
00:50:03de ce qu'on réclame
00:50:04au final
00:50:04on ne réclame pas grand chose
00:50:06on ne crée pas
00:50:07à peu près 150 euros
00:50:08d'augmentation
00:50:09à un moment donné
00:50:10il faut que le gouvernement
00:50:12prenne ses responsabilités
00:50:14sinon on va
00:50:15vers des actions
00:50:16beaucoup plus
00:50:18on va faire une grève du zèle
00:50:19au final
00:50:19vous savez
00:50:20ça peut être des contrôles
00:50:21beaucoup plus longs
00:50:22on peut faire des contrôles
00:50:24à la sortie
00:50:25par exemple
00:50:26des portes du périphérique
00:50:27on peut faire des barrages
00:50:29et contrôler
00:50:30l'ensemble des véhicules
00:50:31donc ça risquera
00:50:32de mettre la pagaille
00:50:33donc je pense
00:50:33qu'il faut que le gouvernement
00:50:35entende
00:50:36les responsables
00:50:37des syndicats
00:50:38encore une fois
00:50:39on ne demande pas
00:50:41non plus
00:50:41l'aumône
00:50:43je pense que
00:50:44le travail
00:50:45on le fait
00:50:45on l'accomplit
00:50:46les missions
00:50:48dès qu'on nous le demande
00:50:49on monte
00:50:50ces missions là
00:50:51par exemple
00:50:52quand il y a eu l'histoire
00:50:54de l'invasion
00:50:55de Ciota
00:50:56tout de suite
00:50:57il y a eu
00:50:58une mise en place
00:50:59de renforts
00:51:00au niveau des frontières
00:51:01ce sont des policiers
00:51:02de commissariat
00:51:03qui ont été déployés
00:51:04là-bas
00:51:05c'est pas leur mission initiale
00:51:06c'est pas du tout
00:51:07leur mission initiale
00:51:08il a fallu
00:51:08qu'ils quittent
00:51:09leur famille
00:51:09et qu'ils partent
00:51:11à des centaines
00:51:12de kilomètres
00:51:13pour pouvoir mener
00:51:14cette opération
00:51:14encore une fois
00:51:15on apprend d'ailleurs
00:51:16que le décret
00:51:17pour obtenir
00:51:19des frais
00:51:20si vous voulez
00:51:22supplémentaires
00:51:22que vous faites
00:51:23quand vous êtes en déplacement
00:51:24il n'a pas été
00:51:26re-signé
00:51:27parce que
00:51:28j'imagine
00:51:29qu'il y a un problème
00:51:30budgétaire
00:51:31parce que ça n'a pas été
00:51:32budgétisé
00:51:32donc le décret
00:51:33était pour trois mois
00:51:34sauf que la mission
00:51:35elle continue aujourd'hui
00:51:36Merci beaucoup
00:51:37Caroline Veil
00:51:39vous êtes psychologue
00:51:41que vous inspire
00:51:41les images qu'on a vues
00:51:42moi je trouve
00:51:43que la mise en scène
00:51:43était particulièrement
00:51:46éloquente
00:51:46et puis les mots
00:51:47qui ont été prononcés
00:51:48Oui
00:51:48ce qui est très intéressant
00:51:50si vous voulez
00:51:51c'est cette mise en scène
00:51:52forte
00:51:52d'abord je crois
00:51:53qu'elle est destinée
00:51:54non seulement
00:51:54aux députés
00:51:55mais aussi
00:51:56au public
00:51:57ils savent
00:51:58que ça va être filmé
00:51:59et on parle
00:52:00de mise à mort
00:52:01en réalité
00:52:02ce sont les policiers
00:52:03eux-mêmes
00:52:03qui mettent le feu
00:52:04au cercueil
00:52:06avec le cadavre
00:52:07dedans
00:52:07il ne s'agit pas seulement
00:52:09d'une mise à mort
00:52:10c'est une exécution
00:52:11donc on ne parle pas
00:52:13de la même chose
00:52:14parce que l'exécution
00:52:15qui exécute
00:52:16la fonction publique
00:52:17et bien c'est le gouvernement
00:52:19et pour qu'on ne s'y trompe
00:52:21absolument pas
00:52:21il y avait
00:52:22les deux affiches
00:52:24enfin les deux
00:52:24Oui
00:52:25l'effigie d'Emmanuel Macron
00:52:27et de Sébastien Lecornu
00:52:28son Premier Ministre
00:52:29Voilà
00:52:29qui sont aujourd'hui
00:52:31selon les acteurs
00:52:34de cette mise à mort
00:52:37de cette exécution
00:52:38ce n'est pas la police
00:52:40qui met fin
00:52:40à ses fonctions
00:52:43c'est le gouvernement
00:52:44Elle est tuée
00:52:46à petit feu
00:52:46par les gouvernants
00:52:48je précise
00:52:49une petite note
00:52:50quand même
00:52:50de précision
00:52:51qu'on va bientôt
00:52:52rentrer dans une discussion
00:52:53budgétaire
00:52:54donc c'est aussi pour ça
00:52:55qu'on fait porter la pression
00:52:56sur le gouvernement
00:52:57et sur Laurent Nunez
00:52:58il va falloir faire grossir
00:52:59cette enveloppe
00:53:00voilà ce qu'on pouvait dire
00:53:00sur la mobilisation
00:53:01on en saura plus
00:53:02évidemment
00:53:03d'ici une heure
00:53:05puisque la rencontre
00:53:06va débuter
00:53:07en tout cas
00:53:07dans un premier temps
00:53:09autour du syndicat Alliance
00:53:10ils étaient très nombreux
00:53:11je vous le rappelle
00:53:11pour ceux qui nous rejoignent
00:53:12à l'instant
00:53:12les policiers mobilisés
00:53:14à hauteur de 7000
00:53:15peut-être même
00:53:1610 000 hommes
00:53:17parce que le cortège
00:53:17il s'est étiré largement
00:53:19sur les Champs-Elysées
00:53:20il a rempli la place
00:53:21de la Concorde
00:53:21et donc là
00:53:22il est dans le 7ème arrondissement
00:53:23il y a une autre affaire
00:53:25qu'on voudrait porter
00:53:26à votre connaissance
00:53:27aujourd'hui
00:53:29on va parler
00:53:30d'un jeune homme
00:53:31de 21 ans
00:53:32qui a été torturé
00:53:33pendant plusieurs heures
00:53:35par 4 jeunes filles
00:53:36des faits qui se sont passés
00:53:38à Montpellier
00:53:39des filles qui vont
00:53:39le frapper
00:53:40le fouetter
00:53:41attendez c'est pas fini
00:53:42le brûler
00:53:43et voire même
00:53:45menacer de le violer
00:53:46avec une canette
00:53:47de soda
00:53:48on vous raconte
00:53:49cette histoire incroyable
00:53:50Sabrina
00:53:51que s'est-il passé
00:53:53et quels sont
00:53:53voilà on va les voir apparaître
00:53:56les dégâts
00:53:57qui ont été occasionnés
00:53:58sur ce jeune homme
00:53:59qui a été torturé
00:54:00pendant des heures
00:54:01oui c'est une nuit de cauchemar
00:54:02pour ce jeune homme
00:54:03de 21 ans
00:54:03alors je vous explique
00:54:04le mode opératoire
00:54:05ça se passe dans la nuit
00:54:06du 6 au 7 septembre
00:54:08le garçon appelle
00:54:09son ex-petit ami au téléphone
00:54:10il fait part d'une rencontre
00:54:11qu'il a rencontré
00:54:12une nouvelle fille
00:54:14une autre jeune fille
00:54:15l'ex-petit ami
00:54:16devient jalouse
00:54:17décide de se rendre
00:54:18au domicile
00:54:19de ce garçon
00:54:20à Montpellier
00:54:20on est en pleine nuit
00:54:21alors le jeune homme le dit
00:54:22il était avec elle
00:54:23dans une relation toxique
00:54:25qui avait duré un an et demi
00:54:26il a ouvert la porte
00:54:27il l'a laissé entrer
00:54:27il discute
00:54:28mais très vite
00:54:29les choses changent
00:54:30une amie les rejoint
00:54:31à son domicile
00:54:32là la tension monte
00:54:34il y a une sorte de piège
00:54:35qui se tend
00:54:35la discussion
00:54:36elle vire aux moqueries
00:54:37aux insultes
00:54:38aux reproches
00:54:39puis au cou
00:54:39le jeune homme
00:54:40dans un premier temps
00:54:41ne réagit pas
00:54:42il veut plutôt calmer
00:54:43la situation
00:54:44puis ce sont deux autres
00:54:46jeunes filles
00:54:46qui rentrent dans ce domicile
00:54:48c'est là qu'on comprend
00:54:49que les quatre femmes
00:54:50sont finalement arrivées
00:54:51ensemble
00:54:52dans la même voiture
00:54:53pour rejoindre ce garçon
00:54:55il s'agit de la soeur jumelle
00:54:56de l'ex-amie
00:54:57et une autre jeune fille
00:54:58et là
00:54:59les violences commencent
00:55:00et vont en intensité
00:55:02vous l'avez vu
00:55:03coup de poing
00:55:03coup de pied
00:55:04elle lui crache déçue
00:55:05une des femmes
00:55:06tendait de l'étrangler
00:55:07avec une ceinture
00:55:08puis elle le fouette
00:55:08avec cette même ceinture
00:55:09l'exagression continue
00:55:10elle s'en prenne alors
00:55:12aux parties intimes
00:55:13du jeune homme
00:55:13il le brûle avec une cigarette
00:55:14lui coupe les cheveux
00:55:15avec un couteau à pain
00:55:17et puis les menaces
00:55:18elle menace de le scarifier
00:55:19de lui crever les yeux
00:55:20et cette menace de viol
00:55:22avec une canette de soda
00:55:24le jeune homme se débat
00:55:25tente d'empêcher ce viol
00:55:27finalement les femmes
00:55:28quittent le domicile
00:55:29à 3h du matin
00:55:30elles profitent aussi
00:55:31pour voler
00:55:32des objets de valeur
00:55:33le garçon
00:55:34vous l'imagine
00:55:35il est en état de choc
00:55:36il porte plainte
00:55:37il se voit attribuer
00:55:385 jours d'ITT
00:55:39côté police
00:55:40les 4 suspects
00:55:41sont interpellés
00:55:422 se rendent
00:55:43et 2 sont interpellés
00:55:44à 7
00:55:45face aux enquêteurs
00:55:46maintenant ces jeunes filles
00:55:47elles minimisent les faits
00:55:49elles parlent d'une bagarre
00:55:50elles disent que finalement
00:55:51il ne sait rien pas
00:55:51c'est qu'il a tout inventé
00:55:52oui mais
00:55:53elles ont filmé
00:55:54sur leur téléphone portable
00:55:56les policiers
00:55:57retrouvent des vidéos
00:55:58elles ont effacé entre temps
00:55:59mais les policiers
00:56:00parviennent à retrouver
00:56:01ces vidéos
00:56:02voient les violences
00:56:03qui ont été commises
00:56:04elles sont donc présentées
00:56:06à la justice
00:56:06ces 4 femmes
00:56:07sont reconnues coupables
00:56:08de ces violences
00:56:09l'ex-compagne
00:56:10la première
00:56:11ainsi que la première amie
00:56:12qui a commis ces violences
00:56:14sont condamnées
00:56:14à 3 ans de prison
00:56:15dont 2 avec sursis
00:56:17elles restent
00:56:18toutes les deux
00:56:18en détention
00:56:19les deux autres amis
00:56:20sont condamnés
00:56:20à 2 ans de prison
00:56:21avec sursis
00:56:22merci
00:56:23alors voilà c'est dense
00:56:24il y a beaucoup de choses à dire
00:56:25moi je suis extrêmement choquée
00:56:27c'est une expédition punitive
00:56:29on va dire les choses comme ça
00:56:30avec acte de torture
00:56:32je m'adresse
00:56:33à la psychologue que vous êtes
00:56:35Caroline Veil
00:56:37on n'a pas l'habitude
00:56:38de voir des filles
00:56:39aussi violentes que les garçons
00:56:41on parle de jeunes filles
00:56:41qui ont sensiblement son âge
00:56:43une vingtaine d'années
00:56:43voilà une vingtaine d'années
00:56:44puisqu'il se fréquente
00:56:46à ce âge là
00:56:46mais qu'est-ce qui se passe
00:56:48dans la tête d'une fille
00:56:49pour dire à ses copines
00:56:51viens
00:56:52on va aller lui régler son compte
00:56:53à celui-là
00:56:54et s'acharner à ce point
00:56:55vous avez déjà vu ça vous ?
00:56:57non
00:56:57mais je crois que c'est tout simplement
00:57:00d'abord la désinhibition
00:57:02des actes violents
00:57:04maintenant
00:57:05il n'y a plus de limite
00:57:07c'est-à-dire qu'on passe
00:57:09très vite au physique
00:57:09il ne faut pas surtout
00:57:10laisser de côté
00:57:11la dynamique de groupe
00:57:13je crois qu'individuellement
00:57:15elle n'aurait sans doute pas
00:57:16commis tous ces méfaits
00:57:20elle n'aurait pas eu
00:57:22l'audace de la torture
00:57:23ce qui alimente
00:57:25si vous voulez
00:57:25c'est qu'il y a une surenchère
00:57:27au fur et à mesure
00:57:28parce qu'il y a le regard des autres
00:57:31qui est approbateur
00:57:32et qui les porte
00:57:33et qui nourrit d'autant plus
00:57:35cette violence
00:57:36comme elles sont quatre
00:57:37elles s'auto-alimentent
00:57:41voilà tout simplement
00:57:42pour aller de plus en plus loin
00:57:44on sent que ça va crescendo
00:57:46c'est jusqu'où iront-elles
00:57:48et puis finalement
00:57:49pourquoi partent-elles
00:57:50en prenant des objets de valeur
00:57:52on ne sait pas
00:57:53ça c'est l'effet d'opportunisme
00:57:55mais quand même
00:57:55des filles qui deviennent violentes
00:57:57à ce point
00:57:58c'est-à-dire qui agissent
00:57:58on est habitué à la violence masculine
00:58:01si je puis dire
00:58:02qui agissent de la même manière
00:58:04que les garçons
00:58:05et même dans ce cas d'espèce
00:58:06peut-être même au-delà
00:58:07de ce qu'auraient fait
00:58:08certains hommes
00:58:09est-ce que c'est un fait nouveau
00:58:10où on peut dire
00:58:11que maintenant
00:58:11la violence est tellement
00:58:12et tellement perméable
00:58:14qu'il n'y a plus de différence
00:58:15de genre
00:58:15non il n'y a pas vraiment
00:58:17de différence de genre
00:58:18les femmes sont violentes
00:58:19et là au départ
00:58:20le motif
00:58:21c'est la jalousie
00:58:22la jalousie
00:58:23ça peut rendre faux
00:58:24il faut bien voir que
00:58:25ces jeunes filles
00:58:26quand elles font tout ça
00:58:27elles traversent un moment psychotique
00:58:28qu'est-ce que c'est
00:58:29un moment psychotique
00:58:30on est en dehors
00:58:31de la réalité
00:58:32c'est-à-dire qu'elles n'ont plus
00:58:33conscience de la réalité
00:58:35peut-être même
00:58:35de ce qu'elles font
00:58:37alors la jalousie d'une
00:58:39ok
00:58:39mais arriver à entraîner
00:58:41trois autres
00:58:42la jalousie peut rendre faux
00:58:43au départ
00:58:44elles ne savent pas
00:58:44je ne pense pas
00:58:45qu'il s'agisse d'un plan
00:58:46nourri, élaboré
00:58:47elles arrivent
00:58:48et puis
00:58:49le fait de se regarder
00:58:50les unes des autres
00:58:51elles commencent par le battre
00:58:53puis elles veulent
00:58:53aller plus loin
00:58:54elles le brûlent
00:58:55elles veulent l'humilier
00:58:56elles déversent sur lui
00:58:58des déchets de nourriture
00:59:00et
00:59:01ça va loin
00:59:02ça va très loin
00:59:03mais
00:59:04les femmes sont aussi violentes
00:59:06que les hommes
00:59:06donc c'est la conclusion
00:59:07qu'on peut en tirer
00:59:08les femmes sont capables
00:59:09des pires horreurs
00:59:11on l'avait vu
00:59:12dans certaines affaires
00:59:13retentissantes
00:59:13mais alors là
00:59:14à 20 ans
00:59:14on se dit
00:59:15c'est incroyable
00:59:16parlons du jugement
00:59:17quand même
00:59:17parce qu'elles ont
00:59:18comparu
00:59:19j'imagine en comparution
00:59:20immédiate
00:59:20vu la gravité des faits
00:59:22maître Paganelli
00:59:24on y revient
00:59:24l'ex-petite amie
00:59:26et une de ses amies
00:59:27qui écope de trois ans
00:59:28de prison
00:59:28dont deux
00:59:29avec sursis
00:59:31et un maintien en détention
00:59:32et les deux autres
00:59:33condamnés à deux ans
00:59:34de prison
00:59:34avec sursis
00:59:35est-ce que la peine
00:59:36prononcée
00:59:37vous paraît
00:59:38à la hauteur
00:59:38de la gravité
00:59:39et de l'intention
00:59:40des faits commis
00:59:44la première chose
00:59:45c'est de voir le dossier
00:59:45si vous voulez
00:59:46c'est difficile
00:59:47de dire comme ça
00:59:47à brûle pour point
00:59:48enfin là
00:59:49on a eu un long descriptif
00:59:50de ce qui s'est passé
00:59:50vous avez eu un descriptif
00:59:51mais il y a forcément
00:59:52des éléments
00:59:53dont nous ne sommes pas informés
00:59:54moi ce qui me surprend
00:59:56ce qui me frappe
00:59:56dans cette affaire
00:59:57c'est la voie procédurale choisie
01:00:00puisque vous l'avez dit vous-même
01:00:01c'est une comparution immédiate
01:00:03ces faits-là
01:00:04ils auraient très bien pu
01:00:05être qualifiés
01:00:06de faits criminels
01:00:07et entraîner
01:00:08l'ouverture
01:00:09d'une information judiciaire
01:00:10en tout cas
01:00:10c'est ce que je suppose
01:00:11parce qu'on n'a pas
01:00:12est-ce qu'on a la date exacte
01:00:13des faits
01:00:15de quand les faits
01:00:16se sont produits
01:00:17Sabrina ?
01:00:17on a la date des faits
01:00:19lorsqu'ils se sont produits
01:00:20mais nous n'avons pas
01:00:21la date du jugement
01:00:22c'est ça que je suis en train
01:00:22de vérifier
01:00:23pour voir si c'était
01:00:23en comparution immédiate
01:00:24ou non
01:00:25c'est pas certain
01:00:25d'accord
01:00:26mais souvent ça prend des années
01:00:27avant d'avoir ce genre de jugement
01:00:28oui
01:00:29peut-être que c'était accéléré
01:00:30parce que c'était passé
01:00:31en détention provisoire
01:00:32bon
01:00:33sur la gravité
01:00:34et les peines
01:00:35parce qu'il y a quand même
01:00:36deux ans de prison
01:00:37avec sursis
01:00:38alors certes un maintien en détention
01:00:39mais au final
01:00:40puisqu'elles écopent
01:00:41de trois ans
01:00:41dont deux avec sursis
01:00:42elles vont en réaliser que
01:00:43un en incarcération
01:00:45les principales instigatrices
01:00:46peut-être même moins
01:00:48absolument
01:00:49donc ça n'a pas valeur d'exemple
01:00:51quand même
01:00:51alors moi je pense que
01:00:53l'âge a dû jouer
01:00:55l'absence d'antécédent
01:00:56a dû jouer
01:00:57donc la primo-délinquance
01:00:58la primo-délinquance
01:00:59la position
01:00:59des unes et des autres
01:01:01à l'audience
01:01:01joue énormément
01:01:02c'est le fonds amende honorable
01:01:03ce n'est pas du tout
01:01:04la même chose
01:01:05que si elles assument
01:01:06sans évidemment
01:01:07honte
01:01:08ce qu'elles ont commis
01:01:10comme atrocité
01:01:10et le fait peut-être aussi
01:01:12que ce soit des jeunes filles
01:01:13peut incliner la juridiction
01:01:16à plus de clémence
01:01:17oui
01:01:17il y a ça qui joue
01:01:18c'est rare
01:01:19alors on parlait
01:01:20de la violence féminine
01:01:20qui peut s'exercer
01:01:21de la même manière
01:01:2280% des dossiers pénaux
01:01:23ce sont des hommes
01:01:24et les dossiers de violence
01:01:25les 90%
01:01:26ce sont des hommes
01:01:27qui les commettent
01:01:28ce ne sont pas des femmes
01:01:28donc quand on voit
01:01:30des femmes jugées
01:01:31pour ce type de fait
01:01:32c'est une rareté
01:01:32vous avez des magistrats
01:01:34qui s'adaptent
01:01:35et qui sont plus cléments
01:01:36aux arguments de la défense
01:01:37d'un mot de mémoire
01:01:38de policiers
01:01:39et d'enquêteurs
01:01:39vous aviez déjà vu
01:01:40un truc pareil
01:01:41Axel Londe ?
01:01:42non
01:01:42c'est pas quelque chose
01:01:43qui est courant
01:01:44mais on voit
01:01:45que ce phénomène
01:01:46est en accélération
01:01:47beaucoup plus de jeunes filles
01:01:48passent et basculent
01:01:49dans la délinquance
01:01:50vous savez
01:01:51on a même vu
01:01:52des jeunes filles
01:01:52tenir des points de deal
01:01:53donc on est vraiment
01:01:54dans une violence
01:01:57systémique
01:01:58finalement
01:01:58de la société française
01:01:59bon et bien justement
01:02:00puisque cette violence
01:02:01est systémique
01:02:02les policiers
01:02:03en ont marre
01:02:03et ils disent
01:02:04nous on veut les moyens
01:02:05d'endiguer cette violence
01:02:07c'est notre mission
01:02:07on retourne
01:02:08dans la mobilisation
01:02:10de l'Assemblée nationale
01:02:11Mathieu Deves nous disait
01:02:12que le cortège
01:02:12était en train
01:02:13de se clairsemer
01:02:15on le voit d'ailleurs
01:02:15visiblement derrière vous
01:02:16parce qu'ils ont une réunion
01:02:17importante à venir
01:02:18et c'est là que
01:02:19tout va sans doute se jouer
01:02:22Oui une réunion
01:02:23à 15h au ministère
01:02:24de l'Intérieur
01:02:25entre le syndicat
01:02:26de police Alliance
01:02:27et bien sûr
01:02:28le ministre de l'Intérieur
01:02:28Laurent Nunez
01:02:29je vous ai écouté Nelly
01:02:30vous parliez de violence
01:02:32vous parliez de violence
01:02:33il y a un visage
01:02:34à retenir
01:02:34lors de cette manifestation
01:02:35du syndicat Alliance
01:02:36regardez
01:02:37c'est celui de Philippe
01:02:38Philippe il est policier
01:02:39à Bordeaux
01:02:39je vous rassure
01:02:40ce visage tuméfié
01:02:41c'est du maquillage
01:02:42mais Philippe
01:02:43vous teniez
01:02:43à alerter
01:02:45sur le nombre
01:02:45de policiers
01:02:46blessés
01:02:47lors des interventions
01:02:47c'est bien cela ?
01:02:48Oui c'est ça
01:02:49exactement
01:02:49je pense que
01:02:51les chiffres
01:02:52parlent d'eux-mêmes
01:02:52pendant la manifestation
01:02:54évidemment
01:02:54j'avais dans le dos
01:02:58ce chiffre
01:02:59de 17 policiers
01:03:00à peu près
01:03:00blessés par jour
01:03:01je ne vais pas vous donner
01:03:02évidemment la nature
01:03:03de leurs blessures
01:03:04mais c'est à peu près ça
01:03:06et là je ne vous parle pas
01:03:07évidemment
01:03:07des refus d'obtempérer
01:03:10des rodéos
01:03:11et des interventions
01:03:12banales au départ
01:03:13qui se terminent
01:03:14souvent
01:03:14non pas de manière
01:03:16catastrophique
01:03:16mais en tout cas
01:03:17avec des blessures
01:03:18plus ou moins légères
01:03:19pour les forces
01:03:19de l'ordre
01:03:20évidemment
01:03:20de l'urbain
01:03:21le refus d'obtempérer
01:03:23est-ce que tous les jours
01:03:24vous avez peur
01:03:25de ne pas pouvoir
01:03:26rentrer chez vous ?
01:03:27Parfois on entend
01:03:28des policiers
01:03:28dire cela
01:03:29j'ai peur
01:03:30de ne pas pouvoir
01:03:30rentrer chez moi
01:03:31de voir ma famille
01:03:33mes enfants
01:03:34c'est votre cas ?
01:03:35je pense que la peur
01:03:37je pense que la peur
01:03:37elle n'est pas
01:03:38elle n'est pas vécue
01:03:40initialement
01:03:41lors d'une blessure
01:03:42c'est une pensée
01:03:44qui vous vient
01:03:44à posteriori
01:03:45soit dans les heures
01:03:46soit dans les jours
01:03:47qui viennent
01:03:47et se retrouver blessé
01:03:49alors qu'on est censé
01:03:50s'occuper des gens
01:03:50et les défendre
01:03:51c'est un peu paradoxal
01:03:53mais personnellement
01:03:55la peur pas vraiment
01:03:56mais par contre
01:03:57je peux comprendre
01:03:58que chez certains
01:03:58de mes collègues
01:03:59il y ait ce sentiment
01:04:01qui soit de plus en plus prégnant
01:04:03Philippe
01:04:04il y a aussi eu
01:04:04une scène assez marquante
01:04:06assez symbolique
01:04:06lors de cette manifestation
01:04:07vous étiez en tête de cortège
01:04:09autour de vous
01:04:10il y avait deux autres policiers
01:04:11qui étaient grimés
01:04:12avec un masque
01:04:13d'Emmanuel Macron
01:04:14et de Sébastien Lecornu
01:04:15verre de champagne à la main
01:04:17bien sûr ces policiers
01:04:17pas le président de la république
01:04:18et le premier ministre
01:04:19et vous au milieu
01:04:20les poches vides
01:04:21avec ce vêtement
01:04:23ce vêtement de policier
01:04:25bien sûr déchiré
01:04:26la symbolique
01:04:27elle était très forte
01:04:28vous comprendrez
01:04:29que lors d'une manifestation
01:04:31comme celle-là
01:04:31qui fit celle du 30 juin
01:04:32il fallait quand même
01:04:34miser à la fois
01:04:35sur une partie
01:04:36un peu plus étoffée
01:04:38et effectivement
01:04:39ça paraît très
01:04:41très délabré
01:04:42et peut-être
01:04:43très exagéré
01:04:44mais je pense que
01:04:45si les choses
01:04:47on les laisse faire
01:04:48comme il se passe
01:04:48actuellement
01:04:49et que les gouvernants
01:04:51que vous aviez tout à l'heure
01:04:52effectivement
01:04:52grimés
01:04:53qui représentent
01:04:54certaines personnes
01:04:55de notre
01:04:56qui sont
01:04:56on va dire
01:04:57dans la partie
01:04:59sommitale
01:04:59de notre société
01:05:00et notamment
01:05:00du gouvernement
01:05:01s'ils ne prennent pas
01:05:03eux
01:05:03en charge
01:05:04le régalien
01:05:05ou si ceux
01:05:07qui vont leur succéder
01:05:08ne prennent pas
01:05:09la mesure
01:05:09de cela
01:05:10j'ose espérer
01:05:11que les policiers
01:05:13ne se retrouveront
01:05:14ne se retrouveront
01:05:15justement pas
01:05:16dans cet état
01:05:17une dernière question
01:05:19Philippe
01:05:19qu'attendez-vous
01:05:20de cette rencontre
01:05:21avec le ministre
01:05:22de l'intérieur
01:05:22Laurent Nunez
01:05:23alors je ne suis pas
01:05:24le mieux placé
01:05:24pour vous en parler
01:05:25on a un secrétaire
01:05:26général
01:05:26en l'occurrence
01:05:27aujourd'hui
01:05:27Fabien Van Emelrich
01:05:29et quelques-uns
01:05:30de ses proches
01:05:31qui vont assister
01:05:31à cette réunion
01:05:32moi je serai
01:05:33le destinataire
01:05:34de leurs échanges
01:05:35mais ce qu'on peut
01:05:37attendre
01:05:38des avancées
01:05:39positives
01:05:39et non pas
01:05:40une sorte
01:05:41de croissance
01:05:41négative
01:05:42pour reprendre
01:05:42des termes
01:05:44purement politiques
01:05:44qui à l'époque
01:05:45concernaient uniquement
01:05:46l'économique
01:05:47mais je pense
01:05:48que ça s'applique
01:05:49aussi à l'humain
01:05:49Merci beaucoup
01:05:50Philippe
01:05:51pour votre témoignage
01:05:52on suivra ça
01:05:53bien sûr
01:05:53cette rencontre
01:05:54entre le syndicat
01:05:55Alliance
01:05:55et le ministre
01:05:56de l'intérieur
01:05:57sur ces news
01:05:57en direct
01:05:58merci à vous Philippe
01:06:00Et merci à vous
01:06:01Mathieu Devez
01:06:01je crois qu'on vous
01:06:02doit un grand
01:06:03coup de chapeau
01:06:04ainsi qu'à
01:06:04Jean-Laurent Constantini
01:06:06qui nous entend
01:06:06qui filme ses images
01:06:07vous avez couvert
01:06:08toute cette mobilisation
01:06:09vraiment bravo
01:06:10pour votre travail
01:06:12je vous propose
01:06:12de revenir
01:06:13à l'image
01:06:13qu'évoquait ce policier
01:06:14à l'instant
01:06:15qui s'est grimé
01:06:16de manière
01:06:17à apparaître
01:06:18tuméfié
01:06:19voilà
01:06:19ça c'était l'image
01:06:20forte de cette
01:06:21mi-journée
01:06:22ces cercueils
01:06:24qu'on amène
01:06:25et qu'on dépose
01:06:25avec des squelettes
01:06:27à l'intérieur
01:06:27devant les grilles
01:06:28de l'Assemblée nationale
01:06:29ce message
01:06:30du dialogue social
01:06:31qui est mort
01:06:32ça on le comprend
01:06:33et puis ensuite
01:06:34les fumigènes
01:06:35qui vont être
01:06:36apposés
01:06:37à côté de ces deux
01:06:38cercueils
01:06:38Caroline Veil
01:06:40on disait
01:06:40que l'image était
01:06:40très forte
01:06:41parce que ça signifiait
01:06:42la mise à mort
01:06:44quasi volontaire
01:06:45d'une profession
01:06:45voilà
01:06:46c'est l'extinction
01:06:47d'une profession
01:06:48et il ne faut pas oublier
01:06:50qu'ils sont en charge
01:06:52de défendre
01:06:52la sécurité
01:06:53des citoyens
01:06:54mais les policiers
01:06:55sont eux-mêmes
01:06:56des citoyens
01:06:56donc ils ont le droit
01:06:57d'être défendus
01:06:59au même titre
01:06:59que les autres
01:07:00or ils le disent
01:07:02ils sont démunis
01:07:02de moyens
01:07:03et surtout
01:07:05le mot très important
01:07:06qui a été employé
01:07:07à plusieurs reprises
01:07:08c'est le mot mépris
01:07:09le mot mépris
01:07:11c'est pas seulement
01:07:12le mépris
01:07:13au regard
01:07:14de leur salaire
01:07:15c'est le mépris
01:07:16de l'image
01:07:17et du regard
01:07:17qu'on a sur eux
01:07:19et que les membres
01:07:20du gouvernement
01:07:20portent sur eux
01:07:21à quoi voit-on
01:07:22qu'on considère
01:07:23quelqu'un
01:07:23quand on le paye cher
01:07:25or visiblement
01:07:26eux
01:07:27ne cessent de réclamer
01:07:28et ils ne sont pas
01:07:29entendus
01:07:30c'est aussi ce qu'on appelle
01:07:31le langage paradoxal
01:07:32Laurent Nunez
01:07:33leur dit
01:07:34considération
01:07:34mais la considération
01:07:36quand les actes
01:07:39apportent
01:07:39la preuve du contraire
01:07:41c'est que justement
01:07:41vous n'êtes absolument
01:07:42pas entendus
01:07:43ni considérés
01:07:44c'est comme un amour
01:07:45il n'y a pas de parole
01:07:48il n'y a que des actes
01:07:49non mais c'est vrai
01:07:49tout à fait
01:07:50et si vous voulez
01:07:51le langage paradoxal
01:07:52excite encore
01:07:53la colère
01:07:54et la rage
01:07:55donc on peut
01:07:57imaginer
01:07:57que ce mouvement
01:07:58va aller loin
01:07:59les rendez-vous à suivre
01:08:00donc cet après-midi
01:08:01ça commence à 15h
01:08:02vous vivrez évidemment
01:08:03toutes les prises de parole
01:08:04à la sortie
01:08:05avec les membres
01:08:06du syndicat Alliance
01:08:07on l'a bien compris
01:08:08ils seront les premiers
01:08:08à être reçus
01:08:09et puis ça va s'étirer
01:08:10jusqu'à 19h
01:08:11où là cette unité
01:08:12qui va être reçue
01:08:14par Laurent Nunez
01:08:15CNews sera évidemment
01:08:16sur place
01:08:16quant à nous
01:08:17on revient d'ici quelques minutes
01:08:18pour la suite
01:08:19de cette mobilisation
01:08:20et de la discussion
01:08:21autour de ces revendications
01:08:22du jour
01:08:23à la fois d'Alliance
01:08:24d'Unité
01:08:24et de tous les autres syndicats
01:08:26qui ont voulu se greffer
01:08:27à ce mouvement
01:08:28à tout de suite
01:08:28C'est l'actualité du jour
01:08:33la colère des policiers
01:08:35la mobilisation du jour
01:08:36qui passe par le syndicat Alliance
01:08:38vous le voyez toujours
01:08:38sous l'Assemblée nationale
01:08:40devant le palais Bourbon
01:08:41il reste encore
01:08:43quelques-uns
01:08:44de ces manifestants
01:08:45le cortège
01:08:46ayant commencé
01:08:47à se clairsemer
01:08:48parce que d'autres
01:08:48sont partis
01:08:49rejoindre la place Beauvau
01:08:50ils ont été
01:08:51on va dire
01:08:52partiellement entendus
01:08:53en tout cas
01:08:54Laurent Nunez
01:08:55consent à les rencontrer
01:08:56cet après-midi
01:08:57dès 15h
01:08:58d'ailleurs
01:08:58dans moins d'une demi-heure
01:08:59leurs représentants syndicaux
01:09:01seront reçus
01:09:02par le ministre
01:09:03de l'Intérieur
01:09:04les entendra-t-il réellement ?
01:09:06Est-ce qu'il
01:09:07pourra leur donner
01:09:08gain de cause
01:09:09sur les revendications
01:09:10salariales
01:09:10notamment
01:09:11rehausser les salaires
01:09:12les primes de risque
01:09:13ça c'est aussi
01:09:14le nerf de la guerre
01:09:15pour eux
01:09:16et puis d'une manière générale
01:09:17évidemment
01:09:17ils veulent un peu plus
01:09:19de considérations
01:09:20un mot Sabrina Berlin
01:09:21Oui l'enjeu
01:09:22il nous l'explique
01:09:23les différents syndicats
01:09:24de policiers
01:09:24il est oui
01:09:25d'une part financier
01:09:26mais il est surtout une reconnaissance
01:09:27une écoute
01:09:28de la part du ministère
01:09:29et un soutien
01:09:30de la part du ministère
01:09:31de l'Intérieur
01:09:31voilà ce dont ils ont besoin
01:09:32les policiers
01:09:33c'est pour ça
01:09:33qu'ils sont en grand nombre
01:09:34aujourd'hui dans la rue
01:09:35il faut s'imaginer
01:09:36que s'il n'y a pas de suite
01:09:37ils risquent de baisser les bras
01:09:39ces policiers
01:09:39alors on fait comment ?
01:09:40parce que c'est les français
01:09:41aussi qui sont concernés
01:09:42par cette situation
01:09:44aujourd'hui plus qu'avant
01:09:45on a besoin d'être sécurisé
01:09:47l'insécurité
01:09:47elle est grandissante
01:09:48dans le pays
01:09:48et on a besoin
01:09:50des forces de l'ordre
01:09:51donc vous voyez
01:09:52c'est une résonance
01:09:53qui est vraiment nationale
01:09:54aujourd'hui
01:09:54ce n'est pas juste
01:09:55des policiers
01:09:56qui manifestent
01:09:57pour leur salaire
01:09:59il faut vraiment
01:10:00élargir ce débat
01:10:00il est bien plus grave
01:10:01et bien plus important que ça
01:10:02alors du soutien en effet
01:10:03mais comme le disent
01:10:04beaucoup d'entre eux
01:10:05les mots
01:10:06ça ne coûte pas cher
01:10:07donc évidemment
01:10:08il faudrait que ça se retrouve
01:10:09aussi dans le portefeuille
01:10:10il y a encore un certain nombre
01:10:12aux abords
01:10:12au tout début
01:10:13de ce boulevard Saint-Germain
01:10:15à Paris
01:10:15vous le voyez
01:10:16à rester
01:10:17à battre le pavé
01:10:19et à camper là
01:10:20si je puis dire
01:10:20pour se faire entendre
01:10:22notamment de la représentation nationale
01:10:25Axel Ronde
01:10:26un dernier mot
01:10:27peut-être sur
01:10:27avant la rencontre cruciale
01:10:30ça va se jouer à quoi ?
01:10:32parce que l'enveloppe budgétaire
01:10:34on ne va pas comme par magie
01:10:35la gonfler
01:10:36au détour d'une conversation
01:10:37ça passe aussi par des décisions
01:10:39au plus haut de l'Etat
01:10:40bien sûr
01:10:41c'est le chef du gouvernement
01:10:42qui doit prendre ses responsabilités
01:10:45qui doit nous donner
01:10:48ce qu'on réclame au final
01:10:49mais vous savez
01:10:50ce n'est pas d'aujourd'hui
01:10:51ça fait quand même
01:10:52des mois et des mois
01:10:53qu'en réunion
01:10:55différentes et variées
01:10:56qu'on a pu avoir
01:10:57avec l'administration
01:10:59on leur a dit
01:11:00qu'on souhaitait avoir
01:11:01des salaires augmentés
01:11:05parce que ce n'était plus possible
01:11:06parce que la base
01:11:08nos collègues
01:11:09nous le disent
01:11:10clairement
01:11:11on n'en peut plus
01:11:12on est asphyxié financièrement
01:11:14comme je vous ai dit
01:11:14tout à l'heure
01:11:15de plus en plus
01:11:16l'essence coûte
01:11:17de plus en plus cher
01:11:18et ça c'est
01:11:19quelque chose
01:11:20qui nous touche
01:11:21vraiment
01:11:23dans notre portefeuille
01:11:24et surtout là
01:11:24on est à 2,11 euros le litre
01:11:27ça va commencer à faire mal
01:11:28mais bien évidemment
01:11:29et comme je vous ai dit
01:11:30c'est que nous
01:11:31nous habitons
01:11:31de plus en plus loin
01:11:32des commissariats
01:11:33de là où on exerce
01:11:34pour protéger nos familles
01:11:35au vu de la délinquance
01:11:36donc nous sommes obligés
01:11:37de faire cette route
01:11:38on peut se travailler
01:11:39en horaire décalé
01:11:40avec des prises
01:11:41d'horaire dans la nuit
01:11:43ou très tôt le matin
01:11:44il n'y a pas forcément
01:11:45de transport
01:11:46donc on est obligé
01:11:47de prendre la voiture
01:11:48c'est une obligation
01:11:49et malheureusement
01:11:50au prix du litre d'essence
01:11:52il va falloir
01:11:53que le gouvernement
01:11:54nous donne
01:11:55en premier lieu
01:11:57plus qu'un geste
01:11:58en tous les cas
01:11:58nous donne une augmentation
01:12:00mais après
01:12:00il va falloir ouvrir
01:12:01des augmentation
01:12:01à long terme
01:12:03parce que nous sommes
01:12:05une des polices
01:12:07européennes
01:12:07les moins bien payées
01:12:08bon vous voyez
01:12:09ils sont encore un peu
01:12:09assez nombreux
01:12:10il y en a qui restent
01:12:11tout le monde évidemment
01:12:12ne va pas aller à Beauvau
01:12:13cet après-midi
01:12:13là on vous a montré
01:12:15comment dire
01:12:16la colère
01:12:17et le cahier de dolé
01:12:19si je puis dire
01:12:20comme on dit communément
01:12:21simplement
01:12:21pour comprendre
01:12:22vraiment ce qui est à l'oeuvre
01:12:23et pourquoi
01:12:24leur travail
01:12:25est si difficile aujourd'hui
01:12:27on va vous emmener
01:12:27au coeur de leur mission
01:12:29on va commencer
01:12:29avec des policiers
01:12:30à Saint-Etienne
01:12:32qui interviennent
01:12:33sur un point de deal
01:12:34vous allez voir
01:12:34ils vont tomber
01:12:35à cette occasion
01:12:36sur un adolescent
01:12:37âgé
01:12:37d'à peine 14 ans
01:12:39eux-mêmes d'ailleurs
01:12:39vont être surpris
01:12:40regardez bien
01:12:41leur réaction
01:12:42premier extrait
01:12:43c'est un enfant
01:12:44qui est donc arrêté
01:12:45et qui dit
01:12:46bah oui
01:12:47j'ai de la cocaïne sur moi
01:12:48et c'est pour ma consommation personnelle
01:12:51on est passé à côté
01:12:52d'un point de deal
01:12:52on a vu
01:12:54on a entendu siffler
01:12:54donc ça a prévu
01:12:55qu'on était là
01:12:56on a vu un en sombre
01:12:57un peu partir là-bas
01:12:58donc on va aller voir
01:12:59si on peut le récupérer
01:13:00voir ce qu'il veut
01:13:00ce qu'il a à se reprocher
01:13:03Massimo et Benoît
01:13:04ont repéré
01:13:04un individu
01:13:05qui a pris la fuite
01:13:06dès qu'il les a aperçus
01:13:07mais les deux hommes
01:13:08vont le retrouver facilement
01:13:12et son profil
01:13:12va laisser les policiers
01:13:14complètement pantois
01:13:16le jeune homme
01:13:16tu restes là
01:13:17s'il te plaît
01:13:18reste là
01:13:19c'est la police
01:13:20parce que c'est la police
01:13:21et on te demande
01:13:21de rester là
01:13:22est-ce que ça c'est clair
01:13:24t'as bien compris
01:13:24ok
01:13:27là ici
01:13:27c'est un contrôle de police
01:13:29pour l'instant
01:13:30tes mains
01:13:30hop
01:13:31à 14 ans
01:13:32à 14 ans
01:13:33tu parles comme ça
01:13:34alors écoute-moi bien
01:13:35ce qu'il y a à 14 ans
01:13:35je vais appeler tes parents
01:13:36et je vais leur venir
01:13:37demander de te chercher
01:13:38d'accord
01:13:48il est 22h30
01:13:49et ce jeune garçon
01:13:50de 14 ans
01:13:51a une drôle de manière
01:13:52de justifier son agressivité
01:13:54mais les agents de la BAC
01:14:03ne sont pas au bout
01:14:04de leur surprise
01:14:05avec ce contrôle
01:14:06nous on va vérifier
01:14:07on t'a vu là-bas
01:14:07c'est un point de deal
01:14:08donc je vais vérifier
01:14:09que t'as rien d'interdiction
01:14:10d'accord
01:14:11donc je fais mon travail
01:14:14c'est bien de le dire
01:14:15sors là s'il te plaît
01:14:15et j'ai des sous aussi
01:14:16et bah sors
01:14:17c'est ma consommation
01:14:19ouais
01:14:19qu'est-ce que t'appelles
01:14:20ta consommation
01:14:21c'est de la coque
01:14:21c'est de la coque carrément
01:14:22à 14 ans
01:14:23à 14 ans
01:14:24t'as de la cocaïne
01:14:25vous voyez même eux
01:14:26ils sont soufflés
01:14:27à 14 ans vraiment
01:14:29tu prends de la coque
01:14:30la suite
01:14:31parce que c'est important
01:14:32c'est toujours vrai
01:14:32vous savez que c'est un motif
01:14:34ils disent ça
01:14:34parce que justement
01:14:35ils ne veulent pas
01:14:35se rattraper pour plus
01:14:36regardez la suite
01:14:37parce que ça va un petit peu évoluer
01:14:38ils décident évidemment
01:14:39de l'embarquer
01:14:40et lui mais il ne comprend pas
01:14:42ce qui se passe en fait
01:14:42regardez
01:14:44de la cocaïne
01:14:45et de l'argent liquide
01:14:46dans les poches
01:14:46cet adolescent possède
01:14:48tout l'attirail
01:14:48du parfait petit dealer
01:14:49la fouille continue
01:14:51je ne découvrirai plus rien
01:14:52sans toi
01:14:52t'as été honnête
01:14:53jusque là
01:14:54continue
01:14:54t'as combien d'argent ?
01:14:57j'ai 230
01:14:58le jeune individu
01:15:00inconnu des services
01:15:01de police
01:15:02jusque là
01:15:02ne semble pas mesurer
01:15:03la gravité de la situation
01:15:05qu'est-ce que tu fais
01:15:05pour moi
01:15:06parce que je suis
01:15:08t'as cocaïne
01:15:09t'as 14 ans
01:15:09ouais monsieur
01:15:10je suis en manque de stress
01:15:11t'es en manque de stress
01:15:12non mais j'ai pas compris
01:15:13cette phrase
01:15:14je stresse en fait
01:15:15tu stresses
01:15:16mais t'as pas des médicaments
01:15:17qui sont autorisés
01:15:18par ton médecin ?
01:15:19non
01:15:19parce que ça
01:15:20ça va pas t'aider ça
01:15:22ouais je sais monsieur
01:15:23mais juste en fait
01:15:23une fois j'étais en boîte de nuit
01:15:24j'ai devenu en trop
01:15:25tu me comprends
01:15:26que t'as 14 ans
01:15:27on va être obligé
01:15:28d'en référer à ta famille
01:15:29quand même
01:15:29face aux menaces du policier
01:15:31l'adolescent s'embrouille
01:15:33et change de version
01:15:34ouais mais monsieur
01:15:34mais je suis
01:15:35en fait
01:15:35j'en prends pas
01:15:37en fait
01:15:38j'en prends un peu
01:15:38mais le reste en fait
01:15:39c'est pour mon pote
01:15:40en fait les sous
01:15:41c'était pour lui
01:15:41et en fait c'est déjà aussi
01:15:43en quelques secondes
01:15:44le jeune intapelé
01:15:45vient de passer d'accro
01:15:46à petit consommateur
01:15:47alors pour faire la lumière
01:15:49sur cette affaire
01:15:50Massimo et son collègue
01:15:51décident de l'embarquer
01:15:52on va faire en détention
01:15:54comme ça l'argent
01:15:55va être saisi
01:15:57écoute-moi
01:15:58je vais t'expliquer après
01:15:59je parle à mon collègue
01:16:00il me parle à moi
01:16:01je te suis juste après
01:16:02donc là t'es en détention
01:16:03je t'explique
01:16:04regarde-moi
01:16:04vu que tu veux que je t'explique
01:16:05lorsque ça se fait
01:16:06ça s'appelle
01:16:07transport
01:16:07acquisition
01:16:08détention
01:16:09non autorisé
01:16:09de produits stupéfiants
01:16:10non non non
01:16:11je ne pense pas du tout
01:16:12monsieur
01:16:12c'est moi qui te parle
01:16:14tu écoutes pour l'instant
01:16:15écoute
01:16:16tu as de la cocaïne sur toi
01:16:17tu as 14 ans
01:16:18l'infraction
01:16:19ça s'appelle
01:16:21acquisition
01:16:21transport
01:16:22détention
01:16:22de stupéfiants
01:16:23t'as 14 ans
01:16:24je suis policier
01:16:24je ne peux pas te laisser
01:16:26partir
01:16:26toi jeune
01:16:28à 14 ans
01:16:29dans la nature
01:16:29vous prenez la peau
01:16:31ça ne marche pas comme ça
01:16:32tu ne veux pas qu'on la fume
01:16:33sinon
01:16:33tu vas venir t'expliquer
01:16:35pour l'instant
01:16:36je ne vais pas appeler ma mère
01:16:37ah bah si t'es mineure
01:16:38t'es mineure
01:16:40écoutez moi ça me rend triste
01:16:42en fait
01:16:42vraiment ça me rend triste
01:16:44quand j'ai regardé ça
01:16:45j'avais un peu les larmes aux yeux
01:16:46tout à l'heure
01:16:46en visionnant la vidéo
01:16:48pour la première fois
01:16:48caroline veille
01:16:49parce qu'il montre là
01:16:51qu'en fait c'est un gamin
01:16:52quoi
01:16:52dès qu'on lui parle de sa mère
01:16:53et de la sanction
01:16:54finalement de la maman
01:16:55ou du regard des parents
01:16:56derrière
01:16:57alors là il panique
01:16:58c'est fou hein
01:16:59parce qu'il peut faire
01:17:00les crâneurs
01:17:00il peut faire les cahiers
01:17:01tant qu'il veut
01:17:02à la fin
01:17:02ça reste des enfants quand même
01:17:03bah c'est un enfant
01:17:04à 14 ans
01:17:05vous êtes un enfant
01:17:06mais moi ce qui me frappe surtout
01:17:07c'est qu'il est briefé
01:17:09le premier argument
01:17:11qu'il invoque
01:17:11est un argument de droit
01:17:12auquel ne pense pas
01:17:14un garçon de 14 ans
01:17:16ça veut dire quoi ?
01:17:17ça veut dire qu'il n'est pas juste consommateur
01:17:19cette drogue
01:17:21il la revend
01:17:22mais il est aussi
01:17:23assujetti à d'autres
01:17:24quand vous lui parlez d'argent
01:17:26il panique
01:17:27comment ça
01:17:27on va prendre l'argent
01:17:28c'est-à-dire
01:17:29il ne pourrait pas le donner
01:17:30je ne pourrais pas le donner
01:17:31qu'est-ce qui va m'arriver
01:17:32quelles sont les sanctions
01:17:33qu'est-ce qui va m'arriver à moi
01:17:35et oui à la fois
01:17:37c'est un enfant
01:17:37mais en même temps
01:17:38on voit à quel point
01:17:39il est au courant
01:17:40j'ai 14 ans
01:17:41c'est pour ma consommation personnelle
01:17:43donc il connaît exactement
01:17:44il sait exactement
01:17:45quoi dire aux policiers
01:17:47pour ne pas être inquiété
01:17:48oui
01:17:48à aucun moment il peut dire
01:17:49il a été conditionné aussi comme ça
01:17:51voilà
01:17:51parce qu'ils savent
01:17:52que les mineurs
01:17:53ne seront pas inquiétés plus avant
01:17:55exactement
01:17:55et je crois qu'il faut chercher
01:17:56plus haut en fait
01:17:57il a cherché à se faire de l'argent
01:17:59c'est pas la fin de l'histoire
01:18:00les policiers vont tenter
01:18:01de lui faire comprendre
01:18:02qu'entre la cocaïne
01:18:03et l'argent
01:18:04évidemment
01:18:05il met en danger
01:18:06tout son avenir
01:18:07il y a un côté même
01:18:07un peu pédagogue
01:18:08j'ai trouvé dans leur approche
01:18:11et toi tu vas à l'école ?
01:18:12ouais je vais à l'école
01:18:13tu vas d'être dans quelle classe ?
01:18:14je suis en 3ème
01:18:15t'es en 3ème ?
01:18:16ça se passe bien ?
01:18:16moi ça va
01:18:17et tu penses que ça va marcher
01:18:19si tu continues à prendre de la cocaïne ?
01:18:21mais je ne prends pas de la cocaïne
01:18:23mais attends
01:18:24sur toi tout à l'heure
01:18:24tu m'as dit que c'était pour toi
01:18:25oui mais c'est pour prendre un peu
01:18:27bah oui mais c'est pour prendre de la cocaïne
01:18:28on est bien d'accord
01:18:29mais la langue française
01:18:30les mots sont importants
01:18:31oui mais monsieur
01:18:32tu vas en prendre de la cocaïne ?
01:18:33je ne vais pas en prendre
01:18:34je voulais en prendre un peu
01:18:35ah oui mais
01:18:36alors moi je ne vois pas
01:18:38je ne vois pas toi aussi
01:18:38je ne vois pas
01:18:39et jusqu'au bout
01:18:40le jeune garçon
01:18:41tente d'attendrir Benoît
01:18:42pour éviter la case commissariat
01:18:44est-ce que c'est incroyable ?
01:18:46c'est beaucoup monsieur ?
01:18:47bah je n'ai pas dit
01:18:47un kilo, un gramme ou pas
01:18:49c'est interdit
01:18:50je ne vais pas te transporter juste pour ça
01:18:50allez s'il vous plaît monsieur
01:18:51bah bien sûr que si
01:18:52moi je pense que c'est pour te protéger
01:18:54moi je pense que c'est pour te protéger
01:18:55bah voilà j'espère que
01:18:56mon intervention
01:18:57est celle de mes collègues
01:18:58aujourd'hui
01:18:58à faire que
01:18:59si tu vas dire
01:19:00bah j'en prendrai pas du tout
01:19:01mais en plus ma mère
01:19:01elle est malade
01:19:02elle peut plus se transporter
01:19:03mais je vais faire comment moi ?
01:19:04tu vis tout ça avec ta maman ?
01:19:05mais rien n'y fera
01:19:06Benoît est obligé d'embarquer
01:19:07le collégien
01:19:08avec lui
01:19:09et de prévenir sa mère
01:19:11merci les gars
01:19:16c'est des trucs
01:19:17qui sont quand même hallucinants
01:19:19c'est qu'il a 14 ans
01:19:19et sur lui
01:19:20il a de l'argent
01:19:21et de la cocaïne
01:19:22et pour lui
01:19:23c'est banal
01:19:24il trouve ça pas normal
01:19:26qu'on le ramène
01:19:26il nous a signalé au départ
01:19:28qu'il consommait
01:19:28donc un gamin de 14 ans
01:19:30qui tape de la cocaïne
01:19:31je te laisse imaginer
01:19:31le cerveau
01:19:32qui n'est pas encore formé
01:19:33ça fait le secret des gars
01:19:34pour Massimo et Benoît
01:19:36pas de doute
01:19:37le mineur a été recruté
01:19:38par le réseau
01:19:39qui tient ce point de deal
01:19:40une pratique
01:19:41de plus en plus courante
01:19:42on pense que
01:19:43c'est le vendeur du jour
01:19:44qui repart
01:19:45soit avec une dose
01:19:45qu'il allait revendre
01:19:46soit avec sa dose
01:19:47qu'il a gagnée à la journée
01:19:48et c'est malheureux
01:19:49de voir ça
01:19:50des gamins aussi jeunes
01:19:52sur des points de deal
01:19:53à cette heure-ci
01:19:54avec de la cocaïne
01:19:55et de l'argent dans leur poche
01:19:57et pour lui
01:19:57c'est tout ce qu'il y a
01:19:59de plus normal
01:19:59et nous ça nous choque un peu
01:20:01mais tu vois
01:20:02ça fait partie du job
01:20:03on va le ramener
01:20:03on va le présenter
01:20:04à un officier de police judiciaire
01:20:05et on va appeler sa famille
01:20:07mais le problème
01:20:08je pense que c'est un jeune
01:20:09qu'on reverra
01:20:09qu'on reverra
01:20:11puisque pour lui
01:20:12il n'y avait rien de choquant
01:20:13à avoir de la cocaïne sur lui
01:20:15je pense que c'est un jeune
01:20:16qu'on reverra
01:20:16je crois que tout est dit
01:20:17dans cette phrase
01:20:18parce qu'évidemment
01:20:19c'est de la chair à canon
01:20:20pour les dealers
01:20:21Maître Paganelli
01:20:22qu'est-ce qu'il risque
01:20:23à son âge
01:20:23parce que là
01:20:24il part avec eux
01:20:25au commissariat
01:20:27pour l'instant
01:20:28pas grand chose
01:20:28il va être placé
01:20:29en garde à vue
01:20:29quelques heures
01:20:30le magistrat sera prévenu
01:20:31il sera présenté
01:20:32à un juge des enfants
01:20:33la maman sera convoquée
01:20:34il sera suivi
01:20:35par un éducateur
01:20:36de la protection judiciaire
01:20:37de la jeunesse
01:20:38et ça en restera là
01:20:39après ce que dit
01:20:40l'officier de la BAC
01:20:41c'est que
01:20:42souvent
01:20:43il ne s'arrête pas là
01:20:44soit il sort
01:20:45de ce système
01:20:46délinquantiel
01:20:46soit il persiste
01:20:48et les délits
01:20:49seront de plus en plus importants
01:20:51jusqu'au jour
01:20:52où la vraie sanction
01:20:53tombera
01:20:53on peut imaginer
01:20:54qu'à 14 ans
01:20:55il a encore des échelons
01:20:56à gravir
01:20:56dans
01:20:58comment dire
01:20:59la hiérarchie
01:21:00des dealers
01:21:01accéleront dans un mot
01:21:02et puis bien sûr
01:21:02oui c'est triste
01:21:03parce que c'est toute
01:21:04cette jeunesse
01:21:05qui malheureusement
01:21:05est aussi influencée
01:21:06par le rap
01:21:07il faudrait peut-être
01:21:08se pencher un petit peu
01:21:09de ce qui se passe
01:21:10dans ces chansons de rap
01:21:10que beaucoup de jeunes
01:21:11écoutent
01:21:12où on leur dit
01:21:12clairement
01:21:13vous voulez faire des tals
01:21:14de l'argent
01:21:15facile
01:21:16rejoignez finalement
01:21:17les points de deal
01:21:18et vous en aurez facilement
01:21:20mais le prix
01:21:21c'est que non
01:21:21c'est que 1
01:21:22c'est de la violence
01:21:23derrière
01:21:24vous devez
01:21:25pourquoi le jeune
01:21:26il est en stress
01:21:26parce qu'il sait très bien
01:21:27que l'argent
01:21:27qu'on va saisir
01:21:28il va devoir le redonner
01:21:302 fois plus
01:21:31pour le dealer
01:21:33qui est à la tête
01:21:34du réseau
01:21:34et s'il ne rembourse pas
01:21:36l'argent
01:21:36il sera littéralement
01:21:37massacré
01:21:38Caroline Veil
01:21:39un dernier mot de conclusion
01:21:40moi ce que je voudrais dire
01:21:42c'est que
01:21:42je le trouve plutôt
01:21:43bien élevé
01:21:44et plutôt obéissant
01:21:45face aux policiers
01:21:47je pense que
01:21:48si on s'en occupait
01:21:49si on s'en occupe bien
01:21:51et bien il peut être sauvé
01:21:53voilà
01:21:53tout simplement
01:21:54parce que
01:21:55il n'y a pas d'agression
01:21:57il n'est pas véhément
01:21:58il n'agresse pas
01:21:59il a peur du regard
01:22:00de sa mère
01:22:01pour l'instant
01:22:02c'est vrai qu'il est inquiet
01:22:04pour ce qui va lui arriver
01:22:05il se sent en danger
01:22:06et c'est un enfant
01:22:08ça reste un enfant
01:22:09devant l'ordre public
01:22:10qui est utilisé
01:22:11par le système
01:22:11voilà
01:22:12c'est ça aussi
01:22:12la réalité
01:22:12du métier de policier
01:22:14et c'est pour ça
01:22:15qu'ils disent
01:22:15voilà
01:22:15nous on joue aussi
01:22:16le rôle de pédagogue
01:22:18c'est près des assistantes sociales
01:22:19en l'espèce
01:22:20et on ne nous considère pas
01:22:22c'est pour ça
01:22:22qu'ils ont manifesté
01:22:23en grand nombre
01:22:25avec le syndicat Alliance
01:22:26notamment
01:22:26devant l'Assemblée Nationale
01:22:27Mathieu Devesse
01:22:28est toujours sur place
01:22:29et bien sûr
01:22:31ils sont soutenus
01:22:32par un certain nombre
01:22:32de députés
01:22:33je crois que vous avez
01:22:33à vos côtés
01:22:34la députée
01:22:35Renaissance
01:22:36Priska Thévenot
01:22:39exactement
01:22:40chère Nelly
01:22:40ça y est
01:22:41je ne vais pas vous mentir
01:22:42les représentants
01:22:42syndicaux d'Alliance
01:22:43sont partis
01:22:44direction le ministère
01:22:45de l'Intérieur
01:22:45pour cette fameuse
01:22:46rencontre avec
01:22:47Laurent Nunez
01:22:48et avec moi
01:22:49effectivement
01:22:49quatre députés
01:22:50Renaissance
01:22:51je vais donner la parole
01:22:52à Priska Thévenot
01:22:53députée Renaissance
01:22:53des Hauts-de-Seine
01:22:54merci Priska Thévenot
01:22:55d'être en direct
01:22:55avec nous
01:22:56il y avait beaucoup
01:22:57de députés de droite
01:22:58mais vous êtes là
01:22:59on est là
01:22:59en tant que députée
01:23:00de la nation
01:23:00en tant que soutien
01:23:02et sur le fond
01:23:02et sur la forme
01:23:03parce que je pense
01:23:04qu'il faut parler
01:23:04des deux
01:23:05de nos forces de l'ordre
01:23:06nous avons pu échanger
01:23:07avec le secrétaire général
01:23:08pour lui rappeler
01:23:08qu'effectivement
01:23:09un budget arrive
01:23:10et que nous allons
01:23:10être là
01:23:11à la manœuvre
01:23:12pour faire en sorte
01:23:13de faire entendre
01:23:13leurs revendications
01:23:14qui sont tout à fait légitimes
01:23:15il a été question
01:23:16bien évidemment
01:23:17de la mise en place
01:23:17et de la confirmation
01:23:18de la loi LOPMI
01:23:19qui avait été mise en place
01:23:20à l'époque
01:23:20par Gérald Darmanin
01:23:21et sur lesquelles
01:23:22ils tiennent
01:23:22à ce que les avancées
01:23:23soient maintenues
01:23:24et nous y veillerons
01:23:24mais également
01:23:25des sentiments
01:23:26des sujets
01:23:26sur la modernisation
01:23:27des moyens
01:23:28qui doit pouvoir
01:23:29être mis à jour
01:23:30dans ces différents dispositifs
01:23:31et nous y serons aussi
01:23:33disposés à y travailler
01:23:34vous me dites
01:23:35que vous avez échangé
01:23:36avec eux
01:23:36vous les avez sentis
01:23:38réceptifs
01:23:39bien sûr
01:23:40on est là
01:23:40dans un esprit
01:23:41de construction
01:23:41et ils le sont aussi
01:23:42il y a des enjeux
01:23:43très concrets
01:23:44et c'est pas simplement
01:23:45des revendications
01:23:47pour passer le temps
01:23:48pardon de le dire
01:23:49un peu comme ça
01:23:49ce sont des enjeux
01:23:50très légitimes
01:23:51pour la sécurité
01:23:52de tous
01:23:52et rappeler aussi
01:23:53que nous devons être
01:23:54en soutien
01:23:54de nos forces de l'ordre
01:23:55ce qui n'est pas toujours
01:23:56le cas
01:23:56et j'insiste sur ça
01:23:57et sur le fond
01:23:58et sur la forme
01:23:59au moment des budgets
01:23:59qu'on a pu vivre
01:24:00et des budgets
01:24:01qu'on a pu voter
01:24:01notamment la LOPMI
01:24:02nous étions bien seuls
01:24:03pour garantir
01:24:05l'adoption de ces textes
01:24:06mais aussi sur le récit
01:24:07souvenons-nous
01:24:08que certains députés
01:24:09portent l'écharpe
01:24:10non pas pour faire honneur
01:24:12à notre pays
01:24:12et faire honneur
01:24:13à celles et ceux
01:24:13qui portent l'uniforme
01:24:15pour nous défendre au quotidien
01:24:16souvent au risque de leur vie
01:24:17mais s'en servent
01:24:18pour pointer du doigt
01:24:19ces fameuses SOM
01:24:20qui font en sorte
01:24:21que la France reste la France
01:24:22et nous défendent
01:24:23dans la sécurité du quotidien
01:24:24alors oui
01:24:25c'est de notre devoir
01:24:25avec les députés Renaissance
01:24:27le groupe de Gabriel Attal
01:24:28de rappeler notre soutien
01:24:30ici à leur côté
01:24:31mais aussi et surtout
01:24:32demain au sein
01:24:33de l'Assemblée nationale
01:24:33dans le débat budgétaire
01:24:34qui s'annonce intense
01:24:35mais sur lequel
01:24:36nous n'allons absolument
01:24:37rien lâcher
01:24:38la présidentielle arrive
01:24:39il y a la sécurité
01:24:40on l'a vu aujourd'hui
01:24:41comme thème majoritaire
01:24:42le pouvoir d'achat
01:24:43la sécurité
01:24:44vous pensez que vous avez pris
01:24:44la mesure de l'importance
01:24:46de cette thème de campagne ?
01:24:47On a pris la mesure
01:24:48du sujet de la sécurité
01:24:49depuis maintenant 10 ans
01:24:50je vous le disais tout à l'heure
01:24:51la loi LOPMI
01:24:53mise en place
01:24:53la loi LOPMI c'est quoi ?
01:24:54C'est garantir les moyens
01:24:56assurés pour nos forces
01:24:57de l'ordre
01:24:57et les garantir année après année
01:25:00et puis aussi
01:25:01il y a tous les enjeux
01:25:01d'intelligence artificielle
01:25:02et de numérisation
01:25:03des process
01:25:04parce que malheureusement
01:25:05les drames récents
01:25:06nous ont rappelé
01:25:07qu'il fallait qu'on puisse
01:25:08moderniser nos process
01:25:09parce que ce que nous disaient
01:25:10aussi là
01:25:10les forces de l'ordre
01:25:11c'est qu'un certain nombre
01:25:12de procédures sont trop ralenties
01:25:14et empêchent correctement
01:25:15leur travail
01:25:15et Dieu sait
01:25:16qu'ils veulent bien le faire
01:25:18Merci à vous
01:25:18Merci à vous quatre
01:25:20d'avoir été présents
01:25:20et merci à vous Prisca
01:25:21Tévenot d'avoir pris le temps
01:25:22de témoigner à l'antenne
01:25:23de CNews
01:25:24Allez encore 10 minutes
01:25:25avant que les représentants
01:25:26syndicaux d'Allian
01:25:27soient reçus au ministère
01:25:28de l'Intérieur
01:25:28à 19h
01:25:29ce sera le deuxième
01:25:30syndicat majoritaire
01:25:31c'est-à-dire le syndicat
01:25:32unité qui sera reçu
01:25:33par Laurent Nouniez
01:25:34Le duo Mathieu Devez
01:25:36Jean-Laurent Constantini
01:25:37pour CNews
01:25:38cet après-midi
01:25:39merci à tous les deux
01:25:40d'avoir couvert
01:25:40cette mobilisation
01:25:41et on continue bien sûr
01:25:42de le suivre tout au long
01:25:43de l'après-midi
01:25:43avant de laisser la place
01:25:45à Pierre de Villeneuve
01:25:46parce que c'est chez vous
01:25:46que ça va se passer
01:25:47les négociations à Beauvau
01:25:48regardez l'image forte
01:25:49de cette mi-journée
01:25:50ce sont ces cercueils
01:25:52qui ont été posés
01:25:53devant les grilles
01:25:54de l'Assemblée nationale
01:25:55en guise de
01:25:57symbole de la mise à mort
01:25:59orchestrée
01:26:00ordonnée
01:26:00pratiquement par
01:26:02nos gouvernants
01:26:03c'est ce que vous nous disiez
01:26:03Caroline Veil
01:26:04l'image était très forte
01:26:05il y avait eu
01:26:06une mise en scène
01:26:07qui a été savamment
01:26:08léchée
01:26:09avec ce message
01:26:11très clair
01:26:11dialogue social
01:26:13en gros
01:26:13on met à mal
01:26:14et on met à mort
01:26:15le dialogue social
01:26:16et donc ces fumigènes
01:26:18blancs
01:26:18et surtout noirs
01:26:19qui retentissent
01:26:20et qui s'élèvent
01:26:22devant les grilles
01:26:23de l'Assemblée nationale
01:26:24mon cher Pierre de Villeneuve
01:26:26la suite
01:26:27c'est avec vous
01:26:28la suite avec
01:26:28notamment le périscolaire
01:26:30les ombres et les lumières
01:26:31avec d'un côté
01:26:32une condamnation
01:26:33cette fois-ci
01:26:34d'un animateur
01:26:34à 5 ans de prison
01:26:35dont un ferme
01:26:37et l'autre versant
01:26:38et bien ce sont
01:26:39les auditions
01:26:39au Sénat
01:26:41avec à la fois
01:26:42Anne Hidalgo
01:26:42et Patrick Bloch
01:26:43qui se défaussent
01:26:44sur ce qui a pu être fait
01:26:47et puis alors
01:26:47surprise à 16h
01:26:48on parlera
01:26:49du rapatriement
01:26:50ou non
01:26:51de Napoléon III
01:26:52en France
01:26:52avec son altesse royale
01:26:54le prince Joachim Murat
01:26:55qui sera dans ce studio
01:26:56il va s'en passer des choses
01:26:57et bien sûr
01:26:58les négos
01:26:58à Beauvau
01:26:59ce sera sur CNews
01:27:01quant à moi
01:27:01je vous dis
01:27:01à demain
01:27:02dès 13h
01:27:03pour une nouvelle édition
01:27:04de Police Justice
01:27:0624h en France
01:27:07excellente fin d'après-midi
01:27:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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