- il y a 6 semaines
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police Justice 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:01Bienvenue à tous sur le plateau de police justice 24 heures en France je suis ravie de vous accueillir pour
00:00:06votre nouveau rendez-vous d'information en direct
00:00:08chaque jour de 13 à 15 heures sur CNews, actualité, témoignages, reportages aussi quand les faits divers qui se deviennent
00:00:17des faits de société
00:00:18s'invitent dans l'actualité ça se passe ici sur CNews et au sommaire aujourd'hui c'est parti.
00:00:23On va vous parler de cette jeune femme qui prétend avoir été agressée par un médecin dans son cabinet dimanche
00:00:30à Roubaix
00:00:30et elle affirme avoir tout filmé. Extrait.
00:00:35Alors vous ne me touchez pas ?
00:00:38Un médecin me frappe ! Un médecin me frappe !
00:00:42Oh mon Dieu ! Un médecin vient de me frapper et je vous jure ça en vidéo !
00:00:51Seul problème, la réalité est toute différente. Nous avons les images de ce qui s'est passé au long cours,
00:00:57avant, après, vous allez tout comprendre.
00:00:59On vous parlera aussi de la lutte contre la drogue mais du point de vue de l'humain.
00:01:05On n'entend jamais ou très rarement les consommateurs. Aujourd'hui il y en a un qui accepte de parler,
00:01:09il sera sur notre plateau.
00:01:11Il s'appelle Kamel, il a une cinquantaine d'années désormais, il est tombé dans l'enfer de la drogue
00:01:17autour de l'âge de 13 ans
00:01:19et donc il accepte de témoigner à visage découvert sur le plateau de 24h en France.
00:01:24On parlera également de l'appel au secours d'Honorine, une vieille dame de 88 ans
00:01:29qui a son appartement squatté par une famille de locataires qui refuse de partir
00:01:33et qui ne s'acquitte pas, évidemment, de son loyer. Écoutez cet appel à l'aide.
00:01:38J'ai besoin de vous. Personne ne réagit.
00:01:41À 94 ans, se retrouver dans un cas pareil.
00:01:45On ne sort pas jusqu'au mois de décembre.
00:01:47Et bien, pourquoi vous vivez ?
00:01:48Et peut-être qu'après on décidera de rester.
00:01:50Je ne paye plus leur loyer. Ils se foutent de nous.
00:01:53Enfin, ça devient un fléau récurrent. Les refus d'obtempérer qui se multiplient.
00:01:58Et partout en France, ils sont d'ailleurs de plus en plus violents, avec des blessés souvent,
00:02:02parfois des morts. Petit extrait.
00:02:06Mais l'homme au volant n'entend pas obtempérer.
00:02:08Il redémarre en trombe, évite de peu les policiers et dans sa fuite,
00:02:13percute violemment une autre voiture avec un bébé à bord.
00:02:18Guidé par les agents du centre de vidéosurveillance,
00:02:21qui donne notamment par radio le descriptif et la plaque d'immatriculation,
00:02:25la patrouille de Stéphane interpelle l'individu sur la corniche, non loin de là.
00:02:30Une page spéciale à 14h30, n'oubliez pas, avec des images de la sorte,
00:02:33qui nous enverront à la fois à Marseille, au Canais, toujours dans le sud,
00:02:37et même jusqu'à Colmar.
00:02:38Mais tout de suite, puisqu'il est 13h, c'est votre rendez-vous d'actualité
00:02:41avec Félicité Kindoki. Bonjour ma chère.
00:02:47Bonjour Nelly, bonjour à tous.
00:02:48Voici ce qu'il faut retenir à 13h cet après-midi.
00:02:51Le maire de Cannes est candidat à la présidentielle.
00:02:53David Lissnard relance l'idée d'une grande primaire ouverte à tous,
00:02:57de la droite et du centre, pour selon lui, éviter la division
00:03:00et la compromission programmatique qui fait perdre les élections
00:03:03et empêche le redressement du pays.
00:03:05Une idée jusqu'ici écartée par les principaux candidats concernés.
00:03:09Premier déplacement de Raphaël Glucksmann.
00:03:11Après son annonce de candidature à la présidentielle depuis La Rochelle,
00:03:14il a appelé les Français à rejoindre et refonder la gauche.
00:03:17Écoutez-le.
00:03:19Adhérez, venez, rejoignez-nous.
00:03:21On va refonder la gauche.
00:03:23C'est la condition de possibilité de la victoire.
00:03:26Submergez les pratiques des appareils.
00:03:30Adhérez et rejoignez-nous.
00:03:31Moi j'y vais avec hâte, avec enthousiasme et avec la flamme.
00:03:37Le ministre de l'Éducation, Edouard Geffrel, a annoncé
00:03:40les élèves de nos écoles françaises seront interrogés
00:03:43sur les violences sexuelles et sexistes.
00:03:45Les questions seront ajoutées au questionnaire existant
00:03:48portant sur le harcèlement scolaire.
00:03:50Le ministre dit s'attendre à des résultats, je cite,
00:03:52sismiques car le phénomène est massif.
00:03:55Mauvaise nouvelle pour les automobilistes.
00:03:57En cette fin de période estivale, les prix à la pompe s'envolent de nouveau.
00:04:01Le sans-plomb 95 et 98 passe désormais au-dessus de la barre symbolique
00:04:05des 2 euros le litre.
00:04:07Et le gazole a terre même les 2,24 centimes d'euros le litre en moyenne.
00:04:12Et dans l'actualité internationale, le Nevada toujours sous les flammes
00:04:16d'un important feu de forêt qui menace la ville de Reno.
00:04:1927 000 personnes ont dû être évacuées.
00:04:22Le feu a déjà ravagé plusieurs milliers d'hectares en 4 jours.
00:04:25Les pompiers affirment avoir déjà contenu 27% du feu pour le moment.
00:04:30Écoutez les explications du chef des pompiers du district.
00:04:33J'ai de très bonnes nouvelles à partager aujourd'hui.
00:04:36L'incendie a parcouru un peu plus de 15 000 hectares en ce moment,
00:04:39mais je suis heureux d'annoncer qu'il est actuellement maîtrisé à 27%.
00:04:43Et nous avons reçu ces chiffres environ 2 minutes avant d'entrer ici.
00:04:48En Allemagne, les pays auteurs d'attaques hybrides commises contre l'aéroport de Leipzig
00:04:52début août paieront leurs actes.
00:04:54C'est l'avertissement du chef du gouvernement allemand Friedrich Merz
00:04:57après des révélations de la presse selon lesquelles plusieurs drones présumés russes
00:05:02auraient été utilisés lors de la tentative présumée d'attentat.
00:05:05Et puis dans le détroit d'Hormuz, les autorités maritimes iraniennes ont recensé
00:05:0845 navires en infraction dont un tiers ont déjà été attaqués au cours des 6 premiers mois de guerre.
00:05:14Depuis le déclenchement du conflit en Iran, fin février,
00:05:17Téhéran impose un couloir de navigation spécifique pour verrouiller et contrôler les passages maritimes.
00:05:22Les auteurs des infractions, des règles de transit risquent des amendes, des saisies ou des confiscations.
00:05:27Et puis on termine avec ces images historiques, celle de la libération de Paris.
00:05:31C'était il y a 82 ans, découvrez le général de Gaulle battant le pavé parisien
00:05:37après l'entrée dans la capitale de la 2e division de blindé du général Leclerc
00:05:41et juste avant son célèbre discours à l'hôtel de ville de Paris
00:05:44proclamant une ville outragée, brisée, martyrisée mais libérée.
00:05:50Merci beaucoup, chère félicité. Rendez-vous à 14h pour la suite.
00:05:53Les invités pour m'accompagner cet après-midi.
00:05:55Bonjour Nicolas Paganelli, vous êtes avocat, merci d'être là.
00:05:58Gilles-Marie Vallée qui lui est psychiatre et pédopsychiatre, bienvenue à vous.
00:06:02Michel Coriot, déléguée nationale pour Alliance Police
00:06:05et bien sûr Sabrina Birlin-Bouillet pour le service PJ de la rédaction.
00:06:10Je vous le disais il y a quelques secondes à peine,
00:06:12une jeune femme affirme avoir été agressée par un médecin dans son cabinet dimanche à Roubaix
00:06:17et elle affirme avoir tout filmé.
00:06:20Alors certes, vous allez voir les images et le déroulé, la chronologie.
00:06:23La vidéo, d'ailleurs, vous l'avez peut-être déjà vue parce que depuis 48h,
00:06:25force est de constater qu'elle circule pas mal sur les réseaux sociaux.
00:06:28Avec l'équipe de 24h en France, on a quand même voulu en savoir plus
00:06:32et on a découvert au fil de l'eau que la réalité était bien différente
00:06:36que celle que veut nous raconter la jeune femme dans son récit initial.
00:06:42Alors évidemment, premier élément, c'est la supposée agression.
00:06:44C'est vrai que c'est spectaculaire.
00:06:46On est à ce moment-là dans le cabinet du médecin.
00:06:48Regardez.
00:06:50Alors vous ne me touchez pas.
00:06:52Aaaaaah !
00:06:52Aaaaaah !
00:06:53Un médecin me frappe !
00:06:55Un médecin me frappe !
00:06:56Au secours !
00:06:57Est-ce que vous pouvez intervenir ?
00:06:59Oh mon Dieu !
00:07:02Un médecin vient de me frapper, je vous jure ça en vidéo !
00:07:05Je vous jure, il vient de me frapper !
00:07:08Je sais qu'il y a la vidéo !
00:07:10Je vous jure, il y a la vidéo !
00:07:11Il m'a pris par les bras, il m'a poussée, il m'a plombée !
00:07:15Je suis jure, je suis jure, je suis jure, je suis jure, je suis jure, je suis jure, je suis
00:07:19jure, je suis patiente !
00:07:20Donc évidemment, quand vous voyez ça, vous vous dites, bah évidemment, on a envie de la défendre, cette jeune femme.
00:07:25D'autant qu'en sortant du cabinet, elle explique quand même ce par quoi elle est passée.
00:07:29Et elle en profite pour le mettre sur internet.
00:07:31Écoutez.
00:07:33Les gars, je vous jure, je suis choquée de ce qui vient de m'arriver.
00:07:36En gros, je prends un traitement de base pour l'anxiété.
00:07:39Il faut savoir qu'au temps, si je les prends, je ne peux pas faire d'arrêt brutale.
00:07:42Donc quand je n'ai plus, en fait, je ne peux pas aller aux urgences parce que je ne vais
00:07:45pas incompré les urgences pour ça.
00:07:48Mais il faut savoir que je ne peux pas passer de ce traitement, c'est comme arrêter les antidépresseurs d
00:07:51'un coup, ce n'est pas possible.
00:07:53Donc en général, un médecin, quand je n'en ai plus et que c'est urgent, genre un dimanche, que
00:07:57c'est fermé ou que les délais de médecin traitant sont trop longs, je vais au médecin, ils me prescrivent
00:08:02toujours.
00:08:03Il n'y a jamais de problème avec ça.
00:08:05Donc là, je prends rendez-vous sur SOS Médecin parce que les dimanches, il n'y a qu'eux qui
00:08:09sont ouverts.
00:08:10Je dis au médecin, il me dit, non, je ne vous ferai pas.
00:08:13Je dis, mais monsieur, c'est une urgence médicale, en fait, je ne peux pas arrêter d'un coup, je
00:08:16ne peux pas faire un sevrage brutale comme ça.
00:08:18Mon corps ne peut pas le supporter, c'est des médicaments qu'on ne peut pas arrêter d'un coup
00:08:22comme ça.
00:08:23On me dit, ouais, non, je ne vous ferai pas, vous sortez.
00:08:26Je lui dis, faites-moi une attestation, comme quoi vous refusez, parce que je sais très bien que c'est
00:08:29une urgence médicale, genre je connais plein de gens qui travaillent en médecine, je connais plein de médecins, etc.
00:08:34Ils m'ont toujours fait, il n'y a jamais eu de problème, etc.
00:08:37Donc je lui dis, faites-moi une attestation, parce que je ne sais pas qui vous êtes, je ne connais
00:08:40pas votre nom, donc écrivez sur papier, comme ça s'il y a un problème,
00:08:43parce que c'est des médecins qui peuvent littéralement faire un choc au corps quand tu arrêtes d'un coup,
00:08:47et que tu prends des grosses doses habituelles et que tu arrêtes d'un coup, tu peux littéralement avoir un
00:08:51choc neurologique.
00:08:52Donc mourir.
00:08:53Je lui dis, vous me faites un papier comme quoi vous refusez le soin, la prise en charge avec votre
00:08:58nom.
00:08:59Il me dit, je ne vous fais pas de papier, vous sortez.
00:09:01Je lui dis, je ne sortirai pas, vous me faites ce papier.
00:09:03Alors vous avez compris qu'à ce stade, en fait, le médecin lui refuse ce qu'elle exige et estime
00:09:08être en droit d'obtenir.
00:09:10C'est le droit du praticien que de dire non.
00:09:12Enfin, après tout, c'est lui le spécialiste.
00:09:14Donc, elle fait scandale en refusant à plusieurs reprises, plusieurs injonctions, pardon, de sortir du cabinet.
00:09:22C'est un médecin qui est plutôt démuni à ce moment-là et qui donc va décider de la prendre
00:09:26par le bras pour la conduire dehors.
00:09:29Voici l'extrait.
00:09:31Voilà ce monsieur qui est médecin et qui, en plus, est violent envers moi.
00:09:36Donc voilà, et qui refuse de me represcrire un traitement et qui me fait...
00:09:40Parce que madame fait n'importe quoi.
00:09:42Madame ne fait pas n'importe quoi.
00:09:43Le monsieur vient envers moi, il est agressif.
00:09:45Je ne débite pas.
00:09:46Il refuse de me faire une attestation.
00:09:48Vous refusez de me represcrire mon traitement.
00:09:50Je ne prescrirai pas de ma soquette épine parce que je ne vais pas le faire.
00:09:53Mais c'est une urgence médicale.
00:09:54C'est pas une urgence.
00:09:54Je ne peux pas faire de sevrage brutale.
00:09:56Si, c'est une urgence médicale et je ne peux pas faire...
00:09:58Si vous avez enregistré votre truc, vous pouvez sortir.
00:10:00Bah non.
00:10:00Allez.
00:10:02Bon.
00:10:03C'est une urgence médicale.
00:10:04Je ne fais pas de traitement d'arrêt brutale.
00:10:07Qu'est-ce que vous allez faire ?
00:10:07Vous allez me l'orienter ?
00:10:09Oh là là.
00:10:10Oh mais.
00:10:11Bon.
00:10:12Allez, c'est pas grave.
00:10:13On va appeler la police.
00:10:14Bah que la police, ça va être plus simple.
00:10:16Il n'y a pas de souci.
00:10:18Vous allez sortir.
00:10:19Alors, vous ne me touchez pas.
00:10:21Ah !
00:10:22Au secours !
00:10:23Au secours !
00:10:27Est-ce qu'on pouvait intervenir ?
00:10:28Oh mon Dieu !
00:10:30Oh mon Dieu !
00:10:32Un médecin vient de me frapper.
00:10:33Je vous jure ça en vidéo.
00:10:35Je vous jure, il vient de me frapper.
00:10:37Je vous jure qu'il y a la vidéo.
00:10:39Je vous jure, il y a la vidéo.
00:10:41Il a pris vers les bras.
00:10:42Il m'a poussé.
00:10:43Il m'a frappé.
00:10:46Je suis chocée.
00:10:47Je suis chocée.
00:10:47On est ça qui frappe une patiente.
00:10:50Je suis chocée.
00:10:52Oh mon Dieu !
00:10:55Je suis chocée.
00:10:58Je suis chocée.
00:10:59Je viens d'entendre à venir prendre un médecin.
00:11:01C'est très amusant.
00:11:02Vous vous faites bien à la comédie.
00:11:03Mais c'est sous vidéo en fait.
00:11:05On vous voit me toucher, me frapper.
00:11:07Oh mon Dieu !
00:11:09Voilà, beaucoup de réactions évidemment,
00:11:11à la fois sur ce plateau avec nos invités.
00:11:12Mais j'aimerais d'abord qu'on sollicite Frédéric Pain,
00:11:14qui est médecin, vice-président du collectif Santé en danger,
00:11:17qui est avec nous en direct.
00:11:18Bonjour.
00:11:19Bonjour monsieur.
00:11:20Évidemment, une prescription, une ordonnance,
00:11:24sans connaître l'historique de la patiente,
00:11:26on imagine que le médecin est fondé à refuser.
00:11:30Après tout, c'est lui qui juge de l'urgence médicale.
00:11:33Mais on a l'impression que ce genre de phénomène
00:11:34est de plus en plus fréquent.
00:11:36Qu'en gros, on se rend dans le cabinet du médecin
00:11:37comme si on allait dans un supermarché
00:11:40en réclamant son dû.
00:11:41C'est un peu ça qui se passe ?
00:11:44Là, en l'occurrence, sur les images qu'on voit,
00:11:46on a vraiment l'impression que c'est ça qui se passe.
00:11:48Mais en fait, il n'y a rien qui va, parce que déjà,
00:11:50en fait, elle est venue, dès le départ, elle filme.
00:11:53Donc, il y avait quand même manifestement la préméditation
00:11:56de faire un esclandre.
00:11:58Et probablement qu'elle savait que ça allait être refusé,
00:12:00puisque sinon, quel intérêt de filmer toutes les consultations ?
00:12:02Au-delà du fait que, je ne suis pas expert en droit,
00:12:05mais ça me paraît complètement interdit
00:12:07de filmer un médecin ou quiconque à son insu.
00:12:12Et puis, effectivement, elle se rend pour un traitement
00:12:17qu'elle dit avoir de manière chronique.
00:12:19Elle se rend voir le médecin de garde.
00:12:22Donc, elle va spécifiquement voir un médecin
00:12:24qu'elle ne connaît pas, essayer de voir son médecin traitant.
00:12:31Si c'est un traitement qu'elle prend de manière chronique,
00:12:33à une posologie déterminée, on peut tout à fait anticiper
00:12:36le moment où il va en manquer.
00:12:38Donc, en fait, elle peut prendre les rendez-vous.
00:12:40Mais apparemment, elle dit dans la vidéo
00:12:43qu'à chaque fois, il n'y a pas eu de problème
00:12:45qu'elle allait voir les médecins le dimanche.
00:12:47Donc, en fait, systématiquement, elle semble aller voir
00:12:50un médecin qu'elle ne connaît pas,
00:12:52qui n'est pas son médecin traitant.
00:12:53Donc, on est d'accord que cette jeune fille
00:12:54ne bénéficie pas d'un suivi,
00:12:55que si son mal-être est si grave que ça,
00:12:59il faudrait qu'elle ait un médecin traitant.
00:13:00Et donc, il y a une forme d'anticipation.
00:13:02Donc, là, clairement, vous nous dites,
00:13:04ça sent quand même, au nom du buzz,
00:13:07le piège dans lequel on essaie de faire tomber le médecin.
00:13:09C'est ça ? Il est piégé, cet homme ?
00:13:11Alors, je ne sais pas, parce qu'effectivement,
00:13:13elle est peut-être en souffrance.
00:13:14Et si elle a vraiment besoin de son traitement,
00:13:16effectivement, il ne faut pas qu'elle l'interrompe.
00:13:19Mais elle dit que ça fait longtemps qu'elle le prend.
00:13:21Donc, elle sait quand est-ce qu'elle n'en a plus.
00:13:23Donc, ça peut être anticipé.
00:13:25Et puis, l'urgence, effectivement,
00:13:31l'urgence de prescrire des benzodiazépines,
00:13:33elle n'est pas vitale.
00:13:34Si vraiment, elle estime que c'est une urgence médicale,
00:13:37qu'elle ne peut absolument pas s'en passer,
00:13:39pourquoi, à ce moment-là, si vraiment,
00:13:40elle se sent en détresse,
00:13:41pourquoi elle ne va pas non plus vers un service d'urgence
00:13:45des hôpitaux où, probablement,
00:13:47elle sait qu'elle va être refoulée ?
00:13:48Bon, bref, c'est vrai que des consultations comme ça,
00:13:50en garde, on en a dans nos cabinets.
00:13:53Moi, je n'en ai pas ou extrêmement rarement
00:13:55parce qu'en fait, on connaît nos patients
00:13:57et ils ne se comportent pas comme ça.
00:13:58C'est vrai que quand on fait des gardes,
00:14:01régulièrement, on voit arriver des gens
00:14:02qui viennent réclamer des benzodiazépines.
00:14:05Il y a aussi beaucoup de gens qui réclament
00:14:06des antalgiques comme le tramadol
00:14:08ou des choses comme ça,
00:14:09en nous disant qu'ils ont ça de manière chronique.
00:14:12Et comme par hasard, à chaque fois,
00:14:14ils n'en ont plus sur le week-end de garde
00:14:18quand leur médecin n'est pas là.
00:14:19Bon, restez avec nous quelques instants
00:14:21parce que je veux aussi sonder
00:14:21votre confrère qui est psychiatre
00:14:23et pédopsychiatre, Gilles-Marie Vallée.
00:14:25Merci d'être là.
00:14:27On a l'impression qu'elle se prend
00:14:28pour le médecin à la place du médecin.
00:14:29C'est de plus en plus fréquent.
00:14:30Vous avez beaucoup de patients
00:14:31qui se comportent comme ça,
00:14:32comme s'ils connaissaient et maîtrisaient
00:14:34la médecine et étaient en droit d'exiger.
00:14:36Il y a quelque chose de suspect
00:14:37dans son attitude, là.
00:14:38En effet, on a l'impression
00:14:39qu'elle va de médecin en médecin
00:14:40mais qu'il n'y en a pas de traitant.
00:14:42Donc, elle peut dire un peu tout ce qu'elle veut.
00:14:44Tout à fait.
00:14:44Alors, je ne parle pas de cette personne
00:14:45que je ne connais pas
00:14:46mais j'observe effectivement
00:14:48une recrudescence de ce genre de pratiques,
00:14:51j'ai envie de dire.
00:14:52C'est-à-dire qu'on regarde sur Internet
00:14:55le médicament qui nous semblerait
00:14:56le plus adapté
00:14:57et on vient voir un médecin,
00:14:59parfois en consultation, même en visio,
00:15:02et on lui demande le traitement
00:15:03dont on a envie
00:15:05au prétexte que c'est le diagnostic
00:15:07qui nous convient
00:15:08puisqu'on l'a fait sur Internet.
00:15:09Or, c'est important de rappeler
00:15:10que la liberté de prescription
00:15:12appartient au médecin
00:15:12et que, généralement,
00:15:14elle est la résultante
00:15:16d'une consultation
00:15:17avec un examen clinique,
00:15:19un diagnostic
00:15:20et effectivement
00:15:21soldé par cette...
00:15:22Nicolas Paganelli,
00:15:23quand elle dit
00:15:23« Oh, quel cri, c'est grand Dieu
00:15:25que le médecin l'a frappé ! »
00:15:27De fait, il l'attire par le bras.
00:15:28Est-ce qu'elle peut effectivement
00:15:29se retourner contre lui
00:15:30et est-ce que ça peut être porté
00:15:31devant la justice ?
00:15:32Ce qui lui permettrait
00:15:33à cette jeune femme
00:15:33de faire encore plus le buzz.
00:15:36Alors, deux réponses.
00:15:38La théorie et la pratique.
00:15:40La théorie,
00:15:40elle pourrait alléguer
00:15:42des faits de violences volontaires,
00:15:43etc.
00:15:44La pratique,
00:15:45les magistrats sont des êtres humains.
00:15:46Donc, ils ne vous le diront jamais
00:15:48mais ils examinent toujours
00:15:49la bonne foi
00:15:49des protagonistes.
00:15:51Vous imaginez bien
00:15:52qu'il y a des commissariats
00:15:53ou des parquets
00:15:53qui sont remplis
00:15:54de dépôts de plaintes pénales
00:15:55très sérieuses.
00:15:56Quand ils ont une affaire
00:15:57comme ça
00:15:57qui arrive après un buzz médiatique
00:15:59très important,
00:16:00ils sont très circonspects.
00:16:02Là, pour caractériser
00:16:03la volonté du médecin
00:16:04de porter atteinte
00:16:06à son intégrité physique,
00:16:07il faut vraiment y aller.
00:16:08Tout sans la mise en scène,
00:16:10tout sans le buzz à plein nez.
00:16:12Il lui demande trois fois
00:16:12de partir.
00:16:13Il lui demande trois fois
00:16:14de partir.
00:16:14Et elle se réinstalle
00:16:14sur sa chaise.
00:16:15Absolument.
00:16:15Et puis même quand elle hurle.
00:16:16Elle hurle,
00:16:17elle pleure très vite.
00:16:18Elle explique que c'est un médecin
00:16:19qui l'agresse
00:16:20alors qu'en fait,
00:16:20il lui demande simplement
00:16:21de sortir de son cabinet.
00:16:23Oui.
00:16:23Michel Coriot,
00:16:24moi ce que je voudrais
00:16:25quand même rappeler
00:16:25c'est que la plupart du temps,
00:16:26bon là c'est un peu
00:16:27la situation inverse.
00:16:28Elle essaie de mettre en scène
00:16:29quelque chose
00:16:29qui n'est pas très clair visiblement
00:16:31mais de plus en plus
00:16:32de médecins
00:16:32se font agresser
00:16:33dans leur cabinet
00:16:34par des patients
00:16:35qui sont un peu zélés aussi.
00:16:37On l'a vu,
00:16:37on se souvient de ce médecin,
00:16:38je me souviens
00:16:39le visage tuméfié,
00:16:40ensanglanté
00:16:41qui avait témoigné
00:16:42sur notre antenne.
00:16:43Maintenant voilà,
00:16:44on agresse les médecins
00:16:45comme on adresse les policiers
00:16:46donc vous en avez l'habitude.
00:16:48C'est devenu ça maintenant
00:16:50la pratique de la médecine.
00:16:51Je crois que pour être médecin
00:16:52aujourd'hui,
00:16:52il faut vraiment avoir la foi.
00:16:53Moi je salue l'engagement
00:16:54de ces professionnels de santé.
00:16:56C'est vrai qu'en 2024,
00:16:58on a recensé
00:16:59presque 2000 incidents
00:17:00il y a des consultations.
00:17:01en augmentation de 25%
00:17:03par rapport à l'année précédente
00:17:04et donc ça témoigne en fait
00:17:06que la violence
00:17:07elle est exacerbée
00:17:08mais à tous les étages
00:17:08que ce soit les élus,
00:17:10que ce soit les policiers,
00:17:11que ce soit les médecins.
00:17:12Aujourd'hui,
00:17:13il y a une vraie question
00:17:14de fermeté,
00:17:16d'autorité
00:17:16et ça c'est évidemment
00:17:18essentiel dans le débat.
00:17:19Sabrina, un petit mot.
00:17:20Il y a un élément important aussi
00:17:21c'est qu'elle fait
00:17:22quelque chose d'interdit.
00:17:23Elle va filmer ce médecin
00:17:25dans son cabinet
00:17:25qui est un lieu privé.
00:17:26Elle n'a pas le droit
00:17:28légalement de filmer
00:17:29ni de diffuser ces images.
00:17:30Donc là,
00:17:31pour être poursuivie
00:17:32en justice,
00:17:33elle risque, je crois,
00:17:34à mettre jusqu'à un an
00:17:34d'emprisonnement
00:17:35pour faire cela
00:17:36et on voit
00:17:37qu'elle se sert
00:17:38de ces images
00:17:38comme une sorte d'arme
00:17:39de propagande
00:17:40puisqu'on voit toujours
00:17:40un bout de l'extrait
00:17:42qu'elle a choisi
00:17:43qui est diffusé
00:17:43sur les réseaux sociaux.
00:17:44Pensez au représailles
00:17:45possible envers ce médecin.
00:17:47Oui, parce qu'elle,
00:17:48elle n'a pas pris la peine
00:17:49de le flouter.
00:17:49Nous, évidemment,
00:17:50on a fait notre travail
00:17:51mais alors elle,
00:17:52elle l'expose,
00:17:53elle le jette en pâture.
00:17:54C'est un peu ça le risque,
00:17:55M. Pint, n'est-ce pas ?
00:17:56Vous êtes toujours avec nous,
00:17:57vous vouliez intervenir.
00:17:59Oui, oui, en fait,
00:18:01la vidéo, quelque part,
00:18:04ça paraît bizarre
00:18:05ce que je vais dire
00:18:06mais je trouve
00:18:07qu'elle nous rend service
00:18:08parce qu'en fait,
00:18:09évidemment, nous,
00:18:11dans le secret
00:18:11de la consultation,
00:18:12on ne va pas pouvoir dire
00:18:13ce qui se passe
00:18:14mais des choses comme ça,
00:18:15ça arrive.
00:18:16Et en fait,
00:18:16le fait qu'elle le filme
00:18:17et qu'elle l'expose,
00:18:18même si c'est complètement illégal
00:18:20et que je suis contre ça,
00:18:21en fait,
00:18:21ça montre à tout le monde
00:18:23ce qu'on peut vivre régulièrement.
00:18:25Et quand on le raconte,
00:18:27en fait,
00:18:28c'est notre bonne foi.
00:18:29On n'est pas obligé
00:18:29de nous croire.
00:18:30Là, en fait,
00:18:31ça montre réellement
00:18:32ce qui se passe parfois
00:18:33et trop souvent.
00:18:35Donc, en fait,
00:18:37ça peut,
00:18:37même si ça paraît paradoxal,
00:18:38finalement,
00:18:39ça rend service
00:18:40parce que ça éclaire aussi
00:18:41sur les comportements
00:18:41de certains.
00:18:42C'est quand même dangereux
00:18:43pour le médecin
00:18:44d'être affiché
00:18:45à visage découvert
00:18:45dans un extrait
00:18:47qu'elle choisit,
00:18:48elle,
00:18:48de diffuser.
00:18:50Moi, je pense souvent
00:18:51aux policiers
00:18:51qui, lorsqu'ils s'interviennent,
00:18:53ont un téléphone portable
00:18:55braqué sur eux
00:18:56à visage découvert.
00:18:57Et eux,
00:18:57en revanche,
00:18:58il n'y a pas de loi
00:18:59qui les protège de cela.
00:19:01Donc, ils sont aussi
00:19:02jetés en pâture
00:19:02comme ça
00:19:03sur les réseaux sociaux.
00:19:04Il y a des risques
00:19:04de représailles.
00:19:05C'est très grave quand même.
00:19:06Frédéric Pain,
00:19:07pour être à la tête
00:19:08de ce collectif
00:19:09de médecins santé en danger,
00:19:10vous le savez bien,
00:19:11je l'évoquais à l'instant
00:19:12avec Michel Coriot,
00:19:13les médecins agressés,
00:19:14c'est votre réalité.
00:19:15D'ailleurs, je me demande
00:19:16si la personne
00:19:16que j'évoquais tout à l'heure,
00:19:18ce n'était pas à Roubaix,
00:19:18ce médecin
00:19:19qui était en pré-retraite,
00:19:21il me semble,
00:19:22et qui avait,
00:19:22vous vous en souvenez,
00:19:22le visage tuméfié.
00:19:24Ça fait partie du quotidien
00:19:25de plus en plus de praticiens.
00:19:26Est-ce que ça entraîne
00:19:28une désaffection
00:19:28pour la profession
00:19:29ou on n'en est pas là encore ?
00:19:31Alors, je pense
00:19:32que ça dépend
00:19:33des territoires,
00:19:34mais c'est très clair
00:19:35qu'il y a des territoires
00:19:37où il n'y a plus
00:19:37de médecins
00:19:39directement à cause de ça.
00:19:40Je pense que
00:19:41si on regarde
00:19:41un peu en détail,
00:19:43on sait que la France,
00:19:44les déserts médicaux,
00:19:45c'est un peu sur toute la France,
00:19:46mais il y a quand même
00:19:46des endroits
00:19:47où les médecins
00:19:48ne veulent plus aller,
00:19:49mais des endroits
00:19:49où les policiers
00:19:50ont du mal à aller,
00:19:51les endroits
00:19:51où les pompiers
00:19:52se font caillasser,
00:19:54effectivement,
00:19:54les médecins
00:19:55ont moins envie d'y aller.
00:19:56Ça, c'est très clair.
00:19:57Bon, j'ajouterais
00:19:59que ça touche essentiellement
00:20:01les médecins généralistes
00:20:02ou les médecins
00:20:03effectivement de proximité,
00:20:04les médecins de famille.
00:20:06La réalité,
00:20:07c'est qu'effectivement,
00:20:08il y en a moins.
00:20:10Certaines professions médicales
00:20:11effectivement,
00:20:12qui sont peut-être
00:20:12plus protégées
00:20:13parce qu'elles sont hospitalières,
00:20:14parce qu'elles sont
00:20:14en cabinet privé,
00:20:16se maintiennent,
00:20:16mais globalement,
00:20:17il y a effectivement
00:20:18une vraie chute
00:20:19du nombre de médecins
00:20:20et c'est ce qui va favoriser
00:20:21peut-être justement
00:20:22aussi ce cercle vicieux.
00:20:23C'est-à-dire qu'il y a
00:20:23moins de médecins,
00:20:24donc moins de médecins de famille,
00:20:26donc plus de patients
00:20:26en déshérence,
00:20:28se multiplient peut-être
00:20:29effectivement les consultations
00:20:30par Zoom ou autre,
00:20:32mais qui ne sont pas
00:20:33ces consultations de qualité
00:20:34qu'on avait.
00:20:35Et je pense qu'effectivement,
00:20:36un peu à l'image
00:20:37de ce qui peut être
00:20:38considéré comme des figures
00:20:39un peu d'autorité,
00:20:41effectivement,
00:20:41on est victime
00:20:42d'une sorte de
00:20:46ubérisation
00:20:46ou en tout cas
00:20:47d'une certaine violence.
00:20:49Je vous rejoins
00:20:49lorsque vous dites
00:20:50qu'effectivement,
00:20:51même si les images
00:20:52sont plutôt en faveur
00:20:54du médecin,
00:20:54je pense qu'il y a
00:20:55toute une communauté
00:20:56d'internautes
00:20:57qui va considérer
00:20:58que c'est le droit
00:20:59de cette jeune femme
00:21:01d'avoir effectivement
00:21:02ce qu'elle réclame
00:21:03et pourrait se montrer
00:21:04effectivement insultant.
00:21:06L'exemple que je vous citais
00:21:08à l'instant,
00:21:08c'était en novembre 2025,
00:21:09c'était dans un centre
00:21:10médical de Tourcoing.
00:21:11Donc bon,
00:21:11on n'est pas loin,
00:21:12on peut argue
00:21:12qu'on n'est pas très loin
00:21:13de Roubaix.
00:21:15Frédéric Pain,
00:21:15une dernière question
00:21:16qui a trait effectivement
00:21:17à ces agressions.
00:21:19Je sais que vous vouliez
00:21:21intervenir une dernière fois.
00:21:23SOS médecins,
00:21:24souvent,
00:21:24ils interviennent
00:21:25encore à domicile.
00:21:26Ils sont encore plus vulnérables
00:21:28quand ils se rendent
00:21:28chez les gens
00:21:28parce qu'ils peuvent
00:21:29vraiment tomber
00:21:29dans un quai tapant,
00:21:30être pris en otage,
00:21:31être enfermés.
00:21:32Là, il y a une relative
00:21:33sécurité autour du fait
00:21:35qu'ils sont plusieurs
00:21:35en cabinet,
00:21:36mais c'est aussi un risque
00:21:38de plus en plus courant
00:21:39pour les médecins.
00:21:41Oui, alors probablement
00:21:42dans les grandes villes.
00:21:42Moi, je fais encore
00:21:43beaucoup de visites
00:21:43à domicile,
00:21:44mais j'ai la chance,
00:21:45sûrement,
00:21:46d'être dans une petite ville
00:21:48de province
00:21:48de 20 000 habitants
00:21:49qui reste quand même
00:21:51assez de tradition
00:21:53assez rurale
00:21:54et je suis assez protégé
00:21:55de ça.
00:21:55Je n'ai jamais eu
00:21:56d'inquiétude
00:21:58quand je vais à domicile.
00:22:00Mais c'est vrai
00:22:01que dans les grandes villes,
00:22:02il y a sûrement
00:22:02des endroits
00:22:03où ils sont plus exposés
00:22:04et ça, c'est certain.
00:22:06Oui, ce que je voulais dire
00:22:07très très rapidement,
00:22:08c'est que ce qui est sûr,
00:22:10c'est que la raréfaction
00:22:10des médecins,
00:22:11le manque de médecins,
00:22:12ça entraîne
00:22:13une situation très difficile
00:22:14pour un certain nombre
00:22:15de patients
00:22:15qui sont dans la difficulté
00:22:16pour obtenir des rendez-vous,
00:22:17qui n'ont pas de rendez-vous
00:22:18quand ils veulent
00:22:19ou quand ils doivent.
00:22:20Et effectivement,
00:22:21ça peut gérer
00:22:22de la frustration,
00:22:23de la colère et tout ça.
00:22:24Ça n'excuse rien.
00:22:26On ne va pas non plus
00:22:26les excuser.
00:22:28Il n'est pas question
00:22:29de leur trouver
00:22:29des circonstances atténuantes,
00:22:30mais je comprends.
00:22:31Ça ne peut pas excuser
00:22:33une certitude.
00:22:33Bon, merci beaucoup
00:22:34en tout cas d'être intervenu
00:22:36en direct sur notre antenne.
00:22:37On va bientôt refermer
00:22:38cette première partie
00:22:39d'émission.
00:22:39Non, sans vous avoir rappelé
00:22:41ce témoignage important,
00:22:43essentiel,
00:22:43en exclusivité sur notre plateau,
00:22:44il y a Kamel
00:22:45qui va venir nous raconter
00:22:46comment il a plongé
00:22:47dans l'enfer de la drogue
00:22:48à l'âge de 13, 14 ans.
00:22:51Vous allez voir,
00:22:51ça va très très vite.
00:22:52On commence avec de l'alcool,
00:22:54des petites drogues dites douces,
00:22:56comme on dit communément,
00:22:58et puis on plonge dans l'enfer
00:23:00et ça nous conduit
00:23:01à faire des choses extrêmes
00:23:02pour pouvoir se procurer
00:23:05cette cam,
00:23:06comme on dit dans le milieu.
00:23:07Il va venir nous raconter
00:23:08aussi comment il s'en est sorti.
00:23:09A tout de suite.
00:23:13De retour avec vous
00:23:14dans un instant.
00:23:15Témoignage à suivre
00:23:16très important de Kamel
00:23:17qui nous a rejoint
00:23:17sur ce plateau
00:23:18et qui va nous parler
00:23:19de sa descente aux enfers
00:23:21dans le monde de la drogue.
00:23:22Mais avant cela,
00:23:22j'aimerais qu'on revienne
00:23:24à cette vague d'agressions
00:23:25survenue l'été dernier
00:23:26dans un parc de Nantes,
00:23:27sans Loire-Atlantique.
00:23:28Un jeune homme au profil inquiétant
00:23:30doit être jugé en septembre
00:23:31et le juge d'instruction,
00:23:33Sabrina Birlin,
00:23:34a retenu le caractère homophobe
00:23:36de plusieurs de ces agressions
00:23:38ultra, ultra violentes
00:23:39avec des témoignages
00:23:40qui vont tous dans le même sens
00:23:42sur le modus operandi.
00:23:43Oui, tout commence l'été dernier
00:23:45entre juin et juillet 2025
00:23:47dans le parc du Crapa à Nantes.
00:23:49C'est là qu'une série
00:23:50d'agressions a lieu.
00:23:51Une des victimes se confie
00:23:52à nos confrères du Parisien,
00:23:54un homme qui explique
00:23:55cette promenée dans le parc
00:23:56et c'est à ce moment-là
00:23:57qu'il reçoit un coup de bâton
00:23:59avant de perdre connaissance
00:24:00et d'être étranglé.
00:24:02Alors ce parc,
00:24:02il est connu comme un lieu
00:24:04de rencontre entre homosexuels.
00:24:06L'enquête se dirige
00:24:06donc rapidement vers une piste
00:24:09concernant des agressions
00:24:10à caractère homophobe
00:24:11parce qu'ils sont plus
00:24:13d'une dizaine de victimes
00:24:14à avoir porté plainte.
00:24:15On apprend alors
00:24:16que le suspect établissait
00:24:18alors un contact,
00:24:19parfois un contact sexuel
00:24:21avec ces victimes
00:24:22avant de les agresser,
00:24:24de les frapper
00:24:25et de les voler.
00:24:26Une forme d'escalade
00:24:28de la violence
00:24:29puisque certaines victimes
00:24:30parlent eux-mêmes
00:24:30de suspicion de viol
00:24:32quand elles étaient évanouies.
00:24:34Finalement, le suspect
00:24:35il est interpellé
00:24:35après un travail de surveillance
00:24:37des policiers
00:24:38et vous allez voir son profil.
00:24:39Il s'agit de Sofiane M.
00:24:42Il a 18 ans.
00:24:43Les psychiatres le décrivent
00:24:45comme une personnalité
00:24:45psychopathique
00:24:46avec un comportement
00:24:47je cite
00:24:48impulsif, irritable
00:24:50et agressif.
00:24:51Un comportement
00:24:52qui se confirme
00:24:53en prison
00:24:53parce qu'il est incarcéré
00:24:54à la prison du Mans
00:24:56et c'est là
00:24:56qu'en décembre dernier
00:24:57il poignarde son co-détenu.
00:25:00Donc Sofiane M.
00:25:01passera devant
00:25:01le tribunal correctionnel
00:25:03de Nantes.
00:25:03Ce sera début septembre.
00:25:04Il va comparaître
00:25:05pour dix vols
00:25:06et agressions.
00:25:07Viol, viol.
00:25:08Vols et agressions
00:25:09et le caractère homophobe
00:25:11de ces agressions
00:25:12a été retenu
00:25:12pour cinq d'entre elles.
00:25:14Pardon.
00:25:15Maître Paganelli
00:25:16un mot sur
00:25:17cette personnalité
00:25:20psychopathique.
00:25:20Ça ne veut pas dire
00:25:21en effet
00:25:21qu'il ne pourra pas
00:25:22aller en procès.
00:25:23On peut avoir
00:25:24une personnalité psychopathique
00:25:25et pourtant être jugeable.
00:25:26C'est la question
00:25:27que j'étais en train
00:25:28de me poser
00:25:29quand Sabrina parlait
00:25:30effectivement.
00:25:31vous avez effectivement
00:25:32un psychiatre
00:25:34qui s'est penché
00:25:34sur son cas
00:25:35et qui doit répondre
00:25:36à la question
00:25:37c'est la loi
00:25:37est-ce que son discernement
00:25:39a été aboli
00:25:40a été altéré
00:25:41ou tout simplement
00:25:42son discernement
00:25:43est intact.
00:25:44Et il se trouve que là
00:25:45malgré le caractère
00:25:46psychopathique
00:25:47de sa personnalité
00:25:48et de son caractère
00:25:49les psychiatres
00:25:50ont décidé
00:25:51qu'il était apte
00:25:52à être jugé.
00:25:52Donc
00:25:53s'il est reconnu coupable
00:25:55il sera condamné
00:25:55à une peine d'emprisonnement
00:25:56et s'il est déjà détenu
00:25:58il sera maintenu en détention.
00:25:59Bon.
00:25:59L'homophobie
00:26:00juridiquement
00:26:00ça veut dire quoi
00:26:01maître ?
00:26:03Ça veut dire
00:26:03À quel moment
00:26:04on retient vraiment
00:26:05sur le plan
00:26:07juridique stricto sensu
00:26:08le caractère homophobe ?
00:26:09Vous avez
00:26:10les déclarations
00:26:11du prévenu
00:26:11vous avez
00:26:12le contexte
00:26:13vous avez
00:26:13les circonstances
00:26:14s'il vise
00:26:15systématiquement
00:26:16des hommes
00:26:17de la communauté
00:26:17homosexuelle
00:26:18sur des applications
00:26:19qui sont dédiées
00:26:20qui se rendent
00:26:21dans des parcs
00:26:22qui sont connus
00:26:22pour être des lieux
00:26:23de rencontre homosexuelle
00:26:25facile je ne sais pas
00:26:26mais enfin
00:26:27ça va être difficile
00:26:27de dire
00:26:28qu'il n'y est pour rien
00:26:29et en tout état de cause
00:26:30vous avez certains prévenus
00:26:32qui revendiquent
00:26:32avoir voulu agresser
00:26:33des homosexuels
00:26:34et dans ce cas là
00:26:35c'est une circonstance aggravant
00:26:36qui va alourdir
00:26:38qui alourdit en théorie
00:26:39après on va voir en pratique
00:26:40ce que les magistrats font
00:26:41parce que
00:26:42Gilles-Marie Vallée
00:26:42dans la tête de ces hommes
00:26:43donc il se passe quoi ?
00:26:44qu'est-ce qui nourrit
00:26:45cette haine ?
00:26:46alors pour compléter
00:26:47et répondre à votre question
00:26:48effectivement la psychopathie
00:26:49n'est pas une maladie psychiatrique
00:26:51on parlerait plutôt
00:26:52de troubles de la personnalité
00:26:53et c'est ce qui était évoqué
00:26:54l'impulsivité
00:26:56l'absence totale
00:26:57de gestion des émotions
00:26:58et surtout
00:26:58ce qui n'a pas été dit
00:26:59c'est le manque total
00:27:01de culpabilité
00:27:02mais il y a du discernement
00:27:03l'individu a tout à fait conscience
00:27:04d'agresser quelqu'un
00:27:06c'est plus sur le quelqu'un
00:27:07qu'il peut y avoir des nuances
00:27:09c'est-à-dire que
00:27:10parmi les facteurs
00:27:11qui peuvent jouer
00:27:11dans ce type d'homophobie
00:27:13avec passage à l'acte
00:27:14c'est souvent
00:27:15des angoisses massives
00:27:16de ce que l'autre
00:27:18pourrait éventuellement
00:27:19réveiller en soi
00:27:20à tel point que l'autre
00:27:21finalement
00:27:21perd son caractère
00:27:23d'homme
00:27:24il n'y a plus d'actualité
00:27:25dans tous les sens
00:27:26du terme
00:27:27à la fois d'homme
00:27:27au sens masculin
00:27:28mais aussi d'homme
00:27:29autant qu'humain
00:27:30et effectivement
00:27:31cette déshumanisation
00:27:32va aussi favoriser
00:27:33ce passage à l'acte
00:27:33et cette violence
00:27:34bien souvent extrême
00:27:35bon on va suivre ce procès
00:27:36évidemment avec attention
00:27:38merci de nous avoir porté
00:27:38toutes ces informations
00:27:39je vous le disais tout à l'heure
00:27:40on parle beaucoup de la lutte
00:27:41contre le trafic de drogue
00:27:43de ce qui est fait
00:27:43en aval
00:27:44en amont
00:27:45mais on parle très peu
00:27:46de ceux qui en subissent
00:27:47les conséquences directes
00:27:48on entend rarement
00:27:49à vrai dire
00:27:49les consommateurs
00:27:51merci Kamel
00:27:52d'être là
00:27:52sur ce plateau
00:27:54avec nous
00:27:54pour nous livrer
00:27:55votre expérience de vie
00:27:57j'ai envie de dire
00:27:58parce que
00:27:58votre parcours
00:27:59c'est une plongée en enfer
00:28:00et assez rapide d'ailleurs
00:28:02je vais faire un tout petit peu
00:28:03la bio express
00:28:04du début
00:28:04de ce que vous avez vécu
00:28:06subi
00:28:06la mort brutale
00:28:07de votre père
00:28:08on comprend
00:28:08vous déstabilise
00:28:10vous trouvez alors refuge
00:28:11dans l'alcool
00:28:12les médicaments
00:28:12puis les drogues dites douces
00:28:13et puis tout bascule
00:28:14quand votre mère
00:28:15vous met à la porte
00:28:16de chez elle
00:28:18vous êtes alors âgé
00:28:19de 14 ans
00:28:20à peine
00:28:20la suite c'est
00:28:21cocaïne
00:28:22puis héroïne
00:28:23très vite
00:28:24l'addiction
00:28:25l'addiction
00:28:25elle est immédiate
00:28:26elle est immédiate
00:28:27c'est des produits
00:28:27dès qu'on prend un tout petit peu
00:28:29on peut tomber dedans
00:28:30très très vite
00:28:31ce qui est important
00:28:31c'est pourquoi
00:28:32est-ce qu'on prend un produit
00:28:33au-delà du fait de prendre un produit
00:28:34c'est pourquoi est-ce qu'on le prend
00:28:35alors pourquoi vous prenez un produit
00:28:37à ce moment-là
00:28:37moi c'était pour oublier en fait
00:28:38je me sentais mal
00:28:39j'étais super pas bien
00:28:40et le fait de me droguer
00:28:42faisait que je pensais pas à mon père
00:28:43je pensais pas à tout ce qui manquait
00:28:45autour de moi
00:28:45c'est votre seul refuge
00:28:47pourquoi votre mère vous met à la porte
00:28:48si je peux poser la question
00:28:49parce que j'avais plus de repères à la maison
00:28:50donc je faisais un peu
00:28:51voilà
00:28:52je faisais tout et n'importe quoi
00:28:53tous les deux jours
00:28:54j'avais la police à la maison
00:28:55enfin
00:28:55je t'en garde les vues régulièrement
00:28:57enfin il y a un moment
00:28:58où à tirer sur la corde
00:28:59donc la cocaïne
00:29:00puis l'héroïne
00:29:01mauvaise rencontre
00:29:02mauvais moment
00:29:02mauvaise personne
00:29:03c'est facile de tomber
00:29:05ouais c'est très très facile en fait
00:29:07souvent c'est
00:29:07tu prends ça pour
00:29:08pour supporter ta journée
00:29:11et puis en fin de compte
00:29:12ça va très très très vite en fait
00:29:13moi le temps que je me rende compte
00:29:14que j'en prenais
00:29:15il y avait 4 ans qui était passé
00:29:16juste le temps que je me rende compte
00:29:18et certains ne s'en rendent même jamais compte
00:29:20moi je m'en suis rendu compte
00:29:21au bout de 4 ans
00:29:22vous en arrivez à de très fortes quantités
00:29:25ce qu'on comprend entre les lignes
00:29:26vous en avez conscience à ce moment là ?
00:29:29non en fait non
00:29:29ce qu'il y a c'est que tu te remplis en fait
00:29:32c'est ton mal-être en fait
00:29:33dès que tu prends le produit
00:29:34tu oublies tes problèmes
00:29:35tu oublies ce que tu vis
00:29:36et en fait ce qui est important
00:29:37c'est de trouver l'argent pour le produit
00:29:39et toute ta vie t'organiser autour de ça en fait
00:29:41tu te lèves héroïne
00:29:42tu te couches héroïne
00:29:44et c'est pareil pour la cocaïne
00:29:45c'est des produits
00:29:45dès que tu commences à en prendre
00:29:46ça peut aller très très vite
00:29:47et là on comprend dans votre cas
00:29:50que tout est bon en fait
00:29:51pour en obtenir
00:29:53ça commence avec la mendicité
00:29:55puis rapidement ça passe au vol
00:29:58cambriolage
00:29:59et enfin la prostitution même
00:30:01parce que j'imagine
00:30:04à un moment donné de votre vie
00:30:05c'est votre dernier recours
00:30:06et puis vous finissez en prison
00:30:09racontez-nous ce passage comme ça
00:30:12crescendo qui va en gradation
00:30:15du mot qui vole
00:30:16je suis obligée de me prostituer
00:30:18parce que vraiment
00:30:18il n'y a plus que ça qui compte dans ma vie
00:30:19moi je ne mettais pas ce mot là
00:30:21en fait
00:30:22je disais que j'étais un gigolo
00:30:23j'étais sur Kiberon
00:30:25donc je ne mettais pas ce mot là
00:30:26en fait
00:30:29souvent on essaie de ne pas penser
00:30:31à ce qu'on fait
00:30:32le principal c'est d'avoir de l'argent
00:30:35donc je n'allais pas spécialement
00:30:36avoir des rapports que c'est ça
00:30:37j'étais avec les gens
00:30:37mais en fait
00:30:38j'étais ce qu'on appelle
00:30:39je faisais
00:30:40je faisais des compagnie
00:30:42ce qu'on a à l'esprit
00:30:44en fait
00:30:44c'est que ça devient une obsession
00:30:45en fait
00:30:46toute votre vie tourne autour de ça
00:30:47la cam
00:30:48ça désociabilise
00:30:50vous êtes un marginal à ce moment là
00:30:51ah ouais
00:30:51moi je me suis retrouvé dans la rue
00:30:52c'est clair
00:30:53dans la rue
00:30:54je n'avais plus rien
00:30:55je n'avais plus de papiers d'identité
00:30:56je n'avais plus rien
00:30:58et vous êtes vulnérable
00:30:59vous avez subi des agressions
00:31:00des choses comme ça
00:31:01ouais
00:31:01c'est ça en fait
00:31:02c'est que dans les squats
00:31:03moi je vivais en squat à l'époque
00:31:04c'est la loi du squat
00:31:06la loi de la rue
00:31:07c'est quoi la loi du squat ?
00:31:09tu ramènes de l'argent
00:31:10on s'en fout de savoir comment tu fais
00:31:12mais ils font que tu en ramènes
00:31:13et voilà
00:31:14c'est des agressions
00:31:15c'est un petit peu
00:31:16tout et n'importe quoi
00:31:17et l'argent
00:31:18vous le trouvez via
00:31:20les vols à la tire
00:31:21les cambriolages
00:31:22il faut s'organiser en plus
00:31:23pour faire tout ça
00:31:24ouais
00:31:24il faut s'organiser
00:31:25moi ça a été
00:31:26ce que je dis souvent
00:31:27c'est que
00:31:28je ne dis pas qu'il faut
00:31:29mettre tout le monde en prison
00:31:30mais en fait
00:31:30moi la première peine que j'ai prise
00:31:32la première fois que j'étais condamné
00:31:33j'ai pris un enferme
00:31:34non mais c'est tout bête
00:31:35j'ai pris un enferme
00:31:36mais moi c'est un truc
00:31:37qui m'a calmé
00:31:38ça m'a posé en fait
00:31:39et j'estime qu'aujourd'hui
00:31:41ce qui se passe
00:31:41c'est qu'on met des claques
00:31:42sur les mains des gens
00:31:43et la justice
00:31:45derrière ça ne suit pas tellement
00:31:46et en fin de compte
00:31:47au bout de 10-15 agressions
00:31:49on va commencer à mettre
00:31:49les choses en place
00:31:50alors que je pense que
00:31:51dès la première agression
00:31:52il faudrait faire quelque chose
00:31:53moi je pense que
00:31:54voilà avec le recul
00:31:55je me rends compte que
00:31:56ça a été bénéfique pour moi
00:31:57de me retrouver avec une grosse peine
00:31:58dès le départ en fait
00:31:59déjà c'est un sevrage forcé
00:32:00ouais bah ça c'est
00:32:02entre guillemets
00:32:03c'est à dire ?
00:32:03bah parce que moi je pense
00:32:04que je ne me suis jamais
00:32:05autant drogué
00:32:05que quand j'étais incarcéré
00:32:07alors ça c'est intéressant
00:32:08donc ça veut dire
00:32:09que c'est encore plus facile
00:32:09de s'employer
00:32:10ah mais c'est clair
00:32:12Michel Corriot
00:32:13je fais juste une incise
00:32:13ça coupe court un peu
00:32:15à tout ce qu'on pense
00:32:17sur la protection en prison
00:32:19c'est une passoire
00:32:20ça revient à...
00:32:21c'est un peu ce qu'on dénonce
00:32:22c'est pour ça qu'avant
00:32:23d'un levier
00:32:23il y a un quartier sécurisé
00:32:24notamment pour que
00:32:25les narcotrafics
00:32:26arrêtent d'organiser
00:32:27leur trafic
00:32:28même en cellules
00:32:29mais au-delà de ça
00:32:29c'est sûr que
00:32:30on le sait tous aujourd'hui
00:32:31les prisons sont malheureusement
00:32:32des passoires
00:32:33et évidemment ça n'aide pas
00:32:34à la réinsertion
00:32:34c'est même l'école du crime
00:32:36donc vous dites
00:32:36en substance Kamel
00:32:38la prison c'est salvateur
00:32:39une première condamnation
00:32:40déjà ça calme
00:32:41pour vous en tout cas
00:32:42ça a marché
00:32:43pour moi ça a marché
00:32:44je le dis franchement
00:32:45ça a marché
00:32:46c'est clair
00:32:46ça m'a aidé à ne pas y retourner
00:32:48en fait
00:32:48c'est-à-dire que
00:32:49la fois où vous sortez de prison
00:32:50tout s'arrête
00:32:51ou ça dure encore un peu
00:32:52non tout s'arrête
00:32:52tout s'arrête
00:32:53j'ai fait le choix
00:32:54il y a un moment
00:32:55tu fais des choix dans ta vie
00:32:55et là tu te rends compte
00:32:56que t'as perdu
00:32:57t'as joué
00:32:58t'as perdu
00:32:59donc soit tu recommences
00:33:01autrement
00:33:02voilà c'est juste ça le truc
00:33:03tu te rends compte très vite
00:33:04que tu as fait des mauvais choix
00:33:05et en tout
00:33:06combien de temps ça a duré ça ?
00:33:08ben moi j'ai passé
00:33:08je me suis drogué
00:33:09de mes 13 à mes 30
00:33:11donc quand même
00:33:12c'est long
00:33:12c'est long
00:33:14et il y a un autre événement
00:33:15fondateur
00:33:16outre donc l'enfermement
00:33:17visiblement
00:33:18pour vous
00:33:18ça a marché
00:33:19c'est
00:33:20la naissance d'un enfant
00:33:21ça a été le catalyseur
00:33:22comment ça se passe ?
00:33:23ah ben moi en fait
00:33:24c'est ça
00:33:25bon d'autres
00:33:25ça leur glisse dessus
00:33:26moi c'est un truc
00:33:27qui m'a pas du tout glissé dessus
00:33:28je me suis ressenti responsable
00:33:30donc c'était important pour moi
00:33:31de donner toutes les valeurs
00:33:32que j'avais pas pu avoir moi
00:33:33et tout l'amour
00:33:34que j'ai pas pu avoir moi
00:33:35de le donner à ma fille
00:33:37et c'est ma fille en fait
00:33:37qui m'a aidé à décrocher
00:33:39parce qu'en fait
00:33:40elle m'a grillé un jour
00:33:40à consommer
00:33:41et j'ai pas pu lui mentir
00:33:43je lui ai dit oui
00:33:44je lui ai dit oui
00:33:45et ça a été pour moi
00:33:46un élément déclencheur en fait
00:33:48de me dire
00:33:48attends t'es papa
00:33:49t'es en train de te défoncer
00:33:50à la maison
00:33:51voilà quoi
00:33:51il y a un moment
00:33:51il faut faire des choix
00:33:53cet instinct de vie
00:33:53qui était encore en vous
00:33:54il fallait qu'il y ait un enfant
00:33:55qui le remette à flot
00:33:57c'est ça ?
00:33:59ouais
00:33:59bon
00:33:59ce qui est bien
00:34:00c'est que vous en avez tiré
00:34:01quand même une leçon
00:34:03vous êtes rapproché
00:34:04à l'époque d'une association
00:34:05pour être pris en charge
00:34:06et puis vous avez créé la vôtre
00:34:08qui s'appelle APICA
00:34:09association de prévention
00:34:10et information
00:34:12sur les conduites addictives
00:34:13c'était il y a 25 ans maintenant
00:34:14l'idée c'est quoi ?
00:34:15c'est prévenir les jeunes
00:34:16c'est ça que vous attendez aujourd'hui ?
00:34:17ouais c'est ça
00:34:18pour moi l'ignorance
00:34:18augmente la vulnérabilité
00:34:19à partir du moment
00:34:20qu'un jeune
00:34:20il est pas informé
00:34:21il est vulnérable
00:34:22et je pense qu'il faut avoir
00:34:23un discours avec les jeunes
00:34:24avant les dealers en fait
00:34:24parce que de toute façon
00:34:25le dealer c'est quoi ?
00:34:26le dealer
00:34:26c'est pas le dealer des serres américaines
00:34:28le premier dealer
00:34:29qu'un gars m'a rencontre
00:34:30c'est quelqu'un
00:34:30qui connait très très bien
00:34:31donc en fait
00:34:32c'est aussi apprendre
00:34:33à choisir ses amis
00:34:33enfin c'est
00:34:34sans au-delà de parler de drogue
00:34:36c'est le béabat en fait
00:34:37c'est apprendre à choisir ses amis
00:34:38qu'est-ce que tu veux faire
00:34:39dans ta vie
00:34:40moi je leur explique souvent
00:34:41quoi que ce soit
00:34:42qui puisse être arrivé dans la vie
00:34:44tu pourras jamais changer ton passé
00:34:46ton passé
00:34:46tu pourras pas le changer
00:34:47tu seras obligé de vivre avec
00:34:48par contre en futur
00:34:49tu l'auras cru de ta main
00:34:50tu veux être quelqu'un de bien
00:34:51tu serais quelqu'un de bien
00:34:52tu veux être une petite mère
00:34:53tu serais une petite mère
00:34:53et vos enfants
00:34:54enfin je sais pas si vous en avez plusieurs aujourd'hui
00:34:55vous les mettez en garde
00:34:56contre ça justement
00:34:56ouais complètement
00:34:57la prévention à la maison
00:34:58ça a été ça
00:34:59j'imagine qu'ils sont bien
00:35:00ils sont bien lotis
00:35:01voilà
00:35:02en tout cas mieux que d'autres
00:35:03on a toujours parlé en tout cas
00:35:04ça c'est important
00:35:05c'est beaucoup
00:35:05moi je vous rencontre de ça
00:35:06dans les écoles
00:35:07c'est que c'est un sujet
00:35:08qui est assez tabou
00:35:09on parle pas trop de ça
00:35:10et je pense que justement
00:35:11non il faut en parler en fait
00:35:13rien n'est anodin
00:35:14c'est ça le message
00:35:14c'est à dire qu'un pote
00:35:15qui vous dit
00:35:16allez un petit joint
00:35:17c'est pas bien grave
00:35:18ça déclenche en fait
00:35:20un engrenage
00:35:21qu'on ne maîtrise pas
00:35:21ça peut
00:35:22effectivement ça peut
00:35:23alors je généralise pas
00:35:24mais effectivement
00:35:25pour quelqu'un qui va pas bien
00:35:25ça peut très vite
00:35:27t'apporter des réponses
00:35:28même si elles sont pas les bonnes
00:35:29ça te donne l'impression
00:35:30d'avoir des réponses en fait
00:35:31et puis faut pas minimiser
00:35:33les séquelles physiques
00:35:34il y en a
00:35:34il y en a eu dans votre cas
00:35:36ah ouais moi j'ai été opéré des reins
00:35:37j'ai népatite C
00:35:39j'ai beaucoup de problèmes de santé
00:35:41tous mes problèmes de santé
00:35:42que j'ai aujourd'hui
00:35:43sont directement liés
00:35:44à ma toxicomanie
00:35:45c'est clair
00:35:46ça attaque en fait
00:35:47c'est ça qui est clair
00:35:48de toute façon
00:35:48soit tu le payes tout de suite
00:35:49soit tu le payes avec le temps
00:35:50moi je l'ai payé tout de suite
00:35:51parce que j'ai fait deux overdoses
00:35:52et je l'ai payé avec le temps
00:35:53parce qu'aujourd'hui je suis malade
00:35:54et l'overdose ça vous a pas
00:35:56calmé ?
00:35:57non
00:35:58c'est plus de perdre mes amis
00:35:59en fait
00:35:59de voir mes copains partir
00:36:00les uns près les autres
00:36:01qui aussi m'a aidé à réagir
00:36:03donc on en
00:36:04faut le dire
00:36:05on en meurt quoi
00:36:06on en meurt bien sûr
00:36:07qu'on en meurt
00:36:08dans votre parcours
00:36:10vous avez croisé Jean-Luc Delarue
00:36:11oui
00:36:11bon
00:36:12tout le monde connait
00:36:13Jean-Luc Delarue
00:36:13en France
00:36:14on sait aussi malheureusement
00:36:15comment les séquelles physiques
00:36:17aussi liées à l'usage de la drogue
00:36:19ont eu raison de lui
00:36:21racontez-nous cette rencontre
00:36:23un peu hors du temps
00:36:23j'imagine pour vous
00:36:24ah oui complètement
00:36:25moi j'intervenais déjà
00:36:25dans les lycées en fait
00:36:26et ce jour-là
00:36:27le directeur du lycée m'appelle
00:36:28pour me dire
00:36:29écoute il y a Jean-Luc Delarue
00:36:30qui fait un tour de France
00:36:30j'ai Jean-Luc Delarue
00:36:31qui fait un tour de France
00:36:32et je dis écoute
00:36:33tu vas nous mettre dans un bureau
00:36:35et puis s'il y en a un
00:36:35qui reçoit avec la main sur l'oeil
00:36:36c'est qu'on n'était pas d'accord
00:36:37et c'est ce qui s'est passé
00:36:38il nous a mis dans un bureau
00:36:39on a discuté
00:36:39et puis au bout d'une heure et demie
00:36:40on était d'accord
00:36:41sur ce qu'on voulait faire
00:36:41comment et pourquoi
00:36:43et moi ça m'a permis
00:36:44d'avoir une vision nationale
00:36:45du problème
00:36:45moi j'étais en Bretagne
00:36:46avec mes petits bretons
00:36:47et puis au fin de compte
00:36:48ça m'a permis d'avoir
00:36:48une vision nationale
00:36:49on ne consomme pas pareil
00:36:49à Marseille
00:36:50qu'à Brest
00:36:50qu'à Toulouse
00:36:51qu'à Castres
00:36:52vous en avez parlé avec lui
00:36:53à ce moment-là
00:36:53de ses problèmes
00:36:54de ses propres addictions
00:36:55il était lucide
00:36:55et j'imagine aussi
00:36:56il faut ce qu'il traversait
00:36:57moi quand il m'a rencontré
00:36:59en fait
00:36:59il ne s'est pas posé
00:37:01en tant qu'il savait les choses
00:37:02et tout
00:37:02il s'est posé en tant que témoin
00:37:04il témoignait en fait
00:37:05il faisait comme moi
00:37:05il témoignait
00:37:07il n'a pas du tout voulu
00:37:08se substituer à ce que je faisais
00:37:09au contraire
00:37:09il s'est investi dedans
00:37:12il s'est mis à ma hauteur
00:37:13et ça c'est cool
00:37:14qu'est-ce que vous voulez dire
00:37:15aux jeunes aujourd'hui ?
00:37:16vraiment un message clair
00:37:17vous avez la caméra en face
00:37:18vous pouvez lui dire
00:37:19ce que vous voulez
00:37:19apprenez à choisir vos amis
00:37:22voilà c'est la fréquentation
00:37:24c'est un truc hyper important
00:37:25moi c'est ce que je leur dis
00:37:26tu travailles avec de la racaille
00:37:27t'as une étiquette de racaille
00:37:28et tu travailles avec des gens bien
00:37:29t'as une étiquette de gens bien
00:37:29il ne faut pas rêver
00:37:30ça marche comme ça en fait
00:37:31et c'est hyper important
00:37:33c'est quoi un ami ?
00:37:34parce que maintenant
00:37:34c'est un mot qu'on utilise
00:37:36un peu n'importe comment
00:37:37et c'est quoi un ami ?
00:37:38des amis
00:37:39t'en as sur les dos de la main
00:37:41tu les comptes dans le soleil
00:37:42tu pourras compter sur eux
00:37:43c'est ce que je leur dis
00:37:44quand tu veux décrocher d'une drogue
00:37:45les gens qui vont venir te voir
00:37:46et qui tapent dans le dos
00:37:47pour te dire écoute c'est génial
00:37:48bah ceux-là tu les gardes
00:37:49par contre ceux qui vont dire
00:37:50bah écoute
00:37:51tu vas pas nous laisser tomber
00:37:52on va t'en donner
00:37:52parce que quand c'est comme ça
00:37:53on t'en donne
00:37:54il y a quand même des gens
00:37:54rien que pour pas se défoncer tout seul
00:37:56ils vont t'engriner avec eux
00:37:57et donc ça
00:37:58ça va prendre en compte aussi
00:37:59drogue douce, drogue dure
00:38:00ça vous énerve ces dénominations ?
00:38:02il n'y a pas de drogue dure
00:38:02il n'y a pas de drogue douce
00:38:03pour moi il y a un usage dur d'une drogue
00:38:04un usage doux d'une drogue
00:38:05quand on prend le cannabis
00:38:06qu'il y a aujourd'hui
00:38:07ça n'a plus rien à voir
00:38:08avec le cannabis
00:38:09ce qu'il y avait
00:38:09il y a 30 ou 40 ans
00:38:10c'est même pas comparable
00:38:11moi quand je sens des parents
00:38:12me dire mais moi
00:38:13à mon époque
00:38:13j'ai fumé des joints
00:38:14grands comme ça
00:38:15et pourtant j'ai réussi dans la vie
00:38:16j'ai dit mais attends
00:38:16à l'époque tu fumais du foin
00:38:18tu fumais de la paille
00:38:19donc tu peux pas comparer les choses
00:38:20c'est ce que je prends
00:38:21le parallèle que je prends souvent
00:38:22c'est avec l'alcool
00:38:23c'est comme si on comparait
00:38:24le cannabis d'aujourd'hui
00:38:25et ce qu'il y avait il y a 30 ans
00:38:26c'est comme si on comparait
00:38:29un verre de whisky
00:38:29avec une bière en fait
00:38:31c'est pas du tout le même produit
00:38:34comment vous avez
00:38:35alors vous c'est la prison
00:38:36on l'a compris
00:38:36mais comment pour quelqu'un
00:38:38qui est dedans là aujourd'hui
00:38:39comment on fait pour décrocher
00:38:40quand on est parti loin
00:38:42dans la consommation
00:38:43bah s'occuper
00:38:43s'occuper
00:38:44s'occuper
00:38:44l'occupationnel
00:38:45bah s'occuper
00:38:46moi je me suis investi
00:38:47dans une association
00:38:47il y a toujours des choses à faire
00:38:48non mais quand vous êtes
00:38:49dans le dur de la consommation
00:38:51il faut pas hésiter
00:38:52à aller voir un médecin
00:38:53ouais faut se faire aider
00:38:54faut en parler avec un adulte
00:38:55c'est ce que je dis le plus souvent
00:38:56c'est ce que je leur dis
00:38:57ils leur disent
00:38:57faut en parler avec un
00:38:58après à vous de trouver
00:38:59l'interlocuteur que vous voulez
00:39:00mais il faut en parler
00:39:01avec un adulte
00:39:01certains jeunes me disent
00:39:02moi je préfère parler
00:39:03avec les parents de mes parents
00:39:04avec les parents de mes potes
00:39:05plutôt que mes propres parents
00:39:06mais au moins tu parles
00:39:07avec un adulte
00:39:07ça c'est cool
00:39:08certains vont te dire
00:39:09ouais j'ai plus d'affinité
00:39:10avec tel ou tel prof
00:39:10bah va voir ton prof
00:39:12il y en a pas longtemps
00:39:13qui me dit
00:39:13bon c'est la dame de la cantine
00:39:14et bah va voir la dame de la cantine
00:39:16au moins t'as quelqu'un
00:39:17qui t'écoute
00:39:17qui t'entend
00:39:18enfin voilà c'est hyper important
00:39:20il faut être trop complaisant
00:39:21avec soi-même
00:39:21voilà complètement
00:39:23la démarche
00:39:24elle est faite souvent
00:39:25d'aller voir un thérapeute
00:39:26dans ces cas là
00:39:27Gilles-Marie
00:39:28c'est extrêmement rare
00:39:29c'est en cela
00:39:29qu'effectivement
00:39:30c'est très fort
00:39:31et vraiment important
00:39:32ce que vous dites
00:39:33et ce que vous faites
00:39:34même si l'expérience
00:39:35ne se transmet pas
00:39:36en tout cas la parole
00:39:37venant de quelqu'un
00:39:37qui a vécu les choses
00:39:38est beaucoup plus intense
00:39:40beaucoup plus compréhensible
00:39:41mais effectivement non
00:39:42très souvent
00:39:43et c'est pour ça
00:39:44que choisir ses amis
00:39:45et ne pas être seul
00:39:46pour en parler
00:39:47est essentiel
00:39:47souvent le sujet
00:39:49se sent seul
00:39:50dans sa toxicomanie
00:39:51se sent seul
00:39:52et n'a plus qu'une seule pensée
00:39:54il y a un terme
00:39:55qui revient
00:39:56et qui est vraiment
00:39:56un élément
00:39:57de diagnostic essentiel
00:39:58c'est ce qu'on appelle
00:39:59le craving
00:39:59c'est-à-dire qu'on y pense
00:40:01en permanence
00:40:02et surtout
00:40:02et c'est pour ça
00:40:03qu'il y a aussi
00:40:04malheureusement
00:40:04beaucoup de rechutes
00:40:07le moindre
00:40:08la moindre situation
00:40:09le moindre souvenir
00:40:11du plaisir
00:40:12les triggers quoi
00:40:13exactement
00:40:14le moindre simulus
00:40:15le moindre simulus
00:40:16qui peut être infime
00:40:17va réveiller l'envie
00:40:18et là
00:40:19ça dépasse tout
00:40:20et c'est en ça
00:40:21qu'il faut pour cela
00:40:22quelque chose de plus fort
00:40:23vous avez parlé
00:40:23de la prison
00:40:25mais je pense qu'effectivement
00:40:26un sens à sa vie
00:40:27comme effectivement
00:40:29une enfant
00:40:29quelqu'un à élever
00:40:30quelqu'un à transmettre
00:40:31autre chose
00:40:32que la souffrance
00:40:32qu'on a vécu
00:40:33est essentiel
00:40:34vous dites
00:40:35on veut fuir quelque chose
00:40:37c'est le cas
00:40:37de beaucoup de jeunes
00:40:38aujourd'hui
00:40:38on a l'impression
00:40:39qu'ils sont en fuite
00:40:40perpétuelle
00:40:40en fuite permanente
00:40:41d'un quotidien
00:40:42qui ne leur plaît plus
00:40:43ou qui ne saisissent plus
00:40:44c'est ça en fait
00:40:45le problème
00:40:45c'est que la drogue
00:40:46et les dealers
00:40:47ils ont compris ça
00:40:48ils ont complètement compris
00:40:49qu'effectivement
00:40:50qu'on avait une jeunesse
00:40:51qui était un peu
00:40:53désœuvrée
00:40:53et c'est de ça
00:40:54qu'ils vont profiter
00:40:55en fait
00:40:55moi je bosse beaucoup
00:40:57en ce moment
00:40:57sur la santé mentale
00:40:58des jeunes
00:40:58parce que vraiment
00:40:59nos jeunes ne vont pas bien
00:41:00pour beaucoup de jeunes
00:41:01ne vont pas bien
00:41:02en fait
00:41:02et je pense que c'est
00:41:03un axe sur lequel
00:41:04on ne va pas souvent
00:41:05et je reste convaincu
00:41:06que c'est hyper important
00:41:08quand tu comprends
00:41:09pourquoi tu ne vas pas bien
00:41:10c'est quand même plus
00:41:11c'est plus facile
00:41:11après pour lutter
00:41:12quand même
00:41:12les jeunes ne vont pas bien
00:41:14vous nous dites
00:41:14donc ceux à qui vous parlez
00:41:15parce que c'est votre
00:41:17mission un peu aujourd'hui
00:41:18ils vous disent quoi
00:41:19pourquoi ils ne vont pas bien
00:41:20à quoi ils attribuent ça
00:41:22ben en fait voilà
00:41:23c'est pas la perspective
00:41:24du travail
00:41:25voilà c'est ce que
00:41:26il y a pas longtemps
00:41:27qu'il m'a sorti un truc
00:41:27ça m'a fait halluciner
00:41:29il m'a regardé
00:41:29il m'a dit tu vois
00:41:30Kamel la barre
00:41:30elle est tellement haute
00:41:31qu'il n'y a rien
00:41:32qu'à la regarder
00:41:32j'ai le vertige
00:41:34ah ouais
00:41:34on en est là
00:41:35et puis on ne sera pas
00:41:35tous premiers
00:41:36il n'y a pas d'espoir
00:41:36pourtant c'est ce qu'on nous demande
00:41:38et en fait souvent
00:41:40moi j'ai des parents
00:41:40qui me font ouais
00:41:41mais on ne lui met pas
00:41:42de pression
00:41:42non effectivement
00:41:43les jeunes se mettent
00:41:44eux-mêmes la pression
00:41:44c'est pas spécialement
00:41:45l'entourage
00:41:45qui leur met la pression
00:41:46ils se mettent eux-mêmes
00:41:47la pression en fait
00:41:48et aujourd'hui voilà
00:41:49se faire trouver du travail
00:41:50c'est compliqué
00:41:51et ça ils voient autour d'eux
00:41:53ils voient des gens
00:41:54qui ont bac plus 4
00:41:54et qui ne trouvent pas de boulot
00:41:56enfin ils voient ça
00:41:57autour d'eux aussi
00:41:57Nicolas Paganelli
00:41:58voulait dire quelque chose
00:41:59j'avais une question
00:41:59pour Kamel
00:42:01vous dites que vous avez
00:42:02rencontré Jean-Luc Delarue
00:42:03on sait qu'il avait
00:42:04une consommation de cocaïne
00:42:05qui était très importante
00:42:06est-ce que vous faites
00:42:07une différence ou pas
00:42:08entre votre toxicomanie
00:42:09et la sienne à l'époque
00:42:11ah ouais
00:42:11parce que c'est pas
00:42:12les mêmes raisons
00:42:13c'était pas les mêmes raisons
00:42:15en fait lui il avait
00:42:16les siennes
00:42:16et moi j'avais les miennes
00:42:17moi c'était décès
00:42:18lui ça a été
00:42:20il a commencé à prendre
00:42:21des drogues
00:42:22pour lutter contre
00:42:23le fait
00:42:24il était super
00:42:25déjà seul
00:42:27très très seul
00:42:28et super timide en fait
00:42:29et en fait il a commencé
00:42:30à prendre des drogues
00:42:30pour vaincre sa timidité
00:42:32c'est fait comme ça en fait
00:42:33et c'est insidieux
00:42:34parce qu'après
00:42:35t'es là
00:42:35t'es tout lié
00:42:36t'es sûr de toi
00:42:36et ça va très très vite
00:42:38et après tu te sens pas
00:42:40la journée d'après
00:42:41de recommencer
00:42:41sans prendre de produits
00:42:42et ça va très très vite
00:42:43mais l'addiction c'est la même
00:42:45les symptômes sont les mêmes
00:42:46lui c'est une consommation mondaine
00:42:48vous plus marginale
00:42:49mais au final
00:42:50sauf que lui
00:42:50il avait pas de limite d'argent
00:42:51donc là quand t'as pas
00:42:52de limite d'argent
00:42:53là c'est chaud
00:42:54là ça craint
00:42:54franchement
00:42:55Michel Coriot
00:42:56on voit que derrière
00:42:57votre travail
00:42:58il y a cette souffrance là
00:42:59en fait
00:42:59vous travaillez pas
00:43:00c'est pas vain en fait
00:43:01ce que vous faites
00:43:02même si on vous met
00:43:02des bâtons dans les roues
00:43:03même si les dealers
00:43:04vous les revoyez dans la rue
00:43:05ils ressortent
00:43:06ça sert à quelque chose
00:43:07c'est ça
00:43:08moi je suis très sensible
00:43:08au discours de monsieur
00:43:10franchement je salue son parcours
00:43:11parce que quand on passe
00:43:12d'un parcours de vie chaotique
00:43:13à une force
00:43:14je crois que c'est assez remarquable
00:43:15et merci pour votre témoignage
00:43:17et c'est vrai que j'ai beaucoup apprécié
00:43:18le témoignage sur les drogues douces
00:43:19parce que vous savez
00:43:20on banalise les choses
00:43:21on parle de petits joints
00:43:22mais c'est vrai que le THC
00:43:23il a doublé en 15-20 ans
00:43:25sur le cannabis
00:43:26donc c'est évidemment
00:43:28pas le même danger
00:43:28et même la cocaïne
00:43:29qui est beaucoup plus pure
00:43:30qu'elle ne l'était
00:43:31et surtout quand on achète du cannabis
00:43:33parce que le consommateur
00:43:34il a aussi une responsabilité
00:43:35même je parle du consommateur
00:43:37récréatif en particulier
00:43:38évidemment il alimente des réseaux
00:43:40et ces réseaux
00:43:40ils donnent la mort
00:43:41on voit à travers le témoignage
00:43:42de monsieur
00:43:43certains de ses amis
00:43:43sont malheureusement décédés
00:43:44et ça c'est important de le rappeler
00:43:46il n'y a pas de petits consommateurs
00:43:47tous les consommateurs
00:43:48sont responsables
00:43:49Sabrina un petit mot
00:43:50l'état aussi a une forme de responsabilité là-dedans
00:43:52parce que rappelez-vous
00:43:53il y a 20-25 ans
00:43:54il y avait des campagnes
00:43:54de sensibilisation
00:43:55qui touchaient beaucoup les jeunes
00:43:56moi je me souviens
00:43:57quand j'étais ado
00:43:58il y avait la drogue
00:43:59en savoir plus
00:44:00risquer moins
00:44:01qui donnaient des informations
00:44:02sur chaque drogue
00:44:03y compris à l'époque
00:44:04sur les médicaments
00:44:05parce que là aussi
00:44:05il y a une addiction aujourd'hui
00:44:06qui se fait à travers les médicaments
00:44:07il n'y a plus cette information aujourd'hui
00:44:09qui touche les jeunes
00:44:11on ne fait pas assez
00:44:11c'est clair
00:44:11on ne fait pas assez
00:44:12il n'y a plus de campagne
00:44:13de santé publique
00:44:14de prévention
00:44:15très très peu en tout cas
00:44:17on l'en fait sur d'autres choses
00:44:18mais pas assez sur ça
00:44:18voilà
00:44:19on axe beaucoup sur l'alcool
00:44:20tout ça et tout
00:44:21il y a beaucoup de choses
00:44:21qui se font sur l'alcool
00:44:22et souvent on sépare l'alcool
00:44:24moi j'estime que non
00:44:25il ne faut pas séparer l'alcool
00:44:26l'alcool est une drogue
00:44:27point
00:44:27juste un dernier mot
00:44:28ça marche
00:44:29vous avez la sensation vous
00:44:30d'avoir sauvé des vies
00:44:31ou d'avoir remis des jeunes
00:44:32sur le droit chemin
00:44:33ouais j'ai le recul
00:44:34aujourd'hui c'est ce que je fais
00:44:35il n'y a pas 30 ans
00:44:36j'ai une jeune fille comme ça
00:44:36qui m'appelle
00:44:37je dis écoute ça fait 2 ans
00:44:38que je n'ai pas eu de nouvelles de toi
00:44:38elle me dit écoute voilà Kamel
00:44:39je viens d'avoir mon diplôme d'infirmière
00:44:41je n'ai pas appelé mes parents
00:44:42je n'ai pas appelé mon mec
00:44:43mais je t'appelle toi
00:44:44tu m'as sorti d'un squat
00:44:45où j'étais sous le kétamine
00:44:47à ne pas pouvoir m'en sortir
00:44:48et tu as été seule
00:44:49à ne pas me juger
00:44:50et aujourd'hui
00:44:51pour moi c'est pour ça
00:44:52que je me lève le matin
00:44:54magnifique
00:44:54c'était important de vous entendre
00:44:55merci beaucoup
00:44:55merci
00:44:56d'avoir fait le trajet
00:44:57de votre Bretagne
00:44:57chère Bretagne jusqu'à nous
00:44:59pour nous parler de votre parcours
00:45:00et on est heureux
00:45:01que vous soyez là
00:45:02en chair en os avec nous
00:45:03c'est une belle histoire
00:45:04qui s'achève
00:45:05dans un instant
00:45:06on parlera d'une autre histoire
00:45:06c'est plus compliqué pour Honorine
00:45:0788 ans
00:45:08elle a le plus grand mal
00:45:09à déloger ses locataires
00:45:11récalcitrants
00:45:12qui ne s'acquittent plus
00:45:12de leur loyer
00:45:13elle lance un appel au secours
00:45:15vous l'entendrez
00:45:15dans cette émission
00:45:16à tout de suite
00:45:17dans Police Justice
00:45:1824h en France
00:45:22Police Justice
00:45:2324h en France
00:45:24de retour avec vous
00:45:25et bienvenue
00:45:25à ceux qui nous retrouvent
00:45:26à l'instant
00:45:27avant de retrouver
00:45:29nos invités pour le débat
00:45:30tout de suite
00:45:30place au JT
00:45:31c'était avec Félicité Kindoki
00:45:35Merci Nelly
00:45:36rebonjour à tous
00:45:37Nouvelle sortie spatiale
00:45:39pour Sophie Adeno
00:45:40prévue dans 35 minutes
00:45:42soit 14h35 de Paris
00:45:44l'astronaute française
00:45:45doit réaliser
00:45:46avec son coéquipier américain
00:45:47Anne-Île-Meneau
00:45:48une deuxième sortie
00:45:49dans l'espace
00:45:50d'une durée de 6 heures
00:45:52une semaine
00:45:53après être devenue
00:45:53la première pilote
00:45:54et ingénieure française
00:45:55à mener une sortie
00:45:56hors de la station spatiale
00:45:58internationale
00:45:58la terrible tornade
00:46:00qui a frappé
00:46:01la commune de Pommas
00:46:02dans l'Aude
00:46:02hier a fait à ce stade
00:46:0439 blessés
00:46:05dont 17 hospitalisés
00:46:06et 2 en urgence absolue
00:46:08voyez ces images
00:46:10impressionnantes
00:46:10près de 300 maisons
00:46:12ont été endommagées
00:46:13120 pompiers
00:46:14ont été mobilisés
00:46:15pour venir en aide
00:46:16aux habitants de la commune
00:46:17les habitants sont sous le choc
00:46:18écoutez le maire de Pommas
00:46:20là c'est un état de choc
00:46:22d'ailleurs il y a une cellule
00:46:23psychologique
00:46:24qui va être en place
00:46:25dès cet après-midi
00:46:28il y a des gens
00:46:28qui ont tout perdu
00:46:29beaucoup de gens
00:46:30il y a 300 maisons
00:46:31qui sont impactées
00:46:32sur 476
00:46:34alors il y a des gens
00:46:35qui bon
00:46:35les maisons
00:46:36il y a des lotissements
00:46:37qui sont littéralement balayés
00:46:38le zoo de Beauval
00:46:40renonce finalement
00:46:41à accueillir les dauphins
00:46:42du Mariland d'Antibes
00:46:43face aux critiques
00:46:44des militants écologistes
00:46:46et au coût du projet
00:46:47le directeur du parc
00:46:48Rodolphe Delors
00:46:49a annulé son projet
00:46:50d'accueil des cétacés
00:46:51sur le marché du travail
00:46:53selon l'APEC
00:46:54des intentions
00:46:54de recrutement
00:46:55de cadres ralentissent
00:46:57en ce troisième trimestre
00:46:57de l'année
00:46:58seulement 7%
00:47:00des entreprises
00:47:00envisagent d'embaucher
00:47:01au moins un cadre
00:47:02une situation relevée
00:47:03particulièrement
00:47:04dans les grandes entreprises
00:47:05qui atteignent leur niveau
00:47:06le plus bas
00:47:07depuis 2020
00:47:08dans un climat
00:47:09d'incertitude économique
00:47:11je suis le candidat
00:47:12de la France
00:47:13des gilets jaunes
00:47:13ce sont les mots
00:47:14de Philippe Brun
00:47:15député et candidat
00:47:16à la primaire
00:47:17du parti socialiste
00:47:18son objectif
00:47:19représenter les français
00:47:20oubliés
00:47:21dont le travail
00:47:21ne paie pas assez
00:47:22écoutez
00:47:23c'était sur notre antenne
00:47:24ce matin
00:47:25le travail doit mieux payer
00:47:26il faut que le travail
00:47:27paye plus
00:47:27il y a toute une France
00:47:28aujourd'hui
00:47:28Pierre Devineau
00:47:29qui est oubliée
00:47:29vous savez
00:47:30c'est la France
00:47:30des gens qui gagnent
00:47:312000 euros par mois
00:47:32des gens qui sont
00:47:33à peu près autour
00:47:33de 2000 euros
00:47:341800, 2100 euros
00:47:35moi je suis le candidat
00:47:36de ces gens-là
00:47:37moi je suis le candidat
00:47:37de la France des gilets jaunes
00:47:40et puis dans l'actualité
00:47:41internationale
00:47:42le chef de la diplomatie
00:47:43humanaise est attendu
00:47:44dans la journée
00:47:45en Iran
00:47:45une visite qui intervient
00:47:47après plusieurs semaines
00:47:48de discussions
00:47:48entre Téhéran et Mascate
00:47:50sur modalité de passage
00:47:51dans le détroit d'Hormuz
00:47:53une visite qui selon
00:47:54l'Iran
00:47:54vise à renforcer
00:47:55la paix et la sécurité
00:47:56dans la région
00:47:57enfin l'escalade se poursuit
00:47:59entre Kiev et Moscou
00:48:00deux morts
00:48:01et une raffinerie en feu
00:48:02après une attaque
00:48:02ukrainienne de drones
00:48:03dans la région russe
00:48:05de Krasnodar
00:48:05au nord-est de la mer Noire
00:48:07côté ukrainien
00:48:08deux personnes
00:48:09ont été tuées
00:48:09par une bombe guidée
00:48:10à Zaporizhia
00:48:11et 6509 morts
00:48:14ont fini avec ce chiffre
00:48:15c'est le dernier bilan
00:48:16officiel
00:48:16publié par le Venezuela
00:48:18deux mois
00:48:19après le double séisme
00:48:20qui a frappé le pays
00:48:21de plein fouet
00:48:22de nombreux secouristes
00:48:23et des bénévoles
00:48:24sont toujours mobilisés
00:48:25pour tenter
00:48:26de retrouver
00:48:27les personnes disparues
00:48:28et d'extraire
00:48:28les corps ensevelis
00:48:29sous les tonnes de gravats
00:48:31merci beaucoup
00:48:32ma chère félicité
00:48:33voilà qui est complet
00:48:34c'est un véritable appel au secours
00:48:36qu'on va vous diffuser
00:48:37à présent
00:48:38celui d'Honorine
00:48:39c'est une dame
00:48:40qui est âgée de 88 ans
00:48:42et qui voit son appartement
00:48:43occupé depuis
00:48:44un certain nombre
00:48:46de mois maintenant
00:48:47par une famille
00:48:48de mauvais payeurs
00:48:49qui étaient ses locataires
00:48:50initialement
00:48:51sauf qu'un jour
00:48:51ils ont décidé
00:48:52d'arrêter
00:48:53de payer le loyer
00:48:55et ils sont
00:48:55catégoriques
00:48:56ils ne partiront pas
00:48:57tout de suite
00:48:58voire pas
00:48:59regardez
00:49:00et écoutez surtout
00:49:01son appel à l'aide
00:49:03j'ai besoin de vous
00:49:04personne ne réagit
00:49:05à 94 ans
00:49:07se retrouver
00:49:08dans un cas pareil
00:49:09on ne sort pas
00:49:10jusqu'au mois de décembre
00:49:11et bien pourquoi
00:49:12vous ne payez plus
00:49:15leur loyer
00:49:16ils se foutent de nous
00:49:17on va voir ce qu'ils ont mis
00:49:18une page
00:49:19ça va durer
00:49:20combien de mois
00:49:22en plus ils sont
00:49:23en vacances
00:49:24il a un casier judiciaire
00:49:26pour escoquerie
00:49:27pour violence
00:49:29il nous menace en plus
00:49:30on peut s'enmerger
00:49:31je t'attraper un peu
00:49:32je t'attraper un peu
00:49:32je t'attraper un peu
00:49:32pour ma sécurité
00:49:33sortez tout de suite
00:49:35si tu n'immondises
00:49:35votre fils
00:49:37je ne sais plus moi
00:49:38quoi vous dire
00:49:40comme d'autres personnes
00:49:41qui sont dans mon cas
00:49:43on a besoin
00:49:44que vous nous défendiez
00:49:45parce que personne
00:49:46ne nous défend
00:49:47je vous en prie
00:49:49pensez à nous
00:49:51voilà donc
00:49:52elle a 88 ans
00:49:53son mari qu'elle évoque
00:49:54dans l'extrait
00:49:5594 ans
00:49:56c'est de lui
00:49:57qu'elle parle précisément
00:49:59on va revenir au cas
00:50:00de ces locataires
00:50:01qui ont un casier judiciaire
00:50:02en tout cas
00:50:03l'un des locataires
00:50:04Célia Baroz est avec nous
00:50:05vous avez suivi cette affaire
00:50:07comment elle en est arrivée là
00:50:08comment ça commence tout ça
00:50:09et bien ça commence
00:50:11par le fait que
00:50:12leur fils
00:50:13Michel
00:50:13décide de
00:50:14de gérer
00:50:15la location
00:50:16d'une partie
00:50:17de leur maison
00:50:18de la mettre en location
00:50:19pour permettre
00:50:20d'avoir des fonds
00:50:21pour financer
00:50:22leur futur placement
00:50:23en maison de retraite
00:50:24ils font appel alors
00:50:25à l'aide
00:50:26à une agence immobilière
00:50:27qui leur présente
00:50:28des locataires
00:50:30qui sont
00:50:32en premier temps
00:50:34parfaits
00:50:35serviaux
00:50:35honnêtes
00:50:36en tout cas
00:50:36c'est les adjectifs
00:50:39qu'utilise
00:50:39l'agence immobilière
00:50:40pour qualifier
00:50:42ces locataires
00:50:43très vite
00:50:44il y a des retards
00:50:45de paiement
00:50:45de loyer
00:50:46il y a des faux
00:50:47virements
00:50:48qui sont donnés
00:50:50aux propriétaires
00:50:51donc
00:50:52le fils
00:50:53d'Honorine
00:50:54Michel
00:50:55décide
00:50:55de rompre le bail
00:50:56de dire
00:50:57écoutez
00:50:57la situation
00:50:58n'est pas sérieuse
00:50:59ça ne me convient pas
00:51:00on va rompre le bail
00:51:01et c'est là
00:51:02en juin
00:51:02que tout bascule
00:51:03avec des violences
00:51:05des menaces
00:51:06on arrête
00:51:07totalement
00:51:07de payer
00:51:08le loyer
00:51:09et donc
00:51:09depuis le mois de juin
00:51:10les loyers
00:51:10ne sont pas payés
00:51:11il y a des menaces
00:51:13au quotidien
00:51:13il y a également
00:51:15ces procédures
00:51:16qui n'avancent pas
00:51:17Michel
00:51:18se sent
00:51:19démuni
00:51:20abandonné
00:51:20il explique
00:51:21qu'il a réussi
00:51:22à trouver
00:51:22d'autres victimes
00:51:23de ses locataires
00:51:25puisqu'il y a
00:51:26apparemment
00:51:26vraiment un profil
00:51:27professionnel
00:51:28d'escroc
00:51:29il y a
00:51:30d'autres victimes
00:51:31d'escroquerie
00:51:31dans les Alpes-Maritimes
00:51:33je vous propose
00:51:34d'écouter Michel
00:51:34il explique
00:51:35qu'il se sent
00:51:36vraiment abandonné
00:51:37par les autorités
00:51:38face à la situation
00:51:40il y a quand même
00:51:41un dossier
00:51:41qui est très important
00:51:42sur ce monsieur
00:51:43qui a été déjà
00:51:44condamné
00:51:44à plusieurs reprises
00:51:45pour escroquerie
00:51:46pour rébellion
00:51:47pour outrage
00:51:49donc il y a eu
00:51:49une enquête
00:51:50qui est en cours
00:51:51je ne peux pas en parler
00:51:51parce qu'évidemment
00:51:52il y a une enquête
00:51:52sur lui
00:51:53qui est en cours
00:51:53mais ceci étant dit
00:51:55moi je pensais
00:51:56que la justice
00:51:56le procureur
00:51:57allait accélérer
00:51:58les choses
00:51:58et peut-être
00:51:59nous aider
00:51:59non non non
00:52:01il ne se passe rien
00:52:02pour l'instant
00:52:02il ne se passe rien
00:52:04aucun suivi
00:52:04aucune réponse
00:52:05pour l'instant
00:52:07on est dans le
00:52:09on a l'impression
00:52:09d'avoir été oublié
00:52:10on ne sait pas
00:52:11ce qui va se passer
00:52:12et puis des personnes
00:52:14qui sont au-dessus
00:52:14de chez mes parents
00:52:15nous narguent tous les jours
00:52:16ils sont là
00:52:16ils portent en voyage
00:52:17ils reviennent
00:52:18quand ils ne sont pas là
00:52:19il y a une voiture
00:52:20de sécurité privée
00:52:21qui vient vérifier
00:52:23que tout est en ordre
00:52:23dans la maison
00:52:24on les voit avec le caméra
00:52:26quand ils ne sont pas là
00:52:27ils font venir
00:52:27d'autres personnes
00:52:28d'autres personnes
00:52:29les jeunes
00:52:29on avait des jeunes
00:52:30notre jour avec un chien
00:52:31un chien assez costaud
00:52:32qui vient
00:52:33et qui en fait
00:52:34ils marquent leur territoire
00:52:36Michel qui se sent donc
00:52:37abandonné
00:52:38il a porté plainte
00:52:39également contre
00:52:40l'agence immobilière
00:52:41certaines personnes
00:52:42puisque la même vidéo
00:52:43a été visionnée
00:52:44plus de 30 000 fois
00:52:45et bien
00:52:46lui disent
00:52:47qu'ils peuvent
00:52:47par exemple
00:52:48faire les déloger
00:52:49ces squatteurs
00:52:50ils expliquent
00:52:51qu'ils peuvent
00:52:52effectuer
00:52:52des expéditions punitives
00:52:54mais Michel ne souhaite pas
00:52:56se faire justice
00:52:56soi-même
00:52:57c'est interdit
00:52:58et je vous propose
00:52:58d'écouter ses raisons
00:53:00si je ne l'ai pas fait
00:53:01jusqu'à présent
00:53:02parce que je l'aurais fait
00:53:03moi-même
00:53:03je comptais le faire
00:53:04moi-même
00:53:05c'est parce que mon fils
00:53:06m'en a empêché
00:53:07voilà
00:53:08je vous dis la vérité
00:53:10et si je voulais le faire
00:53:11aujourd'hui
00:53:12j'ai qu'une adresse
00:53:13à donner
00:53:14parce que vu
00:53:15les contacts
00:53:15que j'ai eu
00:53:16sur l'adresse
00:53:17sur les réseaux
00:53:18je pense qu'il y a des gens
00:53:20qui ne demandent que ça
00:53:22parce qu'ils sont dans
00:53:23le même cas que moi
00:53:24ils se disent
00:53:24si ça m'arrive à moi
00:53:25qu'est-ce que je fais
00:53:26voilà
00:53:27donc aujourd'hui
00:53:27sans parler
00:53:28de l'aspect politique
00:53:29de la chose
00:53:30je crois que
00:53:31si rien ne se passe
00:53:32en France
00:53:33pour gérer
00:53:33ce genre de problème
00:53:34à l'avenir
00:53:35il y aura
00:53:36ce type d'action
00:53:36qui va se répéter
00:53:37et qui va se produire
00:53:38et là je dis
00:53:39que la faute
00:53:40elle revient au politique
00:53:41elle ne revient pas
00:53:42à personne d'autre
00:53:44merci Célia
00:53:44pour toutes ces précisions
00:53:45Michel Corriot
00:53:46évidemment
00:53:46délégué national
00:53:47à l'Alliance Police
00:53:48à surtout pas faire
00:53:49justice soi-même
00:53:50c'est vous qui êtes
00:53:51dans les problèmes après
00:53:52absolument
00:53:52surtout que pour lui
00:53:53ça irait beaucoup plus vite
00:53:54et il serait beaucoup plus vite
00:53:55embêté
00:53:55donc évidemment
00:53:56c'est une solution
00:53:57qui n'en est pas
00:53:58il faut laisser ça
00:53:59aux professionnels
00:54:00de la sécurité
00:54:00alors je vous avoue
00:54:01que pour des policiers
00:54:02c'est parfois compliqué
00:54:03parce que je crois
00:54:04qu'à travers le témoignage
00:54:05d'Honorine
00:54:05c'est aussi beaucoup
00:54:06de victimes
00:54:06qu'elle représente
00:54:07et c'est vrai
00:54:08que parfois
00:54:08en tant que policier
00:54:09les mots nous manquent
00:54:10face à ces victimes
00:54:12c'est vrai que c'est compliqué
00:54:13à part abâcher la procédure
00:54:14on comprend la colère
00:54:16l'exaspération
00:54:18des victimes
00:54:20c'est vrai que nous
00:54:21en tout cas
00:54:22l'Alliance Police Nationale
00:54:22on considère
00:54:23qu'à un moment donné
00:54:24quand on vous prive
00:54:24de votre logement
00:54:25l'obsession
00:54:26de la puissance publique
00:54:26elle devrait être
00:54:27de restituer ses logements
00:54:28au plus vite
00:54:28au propriétaire
00:54:29et cette forme
00:54:30d'incompréhension
00:54:30elle est compliquée
00:54:32Sauf que trop souvent
00:54:33effectivement
00:54:33ces gens
00:54:33ils ont la sensation
00:54:35c'est pas une sensation
00:54:35d'ailleurs
00:54:36que la loi
00:54:36n'est pas de leur côté
00:54:37d'ailleurs on va en parler
00:54:38avec un spécialiste
00:54:39de la question
00:54:39il est avocat
00:54:40en droit immobilier
00:54:41il s'appelle Fabien Collado
00:54:42il est en direct avec nous
00:54:42bonjour
00:54:43et merci d'être là
00:54:44la loi anti-squad
00:54:45qui est passée assez récemment
00:54:47est-ce qu'elle prévoit
00:54:48quelque chose
00:54:48pour les locataires
00:54:49qui stoppent
00:54:50leur versement
00:54:51en gros
00:54:52c'est quoi le recours
00:54:53possible pour cette dame
00:54:54aujourd'hui
00:54:54ou bien c'est un angle mort
00:54:55c'est un vide juridique
00:54:57alors vous avez
00:54:58tout d'abord
00:54:59un premier cadre
00:55:01c'est la loi
00:55:01effectivement
00:55:01du 27 juillet 2023
00:55:03ce qu'on appelle
00:55:03la loi anti-squad
00:55:05mais qui protège
00:55:06uniquement
00:55:07les propriétaires
00:55:08contre les personnes
00:55:09qui viendraient
00:55:10à s'introduire
00:55:11de manière illicite
00:55:13dans votre habitation
00:55:15ou votre résidence secondaire
00:55:16vous avez
00:55:17la loi
00:55:19dite sécurité
00:55:20qui a été
00:55:21on va dire
00:55:22promulguée
00:55:23il y a quelques jours
00:55:23puisque cette loi
00:55:24date du 18 août
00:55:25qui a fait
00:55:26quelques améliorations
00:55:28concernant
00:55:29uniquement
00:55:30les personnes
00:55:31qui se maintiendraient
00:55:33en bénéficiant
00:55:34d'un contrat
00:55:35type
00:55:36Airbnb
00:55:37vous savez
00:55:38les contrats
00:55:38que vous pouvez avoir
00:55:39pour une location
00:55:40de quelques jours
00:55:41c'est uniquement
00:55:42cette amélioration
00:55:45pour permettre
00:55:47de bénéficier
00:55:48de la procédure
00:55:49administrative
00:55:50accélérée
00:55:51d'expulsion
00:55:51dans le cadre
00:55:53malheureusement
00:55:53de cette dame
00:55:54je comprends
00:55:55son désarroi
00:55:56et d'ailleurs
00:55:57on le voit
00:55:58malheureusement
00:55:58dans de nombreuses
00:55:59procédures
00:56:00beaucoup de propriétaires
00:56:01sont vraiment
00:56:03touchés
00:56:04par l'attitude
00:56:05de certains locataires
00:56:06malheureusement
00:56:07vous avez une procédure
00:56:08de droit commun
00:56:08qui
00:56:09comme on peut le voir
00:56:11malheureusement
00:56:13dure un certain temps
00:56:14c'est à dire
00:56:15que vous devez
00:56:16respecter un cadre législatif
00:56:17qui est prévu
00:56:18c'est le cadre
00:56:19de droit commun
00:56:20sous peine
00:56:21bien évidemment
00:56:21si vous faites justice
00:56:22à vous-même
00:56:23et si vous expulsez
00:56:26par vous-même
00:56:26vos locataires
00:56:28vous risquez
00:56:28une peine d'emprisonnement
00:56:29qui peut aller jusqu'à
00:56:30300 emprisonnements
00:56:31et 30 000 euros d'amende
00:56:32donc vous devez
00:56:32bien évidemment
00:56:33dans ce cadre-là
00:56:35recourir
00:56:36à un juge
00:56:37qui va effectivement
00:56:38trancher ce litige
00:56:40sachant que
00:56:41chaque locataire
00:56:42a bien évidemment
00:56:42des voies de droit
00:56:43puisque même si une décision
00:56:44est rendue
00:56:44vous pouvez toujours
00:56:45faire une voie de droit
00:56:46alors Fabien Collado
00:56:47là la préfecture
00:56:48ce qu'on a bien compris
00:56:49c'est qu'elle ne peut pas
00:56:49agir aussi rapidement
00:56:50qu'elle pourrait agir
00:56:51contre des squatteurs
00:56:52patentés
00:56:53on sait que la trêve hivernale
00:56:55va approcher
00:56:55parce qu'il parle de décembre
00:56:56mais on a bien compris
00:56:57que jusqu'à mars au moins
00:56:58ils seront protégés
00:56:59donc rien ne se passera
00:57:01est-ce qu'elle peut se retourner
00:57:02contre l'agence immobilière
00:57:04qui visiblement
00:57:05n'a pas fait son travail
00:57:05parce que le type
00:57:06a un casier judiciaire
00:57:08il a été qu'on est
00:57:08pour escroquerie
00:57:09pour violence
00:57:09c'est pas trop un gage
00:57:11de sérieux
00:57:11pour louer ce genre de bien
00:57:14alors c'est très difficile
00:57:15de mettre en cause
00:57:16la responsabilité
00:57:17d'une agence
00:57:18qui va gérer
00:57:19le bien pour autrui
00:57:21il faut vraiment
00:57:22démontrer une faute
00:57:23un préjudice
00:57:24et un lien de causalité
00:57:25c'est-à-dire que
00:57:26lorsque vous avez
00:57:27un gestionnaire du bien
00:57:28oui bien évidemment
00:57:29il doit vérifier
00:57:29la solvabilité
00:57:30donc il doit vérifier
00:57:32qu'il y a bien
00:57:33un emploi stable
00:57:34qu'il y a un contrat de travail
00:57:35très stable
00:57:36solliciter effectivement
00:57:37tous ces éléments-là
00:57:39mais malheureusement
00:57:42on va dire
00:57:43que l'agence
00:57:44n'est pas responsable
00:57:45du non-paiement
00:57:45par les locataires
00:57:46alors c'est vrai
00:57:47que le plus souvent
00:57:48l'agence
00:57:48qui gère les biens
00:57:50va demander
00:57:50en principe
00:57:51une caution
00:57:53supplémentaire
00:57:54pour
00:57:54on va dire
00:57:55garantir
00:57:56le paiement
00:57:56des loyers
00:57:57ce que nous recommandons
00:57:59nous en plus de cela
00:58:00lorsque vous avez recours
00:58:01à une agence immobilière
00:58:02c'est d'avoir recours
00:58:03à une garantie
00:58:04loyer impayée
00:58:05qui n'est pas
00:58:06pour l'instant obligatoire
00:58:07et qui devrait l'être
00:58:08malheureusement
00:58:09pour protéger
00:58:09les propriétaires
00:58:11bailleurs
00:58:12et cette garantie
00:58:13loyer impayé
00:58:14doit être prise
00:58:14à chaque fois
00:58:15que malheureusement
00:58:17que vous donnez
00:58:19à baille
00:58:19votre bien
00:58:20pour pouvoir
00:58:21justement
00:58:21faire en sorte
00:58:22que vous soyez protégé
00:58:23Restez quelques instants
00:58:24avec nous
00:58:24on va étendre la discussion
00:58:26Nicolas Paganelli
00:58:27donc là
00:58:28vous avez tous les tenants
00:58:29et aboutissants
00:58:29vous qui êtes avocat
00:58:31qu'est-ce qu'elle peut faire de plus
00:58:32on a l'impression
00:58:33à chaque fois
00:58:33qu'on fait face à un mur
00:58:34et que les recours
00:58:35sont impossibles
00:58:36dès lors que vous êtes
00:58:36un propriétaire
00:58:37en fait si vous voulez
00:58:39pour essayer de comprendre
00:58:40le problème
00:58:40de manière générale
00:58:41il y en a deux
00:58:41le premier c'est que
00:58:43ne pas payer son loyer
00:58:44c'est un problème civil
00:58:45donc dès lors que vous êtes
00:58:46sur de la justice civile
00:58:47c'est du personne
00:58:48contre personne
00:58:49ça peut prendre des années
00:58:51ça prend du temps
00:58:51vous n'êtes pas censé
00:58:52avoir la puissance publique
00:58:54ça n'est pas un délit pénal
00:58:55donc tant que
00:58:57le fait de ne pas payer
00:58:58son loyer
00:58:58n'est pas pénalisé
00:58:59une infraction pénale
00:59:00qui serait poursuivie
00:59:02avec laquelle
00:59:03vous pourriez placer
00:59:03des gens en garde à vue
00:59:04il ne se passera rien
00:59:05et le deuxième problème
00:59:06c'est un problème d'image
00:59:07là vous montrez quand même
00:59:09un homme qui arrive
00:59:10en Porsche 911
00:59:11qui se moque
00:59:12d'une vieille dame
00:59:12de 88 ans
00:59:13qui est en train de pleurer
00:59:14devant son écran
00:59:15et qui est hospitalisée
00:59:16en ce moment
00:59:16qui est hospitalisée
00:59:17dont le fils
00:59:18n'ose pas intervenir
00:59:19et vous avez quand même
00:59:20un problème d'image
00:59:21parce que vous
00:59:22vous ne payez pas
00:59:22votre stationnement
00:59:23vous avez des véhicules
00:59:24qui tournent
00:59:25jour et nuit
00:59:25dans Paris
00:59:26pour vous verbaliser
00:59:26vous êtes sur l'autoroute
00:59:28vous commettez un excès de vitesse
00:59:29vous avez la force publique
00:59:30qui vous arrête
00:59:31sur la bande d'arrêt d'urgence
00:59:32qui vous fait une leçon de morale
00:59:33et là vous avez une dame
00:59:34de 88 ans
00:59:35qui n'est pas payée
00:59:35elle pleure devant son écran
00:59:37il ne se passe rien
00:59:37et je vous le dis
00:59:38il ne se passera rien
00:59:39c'est un problème civil
00:59:41et on se rend compte aussi
00:59:42Sabrina, Michel
00:59:43qu'on profite de plus en plus
00:59:45finalement
00:59:46de la vulnérabilité
00:59:47de ses propriétaires
00:59:48qui sont un peu plus âgés
00:59:49c'est un fait
00:59:50de plus en plus réculent
00:59:51être âgé aujourd'hui
00:59:52si vous n'êtes pas bien entouré
00:59:54et encore elle est entourée
00:59:55son fils Michel
00:59:55il est là
00:59:56il est à la manœuvre
00:59:56il s'exprime
00:59:57il la défend
00:59:58vous êtes une cible
00:59:59de plus en plus
01:00:00une cible privilégiée
01:00:01de toute façon
01:00:02dans tout ce qui est escroquerie
01:00:03et dans les squats aussi
01:00:06évidemment c'est une cible privilégiée
01:00:07et c'est vrai que
01:00:09on ne protège plus
01:00:10nos seniors
01:00:11nos aînés
01:00:12je pense que globalement
01:00:13il y a un problème
01:00:15de réponse pénale
01:00:15et c'est vrai
01:00:16qu'on n'a plus de limites
01:00:17aujourd'hui
01:00:18que ce soit le squat
01:00:18on le voit à tout niveau
01:00:19dans toutes sortes
01:00:20formes de délits
01:00:20ça passe aussi
01:00:21par une réponse pénale
01:00:22qui est adaptée
01:00:23une réponse pénale ferme
01:00:24qui dissuade les gens
01:00:25et aujourd'hui
01:00:26malheureusement
01:00:26tout le monde sait
01:00:27qu'on ne le contenait pas
01:00:28Sabrina, combien
01:00:29l'affaire de ce type
01:00:29on traite chaque jour
01:00:30franchement
01:00:30oui et puis les abus de faiblesse
01:00:32on les connaît
01:00:32sont surtout sur des personnes
01:00:34vulnérables, âgées
01:00:35souvent aux malades
01:00:36mais moi je pense aussi
01:00:37aux locataires
01:00:38alors pas ces locataires-là
01:00:39mais aux autres locataires
01:00:40parce qu'à long terme
01:00:41la conséquence
01:00:42c'est que lorsque vous êtes locataire
01:00:43et que vous êtes de bonne foi
01:00:44c'est très difficile
01:00:45de trouver un logement
01:00:46parce que les propriétaires
01:00:47ils sont hyper vigilants
01:00:48ils sont traumatisés
01:00:50par ce type d'affaires
01:00:51qui est de plus en plus
01:00:53répandue
01:00:53et qui n'est pas solutionnée
01:00:54et donc forcément
01:00:55c'est très difficile aujourd'hui
01:00:57pour un locataire
01:00:57de bonne foi
01:00:58de trouver un appartement
01:01:00ou une maison
01:01:00de ceux qui veulent jouer le jeu
01:01:01voilà ce qu'on pouvait en dire
01:01:03un petit mot
01:01:04parce qu'on a un autre dossier
01:01:05à traiter très important
01:01:06une dernière remarque
01:01:07sur le casier judiciaire
01:01:08vous pouvez demander
01:01:09le casier judiciaire
01:01:10de la personne
01:01:10qui candidate pour votre bien
01:01:12mais ce sera le casier judiciaire
01:01:13qu'on appelle
01:01:14le bulletin numéro 3
01:01:15c'est-à-dire celui
01:01:16qui comporte
01:01:16que les condamnations
01:01:17à deux ans de prison ferme
01:01:18ou plus
01:01:19il n'y en a pas beaucoup
01:01:20voilà c'est rarissime
01:01:21énormément on va dire
01:01:21voilà
01:01:22donc souvent l'argument
01:01:23du casier n'en est pas un
01:01:24bon merci d'avoir apporté
01:01:25cette précision
01:01:26je crois que c'était important
01:01:27merci beaucoup Fabien Collado
01:01:30on sollicitera
01:01:31parce que malheureusement
01:01:31on n'en a pas fini
01:01:32avec ce genre d'affaires
01:01:33on voulait aussi vous parler
01:01:34de ce bar PMU
01:01:35qui est à Luçon
01:01:37alors Luçon c'est en Vendée
01:01:38et qui a été victime
01:01:39de vols à répétition
01:01:40au cours de la même période
01:01:41des images de vidéosurveillance
01:01:42vous le voyez
01:01:43montrent cet homme
01:01:45qui s'approche
01:01:46pas si discrètement que ça
01:01:47d'ailleurs de la caisse
01:01:48qui plonge
01:01:49une première fois
01:01:50vous voyez
01:01:51la main dans le tiroir
01:01:52pour dérober de l'argent
01:01:55alors on pense
01:01:56que c'est de l'argent au départ
01:01:57après on a un doute
01:01:57on se demande
01:01:58si c'est pas
01:01:59des cartes
01:02:00à gratter
01:02:00bon on va le savoir
01:02:02dans un instant
01:02:03alors qu'un employé
01:02:05visiblement
01:02:05clairement
01:02:06est occupé
01:02:07avec un autre client
01:02:08mais il s'arrête pas là
01:02:09très zélé cet homme
01:02:10il se dit
01:02:11allez
01:02:11je vais profiter de l'instant
01:02:13l'opportunité
01:02:15étant là
01:02:15et il plonge
01:02:16à nouveau
01:02:17sans gêne
01:02:18sa main
01:02:19dans le tiroir
01:02:21on va en parler
01:02:23avec Julie
01:02:23qui est la buraliste
01:02:24de ce bar PMU
01:02:25le commerce
01:02:26et qui nous fait
01:02:27l'amitié
01:02:28d'être là
01:02:28bonjour
01:02:28merci d'accepter
01:02:30de nous parler
01:02:31aujourd'hui
01:02:31je sais pas si c'est vous
01:02:33qui avez dit
01:02:33ça fait trois jours
01:02:34qu'un chic type
01:02:35nous dévalise
01:02:36avec un grand sourire
01:02:37c'est un peu
01:02:37c'est un peu ironique
01:02:39mais comment vous en êtes
01:02:40rendu compte
01:02:41j'imagine en visionnant
01:02:42les images
01:02:42et il est revenu ce mec
01:02:44alors
01:02:45on s'en est rendu compte
01:02:46au troisième jour
01:02:48j'étais tranquillement
01:02:49dans ma réserve
01:02:50et dans ma réserve
01:02:51j'ai des caméras
01:02:52et c'est là
01:02:52que j'ai pu le voir
01:02:53attraper les jeux
01:02:55derrière en fait
01:02:56et quand je suis revenue devant
01:02:57je savais ce qu'il avait fait
01:03:00mais en discutant
01:03:01avec notre équipe
01:03:04ce monsieur venait là
01:03:05déjà depuis trois jours
01:03:06donc on a remonté
01:03:08et puis on a vu les choses
01:03:10et alors à chaque fois
01:03:11il vous a pris
01:03:12pas mal de choses
01:03:12d'ailleurs je voulais
01:03:13vous poser la question
01:03:14c'est de l'argent
01:03:14ou c'est des cartes à gratter
01:03:15des cartes de jeux
01:03:16qui volent
01:03:16alors il a réussi
01:03:18à ouvrir les tiroirs
01:03:20de la FDJ
01:03:20qui ont une petite sécurité
01:03:22quand même
01:03:22donc ils connaissaient
01:03:23le système
01:03:24il nous a volé
01:03:25des cartes à gratter
01:03:26qui peut devenir
01:03:27de l'argent par la suite
01:03:28et qui est de l'argent
01:03:29pour nous même
01:03:30et vous n'en êtes pas
01:03:31rendu compte
01:03:32à la première visite
01:03:33c'est à dire que
01:03:33vous ne faites pas
01:03:34une sorte de bilan
01:03:35non
01:03:38si je peux me permettre
01:03:40le monsieur a étudié
01:03:41largement
01:03:43la faille
01:03:43de notre service
01:03:44et est venu tous les jours
01:03:45à 13h30
01:03:46jusqu'à 13h40
01:03:48au moment où le rush
01:03:49est le plus important
01:03:50dans notre staff
01:03:52où l'on combine
01:03:54la fin de service
01:03:55et le début de service
01:03:59limonade
01:03:59c'est le moment
01:04:01de la journée
01:04:01où on est le plus occupé
01:04:03donc oui
01:04:04il a profité
01:04:05d'un moment de confusion
01:04:06quoi
01:04:06d'une certaine manière
01:04:08exactement
01:04:08le moment
01:04:09où on est
01:04:09le plus équipé
01:04:11le plus occupé
01:04:20dans les autres bureaux
01:04:21pour ne pas qu'il aille
01:04:21toucher les gains éventuels
01:04:23de son forfait
01:04:24de son vol
01:04:25alors les gains éventuels
01:04:27sont déjà perçus
01:04:28en général
01:04:28ce genre de personnes
01:04:29gratte
01:04:30volent
01:04:30gratte
01:04:30et se fait rembourser
01:04:31dans un autre bureau de tabac
01:04:32dans l'instant T
01:04:33ou dans l'après-midi même
01:04:35FDJ
01:04:36elle considère
01:04:37que si un carnet
01:04:38est volé
01:04:39il ne suffit qu'un seul
01:04:40des tickets
01:04:41du carnet
01:04:42soit vendu légalement
01:04:43pour que l'intégralité
01:04:44du carnet
01:04:46soit validé
01:04:46de toute manière
01:04:47dès lors qu'ils sont
01:04:48dans les tiroirs
01:04:48les tickets sont validés
01:04:50alors les images
01:04:52est-ce que c'est
01:04:53c'est légal en fait
01:04:55de les utiliser
01:04:57non
01:04:58mais il est illégal
01:05:00de voler aussi
01:05:00vous dites
01:05:01on veut jouer
01:05:02à armégale
01:05:03avec les autres
01:05:05on ne dit pas ça
01:05:06on ne dit pas ça
01:05:07on a simplement
01:05:08on a simplement
01:05:10envie que cette personne
01:05:12son diffusement
01:05:13enfin son
01:05:14son comportement
01:05:15soit diffusé
01:05:16le plus possible
01:05:16on le fait nous
01:05:17sur nos réseaux
01:05:18de buralistes
01:05:20on se prévient
01:05:21les uns les autres
01:05:21surtout pour se prévenir
01:05:23entre collègues
01:05:23dès lors que l'on poste
01:05:25quelque chose sur le net
01:05:26vous savez très bien
01:05:26que ça nous dérape
01:05:27c'est posté
01:05:29sur nos groupes Facebook
01:05:30et dès lors que ça
01:05:31que c'est repris
01:05:33on n'a plus la main dessus
01:05:34mais effectivement
01:05:35ça a été vu également
01:05:36avec la gendarmerie
01:05:37ce genre de diffusion
01:05:39n'est normalement
01:05:40pas permise
01:05:41mais elle permet
01:05:42également d'obtenir
01:05:43des signalements
01:05:44on sait qu'il a été
01:05:45à la tranche sur mer
01:05:46qui n'est pas très loin
01:05:46de chez nous
01:05:47on sait qu'il a
01:05:49on s'est permis quoi
01:05:50en fait vous faites
01:05:51vous faites ça un peu
01:05:52de guerre là
01:05:52parce que comme ça ne se suit
01:05:53pas derrière
01:05:54comme la justice
01:05:55n'est pas du côté
01:05:55des victimes
01:05:56ça prend un peu de temps
01:05:58mais ça suit
01:05:59l'équipe de gendarmerie
01:06:00qui est à notre écoute
01:06:03est très intéressée
01:06:05par ce genre de choses
01:06:07et très investie
01:06:07à l'arrestation
01:06:08de cette personne
01:06:09bon
01:06:10Nicolas Paganelli
01:06:11il risque quoi
01:06:12pour la diffusion
01:06:13de ces images
01:06:14en effet
01:06:15c'est toujours pareil
01:06:16c'est à dire que
01:06:17en théorie
01:06:18ils n'ont pas le droit
01:06:19de le faire
01:06:19en pratique
01:06:20il y a une telle émotion
01:06:22qui est suscitée
01:06:22par ce type de fait
01:06:24par le profil des victimes
01:06:25que je vois mal un magistrat
01:06:26pour suivre
01:06:26ce couple de buralistes
01:06:28vous comprenez
01:06:28donc j'ai envie de dire
01:06:29pas grand chose
01:06:30j'espère en tout cas
01:06:31Michel Corré
01:06:31vous dites très mauvaise idée
01:06:32là ce qu'ils sont en train de faire
01:06:33écoutant
01:06:34en tant que policier
01:06:34je ne peux que rappeler
01:06:35qu'on n'a pas le droit
01:06:35de le faire
01:06:36et qu'il ne faut pas le faire
01:06:37mais évidemment
01:06:37je comprends parfaitement
01:06:38leur exaspération
01:06:39c'est vrai que c'est la France
01:06:40qui travaille
01:06:41j'imagine que ce couple
01:06:43travaille beaucoup
01:06:43et face à eux
01:06:45ils ont des individus
01:06:46parce que ce genre de vol
01:06:47malheureusement
01:06:49c'est monnaie courante
01:06:50chez les buralistes
01:06:51et il y a un mot
01:06:52qui résume ça
01:06:52c'est impunité
01:06:53et en fait
01:06:54le problème de fond
01:06:54c'est que de toute façon
01:06:55ces personnes n'ont plus peur
01:06:56de la justice
01:06:57n'ont plus peur
01:06:58de la réponse pénale
01:06:59et évidemment
01:06:59ça n'aide pas
01:07:01c'est buraliste
01:07:01vous vous rendez compte
01:07:02Julie
01:07:02et Julie et votre collègue
01:07:04votre compagnon
01:07:04je ne sais pas trop
01:07:05vous avez un policier
01:07:07qui comprend votre exaspération
01:07:08voilà on en est là
01:07:09aujourd'hui quand même
01:07:10oui un policier
01:07:11beaucoup de personnes
01:07:12autour de nous
01:07:13puis on est aussi
01:07:14entouré d'une équipe
01:07:15à qui je fais un gros bisou
01:07:18voilà ça
01:07:19même si on n'est pas
01:07:20dans la légalité
01:07:21à un moment donné
01:07:22il faut aussi
01:07:23qu'on se fasse entendre
01:07:25et c'est chose faite
01:07:26et on est content de ça
01:07:28après on ne voulait pas
01:07:28forcément afficher
01:07:31ou avoir plus de problèmes
01:07:32mais au moins
01:07:33prévenir les collègues
01:07:34et voilà
01:07:35à l'origine
01:07:36vous voyez un peu
01:07:37comme des lanceurs d'alerte
01:07:38des lanceurs d'alerte
01:07:39aujourd'hui
01:07:39merci beaucoup Julie
01:07:41et merci à vous également
01:07:42d'avoir accepté
01:07:43de témoigner
01:07:44sur ce que vous avez
01:07:45subi
01:07:46vécu
01:07:47restez avec nous
01:07:48partout en France
01:07:49au péril de la vie
01:07:50d'autrui et parfois
01:07:51de leur propre vie
01:07:52on va voir
01:07:53ces chauffards
01:07:54qui bravent
01:07:54tous les interdits
01:07:55et les dangers
01:07:56trois images impressionnantes
01:07:57de ce qu'on appelle
01:07:58les refus d'obtempérer
01:07:59qui auraient pu en effet
01:08:00très mal finir
01:08:01on vous montre tout cela
01:08:03dans quelques instants
01:08:04dans 24h en France
01:08:07De retour avec vous
01:08:08pour Polyjustice
01:08:1024h en France
01:08:11votre rendez-vous
01:08:12quotidien
01:08:13à 13h
01:08:14les refus d'obtempérer
01:08:15alors quand on vous dit
01:08:16qu'ils sont un fléau
01:08:17et que la mise en danger
01:08:18est systématique
01:08:20preuve à l'appui
01:08:21aujourd'hui
01:08:22avec de nombreuses vidéos
01:08:23que 24h en France
01:08:24a recueillies pour vous
01:08:26regardez ce premier résumé
01:08:27il est signé
01:08:28Anaïs Bauchet
01:08:30sur ces images
01:08:31on peut voir une voiture
01:08:32avec le capot
01:08:33partiellement arraché
01:08:34les traces d'un choc violent
01:08:36avec un autre véhicule
01:08:37dans la nuit de jeudi
01:08:39à vendredi
01:08:39à Ajaccio
01:08:40trois policiers
01:08:41ont été blessés
01:08:41après un refus d'obtempérer
01:08:42un fléau
01:08:43qui prend de l'ampleur
01:08:44et frappe quotidiennement
01:08:45partout en France
01:08:46des comportements
01:08:47qui peuvent mettre en danger
01:08:48les occupants du véhicule
01:08:49comme à Bar-le-Duc
01:08:51mardi
01:08:51où une voiture
01:08:52a terminé sa course
01:08:53dans le canal
01:08:53trois occupants
01:08:54étaient à l'intérieur
01:08:55dont un enfant de 8 ans
01:08:56des conduites à risque
01:08:57qui sont parfois
01:08:58effectués sous l'emprise
01:08:59de l'alcool
01:08:59comme à Angers
01:09:00où la conductrice
01:09:01dans sa fuite
01:09:02percutent deux véhicules
01:09:03stationnés
01:09:04des comportements à risque
01:09:05qui peuvent impacter
01:09:06les usagers de la route
01:09:07comme les passants
01:09:08les automobilistes
01:09:09mais également
01:09:09les forces de l'ordre
01:09:10chargées d'interpeller
01:09:11les fuyards
01:09:12comme ce fut le cas à Lyon
01:09:13dans la nuit de mercredi
01:09:14à jeudi
01:09:14où deux policiers
01:09:15ont été blessés
01:09:16ils sont extrêmement choqués
01:09:18parce que je peux vous dire
01:09:20qu'ils ont évité
01:09:21le pire ce soir là
01:09:22pour nous
01:09:23c'est ni plus ni moins
01:09:24qu'une tentative d'homicide
01:09:25quand vous êtes
01:09:26la nuit
01:09:27avec le gyrofard
01:09:28la sirène hurlante
01:09:29comment ne pas voir
01:09:30mes collègues
01:09:31qui arrivent
01:09:32de pleine face
01:09:32des faits qui se répètent
01:09:34régulièrement en France
01:09:35en 2025
01:09:3628 200 refus
01:09:37d'obtempérer
01:09:38ont été recensés
01:09:39soit environ
01:09:39un toutes les 19 minutes
01:09:41et dans un cas sur 5
01:09:42il y a mise en danger
01:09:43de la vie d'autrui
01:09:44Michel Coriot
01:09:45il le dit
01:09:45votre collègue
01:09:46c'est une tentative
01:09:47d'homicide
01:09:48c'est à dire que vous êtes
01:09:49en danger de mort
01:09:50au quotidien
01:09:51pratiquement
01:09:51tout ça
01:09:51en tout cas pour ceux
01:09:52qui sont sur la voie publique
01:09:53mon collègue Axel
01:09:54a parfaitement raison
01:09:55il l'a bien résumé
01:09:56ce qui est inquiétant
01:09:56au delà du phénomène
01:09:58du refus d'obtempérer
01:09:58où on se rend bien compte
01:09:59qu'on est en échec
01:10:00de ce qu'on met en place
01:10:01au niveau politique
01:10:01ça suffit pas
01:10:02il faut aller plus loin
01:10:03et ça passe pour une sévérité
01:10:05ce qui nous inquiète
01:10:05nous particulièrement
01:10:06en alliance police nationale
01:10:07c'est l'augmentation
01:10:07de l'aggravation
01:10:09de ces refus d'obtempérer
01:10:10c'est à dire que 16%
01:10:12d'augmentation en une année
01:10:13de refus d'obtempérer
01:10:14qui blessent des policiers
01:10:15qui essayent de tuer des policiers
01:10:17parce que c'est ça
01:10:17dont il s'agit
01:10:18je crois que le collègue
01:10:19l'a bien rappelé
01:10:20donc il faut rappeler
01:10:21qu'il y a un peu moins
01:10:21de 600 blessés
01:10:23dans nos rangs
01:10:24face au refus d'obtempérer
01:10:26donc évidemment
01:10:26c'est pas quelque chose
01:10:27600 blessés ?
01:10:28oui c'est ça
01:10:29à l'année ?
01:10:29dans les formes aggravées
01:10:30c'est énorme
01:10:30et il faut bien se rendre compte
01:10:31que là on a fait
01:10:32deux heures d'émission
01:10:32c'est 6 refus d'obtempérer
01:10:34pendant votre émission
01:10:34donc c'est quelque chose
01:10:35d'assez considérable
01:10:37et je crois qu'il y en a marre
01:10:38des demi-mesures
01:10:39et que là il faut vraiment
01:10:41lutter contre ce fléau
01:10:42et ça passe évidemment
01:10:43par une réponse pénale
01:10:44parce qu'aujourd'hui
01:10:45elle ne fait peur
01:10:46absolument à personne
01:10:46et en particulier
01:10:47pour les refus d'obtempérer
01:10:48alors ok vous n'auriez pas compris
01:10:51et vous le dites
01:10:52il y a une gradation
01:10:53en fait dans la violence
01:10:54et dans le fait
01:10:55d'en avoir rien à faire
01:10:57d'attenter à la vie d'autrui
01:10:58regardez ce qui se passe
01:10:59par exemple
01:11:00sur le Vieux-Port
01:11:01à Marseille
01:11:02une course-poursuite
01:11:04un refus d'obtempérer
01:11:04dont on a capté
01:11:05plusieurs images
01:11:06à différents moments
01:11:08les vététistes
01:11:09essaient d'intercepter
01:11:10un véhicule
01:11:11qui lui aussi
01:11:12a emprunté
01:11:12la voie de bus
01:11:16mais l'homme au volant
01:11:17n'entend pas
01:11:18obtempérer
01:11:18il redémarre en trombe
01:11:20évite de peu
01:11:21les policiers
01:11:21et dans sa fuite
01:11:24percute violemment
01:11:25une autre voiture
01:11:26avec un bébé à bord
01:11:28guidé par les agents
01:11:29du centre de vidéosurveillance
01:11:30qui donnent notamment
01:11:32par radio
01:11:32le descriptif
01:11:33et la plaque d'immatriculation
01:11:34la patrouille de Stéphane
01:11:36interpelle l'individu
01:11:38sur la corniche
01:11:38non loin de là
01:11:40le conducteur
01:11:41est braqué
01:11:42par les policiers
01:11:42qui le sortent
01:11:43sans ménagement
01:11:44du véhicule
01:11:45il est plaqué au sol
01:11:49le jeune homme
01:11:49tente de se justifier
01:11:51tant bien que mal
01:11:53non mais là
01:11:54t'as pas fait gaffe
01:11:54t'as percuté notre voiture
01:11:55ça aurait pas été plus grave
01:11:56il aurait pu y avoir
01:11:57des piétons qui passent
01:11:57il y avait le vélo en face
01:11:58tu percutais un peu la voiture
01:12:00ouais un peu
01:12:00c'est juste une matasse
01:12:01oui non mais ça
01:12:02c'est ce que tu penses
01:12:03mais ça aurait pu être plus grave
01:12:03j'aurais percuté le vélo
01:12:05ça aurait été grave
01:12:06et même la voiture
01:12:07il aurait pu y avoir des piétons
01:12:08c'est pas grave
01:12:08il a assuré le mec
01:12:10alors si c'est pas grave
01:12:11le véhicule
01:12:13sur ces images
01:12:14on voit clairement
01:12:15le véhicule manquer
01:12:16de renverser le vélo
01:12:17devant lui
01:12:18avant de toucher
01:12:19l'autre voiture
01:12:22au risque de l'écraser
01:12:26l'homme l'avoue
01:12:27il n'a pas toutes
01:12:29ses capacités mentales
01:12:30en fait
01:12:31il y a les policiers
01:12:32municipaux
01:12:33ils ont voulu
01:12:34m'arrêter en vélo
01:12:35et j'ai pas envie
01:12:36de parler
01:12:36je suis pas bien
01:12:38dans ma tête
01:12:38alors j'ai foncé
01:12:41il y avait un vélo
01:12:42et une voiture
01:12:43et j'ai essayé de passer
01:12:45entre sans faire de dégâts
01:12:46et j'ai tapé la voiture
01:12:47et franchement
01:12:48je suis désolé
01:12:49j'excuse
01:12:51pas de baisser
01:12:52dans la voiture
01:12:54dans la voiture
01:13:09avant ça il dit
01:13:10ouais c'est pas grave
01:13:13j'ai pas trop envie
01:13:13de parler en ce moment
01:13:14en fait on a l'impression
01:13:15que les gens
01:13:15de plus en plus
01:13:16se trouvent
01:13:17des excuses
01:13:18en tout genre
01:13:19ils mesurent pas
01:13:20les conséquences
01:13:21de leurs actes
01:13:21il y a une déresponsabilisation
01:13:23totale
01:13:24ça c'est très fréquent
01:13:25quand même
01:13:25maintenant
01:13:26dans la mentalité
01:13:27et dans la psyché
01:13:29des gens
01:13:29c'est très fréquent
01:13:30et ça va de pair
01:13:31avec l'idée
01:13:32que l'on s'autorise
01:13:35à relativiser
01:13:36la gravité
01:13:37des situations
01:13:37le point de départ
01:13:39dans cette situation
01:13:39c'est quand même
01:13:40l'utilisation
01:13:40d'une voie de bus
01:13:41c'est-à-dire qu'il y a
01:13:42quand même une loi
01:13:43qui dit que
01:13:43quand on est une voiture
01:13:44on n'utilise pas
01:13:44la voie de bus
01:13:45c'est déjà la première étape
01:13:47sur cette forme
01:13:47de relativisation
01:13:48après on relativise
01:13:49l'accident
01:13:50c'est moins grave
01:13:50que si j'étais rentré
01:13:52dans le vélo
01:13:52c'est moins grave
01:13:53et c'est vrai
01:13:54que ça interpelle
01:13:54ce qui interpelle
01:13:55c'est que cette forme
01:13:57de relativisation
01:13:58elle intervient
01:13:59chez différents types
01:14:00de populations
01:14:01et on a un peu de mal
01:14:02justement
01:14:02à identifier
01:14:05un peu les auteurs
01:14:06et les causes
01:14:07de ce phénomène
01:14:08c'est-à-dire que
01:14:09pendant longtemps
01:14:09on a identifié
01:14:10essentiellement
01:14:11des jeunes
01:14:12qu'on pouvait dire
01:14:13très influencés
01:14:14par les jeux vidéo
01:14:16et effectivement
01:14:17l'idée d'être
01:14:19sur des vidéos
01:14:19où on se voit
01:14:21comme des
01:14:21comme des
01:14:23super-héros
01:14:23là ce qu'on entend
01:14:25c'est que ça peut être
01:14:26des familles
01:14:27ça peut être effectivement
01:14:29des voitures
01:14:29avec enfants
01:14:30c'est le cas
01:14:31sur le vieux port
01:14:32à Marseille
01:14:33il y a un bébé
01:14:34dans la voiture
01:14:34qui est percuté
01:14:35ça aurait pu être
01:14:36très très grave
01:14:36ce qui se passe
01:14:37alors
01:14:38justement
01:14:39autre extrait
01:14:40parce qu'on en a
01:14:40beaucoup à vous montrer
01:14:41cet après-midi
01:14:42et là ça se passe
01:14:44au canet
01:14:45on est encore
01:14:46sur autre chose
01:14:47dans la gradation
01:14:48de la violence
01:14:53on est à la fois
01:14:58on est à la fois
01:15:15C'est parti !
01:15:35Là, c'est très grave, il y a un blessé.
01:15:37Il lui roule dessus, littéralement.
01:15:39Michel Corieux, il y a ce scooter, il recule dessus.
01:15:41Et il se fiche, en fait, que le conducteur du scooter, visiblement,
01:15:45puisqu'il est casqué, soit renversé.
01:15:47Il aurait pu le tuer.
01:15:48C'est vrai, on ne s'habitue pas à ces images.
01:15:50C'est insupportable de voir ça.
01:15:52Il faut rappeler une chose simple, c'est qu'évidemment,
01:15:54une voiture, ce n'est pas une arme par nature,
01:15:55mais ça devient une arme quand on l'utilise pour foncer contre des policiers.
01:15:59Et souvent, il faut faire attention parce qu'on globalise les refus d'obtempérer.
01:16:01Mais le refus d'obtempérer, il peut devenir aussi une infraction
01:16:04qui est l'usage de l'arme contre les personnes dépositeurs de l'autorité publique,
01:16:07voire des tentatives d'homicide, parce que c'est ça dont il s'agit.
01:16:10On essaie d'échapper en toutes circonstances aux policiers.
01:16:13Qu'est-ce qu'on fait pour leur échapper ?
01:16:14On leur fonce dessus, on leur fonce sur leur véhicule.
01:16:16Et le refus d'obtempérer ne devient plus qu'un refus d'obtempérer,
01:16:19mais aussi des tentatives d'homicide.
01:16:20Tout ça, dans la plupart des cas, quand même, on s'en rend compte,
01:16:22pour des motifs qui sont globalement assez futiles.
01:16:26C'est-à-dire qu'on s'extrait et on essaie de s'absoudre de toute responsabilité
01:16:30pour un défaut d'assurance, par exemple.
01:16:32Pas que. Les études sont un peu plus divergentes.
01:16:36Là-dessus, il y a tout type de typologie.
01:16:38Il y a aussi des individus recherchés.
01:16:40C'est aussi pour ça qu'on décide de poursuivre.
01:16:41Des récidivistes aussi.
01:16:42Il y a des récidivistes, il y a des criminels, il y a des délinquants.
01:16:45Il peut y avoir tout un panel de choses.
01:16:46Il y a évidemment ce que vous décrivez parfaitement.
01:16:48Les défauts de permis, les défauts d'assurance,
01:16:50qui représentent une bonne partie aussi.
01:16:51Je veux dire, le jeu n'en vaut pas la chandelle.
01:16:52Ça ne vaut pas le coup de se mettre et de mettre les autres en danger pour ça.
01:16:55Oui, vous avez entièrement raison.
01:16:56Malheureusement, aujourd'hui, on est à un phénomène de masse
01:16:59où les gens n'ont plus de limites, les délinquants n'ont plus de limites.
01:17:02Les policiers ne font plus peur aux délinquants,
01:17:04les gendarmes non plus, et encore moins à la justice.
01:17:07Parce que les refus d'autempérer, souvent, on se retrouve avec des peines
01:17:10où on leur fait un stage de sécurité routière.
01:17:12Je ne suis pas sûr que ça puisse faire tomber.
01:17:13On leur fait un stage de sécurité routière ?
01:17:15Et ils en ressortent comment, de ce stage ?
01:17:17Ils disent « Ok, c'est bon, on l'a compris, on ne le refera plus ? »
01:17:19C'est à eux qu'il faut leur poser la question,
01:17:21mais manifestement, vu le taux de récidive.
01:17:22Vous y croyez, Nicolas Paganelli ?
01:17:27Subitement du désastre ?
01:17:28Ce n'est pas ma fonction qui peut vous apporter un éclairage sur ce point,
01:17:31mais effectivement, ce que disait M. le policier,
01:17:33c'est que le refus d'autempérer, il est protéiforme.
01:17:36Il y avait des gens qui transportent de la drogue,
01:17:38des gens qui transportent des armes, des gens qui sont drogués,
01:17:40des gens qui n'ont pas d'assurance.
01:17:41Vous avez aussi, depuis quelques années, quelque chose qui se développe,
01:17:44c'est se moquer des policiers ou des gendarmes dans certains territoires
01:17:48où vous avez carrément des gens qui provoquent un contrôle
01:17:52pour ne pas s'arrêter, pour se filmer, pour le diffuser sur les réseaux sociaux.
01:17:56Mais effectivement, vous avez la dernière loi Riposte
01:17:58qui est entrée en vigueur le 20 août 2026
01:18:00et qui ne prévoit pas une augmentation de la peine d'emprisonnement.
01:18:03On reste à deux ans si ce n'est pas un refus d'autempérer aggravé.
01:18:07Et vous avez par contre une confiscation obligatoire du véhicule.
01:18:11Donc on peut estimer que ça n'est pas assez en fonction du côté d'où on se place.
01:18:14Sabrina, il y a aussi tout le débat ambiant maintenant sur quand on a des rodéos, etc.
01:18:19De ne pas prendre en chasse, on va en parler dans un instant,
01:18:22parce qu'on va voir des images d'un scooter qui lui aussi essaie d'échapper à un policier à
01:18:27moto.
01:18:30La règle, en fait, c'est de ne pas se lancer à la poursuite de ces individus
01:18:35parce que ça peut mettre en danger les autres.
01:18:37Mais c'est un peu le monde à l'envers.
01:18:38La règle, c'est que les policiers doivent demander à un supérieur hiérarchique
01:18:44s'ils ont le droit de poursuivre le véhicule qui est en train de faire un excès de vitesse
01:18:49ou un refus d'autempérer.
01:18:52Pourquoi ? Parce que maintenant, la priorité, c'est de ne pas mettre en danger les riverains,
01:18:56ceux qui marchent sur la voie publique, ceux qui circulent.
01:18:59Et donc, s'il y a ce jeu, parce que pour les individus qui font des refus d'autempérer,
01:19:04il y a aussi une forme de jeu parfois.
01:19:06Et donc, il ne faut pas rentrer dans ce système qui mettrait en danger les gens,
01:19:09les piétons qui traversent avec des enfants ou d'autres véhicules.
01:19:12Vous ne croyez pas si bien dire. On parle de danger, on parle de piétons.
01:19:16Regardez, l'extrait suivant est à Colmar.
01:20:05Cette vidéo est intéressante, Michel Coriot, parce qu'elle met en lumière tout ce qu'on disait.
01:20:08C'est-à-dire que par deux fois, il y a des piétons qui manquent se faire renverser par ce
01:20:12scooter.
01:20:13Et puis à la fin, je ne sais pas si c'est exactement le cas, mais on a l'impression
01:20:16qu'il y a un chauffeur
01:20:19ou un conducteur de voiture qui vient en soutien des policiers pour se lancer en chasse de ce type.
01:20:23Est-ce que vous vous dites en tant que policier, il ne faut pas le faire ?
01:20:27Ou tout soutien est bienvenu dans ce cas de course-poursuite à pied ?
01:20:30Je crois que la priorité, c'est de laisser faire les professionnels de sécurité.
01:20:33Dans certaines circonstances, évidemment, des communs sont bienvenus.
01:20:35Mais globalement, c'est un métier d'être policier, d'être gendarme.
01:20:38Et donc, il ne faut pas s'improviser en tant que tel, même si on ne peut que saluer le
01:20:42geste citoyen de cet homme.
01:20:44Il court très vite, monsieur.
01:20:45C'est ça, exactement.
01:20:46Mais en fait, la difficulté, c'est de savoir, alors on entend, est-ce qu'il faut poursuivre, pas poursuivre
01:20:49?
01:20:49Évidemment qu'il faut poursuivre.
01:20:50En tout cas, nous, c'est notre position Alliance Police Nationale.
01:20:53Parce que c'est exactement ce qu'ils cherchent en face.
01:20:55C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre que si demain, vous avez par exemple, dans le cas des
01:20:58trafics de stupéfiants,
01:20:59vous savez que quand vous prenez une voiture, les policiers ne vont pas vous arrêter parce qu'ils n'ont
01:21:02pas le droit.
01:21:03Évidemment que ça va leur faciliter le job.
01:21:04Et évidemment qu'il ne faut pas, il faut poursuivre.
01:21:06Alors évidemment, il y a une notion de discernement chez les policiers et les gendarmes pour faire attention.
01:21:10Quand on estime que c'est trop dangereux pour autrui, évidemment on arrête.
01:21:13Mais en tout cas, évidemment qu'il faut poursuivre et mettre fin à ces refus d'obtempérer.
01:21:16Vous l'avez rappelé, il y a de nombreuses victimes, des bébés, des enfants, des personnes âgées,
01:21:22enfin des gens qui n'ont rien demandé.
01:21:24Et les refus d'obtempérer, c'est avant tout le chauffeur qui prend des risques et ça lui les a
01:21:27assumés, même physiquement.
01:21:28Et là, on passe à côté d'un drame absolu par deux fois, dans une petite vidéo de 30 secondes.
01:21:33Je vous propose d'écouter votre collègue également, Axel Ronde, qu'on connaît bien évidemment à CNews, président de CFTC
01:21:38Police.
01:21:39On constate de plus en plus d'auteurs qui sont sans foi ni loi au final,
01:21:46qui ont un seul et unique objectif, c'est fuir à tout prix les forces de l'ordre, quitte à
01:21:53tuer des personnes sur leur chemin.
01:21:55On le voit, c'est un refus d'obtempérer, c'est un véritable sport national dans notre pays.
01:22:01Et en final, ça ne cesse d'augmenter, malgré les dispositifs mis en place, ici ou là, par les différents
01:22:09ministres.
01:22:11On voit que ça ne fonctionne pas.
01:22:14Il faut une réponse pénale beaucoup plus ferme, beaucoup plus forte,
01:22:17avec systématiquement la confiscation du véhicule et la destruction du véhicule.
01:22:24Nicolas Paganelli, là, on n'est pas sur des images de vidéosurveillance.
01:22:27Si on obtient tout ça, c'est parce qu'il y a de plus en plus de gens chez eux
01:22:31qui filment, qui ont cette capacité-là.
01:22:33En fait, vous avez un télescopage de plusieurs choses, un mal-être de la jeunesse,
01:22:40une évolution technologique qui fait qu'aujourd'hui, on a des téléphones qui filment avec une précision chirurgicale.
01:22:45Et vous avez des riverains qui n'hésitent plus à sortir leur téléphone portable pour filmer ce genre de crime
01:22:50ou ce genre de délit.
01:22:52Et vous imaginez bien que quand vous êtes un magistrat et que vous avez eu dans votre carrière 15 000
01:22:55dossiers papiers,
01:22:56vous lisez des procédures écrites.
01:22:59Quand vous avez une vidéo de cette nature, avec une précision chirurgicale,
01:23:03vous imaginez bien que votre angle, la réponse pénale change, nécessairement.
01:23:08Surtout si derrière, vous avez une chaîne de télévision qui braque le projecteur sur ce fait divers-là.
01:23:13Et tout ça, on est d'accord que ces documents, légalement, sont recevables par la justice ?
01:23:18Absolument. Et vous avez dans des salles d'audience, des écrans avec des diffusions.
01:23:23Mais avant, ça n'existait pas, ça.
01:23:24Ça change la nature de votre métier, mais ça vous aide quand même.
01:23:26Bien sûr.
01:23:27Sauf que pour vous, film, en intervention, pour inverser la charge de l'apprenti.
01:23:31Exactement. On est très prudent sur les vidéos, surtout quand on nous filme, nous.
01:23:33Parce qu'en général, le buzz qu'on a vu tout à l'heure, par exemple, sur les réseaux sociaux,
01:23:37on prend toujours une petite partie de la scène pour mettre en difficulté les policiers.
01:23:40Donc on est assez prudent.
01:23:41Mais évidemment, la vidéo, elle a un côté aussi très positif pour les forces de l'ordre.
01:23:45Les refus d'obtempérer, ils sont quasiment systématiquement filmés maintenant.
01:23:48Donc évidemment, ça peut nous aider.
01:23:49Parce que, évidemment, quand les policiers se lancent à poursuivre nos véhicules,
01:23:52c'est forcément qu'il a refusé d'obtempérer.
01:23:54On voulait aussi vous parler de cet accident mortel qui est survenu.
01:23:56Lui, là, ça s'est très mal fini, pour le coup, dans l'Oise.
01:24:00La garde à vue d'un des deux policiers municipaux a été prolongée entre-temps.
01:24:04Le parquet a d'ailleurs requis la mise en examen d'un policier.
01:24:07Je rappelle que les faits se sont déroulés le week-end dernier.
01:24:10Le conducteur qui a refusé d'obtempérer est donc décédé, Augustin Donadieu, Antoine Durand.
01:24:16Il est aux alentours de 23h30 ce vendredi soir,
01:24:19lorsque deux policiers municipaux tentent de contrôler un véhicule ici,
01:24:23dans la petite commune de Marny-les-Compiègnes, dans l'Oise.
01:24:27Le conducteur refuse de s'arrêter et prend la fuite avec son passager.
01:24:31Une course-poursuite s'engage alors sur plusieurs kilomètres,
01:24:34jusqu'à ce que le chauffard perde le contrôle de son véhicule.
01:24:38Éjecté lors de l'accident, il meurt sur le coup.
01:24:41Son passager est légèrement blessé.
01:24:43Cet habitant est sous le choc.
01:24:45Apparemment, il n'avait pas sa ceinture.
01:24:47Il roulait trop vite.
01:24:49Un refus d'obtempérer, il aurait dû s'arrêter.
01:24:53Tout simplement, il aurait équipé quoi ?
01:24:57Peut-être une amende, mais il ne serait pas mort.
01:25:00Depuis samedi, les deux policiers municipaux étaient entendus en garde à vue.
01:25:04Celle du passager a été levée,
01:25:05mais celle du fonctionnaire qui conduisait le véhicule de police a été prolongée de 24h.
01:25:10La garde à vue est coercitive, mais aussi protectrice.
01:25:13Elle existe pour nous permettre de mener de vraies investigations,
01:25:16en vue de prendre une décision juste.
01:25:18Pour le moment, aucune infraction n'est établie.
01:25:21L'enquête confiée au commissariat de Compiègne doit déterminer les circonstances du contrôle
01:25:26et les événements qui ont conduit à cet accident mortel.
01:25:29Sabrina, on apprend entre temps que le parquet a requis la mise en examen du policier.
01:25:33Pourquoi ?
01:25:33Oui, tout à fait.
01:25:34Les gardes à vue ont été levées, mais le parquet fait une réquisition,
01:25:38celle de mettre en examen un des policiers pour homicide routier.
01:25:41On n'a pas le détail des éléments,
01:25:42mais il semblerait qu'il y ait des éléments qui vont dans cette direction pour le parquet.
01:25:47C'est surprenant de jeter l'opprobre sur une course-poursuite issue d'un délit, visiblement.
01:25:54En principe, le parquet est plutôt protecteur des forces de l'ordre.
01:25:57Pour que le parquet requière une mise en examen,
01:26:00le juge d'instruction peut ne pas faire droit.
01:26:01Le juge d'instruction fait ce qu'il veut.
01:26:03Il peut très bien dire pas de mise en examen ou statut de témoin assisté.
01:26:07Mais c'est étonnant que ça vienne du parquet.
01:26:08Ce qui est étonnant, c'est ça, premier élément.
01:26:11Et deuxième élément, c'est que le parquet fasse un communiqué pour expliquer qu'il requiert une mise en examen,
01:26:15sans expliquer pourquoi.
01:26:17Parce que là, on ne sait toujours pas ce qui est reproché à ce policier.
01:26:19Les bras vous en tombent, là ?
01:26:20Oui.
01:26:21On le dit comme ça ?
01:26:21Évidemment, je ne vous cache pas qu'on est très surpris quand même de la différence de traitement.
01:26:25On a un refus d'obtempérer.
01:26:26On a un passager qui est ressorti très libre, très rapidement.
01:26:29Et à côté, on a un policier municipal qui est mis en examen.
01:26:32Donc on respecte le temps judiciaire, on verra bien.
01:26:34Mais il faut rappeler avec force que ce policier, il est présumé innocent d'une part.
01:26:37Et d'autre part, sans comparaison aucune, il exerçait son métier.
01:26:41Et il a cru le faire de bonne foi.
01:26:43Merci beaucoup pour votre présence aux uns et aux autres.
01:26:45C'était très précieux d'avoir vos regards sur tous ces sujets d'actualité.
01:26:48Et on va suivre évidemment la suite de cette affaire avec attention.
01:26:52Bonjour Pierre de Villeneuve.
01:26:52Bonjour Néi, Dénac.
01:26:53On vous retrouve d'ici quelques instants pour l'info de Villeneuve.
01:26:57Qu'est-ce que vous avez à nous proposer aujourd'hui ?
01:26:59Eh bien aujourd'hui, beaucoup de sujets.
01:27:00Et notamment à 16h, une spéciale sur l'éducation nationale.
01:27:03Puisque Edouard Jeffray propose différentes mesures pour réformer l'école.
01:27:07On suivra ça avec attention, décryptage sur peut-être un retour au rudiment.
01:27:12Lire, écrire et compter.
01:27:13Peut-être que c'est ça quand même le sople de l'école, je ne sais pas.
01:27:17C'est à voir et on décryptera ça.
01:27:19Il serait judicieux de s'y pencher à quelques jours de la rentrée en école.
01:27:21Par exemple.
01:27:22Ça va concerner pas mal de parents.
01:27:23Allez, on vous écoutera avec attention.
01:27:26A tout de suite.
01:27:26Et moi je vous dis à demain pour une nouvelle édition de Police Justice 24h en France.
01:27:32Excellente après-midi sur CNews.