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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité 

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00:00:00Il est 11h, bonjour, soyez bienvenus, très heureux de vous retrouver, c'est votre Midi News version été, dernière version
00:00:07d'ailleurs,
00:00:07puisque demain vous aurez droit à une nouvelle émission avec Nelly Dénac dans quelques instants,
00:00:12rentrée politique et discours de Jean-Luc Mélenchon que je vous propose de retrouver immédiatement pour la clôture des universités
00:00:18de LFLY.
00:00:19Bravo pour votre rassemblement. Les gens qui nous écoutent à cet instant, soit devant leur télévision, soit sur les réseaux,
00:00:28vont entendre votre message. Je le résume en voyant comment vous réagissez.
00:00:37Oui, mesdames et messieurs qui nous entendaient, à présent pour nous, non seulement comme un objectif,
00:00:48mais déjà comme une attente impatiente, la victoire est possible.
00:01:02Car des millions de personnes ici et de par le monde savent que tout un monde est en train de
00:01:09prendre fin.
00:01:11Celui du règne du chacun pour soi néolibéral et de l'irresponsabilité écologique.
00:01:17Alors, la responsabilité de cette possible victoire nous fait devoir.
00:01:30Il nous faut placer notre travail sans cesse à la hauteur de cette responsabilité.
00:01:39Pas seulement pour égrener ceux qui ne vont pas, mais aussi pour montrer, enseigner, démontrer
00:01:48qu'il est possible de vivre tout autrement que des changements radicaux, concrets et réalistes
00:01:59sont devenus possibles parce que le programme en existe et qu'il s'appelle l'avenir en commun.
00:02:09Alors, toute occasion est bonne pour parler, discuter, échanger, obligé à réfléchir.
00:02:19Je l'ai fait en répondant à Bruno Rotaillot sur le principe de précaution qu'il veut supprimer,
00:02:25à Marine Le Pen dans sa compétition, avec Édouard Philippe contre l'immigration, à Ceuta et à Mayotte,
00:02:34et à Gabriel Attal à chacun de ses sketchs.
00:02:41Sinon, que sera la campagne ?
00:02:44Une fois de plus, un simple concours de slogans proposés par des agences de communication,
00:02:52de fausses photos volées,
00:02:55ou peut-être cette campagne sale dont on nous menace déjà avec les ingérences étrangères,
00:03:03comme aux élections municipales, la diffamation quotidienne des insoumis,
00:03:08ou les manipulations sondagiaires, comme en 2022.
00:03:12Le moment historique fait devoir de bousculer tout cela
00:03:20pour entrer sur le fond de la mutation que l'humanité doit accomplir dorénavant.
00:03:28Et voyez comment l'histoire s'est emballée en deux mois.
00:03:33Voyez comment l'ordre du monde a basculé dès lors que les puissances du XXe siècle se sont mises elles
00:03:40-mêmes en déroute.
00:03:42Trump et Netanyahou sont défaits en Iran.
00:03:45Poutine est enlisé en Ukraine.
00:03:49Partout sur la planète, les équilibres et les alliances géopolitiques se réorganisent.
00:03:55Mais hélas, hélas, sans la France,
00:04:00puisque Macron, en s'alignant sans cesse et sans retenue sur le trumpisme,
00:04:08nous a rayés devant le monde de la liste des pays écoutés.
00:04:12En Europe, le refus de sanctionner le génocide à Gaza
00:04:18a enfermé notre pays dans la complicité avec les crimes israéliens.
00:04:25Quelle dégoût que cette inaction
00:04:29quand on entend, encore il y a une semaine,
00:04:34le génocidaire Ben Gvir,
00:04:38appelé au meurtre de 30 à 40 Palestiniens chaque nuit.
00:04:42Le droit international est méprisé.
00:04:46Le génocide à Gaza,
00:04:48l'invasion israélienne au Liban et en Syrie ont été ainsi encouragés.
00:04:52Voilà quelle est la conséquence de la lâcheté et de la volerie.
00:04:57Honte à ces auteurs.
00:04:59Vive la résistance des peuples.
00:05:06L'invasion, l'invasion, l'invasion, l'invasion, l'invasion, l'invasion !
00:05:13S'ajoute au tableau la menace d'une crise financière globale,
00:05:20plus rude encore que celle de 2008.
00:05:22À cause de la bulle numérique,
00:05:25de la situation du dollar aux USA,
00:05:28et maintenant, c'est l'augmentation des taux d'intérêt partout dans le monde,
00:05:33et notamment en Europe.
00:05:35Mais le pire du moment,
00:05:38parce que le plus irréversible,
00:05:41avec les canicules et incendies à répétition,
00:05:45c'est le changement climatique.
00:05:49Nous sommes tous encore en état de choc.
00:05:51Avant toute chose, donc, je veux,
00:05:53en notre nom à tous,
00:05:56dire la solidarité
00:05:57aux personnels de la sécurité civile,
00:06:00aux volontaires.
00:06:02Je veux dire
00:06:04notre compassion à tous
00:06:07pour les victimes des incendies,
00:06:09et en particulier
00:06:11pour les familles des malheureux pompiers,
00:06:14morts au combat contre le feu.
00:06:23Mais,
00:06:25à cette heure, redivons-le,
00:06:29pour les pompiers,
00:06:30les hommages ne suffisent plus.
00:06:34Et, par conséquent,
00:06:39il est temps que d'aucuns interrogent
00:06:41leurs responsabilités,
00:06:43leurs imprévoyances,
00:06:45leurs mensonges,
00:06:47avoués par le ministre de l'Intérieur lui-même.
00:06:51Quel débâcle pour notre pays
00:06:53que de se voir ainsi impuissant
00:06:55devant des événements
00:06:56qui étaient si hautement prévisibles.
00:07:00Pourquoi les effectifs,
00:07:02le matériel et les salaires
00:07:03sont-ils restés bloqués
00:07:05au niveau d'il y a 20 ans ?
00:07:08Guerres et canicules
00:07:09se payent désormais
00:07:11d'un prix social très fort,
00:07:12avec la spéculation
00:07:14sur les prix des carburants,
00:07:16bientôt les pénuries alimentaires
00:07:18qui s'avancent,
00:07:19les accidents de santé,
00:07:22les hôpitaux saturés,
00:07:24la colère
00:07:25contre les logements
00:07:26passoires thermiques
00:07:27et leurs loyers odieux,
00:07:29tout particulièrement
00:07:30pour les jeunes,
00:07:32les étudiants
00:07:32et les quartiers populaires.
00:07:36Et nous,
00:07:39nous n'oublierons pas
00:07:40dans la liste
00:07:41des malheurs
00:07:42et des douleurs
00:07:43les quatre tombes
00:07:44qu'ont dû subir
00:07:46des millions d'animaux
00:07:48martyrisés.
00:07:53Hélas,
00:07:54sur chaque sujet,
00:07:56la Macronie se montre
00:07:57soit totalement incapable,
00:08:01soit à contresens.
00:08:03Et le tableau de la rentrée,
00:08:05hélas,
00:08:07ne promet rien de bon.
00:08:08L'économie française
00:08:09était sur le fil
00:08:10du rasoir de la récession.
00:08:12Elle va plonger.
00:08:14Car le cornu
00:08:15prépare un nouveau budget
00:08:18de coupe-rase
00:08:19qui va aggraver
00:08:20tous les maux.
00:08:23Ne nous demandez pas
00:08:24je ne sais quelle bienveillance
00:08:27à son égard.
00:08:28Une fois de plus,
00:08:30nous le censurerons,
00:08:32j'en suis certain.
00:08:36Et quoi ?
00:08:43Et quoi ?
00:08:46Voyez tous ces gens
00:08:47qui nous ont conduits
00:08:48à ce désastre
00:08:49venir nous donner des leçons
00:08:51sur la manière
00:08:52de bien gérer.
00:08:53Quelle impudence !
00:08:55C'est nous,
00:08:56les gens sérieux
00:08:57et responsables.
00:08:59C'est eux,
00:09:01les incapables.
00:09:04La ruine,
00:09:05la pagaille.
00:09:07Nous,
00:09:08nous engageons
00:09:09une fois au gouvernement
00:09:11à remettre de l'ordre
00:09:14dans les comptes publics
00:09:15car nous en sommes capables
00:09:16en redonnant
00:09:18des marges de manœuvre
00:09:19au budget de l'État.
00:09:22Un,
00:09:23en faisant payer
00:09:25enfin l'impôt
00:09:26aux dizaines
00:09:27de milliers
00:09:28de grandes fortunes
00:09:29et aux multinationales
00:09:31qui n'en payent pas.
00:09:35Mais aussi...
00:09:40Ils ne pourront pas dire
00:09:42qu'ils n'étaient pas prévenus,
00:09:43hein ?
00:09:46Mais aussi
00:09:47la taxe
00:09:48sur les super-profits
00:09:49comme la réclament
00:09:51six pays européens
00:09:53aujourd'hui.
00:09:54Deux,
00:09:55en relançant
00:09:57la consommation populaire
00:09:59et l'investissement
00:10:00car le bonheur
00:10:02est ce qu'il y a
00:10:03de plus contagieux
00:10:04en bon
00:10:05pour l'économie.
00:10:09par l'augmentation
00:10:10des salaires
00:10:11et la suppression
00:10:13des niches fiscales
00:10:14prédatrices.
00:10:15Trois,
00:10:16en obligeant l'Europe
00:10:18à se rendre utile.
00:10:21Oui,
00:10:22la Banque Centrale Européenne
00:10:24peut
00:10:25et doit
00:10:26mettre au congélateur
00:10:28les dettes des États
00:10:29en commençant
00:10:31par celle
00:10:32de la période Covid.
00:10:38elle l'a déjà fait
00:10:40dans le passé.
00:10:42Quatre pays d'Europe
00:10:43le demandent aussi
00:10:44et c'est ce que
00:10:45vient de faire.
00:10:47Donnez-en compte
00:10:48et marquez-le
00:10:49dans vos carnets,
00:10:50petits pédants
00:10:50qui venaient me faire
00:10:51la leçon
00:10:52à propos
00:10:53de la congélation
00:10:54de la dette publique.
00:10:55C'est ce que
00:10:56viennent de faire
00:10:57les États-Unis
00:10:58d'Amérique
00:10:59avant hier
00:10:59pour des milliards
00:11:01et des milliards.
00:11:02Alors,
00:11:02d'habitude,
00:11:03vous imitez,
00:11:04pourquoi vous ne feriez pas mieux
00:11:05pour une fois ?
00:11:1155 économistes
00:11:12l'ont réclamé
00:11:13dans une tribune
00:11:15parue
00:11:16dans l'Obs.
00:11:17Non,
00:11:18ce n'est pas cela
00:11:19qui est délirant.
00:11:20Ce qui est délirant,
00:11:22c'est de ne jamais dire
00:11:23comment vous comptez
00:11:25régler cette histoire
00:11:26de dette
00:11:26et les problèmes
00:11:28de la vie quotidienne
00:11:29des Français.
00:11:30Ce qui est délirant,
00:11:31c'est de croire
00:11:32qu'on va pouvoir
00:11:33vivre toute sa vie
00:11:34avec pour unique potage
00:11:36la soupe
00:11:37à la grimace
00:11:37macronienne
00:11:38où on vous prive
00:11:39de tout
00:11:40avec l'espoir
00:11:41que vous aurez
00:11:41la capacité
00:11:42d'aller vous le payer
00:11:43tout seul.
00:11:44Il est plus que temps
00:11:46de rompre
00:11:47avec cette politique.
00:11:49Alors,
00:11:50autant le dire,
00:11:51le départ de Macron
00:11:53est désormais
00:11:54attendu
00:11:55de tous côtés
00:11:56comme une libération.
00:12:01Mais,
00:12:15je veux donner pour sens
00:12:19à mon discours
00:12:20à ce moment
00:12:22la tâche essentielle,
00:12:25la tâche historique
00:12:27qui est la nôtre.
00:12:29C'est-à-dire que je veux
00:12:30m'appuyer
00:12:31sur la prise de conscience
00:12:32face au contexte climatique,
00:12:35mais pas pour enfiler
00:12:36comme des perles
00:12:37les mesures gadget
00:12:39sans vue d'ensemble
00:12:41à la mode
00:12:42de la droite
00:12:43ou du RN.
00:12:45Car le changement climatique
00:12:47ouvre une ère
00:12:50totalement nouvelle
00:12:52de la civilisation humaine.
00:12:55sachez,
00:12:56voyez
00:12:57que la géographie
00:12:59de notre continent
00:13:00va
00:13:03vite
00:13:04et beaucoup
00:13:05changer.
00:13:06Car l'Europe
00:13:07se réchauffe
00:13:08plus vite
00:13:09que le reste du monde.
00:13:10La mer
00:13:11méditerranée
00:13:12se réchauffe
00:13:14plus vite
00:13:14que l'océan mondial.
00:13:16Et le courant
00:13:17n'ignore déjà
00:13:18des règles
00:13:19de climat
00:13:19aux Antilles
00:13:21avant de le régler
00:13:22de le dérégler
00:13:23sur la planète entière
00:13:25sous forme de pluie,
00:13:27d'hivers terrifiant
00:13:29et de sécheresse.
00:13:31Changement climatique,
00:13:33le mot est presque rassurant.
00:13:35En fait,
00:13:36nous allons tous
00:13:37bientôt
00:13:38débarquer
00:13:39sur une autre planète
00:13:41en sortant de chez nous.
00:13:43Pour s'y adapter,
00:13:45il est vital,
00:13:47j'ai dit vital,
00:13:49de tout changer
00:13:51dans nos manières de vivre.
00:13:53de produire
00:13:55et d'échanger.
00:13:59Mais quelles infrastructures
00:14:01sont-elles devenues
00:14:03nécessaires ?
00:14:04Quelles nouvelles cultures
00:14:05agricoles faut-il
00:14:06lesquelles abandonner ?
00:14:08Quelles zones
00:14:09d'occupation humaine
00:14:10faut-il protéger ?
00:14:12Et où faut-il
00:14:13organiser les départs ?
00:14:15Car il faudra le faire.
00:14:16Et ainsi de suite.
00:14:18À bas,
00:14:19à l'improvisation permanente
00:14:20de la Macronie
00:14:22qui cherche
00:14:23à monétiser
00:14:24tous les malheurs
00:14:26dans tous les domaines,
00:14:28il faut identifier,
00:14:30prévoir,
00:14:32organiser,
00:14:33discipliner.
00:14:34la pratique de la planification
00:14:37écologique
00:14:38n'est plus seulement
00:14:39une ardente obligation
00:14:41dont nous avons inventé
00:14:43le terme
00:14:43qui aujourd'hui
00:14:44est passé
00:14:45dans le vocabulaire courant.
00:14:46C'est devenu
00:14:48une exigence
00:14:49de survie.
00:14:51Qui peut dire le contraire ?
00:14:53Personne !
00:14:54Mais la conscience
00:14:55existe-t-elle
00:14:56pour les classes
00:14:58dominantes
00:14:59et les décideurs
00:15:00publics ?
00:15:02Non,
00:15:02mesdames,
00:15:03messieurs,
00:15:04les beaufistes,
00:15:05tout ne se vaut pas.
00:15:08Demandez-leur
00:15:08la perception
00:15:10qu'ils ont
00:15:10de l'intensité
00:15:12de la crise climatique.
00:15:16Alors,
00:15:16en parole,
00:15:17ont-ils compris ?
00:15:18Ah oui,
00:15:18en parole.
00:15:20Mais dans les actes,
00:15:22sans exagérer,
00:15:24a dit Mme Le Pen.
00:15:26Ni trop lent,
00:15:28ni trop vite,
00:15:30a dit M.
00:15:31Édouard Philippe.
00:15:33Et à deux
00:15:34Canadières près,
00:15:35a dit M. Attal.
00:15:39Tartuffe,
00:15:40beau à rien.
00:15:44Alors,
00:15:45aucune alerte
00:15:46n'a eu d'effet.
00:15:48Aucun événement
00:15:49si violent
00:15:51qu'il ait été
00:15:51n'a produit
00:15:53un changement
00:15:53de cap.
00:15:54Qui aurait pu prédire
00:15:56à même pleurnicher
00:15:57M. Macron ?
00:15:59Comme si le GIEC
00:16:00n'avait jamais existé
00:16:02et comme si
00:16:03le premier sommet
00:16:04de la Terre
00:16:04en 1992
00:16:06n'avait pas déjà
00:16:07tout annoncé.
00:16:08Macron,
00:16:10Macron,
00:16:10Philippe,
00:16:10M. Attal
00:16:11ont été
00:16:12irresponsables.
00:16:14Les crédits budgétaires
00:16:16pour l'écologie
00:16:17et la sécurité
00:16:17civile
00:16:18trançonnaient.
00:16:20Les 60 milliards
00:16:21d'euros
00:16:22du jour férié
00:16:23supprimés en 2003
00:16:24pour faire face
00:16:25aux canicules
00:16:26évaporés.
00:16:28Et comment qualifier
00:16:29la désinvolture
00:16:31pour la production
00:16:32des bombardiers d'eau
00:16:33ou les moyens
00:16:34de renfort
00:16:35dans la lutte
00:16:35contre l'incendie ?
00:16:37De son côté,
00:16:38l'Union européenne
00:16:40qui n'est jamais
00:16:40en mal d'une sottise
00:16:43a failli rendre
00:16:44impossible
00:16:45le travail
00:16:46des sapeurs-pompiers
00:16:47volontaires.
00:16:49Et enfin,
00:16:50aucune modification
00:16:52n'est intervenue
00:16:53pour la recomposition
00:16:55ou l'exploitation
00:16:57des forêts
00:16:57inflammables.
00:16:59Et la dernière trouvaille,
00:17:01une loi
00:17:02pour amplifier
00:17:04les méga-bassines
00:17:05privées
00:17:07et cela
00:17:09alors même
00:17:10que l'eau
00:17:12s'est évaporée.
00:17:15Qui sont
00:17:16ces génies
00:17:17qui nous font
00:17:17la leçon
00:17:19incapables
00:17:20de prévoir
00:17:20l'évaporation
00:17:21de l'eau
00:17:22quand il fait chaud ?
00:17:27Eh bien,
00:17:28ils sont installés
00:17:29au pouvoir.
00:17:31Voyez
00:17:32le nouveau
00:17:33programme
00:17:33nucléaire
00:17:34de M.
00:17:35Macron
00:17:36comme si
00:17:37le problème
00:17:38du refroidissement
00:17:39des centrales
00:17:40et la baisse
00:17:40des débits
00:17:41des cours d'eau
00:17:42n'existaient pas.
00:17:44Que de temps,
00:17:46que d'argent perdu
00:17:47pour les énergies
00:17:48renouvelables.
00:17:49Et voyez
00:17:50cette provocation
00:17:51en plein été,
00:17:52en plein girondant feu,
00:17:54quelques grands
00:17:56malins
00:17:57ont trouvé
00:17:57l'idée géniale
00:17:58de faire
00:17:59une ferme
00:18:00pour 10 000
00:18:01saumons.
00:18:02Qu'il faudra
00:18:04pour les entretenir,
00:18:06mesdames,
00:18:06messieurs,
00:18:08les alimenter
00:18:09d'une quantité
00:18:10d'eau
00:18:10égale
00:18:11à celle
00:18:12d'une ville
00:18:12de 40 000
00:18:13habitants.
00:18:14Cela,
00:18:15l'année
00:18:16des incendies.
00:18:18et Mme Le Pen,
00:18:22qu'a-t-elle
00:18:23à proposer ?
00:18:25Elle veut
00:18:25supprimer
00:18:26les agences
00:18:28écologiques
00:18:28de l'État.
00:18:29C'est génial.
00:18:30Bref,
00:18:31contre la fièvre,
00:18:32supprimer
00:18:33et le thermomètre
00:18:34et la pharmacie.
00:18:36Sur tous ces sujets,
00:18:40la France insoumise
00:18:42est prête
00:18:43à gouverner
00:18:44dès 2025.
00:18:47plan,
00:18:48proposition de loi,
00:18:50enquête publique
00:18:51citoyenne.
00:18:54Question au gouvernement,
00:18:56nous avons travaillé,
00:18:57beaucoup travaillé,
00:18:59et cet été,
00:19:00avec nos alliés,
00:19:02les Verts Populaires,
00:19:03nous avons produit
00:19:04un document
00:19:05tirant les leçons
00:19:06des incendies.
00:19:07Quand nous gouvernerons,
00:19:11il y aura
00:19:12des bombardiers d'eau
00:19:13français,
00:19:14il y aura
00:19:15une nouvelle politique
00:19:16de gestion
00:19:17des forêts.
00:19:18Les métiers
00:19:19de pompiers,
00:19:20ceux de la filière
00:19:21bois et de la forêt
00:19:23seront relancés
00:19:24et sécurisés.
00:19:31et nous envisageons
00:19:34aussi une garde
00:19:36régionale
00:19:37de la sécurité civile,
00:19:39notamment
00:19:40pour être
00:19:41certains
00:19:42de pouvoir
00:19:43venir en renfort
00:19:44efficace
00:19:45des équipes
00:19:46permanentes
00:19:47dans les épisodes
00:19:49de crise.
00:19:49une garde,
00:19:52une garde
00:19:53constituée
00:19:54par conscription.
00:19:57Pourquoi la conscription
00:19:59écologique ?
00:20:01Pour garantir
00:20:03de pouvoir
00:20:04mobiliser
00:20:05en masse
00:20:06une réserve
00:20:07nombreuse
00:20:08et formée.
00:20:09après ce service,
00:20:11après ce service,
00:20:12garçons et filles
00:20:14qui y auront
00:20:15contribué,
00:20:17constitueront
00:20:18tout au long
00:20:19de leur vie
00:20:19une population
00:20:21porteuse
00:20:22d'une culture
00:20:23écologique pratique
00:20:24et donc
00:20:25une réserve
00:20:26mobilisable
00:20:28à tout instant
00:20:30car la réponse
00:20:31aux crises majeures
00:20:32de l'humanité
00:20:33n'ont qu'une seule
00:20:35et unique solution,
00:20:37la solidarité
00:20:38populaire.
00:20:45Notre peuple
00:20:47et vous,
00:20:48jeunes gens,
00:20:48mieux que d'autres,
00:20:50vous le savez,
00:20:52face
00:20:53au sens
00:20:54gêne
00:20:55consumérisme
00:20:56des super-riches,
00:20:58face à l'irresponsabilité
00:21:00capitaliste
00:21:01profiteuse
00:21:03des désastres,
00:21:04nous opposons
00:21:05à chaque instant
00:21:06l'entraide
00:21:07et
00:21:07de nouvelles disciplines
00:21:09de vie en société.
00:21:11Alors oui,
00:21:12la révolution
00:21:13citoyenne
00:21:13des insoumis
00:21:14est une révolution
00:21:16culturelle,
00:21:18un changement
00:21:19concret
00:21:20des références
00:21:21de la société.
00:21:24voilà pourquoi
00:21:25et je vous demande
00:21:28d'y être attentif
00:21:29et d'apprendre
00:21:30à bien
00:21:30l'expliquer
00:21:31aux autres,
00:21:33voilà pourquoi
00:21:34notre proposition
00:21:36d'éco-région
00:21:38est un projet
00:21:39central
00:21:40pour notre
00:21:41sixième république.
00:21:43l'éco-région,
00:21:45c'est la base
00:21:47articulée
00:21:48avec la commune
00:21:49la plus près
00:21:51du terrain
00:21:51pour faire
00:21:53de la planification
00:21:54écologique
00:21:55efficace.
00:21:56C'est le cadre
00:21:57concret
00:21:57pour maîtriser
00:21:59les cycles
00:22:01longs
00:22:02du vivant
00:22:02car l'un
00:22:04des enjeux
00:22:04de la politique
00:22:05moderne
00:22:06au 21ème
00:22:07siècle
00:22:07est de nous
00:22:09émanciper
00:22:10de la dictature
00:22:11du temps court
00:22:12qui est la circulation
00:22:14de l'argent,
00:22:15de la marchandise
00:22:16se transformant
00:22:17en argent.
00:22:20Libérons-nous
00:22:21de l'emprise
00:22:22du temps court
00:22:23car ce temps court
00:22:25c'est la dictature
00:22:26de l'actionnariat
00:22:27et de ses appétits
00:22:29de profits
00:22:29immédiats.
00:22:31Réfléchissez-y
00:22:32et vous verrez
00:22:33combien cette formule
00:22:34articule
00:22:35dans un même mouvement
00:22:36la conscience écologique
00:22:38et la conscience
00:22:39révolutionnaire.
00:22:40La France
00:22:41des éco-régions
00:22:43sera découpée
00:22:45à partir des bassins
00:22:46versant des cours d'eau.
00:22:47Pourquoi l'eau ?
00:22:48Parce que c'est
00:22:50la matière première
00:22:50de tout le vivant.
00:22:52Les éco-régions
00:22:53seront en charge
00:22:54de faire cesser
00:22:55le saccage
00:22:56des biens communs.
00:22:57Elles seront pour cela
00:22:59responsables
00:22:59de l'eau,
00:23:01de l'air,
00:23:01des côtes maritimes,
00:23:03des forêts,
00:23:03de la fertilité
00:23:04des sols,
00:23:05des mobilités,
00:23:07de l'économie circulaire
00:23:09et de la santé publique
00:23:11environnementale.
00:23:15Elles pourraient même
00:23:17recevoir
00:23:18dans ces domaines
00:23:19un pouvoir
00:23:21normatif.
00:23:23Mesdames, Messieurs,
00:23:24les députés,
00:23:25un pouvoir normatif
00:23:27mais bien sûr
00:23:29avec la règle
00:23:31que nous nous imposons
00:23:32en toutes circonstances.
00:23:34Un pouvoir normatif
00:23:36a une condition.
00:23:38Pas de régression
00:23:39par rapport
00:23:40à la loi nationale.
00:23:43Applaudissements
00:23:45Ainsi,
00:23:47nous donnerons au pays
00:23:48un cadre territorial
00:23:50de vigilance
00:23:52et d'action écologique
00:23:53permanent
00:23:54et progressiste
00:23:55par obligation.
00:23:57Et ce cadre
00:23:58est autrement
00:23:59plus utile
00:24:00que les régions
00:24:01absurdes
00:24:02créées par
00:24:03François Hollande
00:24:04pour
00:24:06organiser
00:24:07selon le
00:24:07charabia
00:24:08néolibéral
00:24:09la compétitivité
00:24:11des territoires
00:24:12dans le cadre
00:24:12des régions
00:24:13européennes.
00:24:16Alors peut-être
00:24:17comme je vois
00:24:18que vous m'écoutez
00:24:20attentivement,
00:24:21vous vous êtes dit
00:24:22mais qu'est-ce qui lui prend
00:24:24avec la santé publique
00:24:25régionale
00:24:26dans les éco-régions.
00:24:28Pourquoi cela ?
00:24:29C'est la leçon
00:24:30de l'expérience
00:24:33notamment
00:24:33celle du
00:24:34chlordécone
00:24:35aux Antilles.
00:24:36D'où viennent
00:24:38les grandes crises
00:24:39sanitaires
00:24:39de notre temps ?
00:24:42Pas seulement
00:24:42des comportements
00:24:44individuels
00:24:44comme les libéraux
00:24:46voudraient le faire croire
00:24:47car pour eux
00:24:48c'est toujours
00:24:48la solution.
00:24:49Vous êtes pauvres,
00:24:50vous êtes responsables
00:24:51de votre pauvreté.
00:24:52Vous êtes malades,
00:24:53c'est de votre faute.
00:24:54Vous êtes au chômage,
00:24:56c'est parce que
00:24:56vous ne voulez pas bosser,
00:24:57etc.
00:24:58etc.
00:24:59etc.
00:24:59La réduction
00:25:01de la société
00:25:02et du monde
00:25:03à la châts de chair
00:25:05au seul individu
00:25:06est une aberration.
00:25:09La santé
00:25:10des populations
00:25:11dépend
00:25:12avant tout
00:25:14de la santé
00:25:15des milieux
00:25:16environnementaux.
00:25:19Et le milieu
00:25:21est pourri
00:25:23par la surcharge
00:25:24des pesticides,
00:25:26des hydrocarbures,
00:25:28des particules fines,
00:25:29des métaux lourds
00:25:31et les polluants éternels
00:25:33et les abominables
00:25:35usines d'élevage intensif
00:25:37des martyrs animaux.
00:25:40Tout cela se retrouve
00:25:41dans les cours d'eau,
00:25:43dans les sols,
00:25:44dans les aliments.
00:25:45Nous sommes tous
00:25:47empoisonnés,
00:25:48tous à 90%
00:25:51ici et partout.
00:25:53Vous contenez
00:25:54des pesticides,
00:25:56des métaux lourds
00:25:57et le reste.
00:25:59Les éco-régions
00:26:00seront donc
00:26:01des outils
00:26:03de santé
00:26:03collectives.
00:26:05Elles rendront
00:26:06possibles
00:26:07ce que ne font
00:26:08jamais les autres
00:26:10et qu'ils ne proposent
00:26:11jamais
00:26:12dans aucun débat
00:26:13budgétaire
00:26:14sur la santé,
00:26:16c'est-à-dire
00:26:16des campagnes
00:26:17de prévention
00:26:18et de réparation
00:26:20directement liées
00:26:22à l'origine
00:26:24de la plupart
00:26:25des maladies,
00:26:26c'est-à-dire
00:26:26les contextes locaux.
00:26:29Alors,
00:26:29les éco-régions
00:26:31seront aussi
00:26:32des structures
00:26:33de maîtrise
00:26:34positives
00:26:35des dépenses
00:26:37de santé.
00:26:37Pour que cela
00:26:38soit bien concret
00:26:40et que chacun
00:26:41se représente
00:26:42bien l'affaire,
00:26:44je suis en train
00:26:45de vous parler
00:26:46à propos
00:26:47de la pollution
00:26:48de l'air
00:26:49pour ne prendre
00:26:49que celle-ci.
00:26:52Cette pollution
00:26:54liée à la présence
00:26:56de particules
00:26:56fines dans l'air
00:26:57qui, naturellement,
00:26:59ne surgissent pas
00:27:00du néant,
00:27:01provoque
00:27:0340 000 morts
00:27:05par an
00:27:05dans notre pays.
00:27:08Ce chiffre,
00:27:09vous ne l'entendez
00:27:09jamais,
00:27:11mais elle déclenche
00:27:12des maladies respiratoires,
00:27:15cardiovasculaires
00:27:15et métaboliques,
00:27:17Santé publique France
00:27:19fournit une estimation
00:27:20de ce malheur
00:27:21qui serait alors
00:27:22évité,
00:27:23juste en respectant
00:27:25la norme
00:27:26de l'OMS
00:27:27qui n'est pas
00:27:27la plus exigeante
00:27:29dans ce domaine.
00:27:30Écoutez bien,
00:27:31cela serait chaque année
00:27:34131 000 cas
00:27:35de moins
00:27:36dans cette maladie.
00:27:38Je vous lis la liste
00:27:39pour que vous compreniez
00:27:40bien
00:27:41et que ça se rapproche
00:27:43de vous
00:27:43assez
00:27:44pour que
00:27:45vous sentiez
00:27:46le picotement
00:27:47que je compte
00:27:48provoquer.
00:27:50Cela signifie
00:27:5129 700 cas
00:27:54d'asthme
00:27:54de moins
00:27:55parmi nos petits,
00:27:5710 700 cas
00:28:00de moins
00:28:01de diabète,
00:28:027 400 cas
00:28:04d'AVC
00:28:05de moins,
00:28:0657 800 cas
00:28:08d'hypertension artérielle
00:28:10de moins,
00:28:10600 000 infarctus
00:28:12du myocarde
00:28:13de moins,
00:28:1416 400 réductions
00:28:16graves
00:28:17de capacité respiratoire
00:28:18de moins,
00:28:193 000 cancers
00:28:20du poumon
00:28:21de moins.
00:28:22Vous m'entendez,
00:28:23vous tous
00:28:24qui m'écoutez
00:28:24en ligne ?
00:28:26Vous entendez
00:28:27de quoi je vous parle ?
00:28:29Je le sais,
00:28:30vous le savez.
00:28:31Alors pourquoi
00:28:32vous ne proposez
00:28:33jamais
00:28:33quand vous faites
00:28:34des listes d'économie
00:28:35d'en faire
00:28:36sur la santé,
00:28:37c'est-à-dire
00:28:38sur les maladies
00:28:39que vous laissez
00:28:40se provoquer
00:28:42et que vous acceptez
00:28:44qu'elles aient lieu ?
00:28:46Alors,
00:28:47vous autres
00:28:48qui êtes tout le temps
00:28:48là en train
00:28:49de faire des comptes,
00:28:50qui nous reprochez
00:28:51chaque milligramme
00:28:52de bonheur gagné,
00:28:54cela représente
00:28:559,6 milliards d'euros
00:28:58de bienfaits économiques
00:29:00de plus,
00:29:01dont 4 milliards
00:29:02d'économies
00:29:02pour la Sécu,
00:29:041 milliard quart
00:29:05de pertes
00:29:06de production
00:29:07évitées.
00:29:08Et encore,
00:29:08nous ne parlons
00:29:09que de 7 maladies.
00:29:11Il y en a bien sûr
00:29:12plusieurs dizaines.
00:29:13Notre peuple
00:29:14sait
00:29:15que l'empoisonnement
00:29:16écologique
00:29:17est le résultat
00:29:19de décisions
00:29:20politiques.
00:29:21Voyez la rapidité
00:29:23de la réaction
00:29:24à la pétition
00:29:26de la loi
00:29:27Duplomb-Poison,
00:29:29annulée
00:29:29par une majorité
00:29:31de circonstances
00:29:32réactionnaires
00:29:33jusqu'au bout
00:29:34des ongles
00:29:34qui n'a même
00:29:35pas voulu
00:29:36qu'on en débatte.
00:29:37La loi
00:29:38Duplomb-Poison,
00:29:40criminels endurcis.
00:29:42Ce sont
00:29:43des malformations
00:29:44prévisibles
00:29:45des fœtus,
00:29:46encore des cancers,
00:29:48encore des maladies
00:29:49respiratoires,
00:29:50encore des troubles
00:29:51neurologiques
00:29:51et des problèmes
00:29:53de fertilité
00:29:54sur lesquels,
00:29:56pour terminer,
00:29:57l'espèce animale
00:29:58que nous sommes
00:29:59pourrait bien finir
00:29:59par se briser.
00:30:01Et bien sûr,
00:30:02de la mortalité infantile
00:30:04et il faut dorénavant
00:30:06qu'on en parle
00:30:06et qu'on en parle
00:30:07davantage
00:30:08puisque la France
00:30:09vient de prendre place.
00:30:10Quelle honte
00:30:12parmi les cinq nations
00:30:13qui ont les résultats
00:30:15les plus pitoyables
00:30:16dans ce domaine
00:30:17pour toute l'Europe.
00:30:20Mathilde Panot
00:30:21m'a dit
00:30:22que le groupe
00:30:23a décidé
00:30:24qu'il proposera
00:30:26dès sa prochaine
00:30:28niche parlementaire
00:30:29en octobre
00:30:30d'inscrire
00:30:31en première position
00:30:33ou en deuxième
00:30:33je ne sais trop
00:30:34l'interdiction
00:30:36de la loi
00:30:37du plomb-poison.
00:30:38Et alors
00:30:42chacun sera
00:30:43au pied du mur
00:30:45pas des belles paroles
00:30:46sur l'écologie
00:30:47du discours
00:30:48de clôture
00:30:49de Jean-Luc Mélenchon
00:30:50clôture
00:30:51des universités
00:30:52d'été
00:30:52des Léphi
00:30:53c'est la rentrée
00:30:54des classes
00:30:54à mes côtés
00:30:55Kévin Bossuet
00:30:56et Mathioc
00:30:56bonjour
00:30:57à tous les deux
00:30:58réaction rapide
00:31:00on va décrypter
00:31:00très rapidement
00:31:01le discours
00:31:01n'est pas fini
00:31:02que Jean-Luc Mélenchon
00:31:04a fait du Mélenchon
00:31:05avec
00:31:05il a assisté
00:31:06beaucoup
00:31:07sur le changement
00:31:07climatique
00:31:08qui ouvre
00:31:09une nouvelle ère
00:31:09de la civilisation
00:31:10humaine
00:31:10c'est une grosse
00:31:11partie de son discours
00:31:12oui mais on a retrouvé
00:31:14les fondamentaux
00:31:15du Mélenchonisme
00:31:16tout d'abord
00:31:17un anticapitalisme
00:31:18qui nous raconte
00:31:19qu'en effet
00:31:20il faut taxer
00:31:21les riches
00:31:21un antisionisme radical
00:31:23parce qu'il n'a pas pu
00:31:24s'empêcher
00:31:24évidemment
00:31:25de taper sur
00:31:26monsieur Netanyahou
00:31:27et monsieur Trump
00:31:28un antifascisme
00:31:29de bas étage
00:31:29parce qu'évidemment
00:31:30l'ennemi à abattre
00:31:31c'est Marine Le Pen
00:31:33une fibre pseudo-révolutionnaire
00:31:35avec une volonté
00:31:36de rupture
00:31:37parce qu'apparemment
00:31:38il incarnerait
00:31:39le changement
00:31:40et vous avez raison Thierry
00:31:41il y a aussi l'écologie
00:31:42c'est quelque chose
00:31:43qu'il n'a pas
00:31:43beaucoup mis en avant
00:31:45par le passé
00:31:45et là il insiste
00:31:46beaucoup dessus
00:31:47peut-être qu'il veut
00:31:48séduire une partie
00:31:49de la gauche
00:31:49en dehors de la France
00:31:50insoumise
00:31:51en effet par un discours
00:31:52un peu plus convenu
00:31:53sur cette question précise
00:31:54Mathieu
00:31:55c'est exactement ça
00:31:56Jean-Luc Mélenchon
00:31:57a fait du Mélenchon
00:31:58mais on peut voir
00:31:58cette bascule
00:31:59sur le plan
00:32:00donc je rejoins
00:32:01tout ce qu'a dit Kevin
00:32:02de manière très très nette
00:32:04mais sur le plan
00:32:05de l'écologie
00:32:05effectivement il revient dessus
00:32:06pourquoi
00:32:07il faut y expliquer
00:32:07peut-être pourquoi
00:32:08c'est parce qu'aujourd'hui
00:32:09un, les écologistes
00:32:10sont dans une situation
00:32:12catastrophique
00:32:12ils ne sont pas
00:32:13en capacité de présenter
00:32:14une candidature autonome
00:32:15parce que Marine Tondelier
00:32:17sa candidature ne prend pas
00:32:18dans les sondages
00:32:18d'une part
00:32:19et d'autre part
00:32:20parce que les écologistes
00:32:21ont enregistré
00:32:21des déroutes électorales
00:32:23sans précédent
00:32:23pour ne parler que
00:32:24des élections européennes
00:32:25les écolos ont perdu
00:32:26ont vu leur score
00:32:28divisé par deux
00:32:28entre 2019 Yannick Jadot
00:32:30et 2024
00:32:32Marie Toussaint
00:32:32et puis ensuite
00:32:33donc les verres
00:32:34ne sont pas chers
00:32:35à acheter
00:32:35ça c'est le premier point
00:32:36et puis deuxième point
00:32:38c'est que
00:32:38le PS lui-même aussi
00:32:40qui parle aussi
00:32:41un peu d'écologie
00:32:41a vu sa primaire
00:32:43le barycent de sa primaire
00:32:44se déporter un peu plus
00:32:45sur le centre
00:32:45en intégrant place publique
00:32:47et Raphaël Glucksmann
00:32:48donc probablement
00:32:49le PS va proposer
00:32:50un candidat
00:32:51à l'extérieur
00:32:51de Jean-Luc
00:32:52mais à l'extérieur
00:32:52de la France insoumise
00:32:53et donc dans ce duel-là
00:32:55il a besoin des verres
00:32:56pour être devant
00:32:58le candidat socialiste
00:32:59que ce soit
00:33:00François Hollande
00:33:01Glucksmann
00:33:01ou peu importe qui d'autre
00:33:02et donc c'est pour ça
00:33:03qu'il essaie
00:33:04de faire des verres
00:33:04et question
00:33:05il a dit
00:33:05on a beaucoup travaillé
00:33:06cet été avec les verres populaires
00:33:08c'est qui les verres populaires ?
00:33:10alors les verres populaires
00:33:11de mémoire
00:33:12je crois que c'est
00:33:12monsieur Émile Meunier
00:33:13qui est au conseil de Paris
00:33:15avec Sophia Chikirou
00:33:16en fait ce sont des verres
00:33:18des écologistes
00:33:18qui sont partis
00:33:19du parti écologiste
00:33:21après Marine Thondelier
00:33:22parce qu'il juge
00:33:23que Marine Thondelier
00:33:23a une ligne trop centriste
00:33:24bon voilà
00:33:25donc les verres populaires
00:33:26ça m'a interpellé
00:33:27on va marquer une pause
00:33:28on se retrouve dans quelques instants
00:33:30on reviendra justement
00:33:31sur cette guerre
00:33:31entre Edouard Philippe
00:33:32et Jean-Luc Mélenchon
00:33:33dont on parle
00:33:34notamment sur l'immigration
00:33:36sur Mayotte
00:33:37et sur Ceuta
00:33:37et on sera avec
00:33:38Mathieu Jabot
00:33:39expert en communication politique
00:33:41qui reviendra peut-être
00:33:42très rapidement
00:33:42sur les deux trois phrases
00:33:43de Jean-Luc Mélenchon
00:33:44on a beaucoup de choses
00:33:45à vous raconter
00:33:45nous sommes ensemble
00:33:46et bien évidemment
00:33:47vous le savez
00:33:48jusqu'à 13h
00:33:48à tout de suite
00:33:52Il est 11h39
00:33:53merci de nous accueillir
00:33:54sur CNews
00:33:54toujours à mes côtés
00:33:55Kevin Bossuet
00:33:56et Mathieu Ock
00:33:57un rebonjour à vous deux
00:33:58et j'accueille
00:33:59avec beaucoup de plaisir
00:34:00un autre Mathieu
00:34:01Mathieu Jubot
00:34:01expert en communication politique
00:34:03bonjour Mathieu Jubot
00:34:04décidément une page politique
00:34:06très importante
00:34:07dans ce Midi News
00:34:08et c'est bien naturel
00:34:09c'est la rentrée des classes
00:34:10pour nos politiques
00:34:11on l'a vu
00:34:12avec une partie du discours
00:34:13de Jean-Luc Mélenchon
00:34:14et on voit ce combat
00:34:16que se mène également
00:34:17Jean-Luc Mélenchon
00:34:18notamment avec Édouard Philippe
00:34:19sur la question de l'immigration
00:34:20on va y revenir
00:34:22dans quelques instants
00:34:22avec vous
00:34:23on voit tout cela
00:34:23avec Corentin Alonso
00:34:27le duel entre Édouard Philippe
00:34:28et Jean-Luc Mélenchon
00:34:29a déjà commencé
00:34:30en déplacement à Mayotte
00:34:32l'ancien premier ministre
00:34:33d'Emmanuel Macron
00:34:34a détaillé ses propositions
00:34:36visant à couper
00:34:37les vannes de l'immigration
00:34:38dans le département
00:34:39le candidat Horizon
00:34:41propose notamment
00:34:42d'interrompre
00:34:43les demandes d'asile
00:34:44de suspendre
00:34:45le regroupement familial
00:34:46mais aussi le droit du sol
00:34:48déjà restreint
00:34:49sur ce territoire
00:34:49enfin
00:34:50Édouard Philippe
00:34:51veut renforcer
00:34:52la présence maritime
00:34:53de l'Etat
00:34:53pour défendre les côtes
00:34:55et protéger la frontière
00:34:56une ambition irréaliste
00:34:58et une posture démagogique
00:35:00selon Jean-Luc Mélenchon
00:35:01pour qui la solution
00:35:02à la crise migratoire mahoraise
00:35:04passe par la discussion
00:35:05avec les Comores voisines
00:35:06et l'investissement
00:35:07dans les infrastructures
00:35:08de l'archipel
00:35:09pas de démagogie
00:35:10s'il vous plaît
00:35:11monsieur Philippe
00:35:12pas vous
00:35:12ne faites pas ça
00:35:13ce n'est pas bien
00:35:14quand vous dites aux gens
00:35:15on va empêcher l'immigration
00:35:17dites comment vous comptez faire
00:35:18sinon ça n'a pas de sens
00:35:19moi j'en ai assez
00:35:20s'il n'est pas le premier
00:35:22à faire ça
00:35:22ils vont tous là-bas
00:35:23pour dire
00:35:23on va arrêter l'immigration
00:35:25c'est pas des manières de faire
00:35:26parce que personne
00:35:27n'est capable de faire
00:35:28ce qu'il propose
00:35:30aujourd'hui
00:35:31Édouard Philippe
00:35:32a invité le candidat insoumis
00:35:33à se déplacer sur l'île
00:35:35pour venir constater
00:35:36la crise migratoire
00:35:37ce à quoi
00:35:38Jean-Luc Mélenchon
00:35:39lui a répondu
00:35:40qu'il l'avait déjà fait
00:35:41et bien avant lui
00:35:43je commence avec vous
00:35:44Mathieu Jabot
00:35:45pas de victoire possible
00:35:48pour la présidentielle
00:35:50de 2027
00:35:51sans évoquer
00:35:51évidemment
00:35:52ce sujet essentiel
00:35:53de l'immigration
00:35:54et des prises de position
00:35:55parfois surprenantes
00:35:56notamment celle d'Édouard Philippe
00:35:57on se dit
00:35:57pourquoi il ne l'a pas dit plus tôt
00:35:59alors pourquoi il ne l'a pas dit plus tôt
00:36:01parce qu'il sent que
00:36:04manifestement
00:36:04la présidentielle
00:36:06va se jouer
00:36:07à droite
00:36:08en tout cas pour son camp
00:36:09donc il est
00:36:10un peu maintenant
00:36:11dans l'obligation
00:36:12de durcir
00:36:14son discours
00:36:15il traîne effectivement
00:36:16un boulet
00:36:16il a été en responsabilité
00:36:18le sujet de Mayotte
00:36:20a été abordé
00:36:21il a pu apporter
00:36:22quelques petites solutions
00:36:23mais ça ne suffisait pas
00:36:24donc il sait
00:36:26qu'il va devoir
00:36:27aller séduire
00:36:28du côté
00:36:28de l'électorat
00:36:30de Bruno Rotaio
00:36:31mais pas seulement
00:36:32je pense qu'il n'arrivera pas
00:36:34à obtenir les votes
00:36:36de ceux qui sont persuadés
00:36:37d'aller voter pour Marine Le Pen
00:36:38n'empêche qu'il y a des indécis
00:36:39entre ces deux camps-là
00:36:42et c'est à eux
00:36:43qu'il va aller parler
00:36:45et donc il va être obligé
00:36:46et d'ailleurs c'est ce qu'il a
00:36:47commencé à faire
00:36:47de durcir un peu plus
00:36:49son discours
00:36:50et Mayotte lui a permis ça
00:36:52la situation à Mayotte
00:36:53elle est tellement dure
00:36:54elle est tellement compliquée
00:36:56qu'on ne peut qu'avoir
00:36:57des mots durs
00:36:58pour tenter de trouver
00:36:59des réponses
00:36:59sans être taxé
00:37:00d'être radical
00:37:02donc son intention
00:37:03elle était là
00:37:03il a bien compris
00:37:04que ça allait se jouer
00:37:05ici
00:37:06attention
00:37:07il va devoir aussi
00:37:09continuer à séduire
00:37:10à gauche de son camp
00:37:11parce que même si on nous vend
00:37:13une entente cordiale
00:37:14et parfaite
00:37:14avec Gabriel Attal
00:37:16bien sûr qu'il va essayer
00:37:17d'aller chercher
00:37:18de ce côté-là aussi
00:37:20donc voilà
00:37:21ça va se jouer
00:37:22sur ce centre droit
00:37:24c'est là que les voix
00:37:25sont allées chercher
00:37:26donc il a commencé
00:37:27à le faire
00:37:28parce que Mayotte
00:37:29cette situation locale
00:37:30lui permet de toute façon
00:37:32d'avoir un écho
00:37:33à un retentissement
00:37:34sur tout le territoire
00:37:36Présidentiel
00:37:37quand tu nous tiens
00:37:37Kevin Bossuet
00:37:38Oui
00:37:39si vous savez
00:37:40moi je suis un peu
00:37:41estomaqué
00:37:42de voir ce qui est
00:37:42en train de se passer
00:37:43j'ai l'impression
00:37:44que les Mahorais
00:37:46sont devenus
00:37:47des jouets
00:37:47entre les mains
00:37:49des politiques
00:37:49où on les utilise
00:37:51on utilise leurs problèmes
00:37:52pour faire de la petite
00:37:54politique politicienne
00:37:55Monsieur Philippe
00:37:56essaye de draguer
00:37:57l'électorat
00:37:58du Rassemblement National
00:37:59essaye de draguer
00:38:00l'électorat
00:38:00de Monsieur Rotaillot
00:38:01alors que Monsieur Mélenchon
00:38:03prétend incarner
00:38:04l'immigrationnisme
00:38:06l'humanisme
00:38:07et je trouve ça détestable
00:38:08parce que les Mahorais
00:38:10attendent beaucoup
00:38:10de l'état français
00:38:11ils ont des tas de problèmes
00:38:12des problèmes liés
00:38:13à l'éducation
00:38:13des problèmes
00:38:14de déserts médicaux
00:38:16des problèmes liés
00:38:16à l'immigration
00:38:17des problèmes d'insécurité
00:38:18et je n'aime pas
00:38:19ce qui est en train
00:38:20de se passer
00:38:20enfin dernière chose
00:38:21aussi concernant
00:38:22Monsieur Philippe
00:38:22il y a une forme
00:38:23d'incohérence
00:38:24et je trouve
00:38:24qu'il se fiche un peu
00:38:25de nous
00:38:26c'est un technocrate
00:38:27il sait très bien
00:38:28que sa proposition
00:38:29de remettre en cause
00:38:30le droit du sol
00:38:31le droit d'asile
00:38:32à Mayotte
00:38:33ne passera pas
00:38:34de toute façon
00:38:35le conseil constitutionnel
00:38:36il le sait
00:38:37et donc il fait
00:38:38cette proposition
00:38:39en sachant très bien
00:38:40qu'il n'ira pas
00:38:41jusqu'au bout
00:38:41et enfin
00:38:42il y a un problème
00:38:43idéologique
00:38:43quand même
00:38:44chez Monsieur Philippe
00:38:45parce qu'il est pour
00:38:46remettre en cause
00:38:47le droit du sol
00:38:47et le droit d'asile
00:38:49à Mayotte
00:38:49mais quand c'est pour
00:38:50la métropole
00:38:51là il n'y a absolument
00:38:53plus personne
00:38:53donc c'est la communication
00:38:54pour de la communication
00:38:56évidemment que les français
00:38:57encore une fois
00:38:58ne seront pas dupes
00:38:59et c'est pour ça
00:38:59que je disais
00:38:59présidentiel
00:39:00quand tu nous tiens
00:39:012027
00:39:01et ça n'échappe
00:39:02à personne
00:39:03Mathieu Hoque
00:39:03l'un des problèmes
00:39:04qu'ont les maorais
00:39:05aujourd'hui
00:39:06c'est un problème
00:39:06qui est philosophique
00:39:08les pouvoirs publics français
00:39:10notamment sous Emmanuel Macron
00:39:11ont
00:39:12mais d'ailleurs ça date d'avant
00:39:14privilégient davantage
00:39:15les conditions
00:39:17les droits
00:39:17des comoriens
00:39:19par exemple
00:39:19plutôt que
00:39:20la sécurité
00:39:21des maorais
00:39:22et en fait
00:39:23ils se retrouvent
00:39:23face à une forme
00:39:24de préférence étrangère
00:39:25les maorais
00:39:25c'est ça qu'ils disent
00:39:26aux politiques
00:39:27pourquoi vous nous laissez
00:39:29accueillir
00:39:29de manière impossible
00:39:31parce qu'il y a
00:39:31aujourd'hui
00:39:3240 à 50%
00:39:33de la population
00:39:34sur l'île
00:39:34enfin sur l'archipel
00:39:35qui est étrangère
00:39:36en situation clandestine
00:39:37c'est colossal
00:39:3850% sont des comoriens
00:39:40pourquoi vous ne faites
00:39:41vous n'engagez pas
00:39:42un rapport de force
00:39:43avec les comores
00:39:44Jean-Luc Mélenchon
00:39:45dit il faut discuter
00:39:46avec les comores
00:39:46mais c'est la même ligne
00:39:47que celle du président
00:39:49de la république
00:39:49d'Emmanuel Macron
00:39:50il faut rappeler
00:39:50qu'en 2019
00:39:51Emmanuel Macron
00:39:52a signé un accord
00:39:53d'aide au développement
00:39:54et de coopération économique
00:39:56de 150 millions d'euros
00:39:57versés aux comores
00:39:59pour autant
00:39:59le président des comores
00:40:00continue à faire son chantage
00:40:02il a d'abord lui-même
00:40:03suspendu l'accord
00:40:04ce qui en fait
00:40:05en quelque sorte
00:40:06il a un peu marché
00:40:06sur la France
00:40:08il s'essuie un peu les pieds
00:40:09sur la république française
00:40:11et d'une part
00:40:12il suspend l'accord
00:40:13ensuite après
00:40:14il continue de déclarer
00:40:15que Mayotte
00:40:16appartient
00:40:17et doit appartenir aux comores
00:40:18et il envoie sa population
00:40:19entre guillemets
00:40:20à aller coloniser Mayotte
00:40:21c'est ça la vérité
00:40:23aujourd'hui
00:40:24sur le dossier
00:40:25de Mayotte
00:40:25et on ne comprend pas
00:40:27aujourd'hui
00:40:27dans notre pays
00:40:28que déjà
00:40:29on n'arrive pas
00:40:29à se faire respecter
00:40:30de l'Algérie
00:40:30mais la septième puissance
00:40:31économique
00:40:32n'arrive même pas
00:40:32à se faire respecter
00:40:33des comores
00:40:34on va changer de sujet
00:40:36vous avez suivi
00:40:37avec attention
00:40:38le début du discours
00:40:39de Jean-Luc Mélenchon
00:40:40qui a notamment annoncé
00:40:41qu'il promet une censure
00:40:42pour le budget 2027
00:40:43de l'État
00:40:44les choses sont claires
00:40:45et limpides
00:40:45Corentin Alonso
00:40:46est avec nous
00:40:47merci mon cher Corentin
00:40:49d'être avec nous
00:40:49pourquoi j'ai souhaité
00:40:51que vous soyez avec nous
00:40:51parce que Sébastien Lecornu
00:40:53a adressé une lettre
00:40:55aux parlementaires
00:40:56députés et sénateurs
00:40:57qui sont invités
00:40:57à aider le gouvernement
00:40:58dans le cadre de ce budget
00:40:59mais quand on voit
00:41:00les menaces de Jean-Luc Mélenchon
00:41:01sans aucune surprise
00:41:02on se dit
00:41:03waouh
00:41:03la tâche va être difficile
00:41:04Corentin
00:41:05et oui c'est d'ailleurs
00:41:06pour cela que Sébastien Lecornu
00:41:08a en plein mois d'août
00:41:09adressé une lettre
00:41:11aux parlementaires
00:41:12dans cette lettre
00:41:12il les appelle
00:41:13au compromis
00:41:14à la recherche
00:41:15de solutions
00:41:16ce qui ne doit pas
00:41:17selon lui
00:41:18être vu comme
00:41:19une trahison
00:41:20pour les oppositions
00:41:21le Premier ministre
00:41:22avant d'abord
00:41:22l'argument du désordre
00:41:24et de la responsabilité
00:41:25regardez
00:41:26si un budget
00:41:27donc le Premier ministre
00:41:28en matière budgétaire
00:41:29dit-il
00:41:30ne pas choisir
00:41:31est encore
00:41:31un choix
00:41:32et choisir
00:41:33d'attendre
00:41:34l'élection présidentielle
00:41:35pour adopter
00:41:36un budget
00:41:362027
00:41:37c'est choisir
00:41:38le désordre
00:41:38car si un budget
00:41:39n'est pas adopté
00:41:40à temps
00:41:41et ce scénario
00:41:42s'est déjà
00:41:43répété
00:41:44ces dernières années
00:41:44les parlementaires
00:41:45voteront
00:41:45une loi spéciale
00:41:47d'urgence
00:41:47pour permettre
00:41:48la continuité
00:41:49des services
00:41:50de l'Etat
00:41:50mais cela
00:41:51n'est pas une solution
00:41:52pour le Premier ministre
00:41:53car cela repousserait
00:41:54l'adoption du budget
00:41:552027
00:41:55probablement
00:41:56à l'automne
00:41:57et ce n'est pas
00:41:58l'intérêt
00:41:58du prochain gouvernement
00:42:00dit-il
00:42:01une loi spéciale
00:42:02qui s'appliquerait
00:42:03sur plusieurs mois
00:42:03ne constitue pas
00:42:04une solution politique
00:42:06au moment même
00:42:07où les français
00:42:07viendraient de choisir
00:42:08une direction nouvelle
00:42:09ce qu'ils auront élu
00:42:11serait alors
00:42:11empêché
00:42:12de la mettre en oeuvre
00:42:14Le Premier ministre
00:42:15mon cher Corentin
00:42:16c'est la situation
00:42:17inconnue de la France
00:42:18c'est vrai que ça pourrait
00:42:19être meilleur
00:42:20Oui exactement
00:42:21si on regarde
00:42:21entre 2008 et 2025
00:42:23le déficit budgétaire
00:42:25de la France
00:42:25s'est creusé
00:42:26passant de 3,5%
00:42:27à 5,1%
00:42:29du PIB
00:42:30conséquence
00:42:31regardez
00:42:31la dette
00:42:31continue d'augmenter
00:42:33elle est passée
00:42:33de 717 milliards d'euros
00:42:35il y a 30 ans
00:42:36en 1996
00:42:38jusqu'à aujourd'hui
00:42:40en 2026
00:42:413 536 milliards d'euros
00:42:44la France emprunte donc
00:42:45désormais chaque année
00:42:46300 milliards d'euros
00:42:48et le remboursement
00:42:49de la dette
00:42:50est devenu
00:42:50selon donc
00:42:51le Premier ministre
00:42:52le premier poste
00:42:53de dépense publique
00:42:54il est donc primordial
00:42:55d'inverser
00:42:56cette tendance
00:42:56une question
00:42:57de souveraineté
00:42:58dit-il
00:42:59autre argument
00:43:00de Sébastien Lecornu
00:43:01aux parlementaires
00:43:02les indicateurs
00:43:04économiques
00:43:04ne sont pas bons
00:43:05la croissance
00:43:06en 2026
00:43:07a été notamment
00:43:07revue à la baisse
00:43:09par la Banque de France
00:43:10entre 0,5%
00:43:11et 0,8%
00:43:12il y a également
00:43:13une légère remontée
00:43:14du chômage
00:43:15les fortes chaleurs
00:43:16et la sécheresse
00:43:17ralentissent
00:43:18l'économie
00:43:19elle a coûté
00:43:20selon donc
00:43:21les conditions climatiques
00:43:22auraient coûté
00:43:22plusieurs milliards
00:43:23d'euros
00:43:24à la France
00:43:25et les perspectives
00:43:26sont incertaines
00:43:27notamment avec
00:43:28l'élection présidentielle
00:43:29de 2027
00:43:30et la situation
00:43:31internationale
00:43:32sur le détroit d'Hormuz
00:43:33raison de plus
00:43:34selon le premier ministre
00:43:35pour donc
00:43:36adopter ce budget
00:43:37et vous l'avez entendu
00:43:38tout à l'heure
00:43:38sur CNews
00:43:39pour Jean-Luc Mélenchon
00:43:41et la France Insoumise
00:43:42ce sera
00:43:42la censure
00:43:44Merci Corentin
00:43:45Mathieu Jabour
00:43:46en 30 secondes
00:43:47on a juste à dire
00:43:48à Sébastien Lecornu
00:43:49bon courage
00:43:52Oui ça va être compliqué
00:43:54ça l'était déjà
00:43:55ça va l'être
00:43:55de plus en plus
00:43:56la présidentielle
00:43:58fait que
00:43:58chacun va défendre
00:44:00ses positions
00:44:00on va en accorder
00:44:01absolument
00:44:02aucun crédit
00:44:03en tout cas
00:44:04je parle des candidats
00:44:05au travail
00:44:06du gouvernement
00:44:07donc oui
00:44:07bon courage
00:44:08on aurait été très surpris
00:44:09de voir Jean-Luc Mélenchon
00:44:10dire qu'il allait
00:44:12voter les budgets
00:44:13bien sûr
00:44:13ça n'arrivera pas
00:44:15Edouard Philippe
00:44:17va forcément
00:44:17devoir de plus en plus
00:44:19se démarquer
00:44:20parce qu'il traîne
00:44:21effectivement ce boulet
00:44:22Gabriel Attal
00:44:23pareil
00:44:23donc la mission
00:44:24elle était déjà
00:44:24impossible
00:44:25compliquée
00:44:26elle va l'être
00:44:26de plus en plus
00:44:27donc c'est
00:44:28on ajoute du chaos
00:44:29dans le chaos
00:44:29dans le chaos
00:44:30mais ça fait
00:44:30maintenant des années
00:44:32peut-être que c'est
00:44:33ce qui était souhaité
00:44:34au départ
00:44:34mais c'est
00:44:35c'est injouable
00:44:36on n'y comprend plus rien
00:44:37et malheureusement
00:44:38c'est nous
00:44:39c'est les français
00:44:40c'est les citoyens
00:44:41qui continuons à
00:44:42payer ces décisions
00:44:44catastrophiques
00:44:45cette absence
00:44:45de courage politique
00:44:47de toute part
00:44:47parce que même
00:44:48si des fois
00:44:49il y a des solutions
00:44:49intéressantes
00:44:50qui peuvent être portées
00:44:51on sait très bien
00:44:52qu'elles ne seront pas
00:44:52votées de toute façon
00:44:53donc oui
00:44:54c'est catastrophique
00:44:56c'est catastrophique
00:44:57bon j'ai envie quand même
00:44:58de souhaiter
00:44:59une bonne rentrée
00:44:59aux français
00:45:00qui nous regardent
00:45:02mais c'est sûr
00:45:02que ça va être
00:45:03un peu compliqué
00:45:03cette rentrée
00:45:04pour eux
00:45:04merci beaucoup
00:45:05Mathieu Jabot
00:45:05expert en communication politique
00:45:07c'est toujours un plaisir
00:45:07de vous avoir à nos côtés
00:45:09on se retrouve dans
00:45:09quelques instants
00:45:11avec Kevin Bossuet
00:45:12et Mathieu Ock
00:45:13on a encore beaucoup de choses
00:45:14à vous raconter
00:45:14pour cette deuxième partie
00:45:15de ce Midi News
00:45:16version été
00:45:17c'est la dernière d'air
00:45:18d'ailleurs
00:45:18pour cette édition
00:45:20de ce Midi News
00:45:21à tout de suite
00:45:25Et il est midi
00:45:26merci de nous accueillir
00:45:27pour la deuxième partie
00:45:28de votre Midi News
00:45:29version été
00:45:30c'est la dernière
00:45:31de la saison d'ailleurs
00:45:32et on était très heureux
00:45:33de vous accompagner
00:45:34tout au long de cet été
00:45:35je vous représente
00:45:36mes invités
00:45:36dans quelques instants
00:45:37mais tout de suite
00:45:38on commence par un tour
00:45:39complet de l'information
00:45:39et c'est Valentin Rouillon
00:45:41qui nous accompagne
00:45:41ce dimanche
00:45:42bonjour Valentin
00:45:43bonjour Thierry
00:45:44et bonjour à tous
00:45:45vous l'avez entendu
00:45:47il y a quelques instants
00:45:48dans Midi News
00:45:48Jean-Luc Mélenchon
00:45:49a tenu un discours
00:45:50de clôture
00:45:51des universités d'été
00:45:52de son mouvement
00:45:54il est à Châteauneuf-sur-Isère
00:45:55à côté de Valence
00:45:56le candidat insoumis
00:45:58promet que LFI
00:45:58censurerait le gouvernement
00:46:00le cornu
00:46:00sur son projet de budget
00:46:012027
00:46:02alors même que le Premier ministre
00:46:04a mis en garde
00:46:05les parlementaires
00:46:06contre la tentation
00:46:07d'attendre la présidentielle
00:46:08pour adopter un budget
00:46:10écoutez Jean-Luc Mélenchon
00:46:10et le tableau de la rentrée
00:46:13et le tableau de la rentrée
00:46:13hélas ne promet rien de bon
00:46:16l'économie française
00:46:17était sur le fil du rasoir
00:46:18de la récession
00:46:19elle va plonger
00:46:21car le cornu prépare
00:46:24un nouveau budget
00:46:26de coupe-rase
00:46:27qui va aggraver
00:46:28tous les mots
00:46:30ne nous demandez pas
00:46:32je ne sais quelle bienveillance
00:46:35à son égard
00:46:36une fois de plus
00:46:38nous le censurerons
00:46:40j'en suis certain
00:46:44dans le reste de l'actualité
00:46:45dans les Hautes-Alpes
00:46:47la chute d'un bloc rocheux
00:46:48de 200 tonnes
00:46:49a entraîné une voiture
00:46:50dans le gorge du Guil
00:46:53à Aiglier
00:46:54deux personnes sont gravement blessées
00:46:5627 sapeurs-pompiers
00:46:57dont une équipe de sauvetage nautique
00:46:59ont assisté le SAMU
00:47:01intervention délicate
00:47:02pour extraire le conducteur
00:47:04et la passagère
00:47:04leurs jours
00:47:05ne sont heureusement pas en danger
00:47:07la ville de Paris
00:47:08a annoncé aujourd'hui
00:47:09la mise à l'abri
00:47:10des 253 migrants
00:47:11qui s'étaient installés
00:47:12sur le parvis de la mairie
00:47:13de Paris-Centre
00:47:14une victoire pour l'association
00:47:16Utopia 56
00:47:16qui s'était mobilisée
00:47:17pendant 37 jours
00:47:18face à cette situation
00:47:20Surix-Emmanuel Grégoire
00:47:21ne peut pas accepter
00:47:22que Paris se substitue
00:47:23indéfiniment à l'Etat
00:47:24alors même que l'hébergement
00:47:26d'urgence relève
00:47:27de sa responsabilité
00:47:28on a posé la question
00:47:29à des syndicats de police
00:47:30qui soulèvent le problème
00:47:31de ceux qui ne veulent pas
00:47:33être hébergés
00:47:33écoutez
00:47:34un point dont on n'a pas parlé
00:47:36c'est toutes les personnes
00:47:37qui refusent
00:47:37parce qu'il y en a
00:47:38qui refusent
00:47:39cette sollicitation
00:47:40entre guillemets
00:47:41pérenne d'aller
00:47:41dans un gymnase
00:47:42et bien
00:47:43elles restent sur la voie publique
00:47:45elles occupent illégalement
00:47:46la voie publique
00:47:46et les troubles
00:47:48les nuisances
00:47:49pour les riverains
00:47:49les commerçants
00:47:50et autres
00:47:51et bien ça ne s'arrête pas
00:47:53et on trouve
00:47:54personne n'a de solution
00:47:55donc des fois
00:47:57c'est aussi un peu
00:47:57le chat qui se mord la queue
00:47:58tant qu'on n'aura pas
00:47:59des outils législatifs
00:48:03forts
00:48:03et une politique migratoire
00:48:05qui donne les moyens
00:48:06avec des moyens humains
00:48:06et matériels
00:48:07et législatifs
00:48:08de pouvoir gérer
00:48:09les flux
00:48:10et les migrants
00:48:11on n'y arrivera pas
00:48:14c'est une première
00:48:15en France
00:48:16la police municipale
00:48:17de Cannes
00:48:18est désormais équipée
00:48:18de détecteurs
00:48:19de protoxyde d'azote
00:48:20pour des contrôles
00:48:21de sécurité routière
00:48:23annonce faite hier
00:48:23alors que la France
00:48:24vient tout juste
00:48:25de renforcer son arsenal juridique
00:48:27contre ce gaz hilarant
00:48:28avec la loi Riposte
00:48:29mais ce détecteur
00:48:30n'est pas homologué
00:48:31la verbalisation
00:48:32se fait sur la base
00:48:33d'un arrêté
00:48:34municipal de 2025
00:48:35qui interdit la vente
00:48:37de ces bonbonnes de gaz
00:48:39le prince héritier
00:48:40d'Arabie Saoudite
00:48:41est attendu
00:48:42en France aujourd'hui
00:48:43l'Elysée précise
00:48:44que ce sera l'occasion
00:48:44de signer
00:48:45avec Emmanuel Macron
00:48:47de nombreux accords
00:48:48plusieurs sujets diplomatiques
00:48:49et sécuritaires
00:48:50sont autour de la table
00:48:51une visite
00:48:52qui durera jusqu'à demain
00:48:54un séisme de magnitude
00:48:555,9
00:48:56a frappé les environs
00:48:57de Tokyo
00:48:58dans la matinée
00:48:5837 personnes sont blessées
00:49:00les systèmes d'alerte
00:49:01du pays ont été déclenchés
00:49:02la secousse
00:49:03s'est produit
00:49:03à une profondeur
00:49:04de 68 km
00:49:06et n'a pas provoqué
00:49:07de risque de tsunami
00:49:08les autorités avertissent
00:49:09également qu'il existait
00:49:10un risque
00:49:10de forte réplique
00:49:12dans les jours à venir
00:49:14en Ukraine
00:49:15Volodymyr Zelensky
00:49:16estime que
00:49:17des élections
00:49:18en temps de guerre
00:49:18seraient un danger
00:49:19pour le pays
00:49:20son ex-ministre
00:49:21de la défense
00:49:22plaide pour
00:49:23l'organisation
00:49:24d'un scrutin
00:49:24le président ukrainien
00:49:26pense que
00:49:26dans une guerre
00:49:27comme celle-ci
00:49:28les élections
00:49:28en tant que telles
00:49:29sont un risque énorme
00:49:30voire un tsunami
00:49:31qui fracture l'Ukraine
00:49:32selon ces mots
00:49:34les Etats-Unis
00:49:35célèbrent cette année
00:49:36les 250 ans
00:49:37de leur indépendance
00:49:38pour l'occasion
00:49:39une série de festivités
00:49:40a été organisée
00:49:41au fil des mois
00:49:41et ce dimanche
00:49:42c'est une course automobile
00:49:44qui a lieu
00:49:44à Washington
00:49:4525 voitures
00:49:46vont affronter
00:49:47sur un circuit urbain
00:49:48de 2,8 km
00:49:49au milieu des monuments
00:49:50de la capitale américaine
00:49:53une page de sport
00:49:54avec de la Formule 1
00:49:55le Grand Prix
00:49:56des Pays-Bas
00:49:57c'est aujourd'hui
00:49:57sur Cannell Plus
00:49:58à 15h
00:49:59c'est la dernière fois
00:50:01que cette course
00:50:02aura lieu dans le pays
00:50:02principalement
00:50:03pour des questions
00:50:04de calendrier
00:50:04aussi des questions
00:50:05économiques
00:50:06des habitués du Grand Prix
00:50:07qui ne sont pas prêts
00:50:08à détourner la page
00:50:09écoutez-les
00:50:13et bien c'est dommage
00:50:14que ça s'arrête
00:50:14parce que franchement
00:50:15on a eu 6 super événements
00:50:17et surtout la façon
00:50:18dont les gens
00:50:19se sont appropriés
00:50:19cet événement
00:50:20pendant toutes ces années
00:50:21c'était incroyable
00:50:22donc ça va vraiment
00:50:23nous manquer
00:50:26nous sommes très satisfaits
00:50:28de ces dernières années
00:50:29ça a été formidable
00:50:30et nous espérons
00:50:31que cela se reproduira
00:50:32un jour
00:50:34les meilleurs souvenirs
00:50:37ce sont vraiment
00:50:38les fêtes
00:50:39la course elle-même
00:50:40et bien sûr
00:50:40l'armée orange
00:50:41je ressens encore tout ça
00:50:42c'est vraiment très agréable
00:50:47et puis regardez
00:50:48ces images
00:50:48les jeux olympiques
00:50:49des robots humanoïdes
00:50:51ont débuté à Pékin
00:50:52en Chine
00:50:52plus de 1300 épreuves
00:50:54sont au programme
00:50:54des courses
00:50:55du sans hauteur
00:50:56mais aussi de la danse
00:50:57et de la boxe
00:50:58un événement
00:50:58qui permet à la Chine
00:50:59de mettre en scène
00:51:00ses avancées
00:51:01dans le domaine
00:51:02de la robotique
00:51:03voilà pour l'essentiel
00:51:04de l'actualité
00:51:05à la mi-journée
00:51:05cher Thierry
00:51:06merci
00:51:06j'ai regardé avec attention
00:51:07ces images
00:51:08c'est toujours
00:51:08assez impressionnant
00:51:10alors l'Iman me disait
00:51:11tout à l'heure
00:51:11que ça lui faisait peur
00:51:12oui c'est vrai
00:51:13que c'est pas très rassurant
00:51:13les jeux olympiques
00:51:14en tout cas
00:51:15qu'est-ce qui se passe
00:51:16en ce moment
00:51:17merci beaucoup
00:51:17Valentin
00:51:18je vous présente
00:51:19mes invités du jour
00:51:20Kévin Bossuet
00:51:21et Mathieu
00:51:22merci d'être à mes côtés
00:51:23pour cette dernière édition
00:51:25de cette version
00:51:26été de ce Midi News
00:51:28si vous le voulez bien
00:51:28on va parler
00:51:29de cette crise migratoire
00:51:31en Espagne
00:51:32on va retrouver dans quelques instants
00:51:33Fabrice Selsner
00:51:34et Thibaut Marchotot
00:51:35du côté de Cartagène
00:51:36pourquoi on vous parle
00:51:37de Cartagène
00:51:37parce qu'on l'a vu
00:51:38grâce au reportage
00:51:39de Thibaut Marchotot
00:51:41des migrants
00:51:42donc ont tenté
00:51:42de rejoindre la ville
00:51:43par la montagne
00:51:44après avoir débarqué
00:51:45sur une plage bondée
00:51:46par les touristes
00:51:46c'est Mathilde Ibanez
00:51:47qui nous raconte tout cela
00:51:48et on retrouve
00:51:49Fabrice Selsner
00:51:50et Thibaut Marchotot
00:51:51juste après
00:51:53à toute vitesse
00:51:54ces trois passeurs
00:51:55cagoulés
00:51:56semblent fuir une plage
00:51:57où ils viennent
00:51:57de déposer
00:51:58une cinquantaine
00:51:59de migrants
00:52:00après avoir escaladé
00:52:02ces montagnes
00:52:02ils tombent en face
00:52:04de touristes
00:52:04qui assistent
00:52:05à la scène
00:52:06vers 11h30 du matin
00:52:07il y avait des forces
00:52:08de l'ordre
00:52:08qui attendaient
00:52:09sur la plage
00:52:09les personnes
00:52:10qui arrivaient
00:52:10par embarcation
00:52:11il y avait des gens
00:52:12apeurés
00:52:13des gens indignés
00:52:13des gens en colère
00:52:14des gens qui n'étaient
00:52:15pas d'accord
00:52:15avec la situation
00:52:16et qui récriminaient
00:52:17les migrants
00:52:18en leur disant
00:52:18de rentrer dans leur pays
00:52:19et qu'ils n'avaient rien
00:52:20à faire ici
00:52:20Selon les médias locaux
00:52:22ces clandestins
00:52:23en provenance d'Algérie
00:52:24ont rapidement été
00:52:25interpellés
00:52:26par les forces de l'ordre
00:52:27qui ont été alertés
00:52:28par les nombreux
00:52:29touristes présents
00:52:30sur la plage
00:52:30en effectuant
00:52:32le trajet emprunté
00:52:33par les migrants
00:52:33dans la montagne
00:52:34nos reporters
00:52:35tombent sur des papiers
00:52:36d'identité abandonnés
00:52:37qui pourraient être
00:52:39ceux d'une des personnes
00:52:40arrivées ce samedi
00:52:41Et nous avons également
00:52:42trouvé cette pièce
00:52:43il s'agit d'une carte
00:52:45d'identité algérienne
00:52:46avec un individu
00:52:47qui semble être
00:52:48âgé de 17 ans
00:52:49en reconstituant
00:52:50toutes les pièces
00:52:51que l'on a pu retrouver
00:52:52sur ce chemin
00:52:53on se rend compte
00:52:54que cette carte
00:52:55a été déchirée
00:52:56volontairement
00:52:56preuve que ces migrants
00:52:57sont prêts à tout
00:52:58pour rejoindre
00:52:59le continent européen
00:53:00Ces trois derniers jours
00:53:01au moins 100
00:53:02dix clandestins
00:53:03sont arrivés
00:53:04sur les côtes
00:53:04de la région de Murcie
00:53:07Et on retrouve donc
00:53:08Thibaut Marchoto
00:53:09avec Fabrice Selsner
00:53:10La force du témoignage
00:53:11La force du témoignage
00:53:12et de tous vos reportages
00:53:13Thibaut
00:53:14qui témoignent
00:53:15de la réalité du terrain
00:53:16Il y a les discours politiques
00:53:18en Espagne
00:53:20et puis ce que vous observez vous
00:53:22et ça c'est tellement
00:53:23et c'est tellement important
00:53:25Thibaut
00:53:26merci en tous les cas
00:53:27d'être avec nous
00:53:27avec beaucoup
00:53:28beaucoup de réactions
00:53:29politiques en Espagne
00:53:31avec cette nouvelle arrivée
00:53:32de migrants
00:53:35Absolument
00:53:36suite à cette nouvelle arrivée
00:53:38le président de la région
00:53:40de Murcia
00:53:40dans laquelle nous nous trouvons
00:53:41avec Fabrice Selsner
00:53:42dont fait partie
00:53:42cette ville de Carthagène
00:53:44le président s'est exprimé
00:53:46sur les réseaux sociaux
00:53:47et a affirmé
00:53:47que cette scène
00:53:49et cette réalité
00:53:50étaient tout à fait
00:53:51surréalistes
00:53:52et inacceptables
00:53:53Il a demandé au gouvernement
00:53:54des renforts
00:53:55le plus rapidement possible
00:53:56pour surveiller
00:53:57les côtes espagnoles
00:53:58de cette région
00:53:59parce que
00:54:00ça a été dit
00:54:01dans ce reportage
00:54:02en 4 jours
00:54:03et bien plus de 110 migrants
00:54:04ont touché le sol
00:54:06du continent espagnol
00:54:07alors même si la plupart
00:54:08ont été interpellés
00:54:10par la guardia civile
00:54:11c'est beaucoup trop
00:54:12pour ses responsables politiques
00:54:14on a également
00:54:14le chef du PP
00:54:16le Parti Popular
00:54:18la droite espagnole
00:54:19qui s'est exprimée
00:54:19ainsi que le sénateur
00:54:20qui demande
00:54:21la démission
00:54:22du délégué
00:54:23du gouvernement
00:54:24ici
00:54:24dans cette région espagnole
00:54:27on peut comparer
00:54:27ce poste
00:54:28à celui du préfet
00:54:29en France
00:54:30et donc il demande
00:54:31la démission
00:54:31de cet homme d'état
00:54:33qui représente
00:54:33le gouvernement
00:54:34de Pedro Sanchez
00:54:35ici dans cette région
00:54:36parce que selon lui
00:54:37cet homme d'état
00:54:37est tout bonnement
00:54:38incapable de gérer
00:54:39cette crise migratoire
00:54:41et l'afflux
00:54:41de ces migrants
00:54:42dans cette région
00:54:43où nous nous trouverons
00:54:43avec Fabrice Elsner
00:54:44merci beaucoup
00:54:45merci beaucoup
00:54:46Thibaut Marchot
00:54:46et Fabrice Elsner
00:54:48et bravo encore
00:54:48pour tout ce que vous avez fait
00:54:50comme reportage
00:54:51et témoignage
00:54:52recueilli sur place
00:54:53ça nous permet
00:54:54de mieux comprendre
00:54:55la situation
00:54:55Kevin Bossuet
00:54:56affaire éminemment politique
00:54:58mais Jean-Marc Sanchez
00:54:59qui est un avocat
00:55:00franco-espagnol
00:55:02qui était notre invité
00:55:02cette semaine
00:55:03nous disait
00:55:03bon
00:55:05certes
00:55:05Pedro Sanchez
00:55:06est en difficulté
00:55:07mais
00:55:08rien ne lui interdit
00:55:09potentiellement
00:55:10dans les futures élections
00:55:11de repasser
00:55:12malgré ce contexte
00:55:13et ce dossier
00:55:13au combien sensible
00:55:14pour lui
00:55:15mais bien sûr
00:55:15les espagnols
00:55:16ont voté
00:55:17pour le parti
00:55:18de monsieur
00:55:19Pedro Sanchez
00:55:20donc
00:55:21c'était clair
00:55:22lors de sa campagne
00:55:23il est pour une immigration
00:55:25massive
00:55:25et il l'a mis
00:55:27clairement
00:55:28en avant
00:55:29encore récemment
00:55:31avec
00:55:31ses régularisations
00:55:32massives
00:55:33moi ce qui me pose problème
00:55:34si vous voulez Thierry
00:55:35c'est que
00:55:36l'électeur français
00:55:37l'électeur allemand
00:55:39l'électeur italien
00:55:41n'a pas voté
00:55:42pour monsieur Sanchez
00:55:43et pourtant
00:55:44il se retrouve
00:55:45à devoir subir
00:55:46la politique
00:55:48de monsieur Sanchez
00:55:49tout simplement
00:55:49parce que
00:55:50nous avons délégué
00:55:52notre souveraineté
00:55:54à l'Europe
00:55:55et que
00:55:56aujourd'hui
00:55:56les frontières
00:55:58espagnoles
00:55:58sont aussi en fait
00:56:00les frontières allemandes
00:56:01les frontières françaises
00:56:02les frontières italiennes
00:56:03donc ça pose
00:56:04un problème
00:56:05en outre
00:56:06on pourrait regarder
00:56:07du côté de l'Europe
00:56:08parce que je vois
00:56:09quand même
00:56:09beaucoup
00:56:10de technocrates
00:56:11européens
00:56:12beaucoup
00:56:12de responsables
00:56:13de l'Union Européenne
00:56:14bomber le torse
00:56:16en disant
00:56:17que monsieur
00:56:17Sanchez
00:56:18exagère
00:56:19mais le problème
00:56:20c'est que
00:56:20les mécanismes
00:56:21qui ont été mis en place
00:56:22que ce soit
00:56:22le mécanisme
00:56:23asile-immigration
00:56:24que ce soit
00:56:25l'espace Schengen
00:56:26ces mécanismes-là
00:56:27font qu'à partir
00:56:28du moment
00:56:29où vous en avez
00:56:30un qui ne joue
00:56:31pas le jeu
00:56:31c'est l'ensemble
00:56:33finalement
00:56:33du continent
00:56:34européen
00:56:35qui doit
00:56:36subir
00:56:37notamment
00:56:38ses carences
00:56:40et enfin
00:56:40une petite chose
00:56:41aussi
00:56:41parce que
00:56:42je regardais
00:56:42cet été
00:56:43ce qui se passait
00:56:43à Ceuta
00:56:44je regardais
00:56:45cet été
00:56:45ce qui se passait
00:56:46en Espagne
00:56:46et j'ai été
00:56:47profondément choqué
00:56:48par le comportement
00:56:49de monsieur
00:56:49Sanchez
00:56:50vous aviez un pays
00:56:51qui était
00:56:52à l'agonie
00:56:53un pays
00:56:54qui fait face
00:56:55à une crise
00:56:55migratoire
00:56:56extrêmement importante
00:56:57et vous avez
00:56:58le bon petit
00:56:58socialiste
00:56:59de monsieur
00:56:59Sanchez
00:57:00qui préfère
00:57:01rester en vacances
00:57:02plutôt que de
00:57:03s'occuper
00:57:04de son pays
00:57:04la vérité
00:57:05c'est que
00:57:06monsieur Sanchez
00:57:06c'est l'incarnation
00:57:08de l'échec
00:57:09du socialisme
00:57:10au niveau
00:57:10européen
00:57:11c'est une politique
00:57:12migratoire
00:57:13qui est irresponsable
00:57:14c'est une pression
00:57:15fiscale
00:57:15qui est insoutenable
00:57:17évidemment
00:57:17c'est une position
00:57:19anti-israélienne
00:57:20qui relève
00:57:22parfois de l'hystérie
00:57:23et c'est surtout
00:57:24aussi
00:57:25des problèmes
00:57:26de corruption
00:57:27et des lubies
00:57:28idéologiques
00:57:29que monsieur Sanchez
00:57:30impose à tout le monde
00:57:31la vérité
00:57:31c'est que
00:57:32si vous voulez voir
00:57:33ce qu'est le socialisme
00:57:34en grandeur nature
00:57:35vous allez voir en Espagne
00:57:36vous voyez monsieur Sanchez
00:57:37vous voyez son hypocrisie
00:57:39vous voyez un petit peu
00:57:40la politique qu'il met en place
00:57:41et vous serez fixé
00:57:42en tout cas
00:57:42on n'a pas à payer
00:57:43les pots cassés
00:57:44de monsieur Sanchez
00:57:46mais ce que disait
00:57:47encore une fois
00:57:47je le dis
00:57:48Jean-Marc Sanchez
00:57:49c'est qu'il peut
00:57:50potentiellement
00:57:50voilà
00:57:51bien sûr
00:57:52exactement
00:57:52on est avec François Constantini
00:57:54merci d'être avec nous
00:57:55je vous donne la parole
00:57:56juste après Mathieu
00:57:57merci d'être avec nous
00:57:58mon cher François Constantini
00:58:00géopolitologue
00:58:01on le voit
00:58:02la situation migratoire
00:58:03se poursuit
00:58:04avec force
00:58:06de ce témoignage
00:58:07réalisé par
00:58:08notre équipe
00:58:09sur place
00:58:09avec ses cartes
00:58:11d'identité déchirées
00:58:12ça continue
00:58:13et je ne vois pas
00:58:13ce qui pourrait arrêter
00:58:14en fait ce phénomène
00:58:17oui bonjour Thierry
00:58:18en effet
00:58:19le phénomène qu'il y a
00:58:20c'est que c'est un plus continu
00:58:21qui est dû notamment
00:58:22à toutes les carences
00:58:23d'un certain nombre
00:58:23de politiques
00:58:25politiques européennes
00:58:26politiques espagnoles
00:58:27notamment
00:58:28et le fait que le pacte
00:58:29asile et immigration
00:58:30est quelque chose
00:58:31qui a été très mal calibré
00:58:32en tout cas
00:58:32et qui permet notamment
00:58:34tout ce genre de dérives
00:58:35il y a également
00:58:36vous savez
00:58:37également un certain nombre
00:58:39de dérives
00:58:40de carences
00:58:41qu'il y a notamment
00:58:42sur la question du contrôle
00:58:43sur la question du non-refoulement
00:58:45et en effet
00:58:45c'est tout le mécano
00:58:47en effet
00:58:47qui s'effondre
00:58:48à partir du moment
00:58:49où il y a une roue
00:58:49qui casse
00:58:50volontairement
00:58:51la roue espagnole
00:58:51casse l'ensemble mécano
00:58:54Mathieu
00:58:54oui sur le sujet
00:58:57de Pedro Sanchez
00:58:58au niveau européen
00:58:59moi j'ai du mal
00:59:00à comprendre
00:59:01aujourd'hui
00:59:02et Kevin l'a rappelé
00:59:03on va payer
00:59:04les conséquences
00:59:05d'une politique
00:59:06qu'on n'a pas choisie
00:59:06c'est le principe européen
00:59:08et moi j'ai du mal
00:59:09à comprendre
00:59:10que l'Union Européenne
00:59:11parfois
00:59:11sait se montrer
00:59:13très virulente
00:59:13à l'endroit
00:59:14de certains pays
00:59:15qu'elle estime
00:59:16ne pas respecter
00:59:17les valeurs
00:59:17de l'Union Européenne
00:59:18la Pologne
00:59:19la Hongrie
00:59:20par exemple
00:59:20mais par contre
00:59:21quand un pays
00:59:22comme l'Espagne
00:59:23aujourd'hui
00:59:23ne respecte pas
00:59:25ni ses engagements
00:59:27au niveau de Schengen
00:59:27c'est-à-dire
00:59:28de défendre
00:59:28les frontières extérieures
00:59:29de l'Union Européenne
00:59:30ni même les valeurs
00:59:32de l'Union Européenne
00:59:32puisque dans les valeurs
00:59:33de l'Union Européenne
00:59:34il y a un principe
00:59:35qui est clair
00:59:35chez nous en Europe
00:59:36on accueille dignement
00:59:37les personnes
00:59:38est-ce qu'on a l'impression
00:59:39qu'à Ceuta
00:59:40on accueille dignement
00:59:41les gens
00:59:42c'est impossible
00:59:42dans votre question
00:59:43vous avez la réponse
00:59:44qui sont menacés
00:59:44exactement
00:59:45qui sont menacés de viol
00:59:46il y a eu des dizaines
00:59:47de morts
00:59:48depuis le 10 juin dernier
00:59:50donc
00:59:50oui le 10 juin pardon
00:59:52on est aujourd'hui
00:59:5310 juillet pardon
00:59:54on est aujourd'hui
00:59:55face à une situation
00:59:56qui est désastreuse
00:59:57et j'en veux pour preuve aussi
00:59:58le fait que
00:59:59les passeurs
01:00:00qui sont des mafias
01:00:01aux portes
01:00:02de l'Europe
01:00:03s'adaptent
01:00:03à la politique
01:00:04des pays européens
01:00:05selon les chiffres
01:00:06de Frontex
01:00:07en 2025
01:00:08donc bien avant
01:00:08le drame
01:00:09de Ceuta
01:00:10toutes les voies
01:00:12migratoires
01:00:13clandestines
01:00:13à destination
01:00:14de l'Europe
01:00:15donc la voie
01:00:15vers les Balkans
01:00:16la voie vers l'Europe centrale
01:00:18donc c'est-à-dire
01:00:18vers les pays
01:00:20d'Europe de l'Est
01:00:21et également
01:00:21la voie vers
01:00:22l'Italie
01:00:23donc la Méditerranée centrale
01:00:25toutes ces voies-là
01:00:26baissent
01:00:26pourquoi ?
01:00:27parce que les passeurs
01:00:28ont réorienté
01:00:29les flux migratoires
01:00:29d'Afrique du Nord
01:00:30vers l'Espagne
01:00:32parce qu'ils considèrent
01:00:32que l'Espagne
01:00:33c'est le point faible
01:00:34de l'Union Européenne
01:00:34plus 14%
01:00:36d'entrée illégale
01:00:37en Espagne
01:00:38en 2025
01:00:38selon Frontex
01:00:39donc ça veut bien dire
01:00:40qu'il y a aujourd'hui
01:00:41une corrélation
01:00:41entre une forme
01:00:42de diplomatie
01:00:43des bons sentiments
01:00:44menés
01:00:45effectivement
01:00:45par des élus de gauche
01:00:46et socialistes
01:00:47au niveau européen
01:00:48et ce que font
01:00:50la politique des passeurs
01:00:51pour gagner de l'argent
01:00:52en utilisant
01:00:53l'immigration
01:00:54c'est quelque chose
01:00:55qui est désastreux
01:00:56et les pays européens
01:00:57n'ont pas à payer
01:00:58les conséquences
01:00:59de politiques
01:01:00qu'ils n'ont pas choisies
01:01:01Alors justement
01:01:02vous parliez de Pedro Sanchez
01:01:04et vous l'aviez
01:01:04automne pointant-hiver
01:01:05mon cher Kevin Bossuet
01:01:06c'est moi qu'on puisse dire
01:01:08certaines personnes réagissent
01:01:09en disant
01:01:10Kevin Bossuet
01:01:10je regarde toujours
01:01:11mon téléphone
01:01:11mais il est en grande forme
01:01:12c'est moi
01:01:13c'est moi qu'on puisse dire
01:01:14en tous les cas
01:01:15le Premier ministre espagnol
01:01:16est plus isolé que jamais
01:01:17on voit tout ça
01:01:18avec Sharon Camara
01:01:22Les images ont fait le tour du monde
01:01:24et provoqué une importante polémique
01:01:26en Europe
01:01:26Depuis la crise migratoire
01:01:28à Ceuta
01:01:28Pedro Sanchez
01:01:30est vivement critiqué
01:01:31par la droite
01:01:31et l'extrême droite
01:01:32pour sa politique migratoire
01:01:34jugée trop laxiste
01:01:35Vox dénonce une invasion
01:01:37et son chef Santiago Abascal
01:01:39réclame une militarisation
01:01:40permanente de la frontière
01:01:42Le parti populaire
01:01:43exige un durcissement
01:01:44des contrôles
01:01:45Son président Alberto Nunez Ferroa
01:01:47a présenté un plan
01:01:49en 7 points
01:01:49pour gérer la crise migratoire
01:01:51notamment en accélérant
01:01:52les procédures d'asile
01:01:53et de retour
01:01:54et en renforçant les frontières
01:01:56Dans l'enclave espagnole
01:01:58plus de 10 000 personnes
01:01:59ont manifesté
01:01:59le 9 août dernier
01:02:00pour exiger plus de réactivité
01:02:02de la part du gouvernement
01:02:05La situation n'est pas durable
01:02:08elle est exceptionnelle
01:02:09donc il faut des mesures
01:02:11exceptionnelles
01:02:12pour y faire face
01:02:12c'est ce que nous demandons
01:02:14qu'il y ait une mobilisation
01:02:15de l'Etat
01:02:16qui n'a pas eu lieu
01:02:17jusqu'à présent
01:02:19Au niveau européen
01:02:20le premier ministre
01:02:21fait face aux critiques
01:02:22de plusieurs Etats
01:02:23favorables à un durcissement
01:02:25de la lutte
01:02:25contre l'immigration
01:02:26irrégulière
01:02:27L'Italie
01:02:28s'est montrée
01:02:28particulièrement virulente
01:02:30soutenue notamment
01:02:31par la Finlande
01:02:32et le Danemark
01:02:32La première ministre
01:02:34Giorgia Meloni
01:02:35a annoncé
01:02:35la suspension
01:02:36de la libre circulation
01:02:37européenne
01:02:38pour les ressortissants
01:02:39étrangers
01:02:40arrivant d'Espagne
01:02:41La France
01:02:42adopte une position
01:02:43plus nuancée
01:02:44Si Emmanuel Macron
01:02:45affiche son soutien
01:02:46à l'Espagne
01:02:47Paris a toutefois
01:02:48renforcé les contrôles
01:02:49à la frontière
01:02:50avec son voisin
01:02:52Oui François Constantini
01:02:53pourquoi je voulais
01:02:54absolument diffuser
01:02:55ce sujet
01:02:55parce qu'il met
01:02:56en évidence
01:02:58la non-harmonie
01:02:59européenne
01:02:59sur le sujet
01:03:01donc ça va continuer
01:03:03ça ne peut que
01:03:04continuer d'ailleurs
01:03:04avec un tel mauvais accord
01:03:08entre l'Europe
01:03:10Oui Thierry
01:03:10parce qu'en dépit
01:03:11notamment du fédéralisme
01:03:12européen
01:03:13il y a quand même
01:03:13l'intergouvernemental
01:03:14qui marche
01:03:14et au sein du Conseil
01:03:16vous savez que
01:03:16notamment il faut
01:03:17l'unanimité
01:03:17alors la politique
01:03:19de migration
01:03:20vous savez
01:03:20elle est en quelque sorte
01:03:22dans une zone grise
01:03:23entre l'intergouvernemental
01:03:27l'unanimité
01:03:28et également
01:03:28les politiques
01:03:29de la commission
01:03:29et les directives
01:03:30de la commission
01:03:31et les règlements
01:03:31de la commission
01:03:32européenne
01:03:32donc on est véritablement
01:03:33dans une zone floue
01:03:34et en effet
01:03:35le gouvernement espagnol
01:03:36qui lui a une politique
01:03:38immigrationniste
01:03:38ne s'en cache pas
01:03:39d'ailleurs
01:03:39tout ce qui se passe
01:03:40également il a su de main
01:03:41et ça l'arrange également
01:03:42que ça arrive contre
01:03:43Salta
01:03:44où le gouvernement
01:03:45est dirigé
01:03:46par le Parti de Populaire
01:03:47qui est un parti d'opposition
01:03:48alors que Pédo Sánchez
01:03:49craint une bourrasque électorale
01:03:51lors des prochaines consultations
01:03:53là véritablement
01:03:54il faut en quelque sorte
01:03:55revoir totalement
01:03:56le mécano
01:03:56notamment le visa Schengen
01:03:58la preuve
01:03:59c'est que Giorgia Méroni
01:03:59elle a décidé
01:04:01que finalement
01:04:01elle décidait
01:04:02de ne pas
01:04:04assumer
01:04:05les turpitudes
01:04:06du gouvernement espagnol
01:04:07et qu'à partir du moment
01:04:08où quelqu'un venait
01:04:09d'Espagne
01:04:09et des pays
01:04:11elle rétablissait
01:04:12un contrôle aux frontières
01:04:13simplement
01:04:14parce que l'Espagne
01:04:14ne joue pas le jeu
01:04:16Mathieu
01:04:17on voit bien
01:04:17ce manque d'harmonie
01:04:18indiscutable
01:04:20on l'évoquait tout à l'heure
01:04:21entre
01:04:22Emmanuel Macron
01:04:23et Giorgia Meloni
01:04:24Giorgia Meloni
01:04:25qui a été la première
01:04:26à critiquer
01:04:27ce qui se passe
01:04:27à Ceuta
01:04:28et les propos
01:04:29quand même plus que nuancés
01:04:30d'Emmanuel Macron
01:04:31sur cette politique
01:04:32oui parce qu'Emmanuel Macron
01:04:34et Pedro Sanchez
01:04:34partagent une proximité
01:04:36politique et idéologique
01:04:37très forte
01:04:38l'enjeu aujourd'hui
01:04:40au niveau européen
01:04:41c'est qu'il ne faut pas
01:04:42que ce soit
01:04:42ceux qui veulent plus
01:04:44d'immigration
01:04:44qui n'en subissent pas
01:04:45les conséquences
01:04:46donc c'est-à-dire
01:04:47que si l'Espagne
01:04:48enfin si les Espagnols
01:04:49votent pour un parlement
01:04:51qui ensuite après
01:04:52permet à Pedro Sanchez
01:04:54d'avoir une majorité
01:04:55et bien ce sont à eux
01:04:56de subir
01:04:57les conséquences
01:04:58de l'immigration
01:04:58or le problème
01:04:59c'est qu'au niveau européen
01:05:00très souvent
01:05:00et ça ne date pas
01:05:01du cas espagnol
01:05:02mais ceux qui sont
01:05:03pour plus d'immigration
01:05:04ne sont pas ceux
01:05:05qui en subissent
01:05:05les conséquences
01:05:06par exemple
01:05:07longtemps ça a été
01:05:08les pays d'Europe du Nord
01:05:09qui voulaient plus d'immigration
01:05:10pour solutionner
01:05:11leurs problématiques sociales
01:05:12et le vieillissement
01:05:13de leur population
01:05:13mais c'était les pays du Sud
01:05:14l'Italie, la France, etc.
01:05:16la Grèce
01:05:17qui subissaient les conséquences
01:05:18cela n'est plus supportable
01:05:20pour un certain nombre
01:05:21de pays européens
01:05:22donc un des enjeux
01:05:23qu'on aura au niveau européen
01:05:25donc au niveau du Conseil
01:05:26c'est d'une part
01:05:27de mettre un peu au banc
01:05:29du Conseil européen
01:05:30l'Espagne
01:05:31qui ne respecte pas
01:05:32les règles
01:05:32comme parfois
01:05:33d'autres pays
01:05:34ne respectent pas les règles
01:05:35on le fait
01:05:35pourquoi on ne le ferait pas
01:05:36pour l'Espagne
01:05:37et au niveau de la commission
01:05:38il va falloir s'interroger
01:05:40aujourd'hui sur
01:05:41quelle sera
01:05:42la politique migratoire
01:05:43de l'Union européenne
01:05:44moi j'ai un chiffre à donner
01:05:44qui va faire tomber
01:05:46de sa chaise
01:05:47toutes les personnes
01:05:47qui nous écoutent
01:05:48c'est qu'aujourd'hui
01:05:49on a délégué
01:05:50la protection des frontières
01:05:52extraires à l'Union européenne
01:05:53à l'agence Frontex
01:05:54et vous savez
01:05:55que le budget de Frontex
01:05:56c'est 3%
01:05:57du budget de l'Union européenne
01:05:59comment on peut avoir
01:06:00une politique communautaire
01:06:01sur ces sujets-là
01:06:02allouer un budget
01:06:03aussi faible
01:06:04qui est donc
01:06:04de 3 milliards d'euros
01:06:05plus faible que le budget
01:06:06de la culture en France
01:06:08alors que le problème
01:06:09est effectivement
01:06:10très important
01:06:10et que les crises migratoires
01:06:12ne sont pas maintenant
01:06:13elles sont surtout
01:06:14devant nous
01:06:15je sais que vous étiez
01:06:16en vacances cet été
01:06:16mon cher Kevin
01:06:17et peut-être
01:06:18vous n'avez pas trop
01:06:19regardé la télévision cet été
01:06:20quoique
01:06:20mais on a vu
01:06:21cette manifestation
01:06:22à Ceuta
01:06:22avec beaucoup de drapeaux espagnols
01:06:24les habitants de Ceuta
01:06:25une fois que Pedro Sanchez
01:06:26est parti en vacances
01:06:27le problème est resté
01:06:28et je le disais
01:06:30en commenté
01:06:30ces images cet été en direct
01:06:32on voyait beaucoup
01:06:32de drapeaux espagnols
01:06:33et ça me rappelait
01:06:33d'abord ces grosses manifestations
01:06:35en Grande-Bretagne
01:06:36avec beaucoup de drapeaux anglais
01:06:38et dans d'autres pays
01:06:39donc on voit bien
01:06:40que les peuples
01:06:42certains peuples européens
01:06:43disent stop
01:06:44il faut arrêter tout ça
01:06:45il faut réguler tout ça
01:06:46parce que derrière
01:06:47la question de l'immigration
01:06:48il y a tout d'abord
01:06:49la question de la souveraineté
01:06:50nous sommes en droit
01:06:52de dire
01:06:53qui entre sur notre territoire
01:06:55et qui n'entre pas
01:06:57sur notre territoire
01:06:58c'est la base
01:06:59dans un pays
01:07:00de décider de cela
01:07:02et puis il y a surtout
01:07:02l'aspect civilisationnel
01:07:04moi je suis désolé
01:07:05vous avez des peuples européens
01:07:07qui sont très attachés
01:07:08notamment
01:07:09à la civilisation européenne
01:07:11qui sont très attachés
01:07:13aux origines
01:07:14chrétiennes
01:07:15de l'Europe
01:07:15qui sont très attachés
01:07:17à notre culture
01:07:18et quand vous allez
01:07:19dans certains pays
01:07:20en Pologne
01:07:21en Hongrie
01:07:22en République tchèque
01:07:23qu'est-ce que vous disent les gens
01:07:26nous ne voulons pas
01:07:27d'immigration massive
01:07:28puisque nous voulons préserver
01:07:30notre culture polonaise
01:07:31notre culture hongroise
01:07:33notre civilisation européenne
01:07:34et ce n'est certainement pas
01:07:36à des technocrates bruxellois
01:07:38de nous dire
01:07:39ce que nous devons faire
01:07:40et encore une fois
01:07:41vous avez à l'échelle européenne
01:07:43des dirigeants
01:07:43qui ont du courage
01:07:44regardez les dirigeants polonais
01:07:46regardez ce qu'a fait
01:07:47monsieur Orban
01:07:48ces gens-là
01:07:49n'ont pas hésité
01:07:50à taper du poing sur la table
01:07:51quitte à se prendre des amendes
01:07:52pour qu'il y ait un respect
01:07:54notamment
01:07:54de la souveraineté populaire
01:07:56et dernière chose aussi
01:07:57qui me fait quand même
01:07:58beaucoup marrer
01:07:59parce que vous avez
01:07:59des technocrates européens
01:08:01qui nous racontent
01:08:01qu'il y a une montée
01:08:02de la droite
01:08:02de la droite en Europe
01:08:03mais c'est parfaitement normal
01:08:05à partir du moment
01:08:06où vous avez
01:08:06la droite traditionnelle
01:08:08qui ne défend plus
01:08:10une politique migratoire ferme
01:08:12les gens vont ailleurs
01:08:13et on voit notamment
01:08:14vous avez abordé
01:08:16le Royaume-Uni
01:08:17une montée de réformes UK
01:08:18vous avez en Allemagne
01:08:20une montée de l'AFD
01:08:21parce que regardez
01:08:22le bilan
01:08:23de la droite allemande
01:08:25c'était quand même
01:08:25beaucoup de l'immigration
01:08:27de l'immigration
01:08:27de l'immigration
01:08:28madame Merkel
01:08:29qui était censée représenter
01:08:32la droite allemande
01:08:35a ouvert quand même
01:08:35les vannes
01:08:36à des milliers
01:08:37des milliers
01:08:38d'immigrés
01:08:39et avant de quitter le pouvoir
01:08:40elle a quand même
01:08:41dit un truc incroyable
01:08:42le multiculti à l'Allemande
01:08:43c'était un échec
01:08:44tout ce que j'ai fait
01:08:44c'était un échec
01:08:45puis le multiculturalisme
01:08:47ne fonctionne pas
01:08:48maintenant les peuples
01:08:49veulent préserver
01:08:50leur identité
01:08:50leur civilisation
01:08:51et dire stop
01:08:52à l'immigration
01:08:53c'est quand même
01:08:53pas compliqué
01:08:54Kévin
01:08:55vous avez entendu
01:08:55les petites musiques
01:08:56vous avez entendu
01:08:56les petites musiques
01:08:57vous savez quand il y a
01:08:58les petites musiques
01:08:59oui
01:08:59on doit en l'antenne
01:09:00oui c'est bien cela
01:09:01je ne vais pas
01:09:02que vous alliez oublier
01:09:02ces règles
01:09:03non non non
01:09:04je ne l'ai pas oublié
01:09:04mais j'expliquais
01:09:07les méfaits de la politique
01:09:09de madame Merkel
01:09:09en Allemagne
01:09:10merci
01:09:11merci et je salue
01:09:12je salue François
01:09:12Constantini
01:09:14merci François
01:09:15d'avoir participé
01:09:15à ce débat
01:09:16on marque une pause
01:09:17si vous l'autorisez
01:09:18mon cher Kévin
01:09:19on se retrouve dans
01:09:19quelques instants
01:09:20pour la dernière ligne droite
01:09:21de notre émission
01:09:22à tout de suite
01:09:2612h30
01:09:27merci de nous accueillir
01:09:28c'est la dernière ligne droite
01:09:29de votre midi news
01:09:31on a beaucoup de sujets
01:09:32à évoquer
01:09:32d'ici la fin de notre émission
01:09:33on va parler
01:09:34de notre ami
01:09:36Michel Onfray
01:09:37je vous conseille
01:09:38de lire d'ailleurs
01:09:38comme tous les dimanches
01:09:39le journal du dimanche
01:09:42avec une interview
01:09:44où Michel
01:09:45ne mâche pas ses mots
01:09:46notamment
01:09:47sur Emmanuel Macron
01:09:49j'ai noté cette phrase
01:09:50il dit tout simplement
01:09:51mais Emmanuel Macron
01:09:52est une girouette
01:09:53surtout
01:09:54ni plus ni moins
01:09:55je propose de l'écouter
01:09:57il réagissait tout à l'heure
01:09:59il était interrogé
01:10:00par Elodie Richard
01:10:01dans l'heure des pros
01:10:02je pense qu'il y a eu
01:10:03un coup d'état
01:10:04en 2005 en France
01:10:05quand les Français
01:10:07se sont exprimés
01:10:08sur la question de l'Europe
01:10:09qu'ils ont fait savoir
01:10:10qu'ils ne voulaient pas
01:10:10de cette Europe libérale
01:10:11non pas de l'Europe
01:10:12mais de l'Europe libérale
01:10:13et qu'on leur a fait savoir
01:10:15quelques temps plus tard
01:10:16en 2008
01:10:16avec le traité de Lisbonne
01:10:17que de toute façon
01:10:18ils auraient cette Europe
01:10:19et si je signale effectivement
01:10:20que les vraies questions
01:10:22ne seront pas
01:10:22posées
01:10:23c'est que la question
01:10:23de l'Europe ne sera pas posée
01:10:24tout le monde défendra Schengen
01:10:26tout le monde défendra l'euro
01:10:27tout le monde défendra
01:10:29le système que j'appelle
01:10:31Maastrichtien
01:10:31alors que c'est vraiment ça
01:10:32le sujet
01:10:32c'est la question
01:10:33de la souveraineté nationale
01:10:35est-ce que nous sommes
01:10:36encore souverains
01:10:36nous ne le sommes plus
01:10:37depuis 1992
01:10:39depuis qu'en 92
01:10:40la souveraineté nationale
01:10:40a été transférée
01:10:41à l'Europe
01:10:42nous n'avons plus les moyens
01:10:43de mener quelque politique
01:10:44que ce soit
01:10:46Mathieu
01:10:46en gros
01:10:47substance
01:10:47je reprends les termes
01:10:49de Michel Onfray
01:10:50il dit qu'en 2027
01:10:51tous les sujets
01:10:52essentiels
01:10:53seront
01:10:54tout simplement
01:10:55escamotés
01:10:55on ne va pas les aborder
01:10:56vous êtes d'accord
01:10:56avec cette lecture ?
01:10:57Oui je suis d'accord
01:10:58avec ce que dit Michel Onfray
01:10:59et surtout sur la question
01:11:01on va dire
01:11:01de l'européisme
01:11:02du président de la République
01:11:03il y a un paradoxe
01:11:05qu'on pourrait soulever
01:11:06aussi également
01:11:06dans le prolongement
01:11:07de ce que dit Michel Onfray
01:11:08c'est la chose suivante
01:11:09c'est que Emmanuel Macron
01:11:10est peut-être
01:11:11même certainement
01:11:12le président de la République
01:11:13française de la 5ème
01:11:15qui est le plus pro-européen
01:11:16par rapport
01:11:17à ses prédécesseurs
01:11:18et pour autant
01:11:19c'est le président français
01:11:21qui n'a jamais eu
01:11:22aussi peu de pouvoir
01:11:23au niveau européen
01:11:24j'en veux pour preuve
01:11:25le fait que
01:11:26au Parlement européen
01:11:27son parti Renew
01:11:28a pris une claque
01:11:29aux élections européennes
01:11:31en 2024
01:11:32donc son influence
01:11:32au Parlement européen
01:11:33est très faible
01:11:34au niveau de la Commission européenne
01:11:37Thierry Breton
01:11:38s'est fait sortir
01:11:38et il n'a pas réussi
01:11:40à avoir de l'importance
01:11:41dans ce qu'on appelle
01:11:41les top jobs
01:11:42donc c'est les postes
01:11:43les clés
01:11:43de la Commission européenne
01:11:45et finalement
01:11:45il a perdu des arbitrages
01:11:47face à Ursula von der Leyen
01:11:48et au niveau du Conseil
01:11:50donc des chefs d'Etat européens
01:11:52on voit bien
01:11:53que la parole de la France
01:11:54à l'exception peut-être
01:11:56du dossier sur l'Ukraine
01:11:56est beaucoup plus faible
01:11:58pour l'avenir
01:11:59des politiques européennes
01:12:01on le voit sur la PAC
01:12:01aujourd'hui
01:12:02l'Union Européenne
01:12:03les pays européens
01:12:04sont capables d'imposer
01:12:06sur la politique agricole
01:12:07sont capables d'imposer
01:12:07le traité UE-Mercosur
01:12:09contre l'avis du président
01:12:10de la République
01:12:10contre l'avis du Parlement français
01:12:12contre l'avis des Français
01:12:13en règle générale
01:12:14qui sont contre ce traité
01:12:15donc il y a quand même
01:12:16ce paradoxe là
01:12:17qui est que
01:12:17plus on a un responsable
01:12:20un chef d'Etat
01:12:21qui est pro-européen
01:12:23moins son poids
01:12:24au niveau européen
01:12:25est fort
01:12:26Kevin
01:12:27il dit entre autres
01:12:29qu'il dénonce
01:12:30la dérive d'un pouvoir
01:12:31européen
01:12:32ce qui étouffe le débat
01:12:33verrouille l'information
01:12:34et confisque
01:12:36le suffrage
01:12:36des citoyens
01:12:37ça c'est le constat
01:12:38de Michel Enfray
01:12:39oui il a forcément raison
01:12:40vous voyez
01:12:41monsieur Macron
01:12:43son grand
01:12:44était en lutte
01:12:45au début de son mandat
01:12:46contre ce qu'il appelait
01:12:46l'illibéralisme en Europe
01:12:47c'est à dire
01:12:48cette tentation
01:12:49finalement
01:12:50de verrouiller
01:12:51la parole
01:12:52et cette tentation
01:12:53de verrouiller
01:12:54finalement
01:12:54la démocratie
01:12:55et aujourd'hui
01:12:56vous avez un homme
01:12:57qui
01:12:58finalement
01:13:00par ses mesures
01:13:01contribue aussi
01:13:03à vouloir
01:13:03censurer les autres
01:13:04moi je suis désolé
01:13:07sur les réseaux sociaux
01:13:09le fait
01:13:09de l'interdiction
01:13:10interdire
01:13:11aux adolescents
01:13:12de s'inscrire
01:13:13sur les réseaux sociaux
01:13:15pour moi
01:13:16c'est un moyen
01:13:17de censurer
01:13:18la parole
01:13:19et c'est une remise
01:13:20en cause
01:13:20de la liberté
01:13:21notamment des adolescents
01:13:23d'aller
01:13:23sur ces réseaux sociaux
01:13:25et ça ne vous aura pas
01:13:26échappé
01:13:26quand même
01:13:27qu'il y a
01:13:28de plus en plus
01:13:29une volonté
01:13:30de fermer
01:13:31certains médias
01:13:32de fermer
01:13:33certaines chaînes
01:13:34de télévision
01:13:34d'ailleurs je crois
01:13:35que certaines chaînes
01:13:35de télévision
01:13:36ont été fermées
01:13:37c'est bien
01:13:38une tentative
01:13:38illibérale
01:13:39de vouloir
01:13:40finalement
01:13:41cadenasser
01:13:41la parole
01:13:42de ceux
01:13:43qui ne nous plaisent pas
01:13:44mais il y a quelque chose
01:13:45qui m'inquiète encore plus
01:13:46c'est l'état
01:13:47de notre démocratie
01:13:48il va y avoir
01:13:49une élection majeure
01:13:50qui est l'élection présidentielle
01:13:51et moi
01:13:52quand je croise
01:13:53des français
01:13:54ils me disent
01:13:55pour beaucoup
01:13:55on n'y croit plus
01:13:56on ne s'intéresse plus à nous
01:13:58ce sont des petits débats
01:13:59politiciens
01:14:00c'est de la petite communication
01:14:02on ne parle pas
01:14:03des vrais sujets
01:14:03on ne parle pas
01:14:04du pouvoir d'achat
01:14:05on ne parle pas
01:14:06de l'avenir de l'école
01:14:06on ne parle pas
01:14:07de l'immigration
01:14:08on ne parle pas
01:14:08de l'insécurité
01:14:09ou on en parle
01:14:10de manière extrêmement superficielle
01:14:12et à la fin
01:14:13on n'a plus envie
01:14:13d'aller voter
01:14:14et ce qui me choque aussi
01:14:15c'est qu'il n'y a plus
01:14:16débat d'idées
01:14:16il y a beaucoup de violence
01:14:17regardez on a vu
01:14:18le discours de monsieur Mélenchon
01:14:20qui est dans l'invective
01:14:22tout le temps
01:14:22qui insulte
01:14:24au lieu d'argumenter
01:14:25qui discrédite
01:14:27l'adversaire
01:14:28plutôt que de le contrer
01:14:29par des arguments forts
01:14:31et ça c'est extrêmement inquiétant
01:14:32parce qu'on a une démocratie
01:14:33à l'agonie
01:14:34où il n'y a plus
01:14:35véritablement de débat
01:14:36et les français
01:14:37ne s'y retrouvent plus
01:14:38et il ne faut pas
01:14:39s'étonner
01:14:40s'il y a une montée
01:14:41de l'abstention
01:14:41parce qu'en effet
01:14:42on n'a plus envie
01:14:42et pourtant
01:14:442027 c'est demain
01:14:45mais on peut s'attendre
01:14:47à ce qu'il ne se passe pas
01:14:48hélas grand chose
01:14:49d'ici cette élection
01:14:50il y a les paroles
01:14:51mais je ne suis pas certain
01:14:52qu'il y ait beaucoup d'actes
01:14:53et quand on voit
01:14:53ce que disait
01:14:54Sébastien Lecornu
01:14:55qui sensibilise
01:14:57les sénateurs
01:14:58les députés
01:14:59et l'avertissement
01:15:00lancé, clair, net
01:15:01et limpide
01:15:02de Jean-Luc Mélenchon
01:15:03on se dit que
01:15:03bonjour le spectacle
01:15:05à l'Assemblée Nationale
01:15:05Ben oui
01:15:06l'un des problèmes
01:15:07de notre régime politique
01:15:09aujourd'hui
01:15:10tel qu'il est devenu
01:15:11depuis 2024
01:15:12même si ça a commencé
01:15:13et je suis d'accord
01:15:13avec ce qu'a dit
01:15:14Kevin Bossuet
01:15:14la crise de l'abstention
01:15:16elle est très profonde
01:15:17elle s'illustre
01:15:19par l'incapacité
01:15:21des politiques
01:15:21à transformer
01:15:22la parole en acte
01:15:23c'est qu'aujourd'hui
01:15:24on a une forme
01:15:24de théâtre
01:15:26dans lequel
01:15:26on a des responsables politiques
01:15:28qui ne travaillent
01:15:30plus le fond
01:15:31et ne sont plus
01:15:32sur la question
01:15:33du débat d'idées
01:15:33le budget
01:15:34c'est un exemple parfait
01:15:35normalement le budget
01:15:36c'est véritablement
01:15:37le fonctionnement du pays
01:15:38et le fonctionnement
01:15:38de l'Etat
01:15:39ça doit permettre
01:15:40un débat
01:15:41sur les grandes orientations
01:15:42du pays
01:15:43par exemple
01:15:44on n'entend jamais
01:15:44quelqu'un nous dire
01:15:45on a 57%
01:15:46de dépenses publiques
01:15:48dans notre pays
01:15:48par rapport au PIB
01:15:49c'est le record absolu
01:15:50donc si on veut
01:15:51rééquilibrer le déficit
01:15:52il faudrait peut-être
01:15:52commencer par regarder
01:15:53du côté de la baisse
01:15:54des dépenses
01:15:54pourquoi il n'y a pas
01:15:55de débat précis
01:15:57sur comment on baisse
01:15:58les dépenses
01:15:59parce que si on regarde
01:16:00la moyenne des pays
01:16:01de l'OCDE
01:16:02c'est 48%
01:16:03donc il y a 10 points
01:16:04quasiment d'écart
01:16:05c'est 200 milliards d'euros
01:16:07par an à économiser
01:16:08pourquoi on n'a pas de débat
01:16:09au lieu d'avoir un débat
01:16:10sur est-ce qu'il faut
01:16:10ou pas un budget
01:16:11est-ce qu'il faut
01:16:12une loi spéciale ou pas
01:16:13pourquoi on ne peut pas
01:16:13avoir un débat
01:16:14sur le fond
01:16:14quelles économies
01:16:15on va faire
01:16:16comment on va les tailler
01:16:16dans l'astistanat
01:16:17comment on va les tailler
01:16:18sur le poids
01:16:19de l'Etat bureaucrate
01:16:21sur le poids de l'Etat
01:16:22nous nous
01:16:22c'est des sujets
01:16:23qui sont très importants
01:16:24pour les français
01:16:25on va changer de sujet
01:16:26si vous le voulez bien
01:16:27Pierre Crépier est avec nous
01:16:28je voudrais qu'on revienne
01:16:29bonjour Pierre
01:16:30merci d'être avec nous
01:16:30dans ce mini news
01:16:32on va se parler
01:16:33du protoxyx d'azote
01:16:34c'est une priorité absolue
01:16:37c'est un tel fléau
01:16:38on sera d'ailleurs
01:16:39dans quelques instants
01:16:40avec le docteur Roger Rur
01:16:41qui nous en rappellera
01:16:42les dangers
01:16:42mais en tous les cas
01:16:44c'est une priorité
01:16:45et notamment
01:16:46pour la sécurité routière
01:16:47on se souvient
01:16:48du drame de ce jeune
01:16:49qui a trouvé la mort
01:16:51du côté de l'île Pierre
01:16:52oui tout à fait Thierry
01:16:54et pour pouvoir faire face
01:16:55donc à ce fléau
01:16:57du protoxyx d'azote
01:16:59qui a des effets hilarants
01:17:01il faut préciser
01:17:02que les pouvoirs publics
01:17:03se sont engagés
01:17:03depuis 2021
01:17:04d'abord
01:17:05à interdire la vente
01:17:06aux mineurs
01:17:07ensuite en 2025
01:17:09interdire la vente
01:17:10aux particuliers
01:17:11c'est en tout cas
01:17:11ce qui a été décidé
01:17:12dans plusieurs communes
01:17:13à l'instar de la ville de Cannes
01:17:15en 2026
01:17:16cette année
01:17:17donc l'usage récréatif
01:17:19a été sanctionné pénalement
01:17:20par les pouvoirs publics
01:17:21et à l'horizon de 2027
01:17:24ce sont les ventes
01:17:24aux particuliers
01:17:25sur l'ensemble du territoire
01:17:27qui seront également interdites
01:17:29à l'exception
01:17:30de quelques professionnels
01:17:31ces décisions
01:17:32et ce durcissement
01:17:33de la loi
01:17:33en définitive
01:17:34a été décidé
01:17:35parce que
01:17:35il y a eu l'accès
01:17:37à des conséquences sanitaires
01:17:38documentées
01:17:39en clair
01:17:40522 cas graves
01:17:41ont été documentés
01:17:43en 2025 seulement
01:17:45c'est à dire
01:17:45qu'il y a des troubles
01:17:46neurologiques
01:17:47il y a des paralysies
01:17:48mais également
01:17:48des accidents de voitures
01:17:50très nombreux
01:17:50à cause du protoxyde d'azote
01:17:52Justement
01:17:53l'initiative prise
01:17:54par David Lissnard
01:17:55qui est donc
01:17:55le maire de Cannes
01:17:57qui est très actif
01:17:58sur le sujet
01:17:58mais également candidat
01:17:59pour 2027
01:18:00et qui expérimente
01:18:01donc un nouveau dispositif
01:18:03et c'est une première
01:18:04en France
01:18:04je crois Pierre
01:18:05oui tout à fait
01:18:06alors il faut préciser
01:18:07que la ville de Cannes
01:18:08lutte depuis très longtemps
01:18:10contre les usages
01:18:11du protoxyde d'azote
01:18:12et ses conséquences
01:18:13en 2025
01:18:13donc on l'a dit
01:18:14l'interdiction aux particuliers
01:18:16de vendre ce protoxyde
01:18:18a été prononcée
01:18:19mais en 2020 déjà
01:18:20l'interdiction de consommer
01:18:21du protoxyde d'azote
01:18:22sur la voie publique
01:18:23avait été décidée
01:18:24par la mairie
01:18:25depuis 2020
01:18:27897 procès-verbaux
01:18:29ont été dressés
01:18:30dont encore 326
01:18:32en 2025
01:18:32ce qui signifie donc
01:18:34que le fléau
01:18:35se poursuivait encore
01:18:36cette année-là
01:18:36donc vous l'avez dit
01:18:37il y a des détecteurs
01:18:39qui ont été mis en place
01:18:41par la mairie de Cannes
01:18:42il y a quelques jours seulement
01:18:43ces détecteurs
01:18:44sont appelés
01:18:45des prototests
01:18:46ils sont au nombre de 3
01:18:47et permettent d'analyser
01:18:49l'air expiré
01:18:50par les conducteurs
01:18:50en clair
01:18:51les forces de l'ordre
01:18:51peuvent donc arrêter
01:18:53des conducteurs
01:18:53ils vont leur demander
01:18:54de souffler
01:18:55dans ces appareils
01:18:56et ces appareils diront
01:18:57si le conducteur
01:18:58a ou non annulé
01:18:59du protoxyde d'azote
01:19:00dans les heures précédentes
01:19:01le contrôle
01:19:02au total
01:19:0310 contrôles
01:19:03ont déjà été réalisés
01:19:04l'un d'entre eux
01:19:05s'est avéré positif
01:19:07mais le problème
01:19:08pour le moment
01:19:08c'est que ces appareils
01:19:09ne sont pas homologués
01:19:10ce qui signifie en clair
01:19:12qu'il n'y a pas
01:19:13de preuves juridiques
01:19:14qui peuvent être utilisées
01:19:15par ces appareils
01:19:16et par les forces de l'ordre
01:19:17donc il faut donc
01:19:18que les forces de l'ordre
01:19:19identifient
01:19:20grâce à ces appareils
01:19:21les conducteurs
01:19:22qui ont pu annuler
01:19:23du protoxyde d'azote
01:19:24mais derrière
01:19:25il faudra poursuivre le contrôle
01:19:26et trouver d'autres preuves
01:19:27pour sanctionner
01:19:28le conducteur en question
01:19:28Merci beaucoup Pierre Crépy
01:19:30nous sommes avec le docteur Roger Rua
01:19:32merci d'être avec nous
01:19:33Roger Rua
01:19:34quel est votre regard
01:19:35sur cette initiative
01:19:37lancée par le maire de Cannes
01:19:39David Lissnard
01:19:41Bonjour
01:19:41effectivement
01:19:43il faut des initiatives
01:19:44je ne sais pas
01:19:45si celle-ci sera efficace
01:19:47ou pas
01:19:47mais il faut des initiatives
01:19:48parce que cette proportion
01:19:50à utiliser
01:19:50le protoxyde d'azote
01:19:52comme une drogue
01:19:54il faut dire le mot
01:19:56tel qu'il doit être dit
01:19:58douce
01:19:58elle ne l'est pas
01:20:00elle doit être faite
01:20:02parce que
01:20:03le protoxyde d'azote
01:20:05a des effets
01:20:06sur la santé
01:20:07qui sont tout à fait
01:20:09délétères
01:20:09alors le gaz
01:20:11il a rend
01:20:12porte mal son nom
01:20:13parce qu'en fait
01:20:14ce gaz rend bête
01:20:16et stupide
01:20:16et c'est les autres
01:20:17qui rigolent en fait
01:20:18et donc
01:20:20les conséquences principales
01:20:21sont neurologiques
01:20:23neurologiques au niveau
01:20:24donc de la conscience
01:20:25au niveau
01:20:27des réflexes
01:20:28c'est pour ça
01:20:28qu'il ne faut pas conduire
01:20:29après avoir
01:20:30inhalé ce genre
01:20:31de gaz
01:20:32et à terme
01:20:33l'utilisation répétée
01:20:35peut avoir
01:20:36des conséquences
01:20:37irréversibles
01:20:38sur l'état
01:20:39de conscience
01:20:39de l'individu
01:20:40et ce qui est terrible
01:20:41l'autre jour
01:20:41je quittais
01:20:42cette émission
01:20:43pour aller déjeuner
01:20:44en sortant de ces news
01:20:45je suis tombé sur deux cartouches
01:20:46et on les voit partout
01:20:47dans Paris
01:20:48je suppose que
01:20:49c'est la même chose
01:20:50un peu partout en France
01:20:51et on voit cette forte utilisation
01:20:53c'est ça qui est incroyable
01:20:54oui oui
01:20:55hélas
01:20:56on voit que ça touche
01:20:57beaucoup de gens
01:20:58et surtout des jeunes
01:20:59malheureusement
01:20:59et qu'en plus
01:21:01ces jeunes ne sont pas
01:21:02très écologiques
01:21:03parce qu'ils jettent
01:21:03leurs capsules
01:21:04n'importe où
01:21:05et que ça crée
01:21:08effectivement
01:21:08des zones
01:21:10où parfois
01:21:11lorsque les jeunes
01:21:12sont rassemblés
01:21:12il y a des centaines
01:21:13voire des milliers
01:21:14de capsules
01:21:15dans un endroit réduit
01:21:17donc c'est tout à fait
01:21:18inacceptable
01:21:19mais c'est surtout
01:21:20que ces jeunes
01:21:20ne se rendent pas compte
01:21:21que c'est leur santé
01:21:23qui est touché
01:21:24et évidemment
01:21:26comme toutes les drogues
01:21:28interdire
01:21:29la vente
01:21:30c'est bien
01:21:31mais ça ne va pas
01:21:33malheureusement
01:21:34interdire la consommation
01:21:35et l'inhalation
01:21:36puisque les jeunes
01:21:37continueront
01:21:38de s'en procurer autrement
01:21:39et évidemment
01:21:42le phénomène
01:21:44risque de continuer
01:21:45de s'amplifier
01:21:47Merci Roger Oua
01:21:49je rappelle que vous êtes
01:21:50médecin
01:21:50et vos conseils
01:21:52sont toujours
01:21:52très précieux
01:21:54allez pour terminer
01:21:54on va accueillir
01:21:55Géraud Delatour
01:21:56vous le savez
01:21:57un confondateur
01:21:58du fameux
01:21:59canon français
01:22:02merci Géraud Delatour
01:22:03d'être avec nous
01:22:03pourquoi j'ai souhaité
01:22:05que vous soyez
01:22:05dans notre émission
01:22:07parce qu'en faisant
01:22:08ma revue de presse
01:22:08ce matin
01:22:08je voyais
01:22:10cet article
01:22:11qui m'a fortement
01:22:12interpellé
01:22:12chez nos confrères
01:22:13du Parisien
01:22:14les fêtes de village
01:22:15qui font partie
01:22:16de la France
01:22:17un cocorico
01:22:17que serait la France
01:22:18en ces célèbres
01:22:19fêtes de village
01:22:20et bien
01:22:21elles seraient
01:22:22menacées
01:22:22en cause
01:22:23le manque
01:22:24de bénévoles
01:22:25les lourdeurs
01:22:27administratives
01:22:28et puis
01:22:29le réchauffement
01:22:29climatique
01:22:29parce qu'on n'organise
01:22:31pas les fêtes
01:22:31de la même manière
01:22:32et vous
01:22:33quelque part
01:22:33vous défendez
01:22:34quand même
01:22:35cette tradition
01:22:35de la France
01:22:36même si vous êtes
01:22:36beaucoup attaqués
01:22:37et on en a
01:22:37beaucoup parlé
01:22:38et moi ça m'a triste
01:22:39j'appartiens
01:22:40il y a une génération
01:22:40où les fameuses
01:22:41fêtes de village
01:22:41c'était des moments
01:22:42de liberté
01:22:43et j'ai l'impression
01:22:44que même ça
01:22:44ça disparaît
01:22:45et vous vous battez
01:22:47c'est ça
01:22:48et je voulais faire
01:22:49le parallèle
01:22:49entre le canon français
01:22:50et ces fêtes de village
01:22:51ça ne doit pas vous laisser
01:22:52totalement insensible
01:22:54non évidemment
01:22:55alors nous
01:22:56en toute modestie
01:22:57mais c'est à dire que
01:22:59nous nous sommes pas
01:23:00des fêtes de village
01:23:00il ne faut vraiment
01:23:01pas faire amalgame
01:23:02je ne fais pas
01:23:03d'amalgame
01:23:03je dis vous défendez
01:23:04une certaine image
01:23:05c'est ça
01:23:05c'est pour ça
01:23:06bien sûr
01:23:07c'est ça
01:23:09on y retrouve
01:23:09cette convivialité
01:23:10etc
01:23:11et c'est vrai
01:23:12que nous par exemple
01:23:12on essaie aussi
01:23:13on sponsorise
01:23:14beaucoup de fêtes de village
01:23:15ou d'initiatives
01:23:16d'événements populaires
01:23:18même ça va juste
01:23:19pour moi
01:23:19les balles des pompiers
01:23:20par exemple
01:23:21ou la fête de la patate
01:23:22la fête de la carotte
01:23:23etc
01:23:24et j'ai lu l'article
01:23:26en effet aussi
01:23:27et c'est vrai
01:23:28que c'est assez triste
01:23:30mais j'ai l'impression
01:23:31que moi
01:23:33je ressens une tendance
01:23:34un peu différente
01:23:35on a aussi
01:23:35beaucoup de retours
01:23:37de personnes
01:23:37qui viennent nous voir
01:23:38en nous disant
01:23:39votre manière de communiquer
01:23:40votre manière
01:23:41d'utiliser
01:23:43les réseaux sociaux
01:23:44etc
01:23:44ça nous a permis
01:23:45de revoir
01:23:46notre manière
01:23:46de communiquer
01:23:47sur nos événements
01:23:48et beaucoup de producteurs
01:23:49ou de groupes de musique
01:23:51etc
01:23:52je pense qu'on n'y voit
01:23:53pas encore les fruits
01:23:53mais j'ai l'impression
01:23:54qu'il y a quand même
01:23:54une tendance
01:23:55qui va un peu
01:23:56à l'encontre
01:23:57de cet article
01:23:59mais qui
01:24:00voilà
01:24:00je n'ai pas fait
01:24:01une enquête approfondie
01:24:02mais c'est ce que je ressens
01:24:03en tout cas
01:24:03en parlant avec beaucoup de gens
01:24:04un peu partout en France
01:24:05où il y a des événements
01:24:07je pense notamment
01:24:07à un petit village
01:24:08dans l'Aude
01:24:08où j'étais récemment
01:24:10où l'année dernière
01:24:11il n'y avait que les personnes
01:24:13les plus âgées du village
01:24:14et là
01:24:14beaucoup de jeunes
01:24:15sont venus
01:24:15etc
01:24:16donc j'espère que
01:24:18ces fruits
01:24:18enfin voilà
01:24:19cette tendance
01:24:20que j'observe
01:24:21on ne voit peut-être
01:24:23pas encore les fruits
01:24:23mais espérons que ce soit
01:24:25le cas
01:24:25dans les prochaines années
01:24:26il faut évidemment
01:24:27que ces fêtes
01:24:28ces moments de convivialité
01:24:29où les gens se retrouvent
01:24:31toutes les générations
01:24:32se retrouvent
01:24:33perdurent
01:24:33c'est essentiel
01:24:35c'est essentiel
01:24:35vous savez
01:24:36moi j'appartiens
01:24:36une génération
01:24:37j'ai dépassé
01:24:37les 60 ans
01:24:38je me souviens toujours
01:24:39de la fête du village
01:24:40un petit village
01:24:41c'est le berceau de ma famille
01:24:42dans le Lot-et-Garonne
01:24:43qui s'appelle
01:24:44l'Alandus
01:24:44un petit village
01:24:45où chaque été
01:24:45il y avait des courses cyclistes
01:24:48toute la journée
01:24:49avec des animations
01:24:50et le soir
01:24:52il y avait le bal
01:24:54moi je n'habitais pas
01:24:55dans le sud-ouest
01:24:56mais ma famille était là
01:24:58et on avait l'autorisation
01:24:59jusqu'à minuit
01:25:00et c'était un moment
01:25:01de liberté important
01:25:02je me souviens
01:25:02comme si c'était hier
01:25:03et je trouve que ça fait
01:25:05tellement partie
01:25:05de la France
01:25:06ces fêtes du village
01:25:07et vous voyez
01:25:07j'en parle toujours
01:25:08avec beaucoup d'émotion
01:25:09et c'était hier pour moi
01:25:11mais c'est vrai
01:25:12il faut sauvegarder
01:25:13ces fêtes
01:25:14Mathieu
01:25:15bien sûr
01:25:15et il faut se mettre
01:25:16aussi à la place
01:25:17de tous ces français
01:25:17qui vivent dans
01:25:19ce qu'on appelle
01:25:20la ruralité
01:25:20avec
01:25:21je mets des guillemets
01:25:22parce que c'est un mot
01:25:22un peu technocrate
01:25:23mais parce qu'aujourd'hui
01:25:25en fait il y a
01:25:25effectivement vous l'avez rappelé
01:25:26le parisien le rappelle
01:25:28moins 15%
01:25:28les fêtes du village
01:25:29on parle aussi beaucoup
01:25:30de désertification
01:25:31des services publics
01:25:32les médecins
01:25:33les médecins partent
01:25:35notamment les médecins
01:25:35de famille qui partent
01:25:36vous avez des écoles
01:25:37qui ferment
01:25:38avec beaucoup de classes
01:25:39qui ferment des élèves
01:25:40qui ne peuvent plus
01:25:40du coup étudier
01:25:41qui doivent prendre le quart
01:25:42pour aller à l'école
01:25:44du village d'à côté
01:25:45vous avez aussi
01:25:46des problématiques
01:25:48sur tous les services publics
01:25:49etc
01:25:49et quelle est la réponse
01:25:50de l'état
01:25:51aujourd'hui à cela
01:25:52il y a un vrai enjeu
01:25:53je pense pour la présidentielle
01:25:55de 2027
01:25:55c'est de rééquilibrer
01:25:57le territoire
01:25:57aujourd'hui l'état
01:25:58chaque année
01:25:59donne 1 milliard d'euros
01:26:01à la ruralité
01:26:02je mets toujours des guillemets
01:26:03c'est le plan ruralité
01:26:04à titre de comparaison
01:26:05l'état met 10 milliards d'euros
01:26:07sur la politique de la ville
01:26:08les fameux quartiers
01:26:09prioritaires de la politique
01:26:11de la ville
01:26:11donc je schématise
01:26:12les banlieues
01:26:13comment on peut expliquer
01:26:14dans notre pays
01:26:15alors que des gens
01:26:16qui vivent dans la ruralité
01:26:17des gens qui vivent
01:26:17dans les quartiers populaires
01:26:18subissent les mêmes problématiques
01:26:19sur la désertification
01:26:20des services publics
01:26:21comment on peut expliquer
01:26:22qu'on a un rapport
01:26:22de 1 à 10
01:26:24pour beaucoup de gens
01:26:25notamment des français
01:26:26qui vivent dans ces territoires là
01:26:28c'est devenu insupportable
01:26:30je suis parfaitement d'accord
01:26:33et je trouve que les ruraux
01:26:35aujourd'hui
01:26:35sont les grands laissés pour compte
01:26:37on ne s'en occupe absolument pas
01:26:39et d'ailleurs
01:26:39ils n'ont pas besoin
01:26:40qu'on s'en occupe
01:26:41vous savez moi
01:26:41j'ai grandi
01:26:41dans un petit village
01:26:42de 300 habitants
01:26:43ce que vous racontez
01:26:44évidemment c'était formidable
01:26:45tous les ans
01:26:46il y avait la fête foraine
01:26:47on attendait le petit manège
01:26:49qui arrive
01:26:49la boutique
01:26:50avec les petits bonbons
01:26:51la pêche à la ligne
01:26:52la pêche à la ligne
01:26:53on adorait
01:26:53il y avait le site
01:26:54le cross
01:26:54après il y avait la tombola
01:26:56etc
01:26:56et aujourd'hui
01:26:57quand vous revenez
01:26:58dans ces endroits là
01:26:59moi je trouve que c'est
01:27:00un monde profondément triste
01:27:01avec des problèmes
01:27:01de pouvoir d'achat
01:27:02avec des problèmes
01:27:03de chômage
01:27:04avec des problèmes
01:27:04de désertification
01:27:05mais avec des gens
01:27:06qui ont gardé
01:27:07une certaine dignité
01:27:08des gens qui ont encore
01:27:10cette solidarité
01:27:11cette sociabilité
01:27:12et je trouve qu'en effet
01:27:13la question des ruraux
01:27:14c'est une question
01:27:15extrêmement importante
01:27:16moi je peux vous dire
01:27:17il y a de belles valeurs
01:27:18notamment dans les milieux ruraux
01:27:19dans les milieux ruraux populaires
01:27:21que je ne retrouve pas
01:27:22forcément à Paris
01:27:23donc c'est une question
01:27:23qu'il faut poser
01:27:24et ce n'est pas normal
01:27:25en effet
01:27:26qu'on déverse tout l'argent
01:27:27dans les banlieues
01:27:28et qu'on ne s'occupe pas
01:27:29en effet
01:27:30de tous ces petits villages
01:27:31tous ces jeunes
01:27:32qui ont besoin aussi
01:27:34de compter dans notre pays
01:27:35et moi j'aime ces fêtes
01:27:36vraiment
01:27:36j'adore
01:27:37j'ai tellement de souvenirs
01:27:39mais oui
01:27:39il y avait des bonbons
01:27:40manistiques
01:27:41la petite boutique
01:27:42les autoscotaires
01:27:43et puis on avait
01:27:43l'autosation de sortir
01:27:44plus tard
01:27:45voilà
01:27:46je vous le dis
01:27:47Géraud Latour
01:27:48ça continue le canon français
01:27:50plus que jamais
01:27:50évidemment
01:27:53bien sûr
01:27:53et puis je voudrais rebondir
01:27:54c'est vrai qu'a priori
01:27:56selon cet article
01:27:57on observe une baisse de 15%
01:27:58mais il y a encore
01:27:59moi tout l'été
01:28:00j'ai parcouru
01:28:01beaucoup de régions
01:28:02et des fêtes
01:28:04il y en a encore beaucoup
01:28:04donc je pense que
01:28:05rien
01:28:06c'est jamais trop tard
01:28:07en fait
01:28:08il y a beaucoup de gens
01:28:09je pense à des personnes
01:28:10qui sont sur les réseaux sociaux
01:28:12et qui essayent de les mettre en avant
01:28:14de les
01:28:15voilà
01:28:15d'en parler
01:28:16en fait
01:28:16il faut en parler
01:28:17il faut donner envie aux gens
01:28:18d'y retourner
01:28:19parce que
01:28:20les 15%
01:28:21certes c'est beaucoup
01:28:22mais il y en a beaucoup
01:28:23beaucoup encore
01:28:23et voilà
01:28:24on est loin encore
01:28:25de la disparition
01:28:26de ces fêtes
01:28:26et je pense que ça n'arrivera jamais
01:28:28parce que
01:28:28c'est trop français
01:28:29pour que ce soit le cas
01:28:30bon merci en tous les cas
01:28:32et on n'a pas envie
01:28:32que ces fêtes de village
01:28:33disparaissent évidemment
01:28:34bon courage pour le canon français
01:28:36on aura l'occasion
01:28:37d'en reparler
01:28:38merci les amis
01:28:39de m'avoir accompagné
01:28:39c'est un bonheur
01:28:40de vous avoir
01:28:41merci l'équipe
01:28:42qui m'a entouré
01:28:43David Brunet
01:28:44Axel Thomas
01:28:45Charlotte Gonzala
01:28:46Alison Blanc
01:28:46Valentin Rouillon
01:28:47pour l'information
01:28:48Briac Japio
01:28:48très gros travail
01:28:49de Briac Japio
01:28:50encore une fois
01:28:51à la programmation
01:28:51merci aux équipes
01:28:52en régie
01:28:52tout de suite
01:28:53c'est Enquête d'Esprit
01:28:54je vous souhaite
01:28:54un très très bon dimanche
01:28:56sur CNews
01:28:56et oui
01:28:56défendons les fêtes de village
01:28:58c'est important
01:28:58bravo
01:28:59bonne journée
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