00:00Mais on parle, Madame Mabrouk, là encore, pour cette deuxième tranche, non pas de 1000 milliards, on parle de 100
00:06milliards.
00:06Monsieur Breton, vous opposez certainement des arguments rationnels.
00:09Et dans un discours qui peut paraître parfois technique, voire technocratique, face à des discours qui touchent plus facilement.
00:18Quand vous dites, eh bien, on va annuler partie de la dette, ça sonne aux oreilles de certains Français.
00:22Mais bien sûr, quand on dit qu'il y a de l'argent magique, ça c'est sûr.
00:26Quand on dit aussi qu'on croit au Père Noël, ça sonne aussi à beaucoup de nos enfants.
00:29Vous savez, jusqu'à 7 ans, 8 ans, 9 ans.
00:30Oui, bien sûr, ça sonne à l'image de beaucoup.
00:33Certains y croient jusqu'à 50, 60 ans, c'est quand même plus grave.
00:36Non, mais ça veut donc dire, ça veut donc dire, ça veut donc dire, vous n'en faites pas partie,
00:39en tout cas.
00:40Ça veut donc dire que, évidemment, il faut dire la réalité aux Français.
00:44Une dette qui s'annule, une dette qui s'annule, il y a quatre pays qui l'ont fait.
00:49Je le disais tout à l'heure, et j'ai même inclus le Zimbabwe.
00:51Ça a été à chaque fois catastrophique.
00:52Pourquoi ? Parce que, encore une fois, qui a annulé, annulera.
00:55Et quand on dépend autant de ces créanciers, juste que nos téléspectateurs sachent de quoi on parle,
01:01tous les ans, désormais, la France, voyez-vous, c'est le pays qui a la plus grande dette au monde
01:07en euros.
01:08Mais la faute à qui, M. Broton ?
01:103 500 milliards.
01:12Donc, tous les ans, ça veut dire, je vais juste terminer ce que je voulais vous dire,
01:14puis après ça, on va parler si vous voulez des fautes,
01:16mais 3 500 milliards, ça veut dire que tous les ans, pour faire fonctionner l'État aujourd'hui,
01:20la sécurité sociale, les retraites, on doit aller emprunter sur les marchés,
01:24tenez-vous bien, 350 milliards.
01:26C'est majeur ce que vous dites, c'est-à-dire que nos hôpitaux, nos fonctionnaires,
01:29nos retraites sont financées par des étrangers.
01:32– Non, non, pas par des étrangers, on prête toujours de parler les étrangers, les français, madame.
01:36– Encore une fois, il y a la moitié, 56%.
01:40– Ce n'est pas un gros mot, étranger.
01:41– Non, mais encore une fois, ça n'a rien à voir, c'est 56% et 45%.
01:45– Donc, la moitié est détenue par des étrangers.
01:47– Oui, mais chacun d'entre eux, quand ils prêtent, ils veulent que ce soit remboursé,
01:50qu'ils soient, encore une fois, allemands, français ou italiens.
01:53– Mais c'est bien de savoir qui détient notre dette.
01:55– Oui, mais c'est pas parce qu'ils sont allemands.
01:56– Je trouve que c'est un devoir de transparence.
01:57– Bien, c'est pour ça que je le dis, c'est 56%, je vous le dis de façon très
02:00précise.
02:01Et ce que je veux dire derrière, c'est qu'à partir du moment où vous prêtez de l'argent,
02:06vous attendez quoi, madame Mabouk ?
02:07– Oui, qu'on nous le restitue, je suis d'accord.
02:09– Et si jamais on vous dit, on ne va pas le restituer, on le supprime, on ne prête plus.
02:12Et c'est la raison pour laquelle la France, dans l'état où elle est aujourd'hui, ne peut pas
02:16le faire.
02:16Et c'est la raison pour laquelle je propose une seule solution, un seul chemin,
02:20c'est de nous mettre ensemble, comme les Allemands l'ont fait, dans un cheminement où on est enfin…
02:25– Monsieur Breton, ensemble, le problème est dans ce mot.
02:27en capacité de prendre ce sujet à bras-le-corps, dans une sorte…
02:31– Bien, d'union sacrée ?
02:32– Oui, et plutôt élargie, où ceux qui en tout cas, et tout le monde finalement,
02:35à la République chevillée au corps, je ne jette la pierre à personne,
02:38mais je le dis de façon très simple, l'idée d'annuler des dettes pour pouvoir dire
02:44« je vais donc pouvoir rebondir » est juste quelque chose qui ne marche pas.
02:49– Mais expliquez-nous les…
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