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  • il y a 3 semaines
Olivier Vial, spécialiste des radicalités est revenu sur les débordements lors du festival de théâtre de rue à Aurillac : «Il s'agit clairement d'une mobilisation politique».

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Transcription
00:00En fait, dans la galaxie, effectivement, on a une galaxie aujourd'hui d'ultra-gauche qui aime beaucoup ces festivals.
00:05On les voit donc à Aurillac, mais il y a eu aussi le cas il y a quelques mois à
00:09Chalon-sur-Saône,
00:10où il y a un festival, cette fois-ci, des Arts de la rue.
00:13Là, c'est du théâtre de rue.
00:14Et à chaque fois, il y a des groupuscules qui viennent en marge du festival pour faire autre chose que
00:21de la culture,
00:23mais qui sont vraiment là dans une logique extrêmement politique.
00:26Et ce qui s'est passé à Aurillac, effectivement, vous l'avez dit, en 2025, il y a eu trois
00:31nuits d'affrontement,
00:32donc beaucoup plus que cette année, avec huit policiers blessés,
00:36et déjà une volonté politique d'imposer leur mot d'ordre et surtout leur façon de vivre.
00:43C'est-à-dire qu'en réalité, ce qu'ils veulent, c'est pouvoir vendre ce qu'ils veulent ou
00:48ils veulent sans payer de taxes,
00:49donc des stands au noir et des marchés au noir.
00:52Ils veulent pouvoir s'installer et installer leurs tentes en dehors des zones prévues,
00:57de façon à imposer leur présence politique sur le territoire.
01:01Ça, c'était ce qui s'est dépassé en 2025.
01:03C'est ce qui s'est repassé en 2026.
01:06Mais où c'est doublement politique cette année, c'est qu'il y a eu un changement,
01:10qui est un changement important, c'est que pour la première fois depuis 50 ans,
01:15cette ville est passée à droite lors des dernières municipales.
01:17Et le nouveau maire, Patrick Casagrande, avait voulu justement rencadrer,
01:23avoir un peu plus de sécurité pour éviter les problèmes de 2025.
01:26Et dès cinq ou six jours avant le festival,
01:30la CGT avait publié une lettre ouverte à tous les festivaliers
01:33en leur disant qu'il fallait se mobiliser parce que leur festival allait être menacé par l'arrivée de la
01:39droite.
01:39Et donc on a effectivement dans ce cadre-là cette mobilisation qui est clairement une mobilisation politique.
01:45Et la question des violences policières, c'est simplement un prétexte pour eux.
01:49C'est le mot d'ordre qui permet de rassembler toutes les familles de l'ultra-gauche
01:54derrière le plus petit dénominateur commun.
01:57Donc ce n'est pas du tout les questions des violences policières,
02:00parce qu'en réalité, il ne s'est rien passé de très grave dans cette ville-là.
02:04Mais c'était un moyen de trouver un mot d'ordre qui permet de mobiliser les festivaliers
02:11et parmi les festivaliers d'introduire une centaine de militants beaucoup plus durs,
02:17beaucoup plus radicaux, qui ont pu profiter de cette masse de festivaliers
02:21pour eux commettre des actions violentes.
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