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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:01Et à la une de l'actualité ce soir, c'est le sujet qui vous concerne, qui nous concerne tous,
00:05le litre de gazole qui approche les 3 euros.
00:08D'ailleurs peut-être si vous êtes du côté de Mougins, vous pouvez voir s'afficher sur le totem d
00:14'une aire d'autoroute quasiment 2,80 euros, voire 2,90 euros.
00:19Et j'allais dire, cerise sur le gâteau, parfois il n'y a même pas de carburant puisque les pénuries
00:25commencent à apparaître ici et là.
00:27Écoutez quelques réactions.
00:29Non, c'est la première fois que je me retrouve à une station sans pistolet fonctionnel.
00:35On a l'habitude maintenant, on fait avec, il n'y a pas le choix.
00:39Je découvre ce matin que c'est la pénurie dans cette station.
00:42Hier soir je suis rentré du sud de la France et je pensais faire le plein tranquillement ce matin et
00:46pas me trouver devant des pompes en service.
00:50Il faut mieux anticiper, bien anticiper sa station, savoir où en général ils ont des stocks d'essence.
00:57Il y a peut-être moins de fréquentation.
00:59Là ça fait la deuxième station mais bon je vais partir un peu plus loin, je vais voir.
01:04Bonsoir Geoffroy Aude-Bézieux.
01:05Bonsoir.
01:06Merci d'être avec nous ancien président du MEDEF.
01:08Vous êtes entrepreneur, toujours d'ailleurs.
01:11Nous sommes avec Bruno Jeudy, Edwige Chevrillon, Arthur Berda, Nicolas Domena.
01:16Qu'est-ce que vous répondez très concrètement à ceux qui affirment en partie à gauche de l'échiquier politique
01:21que l'explosion des prix des carburants, c'est dû à la multiplication parfois par 4 des marges des raffineurs
01:27depuis quelques semaines, quelques mois ?
01:29Non mais l'explosion des prix des carburants elle est due à la géopolitique.
01:33Il faut quand même pas accuser les distributeurs.
01:35Les distributeurs effectivement pour certains augmentent leurs profits, il peut y avoir une discussion là-dessus.
01:40Mais c'est une petite conséquence d'un énorme problème qui est géopolitique, qui a été déclenché par le président
01:46Trump sans aucune espèce de réflexion derrière.
01:48Enfin on va pas refaire le film.
01:50Et le fait que les outils aient pris le fameux détroit de Babel et de Mandel fait que ça flambe.
01:56La question qu'on peut se poser c'est si ça dure quelques semaines, c'est très désagréable, mais c
02:01'est pas...
02:01Est-ce que c'est pas structurel ? Est-ce que le monde du conflit qu'on vit actuellement est
02:06pas quelque chose qui va durer ?
02:08Il y a aucune raison si vous voulez que l'Iran facilite les choses, que la Russie nous facilite les
02:13choses.
02:13et vivre avec un gazole à 3 euros et des prix de l'énergie pour les industriels, parce qu'on
02:18parle des distributeurs,
02:19mais tous les industriels ont un énorme coût, et beaucoup les Européens, qui payent plus cher que les autres.
02:26Qu'est-ce que ça veut dire en termes d'économie ? Qu'est-ce que ça veut dire en
02:29termes de croissance ?
02:30C'est un vrai gros sujet et c'est pas très rassurant.
02:32Et qu'est-ce que ça va donner ? Parce que 2,80 euros le litre, 3 500 milliards d
02:37'euros de dette,
02:38l'an prochain le premier poste de dépense sera le paiement des intérêts de la dette.
02:42Qu'est-ce qu'on attend ? Qu'est-ce qu'on attend pour réagir ? Vous ne vous inquiétez
02:46pas pour le pays ?
02:47Non, mais bien sûr, je suis inquiet, mais je ne veux pas être décliniste, ni totalement pessimiste.
02:55Ce que je veux dire, c'est qu'il y a d'autres pays autour de nous qui réussissent mieux
02:58avec les mêmes contraintes.
03:00Vous avez l'Espagne qui va faire 2,5 de croissance.
03:03A quel prix ? De réforme ?
03:06Oui, mais attendez, attendez, attendez, il y a quand même une croissance, il y a quand même un taux de
03:10chômage qui baisse,
03:10il y a une partie plus haut que nous, même l'Allemagne qui était encalaminée est en train de repartir.
03:17On est quand même le plus mauvais élève sur pratiquement tous les secteurs de l'Europe.
03:22Donc ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que le modèle européen est attaqué, ça c'est sûr,
03:25qu'on n'a pas d'énergie, on a plein de problèmes qui sont les nôtres,
03:28mais qu'à l'intérieur de ça, les choix qui ont été faits n'ont pas été les bons
03:33et que je dois dire aussi que l'absence de perspectives politiques et la dissolution
03:39créent un énorme climat de défiance pour tous les acteurs économiques,
03:42que ce soit les consommateurs ou les industriels.
03:44On va laisser le débat vivre, mais vous avez raison, c'est sans doute une crise systémique.
03:49Tout le monde parle du prix de l'essence, Geoffroy Raud-Béziot a raison,
03:52mais beaucoup pour manger, pour se chauffer.
03:54On va parler là du prix du gaz, dans quelques semaines,
03:58quand on va rentrer dans le dur de l'hiver, ça sera très compliqué.
04:01Le seuil de pauvreté aujourd'hui, il est très proche par rapport à ceux qui vivent au SMIC.
04:05Vous qui avez ce regard sur la cartographie de la France,
04:09cet aplatissement, cette invisibilisation des classes moyennes populaires
04:13qui tiennent un pays, comment vous le...
04:16Je crois qu'on a un problème avec le travail, le travail ne paye plus.
04:20C'est ce que dit très justement Antoine Fouché, un ancien du MEDEF.
04:24Et avec un prix de gazole à 3 euros, le travail va presque coûter.
04:29Parce que les Français font 30...
04:32Je crois que c'est 37 kilomètres par jour pour aller travailler.
04:34Alors nous, quand on est à Paris, on ne voit pas ça, c'est les transports en commun.
04:38Mais l'essentiel des gens se déplace pour travailler.
04:41Or, moi je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ont un problème
04:44de revanche de questions salariales légitimes,
04:45parce que les gens disent, moi je dois venir travailler,
04:48je prends ma voiture tous les matins et ça commence à me coûter de l'argent.
04:50Et l'écart, pour revenir à ce que vous disiez,
04:52entre rester chez soi, toucher des allocations et prendre sa voiture, aller travailler,
04:57c'est encore réduit en quelque sorte à cause, je vais dire grâce,
05:01mais à cause du problème d'essence.
05:02Mais alors ça, je pense que c'est l'un des plus gros problèmes.
05:05Écoutez, on l'a écouté tout à l'heure, ce chauffeur VTC,
05:08Geoffrey Roudbusier, c'est exactement ça.
05:09Quand aller travailler coûte plus cher que rester chez soi.
05:13C'est compliqué pour nous, moi je suis professionnel, je ne m'en sors pas.
05:18J'ai plein de collègues actuellement, ça y est, on arrête.
05:21Moi dans deux semaines, ça y est, j'arrête l'activité.
05:24J'en peux plus.
05:26Il n'y a pas que le gasoil, on paye tout, plus le gasoil, ça a rajouté.
05:29De 25, c'est énorme.
05:33Il n'y a pas beaucoup de travail, les gens n'ont pas d'argent.
05:36Et nous, on ne s'en sort pas.
05:38Tous les jours, je suis entre 60 et 70 euros de gasoil.
05:42Le travail ne paye plus.
05:44Oui, alors là, on est presque au cœur du problème, puisqu'il est évidemment de transporteur.
05:47Mais c'est un...
05:48Oui, lui, il a le double point, en quelque sorte.
05:51Mais globalement, je pense qu'effectivement, tous les gens qui se déplacent, les professions libérales...
05:55Non, non, bien sûr.
05:56Qu'est-ce qu'on peut faire pour essayer de trouver des solutions ?
05:59Il y avait cette prime carburant défiscalisée, qui reste une bonne idée, à la main des chefs d'entreprise.
06:04Parce qu'effectivement, nous, globalement, aider les gens qui travaillent, c'est plutôt ce qu'on souhaite faire.
06:10Après, évidemment, l'économie fait qu'il y a beaucoup de secteurs où c'est difficile de trouver les ressources.
06:15M. Mélenchon, quand il est venu au MEDEF, nous a dit « Augmenter les salaires ».
06:18Ça vous a fait beaucoup sourire, d'ailleurs.
06:20Certains y ont vu un peu avant que j'en restais.
06:22Oui, mais attention, moi j'étais là.
06:23Non, c'était pas...
06:24Ah, c'est pas vrai ?
06:24Non, non, c'est pas comme ça que ça s'est passé.
06:27Enfin, je ne veux pas faire l'exégèse.
06:29Ah, parce que ça part pour...
06:29Non, non, mais les gens ont gagné parce que, juste avant, Jean-Luc Mélenchon disait « Quelle était la question
06:34? »
06:35Donc, il était un peu perdu dans le débat.
06:36Il y a eu un...
06:37Donc, les gens rigolent...
06:38Enfin, les chefs d'entreprise, ils ne rigolent pas quand on lui a augmenté les salaires.
06:40Ils disent simplement « Comment ? »
06:42Parce que, oui, Total augmente ses profits, oui, le CAC 40 se porte correctement,
06:46mais ils font leurs profits essentiellement à l'étranger.
06:48Les PME qui ont des clients français,
06:52la seule manière de pouvoir payer des primes, etc.,
06:55c'est d'augmenter les prix.
06:56Donc, si vous êtes coiffeur,
06:5880% de votre coût, c'est de la masse salariale.
07:00Pour augmenter les...
07:02Comment dire ?
07:03Le salaire du coiffeur,
07:03mais il faut augmenter les prix qui vont avec.
07:05Et là, on se heurte évidemment à une économie qui est en dépression.
07:10Et quand on parle de manque de confiance,
07:12c'est vraiment important de se dire
07:13« C'est le chef d'entreprise qui n'investit plus, qui ne mange plus,
07:15mais c'est aussi le consommateur qui est le pied sur le frein.
07:18Taux d'épargne en France, plus élevé en Europe.
07:21Les gens, ils ne sont pas idiots.
07:22Ils se disent « Qu'est-ce qui va nous attendre ? »
07:24Des impôts supplémentaires, etc.
07:27Et donc, c'est ça le problème.
07:29– J'ai juste un peu le carburant, une précision quand même,
07:31c'est que vous avez effectivement des facteurs géopolitiques
07:34qui sont très très importants,
07:35mais il y a aussi une espèce de bulle autour du raffinage.
07:38Et c'est les marges des raffineurs qui ont explosé.
07:42Il faut quand même rappeler qu'il y a 10 ans, 15 ans,
07:45il y avait beaucoup plus de raffinerie en France
07:47et c'était tellement déficitaire que la moitié des raffineries ont fermé.
07:50Et aujourd'hui, on voit que finalement,
07:52la hausse, elle est largement faite de la marge des raffineurs
07:56qui est en train d'exploser parce qu'ils se retrouvent,
07:58et notamment total, il faut dire…
08:00– Il peut y avoir des éléments de spéculation dans tout ça.
08:02– Ah ben là, il y en a beaucoup quand même.
08:04– Les fondamentaux, c'est que les endroits qui produisent du pétrole sont en guerre.
08:08La Russie, le golfe Persique, et il y a des conflits qui font que l'intérêt de l'Iran,
08:14c'est de rationner le pétrole pour le vendre le plus cher.
08:18– Oui, mais on a dit ça, Geoffroy Rousse-Bézieux.
08:22La question, c'est, les aides ciblées, ça a pu fonctionner jusqu'au mois de juin.
08:27Là, on bascule dans un autre univers.
08:29Vous dites même, peut-être que ça va s'installer sur la durée,
08:31et peut-être que demain, on a le litre à 3 euros.
08:34Mais là, les Français ne vont pas résister.
08:35Tous ceux que vous décrivez, qui ne pourront pas aller travailler,
08:39dont finalement, ça va leur coûter plus de travailler,
08:42on sort comment ? Il faut trouver une solution très rapide.
08:45– Il n'y a pas de solution magique.
08:47Le moyen terme, c'est de basculer sur l'électrique.
08:49– Oui, c'est le basculer, ça va prendre du temps.
08:51– Oui, mais j'étais là, enfin bref, j'étais ce week-end chez mon vendeur de voitures,
08:56enfin pour la réparer, la mienne, pas pour en acheter une,
08:59et il a fait 70% de vente ce mois-ci, enfin le mois d'août, pardon, de voitures électriques.
09:03– C'est vrai. – Donc ça va vite.
09:04– Et matriculation, plus 44% des voitures électriques.
09:07– Mais ça ne résout pas le problème du type qui prend sa voiture.
09:11– Bien sûr, le passage électrique, ça a un coût.
09:16– Avec les subventions, on est quasiment ISO aujourd'hui.
09:19– Si, si, à motorisation, enfin équivalente.
09:23Non, mais la question de Bruno Jeudy, il valide.
09:25C'est-à-dire que ça ne résout pas le problème du type qui veut la travailler
09:27ou de la femme qui veut la travailler et qui va payer tous les jours.
09:29– Les gouvernements vont pouvoir se contenter d'être ciblés longtemps.
09:32– Alors, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent,
09:34« Si Total refuse le blocage des prix, il faudra nationaliser ? »
09:38– Mais d'abord…
09:39– Mais si demain, Jean-Luc Mélenchon…
09:40– Pardonnez-moi, vous souriez.
09:42– Vous voyez, vous souriez comme on entendit.
09:44– Non, non, non, non, au contraire.
09:44– Si Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir…
09:46– C'est une bonne question et je vais y répondre.
09:48– Ça coûte extrêmement cher.
09:50– Bien sûr, je ne vais pas vous faire…
09:51– Je vais répondre à la question qui m'a été posée.
09:57D'abord, le blocage des prix par Total, enfin moi, je ne suis pas l'avocat de Total,
10:01mais il est volontaire, il n'a pas été forcé, il est volontaire.
10:05C'est le seul pétrolier au monde qui le fait.
10:08Et, je vais même aller plus loin, les actionnaires de Total,
10:11qui sont à plus de 60% américains, le reprochent à Total.
10:14parce qu'ils disent, écoutez-moi, j'ai acheté une action Total,
10:17je veux mon dividende.
10:18– Ce n'est pas votre job.
10:19– Alors, est-ce qu'on peut nationaliser Total ?
10:22– Ça va coûter, alors je n'ai plus le chiffre.
10:24– La capitalisation Total ?
10:25– On met en dizaines de milliards d'euros.
10:28Et je crois malheureusement qu'on n'a pas les moyens de le faire.
10:31Au-delà de l'idéologie derrière, c'est-à-dire que, qu'est-ce qu'on va…
10:34Alors, M. Mélenchon va sûrement me répondre en disant la France insoumise,
10:38on va taxer les riches, l'héritage, la taxe Zuckman, etc.
10:42Et là, chacun sait que ça, ça dure un an.
10:44Parce que les riches, c'est ceux qui ont le plus la capacité
10:47à se déplacer dans le monde.
10:49Et que, sauf si la taxe Zuckman est mondiale,
10:51il y a quand même assez peu de chances que ça arrive,
10:53c'est un fusil à un coup.
10:55Et d'ailleurs, si jamais Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir
10:58avec la France insoumise, ça va durer six mois, cette affaire.
11:01Au bout de six mois, on sera sous tutelle du FMI.
11:03Pas se tromper.
11:03– Il est possible à écouter M. Le Maire qu'on le soit avant.
11:08– Je suis un peu moins pessimiste que Bruno Le Maire,
11:10mais on emprunte aujourd'hui à 4,5%.
11:13Les Allemands sont à 3,5%.
11:14Et comme vous l'avez très justement dit,
11:16l'année prochaine, le premier poste du budget de l'État,
11:18c'est la dette.
11:19Les intérêts de la dette.
11:20– Je me pose juste une question,
11:21parce qu'en 2018, vous aviez écrit un livre
11:24qui était « La fin de la mondialisation heureuse ».
11:27Qu'est-ce qu'on n'a pas vu alors ?
11:28Qu'est-ce que vous avez raté ?
11:29Parce que vous étiez à la tête quand même
11:31d'une organisation puissante, capable de penser, d'anticiper.
11:34– Je n'étais pas au gouvernement.
11:35– M. Le Maire.
11:36– Non, mais alors, pour faire un…
11:37– Parfois, vous étiez main dans la main avec le gouvernement.
11:39Ça arrive aussi.
11:40– On a été d'accord sur un certain nombre de choses,
11:42mais pas toujours.
11:42Si vous leur dites qu'on est à la main,
11:43ils ne seraient pas d'accord.
11:44– Qu'est-ce qu'on n'a pas anticipé ?
11:45– Non, mais je pense qu'il y a eu une illusion
11:46dans laquelle on a tous vécu,
11:48et les milieux économiques les premiers,
11:49qui est qu'en multipliant les échanges commerciaux,
11:53on allait mettre une espèce de grande démocratie mondiale
11:55et qu'on supprimait, en fait,
11:56les facteurs de tension géopolitique.
11:58C'est le doux commerce de Montesquieu.
12:00Alors, effectivement, mon discours d'intronisation,
12:02ce n'est pas un livre, c'est mon premier discours.
12:04J'avais annoncé la fin de la monétisation heureuse,
12:06mais la vérité m'oblige à vous dire que
12:08j'ai eu un succès d'estime parmi mes pères.
12:11Ça n'a pas été un grand enthousiasme.
12:13C'était, comment ça s'appelle,
12:14applaudissement modéré.
12:16Mais pourquoi ?
12:17Parce que quand vous êtes un exportateur de voitures allemands,
12:20pour prendre cet exemple-là,
12:21et que vous vendez des centaines de milliers de voitures en Chine,
12:23et que vous faites d'énormes profits,
12:25vous avez envie d'y croire.
12:26Vous ne vous dites pas,
12:27ils sont en train de me copier,
12:28et dans dix ans, ils vont faire mieux.
12:29C'est ce qui s'est passé.
12:31Et l'Europe a été porte ouverte.
12:33Elle n'avait pas de facteur de production énergétique.
12:36Elle avait des coûts de production salariaux
12:39à cause du modèle social plus élevé.
12:41Et donc, elle a été le grand idiot du village mondial.
12:43Mais oui, si vous voulez une forme de méa.
12:45Et derrière, c'est nous.
12:47On a tous trinqué.
12:49Vous savez, c'est la courbe,
12:50je ne sais pas si vous voyez,
12:51est-ce que c'est la courbe de l'éléphant de cet économiste
12:53dont j'ai oublié le nom, la Brankovic,
12:55qui dit, en gros,
12:56les gagnants de la mondialisation,
12:58c'est les classes des pays émergents,
13:00c'est la classe moyenne chinoise.
13:01Mais les perdants,
13:02c'est la classe moyenne européenne et occidentale.
13:04Vous parliez...
13:05Avec un risque, pardonnez-moi,
13:06qui est très clair.
13:07Est-ce que vous le partagez ?
13:08On a posé la question tout à l'heure également à Brunomère.
13:10On lui dit,
13:10mais quel est l'horizon à court terme ?
13:12C'est qu'on ne puisse plus payer l'hôpital,
13:15l'éducation des Français,
13:16les retraites ?
13:19Je suis peut-être moins pessimiste que lui.
13:21On a un système fiscal en France
13:23qui marche bien.
13:25Je vous le confirme.
13:27Et c'est pour ça qu'on nous prête encore de l'argent.
13:29C'est vraiment la meilleure administration de ce pays.
13:32Elle est capable de prélever.
13:34Et donc, ça peut...
13:35C'est toujours dévalué.
13:36Justement, on en parlait avec Brunomère,
13:38il y a eu un énorme trou de TVA
13:39qu'ils n'avaient pas anticipé.
13:41Les prévisions n'étaient pas bonnes,
13:42mais elles prélèvent, si vous voulez.
13:44D'ailleurs, les recettes fiscales,
13:45je ne sais pas si vous avez vu,
13:46les recettes fiscales à cette année
13:47sont plutôt meilleures que prévues.
13:49Donc, on repousse,
13:50on repousse éternellement.
13:51Mais il y a un moment où il y aura...
13:53Alors, évidemment,
13:54les Français n'y croient plus beaucoup
13:55parce qu'on leur dit toujours
13:56qu'il y a un moment.
13:57Mais ce qui est arrivé à la Grèce
13:59il y a maintenant
14:0010 ans, plus de 10 ans,
14:03peut nous arriver
14:03et c'est peut-être anecdotique.
14:07Mais si, parce que c'est peut-être anecdotique,
14:09mais on emprunte plus cher
14:10que la Grèce aujourd'hui.
14:12Et la Grèce...
14:14Parlons de ce qui s'est passé.
14:15Est-ce qu'on dit la Grèce
14:16et parlons des Grecs ?
14:17C'est un appauvrissement total.
14:19Mais bien sûr.
14:19La plupart des gens ont quitté leur maison.
14:21Ils ont compré sur une solidarité familiale
14:26pour habiter les uns avec les autres.
14:28Alors, est-ce que dans ce contexte,
14:29je fais un grand écart,
14:31je parle des retraités,
14:32est-ce qu'on a intérêt, nous,
14:34quand il y a un minimum
14:34de solidarité intergénérationnelle,
14:38de demander des efforts aux retraités ?
14:40Vous savez ce qui s'est passé,
14:40Madame Maboucou,
14:41au moment de la crise grecque ?
14:42Les retraites, elles ont été amputées
14:43de 30%.
14:45Ce n'est pas le gel de l'indice.
14:46C'est moins 30%.
14:49Et donc, ce que j'ai envie de vous dire,
14:51c'est que je pense qu'il faut faire
14:52des efforts tous.
14:54C'est tout le problème,
14:54c'est qu'on arrive à montrer
14:56que tout le monde met la main à la poche,
14:58mais que si on ne fait pas ça maintenant,
15:01le risque,
15:02c'est d'arriver dans une situation à la grecque.
15:04On n'y est pas,
15:05on n'y est pas,
15:05mais ça n'est plus un schéma impossible.
15:09Sur les retraites,
15:09Geoffroy Roudbezius,
15:10Sébastien Lecornu,
15:10le Premier ministre,
15:11reproche beaucoup,
15:11non pas à vous,
15:12mais à vos successeurs,
15:13à la tête du MEDEF,
15:14d'avoir joué un double jeu.
15:15Un discours public
15:16qui est consisté à défendre
15:18les réformes,
15:18mais il y a des réformes indispensables,
15:19ou en tout cas,
15:20à défendre la non-suspension
15:21de cette réforme.
15:22Et puis,
15:23dans les discussions plus officieuses,
15:26d'avoir dit à choisir,
15:27à tout prendre,
15:28il vaut mieux que ce soit
15:28la réforme des retraites
15:29qui trinque,
15:29plutôt qu'une fiscalité
15:30à l'ordi sur les entreprises.
15:31Est-ce que ça,
15:32c'est quelque chose
15:32que vous avez vous-même vécu
15:33avec vos collègues du patronat ?
15:35Alors, je ne peux pas répondre
15:37sur ce point,
15:38je ne pense pas que ça soit juste,
15:39mais je voudrais juste rappeler
15:40une chose,
15:40la non-indexation des retraites...
15:43Je parle de la suspension,
15:44mais...
15:44Oui, mais je vais faire
15:46contribuer à la retraité,
15:47ça existe dans un régime,
15:48c'est le seul qui soit à l'équilibre,
15:50depuis très longtemps,
15:51c'est Agir Carco.
15:52Et on dit,
15:53il y a la non-indexation,
15:54mais n'oubliez jamais
15:55que Agir Carco,
15:57c'est des points.
15:57C'est la valeur du point
15:59qui compte.
16:00Or, la valeur du point,
16:01avec un accord
16:03entre les syndicats de salariés
16:04et les obligations patronales
16:06a été fortement dévaluée
16:07depuis des années.
16:08C'est ça, la réalité.
16:09Et c'est comme ça
16:09qu'on a 90 milliards d'excellents.
16:11Et c'est ça
16:12qu'il aurait fallu faire
16:13petit à petit
16:14plutôt qu'un truc brutal.
16:15Mais aujourd'hui,
16:16est-ce que ce serait,
16:18je veux dire,
16:18moral,
16:19décent de leur faire payer
16:20la facture ?
16:21Écoutez les réactions
16:23de certains retraités
16:25et la manière
16:25dont ils expliquent
16:26qu'ils ont cotisé
16:27et travaillé
16:28toute leur vie.
16:29On demande toujours
16:30les efforts aux mêmes.
16:31Et je dirais que
16:32depuis Pierre Laval
16:34et l'avant-guerre,
16:35on demande aux retraités
16:36jamais aux plus riches.
16:38Or, ça n'est pas normal
16:39que les efforts
16:41soient partagés par tous
16:42et non pas par les plus démunis.
16:45Ça dépend le plus
16:46que ça peut apporter.
16:48Pourquoi ?
16:49Parce qu'après,
16:50si c'est 40% de plus,
16:52c'est pas possible.
16:53Disons qu'il y a des gens
16:54vraiment,
16:54c'est inadmissible
16:55quand vous entendez
16:56ce qui touche.
16:58Ça dépasse les 10 000 euros.
17:00Même par mois,
17:01j'ai entendu des choses.
17:02Tandis qu'il y en a d'autres.
17:03Je ne sais pas,
17:04les personnes
17:05qui ont 1300 euros
17:07par mois,
17:08mais ne peuvent pas
17:08s'en sortir.
17:10Je vais réagir
17:11sur la première phrase
17:12que je pense
17:13que ressentent
17:14les Français.
17:15C'est toujours les mêmes.
17:16C'est ça,
17:17le fond du problème.
17:17C'est qu'on n'a jamais
17:19réussi politiquement,
17:20et je ne nie pas
17:20que ça soit,
17:21parce que moi,
17:22je ne suis pas politique,
17:22donc je suis facile
17:23de donner les sons.
17:24On n'a jamais réussi
17:25à convaincre les Français
17:25qu'on allait faire un effort
17:27qui concernait tout le monde.
17:28Sur ce même plateau,
17:29je crois,
17:29Mme Mabrouk,
17:30j'étais de l'autre côté.
17:31Je vous ai dit,
17:32moi,
17:32le jour où il y a un impôt
17:33sur les plus fortunés
17:35qui va avec
17:35une forte réduction
17:36des dépenses
17:37de l'État,
17:38un effort des retraités,
17:40enfin,
17:40si c'est un effort collectif,
17:42moi,
17:42je participerais.
17:43Il n'y a pas de tabou,
17:44parce que ça veut dire
17:45que tout le monde
17:46fait un effort.
17:46Le problème,
17:47c'est que là,
17:47on met un ballon d'essai
17:48dans l'atmosphère,
17:49on dit,
17:49c'est les retraités
17:50qui vont payer,
17:51et évidemment,
17:52et c'est assez naturel,
17:53M. Pierre Laval,
17:56non,
17:56M. le premier intervenant
17:57dit,
17:58c'est toujours les mêmes.
17:59Et je comprends,
18:00je comprends évidemment.
18:01La seule chose,
18:02on est dans un scénario
18:03aujourd'hui,
18:03en fait,
18:04les actifs gagnent
18:06quasiment la même chose
18:07qu'un retraité,
18:07ou plutôt,
18:07les retraités gagnent
18:08quasiment la même chose
18:09qu'un actif.
18:10Donc,
18:10on est un peu dans un conflit
18:12intergénérationnel,
18:12même s'il n'est
18:13que momentané.
18:14Parce que,
18:15le deuxième point aussi,
18:17c'est qu'on a vu
18:17qu'au lendemain du Covid,
18:18les retraites,
18:19je parle sous votre contrôle,
18:20Jean-François Baudvezier,
18:21ont été quand même
18:22largement,
18:23ils ont subi une hausse
18:25de plus de 5%,
18:26parce qu'il y avait
18:26un besoin de rattrapage.
18:28Et qu'on apprend ça
18:29sur les salaires.
18:30Mais comment on consent
18:30à un effort aujourd'hui ?
18:32Quand vous demandez
18:33un effort à quelqu'un,
18:34il faut que vous-même,
18:35vous soyez exemplaire
18:36déjà sur les efforts
18:37que vous avez faits.
18:38On a parlé tout à l'heure
18:38avec Bruno Le Maire,
18:39tant que l'État n'aura pas fait
18:42sa cure d'amégrissement,
18:44pardon de le dire ainsi,
18:45un État parfois obèse
18:47et impuissant,
18:48vous ne pourrez pas
18:49convaincre les Français
18:50de faire eux-mêmes
18:51Je suis entièrement d'accord.
18:52Mais il faut dire la vérité,
18:54c'est-à-dire que cet effort,
18:55il n'est pas symbolique,
18:57mais ce n'est pas cet effort
18:58sur l'État
18:59qui suffira.
19:00Les deux grands postes,
19:01chacun le sait,
19:0280%,
19:03c'est la retraite
19:04et la maladie.
19:05Mais tout est question
19:05de symboles.
19:06Oui, bien sûr.
19:07Je ne dis pas le...
19:08C'est le mouvement social.
19:09Dans ce qu'on appelle
19:10les dépenses de santé,
19:12il faut quand même
19:13préciser à ceux
19:13qui nous regardent
19:14qu'il y a une part
19:15considérable ou non négligeable
19:16de suradministration,
19:18notamment dans l'hôpital.
19:19Enfin, demandez à la PHP
19:21quelle est la part,
19:22oui, dans les ARS notamment.
19:23Mais tout ça est vrai.
19:24Combien de personnels
19:25n'ont jamais vu un malade
19:26de leur vie ?
19:27Pardon, vous vous rendez
19:27dans n'importe quel hôpital
19:28et vous vous expliquez
19:29que le cancer de l'hôpital,
19:30c'est la suradministration.
19:31pour défendre l'administration
19:32des hôpitaux
19:32ni celle de l'éducation nationale.
19:34Oui.
19:34Expliquez que c'est marginal
19:35parce qu'il y a trois agences
19:36qui ont...
19:37Je suis d'accord avec vous.
19:38Les agences,
19:38c'est un débat symbolique.
19:39Je dis simplement
19:40qu'on ne redressera pas
19:41les finances de la France
19:42sans toucher aux retraites,
19:44soit en travail en plus,
19:45soit en baissant la pension,
19:47et en touchant aux dépenses
19:49de santé,
19:51où effectivement,
19:52avec le vieillissement
19:52de la population,
19:53il faut faire un effort.
19:54C'est les deux gros postes.
19:56C'est pour dire que symboliquement
19:57et plus que symboliquement,
19:59il y a de la marge
20:00à faire.
20:01Simplement,
20:02c'est plus compliqué
20:03qu'il n'y a qu'à Faucon.
20:04On voit beaucoup
20:05sur les plateaux
20:05depuis quelques temps,
20:07les uns et les autres
20:07qui promets 125 milliards
20:08d'économies,
20:09etc.
20:10Bon,
20:10ils n'ont pas été au pouvoir,
20:11donc évidemment,
20:12c'est plus facile,
20:13mais c'est beaucoup plus complexe.
20:15Ceux qui ont été au pouvoir
20:15n'ont pas fait d'économie.
20:16Et ils laissent une capture
20:17assez salée.
20:18Oui,
20:19tout ça est vrai.
20:20J'aimerais bien
20:21que ça soit un peu plus détaillé.
20:23En gros,
20:24vous n'avez pas entendu
20:26beaucoup de réductions
20:28de dépenses.
20:29Si,
20:29beaucoup,
20:30mais je suis
20:31assez sceptique
20:33sur comment on fait.
20:34Vous savez que c'est anecdotique ?
20:35Parce que,
20:35non,
20:35je ne dis pas que c'est anecdotique,
20:37mais on a entendu
20:38à l'AREF,
20:39du MEDEF,
20:39tout le monde voulait dépenser,
20:40à part Jean-Luc Mélenchon
20:41et Marine Tendu,
20:42tout le monde
20:43voulait baisser
20:43les dépenses publiques.
20:44C'était un peu une surenchère
20:46entre 125 milliards
20:47d'un côté,
20:4740 milliards.
20:48Mais moi,
20:49je dis comment ?
20:50Parce que derrière
20:50chaque dépense publique,
20:51il y a des emplois.
20:52Donc,
20:52oui,
20:53on peut moins renouveler
20:54les fonctionnaires.
20:56Les collectivités locales,
20:57à chaque fois qu'on leur demande
20:57de faire un effort,
20:59elles se rebellent
20:59sur des bonnes
21:00ou des mauvaises raisons.
21:02D'ailleurs,
21:03chaque niche,
21:03il y a un chien
21:04et derrière chaque dépense,
21:05il y a des emplois.
21:07Mais ça n'empêche pas
21:08qu'il faut le faire
21:08et de toute façon,
21:09on n'aura pas le choix.
21:11Et il y a une colère qui couvre
21:12et ça,
21:12ça ne nous a pas échappé.
21:13Vous entendez aujourd'hui
21:15ceux qui parlent
21:15du spectre du retour
21:17des gilets jaunes
21:18qui parlent d'une France
21:20invisibilisée,
21:21dépossédée
21:21à raison ou à tort,
21:22s'estiment en tous les cas
21:24effacée
21:25et certains surfent
21:26en tous les cas
21:26soufflent sur les braises.
21:28De Jean-Luc Mélenchon
21:29en passant par Olivier Faure
21:31jusqu'à Fabien Roussel,
21:32écoutons-les.
21:33Nous voulons
21:34la révolution citoyenne,
21:36c'est-à-dire
21:37le contrôle populaire
21:39sur toutes les affaires
21:40qui le concernent
21:41directement.
21:42Je vous propose
21:43de passer à l'action
21:44maintenant.
21:45Je vous propose
21:46de faire la révolution
21:48maintenant,
21:49dans la rue,
21:50avant les urnes,
21:52parce que c'est maintenant
21:53que l'on souffre
21:55et c'est maintenant
21:56que l'on doit agir.
21:57S'ils se soulèvent,
21:58je le dis aussi,
21:59je le comprendrai
22:00parfaitement
22:01et je serai
22:02à leur côté
22:02parce qu'il n'est plus possible
22:04d'avoir des gens
22:06qui travaillent
22:07mais qui ne sont pas
22:08rémunérés
22:08à l'heure de ce qu'ils font.
22:10C'est responsable
22:11de la part des responsables
22:12justement politiques ?
22:14Ça dépend comment
22:15c'est phrasé.
22:16Là, on a vu que des extraits,
22:17mais M. Mélenchon
22:18n'est pas responsable
22:19quand il dit
22:20ou du moins
22:20il est irresponsable
22:21plus exactement
22:22quand il dit
22:23qu'il faut foutre le feu
22:24à la dette de la France
22:25c'est irresponsable
22:26parce que ça a un impact
22:27macroéconomique.
22:28Ce qu'il faut comprendre
22:29quand même
22:29c'est qu'une partie
22:30de la confiance,
22:31une partie de la perte de confiance
22:32pardon,
22:33une partie de la hausse
22:33des taux d'intérêt
22:34elle vient aussi
22:35de ce que les étrangers
22:36qui représentent
22:37pratiquement deux tiers
22:38des gens qui nous prêtent
22:39se disent
22:40oulala
22:40la campagne électorale
22:41est partie,
22:42on nous raconte
22:43n'importe quoi,
22:44qu'est-ce qui va se passer ?
22:47On ne vous a pas raconté
22:47n'importe quoi avant
22:49quand on a perdu
22:51dans un trou
22:51des millions
22:52voire des milliards d'euros
22:53c'est pas l'épaisseur
22:54du trait quand même.
22:55C'est une question
22:56qu'il fallait poser
22:59il y a une heure
23:00à votre interview précédente.
23:02C'est-à-dire aujourd'hui
23:03qu'est-ce qu'il faudrait
23:03pour retrouver
23:04de la crédibilité
23:04auprès de tous ces...
23:05Un homme politique crédible
23:07ou une femme
23:07ou une femme
23:09au sens générique du terme.
23:11Crédible et courageux non ?
23:12Alors courageux oui
23:13mais je pense que
23:13la crédibilité
23:15c'est-à-dire que...
23:16Respecter notre parole
23:16la parole de la France
23:17ça veut dire quand même
23:18respecter...
23:19Juste un tout petit peu
23:20sur la crédibilité
23:21parce que je pense
23:22que la campagne électorale
23:23c'est une surenchère
23:24à droite comme à gauche
23:25et je vois bien
23:26les promesses
23:26au patron
23:27on va vous baisser
23:28les impôts de production
23:28qu'on n'a pas fait
23:29on va vous baisser cela
23:31mais à un moment
23:32qui paye ?
23:33Alors je ne sais pas
23:33si c'est Nicolas qui paye
23:34mais il y a quelqu'un
23:35qui paye au final
23:36et moi ce que j'attends
23:38si vous voulez
23:38c'est un discours
23:39qui boucle en quelque sorte.
23:40Mais pourquoi vous n'y allez pas ?
23:41Pourquoi vous auriez pu...
23:43Oui mais les patrons aussi
23:45je veux dire
23:45ils se planquent
23:46et quand ils y vont
23:47ils se plantent aussi
23:47Oui mais c'est pour ça
23:48que je crois que c'est
23:49un autre métier
23:50Les patrons qui ont essayé
23:51en politique
23:52je ne vais pas les...
23:53Est-ce que vous les trouvez
23:53trop silencieux ?
23:54Non ils n'ont pas réussi
23:55Est-ce que vous les trouvez
23:55trop silencieux les patrons ?
23:56Les patrons ne devraient pas
23:57s'exprimer là
23:58dans une situation
23:58Oui il y a eu un sondage
23:59Écoutez c'est pour ça
24:00que je viens
24:01Il y a eu un sondage
24:02au début de l'année
24:03que j'avais publié
24:03dans la tribune dimanche
24:04je fais de la publicité
24:05désolé
24:0660% des français
24:06ou 68% des français
24:09estimaient qu'un patron
24:11serait plus à même
24:12serait plus apte
24:15à gérer la compagnie
24:16Notamment Michel-Edouard Leclerc
24:18C'est un peu paradoxal
24:19ce que je vais vous dire
24:20venant de moi
24:21mais je n'y crois pas
24:21pourquoi ?
24:22Parce que l'entreprise
24:23ce n'est pas une démocratie
24:24à la fin c'est l'actionnaire
24:25qui décide
24:26C'est peut-être pour ça
24:27que ça marche
24:27C'est ce que vous êtes
24:28en train de dire
24:28Je ne dirais pas
24:29sur ce terrain là
24:31Mais la réalité
24:32si vous voulez
24:33c'est qu'un patron
24:33à un moment
24:34il a les leviers
24:34alors s'il n'a pas les leviers
24:35il part
24:36il se fait virer
24:36C'est ce qu'Emmanuel Macron
24:37a du mal à assimiler
24:38au début d'année
24:38Peut-être
24:40Et donc
24:41le fonctionnement
24:43de créer un consensus
24:44dans une nation
24:45extrêmement clivée
24:46et divisée
24:46et d'ailleurs
24:47soyons justes
24:48ça ne fonctionne
24:49pas bien en France
24:50mais le reste des démocraties
24:52ne fonctionne pas bien
24:53Cela dit
24:53les patrons ont essayé
24:54de se faire entendre
24:55lors des précédentes
24:56discussions budgétaires
24:57celles pour le budget
24:58de l'année en cours
24:58pour le budget 2026
24:59Souvenez-vous
25:00ils ont même proposé
25:01une grande manifestation
25:02et puis on les a renvoyées
25:03au poujadisme
25:04donc ils ont essayé
25:05quand même
25:05de se faire entendre
25:06vos collègues patrons
25:06et je crois
25:07chère Sonia
25:08que si les discussions
25:10pour le prochain budget
25:11s'engagent sur la même voie
25:12que les précédentes
25:13même si Sébastien Lecornu
25:14a écrit aux entrepreneurs
25:15pour leur dire que
25:16alors la taxation exceptionnelle
25:18est temporaire
25:18il la maintient
25:19en expliquant
25:20qu'elle est temporaire
25:21qui va l'alléger
25:22le terme
25:23c'est pas réduire
25:23c'est alléger
25:24c'est plus joliment dit
25:25mais je pense
25:27qu'il ne faut pas être sûr
25:27que les patrons
25:28se fassent à nouveau entendre
25:29mais quels patrons
25:30on va conclure
25:31parce que c'est un peu anecdotique
25:33les patrons
25:33ils ne sont pas là
25:33pour manifester
25:35ils sont là
25:35pour essayer d'éclairer
25:36le choix des politiques
25:38et le choix des français
25:38mais une manif de patron
25:39ça ne marche pas
25:40il y avait 20 000 personnes
25:41non mais vous avez justement
25:42un patrick
25:42le patron total
25:43qui dit
25:44c'est éclairer les choix
25:47et les français
25:47là votre sondage intéressant
25:49c'est que les français
25:50ont confiance dans les patrons
25:51et la voix du patronat
25:53des patrons gérable
25:54parce qu'elle est multiple
25:55il y a forcément
25:55des tas de gens
25:56de l'entreprise
25:57par ses porte-parole
25:58a un poids dans la campagne
26:00je pense que c'est ça
26:01qui compte
26:02c'est peut-être anecdotique
26:03mais Bernard Arnault
26:04patron parmi les patrons
26:06est sorti du top mondial
26:08du top 10
26:09des plus grandes fortunes
26:10alors il n'est vraiment
26:12pas à plaindre
26:13la question n'est pas celle-là
26:14la question c'est
26:15quel signal ça donne
26:16il n'y a plus de français
26:17parmi les plus grandes
26:18fortunes mondiales
26:20attendez un an ou deux
26:21c'est le déclassement
26:22vous êtes à ce point
26:24si bien classé
26:25il y a des géants de l'IA
26:26dont on peut penser
26:27quand même
26:28qu'il y a une forme
26:28de spéculation
26:29tout ça c'est des classements
26:31sur des valeurs en bourse
26:33et donc le groupe LVMH
26:34qui l'a construit
26:35je ne sais pas la nombre
26:36pour être l'avocat
26:36et le but de l'IA un peu
26:37oui
26:38pas un peu
26:39oui
26:40parce qu'on ne sait pas
26:41où ça va
26:41donc forcément
26:42on se dit
26:43ça va aller très très loin
26:44il y a un reflux
26:45du marché du luxe
26:45sur certains marchés
26:46très stratégiques
26:47ça s'explique aussi
26:48les marques sont solides
26:49il a construit quelque chose
26:50sur une plus longue durée
26:52bon moi je crois
26:53que monsieur Musk
26:53a quand même des fragilités
26:55je crois et je souhaite
26:56c'est intéressant de voir
26:57c'est que donc
26:58il a perdu Bernard Arnault
26:59enfin LVMH
27:00123 milliards d'euros
27:01c'est quand même
27:02une petite somme
27:02mais vous rappelez
27:04tout le débat
27:04qui va revenir
27:05sur la taxe Zuckman
27:06comment fait-on
27:07dans ces cas-là
27:07parce que
27:08si vous voulez taxer
27:092% sur la valeur
27:10d'une entreprise
27:11là on voit
27:12qu'il a perdu
27:13en quelques mois
27:13il a perdu plus de 100 milliards
27:15je vous rassure
27:15Zuckman n'avait pas prévu
27:16de rembourser
27:17quand la valeur baisse
27:17non
27:18voilà
27:18c'est ça
27:19non mais c'est pour ça
27:20je pense que la taxe Zuckman
27:20elle va revenir
27:21et ça serait intéressant
27:22de voir comment on l'applique
27:23et plus largement
27:24on est quand même
27:24dans une campagne
27:25qui avait démarré
27:26sur une rhétorique
27:27anti-riches
27:28et je pense que ça va
27:29revenir assez rapidement
27:31vous le ressentez
27:31sur le terrain
27:33anti-riches
27:33anti-capitalistes
27:34anti-patrons
27:35les français aiment
27:36leurs entreprises
27:37les français
27:38d'ailleurs c'est très intéressant
27:39c'est des ontages
27:40qu'on fait depuis 40 ans
27:41au MEDEF
27:41ça monte tous les ans
27:42avec des petits sous-brosseaux
27:43et ce qui a été
27:44très différent depuis
27:45ça date un peu du Covid
27:47d'ailleurs
27:47c'est que les français
27:48qui ne travaillent pas
27:49dans une entreprise privée
27:50c'est-à-dire
27:51soit retraités
27:52soit des jeunes
27:53eux aussi ont commencé
27:55à penser
27:55qu'avoir une bonne image
27:56d'entreprise
27:57alors évidemment
27:57c'est pas le paradis
27:58après c'est aussi
27:59un lieu de conflit
28:00c'est un lieu de tension
28:01par définition
28:02mais par rapport
28:03à l'impuissance du politique
28:06et d'autres fonctions
28:07derrière l'armée
28:08vous êtes en train
28:08de faire l'éloge
28:10incroyable du patron
28:11en tant que candidat
28:12voilà le patron
28:13il a la souveraineté
28:14il a les leviers
28:15il peut décider
28:17vous avez quand même
28:18un tiers des patrons
28:19dans un sondage
28:20qui a été fait
28:20à l'occasion de la REF
28:21donc du MEDEF
28:22qui disait
28:23à des jeunes
28:24allez créer votre entreprise
28:25à l'étranger
28:26un tiers exige beaucoup plus
28:27une majorité
28:29non non
28:30il y avait une majorité
28:30c'est ça qui est très inquiétant
28:32c'est terrible
28:32de dire à des jeunes
28:34allez ailleurs
28:34mais parce qu'ils sont
28:35un peu désespérés
28:36du spectacle de la France
28:37vos réticences sur Mosque
28:39c'est quoi exactement ?
28:41il ne correspond pas du tout
28:42à ce que je considère
28:43être
28:44comment dire
28:45l'équilibre du capitalisme
28:47je laisse de côté
28:48tous les délires
28:48transhumanistes et autres
28:50mais c'est une vision
28:54de l'équilibre
28:55une entreprise
28:56je vais faire court
28:57une entreprise
28:57c'est trois piliers
28:58c'est ses salariés
28:59ses actionnaires
29:00et ses clients
29:01et là
29:02les salariés
29:03c'est du papier
29:04c'est très très bien payé
29:05mais vous êtes jeté
29:06moi j'ai
29:06des copains de mon fils
29:11est-ce qu'il faut plus
29:13d'Elon Musk dans le monde
29:14est-ce qu'il faut plus
29:15d'Elon Musk dans le monde
29:16et d'Elon Musk français ?
29:18il faudrait
29:19mais on en a quelques-uns
29:20quand même pas de la même taille
29:21mais Arthur Mensch
29:22Jean-Charles Samuel Léon
29:23qui fait Alan
29:24enfin il y a
29:24la French Tech
29:25c'est plutôt une réussite
29:26mais c'est pas du tout
29:27à l'échelle malheureusement
29:29merci
29:29merci Geoffroy Roux de Béziot
29:32on aura essayé
29:32de savoir si véritablement
29:35un patron pourrait être candidat
29:37je ne veux pas se lancer
29:38bon merci Bruno Jody
29:39Edwige Choubri
29:40on vous reviendrait
29:40Arthur Berda
29:41Nicolas Demenac également
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