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  • il y a 4 semaines
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00Europe 1, le meilleur de Pascal Proé-Vous.
00:03Le meilleur de Pascal Proé-Vous, dernière séquence, toujours en compagnie du comédien Philippe Lelouch.
00:09C'était le 17 juin dernier, avec autour de la table également,
00:12les chroniqueurs Gérard Carrérou, Olivier Guenec, Sabrina Madieber et Gauthier Lebray.
00:18Europe 1, Pascal Proé-Vous.
00:20Philippe Lelouch est avec nous pour évoquer Coluche, 40 ans après sa mort.
00:24Fabrice Laffitte me dit qu'il a la première émission de Coluche sur l'antenne d'Europe 1, on est
00:28en 1978.
00:30Oui, le 24 avril 118, Coluche anime avec Robert Villard et Gérard Lanvin.
00:34Sa toute première émission, c'était entre 15h et 17h, dans le studio qui donnera son nom, Studio Coluche.
00:39On n'est pas là pour se faire engueuler.
00:41Alors voilà, ils nous ont fait venir, et puis alors attention, ils nous ont dit,
00:44vous n'aurez qu'à parler à bâton rompu.
00:46Alors on a des petits bâtons, et puis on va vous les casser.
00:50Parce que quand on est en cas de faire, on va être viré de main, autant qu'on fasse des
00:53conneries.
00:53Il n'y a pas de raison.
00:55Ce qu'il faut, c'est pas s'arrêter de parler, ils nous ont dit.
00:58Parlez les mecs, attention.
01:00Attendez, j'en passe un, Jean-Louis, tiens.
01:01On a cassé des petits, vas-y.
01:03On parle à bâton rompu, voilà, ça y est.
01:08C'était un événement, je vous assure, moi j'étais ado, c'était un événement.
01:11Mais vous, Gérard, vous étiez...
01:29Après, c'est là qu'il y a eu les restos du cœur.
01:32Mais à l'époque, c'était Gilda, je crois, qui était en charge d'Europe.
01:39Et tous les jours, on avait une masse de gens qui gueulaient, qui disaient, c'est un scandale, j'adorais...
01:45Est-ce que c'était pas Europe ?
01:46Et c'était très dur à tenir.
01:49Enfin, je veux dire, l'équipe d'Europe a bien tenu et a soutenu Coluche jusqu'au bout.
01:53Mais c'était une partie de notre auditoire a eu du mal à s'y faire.
01:58J'adore Gérard Carreau, pardonnez-moi, mais je suis fan.
02:00Comme nous tous.
02:01Mais on est tous fans de Gérard Carreau et c'est pour ça qu'il est avec nous.
02:05Il fait une saison magnifique.
02:07C'est une sorte de Dembélé.
02:09C'est notre ballon d'or à nous.
02:11C'est notre ballon d'or.
02:12Écoutez, Guy Bedos, lorsqu'il apprend la nouvelle de la mort de Coluche et qu'il appelle Jean-Pierre Elkabach.
02:17Guy Bedos, bonsoir Guy.
02:20Bonsoir Jean-Pierre.
02:21J'ai appris la nouvelle en écoutant votre émission dans la voiture.
02:23Je rentrais chez moi avec ma femme.
02:25Au moment où vous avez commencé à dire, il n'y a qu'un grand ami, etc.,
02:29je me suis cramponné au tableau de bord en me disant, qu'est-ce que c'est ?
02:33Qui c'est ?
02:33Et puis quand j'ai entendu ça, effectivement, bref, voilà.
02:37On se sent un peu abandonné, là.
02:41C'est vraiment très triste.
02:44Écoutez également la réaction de Marie Gildas sur la disparition de Coluche.
02:47Il y avait un lien particulier puisque Marie s'accompagnait.
02:50Elle était là aussi pour tempérer Coluche.
02:53Je voudrais, Maryse, je sais que pour quelqu'un qui a travaillé neuf mois tous les jours
02:58et pas seulement pendant une heure et demie à l'antenne qui riait, qui nous faisait rire,
03:03c'est plus que bouleversant, hein ?
03:05Oui, c'est plus que ça parce qu'on était vraiment devenus amis, je peux le dire, je crois.
03:10C'était un grand ami.
03:11Je l'aimais, c'est quelqu'un de rare qu'on vient de perdre, vraiment quelqu'un de rare.
03:14On ne peut pas s'imaginer à quel point il était rare, ce type.
03:17C'était quelqu'un de fantastique, quoi.
03:19Et j'ai mal, j'ai très mal.
03:21C'est un déchirement.
03:22Je ne peux pas vous dire autrement.
03:23C'est réellement un déchirement.
03:25C'est vrai que, Philippe, on est de la même génération et c'était une de nos icônes.
03:31Ah, totalement.
03:32Une icône majeure.
03:33Et c'est vrai qu'on a tellement aimé ces années-là.
03:36Ces années 80, les années canales, la liberté.
03:39On ne se posait pas les questions lorsqu'on abordait une fille qu'on peut se poser aujourd'hui.
03:44Si aujourd'hui vous avez 20 ans, j'imagine que vous faites attention dans le bon sens du terme.
03:51Mais aussi parfois en se disant, qu'est-ce qui peut arriver ?
03:55Est-ce que demain je ne peux pas avoir une plainte que je n'aurais pas imaginée alors que je
04:00n'ai pas eu le sentiment de ne pas faire ce qu'il ne fallait pas faire, etc.
04:04Vous voyez, et on se comportait bien.
04:07Parce que j'ai horreur aussi quand on imagine que tous les hommes se comportaient mal avec les femmes dans
04:12les années 80.
04:13Nous, on était adolescents, mais on a aimé cette liberté, on a aimé cette période et qu'aujourd'hui on
04:21souffre parfois.
04:23Pascal, c'est exactement ce que je raconte dans le show, moi, perso, parce qu'on a été élevés par
04:27des mecs comme Coluche.
04:28Mais en fait, ce qui est très piégeant, et c'est ce que j'essaye d'expliquer du mieux que
04:33je peux,
04:33c'est qu'on a connu une période qui avait ses défauts, mais où la liberté était totale.
04:38Par exemple, on ne mettait pas de casque en moto.
04:39Alors évidemment, on a accepté tous les interdits parce que...
04:42Moi j'en mettais quand même.
04:43Les casques, c'est vraiment ça, c'est 70.
04:44Dans les années 80 quand même, on les met.
04:47Jusqu'à fin 80, on arrivait à tricher encore un peu.
04:50Mais on va accepter l'obligation puisque c'est moins dangereux.
04:53On fumait dans les boîtes de nuit et partout.
04:55Alors oui, on va accepter, on ne fume plus.
04:57On fumait dans le train, on fumait dans les avions.
05:01Alors dans les boîtes de nuit, on avait le droit de boire aussi.
05:03Parce qu'il n'y avait pas de radar, il n'y avait pas de contrôle, etc.
05:05Alors on a accepté l'interdiction parce que c'est mieux.
05:07Mais à force d'accepter toutes ces petites interdictions,
05:11on a l'impression d'avoir renié sur la grande liberté.
05:13Et c'est ça qui fait que les nouveaux réacs d'aujourd'hui,
05:15dont je fais partie, supposément,
05:17c'est pas...
05:18Quand nous on était môme, Pascal, les réacs c'était des mecs qui voulaient plus d'ordre et de sécurité.
05:21Les réacs d'aujourd'hui veulent plus de liberté.
05:23C'est ça qui est drôle à analyser.
05:25Donc le réac d'aujourd'hui n'a rien à voir avec le réac de 70.
05:27Oui, mais comment vous comptez les exemples que vous avez donnés sur la fumée et l'alcool ?
05:31C'est imparable.
05:32C'est imparable.
05:33C'est bien ce qu'on dit.
05:34C'est pour le mieux, mais c'est de la liberté en moins.
05:37Donc c'est ça qui est très compliqué à intellectualiser.
05:40Par exemple, vous ne le mettez pas dans un environnement
05:44où il y a des gens qui fument.
05:47Si vous, il vous invite chez lui...
05:49Ah oui, chez lui, avec mon fils, oui, évidemment.
05:51Mais vous vous rendez compte de ce qu'il dit ?
05:53C'est-à-dire qu'il pense que son fils, qui a 9 mois,
05:56peut être intoxiquée par quelqu'un qui, un soir,
05:59va venir fumer de la cigarette chez lui.
06:02Mais le davagisme, c'est ça.
06:04Mais bien sûr.
06:06Mais il gueulait quand on lui demandait...
06:07Vous savez, ma mère avait un père qui fumait beaucoup.
06:08Mon grand-père, il a 90 ans aujourd'hui.
06:11Ma mère, elle se faisait vomir dans la voiture
06:12parce qu'elle ne supportait pas l'odeur de tabac.
06:14Et maintenant, ma mère qui est née en 68,
06:16vous ne la mettez pas à une terrasse
06:18où il y a quelqu'un qui met sa clope sous sa chaise.
06:20Mais votre réaction, elle fait sens.
06:24Vous avez dit tout de suite...
06:26Ah non, mais avec mon fils, quelqu'un ne va pas fumer.
06:28Mais il ne va pas mourir, votre fils,
06:29parce que je fumais une cigarette à côté de lui.
06:32Si vous me permettez, je fais un peu de...
06:34Non, il ne va pas mourir, ça c'est sûr.
06:35Je fais un peu de provoc.
06:36Et ce monde-là, je le trouve...
06:39Il y a une forme d'intolérance.
06:41Parce que moi, j'ai connu un monde
06:42où effectivement, tu fumais,
06:45à côté, tu demandais à quelqu'un,
06:46est-ce que ça vous gêne ?
06:47Ah oui, alors là, maintenant, vous pensez,
06:49par exemple, sur les plages,
06:50parce que maintenant, il y a des plages non-fumeurs aussi.
06:51Le type qui fume à côté de vous,
06:53ça servait de coller à la voûte,
06:54il vous demande avant d'allumer sa clope.
06:55Je pense que...
06:55Mais ça se passait comme ça.
06:56Oui, ça se passait comme ça.
06:57Sauf que maintenant, le type qui allume sa clope,
06:58il ne demande absolument pas
06:59à la personne d'à côté si ça le dérange.
07:01Mais c'est dommage.
07:01Mais on en vient à ça.
07:02C'est-à-dire qu'il y a le bon droit qui s'applique.
07:04Bon, qu'est-ce qui reste de Coluche ?
07:06Moi, j'aime bien ses films aussi.
07:07L'autre soir, il y avait l'aile ou la cuisse.
07:08J'ai adoré revoir quelques images.
07:10Alors lui, il a pensé que tout le temps...
07:11C'est une anecdote formidable.
07:12Moi, je suis un fan absolu.
07:14Vous l'avez connu ?
07:14Malheureusement pas.
07:15Mais je connais plein de gens qui l'ont connu
07:17et ils sont tous unanimes sur les qualités humaines du personnage.
07:21Je crois que c'est indéniable.
07:22Sa générosité absolue, etc.
07:25Bon, mais il y avait ce moment-là
07:27où il faisait des films, d'ailleurs,
07:28où il s'était presque fâché avec Lederman,
07:31qui avait dit, quand tu voudras...
07:32Il lui dit, mais il faut que tu fasses un spectacle.
07:34Tu ne vas pas faire que des films faciles comme ça.
07:36Et Coluche avait répondu, mais avec toi, il faut travailler.
07:38Alors que là, je prends du pognon et je ne fous rien.
07:40Sauf qu'au bout d'un moment, il s'est rendu compte
07:42que les films, bon, ce n'était pas toujours d'une grande qualité.
07:44Et il est revenu voir Lederman en disant,
07:46bon, allez, on se remet au travail.
07:49C'était le meilleur de Pascal Praud et vous.
07:52Et notrec Philippe Lelouch sera l'un des invités
07:54de Julien Pichnet pour la dernière du club de l'été
07:56aux côtés de Dimitri Pavlenko et Koe.
07:59Ce sera mercredi de 10h à 13h sur Europe 1.
08:03Dans un instant, Punchline,
08:05une heure d'information, d'analyse et de débat
08:07animé par Thomas Bonnet.
08:09Bonne fin de journée à tous.
08:1216h-18h, le meilleur de Pascal Praud et vous sur Europe 1.
08:16Sous-titrage Société Radio-Canada
08:18Sous-titrage Société Radio-Canada

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