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  • il y a 5 semaines
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, le meilleur de Pascal Praud et vous.
00:03Le meilleur de Pascal Praud et vous, dernière séquence en compagnie de Jean-Marie Rouart,
00:08membre de l'Académie française depuis 1997.
00:11Il était l'invité de Pascal Praud pour l'arrivée de nouveaux mots dans le dictionnaire Larousse.
00:17Et l'échange a commencé par le vouvoiement, c'était le 4 mai dernier.
00:22Avec Jean Dormesson, il me tutoyait et moi je le vouvoyais.
00:27Et il m'avait dit, c'est exactement ce qui se passait avec Paul Morand.
00:31Je vouvoyais Paul Morand, mais lui me tutoyait.
00:34Donc, vous savez, en matière de langue française, il faut être très libéral.
00:38On fait ce qu'on veut.
00:40Si on veut tutoyer les gens, on les tutoie avec leur accord.
00:44C'est vrai que c'est désagréable des gens que vous ne vous connaissez pas,
00:46qui vous tutoient, comme font ces hommes politiques très souvent
00:50qui ont le tutoiement un peu facile.
00:53Mais vous savez, ce n'est vraiment pas quelque chose de très grave.
00:55il y a des menaces sur la langue française qui sont autrement graves
00:59que le tutoiement et le vouvoiement.
01:00– Oui, mais je trouve que ça en dit beaucoup sur le rapport au patron.
01:05– Sur le respect, oui.
01:05– Est-ce qu'on doit, par exemple, tutoyer ou vouvoyer son patron ?
01:08Est-ce qu'on doit les personnes âgées qu'on ne connaît pas ?
01:11– Mais ça, c'est le patron qui peut en décider.
01:13Quand quelqu'un se met à vous tutoyer,
01:15quand un ancien président de la République, par exemple,
01:18vous tutoie, vous pouvez continuer à le vouvoyer.
01:21Et d'ailleurs, il y a aussi une phrase très amusante,
01:23c'est avec François Mitterrand, vous savez.
01:27Il avait un de ses vieux amis qui lui dit,
01:29« Ah, maintenant, mon cher François,
01:32je peux maintenant te tutoyer, lui, comme vous voudrez. »
01:35– Oui, bien sûr, mais c'est bien sûr.
01:38Mais alors, qu'est-ce que vous pensez du vouvoiement
01:40dans la sphère intime, lorsque vous voyez des couples, parfois ?
01:45– Je trouve ça très excitant.
01:46Je trouve ça très excitant d'être dans une position
01:50que je ne peux plus évoquer dans l'académie,
01:53mais dans une situation un peu scabreuse,
01:56et de dire à quelqu'un,
01:57« Voulez-vous vous déshabiller ? »
01:59« Voulez-vous… »
02:01– Alors, « Voulez-vous vous déshabiller ? »
02:03Ça crée une distance que je trouve formidable
02:05dans des moments intimes,
02:07parce que ça met à distance les choses.
02:10Mais ça, c'est très personnel.
02:12Je suis prêt à tutoyer, tout dépend avec qui vous êtes.
02:15– Il y a quelque chose de l'ordre de l'esthétisme
02:17dans ce vouvoiement.
02:18– Oui, ça peut être ça,
02:20ça peut être quelque chose de…
02:22Vous savez, ça, c'est très mystérieux.
02:24Ça fait partie de ces habitudes de langage
02:26qu'on emploie.
02:28Il y a des femmes qu'on tutoie dès le premier jour.
02:31Et d'ailleurs, il y a un livre d'Aragon
02:35qui commence comme ça, je crois.
02:37Il lui a dit « tu » le premier jour.
02:40Enfin bref, donc c'est quelque chose.
02:43Ce n'est pas l'essentiel de la langue française,
02:46mais c'est intéressant sur les habitudes,
02:48disons, sociales et mondaines.
02:50– La première fois qu'Aurélien vit Bérénice,
02:54il la trouva franchement laide.
02:55– Je ne comprends rien.
02:56– C'est l'insipide d'Aurélien,
02:58c'est une phrase d'Aragon.
02:59– J'ai fort à faire.
03:00– Là, je vais remaner la tête.
03:02– Avec un homme comme lui.
03:04– Franchement, bon.
03:06– Et nous sommes donc avec Jean-Marie Rouard,
03:10le petit Larousse illustré.
03:122027 sortira le 20 mai prochain.
03:14Près de 150 mots et 40 personnalités font leur entrée.
03:17Alors, virilisme, est-ce que vous validez ?
03:19– Écoutez, vous savez,
03:21ce n'est pas à moi de valider l'Académie.
03:24À son dictionnaire.
03:25– Est-ce que vous aimez ?
03:25– À son dictionnaire.
03:26– Est-ce que vous trouvez que c'est bien
03:28qu'il y ait des nouveaux mots ?
03:28– Écoutez, tout dépend.
03:30Virilisme, je ne vois pas très l'intérêt,
03:32mais ce n'est pas grave.
03:33Mais ce qu'il faut bien comprendre,
03:36c'est que ces dictionnaires sont des affaires commerciales.
03:40C'est-à-dire, elles ont besoin, chaque année,
03:43de renouveler le stock.
03:44Ce qui n'est pas le cas de l'Académie.
03:46Parce que l'Académie n'est pas une affaire commerciale.
03:48Ça ne vous a pas échappé.
03:49Donc, chaque année, ils rajoutent des mots.
03:55Mais comment naissent les mots ?
03:57Comment naissaient les mots ?
03:59C'est une question qu'on peut se poser.
04:01Et ça, ça a diamétralement changé.
04:04Autrefois, c'était le peuple.
04:07C'était le langage du peuple
04:08et qui arrivait dans le tamis de l'Académie.
04:12Et l'Académie, disons,
04:14acceptait un certain nombre de mots.
04:16C'était l'usage.
04:18Aujourd'hui, c'est complètement différent.
04:20La source de la langue française,
04:22c'est la publicité.
04:24Et ce sont les journalistes.
04:26Donc, ça a complètement modifié les choses.
04:29Et la tendance de...
04:31J'adore le petit Robert.
04:33J'adore le Pierre Larousse.
04:34C'est un très bon dictionnaire.
04:35Ce n'est pas la question.
04:36Mais leur tendance,
04:37c'est d'être au goût du jour.
04:39D'être au goût du jour.
04:40Alors que le goût du jour,
04:41c'est qu'ils prennent des mots.
04:43Voilà.
04:45Bon, j'entends ce que vous dites.
04:47Mais ce qui m'intéresse,
04:47c'est votre avis sur ces mots.
04:49Est-ce que, par exemple,
04:49crush, ça vous plaît ?
04:50Parce qu'il y a des jolis mots, parfois.
04:52Je trouve que crush, c'est pas mal.
04:53C'est R-U.
04:54J'ai eu un crush pour vous.
04:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:56Je suis amoureux de vous.
04:57J'ai eu un petit crush.
04:59Tu as un crush.
05:00Peut-être.
05:01Mais qui dit ça ?
05:02C'est quand même navrant
05:04d'accepter les mots
05:07qui ne sont pas courants.
05:09C'est l'usage.
05:10Avec tout le respect que j'ai pour vous,
05:12c'est pas les journalistes
05:13qui utilisent ces termes,
05:14c'est les gens.
05:15Pardon, dinguerie, crush,
05:16c'est dans le langage courant aujourd'hui.
05:18C'est pas que les journalistes.
05:19Je ne vous parle pas de dinguerie,
05:20je vous parle de crush.
05:22Crush, je ne connaissais pas ce mot.
05:23Vous allez me dire
05:24parce que vous êtes un vieux con.
05:25Oui.
05:26Vous avez une vraie raison.
05:28Sérieusement, les jeunes,
05:30par exemple,
05:30quand ils parlent entre eux,
05:31ils disent
05:31t'as un petit crush poêle.
05:32C'est hyper répandu.
05:35C'est un anglicisme,
05:36c'est le mot anglais.
05:38C'est rajouter un anglicisme
05:41à une langue qui est en train de mourir,
05:43qui est une colonisation américaine
05:46et qui est en train de mourir,
05:47qui va disparaître.
05:48Et dans, je répète
05:49ce que je dis tellement souvent,
05:51dans 30 ans,
05:52vous n'aurez plus de langue française.
05:53Ça serait une langue morte.
05:54Non, on disait ça déjà avant.
05:57Mais c'est pas vrai.
05:58Non, non, non.
05:59Mais ça veut dire quoi ?
06:00Dans 30 ans,
06:01on ne parlera plus français.
06:01Comment ?
06:02On prend un français,
06:04pistol, boomer,
06:05boomer.
06:05Par exemple, boomer,
06:06ça vous plaît ?
06:06Mais c'est encore,
06:07c'est du franglais.
06:08Oui, mais ils sont tellement
06:09responsables de la situation.
06:10Non, non, mais tout ça,
06:10c'est la société qui crée.
06:11Le franglais.
06:12Mais non, c'est la publicité.
06:14Le chachuka,
06:14vous savez ce que c'est ?
06:15Pardon ?
06:15Il y a des mots liés
06:16à la gastronomie qui arrivent,
06:17comme chachuka.
06:18Chachuka.
06:19Chachuka, oui.
06:19C'est un plat de cuisine mijoté
06:21d'origine maghrébine,
06:22mais aussi chai,
06:23thé épicé venu d'Inde,
06:24kadaïf,
06:25pâtisserie filet orientale,
06:26ou encore tataki,
06:28une technique japonaise de cuisson
06:30qui laisse à l'intérieur.
06:32Vous savez qui a apporté
06:33le plus de mots qu'elle est ?
06:34Ce sont les Arabes.
06:36Les Arabes,
06:38plus que les Anglais,
06:39c'est ça qui est étonnant.
06:41Et un grand ramdam,
06:43c'est ce que c'est que le ramdam.
06:44Bien sûr,
06:45mais maboul,
06:45c'est un mot,
06:46paraît-il,
06:46d'origine arabe
06:47qu'a utilisé le président
06:48de la République
06:48la semaine dernière.
06:49Oui, oui.
06:50Donc, il y a beaucoup,
06:51énormément de mots arabes,
06:52un maximum de mots arabes.
06:53Je suis d'accord avec vous,
06:53mais bon,
06:54vous ne me donnez pas vraiment
06:54votre avis,
06:55c'est ça qui m'ennuie.
06:56Trumpisme.
06:57Comment on fait ça ?
06:58Trumpisme.
07:02Franchement,
07:03c'est très facile.
07:04Est-ce que c'est nécessaire ?
07:05Je vous dis,
07:07franchement,
07:08nous avons déjà
07:09un certain nombre de mots,
07:11je veux dire,
07:11franglais,
07:12qui ne sont non seulement
07:13pas nécessaires,
07:13mais qui abîment la langue.
07:15Parce que ce n'est pas seulement
07:16les mots,
07:17c'est la syntaxe.
07:18Et je vais vous donner
07:18un exemple
07:19qui est tout à fait frappant
07:20de notre colonisation
07:23américaine,
07:23et c'est
07:25l'université de la Sorbonne.
07:27Savez-vous comment
07:27on l'a baptisé ?
07:28Non.
07:30Sorbonne Université.
07:31Ce qui est une tournure,
07:33c'est du franglais.
07:34Ce n'est pas de la langue française.
07:37Eh bien, franchement,
07:37voir la Sorbonne
07:38devenir américaine,
07:40franchement,
07:40moins sa menave.
07:41Et l'Académie a publié
07:43là-dessus
07:43un livre formidable,
07:46vraiment,
07:46qu'elle a accouché
07:47un peu difficilement,
07:48ce qui s'appelle
07:49N'ayons pas peur
07:50de parler français.
07:51Mais c'est vrai
07:52que l'exemple,
07:52et là,
07:53je vais dans votre sens,
07:54l'exemple vient de très haut,
07:56puisque le président lui-même
07:58emploie beaucoup de mots
08:00anglais.
08:01For sure.
08:02For sure.
08:03Mais en même temps,
08:05je suis...
08:05Bon.
08:06Mais vous n'aimez pas
08:06l'évolution de la société,
08:07M. Roy ?
08:08Et les mots qui vont avec ?
08:09C'est un petit peu
08:10ce que vous dites.
08:10Mais non,
08:11je n'ai pas les choses.
08:12Ce n'est pas l'évolution
08:13de la société,
08:13c'est la langue française.
08:15La langue française,
08:16c'est un chef-d'oeuvre.
08:17Non,
08:17elle évolue
08:18d'une certaine façon,
08:19mais là,
08:20vous ne voulez pas
08:21la faire évoluer,
08:22vous allez la tuer.
08:23Ce que je vous explique,
08:24il y a un livre
08:24de Jean-Michel de la Comté,
08:26Le français va mourir.
08:27Il a raison,
08:28il a raison,
08:28mais on le dit
08:29depuis un certain temps.
08:30Et d'ailleurs,
08:31c'était annoncé,
08:32c'était annoncé,
08:33tous les écrivains...
08:34La France va mourir.
08:34Non aussi ?
08:35Non.
08:36Tous les grands écrivains
08:37ont dénoncé
08:38cette dérive.
08:39Il y avait,
08:40vous savez bien
08:41le fameux livre
08:41des tiambles,
08:42Parlez-vous franglais ?
08:43Il y avait Cioran
08:45qui avait dit
08:46la langue française
08:46se meurt
08:47et il n'y a qu'un
08:48réfugié des Balkans
08:49comme moi
08:50qui s'en indigne.
08:51Les français s'en foutent.
08:54C'est une dégradation
08:55et je vous verrai.
08:56Ce qui restera,
08:57c'est la langue
08:58qui a été parlée
08:59par les écrivains
09:01et qui est formidable.
09:02Mais autrement,
09:03ça sera comme le grec
09:05qui est une langue magnifique.
09:06C'est une langue morte.
09:07Le français
09:07va devenir une langue morte.
09:09Il nous reste deux minutes
09:10et que vous êtes là.
09:10C'est toujours le moment
09:11d'évoquer cette académie française
09:13qui nous fait parfois rêver
09:15et puis surtout
09:16suscite des interrogations.
09:18Il y a combien de sièges
09:19vacances
09:19ce moment à l'académie ?
09:20Il doit y en avoir quatre.
09:22Moi, je le savais
09:22quand j'étais candidat.
09:24La dernière élection,
09:25c'était celle de Boilem-Sansal ?
09:27C'est celle de Boilem-Sansal, oui.
09:28Comment vous jugez
09:30la campagne de presse
09:31qui se met en place
09:33contre lui ?
09:34Écoutez, moi,
09:34ce que je vois,
09:35c'est sa réception
09:36à l'académie française.
09:38L'académie française
09:39a voté pour lui
09:41à une très large...
09:41Mais vous n'avez pas envie
09:42de le défendre ?
09:43Vous ne trouvez pas odieux
09:44ce qui se passe contre lui ?
09:45Vous savez.
09:46Ce qui est très intéressant.
09:50L'académie de Belgique
09:51l'avait reçu.
09:52Je suis un analyste
09:52de la littérature
09:54puisque c'est mon...
09:55C'est pas très courageux
09:56quand même, Jean-Marie.
09:56Pardon ?
09:57C'est pas très courageux.
09:58Il est attaqué par tout le monde
09:59quand même.
09:59Il est traité de...
10:00Mais quel est l'écrivain ?
10:01Mais c'est un...
10:01Non mais il est traité...
10:17Mais vous voulez à tout prix
10:18me faire entrer
10:19dans des questions politiques.
10:21Je veux vous dire.
10:21Ben oui.
10:22L'académie a joué
10:24un rôle formidable
10:25en les lisant.
10:26En les lisant au bon moment
10:27et non pas au moment
10:28où il était victime,
10:29il était dans les jours.
10:30Vous savez que c'était un problème
10:31qui était ce qu'il s'est posé.
10:33Et d'ailleurs,
10:34donc maintenant,
10:34il a été élu comme écrivain.
10:36C'est vraiment une reconnaissance.
10:37Mais ce qu'il y a
10:38de très intéressant
10:39dans l'affirmation sociale,
10:40c'est qu'en fait,
10:42en quatre mois,
10:43il est passé par toutes les étapes
10:46dans lesquelles passent
10:47les grands écrivains.
10:48Vous regardez la vie
10:49de Romain Garry.
10:50Romain Garry,
10:51en 30 ans,
10:53il passe de la célébrité
10:54et ensuite il est détesté.
10:56Ensuite il remonte.
10:57Et maintenant,
10:58il est au pinacle.
11:00Mais lui,
11:01il a fallu 30 ans
11:02pour voir les variations,
11:05les avatars
11:06de la vie de Romain Garry
11:07qui a été très attaqué.
11:09Ce n'est pas de la même manière.
11:10Mais bon,
11:11c'est votre réponse.
11:12Il n'y a pas de souci.
11:13Je vous pose des questions
11:15et vous répondez
11:15comme vous le souhaitez.
11:17Merci.
11:19En revanche,
11:21sur les candidats
11:22de l'Académie,
11:23comme il reste 4 places,
11:24alors je ne sais pas
11:25en ce moment
11:25qui est candidat à l'Académie ?
11:27Pour l'instant,
11:29on attend
11:31les candidatures.
11:32Tout le monde
11:33peut se présenter.
11:34Moi, je peux ?
11:34Attendez-vous.
11:35Bien sûr.
11:36Je peux, M. Roy ?
11:37Vous n'avez pas besoin
11:37d'avoir eu votre bac.
11:38Vous n'avez pas besoin
11:39d'avoir eu votre bac.
11:39Tout le monde peut se présenter.
11:41Et on peut se présenter
11:42à partir de l'âge
11:43de 15 ans
11:44jusqu'à l'âge
11:45de 90 ans.
11:46Et comment on fait ?
11:46On envoie une lettre.
11:49Au secrétaire...
11:49Non, pas moi.
11:50Je ne suis pas
11:51secrétaire prépétuel.
11:52D'accord.
11:53Tout ça, c'est très hiérarchisé.
11:55Et vous vous présentez.
11:56Et puis,
11:56si vous avez réussi
11:57à séduire...
11:58Mais Pascal,
11:59on vous voit très bien
12:00faire votre campagne.
12:01Vous seriez formidable.
12:02Vous savez très bien
12:03que tout ça n'a pas de sens.
12:04Mais on réfléchit.
12:05Pourquoi ça n'a pas de sens ?
12:06Mais parce que
12:06d'abord,
12:07il faut avoir écrit une oeuvre.
12:08Mais non !
12:09Est-ce que Pierre Mesmer
12:10avait écrit une oeuvre magnifique ?
12:11Pierre Mesmer,
12:12il avait fait Birakiem.
12:13Vous avez vos articles
12:14de journaux
12:15qui seront bientôt
12:16réunis en volume.
12:17Arrêtez, arrêtez.
12:17Ne vous moquez pas.
12:18Vous avez un crâche
12:19sur Pascal Poir.
12:19Non, non.
12:20Ne vous moquez pas.
12:21Mais c'est vrai que,
12:22alors on cite toujours les mêmes,
12:24Modiano n'est pas un fan,
12:25n'a pas envie de venir.
12:26Houellebecq,
12:27je pense qu'il n'a pas
12:28non plus envie
12:28ou l'Académie peut-être
12:29n'a pas envie.
12:30Les grands écrivains
12:31du moment,
12:32Emmanuel Carrère
12:33n'a pas envie non plus,
12:34sans doute.
12:34Pour le sens,
12:35il était un peu gêné
12:36par rapport à sa mère
12:36qui était là.
12:37Les amis de sa mère.
12:38Bon, après,
12:39vous avez effectivement,
12:41c'était bien
12:42le journaliste du Figaro
12:44et notre ami Éric Neauf
12:45qui a été élu
12:46et c'est une plume
12:47intéressante,
12:48Éric Neauf,
12:49parce que c'est aussi
12:50un homme de culture.
12:52Vous avez également
12:53le dramaturge
12:55Florian Zeller
12:56qui a été élu
12:57et ça,
12:58c'est une bonne chose
12:58parce que ça rajeunit
13:00et puis c'est des gens
13:00de talent.
13:01Mais pourquoi vous les rajeunir ?
13:03Qu'est-ce que vous avez
13:03contrôlé ?
13:04Parce que c'est pas mal
13:05de donner un petit peu
13:07de nouveauté.
13:07Je plaisantais.
13:08Quand je dis rajeunir,
13:09de nouveauté,
13:09de nouveauté.
13:10Bon, il n'y a pas
13:10beaucoup de femmes, hein ?
13:12Non, mais il n'y en a
13:13pas beaucoup d'écrivains,
13:14femmes.
13:14Il y en a de plus en plus.
13:15Oui, il n'y en avait pas avant
13:16donc il y en a forcément
13:17de plus en plus.
13:19Si je vous avais prévenir
13:20pour que je dise du mal
13:22de l'Académie.
13:22Mais pas du tout,
13:23je vous demande
13:24de quelles sont les candidatures
13:25très importantes.
13:26C'est ce que disait Napoléon.
13:27Il disait
13:28« La gratitude
13:28est le plus vilain défaut du cœur ».
13:31C'était Le Meilleur
13:35de Pascal Praud et vous
13:36que vous retrouverez
13:37pour la dernière de l'été.
13:39Demain, de 15h à 16h
13:41sur Europe 1.
13:42Dans un instant,
13:43Punchline,
13:43une heure d'information,
13:45d'analyse et de débat
13:46animée par Thomas Bonnet.
13:47Bonne fin de journée à tous.
13:4816h-18h.
13:50Pascal Praud
13:51sur Europe 1.

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