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  • il y a 8 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:06Evidemment que j'ai entendu vos blagues là-dessous, ils me demandent si j'ai entendu ces blagues.
00:11Vous faites le sourd parfois.
00:12Mais je fais le sourd parce que, c'est quoi le proverbe ?
00:17Il n'est de meilleur sourd celui qui ne veut pas entendre, ça ne doit pas être ça.
00:21Non, elle n'est pas mal celle-là, on la garde.
00:23Enfin il y a quelque chose comme ça.
00:24C'est pas mal, bravo.
00:25Il y a quelque chose comme ça.
00:26On est avec Reda Bellage et vient d'arriver également Mathieu Vallée qui est le député du Rassemblement National.
00:33Bonsoir Pascal.
00:34Bonjour.
00:34D'ailleurs, c'est assez intéressant, Reda va rester quelques secondes avec nous.
00:37Ce qui est frappant dans cette séquence, et là je voudrais que vous me donniez votre analyse politique,
00:44le Rassemblement National semble monter, ce qu'on peut comprendre,
00:48parce qu'il y a un désir d'ordre et de sécurité et vous pouvez l'incarner aujourd'hui.
00:54En revanche, il semblerait que Jean-Luc Mélenchon profite également de la séquence.
01:00Et ça, ça peut étonner davantage, parce que c'est le parti du chaos,
01:06et on sait que, je ne dirais pas qu'il encourage les casseurs bien évidemment,
01:13mais on peut imaginer un continuum entre les revendications de la France insoumise et ce qui peut se passer sur
01:19le terrain.
01:19Quelle est votre analyse ?
01:21C'est très clair.
01:22Jean-Luc Mélenchon, lui, a sa nouvelle France, et nous, c'est la renaissance de la France.
01:26Donc ceux qui veulent une nouvelle France, c'est où il y a le chaos, la violence et la brutalité,
01:31ils votent pour Jean-Luc Mélenchon.
01:32Ceux qui veulent la confiance, l'espérance et un avenir que nous, nous faisons sur des propositions
01:37à un programme sérieux, budgété et fiable, ils voteront pour Marine Le Pen.
01:41Nous, on ne veut pas deux France, on veut une seule et unique France, celle de la France éternelle qu
01:45'on a toujours défendue,
01:46et celle que nous voulons reconstruire avec les Français.
01:48Et on ne les oppose pas, ni par rapport à une couleur de peau, ni par rapport à une religion,
01:52ni par rapport à un conflit israélo-palestinien, ni par rapport à la haine du flic, ni par rapport à
01:56la haine du juif.
01:57Donc voilà, tout ça, c'est la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon.
02:00Moi, toute ma vie, j'ai combattu pour défendre la République.
02:03Bah oui, mais dites-moi la France insoumise, avant d'avoir ses fesses assises à l'Assemblée nationale,
02:07et à s'habiller parfois comme des moins que rien, et à vociférer, qu'est-ce qu'ils ont fait
02:11avant dans leur vie ?
02:12Ce n'était pas vraiment ma question, mais c'est votre réponse.
02:14Reda Bellag...
02:14J'ai entendu se passer sur CNews poser la même question à Laurent Lavalette, donc du coup je ne suis
02:18pas en rattrapage là.
02:19Non, j'ai posé la même question.
02:21Bah oui, vous l'avez dit que Marine Le Pen montait et que vous voulez savoir...
02:24Mais vous avez raison, hein !
02:25C'était pas exactement la même question, mais...
02:28J'étais en train de manger le croissant en même temps, mais j'ai peut-être été un peu distrait.
02:31À 9h le matin, vous mangez le croissant ?
02:33Bah avec un petit café !
02:34Il est 17h06,
02:35Il était 17h06, on est avec Reda Bellag...
02:38Parlons politique deux secondes Reda Bellag...
02:40Le ministère de l'Intérieur, j'ai le sentiment que les syndicalistes qui passent sur les plateaux
02:48sont plutôt satisfaits depuis le 17 octobre d'une forme de reprise quand même en main du...
02:58non pas des policiers, mais du système quoi.
03:02Il tient aussi, on a donné les moyens, on a remis en place des centaures par exemple.
03:07J'ai le sentiment qu'on vous a plus donné les moyens qu'avant le 17 octobre.
03:11Est-ce que je me trompe ?
03:12Non, c'est juste, je pense que la politique sécuritaire elle a un peu plus changé.
03:16Au début c'était, ne sortez pas les LBD, ne sortez pas les grenades, n'intervenez pas sur les blocus
03:22sauf instruction du commandement,
03:24et ne débloquez pas sans instruction du commandement.
03:27Ils se sont rendus compte que face à certains, et ce n'est pas tous les lycéens,
03:31certains individus ou certains lycéens qui étaient assez violents,
03:35en fait il n'y a pas 36 000 solutions, il fallait faire preuve de fermeté.
03:39Donc ça je pense qu'ils l'ont compris, donc on fait preuve d'un peu plus de fermeté.
03:43Mais je rappelle qu'au passage depuis, il n'y a pas eu ou il y a eu très peu
03:47de blessés graves du côté des individus qui nous étaient hostiles,
03:51et c'est peut-être pour ça que c'est quand même...
03:52Et moi je n'oublie pas, et ça nous a marqués tous, les propos du Président de la République qui
03:57nous a demandé de faire preuve d'empathie, de pédagogie,
04:00alors que nous on se prenait des cocktails Molotov.
04:03Et moi je trouve ça vraiment triste, je trouve ça même grave que le Ministre de l'Intérieur,
04:09qui après le 17 octobre, ait reçu les lycéens.
04:14Alors que nous, on a eu les forces de l'ordre, 2000 blessés, plus de 2000 blessés.
04:18Il ne vous a pas reçu ?
04:19– Mais il a quand même apporté son soutien, je sais qu'il l'a dit dans le...
04:22– Oui mais attendez, c'est bon, les tweets c'est pas ça qui va...
04:25– Donc vous aimeriez par exemple que les syndicalistes, vous pourriez imaginer que les syndicalistes...
04:30– Alors moi je ne demande plus rien, j'ai compris que ça ne servait à rien de demander.
04:33Vous savez le jour où j'étais sur votre plateau ici, et que le lendemain, le dimanche de la finale
04:39de la Ligue des Champions,
04:41où le Ministre de l'Intérieur et le Préfet de Police en personne, ont dit qu'on a maîtrisé, contrôlé
04:45la situation,
04:46alors qu'il y avait 250 forces de l'ordre blessés, moi j'ai compris qu'il fallait que je
04:50demande plus rien.
04:51C'est pas possible en fait. Moi je ne peux pas accepter ça.
04:53Et moi j'ai été déçu parce que j'ai trouvé que c'était un très très bon Préfet de
04:56Police.
04:58Mais après, putain il a été flic avant quoi, il sait ce que c'est quoi, il sait ce que
05:03c'est que se prendre des pavés.
05:05Et donc là vous êtes dans un monde politique, c'est pour ça que moi je n'aime pas faire
05:07de politique,
05:08parce que c'est un maker en fait, tout le monde utilise tout le monde, tout le monde veut faire
05:11entendre à tout le monde ce qu'il veut entendre.
05:13Et puis nous par contre, on n'a pas le droit à ça en fait, on n'a pas le
05:16droit d'être protégés, et on est toujours au milieu de l'échiquier politique.
05:19Vous remarquerez que ces derniers temps, ce sera ma parenthèse politique, très peu de politiques prennent la parole.
05:26Si très peu nous soutiennent, dans nos actions, certains, bah la police tue, on sait qui c'est,
05:32on se fait attaquer quand on se blesse et à cause de trombones, on voit pas les mêmes images,
05:36mais il y a certains politiques et voilà après je sais pas comment ça va se finir mais...
05:42Les policiers sont politisés ?
05:44Honnêtement non, alors moi déjà mon syndicat en tout cas n'a jamais appelé à...
05:49Non mais ce que je veux dire c'est qu'ils vont voter par exemple, ce sont des gens qui
05:52votent les policiers ?
05:53Bien sûr, ce sont des gens qui votent, comme tout le monde.
05:55Mais nous, moi...
05:57Les gens ils ont du mal avec une chose, je vais vous dire quelque chose,
05:59les gens ils ont du mal avec le fait qu'ils n'acceptent pas que la police, elle soit l
06:04'image de la société.
06:05Il se crée une vision de la police qui les arrange bien.
06:08Les policiers, ils sont pas parfaits, chacun a sa manière de penser.
06:12Ce qu'il faut regarder, c'est qu'au moment où il fait une intervention, un contrôle, il n'exerce
06:18pas sa pensée.
06:20C'est-à-dire qu'il se conduit comme un policier quelle que soit la personne qu'il va contrôler.
06:24Et ça dans la police c'est ce qui se passe.
06:25Quand on vous parle de contrôle au faciès, c'est ça qu'ils veulent envoyer comme message les gens.
06:30C'est-à-dire que nous, on nous accuse de contrôle au faciès.
06:33Excusez-moi, moi comme je dis, j'ai travaillé à Saint-Maur, j'ai travaillé à Champigny, j'ai travaillé
06:37dans des endroits où...
06:39Excusez-moi, c'est pas moi qui me suis levé un matin et qui dit je vais mettre les rebeux...
06:43Excusez-moi, je parle un peu banlieue, les rebeux, les rhônois, les chinois dans tel quartier.
06:47Bah à Champigny, je contrôlais 80% des gens que je contrôlais, c'est des gens issus de l'immigration.
06:51Quand j'étais à Saint-Maur, 90% des gens que je contrôlais c'était des blancs, voilà.
06:55Et je faisais pas de contrôle au faciès, j'essayais d'être juste avec tout le monde, de la même
06:59manière que le gars qui va brûler feu rouge, qu'il soit noir ou blanc, je le contrôlerais pareil.
07:03Après, le problème c'est qu'aujourd'hui, le 17 octobre, c'est le cumul en fait de, à mon
07:10sens, trop de gentillesse.
07:12Trop, trop, trop de gentillesse en fait, vous avez été trop gentil avec ces gens-là.
07:15Aujourd'hui, en France, vous faites ce que vous voulez.
07:17Vous voulez bloquer un lycée, vous avez 14 ans, vous avez tous les droits de bloquer un lycée.
07:2115 ans, 16 ans, peu importe, c'est pas grave.
07:23Aujourd'hui, j'ai encore vu ce matin des parents, et encore hier, des parents qui faisaient des chaînes humaines
07:27pour nous empêcher de faire notre travail, comme si on allait sauter sur leurs enfants.
07:32Mais débrouillez-vous en fait, éduquez vos enfants, par contre n'allez pas pleurer, parce que c'est ce qui
07:36se passe.
07:36Là, on voit les députés d'Elefi qui envahissent les commissariats de l'Île-de-France pour aller vérifier comment
07:44vont les gardes à vue.
07:44Par contre, je ne vois pas beaucoup de politiques, peut-être deux, je crois que c'est...
07:48Alors, je ne fais pas de politique, mais je sais qu'il y a M. Rétailleux, je crois qu'il
07:51a visité un commissariat, M. Bardella.
07:53Mais je n'ai pas vu beaucoup de politiques aller visiter des collègues, aller voir les policiers dans les commissariats
07:59pour voir comment était l'état des troupes.
08:01Parce que ces gens-là, à ce que je sache, ils vont se présenter bientôt aux présidentielles.
08:05Et ce que nous, on attend, les policiers, parce que là, je ne sais pas si l'institution tiendra jusqu
08:09'aux élections présidentielles,
08:10mais ce qu'on attend, c'est du soutien, du soutien pas que par les paroles, mais aussi par les
08:15actes.
08:16– Merci. Merci beaucoup, Réda Belladj. D'abord, c'est vrai que les gens vous connaissent aujourd'hui,
08:22il y a ce que vous dites sur le fond, et puis il y a la manière dont vous le
08:24dites, et il y a une forme d'émotion dans ce que vous dites.
08:27– J'ai toujours été comme ça. Vous savez, M. Vallée, on se connaît parce que c'était mon ancien
08:32chef de service,
08:32on n'a pas du tout les mêmes idées, mais je le respecte en tant que commissaire.
08:39Après, en tant que syndicaliste, on n'avait pas du tout les mêmes idées.
08:42En tant que politique, alors pas du tout, mais moi je ne donne pas les miennes.
08:45Mais c'est ça que les gens ne comprennent pas.
08:49Vous pouvez très bien, il n'est plus policier, mais vous pouvez très bien avoir dans la police un Mathieu
08:53Vallée,
08:53et vous pouvez très bien avoir un rédabélage.
08:56Et je ne vais pas dire de gros mots, mais voilà.
08:59En tout cas, la France, elle est belle, et la police, elle est belle, et elle est multiculturelle, et multireligieuse,
09:05et elle est Bénéton, si je puis dire.
09:09– Merci beaucoup. Alors, Bénéton, c'était une publicité.
09:12– Oui, ça existe toujours, Bénéton, d'ailleurs.
09:15– Ah, je ne sais pas.
09:15– Oui, oui, ça existe toujours.
09:16– Avec la publicité.
09:18– Il y avait effectivement…
09:19– United Cards of Bénéton.
09:21– United Cards of Bénéton.
09:22– C'est une marque de vêtements Bénéton.
09:23– Bien sûr, et c'était très à la mode dans les années 80, Bénéton.
09:27Il y avait vraiment, tout le monde avait son petit pull jaune, son débardeur jaune.
09:31Parce que la mode du débardeur n'existe plus, mais elle a eu…
09:35– Si, le débardeur, l'été, bien sûr que si, avec une petite veste.
09:38– Non, non, non, attention, ça cartonne, les débardeurs, ça peut être un élément de mode.
09:42– Non, je pense que vous ne comprenez pas le débardeur, le pull débardeur sans manche, c'est ça.
09:47– Oui, oui, débardeur, bien sûr.
09:49– Attendez, attendez, vous avez dit que ça n'existait plus du tout.
09:52– Oui, j'en vois plus.
09:53– Sortez un peu.
09:54– Et c'était le jaune, une sorte de jaune.
09:56– Pascal, vous avez dit le pull débardeur, j'ai pas compris.
09:59– Oui, c'était un pullover, c'est un chandail sans manche, qu'on appelait un débardeur.
10:04– Ah non, mais j'ai jamais vu ça.
10:05– Je vais regarder.
10:06– Mais c'est ce que je vous dis, mais vous portez un chandail de temps en temps ou pas
10:10?
10:10– Un chandail ?
10:12– Je ne sais pas ce que c'est déjà.
10:13– Non, mais ça existe toujours.
10:14– Dans le même mot.
10:18– Qu'est-ce que c'est ?
10:19– Vous ne savez pas ce que c'est qu'un chandail ?
10:21– C'est un pull à l'ancienne.
10:23– Non, mais c'est pas un pull à l'ancienne, c'est un pullover.
10:25C'est un chandail, c'est un pullover.
10:27– Oh, c'est ce que mettent les rédacteurs en chef parfois, oui.
10:30« Où tu mets une chemise par-dessus ? »
10:32Ouais d'accord, c'est pour les vieux messieurs ça, c'est pas pour moi.
10:35– Il est 17h14, à tout de suite et on est avec Mathieu Vallée.
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