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  • il y a 15 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Je ne peux que souscrire, je ne dis pas que je suis tout à fait d'accord avec vous, surtout
00:04notamment lorsque vous dites que l'effort de l'ordre soit réduit à l'image de ceux qui matraquent la
00:12jeunesse, je ne dirais pas qu'ils matraquent la jeunesse, et hélas, ils sont obligés de répondre, les pauvres, les
00:17policiers, ils sont en difficulté, mais peu importe, ce message politique que vous avez me paraît intéressant.
00:23Je pense qu'en fait, il y a peut-être une méprise dans le sens de ce qui matraque la
00:30jeunesse, parce que dans ce petit passage de mon poème, je défendais, je défends la police, parce qu'aujourd'hui,
00:39moi, ce que j'entends beaucoup, c'est oui, les policiers ne nous ont pas défendus, les policiers, comment dirais
00:45-je, ont tapé sur la jeunesse.
00:48Non, mais moi, j'ai vu des policiers qui étaient complètement démunis face à une violence qui a été extrême.
00:56Je ne sais pas si c'est la lecture ou c'est l'écriture du...
00:58Et ces jeunes gens, quel regard vous portez sur eux ? Qu'est-ce que vous avez envie de leur
01:02dire ?
01:03Moi, ce que j'ai envie de leur dire, c'est que leur colère, leur révendication, leur situation, comment dirais
01:12-je, sociale, n'expliquent pas le désastre, n'expliquent en rien la terreur qu'ils ont semée dans nos vies.
01:20Les stigmates qu'ils vont laisser sur chacun d'entre nous, les stigmates qu'ils vont laisser sur mes équipes
01:25qui, aujourd'hui, dorment mal la nuit,
01:28qui passent en boucle ces images d'une violence extrême.
01:32Mais vous avez le sentiment qu'ils le comprennent ? Vous avez eu des échanges avec eux ?
01:36Moi, je n'ai pas eu d'échanges avec eux, mais en tout cas, je les ai vus.
01:39Vous savez, le soir, quand je me suis rendue dans ma boutique pour constater les dégâts entre mon logement parisien
01:50et Place de la République,
01:52je marchais environ une demi-heure le soir, il devait être 23h avec mon mari.
01:56Je les voyais, ils s'étaient gagoulés, ils riaient avec leur portable.
02:01Mais vous êtes inconscient, j'étais en colère.
02:06Vous voyez, j'étais en colère.
02:08Ma colère était légitime, mais à aucun moment je m'en suis prise à eux.

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