00:03Et si vous nous rejoignez à l'instant, on est avec Kamel et c'est intéressant d'écouter Kamel parce
00:08que Kamel parle d'un temps évidemment lointain, il est né dans les années 80, en 1980 à Marseille, il
00:14parle de la ville de Marseille, des quartiers dans lesquels il vivait, Bellevue, et il dit une chose qui est
00:20vraiment intéressante, j'y suis retourné l'autre jour et je n'ai pas reconnu l'endroit où je suis
00:26né.
00:27Donc ça, ça m'intéresse. Qu'est-ce qui a changé et qu'est-ce que vous n'avez pas
00:32reconnu Kamel ?
00:34Le problème c'est que le quartier s'est de plus en plus dégradé. Donc déjà de une.
00:39Mais qui le dégrade ? C'est des habitants ou c'est parce qu'on n'est pas assez de
00:42moyens ?
00:43Non non, écoutez monsieur Pro, j'ai pas ma langue dans ma bouche moi, vous savez, je dis les choses
00:50comme je le pense.
00:51J'espère que vous avez votre langue dans votre bouche quand même.
00:54Non non, mais je vais vous dire, vous donnez la parole aux gens, on est d'accord.
01:00Vous êtes pour la liberté d'expression, même si des fois elle est un peu censurée à droite à gauche,
01:04mais bon, vous vous la donnez.
01:06Qu'est-ce qui a changé ?
01:08Le quartier, il a changé, pourquoi ? C'est malheureux de le dire, il y a une émigration qui est
01:13arrivée, où à mon époque elle n'y était plus,
01:15qui a remplacé, il y a eu un remplacement dans ce quartier, j'ai pas peur de vous le dire,
01:20de la communauté, on va dire, comorienne.
01:24Et tous les gens que j'ai connus, moi étant petit et étant gamin, les gens de ma génération, je
01:29les vois plus.
01:29Je vous ai expliqué tout à l'heure que dans mon quartier, il y avait deux parties, le quartier il
01:33est grand, c'est une grande cité.
01:35Ce quartier-là, il y avait des petits immeubles de cinq étages, c'était beaucoup de gens d'Italiens,
01:41pas de gens qui venaient de Pieds-Noirs, des Marocains, des Algériens, mais des gens qui travaillaient, la génération de
01:48mes parents.
01:49Et il y avait des grands ensembles d'immeubles, où là, c'était le côté qui était le plus insalubre,
01:54où les gens se foutaient complètement de l'entretien de l'immeuble, ça jetait des poubelles par les fenêtres, c
02:00'était dégueulasse.
02:01Mais nous, on habitait dans les petits immeubles, donc tout était entretenu.
02:04Là, je suis allé samedi, je veux dire, on est lundi, j'y étais samedi, et je suis pas allé
02:09que samedi, il y a 15 jours j'y étais aussi.
02:12Le côté qui était entretenu, on va dire, et qui était même en copropriété privée, c'était pas des HM
02:17à l'époque, c'est devenu pourri.
02:21Il y a un commissariat à l'entrée du quartier.
02:23Moi, j'allais à l'école maternelle, il y a un commissariat à l'entrée du quartier qui était à
02:26côté.
02:28Le commissariat est barricadé.
02:30J'ai dit, mais on se croirait à Bagdad, avec du béton, des gros portails, et je dis, mais qu
02:38'est-ce que c'est ce commissariat ?
02:39Le commissariat est barricadé.
02:42– Et c'est marrant parce que cette réalité, elle n'est pas montrée.
02:46C'est ça que vous connaissez sans doute, Stanislas Godon vous écoute, vous connaissez sans doute ce commissariat, j'imagine,
02:51à Marseille qui est barricadé ?
02:52– Bien sûr, ben oui, je le connais, parce que quand on était gamin, qu'on était à la maternelle,
02:56par exemple, je vous donnais un exemple tout bête.
02:58Bon, mon père, il avait son commerce et ma mère, elle travaillait des fois d'après-midi.
03:02Ben, quand l'école est finissée, ben la tata, on appelait ça les tata, les HM maintenant,
03:07et ben nous amener, la directrice de la maternelle, nous amener au commissariat, nous faire garder une heure au commissariat,
03:13on nous donnait des bonbons, on nous donnait des bouteilles d'eau, par l'officier de police qui était à
03:19l'accueil,
03:19pour éviter qu'on soit à la rue, quoi, parce qu'il n'y avait personne à la maison.
03:22– Bon, merci, Kamel, du témoignage, merci, Kamel.
03:27– J'aimerais un truc, excusez-moi, je vais vous dire un truc, je vous l'ai déjà eu au
03:30téléphone et tout,
03:31vous savez, bon, moi, il y a beaucoup de choses, je ne suis pas d'accord avec vous, mais ça
03:33ne m'empêche pas de…
03:36Moi, je suis de la génération que je vous voyais à téléfoot, voilà.
03:39Je ne suis pas de la génération de maintenant où on vous voit à CNews, où on vous voit…
03:43Des fois, vous m'énervez à CNews, pas vous, vos chroniqueurs et tout.
03:47– Non, mais c'est les droits de vous énerver, hein !
03:49– Je dis, allez, ah putain, il m'énerve, c'est bon, je change.
03:51Et je passe à BFM, et BFM, il m'énerve, je repasse sur vous.
03:55Je vous jure, c'est pas des conneries.
03:57Mais moi, il y a un truc que j'aimerais qu'on fassiez, ne serait-ce qu'une fois dans
04:00votre émission,
04:02parce qu'on a de gros problèmes en France.
04:03Le vivre ensemble, je crois qu'il n'existe plus.
04:06Et j'aimerais qu'on parle aussi des jeunes comme de ma génération.
04:12Il y a beaucoup de jeunes qui s'en sortent dans les quartiers, qui ont monté des affaires,
04:15qui ont monté de leur entreprise, qui sont devenus policiers, avocats, médecins, vous voyez.
04:21Qu'on donne la parole à des jeunes qui ont réussi,
04:24et qui savent, qui ont eu, voilà, qui s'en sont sortis dans la vie.
04:29Et pas montrer que le côté...
04:31Mais il n'y a pas que vous, hein !
04:32Moi, j'accuse tous les médias.
04:34On ne montre que le côté noir, noir, noir, noir.
04:37Et c'est fait exprès, parce que...
04:38Non mais vous êtes...
04:40Franchement, vous vous êtes extraordinaire.
04:41Moi, je veux bien...
04:42Vous viens de m'expliquer que vous n'avez pas reconnu la cité.
04:45Vous-même offrez un témoignage hallucinant sur cette période.
04:49Et vous me dites après que je montre le côté noir.
04:52Mais alors ça, ça, je ne peux pas vous dire autre chose, Kamel.
04:54Vous me sidérez.
04:55Mais c'est vous-même qu'en parlez, ce n'est pas moi.
04:58Moi, je ne connais pas la cité Bellevue.
05:00Vous dites que vous ne l'avez pas reconnu.
05:01Je vous en parle, M. Pro, je vous en parle parce que vous me posez la question.
05:04Ah non, mais vous êtes...
05:06Mais alors vous, vous avez inventé la mauvaise foi, Kamel.
05:10Ah non, non, non.
05:11La vérité, il n'y a qu'une...
05:12Je n'ai pas de mauvaise foi.
05:13Il n'y a qu'une chose, moi, qui m'intéresse.
05:14Je dis toujours, il n'y a qu'une chose qui m'intéresse en tant que journaliste.
05:17Le mot est un peu pompeux, c'est la vérité.
05:19Mais la vérité, elle a multiples facettes.
05:21C'est pour ça que le mot est pompeux.
05:23Ce qui m'intéresse, c'est de témoigner de la réalité.
05:25D'ailleurs, je préfère la réalité au mot vérité.
05:27Donc, ce que vous venez de dire, c'est un témoignage.
05:29Vous l'apportez, ce témoignage.
05:31Cela dit, je suis d'accord avec vous,
05:32c'est que nous devrions parler parfois des trains qui arrivent à l'heure
05:36et des choses, en tout cas, plus positives.
05:38Là, j'entends ce que vous dites et j'essaye d'ailleurs souvent de le dire.
05:41Parlons de choses positives.
05:42Il est 16h59.
05:43Merci, en tout cas, Kamel.
05:45Merci, merci.
05:47Stanislas Godon, vous écoutiez avec intérêt.
05:49Vous connaissez ce commissariat de Marseille, précisément ?
05:52Pas plus que ça, mais par contre, ce que je peux vous dire,
05:54c'est que Marseille, ça a été très compliqué les dernières semaines.
05:57Là, samedi, on a des collègues, notamment,
05:59qui s'occupent de la sécurisation des transports.
06:02Ils ont été encerclés, poursuivis.
06:04Il y a eu 18 collègues blessés.
06:06La semaine d'avant, c'était un collègue qui a été poursuivi,
06:09frappé à coups de marteau à la tête.
06:11Voilà un peu aussi la réalité.
06:13Alors, je veux bien qu'on parle un peu de choses
06:15qui sont plutôt joyeuses
06:16et tant mieux si on peut le faire.
06:18Mais nous, de notre côté, de ce que l'on vit aujourd'hui,
06:21notamment à Marseille, avec surtout,
06:23et c'est ça qui nous inquiète un peu,
06:24mais je l'avais déjà dit,
06:25la bulle de délinquance et de criminalité des mineurs
06:28qui a explosé.
06:29Et les mineurs, d'il y a quelques années,
06:31sont devenus les jeunes majeurs
06:32qui gonflent évidemment toutes les statistiques,
06:35notamment en matière de violence.
06:36Je rappelle ce dernier chiffre.
06:38Les tentatives d'homicide, c'est plus 98%
06:41en l'espace de 9 ans.
06:43Et la part des mineurs de 10-17 ans
06:45est de 13% en 2025.
06:47Je crois qu'il y a un peu d'urgence
06:49à traiter ce problème-là.
06:50Comme il nous reste quelques secondes
06:51avant 17h et qu'on va vous libérer à 17h,
06:54je voudrais qu'on écoute Emmanuel Macron
06:55toujours à Marseille.
06:56Aujourd'hui, pas normal que notre pays...
06:58Que dites-vous ?
06:59Faut pas faire ça.
07:00Faut pas écouter Macron trois fois
07:01dans 45 minutes.
07:02C'est dur pour les oreilles.
07:03Non, mais dites-donc...
07:08Mais Stanislas Godon, vous vous lâchez.
07:12Dites-moi...
07:12Bon, écoutons le président de la République.
07:14C'est pas normal.
07:15Qu'à six mois d'une élection présidentielle,
07:17notre pays soit dans cet état d'ébullition.
07:19Il y a des gens qui se réjouissent du désordre.
07:21Moi, non.
07:21Donc, plus jamais le 17 octobre.
07:23Le 24 octobre est un modèle.
07:25On a tenu.
07:25Et c'est ce qu'on continuera de faire.
07:27Donc, il y a un travail politique et social
07:29qui est mené par le gouvernement
07:30pour répondre aux aspirations légitimes,
07:32pour calmer les gens.
07:33Il y a normalement un débat présidentiel
07:35qui doit se faire pour qu'on ait des élections.
07:36C'est parce qu'il y a des élections
07:37qu'il n'y a pas de violence.
07:38C'est ça une démocratie.
07:40Il faut le rappeler aux gens.
07:40Mais on continuera de tenir
07:42à la fois samedi,
07:44le 5 novembre,
07:45pour la journée de mobilisation sociale
07:48et les samedis qui suivront.
07:50Si on fait bien notre travail collectivement,
07:52c'est un mouvement qui va se calmer
07:53parce qu'on répondra aux attentes légitimes
07:55et parce que l'ordre sera tenu.
07:57Et on continuera de tenir les positions
07:59pour que le calme demeure.
08:01Emmanuel Macron, à Marseille,
08:04c'était aujourd'hui.
08:04Et puis alors,
08:05puisque vous l'avez demandé,
08:07Stanislas Godon,
08:08expressément pour vous,
08:09jamais 304,
08:11comme on dit chez Peugeot,
08:12écoutez Emmanuel Macron.
08:14Les réseaux sociaux jouent un rôle
08:16dans cette affaire, à coup sûr.
08:17Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties
08:20parce qu'ils polarisent,
08:22parce qu'ils créent une espèce de sidération
08:24devant les scènes de violence,
08:25parce qu'ils sont pour certains
08:26des instruments de mobilisation du pire.
08:29Ils ont été utilisés,
08:30en particulier le 17,
08:32pour faire venir des jeunes
08:34ou des moins jeunes
08:35sur les lieux de délinquance,
08:37d'attaque, de pillage.
08:39Et parce qu'il y a une forme
08:40de déréalisation de la violence
08:41qui se passe sur ces réseaux sociaux.
08:43Alors ça, c'est un sujet, Laurent Tessier.
08:45On va lancer le sujet
08:46entre 17 et 18 heures.
08:48Est-ce que les réseaux sociaux
08:50abîment la démocratie ?
08:52Je pense qu'il a raison.
08:53Je pense qu'il a raison.
08:55Et abîment,
08:57au-delà de la démocratie,
08:58abîment le débat,
09:00abîment la polarisation.
09:01On a parlé tout à l'heure
09:02de la pureté dangereuse.
09:03Tout ça est vrai.
09:05Mais les réseaux sociaux ont aussi,
09:07et c'est ça qui est un peu complexe,
09:09ils sont aussi une manière
09:10de faire entendre certaines lois
09:13qu'on n'entendrait peut-être pas autrement.
09:16Mais si on considère
09:17que les réseaux sociaux
09:19abîment la démocratie,
09:20il faut les interdire.
09:21Il faut les interdire.
09:23Autrement,
09:24il faut être logique.
09:25C'est toujours la même chose
09:26avec Emmanuel Macron.
09:27Si vous considérez
09:28que ça abîme la démocratie,
09:29vous l'interdisez.
09:30Voilà,
09:31vous suspendez Twitter,
09:32X, Snapchat,
09:34TikTok,
09:35etc.
09:36Mais ça,
09:38évidemment que vous...
09:38Mais pour tout le monde ?
09:41Quand on interdit,
09:42c'est pour tout le monde.
09:42Oui,
09:42c'est pas simplement...
09:44Les émeutiers,
09:45vous n'avez pas le droit
09:45d'écouter Twitter et TikTok.
09:47Il n'y a plus de réseaux sociaux.
09:48C'est ce que vous dites,
09:49du tout.
09:49C'est un fléau,
09:51les réseaux sociaux.
09:52Ça me paraît...
09:53Non mais,
09:53il faut être cohérent
09:55avec soi-même.
09:56Si on considère
09:57que ça abîme
09:59la démocratie
10:00et que ça la met en péril,
10:02il faut les annuler.
10:03De la même manière
10:04qu'on les régulait.
10:07On les régulait.
10:09avec une seule chose,
10:09mais visiblement,
10:10ça ne serait pas...
10:11C'est impossible,
10:12c'est l'anonymat.
10:13Mais, par exemple,
10:13on interdit des groupuscules
10:15d'extrême-mêmes
10:16et d'extrême-droite.
10:17Parce qu'on considère
10:18qu'ils sont un ange.
10:19Alors, je dis ça,
10:20je sais très bien
10:21qu'il n'y a aucune chance,
10:22je ne vois pas,
10:22même techniquement,
10:23ça serait quand même
10:23très difficile.
10:24C'est pour ça que ça m'a surpris.
10:25Mais, je le dis,
10:26je rebondis
10:27sur ce que dit
10:28le président Macron.
10:29Parce que,
10:30il le dit,
10:30mais il ne prend pas
10:32derrière
10:32la décision
10:34qu'on pourrait prendre.
10:36mais vous,
10:37vous le mesurez.
10:38Vous mesurez bien
10:38que les réseaux sociaux
10:39ont complètement changé
10:40la donne.
10:40Bien sûr,
10:41et puis on les surveille.
10:42C'est d'ailleurs
10:43ce qui fait la mobilité
10:44et l'appel
10:44au dernier moment,
10:46notamment,
10:46pour commettre
10:47des exactions
10:48sur le territoire.
10:50Mais, oui,
10:51il faudrait réguler.
10:52Puis,
10:53je le redis,
10:54il faudrait aussi
10:54qu'il y ait des mesures
10:55qui soient prises,
10:56par exemple,
10:57de tous ceux
10:58qui sont coupables
11:01d'émeutes,
11:01de guérillas urbaines,
11:03d'atteintes
11:03envers les forces de l'ordre.
11:04Vous savez que
11:05dans le code pénal,
11:05il existe une peine
11:06complémentaire
11:07d'interdiction
11:07de participer
11:09à des rassemblements
11:09ou des manifestations.
11:10Il faudra qu'on m'explique
11:11pourquoi c'est jamais prononcé.
11:13Merci beaucoup,
11:14Stanislas Godon.
11:15C'est toujours un plaisir
11:17de vous voir.
11:18En même temps,
11:18quand vous êtes là,
11:19je dis ça parfois
11:20aux médecins du Covid,
11:22c'est pas bon signe.
11:24C'est qu'il y a
11:24une actualité
11:25qui est lourde.
11:27Exactement,
11:27qui est lourde,
11:28comme vous le dites
11:29très justement.
11:31J'adore que je complète
11:32vos phrases.
11:33Voilà,
11:34bah oui,
11:35j'ai complète.
11:36C'est un tandem,
11:38c'est Stone et Charvenne.
11:41Pierre Vesquela,
11:42merci à Stanislas Godon.
11:43On essaye malgré tout
11:44de garder un peu de légèreté
11:45et ce n'est pas facile
11:47dans ce monde.
11:48Vous savez,
11:48je peux venir aussi
11:48pour parler de tout le travail
11:50que font les policiers
11:51et pas que de la répression.
11:52Quand ils préemptent au secours
11:54à des personnes,
11:55notamment dans le cadre
11:56d'incendies,
11:57lorsqu'ils neutralisent
11:58un terroriste,
11:58même si c'est dramatique,
11:59mais ils le neutralisent
12:00et ça permet de mettre
12:01fin à un périple meurtrier.
12:03Je rappelle que d'ailleurs,
12:04la France Insoumise
12:05avait demandé de supprimer
12:06la loi qui nous autorise
12:07à faire usage des armes
12:08en cas de périple meurtrier,
12:09par exemple,
12:10juste pour cet exemple-là.
12:11Merci beaucoup.
12:12Merci Pierre Vesque
12:13dans une seconde.
12:14La suite de Pascal Prébou,
12:15c'est juste après.
12:15Les infos de Pierre Vesque
12:16avec vous.
12:170 1 80 20 39 21,
12:19le standard d'Europe 1
12:20n'est pas surtaxé.
12:21A tout de suite sur Europe 1.