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  • il y a 6 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre De Villeneau.
00:04Avec pour parler de l'actualité, Eric Tegner, bonsoir.
00:07Bonsoir Pierre De Villeneau.
00:08Directeur de la rédaction du Média Frontière.
00:10Bonsoir Georges Fenech.
00:11Bonsoir Pierre.
00:11Merci d'être avec nous.
00:12Jean-Baptiste Noyac est avec nous, bonsoir.
00:14Bonsoir.
00:14Vous êtes directeur général d'excellence ruralité, expert des enjeux scolaires.
00:18Je parlais, j'avais l'image d'un mur tout à l'heure,
00:21avec de part et d'autre le gouvernement et les lycéens.
00:24Alors, on les a entendus, ils disent, au moins on a fait progresser les choses,
00:31c'est-à-dire dans le sens où on a été écouté.
00:33Là, on entend que la mobilisation continue.
00:36Ça veut dire qu'on va avoir encore des journées de protestation avec des gens,
00:41et on l'a pu voir ces deux derniers samedis,
00:43qui n'ont rien à voir avec les organisations lycéennes,
00:46qui n'en ont rien à fiche en fait des revendications des lycéens.
00:50Ils sont là pour casser et pour piller.
00:52Et vous avez donc ces cinq mesures,
00:54alors moi j'en retiens trois sur les cinq,
00:56plus de clarté pour Parcoursup,
00:5715 000 places supplémentaires,
00:5928 lycéens par classe maxi.
01:00D'abord, est-ce que vous pensez que c'est faisable ?
01:03Et deuxièmement, j'entends ces lycéens qui déjà disent,
01:05attends, attends, attends, attends,
01:07c'est quand même un peu au poker,
01:08montre-moi pour voir si ça va être fait.
01:11Oui, moi j'ai été assez frappé par ces annonces,
01:13et notamment par l'une d'entre elles,
01:15qui est le fait de créer 15 000 places supplémentaires
01:18en BTS en réalité,
01:19parce que c'est surtout dans ces filières-là
01:21qu'ils vont être créés,
01:22c'est-à-dire dans les filières qui étaient sélectives.
01:24Et c'est très étonnant,
01:25c'est-à-dire que le message qui est envoyé à nos jeunes,
01:27c'est d'abord que la sélection ne se fait pas
01:30par rapport à un niveau attendu,
01:31par rapport à des besoins d'une filière,
01:33mais par rapport au fait qu'il y a des candidats,
01:36donc on crée des places en face.
01:37Donc ça, c'est très étonnant.
01:38Et par ailleurs,
01:39je crois que le message qui est aussi envoyé à cette jeunesse,
01:41qui est de leur dire,
01:42en fait, continuez,
01:44mobilisez-vous,
01:46instaurez un rapport de force,
01:47et finalement, vous obtiendrez ce que vous voudrez.
01:49Donc je crois qu'il y a une vraie erreur
01:51dans cette réponse du ministère
01:53et qui, en fait, continue à aller un peu plus loin.
01:56C'est-à-dire qu'ils auraient dû rien proposer ?
01:58Non, ils ont bien fait de proposer des choses,
02:00par exemple, sur le bâti scolaire,
02:01il y a des choses qui sont très nécessaires.
02:04Mais dire, on va baisser à 28 élèves par classe.
02:08Mais en fait, les élèves qui arrivent au lycée,
02:11ils viennent du collège,
02:11et puis avant, ils viennent du primaire.
02:12Donc c'est-à-dire qu'il va falloir faire ça dans toutes les classes.
02:14Donc il faut des classes supplémentaires.
02:16Exactement.
02:16Et donc, en fait, ça n'arrive qu'au bout d'un moment
02:18parce qu'il y a un rapport de force
02:20et on sent que ce gouvernement, en fait,
02:22n'anticipe pas les sujets
02:25et essaie d'éteindre l'incendie, si vous voulez.
02:26Or, la problématique à laquelle on est confronté, c'est quoi ?
02:29Le problème, ce n'est pas le parcours sub.
02:30Le parcours sub, c'est un moyen.
02:31Le vrai sujet derrière ça, c'est la question de la sélection.
02:33Et c'est ce sujet-là qui doit être adressé.
02:35Parce qu'en réalité, on a menti à cette jeunesse.
02:38Et moi, je comprendrais qu'elle soit en colère
02:39pour le fait qu'on ne lui ait pas dit la vérité sur son niveau scolaire
02:42et qu'on arrive à la situation où, aujourd'hui,
02:45par rapport au nombre d'élèves que vous avez
02:47qui passent le bac général,
02:49vous en avez au moins la moitié
02:50qui, au mieux, échouera en première année de licence.
02:53Jean-Baptiste Noyac, je voudrais qu'on écoute une séquence.
02:55Ça s'est passé ici même, dans ce studio.
02:57C'est une ministre de l'Enseignement supérieur
02:58qui, la semaine dernière, a été mon invité.
03:00Et quand on lui dit,
03:02voilà, parcours sub, il faut l'abolir,
03:03l'abolir, pardon, voilà ce qu'il répond.
03:05Ils prennent les lycéens pour des blaireaux.
03:07Mais pardon, excusez-moi,
03:09qui peut imaginer que demain,
03:10on va avoir un système,
03:12on n'aura pas besoin, à un moment donné, d'un système,
03:14vous pouvez changer ton nom si vous voulez,
03:15qui va contribuer à affecter des jeunes
03:19à la fois sur des formations qu'ils ont envie de faire,
03:22qui correspondent aussi à leur capacité
03:24et à ce qu'ils ont fait avant,
03:26et aussi aux capacités des formations.
03:29Je veux dire, mais pardon,
03:30mais est-ce que quelqu'un s'imagine que demain,
03:32on va ouvrir 50 000 places
03:34pour que tout le monde puisse faire son droit à Paris 1 ?
03:36C'est pas vrai.
03:37Est-ce que quelqu'un s'imagine que demain,
03:38tout le monde va devenir neurochirurgien
03:40parce qu'il va pouvoir s'inscrire ?
03:42Non, c'est pas vrai.
03:43On doit la vérité aux jeunes.
03:45Et la vérité, c'est que c'est pas possible
03:47de faire tout, n'importe quoi, n'importe où.
03:49Alors, remettons dans le contexte,
03:50c'était en l'occurrence la France Insoumise
03:51qui demandait l'abolition de Parcoursup.
03:54Voilà ce que dit Philippe Baptiste.
03:55Tout à fait.
03:56Et ce que dit cet intervenant est très juste.
03:58C'est-à-dire qu'en réalité,
03:59le problème, il se pose depuis le début.
04:01C'est-à-dire depuis le primaire.
04:02En fait, cette jeunesse-là, honnêtement,
04:04elle a de bonnes raisons d'être en colère.
04:05Depuis le primaire,
04:06on ne lui dit pas la vérité sur son niveau.
04:08On lui a d'abord masqué ses notes
04:09par des gommettes de couleurs.
04:11Ensuite, on lui a remplacé les savoirs
04:13par des compétences.
04:14Ensuite, on a remplacé les classes par des cycles
04:16pour pouvoir masquer le fait
04:17qu'ils n'avaient pas le niveau en CP.
04:19C'est pas grave, tu apprendras à lire en CE1.
04:20C'est pas grave, tu apprendras à lire en CE2
04:23parce que c'est tous dans le cycle 3.
04:24Donc, en réalité, il y a une véritable trahison
04:28de cette jeunesse-là
04:29parce qu'après, ça se retrouve au collège.
04:30On ne fait pas de redoublement.
04:32Ensuite, on ne va pas permettre...
04:33Il faut demander, moi j'ai appris ça très dernièrement,
04:35qu'il fallait demander aux parents
04:36la permission que l'élève redouble.
04:38Exactement.
04:38Et puis, on ne permet pas à ceux qui auraient
04:40des talents plus manuels
04:41de choisir une voie professionnelle.
04:43Donc, à la fin, on se retrouve à la situation
04:45où on est obligé de donner un diplôme en chocolat
04:47à 80% d'une classe d'âge
04:48et la sélection se fait au début du supérieur.
04:51Eric Tegner.
04:51Oui, en effet, on a beaucoup parlé
04:54de la crise des lycées,
04:55mais dans le fond, est-ce que le lycée,
04:56finalement, n'est pas surfait pour certains ?
04:58Parce que si on prend un peu le sujet
05:00de façon globale,
05:01on sait qu'il y a un problème des retraites
05:02dans le pays.
05:03Donc, il y a deux choix.
05:04Soit on fait travailler les gens plus tard,
05:05mais c'est un peu dur.
05:06Soit on fait travailler les jeunes plus tôt.
05:08Et le deuxième élément,
05:09c'est qu'on voit à quel point
05:10les métiers de l'artisanat,
05:12les métiers du bâtiment,
05:14pour avoir également, comme beaucoup,
05:16d'auditeurs, peut-être des ouvriers, etc.,
05:17c'est un métier qui est contributeur aujourd'hui,
05:19qui permet quand même de gagner sa vie.
05:22C'est un métier sur lequel il y a de la demande.
05:24Il y a une vraie tension
05:24sur l'ensemble du territoire,
05:26sur ces éléments.
05:27Est-ce qu'on ne devrait pas
05:28beaucoup plus valoriser ces filières
05:30qui sont des filières d'avenir,
05:32d'autant plus à l'heure
05:32de l'intelligence artificielle,
05:34parce que l'intelligence artificielle
05:35ne remplacera pas ces différents emplois
05:38qui, en revanche, vont remplacer
05:39d'autres filières universitaires
05:41qui, pour le coup, d'ici quelques années,
05:42seront complètement obsolètes ?
05:43Jean-Baptiste Noyak.
05:44Oui, tout à fait.
05:44Je suis tout à fait d'accord avec ça.
05:46Aujourd'hui, si on regarde quand même,
05:48je disais, on a sur 380 000 élèves
05:52qui présentent le bac général,
05:54il y en a 190 000 qui échoueront au mieux
05:55en première année de licence.
05:57Aujourd'hui, cette jeunesse-là,
05:58elle est évidemment dans une situation critique
06:01sur le marché du travail,
06:03dans un monde du travail dopé
06:05par l'intelligence artificielle.
06:07Et donc, il faut, aujourd'hui,
06:08je pense que ce sera un des chantiers prioritaires
06:09du prochain ministre de l'Éducation nationale,
06:12c'est qu'est-ce qu'on fait
06:13pour ces 200 000 jeunes
06:14qui, chaque année, sortent du système scolaire
06:16à qui on a vendu des études supérieures
06:18et qui ne sont pas en mesure de les réaliser,
06:21qu'est-ce qu'on fait pour les faire atterrir
06:23vers une voie qui leur permet, justement,
06:24de trouver leur place dans le marché de l'emploi ?
06:27Et précisément, la voie professionnelle
06:28est à toute sa noblesse.
06:30Aujourd'hui, pourquoi on se retrouve avec cette situation ?
06:32C'est qu'en fait, on a, avec le collège unique,
06:33empêché des jeunes qui auraient plutôt des talents moyens.
06:36Moi, j'ai des manuels,
06:37j'ai des gamins dans mes établissements.
06:39Moi, je me souviens,
06:40quand j'avais des élèves au collège,
06:42en 5e, ils me démontaient ma voiture
06:44et il a remonté les yeux fermés.
06:46Donc, il a des talents incroyables,
06:47mais on l'oblige à rester jusqu'en 3e
06:49et en situation d'échec.
06:50En France, comme beaucoup d'autres pays,
06:52et c'est d'ailleurs un grand problème,
06:54si vous n'avez pas le bac, c'est humiliant.
06:57Vous passez pour un blaireau,
06:58je reprends l'expression de M. Baptiste,
07:01le ministre de l'Enseignement supérieur,
07:02ce qui n'est pas le cas, par exemple,
07:04chez nos voisins, les Helvètes,
07:05qui ont un tiers de leur masse scolaire,
07:08qui partent faire des métiers tout à fait honorables,
07:10et à aucun moment, en Suisse,
07:13on va vous dire,
07:14tu es un blaireau parce que tu n'as pas le bac.
07:15Mais en France, on a cette culture du bac
07:17qui a été accélérée, je ne sais pas,
07:19sous votre contrôle,
07:20par M. Jack Lang,
07:21qui a été ministre de la Culture,
07:24et par d'autres ministres de l'Éducation,
07:26en disant, il faut donner le bac pour tous.
07:28Et aujourd'hui, on a des réussites au bac
07:30à 97-98%,
07:31on a des lycées,
07:33et notamment parfois des lycées privés sous contrat,
07:35qui se tirent la bourre,
07:36de savoir qui va avoir la meilleure réussite au bac,
07:39et à partir de la troisième,
07:40on commence à écrémer
07:41ce qui est en dessous de 17 sur 20,
07:43et on est dans un truc sclérosé.
07:46Parce qu'après, vous arrivez,
07:47vous avez votre bac,
07:47« Ah, papa, maman, j'ai le bac ! »
07:49« Ben oui, mais tu fais quoi maintenant ? »
07:50« Ben, tu rentres dans Parcoursup,
07:52et tu n'es pas sûr, et machin,
07:53et après, il y a votre garage, et truc. »
07:55Et puis, dans les très, très, très grandes écoles d'élite,
07:57alors ça reste l'élite,
07:58mais alors le reste,
07:59il y a beaucoup de restes, malheureusement.
08:01Oui, tout à fait.
08:02Et cette question de la voie professionnelle,
08:05pourquoi est-ce qu'elle est si peu valorisée
08:06dans notre système éducatif ?
08:07C'est précisément que les enfants
08:09qui auraient la possibilité de la choisir
08:11à l'entrée en quatrième, par exemple,
08:12on va les mettre en échec pendant deux ans,
08:14quatrième, troisième,
08:15ils vont rester avec le tronc commun
08:17dans le collège unique,
08:18et donc, à la fin,
08:19quand ils pourront choisir cette voie
08:20en fin de troisième,
08:21en fait, ce sera la voie
08:22de ceux qui étaient en échec depuis deux ans.
08:23Donc, ça devient la voie des cancres.
08:25Alors que si vous permettiez
08:26à ces enfants-là de les choisir
08:28en fin de cinquième,
08:30à l'entrée en quatrième,
08:31eh bien, ils pourraient être valorisés pour ça.
08:33Genre, qui est tout sauf un cancre.
08:34– J'espère, si on vous comprend bien,
08:37le gouvernement a lâché quelque peu
08:39sur les revendications,
08:41sans pour autant donner satisfaction complètement,
08:44puisqu'on a bien entendu
08:45que le mouvement va continuer.
08:47Est-ce que vous n'avez pas l'impression,
08:47finalement, que ce gouvernement
08:49craint, effectivement,
08:51d'autres mouvements
08:52et qu'il peut dégénérer à nouveau,
08:55et que donc, on lâche un petit peu,
08:56mais finalement, sans régler en profondeur
08:59la question universitaire ?
09:00– Certainement, oui, tout à fait.
09:02Manifestement, c'est une mesure
09:05qui vise à apaiser la colère lycéenne
09:08sans avoir le courage, en fait,
09:09de lui dire la vérité.
09:10C'est-à-dire, en fait,
09:11si tu n'es pas pris en BTS,
09:13c'est parce que tu n'as pas le niveau pour un BTS
09:14et que le niveau pour un BTS,
09:15il est fixé en fonction des besoins
09:17d'un secteur d'activité.
09:19Donc, j'ai du mal à imaginer
09:20comment on a pu, en une semaine,
09:22créer 15 000 places de BTS.
09:23Donc, ça veut dire qu'en une semaine,
09:24on a réuni tous les acteurs du secteur,
09:26on sait quels sont les besoins
09:27à 2, 3, 5 000 ans.
09:28– 15 000, alors que les étudiants réclamaient
09:29250 000 nouvelles places.
09:32– Vous voyez ?
09:33– C'est surréaliste.
09:34– On est quand même au milieu du guet,
09:37comme on dit.
09:38En tout cas, on est aujourd'hui,
09:40effectivement, dans une situation,
09:42moi, je ne sais pas comment on va en sortir,
09:44Éric Tagner.
09:45– Moi, je pense qu'on ne s'en sortira pas.
09:47– Et les lycéens, ils ont le droit de dire
09:50« Attends, laisse-moi voir d'abord »,
09:52comme au poker.
09:54– Oui, mais moi, je vais vous dire,
09:55ce sont une partie de ces lycéens
09:57qui sont mobilisés,
09:58ce n'est pas n'importe lesquels.
09:59On l'a vu d'ailleurs,
09:59le gouvernement a refusé Emmanuel Macron
10:01de recevoir, par exemple,
10:02le syndicat Luni.
10:04Pourquoi ?
10:04Parce que Luni a le malheur d'être de droite.
10:06En revanche, ils ont écrit hier
10:08sur Instagram, par message privé,
10:10à des influenceuses.
10:11Parce que elles, les influenceuses,
10:12elles vont nous expliquer
10:13qu'elle doit être...
10:13– En DM sur Insta.
10:14– Exactement, mais je l'ai essayé
10:15de le traduire pour nos éditeurs.
10:17– Tout à l'heure,
10:18il y en a deux qui ont pris la parole.
10:19– Bien sûr, c'est des porte-parole du mouvement.
10:21– Voilà.
10:21– Et elles ont dit
10:22– On a été contactés en DM sur Insta.
10:25Et je pense qu'il y a la moitié
10:26des téléspectateurs
10:26qui n'ont pas compris ce que c'est.
10:27– Donc, vous avez un syndicat
10:29qui travaille sur le sujet
10:29depuis 50 ans.
10:31Mais parce qu'il est de droite,
10:32on ne le reçoit pas.
10:33En revanche, on invite des influenceuses.
10:35Voilà, ça résume tout.
10:36C'est-à-dire qu'on a cédé...
10:37– Créatrice de contenu.
10:38– Exactement.
10:39On a cédé face à des jeunes,
10:41en fait, qui de toute façon,
10:42veulent qu'on leur donne tout.
10:44Donc aujourd'hui, c'est au lycée.
10:45Demain, ça sera à la fac.
10:46Après-demain, ça sera dans une entreprise.
10:48Ils voudront qu'on fasse sauter
10:49les périodes d'essai.
10:50Ensuite, ils voudront
10:51des augmentations obligatoires.
10:53Ils voudront ensuite votre boîte.
10:54Ils voudront des actions.
10:55Ils se plaindront tout le temps.
10:56Ils feront grève, etc.
10:57C'est une génération perdue
10:59qui reproduit finalement
11:00une génération d'avant
11:02qui passe plus son temps
11:03à faire la grève
11:04ou à faire des blocages
11:05qu'a réellement contribué.
11:06Parce que, pardon,
11:06on est un pays
11:07qui est en train de péricliter.
11:09Notre grand avantage
11:09depuis le début,
11:10c'était de faire partie
11:11des grandes puissances économiques mondiales.
11:13Maintenant, c'est terminé.
11:14– Oui.
11:14On était cinquième au niveau économique.
11:17Non, cinquième au niveau militaire,
11:18septième au niveau économique.
11:19Là, je ne sais pas où on en est.
11:20Enfin, ça...
11:21J'aimerais bien rencontrer
11:23vos élèves de temps en temps.
11:24– Écoutez, venez les voir.
11:25– Est-ce qu'ils viennent en DM
11:26sur Insta ?
11:27– Non, ils ne sont pas influenceurs
11:29pour l'instant.
11:30On essaye de leur donner
11:32les outils qui vont leur permettre
11:34de construire un métier
11:35et de se trouver leur place.
11:36– Venez la prochaine fois
11:37avec un élève.
11:38– Pourquoi pas ?
11:39– Un lycéen,
11:39je ne sais pas quoi,
11:40à vous demander aux familles.
11:41On a des signes d'autorisation.
11:43Ils viennent s'exprimer.
11:44Là, c'est les vacances.
11:45Donc, à venir.
11:46– Merci beaucoup Jean-Baptiste Noyac
11:48d'avoir été avec nous
11:49dans un instant.
11:50Le panel de toute l'actualité
11:53en ce moment,
11:53c'est le procureur
11:55de la République antiterroriste
11:56qui s'exprime sur le drame
11:58et cette tuerie de trappe.
12:00Restez avec nous sur Europe 1.
12:01A tout de suite.
12:02– Sous-titrage ST' 501

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