00:00Je suis sûre, Gilles William, que vous vouliez entendre Greta Thunberg qui s'est mis devant le lycée Paul-Éluard
00:06ce matin avec un kéfier sur les épaules. On l'écoute.
00:11Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et comme on a pu le constater
00:16ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin.
00:20Cela envoie comme signal aux jeunes que vous n'êtes pas une priorité dans la société. Alors qu'est-ce
00:25qu'on est censé faire ? Abandonner ? Bien sûr que non.
00:28C'est justement ce que les gens font ici. Dire que nous n'allons pas abandonner et que nous allons
00:33nous battre pour cet avenir, qu'on nous vole sous nos yeux.
00:36Donc je suis extrêmement fière des étudiants français.
00:41Alors on connaît les liens qui existent entre Greta Thunberg et Rima Hassan. Écoutez Louise Montangon de l'Uni sur
00:50cette jeunesse chauffée à blanc par LFI.
00:52Je pense que l'avenir de la France, c'est aussi la jeunesse. Cette jeunesse qui est trop souvent oubliée
00:56à qui on parle.
00:58Mais souvent, en fait, les gens disent qu'on ne parle plus à la jeunesse. Ce n'est pas vrai.
01:01Les politiques parlent à la jeunesse, peut-être pas de la bonne façon. En tout cas, Jean-Luc Mélenchon, il
01:04utilise une très très bonne façon
01:06parce qu'il chauffe les jeunes à blanc et c'est ce qui fonctionne quand on a 15 ans.
01:09Moi, ce que je souhaite pour la France, c'est que cette jeunesse, elle prenne part au débat.
01:13Et surtout que cette jeunesse qui ne partage pas les idées de cette minorité extrêmement bruyante et violente,
01:19qu'elle puisse s'exprimer aussi, comme nous, on s'exprime avec l'Uni depuis plusieurs jours.
01:26Moi, je souhaite que cette jeunesse, elle fasse valoir ses idées et qu'elle arrête d'avoir peur de dire
01:30ce qu'elle pense vraiment.
01:31Deux images de la jeunesse, comme on dit, Gilles William, de salles, deux ambiances.
01:35Non, mais on ne peut pas contester Greta Thunberg d'être une très grande connaisseuse du système éducatif français.
01:43Elle fait autorité en la matière.
01:45Oui, c'est de l'ironie pour ceux qui n'auraient pas saisi.
01:47Oui, oui, je crois.
01:48Mais bon, on peut faire confiance à nos éditeurs, quand même.
01:51Oui.
01:53Non, mais ceci posé, il y a une autre dimension à laquelle je suis assez sensible, c'est le keffier.
01:59Non, mais le keffier palestinien, les drapeaux palestiniens.
02:03Qui est dans les revendications à l'ICN, on est d'accord.
02:05Les drapeaux turcs.
02:06Ne pas voir aussi la dimension étrangère, immigrée, je ne sais pas comment il faut dire, dans les manifestations.
02:12C'est se condamner quand même à la cécité.
02:15Il y a cet aspect-là.
02:16Sur France Inter, aux alentours de 9h, vous aviez Mme Terrel, qui est une éditorialiste habituelle,
02:25qui était contente de vous dire, je ne plaisante pas,
02:29qui était contente de vous dire que l'expression « bismillah »,
02:33ce qui veut dire, si j'ai bien compris, « gloire à Allah »,
02:37était l'un des mots, je ne plaisante pas,
02:40était l'un des mots d'ordre des jeunes contestataires aujourd'hui dans la rue.
02:46On est en plein dans les revendications à l'ICN.
02:48Ah, mais c'est purement et simplement ça.
02:50Donc, il y a une dimension qui est totalement, mais totalement irrationnelle.
02:57Et vous avez, pardon, quand on entend Louise, c'est une adulte qui parle.
03:04Pardon, elle parle, d'ailleurs elle l'est, mais elle parle comme une adulte.
03:08Et moi, je, pardon, je...
03:09Elles ont à peu près le même âge, hein, Greta Thunberg et Louise Bouton.
03:12Oui, oui, d'accord.
03:1322, 23 ans.
03:13Elles sont assez différentes, si je peux me permettre.
03:16Je m'arrêterai là.
03:16Je m'arrêterai là, mais il y a une infantilisation, en réalité, de la société française.
03:23Il faut comprendre ça.
03:25Pourquoi les jeunes, là, en ce moment, sont dans la rue,
03:28c'est que la société est totalement infantilisée,
03:31et j'ai toujours pensé que notre pays était gouverné depuis 10 ans par un enfant.
03:39Si on ne comprend pas cette dimension-là, on est condamné à ne rien comprendre.