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  • il y a 6 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Franck Alizio, à l'instant le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a pris la parole pour donner des chiffres.
00:05180 établissements ont été concernés aujourd'hui, il y a eu 164 interpellations, je parle des blocus des lycées qui
00:12ont tourné à des scènes de violence.
00:15Il y a des proviseurs et des policiers qui ont été blessés.
00:19Laurent Nunez à l'instant implique LFI en disant que LFI est directement impliqué.
00:24Quelle est votre réaction ?
00:26Il ne venait pas à coutume, je pense que le ministre de l'Intérieur a raison de cibler la cause,
00:32l'origine.
00:33Évidemment que c'est politique, évidemment que c'est complètement politique cette affaire.
00:37Pas les lycéens qui se sont réveillés sur leurs conditions de travail, la condition de travail du personnel, des professeurs.
00:45C'est évidemment politique, c'est évidemment manipulé par LFI, on l'a vu, par des députés LFI.
00:52Il y a quoi, trois ans de ça ? Et M. Boyard théorisez ça avec le blocus challenge, vous vous
01:00souvenez ?
01:01Il disait voilà, on fait de la gîte propre, on fait de la com' avec ça, on fout le bordel.
01:06Et après pour que les médias puissent nous reprendre, et quand les médias nous ont repris,
01:11et bien après on fait l'actualité, on couvre toute l'actualité, et donc on fait notre propre petite campagne.
01:18C'est tout, mais c'est totalement politique, et ça fait partie de la bordélisation qu'ils mettent en place
01:23durant cette campagne présidentielle, et pour, au fond, encore une fois, ma conviction profonde,
01:28c'est que M. Mélenchon et surtout sa base, et surtout les fanatiques extrémisés autour de lui,
01:34ne veulent pas du pouvoir, et ils veulent bousiller la France, ils veulent bordéliser la France.
01:40C'est ça le but, c'est pas du tout.
01:43Et il finira par se faire dépasser, d'ailleurs, comme à chaque fois la gauche et l'extrême-gauche,
01:48il se fera déborder par sa base.
01:51Alors, le maire de LFI, le maire LFI de Saint-Denis, je vais y arriver,
01:57M. Bagayoko était devant un lycée tout à l'heure, voilà ce qu'il disait.
02:00Le Premier ministre a une attitude irresponsable, qui vienne ici à ce moment-là.
02:03C'est pas tout d'avoir des grands mots, en fait, devant les médias.
02:06Qui viennent ici, puisque d'ailleurs, les lycéens l'ont invité.
02:09Et je suis prêt, en tant que maire, de l'accueillir.
02:11Parce qu'il n'y a qu'à observer la situation de la promesse républicaine, ici dans les quartiers populaires.
02:15Elle est aujourd'hui, uniquement, c'est un souvenir.
02:17Ici, ce sont des jeunes qui sont parfaitement conscientisés, ils n'ont pas besoin d'être instrumentalisés.
02:21En revanche, ce sont des jeunes lycéens.
02:23Et nous sommes là aussi pour leur dire, attention, ne vous mettez pas en danger.
02:26Prenez pas des risques inconsidérés.
02:28Si ces jeunes veulent répondre à la police nationale, ils peuvent le faire.
02:31La seule chose pour laquelle ils ne le font pas, c'est qu'il y a le respect entre nous.
02:34Vous voyez ce que je veux dire ? Ça change tout.
02:36Donc j'invite vraiment tous celles et ceux qui se disent être les porteurs de la République,
02:40d'être respectueux à l'égard du message qui est envoyé.
02:42Voilà donc le discours de Bali Bagayoko tout à l'heure devant un lycée à Saint-Denis, Eric Tegner.
02:47Je lance, moi, mes équipes, donc Guillaume Foucteau et Charles Régaud,
02:50sont rendus à midi pour couvrir, effectivement, cette manifestation.
02:54Ils ont été violentés par les près de 200 jeunes qui étaient sur place.
02:57Pour vous dire, ils ont dû finir par être exfiltrés par la police.
03:00Je me suis retrouvé avec deux de mes journalistes qui ont été, pour certains, frappés,
03:04frappés dans le dos, frappés également sur les jambes, frappés également à la clavicule.
03:09Et M. Bali Bagayoko était présent à ce rassemblement-là, qui était totalement tolérant.
03:15Devant un feu de poubelle ?
03:16Devant un feu de poubelle, où d'ailleurs, on a pu voir aussi d'autres vidéos
03:19où Bali Bagayoko a l'air de, finalement, participer d'une certaine façon à ce qui se passait à ce
03:25moment-là.
03:26Et moi, je trouve ça très grave.
03:27Et j'ai vu à ce moment-là, lorsque mes journalistes ont été agressés,
03:30M. Anas Kazib, qui est le représentant de Révolution Permanente,
03:33Révolution Permanente qui est représentée par deux de ses élus au sein du conseil municipal de Bali Bagayoko,
03:38notamment avec Elsa Marcel, qui revendiquait, en fait, cette agression.
03:41Donc, on est dans quelque chose de totalement débridé.
03:45Et moi, c'est ma question pour vous, Franck Alizio.
03:47On a vu également Idouj Diaz, c'est une vidéo que Frontière a publiée ce matin,
03:51hier, se faire bousculer par une ancienne élue ELV.
03:55Je n'ai pas entendu le gouvernement finalement condamner cette agression.
03:59Est-ce que ça ne vous scandalise pas, à un moment que la violence soit tolérée à gauche ?
04:03Évidemment. Ce qu'on voit là, comme on le voit depuis des années maintenant avec LFI,
04:08c'est un ensauvagement de la vie politique,
04:13un ensauvagement de l'espace public, de la vie publique,
04:16et une extrémisation de la gauche.
04:20Et on a l'impression, Marine Le Pen nous le dit souvent en privé, elle l'a déjà dit en
04:25public,
04:26si, à un moment donné, il n'y a pas un vrai véritable pouvoir politique qui arrête ces gens-là,
04:33qui leur dit stop, qui les arrête dans le sens où qui met l'ordre public,
04:36et qui met l'autorité en face, ils ne s'arrêteront pas.
04:39Il faut un choc d'autorité.
04:41Oui, oui, un choc d'autorité.
04:43Et puis, regardons-le aujourd'hui, parce qu'il ne faut pas non plus,
04:45il faut prendre la mesure de la gravité de la situation.
04:48Certes, il y a d'un côté un bloc national, un bloc autour de Marine Le Pen.
04:54Alors, Marine Le Pen est très forte dans les sondages à 35-36%.
04:57Si on part du principe que les électeurs d'aujourd'hui testés,
05:01de M. Zemmour, M. Retailleau ne sont pas très l'un de nous,
05:03ça fait un bloc à plus de 40%.
05:05Mais attention, de l'autre côté, il y a un bloc de gauche
05:07qui est à 40% également.
05:11Et on va me dire, oui, mais là-dedans, il y a de la gauche modérée.
05:13Oui, mais elle est complètement cannibalisée par l'extrême gauche.
05:17Les combinards.
05:18Jean-Luc Mélenchon avait appelé les socialistes les combinards
05:20qui finissent par se relire à la France.
05:22Exactement. Et on l'a vu à la dissolution.
05:24On l'a vu lors de la dissolution,
05:25la gauche n'arrêtera jamais l'extrême gauche.
05:28Donc, à partir de là, vous avez deux blocs,
05:29et c'est le moment que les Français prennent collectivement
05:34nos responsabilités parce qu'il faut arrêter ces gens-là.
05:38Ils sont dangereux, dangereux pour le pays, dangereux pour les Français.
05:40Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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