- il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Et revenons sur l'une. Évidemment, on dit que les manifestations se sont globalement bien passées.
00:04J'ajoute qu'on ne devrait pas s'habituer quand même à un standard de violence avec ce qui s
00:08'est passé autour de ce gendarme.
00:10Regardez cette séquence choquante et insupportable.
00:31– Et plus largement, un climat social explosif, un climat, un contexte politique qu'on peut qualifier de délétère.
00:39Bonsoir M. le maire. – Bonsoir Mme Mabrouk. – Merci d'être avec nous.
00:42– Bonsoir M. le maire. – Vous vous connaissez ? – Oui, on se connaît.
00:45– Mais c'est la première fois, je crois, que vous échangez sur un plateau.
00:48– C'est la première fois qu'on débat publiquement, mais on se connaît.
00:50– Mais on s'était dit qu'on le ferait avec plaisir. – On devait le faire.
00:53– Je vous remercie tous les deux. – Merci de nous donner cette occasion.
00:56– Écoutez, c'est moi qui vous remercie M. Boimran.
00:58Et je précise que c'est à l'occasion aussi de la sortie d'un livre vraiment très intéressant.
01:02Parce que depuis tout à l'heure, vous en parlez en réalité.
01:04C'est soit le chemin de l'espoir, et je pense qu'il existe encore dans le pays,
01:07soit celui du mépris. Vous avez beaucoup insisté sur cela aux auditions Plon.
01:11Et à chaque fois, Karim Boimran, dans son livre, part de son expérience personnelle,
01:15de ce qu'il a vécu lui-même, d'ailleurs, en tant qu'homme, en tant que fils,
01:19en tant que probablement… – Mère aussi. – Effectivement, mère à Maillé R.E.
01:23Et il projette cela sur un projet.
01:25Et je trouve que vous, les élus, les maires, vous êtes encore le dernier maillon,
01:29peut-être l'ultime recours. Donc on vous écoute.
01:32M. le maire, contexte social explosif, contexte politique délétère.
01:36Est-ce qu'on peut encore se parler sur un plateau de télévision ?
01:38– On peut se parler. M. le maire a évoqué dans son propos liminaire la notion de mépris.
01:44On a beaucoup d'ivergences politiques, mais il y a un point convergent,
01:47c'est la lutte contre le mépris.
01:49Effectivement, vous avez toujours été méprisé.
01:51Méprisé parce que vous n'étiez pas dans une case,
01:53méprisé parce que vous étiez en autoproduction,
01:55méprisé parce que vous étiez soi-disant inclassable.
02:00Et le problème qu'on subit une bonne partie des responsables politiques,
02:05économiques, culturels, dans notre pays,
02:07c'est le mépris.
02:09Le mépris de classe, le mépris des idées,
02:11le mépris de notre capacité à transformer les choses.
02:14Et on est devenu un pays méprisant.
02:16Et nous mourrons à cause de ce mépris.
02:19Et le mépris, c'est quoi ?
02:20C'est notre incapacité à se remettre en question.
02:22On a 4 000 milliards de dettes.
02:24On est incapable d'assurer notre État-providence pour les 20 prochaines années.
02:28On est incapable de bien appréhender le virage de l'intelligence artificielle
02:33pour pouvoir financer justement notre État-providence pour un État protecteur,
02:36que ce soit sur les questions de santé,
02:38sur les questions en direction des collectivités territoriales,
02:41sur les questions de sécurité, sur les questions d'éducation,
02:44et également sur les questions de sécurité.
02:46Mais vous estimez qu'on a méprisé une partie de la population du peuple
02:51et une partie de la jeunesse qui est dans la rue ?
02:53C'est du mépris aujourd'hui par rapport à eux,
02:55même si vous estimez peut-être qu'une partie de leur revendication
02:57est très protéiforme.
02:58Mais est-ce qu'aujourd'hui, c'est le retour en boomerang du mépris ?
03:02Mais vous savez, les scores que font incroyables du Rassemblement national,
03:07c'est ça aussi.
03:08C'est le produit de ça.
03:09Quand on disait aux petites gens,
03:12vous votez pour des fachos, vous êtes des fachos,
03:15comment tu veux bien le prendre ?
03:17C'est un truc insupportable.
03:20On peut ne pas être d'accord
03:22et ne pas s'envoyer des insultes à la figure
03:25et des qualificatifs qui te discréditent.
03:27Moi, je l'ai vécu, je ne le supporte pas,
03:30mais il y a tout un tas de gens.
03:31Chez moi, dans le Sud, on est loin de chez vous,
03:34mais dans le Sud, il y a beaucoup de maires qui sont très à droite,
03:37même s'ils ne sont pas au Rassemblement national,
03:39qui se sont fait traiter de tous les noms d'oiseaux.
03:41C'était une chose.
03:41Mais leur électorat se faisait traiter comme ça.
03:45Ce n'est pas parce que tu penses que la sécurité,
03:48il faut mettre des gens en prison,
03:50que tu es un fachos méprisable.
03:52Et ça, je pense que c'est un truc
03:54dont on ne mesure pas à quel point ça a fait des dégâts.
03:58Ensuite, moi, je pense que l'intérêt des maires,
04:01c'est qu'on peut, à un moment donné,
04:03vous savez l'intérêt de discuter avec les maires,
04:04moi, ça m'est arrivé, y compris avec des maires
04:06avec qui j'avais encore plus de désaccords,
04:08parce que je ne crois pas qu'on en ait tant que ça
04:09sur un certain nombre de sujets,
04:10il faudrait le regarder.
04:13Moi, je voyais qu'on mettait la même réalité
04:16derrière le même mot.
04:17Vous voyez ce que je veux dire ?
04:18Quand on parle d'une cantine scolaire,
04:19on sait ce que c'est vous et moi,
04:21et on sait que tu ne changes pas les cantines comme ça
04:23toutes les cinq minutes,
04:24que ça coûte un million ou un million et demi
04:26pour la mettre en état
04:27et que tu ne fais pas ce que tu veux,
04:28que la gratuité d'un certain nombre de choses,
04:31c'est bien quelqu'un qui va la payer.
04:32Ce que je pense, c'est que les maires,
04:34c'est le terreau, peut-être, du renouveau de ce pays.
04:36Je pense que si on était assez intelligent,
04:39si on était assez intelligent pour se dire
04:42« Vous êtes socialiste, je ne le suis pas »,
04:44mais sur un certain nombre de choses,
04:46sur 15, 10 points,
04:48on peut se mettre d'accord
04:49et on se mettrait vite d'accord
04:51sur les 10 points.
04:52On ne va pas tout promettre,
04:54mais on va au moins dire
04:55« On va se battre pour ces 10 choses. »
04:57Après, le reste, c'est plus compliqué et tout ça.
04:59Mais je pense qu'on pourrait avancer.
05:00Le problème, c'est qu'il faut...
05:02Alors, vous, c'est facile avec moi, pour moi,
05:04parce que comme vous êtes socialiste,
05:07mais enfin un peu, vous disiez, inclassable,
05:09inclassable chez les socialistes aussi.
05:10Je le dis comme un compliment.
05:12J'espère que vous l'avez pris comme ça.
05:14Vous n'êtes pas dans la ligne,
05:15vous n'êtes pas un type d'appareil
05:16qui va me répondre toujours les mêmes choses.
05:18Si on arrivait à sortir d'un langage formaté,
05:21si on arrivait à écouter,
05:22à s'écouter, juste à écouter,
05:24à se dire « Tiens, peut-être qu'il a raison sur ce point. »
05:27Moi, tout à l'heure, il y avait une question
05:30qui m'a été posée sur le départ de M. Macron.
05:33Je suis pour qu'il parte maintenant.
05:35Mais j'entends, vous avez compris,
05:36je peux comprendre un certain nombre d'arguments autres
05:38et je ne vais pas me tuer avec quelqu'un
05:41parce qu'il ne pense pas la même chose que moi.
05:43Je pense qu'on devrait être...
05:44Putain, si on n'était pas trop cons,
05:46on devrait un certain mot de maire se dire...
05:49J'en ai parlé avec Jean-Louis Borloo et tout ça.
05:52Je dis, on pourrait, parce qu'il a été maire aussi,
05:54on pourrait se retrouver ensemble.
05:57On pourrait discuter ensemble
05:59et avancer ensemble.
06:00Mais voilà, là, il faut faire abstraction
06:02des appareils politiques.
06:04Moi, c'est facile pour moi.
06:05Je suis dans aucun parti.
06:06C'est facile, Karim Bouamran, aujourd'hui.
06:08Pour vous aussi, vous leur avez fait tellement de choses
06:10à votre parti, un peu plus, un peu moins.
06:13Non, ce qui doit prévaloir, ce qui doit primer,
06:15c'est l'intérêt du pays,
06:16l'intérêt des Françaises et des Français.
06:18Aujourd'hui, et je pense notamment à nos jeunes,
06:21plus les semaines passent, plus les mois passent,
06:24plus l'avenir s'assombrit.
06:26Il s'assombrit, vous l'avez évoqué tout à l'heure,
06:29il y a aussi le sujet de la santé mentale.
06:31On voit bien qu'il y a un gamin sur quatre
06:33qui a été pris de pulsions suicidaires.
06:38Un sur sept qui a mis à exécution ces pulsions.
06:42On a une grande partie de nos lycéens
06:44et de nos étudiants qui sont en train d'étudier
06:47pour un métier qui n'existera plus,
06:49avec l'intelligence artificielle.
06:51On a une crise du logement.
06:53On a un taux de pauvreté chez nos jeunes
06:55qui est trois fois plus que celui des retraités.
06:58Donc, il faut se tourner vers notre jeunesse
07:00et donner un espoir et une espérance plus radieuses.
07:02– Monsieur le maire, moi je suis d'accord
07:04avec tout ce que vous voulez dire.
07:05– Juste par rapport au mépris,
07:09le sujet qu'il y a, c'est par rapport à ceux
07:11qu'ils trouvent comme valeur refuge
07:14le Rassemblement national.
07:16La gauche, mon camp, a toujours traité avec mépris
07:19ceux qui se prenaient en pleine figure
07:22le déclassement, le ghetto territorial,
07:26l'absence de services publics,
07:28les déserts médicaux, l'absence de protection,
07:32l'absence de sécurité.
07:34Pendant longtemps, le régalien a été laissé
07:38pour la droite et la droite extrême.
07:40Ce qui a fait que, pendant longtemps,
07:42à part le côté moralisateur
07:44en direction d'une partie de la population
07:46qui souffrait et qui se disait
07:48« je vais trouver comme valeur refuge le populisme »,
07:51on a été incapables,
07:54incapables d'apporter des solutions concrètes.
07:57Vous, par exemple,
08:00les points divergents qu'on a
08:02sur la préférence nationale,
08:04sur la communautarisation,
08:07une lecture de la société,
08:08ce sont des différences, on va dire,
08:11idéologiques, philosophiques.
08:12Mais quand vous regardez le résultat
08:14que vous faites dans les quartiers populaires,
08:17ça doit interroger une partie de la gauche.
08:19Vous faites 70% dans les quartiers populaires,
08:25comme moi.
08:27Donc ça veut dire qu'il y a des Arabes
08:28et des Noirs qui,
08:32malgré sa position de M. Ménard
08:35sur le sujet de la préférence nationale,
08:37se disent « dans ma quotidienneté,
08:39le logement,
08:40l'emploi,
08:42la sécurité,
08:44vous savez quoi ?
08:44J'ai l'impression que ma vie s'améliore. »
08:47Ça veut dire que ça, ça doit interroger.
08:48Non, ça veut dire que ça doit...
08:49C'est par la citoyenneté.
08:50Ça signifie que ça doit interroger
08:52nous, sociodémocrates,
08:54en se disant
08:55« si on lâche le terrain,
08:57si on lâche la possibilité
09:00à être proche du peuple,
09:02et bien dans ces cas-là,
09:03on décroche. »
09:03Parce que cette gauche-là,
09:04moi j'ai été il y a très longtemps.
09:06Je sais, je sais.
09:07C'est maouïse pendant longtemps.
09:08Mais cette gauche-là,
09:10elle a trahi le peuple.
09:12Elle l'a oubliée.
09:13Elle a préféré d'autres combats.
09:15Elle a préféré d'autres combats.
09:17Les prolos, ça ne l'intéressait plus.
09:19Le mépris dont vous parlez.
09:20Vous savez, il y a une autre forme de mépris.
09:23Le mépris qui consiste...
09:24Mais on va être d'accord là-dessus.
09:25Vous savez, qui consiste à faire des promesses
09:27dont on sait pertinemment
09:29qu'on ne les tiendra pas.
09:30Aujourd'hui, moi j'en veux
09:32à Marine Le Pen,
09:33je ne parle même pas de M. Mélenchon,
09:35et à la gauche social-démocrate
09:37de faire des promesses
09:38dont ils savent
09:39qu'ils ne les tiendront pas.
09:40On moque les gens.
09:42Les jeunes, moi ce que je leur...
09:43L'excuse que je leur trouve.
09:46Et Dieu sait qu'il y a un certain nombre,
09:47je ne leur trouve pas d'excuses.
09:48L'excuse, c'est qu'ils ont cru
09:50aux espèces d'enfantillages
09:54qu'on leur a racontés.
09:56Quand on leur dit, encore une fois,
09:58il n'y a pas de sélection dans la vie,
10:00vous allez tous faire les études
10:01que vous voulez.
10:02mais ça n'existe pas.
10:04Et ça n'existera pas plus que...
10:05Attendez, je vous l'ai tous dit,
10:06pas plus si c'est Marine Le Pen
10:08que si c'est M. Mélenchon.
10:09Ça n'existera jamais.
10:11Parce que ça n'existe pas.
10:13Il y a des gens,
10:13vous mesurez je ne sais pas combien,
10:15moi je mesure 1m67,
10:16toute ma vie,
10:17j'ai regretté de ne pas être plus grand.
10:19Et pas plus grand,
10:20je le regrettais.
10:21Oui, mais je vous le dis,
10:22mais malheur, des fois,
10:23ils tiennent à des bêtises comme ça.
10:25Et tiens comme ça,
10:27il y a des filles
10:28qui sont jolies,
10:30il y a des filles qui sont...
10:31Non, non, non, non.
10:32C'est plus important.
10:32Non, ce n'est pas plus important.
10:33Je sais.
10:34C'est essentiel,
10:35faire croire à notre jeunesse
10:37que tout le monde
10:38sera traité de la même...
10:38On a tous des différences,
10:39psychologie, physique, intellectuelle.
10:41Mais ce qui m'a intéressée
10:42dans ce qui vient d'être dit...
10:42Non, et leur faire croire
10:44que ça n'existe pas
10:45pour reprendre le titre de votre livre,
10:47c'est les mépriser.
10:48Comment vous expliquez
10:49que Robert Ménard,
10:50comme le dit Karim Bouhamran,
10:51alors qu'il a certaines positions
10:53sur certains sujets
10:54qu'on pourrait penser
10:55que vous ne soyez pas appréciés,
10:58pour le dire rapidement,
10:59par des Français
11:00de la deuxième
11:00ou troisième génération
11:02d'immigrés,
11:02vous le soyez ?
11:03Parce que je ne leur raconte
11:04pas des craques, madame.
11:05D'accord.
11:06Parce que les soucis,
11:07vous croyez qu'ils ont envie...
11:10Ils sont dans les quartiers
11:10les plus difficiles
11:11où tu as le plus de problèmes
11:13d'insécurité.
11:14Quand j'arme la police
11:17et quand je la développe
11:18et je mets des caméras
11:19de vidéosurveillance,
11:20mais ils applaudissent.
11:21Enfin, personne.
11:22Tout à l'heure,
11:22je vous parlais,
11:23je me suis...
11:24Et j'ai perdu un procédé
11:26à ce niveau-là.
11:26J'ai mis un...
11:28Comment ça s'appelle ?
11:28Un couvre-feu
11:29pour les mineurs
11:30de moins de 13 ans
11:30qui ne soient pas
11:32tout seuls dans la rue.
11:33Mais attendez,
11:34vous croyez que la maman
11:35qui naît dans le même pays
11:37que moi
11:38ou venant du même pays
11:38que moi,
11:39en l'occurrence l'Algérie,
11:40elle trouve...
11:41Elle aime moins ses enfants
11:42et elle n'est pas soucieuse
11:43de ses enfants
11:44comme les autres
11:44et qu'elle n'applaudit pas
11:45au maire
11:46qui prend une décision
11:47comme ça ?
11:47Toutes les mesures
11:48autoritaires que je prends,
11:50toutes les mesures
11:50autoritaires que je prends,
11:51ils sont plébiscités
11:53par la population
11:54issue de l'immigration.
11:55C'est pour ça,
11:56pour ça,
11:57c'est pour ça
11:58que vous avez compris,
11:59je déteste
12:00qu'on parle de l'immigration.
12:02Il y a des immigrés
12:03qui ont des histoires différentes
12:04et qui sont des gens différents.
12:06Moi,
12:07je considère
12:09que l'autorité
12:10doit être apportée
12:12par de l'espoir
12:13et de l'espérance
12:14et très concrètement,
12:16c'est emploi,
12:16formation,
12:17logement.
12:18Et justement,
12:19on va continuer
12:21à citer Mao
12:22parce que c'est de ça
12:23dont il s'était agi
12:24avant que j'arrive.
12:25L'objectif,
12:26ce n'est pas de donner
12:26un poisson tous les jours
12:27mais de leur apprendre
12:28à pêcher.
12:28Et moi,
12:29ce que je reproche,
12:29c'est justement,
12:30le mépris,
12:30c'est infantiliser
12:31toute une génération,
12:33notamment la jeunesse
12:34qui vienne
12:35des quartiers populaires
12:36qui soient urbains
12:37ou ruraux.
12:38Notamment,
12:40mettre en avant,
12:41mettre tous les moyens
12:42pour promouvoir
12:43l'entrepreneuriat.
12:44Vous entendez
12:46la France insoumise
12:47parler d'entrepreneuriat ?
12:48C'est leur fond de commerce,
12:50le malheur des gens.
12:51Et derrière,
12:54le Rassemblement national
12:55considère que
12:55quand nous ne sommes pas français,
12:58nous n'avons pas
12:59la possibilité
13:00d'apporter
13:01une valeur ajoutée
13:02dans notre pays,
13:03notre beau pays,
13:04notre belle république
13:04qui est la France.
13:05Là,
13:05vous êtes caricatural.
13:07Vous ne pouvez pas dire ça
13:08parce que ce n'est pas vrai.
13:10Et ils le disent.
13:11Non,
13:11non,
13:12c'est malheureusement
13:13leur lecture.
13:14Non,
13:14monsieur le maire,
13:15monsieur le maire,
13:15on ne va pas être
13:16bisounours ici.
13:18Un,
13:18dans une partie
13:20de l'immigration
13:21comme une partie
13:21de la population française
13:23dessous,
13:23je ne sais pas comment
13:24il faut dire,
13:24il y a des connards,
13:25des gens dangereux
13:26et on ne va pas être
13:27gentil avec eux.
13:29Donc,
13:29et quand ils sont...
13:30qu'ils soient français
13:31ou immigrés,
13:32c'est le fameux
13:33Duralex-Adlex,
13:34il n'y a aucun problème
13:35là-dessus.
13:36Et quand...
13:36Attends,
13:36oh,
13:37quand tu vas dans une prison,
13:39tu remarques que la population
13:41étrangère et la population
13:42ici de l'immigration,
13:43elle est largement majoritaire
13:45à part de ne pas avoir
13:46foutu les pieds
13:46dans une prison.
13:47Enfin,
13:48vous êtes rentré
13:49dans une prison ?
13:49Non,
13:50mais...
13:50Vous venez à Bézir
13:52avec moi,
13:52je vous amène,
13:53j'amène monsieur le maire
13:54et vous verrez
13:55d'où était...
13:55Attends,
13:56quand je dis ça,
13:58je dis ça,
13:58mais il n'y a pas une personne
14:00issue d'immigration
14:01qui ne sait pas
14:01que ça ne veut pas dire
14:03que je condamne
14:04l'immigration
14:04dans sa totalité.
14:05Aujourd'hui,
14:06les gens les plus opposés
14:08au non-contrôle
14:09de l'immigration,
14:10c'est les immigrés
14:11eux-mêmes
14:12qui ont eu tant de mal
14:14à se faire leur place
14:15parce que c'est plus compliqué
14:16que pour moi
14:17de se faire la place
14:18dans la société française.
14:20C'est tellement compliqué
14:21quand tu arrives
14:22d'un pays
14:23qui n'a pas
14:24la même culture,
14:25les mêmes habitudes,
14:25la même langue.
14:26C'est difficile.
14:27C'est eux qui savent bien
14:28qu'une immigration
14:29contrôlée.
14:29Ils seront les premiers
14:31à en faire les frais
14:32parce que les gens
14:32qui arrivent,
14:33est-ce qu'ils vont vivre
14:34dans mon immeuble
14:35ou dans leur immeuble
14:36d'après vous ?
14:37Moi, j'interroge
14:37en fonction du climat politique
14:39qui est le nôtre en ce moment
14:40si de tels propos
14:41peuvent encore être tenus.
14:42Je ne vous dis pas
14:43que vous ne devez pas
14:43les tenir,
14:44je pose action.
14:45Est-ce qu'ils peuvent
14:46être encore tenus
14:47aujourd'hui
14:48puisque suite à l'attentat
14:49raciste de Trappes,
14:51certains,
14:52beaucoup,
14:52ont dit à gauche,
14:54je ne sais pas
14:54si c'est votre avis,
14:55M. Bouhmeran,
14:56il faut mettre
14:57un cordon sanitaire
14:59par rapport
15:00à certaines personnalités politiques
15:01mais aussi
15:01par rapport
15:02à certains maux.
15:03Est-ce que vous estimez
15:04qu'aujourd'hui
15:04que les maux
15:05peuvent être des armes
15:06utilisées par certains esprits
15:08donc faibles
15:10au sens où
15:10ils vont les ingurgiter
15:11tout de suite
15:12et les opposer ?
15:14Le problème,
15:15il n'est pas en fonction
15:15de l'origine
15:17d'où vous venez,
15:17le problème,
15:17il est avant tout social.
15:18Donc, avec plaisir
15:19pour visiter les prisons,
15:20c'est surtout
15:21ce qui est prégnant,
15:22c'est leur origine sociale,
15:24pas leur origine
15:24ethnico-religieuse.
15:26Et en France,
15:27la loi dit que
15:28les statistiques ethniques
15:30sont interdites
15:31et quand on regarde...
15:31Mais c'est une cordon
15:32de M. le maire !
15:33Attendez,
15:33attendez,
15:34M. le maire,
15:35donc,
15:35laisse-moi finir mon propos.
15:37Donc,
15:37ils sont probablement
15:38issus de l'immigration
15:39comme on est tous,
15:41on a tous
15:42un grand-parent
15:43sur quatre
15:43issus de l'immigration
15:44mais c'est surtout
15:45une population
15:45issue du milieu pauvre.
15:47Concernant votre question,
15:48Mme Mabrouk,
15:50le fameux cordon
15:52sanitaire républicain
15:53contre le Rassemblement National,
15:54alors je dis
15:55oui,
15:56chiche,
15:57à partir du moment
15:58où tout le monde,
16:00je dis bien
16:00tout le monde,
16:02cotise,
16:04Édouard Philippe
16:04doit se positionner
16:05clairement
16:06en disant
16:07quelle que soit
16:08la configuration,
16:09j'appellerai
16:09à voter
16:10contre le Rassemblement National.
16:11Jean-Luc Mélenchon
16:14doit se positionner
16:15de façon extrêmement claire.
16:17Pas plus tard qu'hier,
16:18vous avez une des militantes
16:20qui s'exprimait
16:22dans une de vos émissions
16:24en expliquant
16:25que si jamais
16:25il y avait
16:26un candidat social-démocrate
16:28contre
16:29Jean-Luc Mélenchon,
16:30contre Marine Le Pen,
16:32elle n'appellerait pas
16:33à faire barrage
16:34contre Marine Le Pen.
16:34Donc,
16:35nous on veut bien
16:36cotiser
16:37en expliquant
16:38attention
16:39l'ERN
16:40il faut faire
16:40un bloc
16:41sanitaire.
16:42Et M. Rabel
16:42l'a évoqué
16:43dans son discours
16:44en faisant référence
16:45à Jacques Chirac
16:46lorsqu'il avait appelé
16:48justement
16:48au cordon républicain
16:49contre le Rassemblement National.
16:51Très bien,
16:52mais j'appelle
16:53tous les candidats
16:54à se positionner
16:55de façon extrêmement claire
16:56dans toutes les configurations.
16:57Et auquel cas,
16:58on discute.
16:58Mais M. le maire,
16:59comment vous pouvez dire ça ?
17:00Comme je viens de le faire.
17:02Attendez,
17:02comment ?
17:03Parce que
17:03le Rassemblement National,
17:04il est moins républicain
17:06que la France Insoumise ?
17:07M. le maire,
17:09on est sérieux deux minutes ?
17:10On oublie
17:11les casquettes politiques,
17:13la rhétorique et tout.
17:15Sérieusement,
17:16vous pensez qu'aujourd'hui,
17:17le Rassemblement National,
17:19ils sont moins respectueux
17:20des institutions,
17:22de la République,
17:22du droit de vote,
17:24de la démocratie
17:25que la France Insoumise ?
17:27Vous me le dites là.
17:28Dites-moi
17:29que la France Insoumise,
17:30ils sont plus respectueux
17:31des règles de notre pays
17:33que la Rassemblement National.
17:34Vous avez entendu
17:34mes prises de position
17:35sur la France Insoumise
17:36à plusieurs reprises ?
17:37Attendez,
17:38mais donc,
17:39c'est pour ça
17:40que je suis sidéré.
17:43Aujourd'hui,
17:44la question,
17:44pardonnez-moi
17:45si je vous ai sidéré,
17:46mais ce n'était pas l'objet
17:48du débat.
17:49L'objet du débat,
17:50c'est est-ce qu'aujourd'hui,
17:52en rebondissant sur
17:54l'islamophobie,
17:55l'antisémitisme,
17:56le fait que nous avons
17:58un président
17:59d'un parti
18:01qui s'appelle
18:02M. Bardella,
18:03qui a été
18:04non pas condamné,
18:06pas encore,
18:06j'espère qu'il laissera un jour,
18:07qui a porté
18:11des idées antisémites.
18:12Et la question,
18:14la question,
18:14la question,
18:16je les ai toujours condamnés,
18:17le premier.
18:18Alors moi,
18:18je vais vous poser une question.
18:19Claire,
18:20si demain,
18:21si demain,
18:22vous avez à choisir
18:23entre Marine Le Pen
18:24et M. Mélenchon,
18:25parce que ce n'est pas
18:26une hypothèse absurde,
18:27au deuxième tour,
18:28vous votez pour qui ?
18:29Mais c'est exactement
18:29la question à laquelle
18:30je viens de répondre.
18:30Vous votez pour qui ?
18:31Vous votez pour qui ?
18:34Est-ce que vous me permettez ?
18:36Pardonnez-moi.
18:36Mais la question
18:37est assez difficile.
18:40Prosaïquement,
18:41prosaïquement,
18:42prosaïquement,
18:43grossier,
18:44et je m'en excuse.
18:44C'est une question
18:45à la con,
18:46et je vais vous dire pourquoi.
18:47Parce que c'est exactement
18:49le piège dans lequel
18:50Mélenchon veut nous emmener.
18:52Parce que la première
18:53assurance vie
18:54de Marine Le Pen,
18:55c'est Mélenchon.
18:59Donc,
19:00moi je me bats,
19:01je me bats,
19:01je me bats,
19:02pour pas qu'on soit
19:03dans une configuration
19:05Mélenchon,
19:06Mélenchon Le Pen.
19:07Je me suis battu,
19:08je me suis,
19:09attendez,
19:09laissez-moi finir,
19:10je me suis battu
19:11et je continue à me battre
19:12dans mon camp
19:13pour qu'il y ait
19:14une ligne claire
19:15contre la France insoumise
19:16qui a toujours
19:17une vision insurrectionnelle,
19:19chaotique.
19:20La question à laquelle
19:21on doit,
19:21la question,
19:22attendez,
19:22laissez-moi finir,
19:22la question à laquelle
19:23on doit répondre,
19:24la question à laquelle
19:25on doit répondre,
19:26c'est la suivante.
19:26Est-ce qu'aujourd'hui,
19:28en France,
19:29compte tenu
19:29de la dangerosité
19:31que représente
19:32le Rassemblement National
19:33sur le plan idéologique,
19:35sur le plan philosophique,
19:36compte tenu
19:37de ces positions
19:38islamophobes,
19:39racistes
19:39et antisémites,
19:40on est prêt
19:41à faire un bloc
19:42contre ce parti-là ?
19:43Je dis,
19:44je dis,
19:44je dis,
19:45je dis,
19:46vous dites,
19:47vous répondez pas
19:47aux questions
19:48qu'on vous pose.
19:49Mais monsieur Renard,
19:49laissez-moi juste
19:50finir mon coup.
19:51Non, monsieur Renard,
19:53vous noyez le poisson,
19:54je vous demande
19:55un truc très simple.
19:56Aujourd'hui,
19:57est-ce que vous voteriez
19:58au deuxième tour
19:58pour Jean-Luc Mélenchon ?
20:00Moi, je vous dis,
20:01malgré tout...
20:03Qu'est-ce que ferait
20:03Jean-Luc Mélenchon
20:04si jamais il y a Glucksmann
20:05ou moi face à Marine Le Pen ?
20:07Mais vous êtes...
20:07Attendez,
20:08c'est pas possible
20:08de répondre à ma question.
20:09Qu'est-ce qu'il ferait ?
20:10Mais j'en sais,
20:10je m'en contrefouille.
20:11Eh bien, moi,
20:12je ne me contrefiche pas,
20:12moi.
20:13Parce que, justement,
20:15là où est la question...
20:16Parce que vous n'osez pas,
20:17vis-à-vis de vos copains de gauche,
20:19de répondre à une question
20:20qui est aussi simple que ça.
20:22Moi, je vous dis,
20:23malgré toutes les critiques
20:24que je porte sur Marine Le Pen,
20:25et de dimanche en dimanche,
20:27je le dis,
20:28si j'avais à choisir
20:29entre Marine Le Pen
20:29et Jean-Luc Mélenchon,
20:31je voterais Marine Le Pen
20:32aujourd'hui.
20:33Je vous demande,
20:34je vous demande,
20:35de me dire,
20:36puisque vous êtes social-démocrate
20:37et tout,
20:38si demain,
20:39vous aviez à faire
20:40le même choix que moi,
20:41après tout ce que vous avez dit,
20:42je comprends.
20:43Moi aussi,
20:43je suis pour,
20:44comme vous,
20:45qu'il y ait une autre alternative
20:46que cette alternative-là.
20:47Peut-être que M. Boimbrain
20:49irait à la pêche
20:49ou qu'il voterait blanc.
20:50Alors, vous le dites.
20:51Non, mais vous savez quoi ?
20:53Je n'irais jamais à la pêche
20:55le jour d'un vote.
20:55Et vous voterez pour qui ?
20:56Et vous savez quoi ?
20:57Je mettrais tout en œuvre
20:58pour que ce duel n'arrive pas.
21:00Et je vous le dis,
21:01et je vous le répète,
21:01c'est une question à la con.
21:03Quand on fait de la politique,
21:04on ne raisonne pas comme ça.
21:05Si, c'est moi qui vous la pose,
21:06c'est pas grave.
21:07Non, mais on ne raisonne pas comme ça.
21:08Je ne dois pas faire de la politique.
21:09Moi, exactement,
21:10c'est ce qui me différencie,
21:11M. le maire.
21:12C'est ce qui me différencie
21:13d'un homme politique.
21:14Et la réponse,
21:15c'est que je réponds clairement
21:16aux questions qu'on me pose.
21:17Et la réponse,
21:18c'est qu'aujourd'hui,
21:18aujourd'hui,
21:19j'étais le premier,
21:20un des premiers à gauche
21:21à dire,
21:22je mets dos à dos
21:24LFI et le RN.
21:25Et là,
21:25on arrive avec cette spectacularisation
21:28de la vie politique.
21:29On tombe encore dans le piège
21:30en nous disant,
21:31alors,
21:32Mélenchon,
21:33Le Pen,
21:33comme si déjà,
21:35Mélenchon était déjà au second tour.
21:36M. Boehrmann.
21:36Moi, ce que je...
21:37Non, mais c'est important, ça.
21:38C'est important.
21:39Lorsqu'on parle d'espoir.
21:40Vous savez que même
21:41votre non-réponse
21:42va vous être reproché par la gauche.
21:44Parce que votre non-réponse
21:45est une réponse.
21:46Si vous ne choisissez pas
21:47entre M. Mélenchon
21:48et Mme Le Pen,
21:49spontanément...
21:49Parce que c'est des questions pièges.
21:51Vous imaginez-vous bien
21:52que ça fait depuis des semaines
21:53que tout le monde me pose ces questions-là ?
21:55Et aujourd'hui,
21:55pourquoi on fait campagne ?
21:56C'est une possibilité dans les sondages.
21:58Mais bien sûr,
21:58mais c'est une possibilité.
21:59Mais moi, ce que je dis,
22:00et c'est là où il y a un autre angle,
22:01Mme Mabrouk,
22:02que peu de personnes évoquent,
22:04c'est si on part du principe
22:06que le danger pour notre pays,
22:08c'est que les fachos
22:10prennent le pouvoir.
22:11Que les fachos prennent le pouvoir.
22:13Que les fachos prennent le pouvoir.
22:15Dans ce cas-là,
22:16dans ce cas-là,
22:17je demande...
22:17Dieu sait que je ne la défends pas.
22:18Je demande...
22:19Je demande solennellement...
22:21Elle marche ou pas ?
22:22Je demande...
22:22Je demande solennellement,
22:25solennellement,
22:25à toutes celles et ceux
22:26qui se positionnent
22:28comme étant
22:29des candidats républicains
22:31à dire très clairement...
22:33Mais elle n'est pas république.
22:34Très clairement,
22:34très clairement,
22:36très clairement,
22:37nous nous positionnerons
22:38de façon claire
22:40contre Marine Le Pen.
22:41On a commencé...
22:42Je n'ai pas entendu
22:43Édouard Kédip.
22:43Je n'ai pas entendu
22:44Jean-Luc Mélenchon.
22:45Non, mais vous ne les entendrez pas.
22:46Mais c'est ça aussi.
22:47Dans le sens,
22:47ils ne répondent pas.
22:48Mais vous ne le plus.
22:48Ils ne répondent pas.
22:49Pardonnez-moi.
22:50On a commencé cette émission
22:51en disant
22:52qu'il ne faut pas
22:52mépriser les électeurs.
22:54Mais est-ce que là,
22:55vous ne méprisiez pas
22:55les électeurs
22:56et de Marine Le Pen
22:57et de Jean-Luc Mélenchon ?
22:57Moi, je ne méprise pas
22:58du tout les électeurs.
22:59Je suis premier à dire
23:00que justement,
23:01à gauche,
23:02la meilleure façon
23:03de les mépriser,
23:03c'était de leur faire
23:04des leçons de morale
23:05et de ne pas penser
23:06à leur continuité.
23:07c'est-à-dire...
23:07Vous voulez dire
23:07de fachos,
23:08comment vous...
23:09Non, je parlais
23:09de l'organisation politique.
23:10Jamais je ne me parlais
23:12de fachos.
23:13Au contraire,
23:13les électeurs
23:13ne sont pas du tout fachos.
23:14Attendez,
23:15est-ce que moi,
23:16je dis...
23:17Bardella,
23:18avec ces prises
23:19de positions antisémites,
23:20c'est pas des...
23:20Mais d'abord,
23:21ça reste à prouver,
23:22pardon,
23:23juste la démocratie.
23:24Très bien.
23:25Les différentes condamnations
23:27de certains militants RN
23:30avec les prises de positions
23:31de la panacesse,
23:32ça reste à prouver ?
23:33Je me suis gêné.
23:34Attendez,
23:35je me suis gêné pour le dire.
23:36Mais je ne vous veux pas
23:37un procès d'intention.
23:38Je suis en train de reprendre
23:39sur le fait que vous dites
23:40qu'ils sont...
23:40Je dis juste
23:42que le mépris
23:43dont vous parliez tout à l'heure,
23:44qu'il ne faut pas utiliser,
23:45je suis d'accord avec vous.
23:46Très bien.
23:46Quand vous dites
23:47du Rassemblement National,
23:48du Parti,
23:49ce sont des fachos,
23:51tous leurs électeurs...
23:52Je ne parle pas des électeurs,
23:53M. Ménard,
23:53je suis d'accord.
23:54Mais M. le maire,
23:55j'ai bien compris.
23:56Je vous connais,
23:56je ne pense pas
23:57à un instant
23:57que vous dites ça.
23:58Je vous dis
23:58que quand vous avez
23:59cette phrase-là,
24:01vous,
24:01c'est vécu
24:02comme du mépris
24:03pour tous les électeurs.
24:04Qui est ici,
24:05moi, électeur...
24:07Alors, c'est vrai,
24:07on ne te traite pas
24:08de fachos,
24:09mais tu votes
24:10pour des fachos,
24:10vous vous rendez compte ?
24:12Vous vous rendez compte
24:13de ce que ça veut dire ?
24:14C'est terrible.
24:14En plus,
24:14c'est à l'encontre
24:15de ce que vous êtes.
24:16Parce que moi,
24:17j'aime bien débattre avec vous
24:18parce que vous êtes
24:19un des seuls,
24:19à gauche,
24:20un peu,
24:20qui sort du moule,
24:22je ne sais pas comment dire,
24:22prenez-le bien,
24:23vous avez compris,
24:23quand je vous dis
24:24que vous sortez du moule.
24:25Non, mais sortir du moule,
24:26ça veut dire
24:26que vous ne répétez pas
24:27comme des éléments de langage
24:28tout ce qui arrive
24:29de votre parti.
24:30Ils le sauraient,
24:31sinon vous ne les auriez pas
24:31fait chier
24:32comme vous l'aurez fait
24:32depuis un certain nombre de temps.
24:34pour le répéter,
24:35on a compris.
24:35Il les a emmerdés tout le temps.
24:37Non, mais le but,
24:39ce n'est pas d'embêter
24:40qui que ce soit.
24:41Non, non,
24:41mais le but,
24:42c'est lorsqu'on parle
24:44aux électeurs qui souffrent,
24:45lorsqu'on parle des électeurs
24:46qui se disent
24:47qu'ils se disent
24:48aujourd'hui,
24:48je vis avec 800 euros par mois.
24:51Aujourd'hui,
24:52je suis en incapacité
24:53à me loger.
24:54Aujourd'hui,
24:54je suis en incapacité
24:55à me soigner.
24:56Ils sont 35%,
24:5738%
24:58à voter aujourd'hui
24:59pour le Rassemblement National.
25:01Et vous ne pouvez pas dire
25:02à ces gens-là
25:03que vous allez voter
25:04pour une facho.
25:05D'abord,
25:05parce que moi,
25:06je connais Marine Le Pen
25:08personnellement
25:08et que vraiment,
25:09vous ne pouvez pas dire
25:10un instant d'elle,
25:12je parle d'elle
25:12et c'est elle
25:13qui est candidate,
25:14ni qu'elle est raciste,
25:16ni qu'elle est antisémite,
25:17ni qu'elle est homophobe,
25:19ce n'est pas vrai.
25:20Vous avez oublié
25:20l'islamophobe ?
25:21Elle n'est pas islamophobe.
25:23Vous ne pouvez pas le dire.
25:24Je vous pose une question,
25:25s'il vous plaît,
25:26messieurs,
25:27messieurs les maires,
25:28parce qu'on a dit
25:28les maires,
25:29c'est le dernier recours.
25:30Je disais contexte social explosif,
25:32climat politique délétère.
25:34C'est à six mois
25:35d'une présidentielle
25:36qui va probablement
25:37changer le destin,
25:39vraiment.
25:40Parfois,
25:40certains disent
25:41le visage de la France.
25:42Vous au pouvoir,
25:43s'il y avait un maire,
25:44un élu de terrain,
25:46par quoi vous commenceriez
25:48justement
25:48pour un antidote
25:49au mépris ?
25:50Une première mesure.
25:52S'il y avait
25:52une première mesure.
25:53déjà,
25:54madame Mabrouk,
25:54c'est de faire
25:56ce qu'on est en train
25:56de faire.
25:57Parler avec des personnes
25:58qui sont directement
25:58en prise
25:59avec la réalité
26:00et ancrées
26:01avec le réel.
26:01Il y a 36 000 maires.
26:03Je sais que vous allez recevoir
26:05mon ami maire de Marseille,
26:07mais la vie,
26:08ce n'est pas Paris,
26:09Lyon,
26:09Marseille,
26:10Bordeaux,
26:10Strasbourg
26:10ou les grosses villes.
26:11On a des maires
26:12de petites communes
26:13qui,
26:14aujourd'hui,
26:15je pense à Daniel Barbe,
26:17un maire
26:18d'une petite commune
26:19en Géronde
26:20qui est encore
26:21en train de gérer
26:22les conséquences
26:22des incendies
26:23et de la canicule
26:24parce qu'on les a vite oubliés
26:25et souvenez-vous,
26:27je l'avais dit ici
26:27dans ce plateau,
26:28dans deux mois,
26:29on va les oublier.
26:30On a des problèmes
26:31de marge de manœuvre budgétaire
26:32parce que concrètement
26:34à l'État,
26:34madame Mabrouk,
26:35nous,
26:36maires,
26:36on est obligés
26:37de voter un budget
26:38à l'équilibre.
26:39Vous arrivez au pouvoir,
26:40l'un ou l'autre.
26:41Première décision.
26:43Imaginez.
26:43La première décision,
26:44c'est une décision,
26:45je l'ai dit,
26:46je le redis,
26:46pardonnez-moi,
26:47M. Ménard,
26:48protection de l'enfance.
26:49Ça, c'est 170 000 enfants
26:52victimes de violences sexuelles
26:53chaque année,
26:54trois enfants par classe.
26:56Il faut arrêter ce déni.
26:57On souscrit tellement, oui.
26:58Il faut arrêter ce déni.
26:59Moi, je pense que
27:00la priorité absolue,
27:02c'est l'école.
27:04L'école, c'est la...
27:06Et attention,
27:08pas construire une école
27:10qui ferait 90 %
27:12de reçus au bac,
27:13je ne pense pas
27:13que c'est comme ça
27:14qu'on mesurerait
27:14sa progression,
27:16mais une école
27:16qui réapprenne
27:17aux petits à écrire.
27:20Attendez,
27:21à écrire.
27:22Aujourd'hui,
27:23aujourd'hui,
27:25il y a 40 ans,
27:26je le dis parce que
27:27c'est un truc
27:27qui m'a effrayé,
27:28il y a 40 ans,
27:29une dictée,
27:30sur une dictée
27:31de 10 lignes,
27:32sans difficulté,
27:33pas important.
27:34Eh oui, je sais bien.
27:35Sur une dictée,
27:36il y avait 30 %
27:38de gosses
27:38qui faisaient plus de 15 votes.
27:4015 votes sur 10 lignes.
27:41Aujourd'hui,
27:42vous savez combien il y en a ?
27:4390 %.
27:44Alors,
27:45si on ne donne pas
27:46à nos gosses,
27:47les moyens de s'exprimer,
27:49de compter,
27:50compter,
27:51d'écrire,
27:52de lire,
27:53ça,
27:53si on arrête
27:54de leur faire croire
27:56avec le,
27:57comment s'appelle,
27:58le collège unique,
27:59qu'ils sont tous pareils
28:00alors que ce n'est pas vrai,
28:02si on prend en compte
28:03leurs différences,
28:04si on arrête
28:04de leur donner
28:05des diplômes
28:06comme si le diplôme,
28:07il valait quelque chose
28:08et qu'on les respecte,
28:10comme si on simplifiait
28:11les choses,
28:12si on faisait ça,
28:12si on arrêtait
28:13de leur mentir,
28:14je pense que
28:15c'est la première chose
28:16parce que
28:16si on n'a pas ces gosses-là,
28:18si on a encore des gosses,
28:19moi j'ai vu un gosse
28:20de 13 ans
28:21dans ma commune,
28:21le 17,
28:22non,
28:23c'était avant même
28:23le 17,
28:25jeter un cocktail,
28:27jeter un cocktail monotov
28:28sur la police,
28:30comment à 13 ans ?
28:31À 13 ans,
28:32monsieur le maire.
28:32Non mais je suis d'accord
28:34avec le rapport
28:35avec l'autorité.
28:36Oui mais alors
28:37on arrête de critiquer
28:38l'autorité ?
28:38Démocratiser l'excellence
28:39éducative pour donner
28:41pas démocratiser.
28:42L'excellence éducative
28:43parce qu'au bout d'un moment
28:43quand vous allez
28:44dans certains lycées
28:44à Paris,
28:45excusez-moi,
28:46quand vous avez un capital
28:46social,
28:48les problèmes que vous décrivez,
28:49ils sont tranquilles
28:50en termes d'emploi,
28:51de formation,
28:52de grandes écoles
28:52et surtout de reproduction
28:53des élites.
28:54Et le logement.
28:55La meilleure façon
28:56de lutter pour l'égalité,
28:59c'est le mérite,
29:00monsieur le maire,
29:01le mérite.
29:02Tu travailles bien,
29:04tu es récompensé,
29:05monsieur le maire.
29:06Vous travaillez pas vous ?
29:08Donc je travaille.
29:09Et voilà.
29:09Ensuite,
29:10le logement.
29:11400 000 logements
29:13par an qui manquent,
29:1480% des sourds
29:15des inégalités,
29:16c'est un manque de logement.
29:17On ne peut pas
29:17aujourd'hui donner
29:18des perspectives
29:19pour nos jeunes,
29:21pour nos lycéens
29:21qui manifestent,
29:22pour nos étudiants
29:23qui doivent se réadapter
29:25au regard des enjeux
29:26technologiques,
29:27des capacités,
29:28des assurances,
29:29pardon,
29:30à pouvoir être logés.
29:31Écoles,
29:32éducation,
29:33protection.
29:34Et c'est là où la notion
29:34de l'application
29:35de la loi SRU
29:36pour tous les maires,
29:37solidarité,
29:38rénovation urbaine,
29:39durcir,
29:40durcir,
29:42durcir l'arsenal juridique
29:44lorsque les maires,
29:45notamment les maires
29:46Rassemblement National,
29:47si les maires Rassemblement National
29:48appliquaient
29:49les 25%
29:49de logements sociaux,
29:50il y en aurait déjà
29:5140 000.
29:51Sur 500 000 logements,
29:52le social qui manque.
29:53Paradoxalement,
29:54je suis d'accord avec lui.
29:56Je suis d'accord avec vous,
29:56Karim.
29:57Moi,
29:58il y a un certain nombre
29:59de maires de droite,
30:00y compris de candidats de droite
30:02qui sont contre
30:03la loi
30:04qui nous oblige,
30:05pour parler en clair,
30:06qui nous oblige
30:07à construire 25,
30:08voire 25%
30:09de logements sociaux.
30:11Je suis pour les rendre inéligibles
30:13et leur enlever
30:13le permis de produire.
30:14On va arriver à la fin.
30:15On peut faire de la politique
30:17politicienne.
30:17En un mot,
30:18Robert Ménard.
30:19Moi,
30:20je connais plein de mairies
30:21qui ont de l'argent
30:22et qui préfèrent
30:24payer un an.
30:26Rendez-les inéligibles
30:27et enlevez-les
30:27leur permis de produire.
30:28La politique politicienne,
30:30c'est quand vous dites
30:30les maires du Rassemblement National.
30:32Tu n'as pas besoin
30:33d'être au Rassemblement National
30:34pour te comporter
30:35comme un maire
30:36qui préfère payer une amende
30:37que pour construire
30:38l'ensemble social.
30:38Robert Ménard.
30:39Les gens connaissent de gauche.
30:40Karine Boisbrad.
30:41Mais ça fait 40 000 pour les...
30:43Vraiment, merci pour ce débat.
30:44Merci à vous.
30:44Donc l'espoir ou le mépris,
30:47sorti le 5 novembre.
30:48Par l'eau.
30:49Sorti du livre.
30:50Sorti par l'eau,
30:50on faisait l'espoir.
30:51Et surtout,
30:51ça reprend exactement
30:52une bonne partie des problématiques.
30:54Et on aura l'occasion
30:55d'en débattre,
30:56M. le maire.
30:57Merci.
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