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  • il y a 24 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Bonsoir Fabien Roussel.
00:01Bonsoir Sonia Marroux.
00:02Merci de votre présence ce soir.
00:04Candidat communiste à la présidentielle, secrétaire national du PCF,
00:08le Premier ministre fait face, et la France également,
00:11à de multiples crises, M. Roussel.
00:12Colère lycéenne, crise du pouvoir d'achat, mur de la dette.
00:16Est-ce que sa réponse ce soir est à la hauteur de tels enjeux,
00:19de telles souffrances et de telles colères au pluriel ?
00:23Non, franchement.
00:25On sent que ça bouge un petit peu sous la pression du mouvement lycéen,
00:29mais comme l'a dit en un mot un jeune parmi ceux que j'ai rencontrés
00:33juste avant de rentrer sur votre plateau,
00:35parce que vous avez une émission avec eux après,
00:38je leur ai demandé, alors c'est quoi,
00:39qu'est-ce que vous en pensez des annonces du Premier ministre ?
00:41C'est bidon.
00:43Voilà, c'est bidon.
00:44Vous le reprenez à votre compte également ?
00:45Oui, je le reprends parce que j'avais, c'est bien résumé,
00:48c'est ce sentiment-là que j'ai,
00:50parce qu'il manifeste maintenant depuis un moment,
00:53c'est parti du Val-de-Marne, du Créteil à la mi-septembre,
00:57ça ne fait qu'un jour que ça dure,
00:59et ils ont des revendications concrètes,
01:01ils ont même mis des chiffres,
01:03ils parlent de 10 milliards d'euros,
01:04dedans il y a la rénovation des établissements,
01:06et c'est quand même la moindre des choses
01:08qu'ils puissent apprendre dans des conditions dignes,
01:12et le Premier ministre renvoie,
01:16renvoie au budget, au débat budgétaire,
01:18mais sans même dire qu'il a l'intention d'inscrire
01:23dans les budgets de l'éducation nationale
01:25les moyens qu'il faut,
01:28ni d'augmenter les budgets des collectivités,
01:30notamment les régions,
01:31pour pouvoir faire ce plan de rénovation du bâti,
01:34ce que nous demandons.
01:36Donc, c'est dur,
01:38parce que le gouvernement, le Premier ministre,
01:40j'ai le sentiment qu'il a quand même entendu,
01:41puisqu'il a retenu les cinq priorités,
01:45Parcoursup,
01:46il a bien compris que c'était rejeté,
01:48le bâti, les bâtiments qu'il faut refaire,
01:50il l'a entendu,
01:50mettre des profs dans chaque classe
01:52quand il n'y en a pas,
01:53c'est quand même le minimum.
01:55Et donc, les points sont identifiés,
01:58les aménagements du temps scolaire.
02:00Et les actes.
02:01Mais derrière.
02:02Mais alors justement.
02:02Mais derrière, le problème,
02:04c'est qu'il n'y a rien derrière.
02:04Mais comment on fait, M. Ronset ?
02:05Et donc, ces jeunes,
02:06ils manifestent depuis des semaines,
02:07ils sont mobilisés en masse nombreux,
02:09s'il n'y a rien derrière.
02:11C'est terrible.
02:12Mais comment peut-on répondre
02:13à des revendications légitimes, bien sûr,
02:15mais avec un État,
02:17au pied du mur de la dette,
02:18des caisses vides ?
02:19Un pays qui va finir
02:20lanterne rouge en Europe
02:21et les poches trouées.
02:24Mais, je ne sais pas moi,
02:26mais enfin,
02:26quand, non mais,
02:28non, c'est quand je ne sais pas.
02:28C'est la vraie situation.
02:30Non, mais si je sais.
02:31Non, je sais que vous avez des propositions,
02:32mais vous reconnaissez
02:33que le diagnostic est réel.
02:34Oui, mais si nous considérons
02:37que nos enfants,
02:38la jeunesse,
02:39est une priorité nationale,
02:42si nous considérons
02:43que c'est l'avenir de la France,
02:45si nous sommes tous d'accord
02:46pour dire
02:47qu'apprendre
02:48dans des bâtiments
02:49qui fuient
02:50ou avec des ramorts,
02:52qu'apprendre
02:52sans prof devant nous,
02:54c'est impossible.
02:56Mais on ne tortille pas.
02:58On ne se dit pas
02:59qu'il n'y a pas d'argent.
03:00On ne se dit pas
03:01comment on va faire.
03:02On fait.
03:02On trouve des solutions.
03:04Et c'est pour ça
03:04que je lance cet appel.
03:06J'ai lancé cet appel
03:07à un pacte
03:09pour notre jeunesse.
03:10Un pacte
03:11qui doit rassembler
03:12toute la nation.
03:13On doit tous se dire
03:14que nous allons trouver
03:15des solutions car ce sont
03:17nos enfants,
03:18c'est notre avenir
03:19et c'est avec eux
03:19qu'on va reconstruire la France.
03:21Un pacte pour la jeunesse,
03:22un pacte pour les paysans,
03:23un pacte pour les services publics.
03:24Car pardonnez-moi,
03:26il faut bien faire
03:26les hiérarchies
03:27mais ça fait mal
03:27de faire les hiérarchies.
03:28Quand les paysans souffrent,
03:30pourquoi alors
03:30ne pas débloquer
03:31la même enveloppe ?
03:32Quand les services publics
03:33sont à l'os,
03:34pourquoi ne pas débloquer
03:34la même enveloppe ?
03:35Je vais aller les voir demain
03:36au sommet de l'élevage
03:37justement,
03:38les paysans,
03:40pour discuter avec eux
03:41des problèmes
03:42qu'ils rencontrent.
03:43suite à la canicule,
03:44il n'y a pas de foin
03:45pour nourrir les bêtes.
03:47Ils sont eux aussi
03:49dans l'extrême difficulté.
03:51Et puis,
03:51au début de l'année scolaire,
03:53c'était les policiers
03:54qui manifestaient.
03:55Et combien de milliards
03:56pour eux ?
03:56Et les pompiers,
03:57M. Roussel ?
04:00Faisons de ces...
04:01C'est un plan Marshall
04:02qu'il faut en fait.
04:03Pour tous,
04:04pour tout le monde.
04:04Mais faisons,
04:05il faut qu'on fasse
04:05nos priorités.
04:07Et c'est nous,
04:07nous disons
04:08que nous avons des priorités,
04:09des choix à faire.
04:10Et par exemple,
04:11moi je ne suis pas d'accord
04:13pour qu'on augmente
04:14de 6 milliards d'euros
04:15le budget des armées
04:16et je préfère
04:17que l'on augmente
04:18le budget.
04:19Je ne suis pas d'accord
04:20que l'on...
04:20C'est une vraie question,
04:21c'est-à-dire dans une situation
04:21de conflits,
04:22de tensions géopolitiques,
04:24vous dites...
04:24Nous faisons des choix,
04:25je dis que le budget des armées,
04:27il est déjà conséquent.
04:29Je préfère
04:30que l'on augmente
04:31le budget consacré
04:32à nos enfants,
04:33à notre souveraineté alimentaire,
04:36à notre alimentation,
04:37plutôt que produire
04:39plus de bonnes,
04:40plutôt que le budget des armées.
04:41Vous allez trouver
04:41la question directe
04:42à quoi servirait
04:43de protéger notre jeunesse
04:44et nos paysans
04:44si demain on est attaqué
04:45avec un budget militaire à l'os.
04:47Mais ne soyez pas caricatural,
04:48je ne dis pas
04:49qu'il faut supprimer
04:50le budget des armées,
04:51je ne dis pas
04:52que nous n'avons pas besoin
04:53d'armées,
04:54de défense nationale,
04:56je suis au contraire
04:57soucieux de notre défense nationale
04:59et des conflits
05:00qu'il y a dans le monde,
05:00comme nos jeunes,
05:01et nous le disent ailleurs,
05:02ils sont eux-mêmes
05:03très inquiets
05:04de ce qui se passe dans le monde
05:05et ils demandent
05:05qu'on écoute aussi
05:06ce qu'ils disent.
05:07Il n'y a pas que des problèmes
05:08de bâtiment,
05:09il n'y a pas que des problèmes
05:10d'enseignement,
05:11ils veulent aussi...
05:11Il n'y a pas de problème d'autorité ?
05:12Non, non,
05:13ils veulent aussi
05:13qu'on les entende...
05:14Il n'y a pas de problème d'autorité
05:15à l'école.
05:16Non, ils veulent...
05:16Non, laissez-moi finir.
05:18Ils veulent qu'on entende
05:19leur inquiétude
05:19par rapport à l'état du monde,
05:21par rapport à l'état
05:22de guerre permanent,
05:23par rapport aux conflits
05:24qui se développent,
05:25que ce soit au Moyen-Orient,
05:26en Palestine,
05:27ils ont été heurtés
05:28que la France
05:29n'ait pas agi
05:31dans ce domaine.
05:31Il y a tout,
05:32il y a tout.
05:32Attendez, pardonnez-moi,
05:33il y a les classes chauffées,
05:34les classes qui sont trop froides.
05:35Mais bien sûr,
05:36il y a tout ça.
05:36La cause palestinienne...
05:37Attendez, pardonnez-moi,
05:37une question quand même.
05:38Elle peut être légitime,
05:39elle est légitime évidemment.
05:41Ces jeunes ont le droit
05:42à porter tout leur combat.
05:43Mais vous avez vu
05:44ce qui s'est passé
05:45à Carpentras ?
05:46Quand il y a quand même
05:49des propos,
05:49en tout cas des actes
05:50à caractère antisémite,
05:51la ville a porté plainte.
05:52Mais quand il y a des propos
05:54aux caractères antisémites,
05:55on porte plainte.
05:56Il n'y a pas d'état d'âme.
05:57C'est comme quand il y a
05:58des violences
05:58à l'encontre des personnes,
06:00des policiers,
06:01des enseignants, etc.
06:02On condamne.
06:02Mais quel rapport
06:03entre la cause palestinienne
06:04qui est légitime
06:05et les revendications lycéennes ?
06:07c'est que les jeunes,
06:09il faut les écouter
06:10dans tout ce qu'ils ont à dire.
06:12Ils ont des revendications
06:14légitimes concernant
06:15leurs conditions
06:16d'enseignement,
06:17d'accès aux connaissances.
06:19Et c'est la priorité
06:21des priorités.
06:21Mettons-nous d'accord
06:22pour créer le budget
06:24qu'il faut ?
06:24D'ailleurs,
06:25je fais une autre proposition.
06:26Je l'ai formulée hier
06:27dans la conférence de presse
06:28où j'ai présenté
06:29mes propositions
06:30pour la jeunesse.
06:32Pour restaurer le bâti,
06:33notamment,
06:35permettons aux départements
06:36et aux régions
06:37qui gèrent les collèges
06:38et les lycées,
06:39et je vais même dire
06:39aux communes
06:40qui gèrent
06:41les écoles primaires,
06:42il faut nous permettre
06:43de pouvoir emprunter
06:44à taux zéro,
06:46voire négatif,
06:47pour pouvoir faire
06:47ces investissements
06:48sur cinq ans.
06:49Ça se planifie.
06:50Tout ça,
06:50ça se planifie.
06:51Et la deuxième chose,
06:52ils ont aussi
06:53des préoccupations
06:53concernant le climat
06:55et l'international.
06:56Comment on ne peut pas
06:57résoudre d'un coup
06:58de baguette magique
06:58ce qui se passe
06:59avec M. Poutine
07:00ou M. Trump ?
07:01Je ne dis pas
07:01qu'ils demandent
07:03à ce que ce soit résolu
07:04d'un coup de baguette magique.
07:05Tout le monde voudrait
07:05un monde de paix.
07:06Mais il faut l'entendre.
07:08Mais il faut l'entendre
07:09parce que justement
07:10quand on fait le choix
07:11d'investir dans l'armée,
07:12dans les bombes
07:13et dans la guerre,
07:14eux, ils disent
07:15arrêtez,
07:16commencez par investir
07:17dans l'école.
07:17Vous parlez du bâti.
07:18Commençons par investir
07:19dans l'école.
07:20Vous parlez du bâti.
07:21Oui, expliquez-moi.
07:22Quand on dénonce
07:23la vétusté des établissements,
07:25pourquoi on les brûle ?
07:27Ah, mais enfin,
07:28Sonia Mabrouk.
07:29Il y a eu quelques cas,
07:31quelques exemples,
07:32quelques incidents.
07:33Ça ne vaut pas mal au cœur
07:34de voir des bâtiments neufs,
07:35des établissements neufs brûlés.
07:37Mais nous avons tous...
07:37Les mêmes qui demandent
07:38plus de moyens.
07:38Je n'ai entendu aucun élu,
07:41aucun responsable politique
07:43soutenir,
07:44soutenir des dégradations,
07:46des lycées qui ont été brûlés.
07:49Personne ne soutient ça.
07:50Ce sont des bâtiments publics.
07:52C'est là-dedans
07:52que nos enfants apprennent.
07:53Et vous le condamnez
07:54sans réserve.
07:54Mais bien sûr.
07:56Mais tout le monde
07:57nous l'a condamnée.
07:57Et d'ailleurs,
07:58on est bien passé
07:58à autre chose aujourd'hui.
07:59Aujourd'hui,
08:00il n'y a personne
08:01qui légitime cette violence.
08:03Nous la condamnons.
08:05Personne qui...
08:06Monsieur Roussel.
08:07moi je vais...
08:08On va reprendre les phrases.
08:09Je ne légitime aucune violence.
08:12C'est vous que j'interroge ce soir.
08:13Je ne légitime aucune violence.
08:15Et aujourd'hui,
08:15ce qui est bien,
08:16c'est qu'après la manifestation d'hier,
08:18nous avons vu
08:19que ces lycéens,
08:21ces lycéennes
08:23manifestent pacifiquement
08:24avec des mots d'ordre
08:25qu'ils l'expriment
08:26et qu'il y a derrière
08:27des organisations de jeunesse
08:29qu'il faut écouter,
08:30qui les représentent.
08:32J'invite les jeunes
08:32à rejoindre
08:33ces organisations de jeunesse
08:34parce qu'on a besoin
08:35de représentants.
08:36C'est comme dans les entreprises,
08:37on a besoin de syndicats.
08:38Comme dans le pays,
08:39on a besoin des partis.
08:39Il faut reconnaître
08:40quand il y a des syndicats,
08:41quand il y a des parents,
08:43ça se passe bien.
08:44Mais il faut aussi parler,
08:45on va parler des revendications
08:46et on l'a fait,
08:47quand ça se passe mal,
08:48parce qu'on a aussi
08:49des policiers
08:50qui sont fatigués,
08:51pour certains exténués.
08:53Je sais que vous faites
08:53la part des choses
08:54quand il y a une violence
08:56dont la cible est un lycée,
08:58vous le dénoncez.
08:58Et quand il y a une violence
08:59dont la cible est un policier,
09:00vous le dénoncez aussi.
09:01Nous sommes d'accord.
09:02Mais bien sûr.
09:03Mais alors pourquoi dans ce pays,
09:04tout le monde n'arrive pas
09:05à le faire, monsieur ?
09:05Donc interrogez-les, les autres.
09:08Mais vous ne trouvez pas
09:08que ça dit beaucoup de choses
09:09dans notre société ?
09:10La société, de toute façon,
09:13est malade.
09:15Malade notamment d'une violence
09:17qui s'installe partout.
09:19Elle s'installe partout.
09:21Parce que l'individualisme grandit.
09:23Parce que le chacun pour soi grandit.
09:25Mais aussi parce qu'on a
09:28une société qui est violente
09:29et des responsables...
09:31Enfin, un État qui est violent.
09:33Et je le dis...
09:34Un État violent.
09:35Oui, je le dis...
09:36Quelle est la violence d'État aujourd'hui ?
09:37Je le dis quand...
09:38Je ne parle même pas
09:39de la politique de maintien de l'ordre
09:41qui devrait être remise en cause.
09:43Et le ministre de l'Intérieur,
09:45aujourd'hui,
09:45Il parle de proportionnalité.
09:47devrait remettre en cause
09:48la politique de maintien de l'ordre
09:49dans notre pays,
09:50qui même comparée par rapport
09:52à d'autres pays européens,
09:53est beaucoup plus violente.
09:55Elle provoque beaucoup plus de blessés.
09:58Et donc, ça,
10:00il devrait le revoir.
10:01On suspend les grenades assourdissantes.
10:03Après, on fait quoi ?
10:05On enlève le LBD ?
10:06On enlève le cash ?
10:07On enlève le gilet pare-balles ?
10:08Je vous parle d'une violence de l'État
10:10quand des travailleurs
10:13s'usent au boulot
10:14et qu'ils ne peuvent pas vivre
10:15de leur salaire.
10:16Je vous parle d'une violence de l'État
10:18quand des mères de famille
10:19sont abandonnées
10:21et vivent dans le plus grand dénuement.
10:22Quand il n'y a pas
10:23de médecin pour se soigner.
10:26Quand on n'a pas accès
10:28au minimum vital
10:30pour élever ses enfants.
10:32La violence,
10:32elle est là dans notre société.
10:34Vous ne pouvez pas mesurer
10:35ce que ça peut produire
10:36comme colère.
10:37Et c'est de la même manière
10:39quand l'essence augmente
10:41à des prix
10:41qui fait que les gens
10:43se saignent aujourd'hui.
10:45Vous parlez d'une société
10:47égocentrique, individualiste.
10:48Il y a un mot que j'ai prononcé
10:49que vous ne reprenez pas
10:50donc je veux savoir.
10:51Est-ce que vous pensez
10:52qu'il y a un manque d'autorité,
10:54d'encadrement ?
10:55Quand vous voyez malgré tout
10:56des policiers aussi
10:57qui sont attaqués,
10:58des pompiers et des professeurs,
10:59on voit bien que c'est
11:00un uniforme des représentants
11:02de l'État.
11:02Pour moi, c'est un manque de repères.
11:04C'est des repères
11:05qui montrent dans notre société.
11:06si ce n'est l'autorité
11:07du professeur,
11:09l'autorité des parents ?
11:10Mais c'est un ensemble.
11:11Les repères, c'est des droits
11:12et des devoirs.
11:13C'est une république
11:14qui respecte tout le monde
11:15et qui écoute.
11:16Mais bien sûr.
11:16Mais c'est pour ça
11:17que je ne veux pas parler
11:18que d'autorité.
11:19Bien sûr que l'autorité
11:20est nécessaire,
11:20tout comme les règles
11:21sont nécessaires.
11:22C'est ce qui nous permet
11:23de vivre en société.
11:24C'est ce qui permet
11:25d'appréhender
11:27ceux qui ne les respectent pas
11:29et de nous faire vivre ensemble.
11:30Mais c'est un ensemble de choses.
11:32Et c'est pour ça
11:33que je vous parle
11:33de repères et de valeurs.
11:35Et que je vous parle
11:36de république
11:37qui doit nous permettre
11:38de vivre ensemble.
11:39Et la République ?
11:39La République, elle est là
11:40pour protéger.
11:41Vous pouvez me parler
11:42d'autorité,
11:43je vais vous parler
11:43de protection.
11:44Nos enfants...
11:45C'est vous qui avez parlé
11:46de droits et de devoirs.
11:47Mais nos enfants
11:48ont besoin d'être protégés
11:49aujourd'hui.
11:50Ils ont besoin d'être...
11:51De qui ?
11:51Quel est l'ennemi ?
11:52Mais de protéger...
11:53Qui est l'ennemi
11:54dans la rue ?
11:55Mais quand ils sont
11:56dans des établissements
11:57qui ne leur garantissent pas
11:59d'avoir accès
12:00aux connaissances décemment,
12:02quand ils n'ont pas
12:02de professeurs,
12:03quand ils sont livrés
12:04à eux-mêmes
12:04dans la nature
12:06pour passer leurs épreuves,
12:07comment il faut...
12:08Pour moi,
12:09ils ne sont pas protégés.
12:10La nation ne les protège pas.
12:12Et quand ils sortent
12:13de leur lycée
12:14pour manifester,
12:15pour exprimer...
12:16Ils ont des parents,
12:16M. Roussel, ou pas ?
12:17Mais ils se font
12:19charger par la police.
12:20Il n'y a pas de responsabilité...
12:22Depuis tout à l'heure,
12:22on a l'impression
12:23que vous parlez d'enfants
12:24sans parents.
12:25Nous sommes d'accord
12:26qu'ils ont des parents.
12:27Oui, bien sûr.
12:29Il y a une responsabilité
12:30ou pas des parents ?
12:30On vous dit droit et devoir.
12:32Quel est le devoir
12:33d'un parent aujourd'hui
12:34quand son enfant mineur...
12:35Il y a une grande responsabilité
12:37des parents sur leurs enfants.
12:39Mais parlons de la grande inquiétude
12:41des parents sur l'avenir
12:43de leurs enfants.
12:44Parlons-en.
12:45Il y a aujourd'hui
12:46un sondage qui rappelait
12:48que 80% des parents...
12:50Un sondage qui date
12:51de l'année dernière.
12:5280% des parents
12:53sont inquiets
12:54pour l'avenir
12:55de leurs enfants.
12:56Inquiets déjà
12:57sur la manière
12:58dont ça se passe à l'école,
12:59du plus jeune âge,
13:00mais inquiets
13:00pour leurs études,
13:01inquiets à la place
13:02de leurs enfants
13:03sur Parcoursup,
13:04qui est l'algorithme
13:05qui tue beaucoup d'espoir.
13:07De l'injustice.
13:07Parlons de l'inquiétude
13:08des parents
13:09par rapport
13:10à leurs enfants.
13:11Et c'est d'abord ça
13:11aujourd'hui
13:12qui étreint tout le monde.
13:14Combien de parents
13:14se saignent les veines
13:16pour payer des études
13:17à leurs enfants
13:18quand ils doivent avoir
13:19un logement
13:20à 500-600 km
13:21de chez eux ?
13:22Est-ce que vous mesurez
13:23cette violence-là
13:24justement ?
13:25Que des parents
13:26aujourd'hui
13:26n'aient pas la possibilité
13:27de payer les études
13:28de leurs enfants ?
13:29Est-ce que vous mesurez
13:29que ces parents-là
13:30ne vont pas voir
13:31leurs enfants retourner à l'école
13:33parce que d'autres parents
13:34ont laissé d'autres enfants
13:36violentés, cassés
13:37ou brûlés ?
13:37Est-ce que ces parents-là
13:38doivent payer
13:39pour les actes ?
13:40Pardonnez-moi.
13:41Je fais bien la différence
13:42M. Roussel.
13:44Vous pouvez toujours
13:45me ramener à ça
13:45mais ce n'est pas
13:46parce que des individus
13:47isolés...
13:48La plupart des Français
13:48dans un sondage
13:49sont pour le principe
13:50du casseur-payeur.
13:52Mais c'est inscrit
13:53dans la loi
13:53et c'est déjà possible.
13:55Le code civil
13:56aujourd'hui
13:57je ne l'ai plus en tête
13:58je l'ai dit dimanche
13:58ici sur votre plateau
13:59article 1242
14:02du code civil
14:03les parents
14:04peuvent être tenus responsables
14:05et payer
14:07pour des enfants mineurs
14:09en cas de dégradation.
14:10C'est possible
14:11la loi le prévoit.
14:12Donc on peut toujours
14:13regarder
14:14les individus
14:15les cas isolés
14:16cette jeune policière
14:18qui a été mise à terre
14:19par quatre hommes
14:20et battus
14:21c'est honteux
14:22et d'ailleurs je réagis
14:23en féministe
14:24en disant ça
14:24c'est honteux
14:25c'est barbare
14:25voilà
14:26quatre hommes
14:26c'est lâche
14:27qui tombent sur une femme
14:28policière
14:29c'est lâche
14:29donc vous voyez
14:29j'ai les mots qu'il faut
14:31pour dénoncer ça
14:33mais si on ne regarde
14:34que ça
14:35on regarde par le petit bout
14:36de la lorgnette
14:37excusez-moi
14:37Donc ça c'est
14:38vous le dites
14:38aux responsables
14:39au gouvernement également
14:40Mais bien sûr
14:41le malaise
14:41il est profond
14:42et moi c'est ça
14:44que je veux exprimer
14:47comme colère
14:48c'est que le malaise
14:49il est profond
14:49Donc il faut un changement
14:50de système
14:50On a un devoir
14:51de responsabilité
14:52vous comme moi
14:54de comprendre
14:55ce qui se passe
14:55et d'apporter des réponses
14:57et moi en tant que
14:57responsable politique
14:58et même candidat
14:59à l'élection présidentielle
15:01j'ai aussi
15:02le devoir
15:02et la responsabilité
15:03d'apporter des réponses
15:05si on n'apporte pas
15:06de réponses
15:07à cette jeunesse
15:08c'est ça qui m'inquiète
15:09si on n'apporte pas
15:10de réponses
15:10à cette jeunesse
15:11Ce soir vous vous dites
15:11qu'il n'y a pas eu
15:11de réponse politique
15:12vous vous posez la question
15:13quelles conséquences ?
15:14On les envoie où ?
15:16Dans le mur ?
15:18Qu'est-ce qui leur reste
15:20demain
15:21comme moyen
15:22pour s'exprimer
15:23et se faire entendre ?
15:24Je pose tout simplement
15:25la question
15:26Alors parlons de responsabilité
15:27politique
15:27C'est pour ça que nous devons
15:29nous leur devons
15:30nous leur devons
15:32de trouver des réponses
15:33nous avons l'obligation
15:34de trouver des réponses
15:36En ce moment
15:37c'est un gouvernement
15:37qui est au pouvoir
15:38vous estimez que ce soir
15:39c'est bidon
15:40pour reprendre
15:40ce que vous a dit
15:42l'un des jeunes
15:42qui participera tout à l'heure
15:43à notre émission spéciale
15:45Est-ce que vous rendez responsable
15:48tous les ministres
15:49de l'éducation
15:50vous avez entendu le dire
15:51qui se sont succédés
15:52qui ont pour beaucoup
15:54réformé
15:54Est-ce que vous dites
15:55messieurs
15:56dames
15:56vous êtes responsable
15:57de cette déshérence ?
15:59Oui bien sûr
16:00les huit ministres
16:01de l'éducation
16:01huit ministres
16:02en neuf ans
16:03huit ministres
16:04en neuf ans
16:04ils ont
16:05une longue responsabilité
16:07parce que
16:07pas un
16:08n'a pris
16:09l'ampleur
16:10la mesure
16:10de la crise
16:12et donc
16:13ils ont même fait
16:14des réformes
16:14à contre-courant
16:15telles que
16:16Parcoursup
16:16ils ont continué
16:17de supprimer
16:17des profs
16:18alors qu'il fallait
16:18en embaucher
16:19vous savez ce que ça représente
16:2015 millions d'heures
16:22de cours
16:23sans prof
16:2415 millions d'heures
16:25sans prof
16:26c'est
16:2724 000
16:28embauches
16:29d'enseignants
16:30qu'il faut faire
16:30donc il ne faut pas
16:31en supprimer
16:32il faut en embaucher
16:33il faut embaucher
16:34déjà rien que pour ça
16:3624 000 enseignants
16:37ils font en trouver
16:38qui aille partout
16:39ils comptent dans des quartiers
16:40qu'ils jugent difficiles
16:41eux-mêmes
16:42tout à fait
16:43vous me dites
16:44le gouvernement
16:46ne prend pas
16:47l'ampleur de la mesure
16:48c'est vrai
16:48il nous renvoie au budget
16:50c'est vrai
16:51et bien
16:51je demande
16:52à ce que l'ensemble
16:53des forces politiques
16:55dans ce budget
16:56mettent les moyens
16:58qu'il faut
16:59pour que
16:59demain
17:00il y ait des travaux
17:01dans les établissements
17:01il y ait des profs embauchés
17:03et qu'on remette en cause
17:05parcours sup
17:07et qu'il y ait des places
17:08dans nos facultés
17:0824 000 professeurs
17:09il faut les trouver
17:10il faut pouvoir les répartir
17:11là où il y a les besoins
17:12vous savez bien
17:13que c'est pas un claquement de doigts
17:14mais vous le savez
17:14donc il n'y a pas besoin
17:15de le préciser
17:16ça se planifie
17:16alors justement
17:18parlons d'anticipation
17:19ça s'écrit
17:20ça se planifie
17:21ça s'organise
17:22mais le dire
17:23dire aujourd'hui
17:25nous allons embaucher
17:26suffisamment de profs
17:27pour qu'il n'y ait plus
17:28d'élèves sans profs
17:30voilà
17:30le dire
17:31et on va le planifier
17:32donc on va les former
17:33les embaucher
17:34et on va les faire
17:35répondre à ceux qui
17:36pour des questions
17:37parfois évidentes
17:38ne vont pas dans certains quartiers
17:40et certaines classes
17:40parce qu'ils ne se portent pas
17:42et qu'ils sont en burn-out
17:43et tous ces profs
17:43qui sont envoyés en formation
17:46sans arrêt
17:46à droite à gauche
17:47et qu'on ne remplace pas
17:48mais moi
17:48j'ai reçu les élèves
17:50de chez moi
17:50de ma ville
17:51ils m'ont raconté
17:53depuis le début de l'année
17:54il y en a qui sont
17:55sans profs de maths
17:57et ils ont le bac
17:58comment ils font ?
18:00comment ils font ?
18:01enfin on entend ça
18:03comment peuvent-ils passer
18:04des diplômes
18:05s'ils n'ont pas de profs
18:07pendant 2, 3, 4 mois ?
18:09vous estimez que c'est
18:10je fais attention au mot
18:12vous pouvez dire
18:13c'est l'absentéisme des profs
18:15c'est de la responsabilité
18:16du ministre de l'éducation nationale
18:17on dirait que c'est criminel
18:18ce qui est fait entre guillemets
18:19ah mais pour moi oui
18:22criminel ?
18:23oui on est en train
18:24de tuer notre jeunesse
18:25vous avez parlé
18:25de tribunal populaire
18:27oui on est en train
18:28de
18:28mais parce que
18:29parce que
18:30certains vous diraient
18:31les procès de Moscou
18:32c'est pas loin monsieur
18:33non mais j'y suis allé fort
18:34mais parce que
18:35j'ai trouvé honteux
18:36que l'on
18:38que l'on
18:39mette au tribunal
18:40les enfants
18:41et les parents
18:43comme si
18:45ils étaient responsables
18:46de tout
18:47on ne mesure pas
18:48vraiment
18:49j'ai l'impression
18:50que dans ce pays
18:50on ne mesure pas
18:51la crise qui existe
18:52avec nos enfants
18:53et la douleur
18:55qu'ils expriment
18:56ce n'est pas
18:57un mouvement social
18:58un mouvement de jeunesse
18:59contre une réforme
19:01c'est un mouvement
19:02de jeunes
19:03qui veulent justement
19:04des moyens supplémentaires
19:06ils s'opposent pas
19:07à une mesure
19:07ils demandent
19:08à ce qu'on s'occupe
19:09d'eux
19:09et à ce qu'on les écoute
19:10et si on ne le fait pas
19:13et bien
19:13on risque
19:14de faire encore
19:16plus de mal
19:17à cette jeunesse
19:18qui ne demande
19:18qu'une chose
19:19c'est apprendre
19:20apprendre et participer
19:21à la vie de notre pays
19:22je rappelle que
19:23le premier ministre
19:25a dit qu'il n'y avait pas
19:25d'instruction
19:27d'affronter
19:28les lycéens
19:29que le ministre de l'intérieur
19:30là je reviens sur l'aspect
19:31sécuritaire
19:31à un moment
19:32affirme qu'il y a
19:33une proportionnalité
19:34que les grenades
19:35ont été suspendues
19:37en tous les cas
19:37le temps de ce mouvement
19:38il faut faire davantage
19:39pour vous ?
19:40oui
19:41il faut interdire
19:42les grenades
19:43contre nos enfants
19:45il faut interdire
19:46le LBD
19:47on ne tire pas
19:48de LBD
19:48contre nos enfants
19:49qu'est-ce qui doit rester
19:50un policier
19:51on ne tire pas
19:52de LBD
19:53contre nos enfants
19:53on ne tire pas
19:55de grenades
19:55contre nos enfants
19:56qu'est-ce qui doit rester
19:57un policier
19:58pour qu'il se défendre
19:59on met en oeuvre
20:00une politique
20:01de maintien de l'ordre
20:02on met en oeuvre
20:03une politique
20:04de maintien de l'ordre
20:04qui protège
20:05les manifestants
20:06qui veulent manifester
20:11qui les isolent
20:12de ceux
20:12qui sont là
20:13pour casser
20:13on appréhende
20:15ceux qui cassent
20:16mais on a
20:17ça a l'air très facile
20:17sur le papier
20:18monsieur
20:18c'est-à-dire
20:19vous voulez une police
20:20en partie désarmée
20:21qui ne va pas au contact
20:22qui arrête les mauvais
20:23je n'ai pas siégé
20:24à l'Assemblée nationale
20:25dans la commission
20:26qui traitait de ces questions-là
20:27j'ai lu les rapports
20:28en revanche
20:29qui ont été faits
20:30pourquoi dans d'autres
20:30pays d'Union Européenne
20:31ça marche
20:32pourquoi il y a des pays
20:33de l'Union Européenne
20:34qui interdisent
20:35les LBD
20:36et nous on fait partie
20:37de ceux minoritaires
20:38qui les utilisent
20:39pourquoi il y a des pays
20:40qui justement
20:41utilisent très rarement
20:43les grenades
20:44et nous nous sommes
20:44le pays
20:45qui les utilisons
20:46le plus
20:46pourquoi ?
20:47parce qu'il y a
20:48une politique
20:48de maintien de l'ordre
20:49dans notre pays
20:50qui est très répressive
20:51une violence aussi
20:52de l'autre côté
20:52ou pas du tout
20:53regardez les mouvements sociaux
20:54peut-être une violence
20:54de l'autre côté
20:55mais regardez les mouvements sociaux
20:56dans tous les pays
20:57vous n'avez jamais vu
20:58dans tous les pays
20:59d'Europe
21:00justement face à l'inflation
21:01face à la pauvreté
21:03qui augmente
21:03la colère
21:04qui s'exprime partout
21:05parce que ça commence
21:06à bouillir
21:07justement des politiques
21:09de maintien de l'ordre
21:09qui sont différentes
21:10donc inspirons-nous
21:11pas de grenades
21:12pas de LBD
21:13quel outil
21:14a la disposition
21:15d'un policier ?
21:15je demande à ce que
21:16notre politique
21:17de maintien de l'ordre
21:17soit revue
21:18maintenant je vous ai dit
21:19que je n'étais pas
21:20un spécialiste de la question
21:21mais je sais qu'ailleurs
21:22ça se fait autrement
21:23et je demande
21:24qu'elle soit réinterrogée
21:25et la politique
21:26de maintien de l'ordre
21:29elle doit garantir
21:30le droit de manifester
21:31la protection des biens
21:32des personnes
21:33et puis bien sûr
21:34la protection des premiers
21:35à garantir l'ordre
21:36c'est les policiers
21:37Fabien Roussel
21:38le Premier ministre
21:39s'est exprimé également
21:39sur la crise énergétique
21:41et on va l'écouter
21:43avec cette annonce
21:46nous mettrons donc
21:4710 millions de barils
21:49de gazole
21:49issus de nos stocks
21:50à la disposition
21:51des distributeurs
21:53en France
21:54je signerai
21:55prochainement le décret
21:56permettant cette opération
21:58prévue pour durer
21:59trois mois
22:00nous allons les utiliser
22:01de manière nouvelle
22:02pour agir sur les prix
22:04le gazole concerné
22:06a été acheté
22:07avant la flambée
22:08des cours
22:08il sera mis
22:09à disposition
22:10au prix de revient
22:11de ces stocks
22:12ce qui permet mécaniquement
22:13de baisser les prix
22:14à la pompe
22:14dans un ordre de grandeur
22:16évalué
22:17entre 12 et 18 centimes
22:19par litre de gazole
22:21vous l'aurez compris
22:22sur la crise énergétique
22:23c'est l'action diplomatique
22:24qui est louée
22:24et puis
22:25ces 10 millions de barils
22:26qui seraient donc
22:27qui entraîneraient mécaniquement
22:28une baisse
22:29de 12 à 18 centimes
22:31on parle du gazole
22:32Marine Le Pen
22:33s'est réjouie
22:33affirmant qu'en partie
22:35on écoute
22:35sa proposition
22:36et vous même ce soir
22:37en partie
22:39le Premier ministre
22:40écoute
22:40cette proposition
22:41que j'avais faite également
22:43bien sûr
22:43qu'il faut réduire
22:45enfin qu'il faut pouvoir
22:46taper dans nos réserves
22:47je l'avais exprimé
22:48lors de la première crise
22:49au début
22:50de la guerre du Golfe
22:52la guerre du Golfe
22:53la guerre en Iran
22:54en Iran
22:55puisqu'on a des réserves stratégiques
22:57dans lesquelles
22:57il est possible
22:58de puiser un peu
22:59ça reste des réserves stratégiques
23:00je dis même
23:01que pour l'avenir
23:02nous devrions envisager
23:04d'augmenter
23:04nos réserves stratégiques
23:06non pas en cas de guerre
23:07mais en cas
23:08d'inflation
23:10sur le prix
23:11du pétrole
23:12qui permettrait
23:13de pouvoir
23:14injecter
23:15de l'essence
23:17ou du carburant
23:17en ayant des dépôts
23:19pétroliers plus nombreux
23:20dans notre pays
23:21et en en achetant
23:22dès que les cours
23:23sont bas
23:25si vous avez des pays
23:26privilégiés
23:28parce que là
23:28il y a quelques détroits
23:30qui sont bloqués
23:30déjà je regrette
23:31une chose terrible
23:32c'est que dans les années
23:332010-2015
23:34on est laissé fermer
23:36des raffineries
23:36on a laissé Total
23:37fermer ces raffineries
23:38ce qui fait qu'aujourd'hui
23:39on dépend des pays
23:40à l'étranger
23:41on ne raffine
23:42on raffine
23:42beaucoup moins en France
23:43et donc pour le diesel
23:44on dépend notamment
23:46de la Russie
23:47mais qui
23:47comme ces raffineries
23:48sont attaquées
23:49a décidé de ne plus exporter
23:51on dépend des Etats-Unis
23:52mais les Etats-Unis
23:53Trump avec ses élections
23:55il va fermer lui aussi
23:57les robinets
23:57on va être
23:58c'est pour ça que sa proposition
24:00ça peut faire baisser
24:01les tarifs
24:02de 12 à 18 centimes
24:03mais ma crainte
24:05c'est que le diesel
24:06le gazole
24:07augmente
24:08d'autant
24:09dans les semaines qui viennent
24:10et qu'il y ait
24:11un risque de pénurie
24:12or c'est là
24:13où on a une vraie
24:14difficulté stratégique
24:16parce que le diesel
24:17on ne peut pas le remplacer
24:17dans les tracteurs
24:18dans les camions
24:19et donc on va en avoir besoin
24:22je regrette
24:23que le gouvernement
24:24ait une aussi courte vue
24:25sur ce qui se passe
24:28qu'il n'est pas
24:28plus anticipé
24:30quand ils nous ont réunis
24:31tout au début
24:31pour nous parler
24:32du conflit en Iran
24:33ne vous inquiétez pas
24:33ça va durer quelques semaines
24:35en 20 jours
24:36ce sera réglé
24:38et aujourd'hui
24:38c'est ce qui vous a été dit ?
24:40oui bien sûr
24:40puisque quand ils ont libéré
24:42des stocks
24:43à cette époque
24:44ça va nous faire tenir
24:4620 jours
24:46et dans 20 jours
24:47ce sera réglé
24:49c'est un peu plus compliqué
24:50que ça
24:51ce qui se passe
24:51c'est extrêmement grave
24:53c'est pour ça
24:54que j'appelle une nouvelle fois
24:55à ce que notre pays
24:57s'engage beaucoup plus offensivement
24:58dans une politique diplomatique
25:00dans la diplomatie
25:01dans la diplomatie
25:02qui nous permette
25:03de résoudre les conflits
25:04et qui ne soit plus alignée
25:06derrière les Etats-Unis
25:07qui eux
25:09eux vont jouer
25:10complètement leur carte
25:11et quand ils vont décider
25:12de ne plus exporter
25:13vous aligner sur qui ?
25:14quand ils ne vont plus
25:15mais la France
25:16a eu une politique
25:17désalignée
25:18elle était libre
25:19et indépendante
25:20et ça lui permettait
25:21justement d'avoir
25:22une voix beaucoup plus forte
25:23c'était celle
25:23de De Gaulle
25:24et à l'époque
25:25on était respecté
25:26nous sommes aujourd'hui
25:27le 7 octobre
25:28Fabien Roussel
25:293 ans après la barbarie
25:30du Hamas
25:313 ans
25:34aussi avec des répercussions
25:35en France
25:36avec un antisémitisme
25:38qualifié de décomplexé
25:39des français juifs
25:40qui retirent leur nom
25:41de boîte aux lettres
25:42qui n'osent plus dire
25:42parfois leur nom également
25:44quel est le terreau
25:45de cet antisémitisme
25:46selon vous ?
25:46d'abord aujourd'hui
25:47c'est le 7 octobre
25:48donc nous devons avoir
25:50une pensée
25:50pour les plus de 1200 victimes
25:55tués dans un acte
25:56de terrorisme barbare
25:58un des pires de ce siècle
26:00un des pires
26:01pas le pire
26:02mais un des pires
26:04et d'abord nous devons
26:06nous rappeler ça
26:07et dire que le terrorisme
26:10qui s'attaque à des victimes
26:12des hommes
26:13des femmes
26:13des enfants
26:14doit être condamné
26:15sans aucun état d'âme
26:17jamais ce sera un moyen
26:19pour faire entendre sa voix
26:21jamais
26:21de l'autre côté
26:23j'en profite pour dire
26:24que depuis
26:25il y a un autre terrorisme
26:27qui sévit
26:27c'est le terrorisme d'état
26:29d'un gouvernement
26:29d'extrême droite
26:30israélien
26:31celui de monsieur Netanyahou
26:32je le dis vraiment
26:33c'est un terrorisme d'état
26:35parce que quand
26:37il a
26:37c'est pas justice
26:39qu'il a fait
26:39sur Gaza
26:40c'est une forme
26:42c'était de la vengeance
26:43au départ
26:44on s'est dit
26:44mais c'est pire que ça
26:45c'est un génocide
26:46il a décidé
26:47de tirer d'un trait de plume
26:48le peuple
26:50palestinien
26:50et son droit
26:51d'exister
26:52de vivre libre
26:52et là ça va plus loin
26:54puisque dans les terres
26:55les territoires occupés
26:56en Cisjordanie
26:57son ministre de la défense
26:58délivre des armes
27:00à des civils
27:02israéliens
27:03pour qu'ils aillent
27:04eux-mêmes
27:05faire la loi
27:06tuer
27:07tuer des palestiniens
27:08qui vivent sur leur terre
27:09l'état d'Israël
27:10est un état terroriste
27:11vous dites ça
27:12l'état d'Israël
27:13oui
27:13le gouvernement
27:14je qualifie
27:15le gouvernement israélien
27:17je qualifie sa politique
27:18gouvernement élu démocratiquement
27:19je qualifie
27:20ce gouvernement
27:21de pratiquer
27:22vous êtes d'accord
27:22c'est un gouvernement
27:22élu démocratiquement
27:23monsieur Nathalie
27:24oui
27:24donc c'est le choix
27:25du peuple israélien
27:26je suis d'accord
27:26je qualifie ce gouvernement
27:28de pratiquer
27:30du terrorisme d'état
27:31mais c'est un peuple
27:32qui a choisi
27:32son premier ministre
27:33donc il est responsable
27:35selon vous
27:36d'un terrorisme d'état
27:38la population israélienne
27:39non je pose
27:39oui mais moi je vous réponds
27:40depuis qu'il fait ça
27:41il n'y a pas eu d'élection
27:42il ne veut pas
27:43monsieur Netanyahou
27:44qu'il y ait d'élection
27:45est-ce qu'on est encore
27:46en démocratie là-bas
27:46il ne veut pas d'élection
27:48Israël n'est plus
27:51quel pays autour est démocratique
27:52monsieur Rossel
27:53mais vous êtes d'accord
27:54avec moi
27:55que depuis
27:56ah bah oui mais
27:57c'est trop facile
27:58non mais vous êtes d'accord
27:59avec moi qu'il n'y a pas d'élection
27:59vous êtes d'accord avec moi
28:01je ne m'engagerais pas
28:01en politique
28:02mais dans ce cas-là
28:02vous me dites
28:03c'est le peuple
28:04aujourd'hui je m'interroge
28:05c'est encore le peuple
28:06puisqu'il refuse
28:07qu'il y ait des élections
28:08d'accord
28:09alors maintenant
28:10depuis
28:12ils ont bien
28:13délivré des armes
28:14dans les territoires
28:15occupés
28:16en Cisjordanie
28:16à des civils
28:18israéliens
28:18qu'ils font
28:19leur loi
28:20c'est du terrorisme
28:21d'État
28:22et c'est extrêmement grave
28:23et donc
28:23vous mettez en parallèle
28:25le terrorisme d'État israélien
28:27et le terrorisme du Hamas
28:28je mets en parallèle
28:29le gouvernement israélien
28:31de monsieur Netanyahou
28:32et le groupe terroriste
28:34du Hamas
28:34oui
28:35ils sont en miroir
28:36en train
28:37d'abîmer leur peuple
28:38et de créer les conditions
28:40qu'il n'y ait pas de paix
28:40dans cette région du monde
28:42et justement
28:43les voix de la paix
28:44israélienne
28:45les voix de la paix israélienne
28:46des députés israéliens
28:48et les voix de la paix
28:49palestinienne
28:50ne sont pas entendues
28:51parce qu'il y a en face
28:52en miroir
28:53des forces
28:55extrémistes
28:55qui s'affrontent
28:57et qui sèment
28:58la haine
28:58et les voix de la paix
28:59en France
29:00lorsque la députée européenne
29:01Rima Hassan
29:02jette à terre
29:03aurait jeté
29:04mais jette à terre
29:05parce que même son équipe
29:06confirme
29:06un drapeau israélien
29:08dans le cadre d'une exposition
29:09en mémoire du 7 octobre
29:10comment vous qualifiez cet acte ?
29:12j'en ai parlé
29:13j'ai déjà répondu à ça
29:16moi je fais la différence
29:20avec les drapeaux
29:22qui représentent une nation
29:25quels que soient les gouvernements
29:28et les actes produits par ces gouvernements
29:32un drapeau c'est une nation
29:33et
29:36vous condamnez ou pas
29:37on doit le respecter
29:39on dirait que vous le dites
29:41du bout des lèvres
29:41oui parce que
29:43on jette à terre un drapeau
29:45quel qu'il soit ?
29:45non je vais vous dire
29:46parce que
29:46vous vous m'interrogez là-dessus
29:48mais est-ce que vous trouvez normal
29:49que la commission
29:50que la commission européenne
29:52n'ait jamais pris
29:53une seule sanction
29:54contre le gouvernement israélien
29:55est-ce qu'on jette un drapeau à terre ?
29:56moi je interroge un candidat
29:58la présidentielle
29:59qu'on prenne des sanctions
29:59contre la Russie
30:00parce qu'elle envahit l'Ukraine
30:01et qu'on ne prenne pas de sanctions
30:03contre le gouvernement israélien
30:04parce qu'il rase Gaza
30:05est-ce que vous ne trouvez pas
30:08qu'il y a du deux poids deux mesures ?
30:09est-ce que c'est normal
30:10qu'une eurodéputée jette
30:12mais je vous ai dit
30:13que moi je ne ferais pas ça
30:14mais de l'autre côté
30:16quelque part
30:17je comprends la colère
30:18qu'il peut y avoir
30:18contre l'institution européenne
30:21elle est légitime la colère ?
30:22contre l'institution européenne
30:23parce que cette institution européenne
30:25pratique le deux poids deux mesures
30:27en matière de droit international
30:28et ça
30:29excusez-moi
30:30mais c'est incompréhensible
30:32et des jeunes lycéens
30:33puisque je reviens dessus
30:34le disent aussi
30:36ils s'intéressent à tout ça
30:37nos jeunes
30:38et justement
30:39ils ne se retrouvent pas
30:40dans un pays
30:41et une institution européenne
30:43qui ne fait pas respecter
30:44le droit international
30:45quand il s'agit du droit
30:46du peuple palestinien
30:48merci Fabien Roussel
30:49merci à vous
30:49candidat à la présidentielle
30:50merci d'avoir été notre invité
30:52ce soir
30:52merci d'avoir été notre invité

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