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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:01Merci d'être avec nous. La suite de votre émission est de notre invité politique à présent pour le grand
00:06entretien.
00:07Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
00:08Bonsoir Madame Mabrouk. Merci de votre invitation.
00:10Merci d'être notre invité. Député du Rassemblement National de la Somme.
00:13Vous êtes l'un des responsables politiques du parti, souvent appelé le monsieur Budget du RN.
00:18On va en parler, mais tout d'abord, ces images.
00:20J'insiste sur ces premières images parce que lors de cette cinquième journée de mobilisation lycéenne,
00:25ça s'est bien passé quand même dans plusieurs villes de France.
00:27Nous n'en parlons pas suffisamment, je le dis à moi-même, mais dans plusieurs villes,
00:32il y a eu des rassemblements et des cortèges fournis, moindres, il est vrai, que lors des précédentes mobilisations, mais
00:37il y en a eu.
00:38Et puis, il y a eu, voilà, c'est ce qu'on a vu aujourd'hui tout au long de
00:41la journée dans plusieurs villes, en province,
00:45avec les syndicats qui étaient là, des parents qui ont encadré sans heurts, sans violences.
00:51Et puis malheureusement, des cortèges à Paris, émaillés de tensions et de violences dans la capitale,
00:55les manifestations finissent toujours mal.
00:57Des groupes de casseurs, de destructeurs, des groupes d'ailleurs très mobiles qui s'en prennent aux forces de l
01:02'ordre.
01:03Des vitrines brisées, des commerces attaqués, des scènes de violences urbaines, comme le dit souvent le ministre de l'Intérieur.
01:09Il est clair que pour ces groupes, la police est une bande rivale.
01:13Je vous ai entendu dire, Jean-Philippe Tanguy, que le gouvernement jouait le pourrissement.
01:17Quand on voit ces images, quel pourrait être l'intérêt d'un gouvernement de laisser faire ?
01:22Malheureusement, c'est l'ensemble des mouvements sociaux dans notre pays qui sont souvent pourris par les mêmes bandes de
01:28casseurs,
01:28qui souvent n'ont pas forcément d'ailleurs de lien direct avec le mouvement social, que ce soit les syndicats.
01:34C'était le cas des Gilets jaunes avant, c'est le cas d'un certain nombre de mouvements lycéens aujourd
01:37'hui.
01:38On a des personnels éducatifs qui ont témoigné, qui voyaient des jeunes qui n'étaient pas leurs élèves,
01:42qui n'étaient même pas forcément des étudiants du coin.
01:44On a eu des informations quand on pouvait avoir des groupes différents en France qui bougeaient,
01:47qui venaient à Paris notamment pour casser.
01:50Et moi, nous avons toujours pensé au Rassemblement National, qu'il y avait des moyens de les identifier,
01:54de les arrêter préventivement pour empêcher qu'ils viennent pourrir le mouvement.
01:59Mais là, vous avez raison.
02:00Préventivement ? C'est-à-dire en amont d'un rassemblement, d'une manifestation ?
02:04Oui, parce que vous avez des gens qui sont des spécialistes de la casse, des spécialistes de Black Bloc.
02:07Des interdictions de manifester en réalité, de se rassembler.
02:10Oui, absolument, les fameux Black Bloc ou d'autres mouvements qui peuvent leur ressembler.
02:14Parfois d'ailleurs, dans différents pays européens, ils peuvent se donner malheureusement rendez-vous à Paris ou ailleurs.
02:20Mais pourquoi le gouvernement ne le fait pas ?
02:21S'il y a une possibilité juridique, politique de le faire, pourquoi ne le fait-il pas ?
02:25C'est une très bonne question.
02:26Je crois que c'est d'ailleurs ce qu'avaient indiqué un certain nombre d'anciens dirigeants de droite
02:29qui l'ont fait aussi quand c'était Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac.
02:32C'est une vieille méthode des gouvernements pour discréditer un mouvement plutôt que parler du fond.
02:36Parce que vous avez bien fait, Madame Mabrouk, de parler aussi de ces cortèges pacifiques.
02:40Bon, on ne partage pas forcément toutes leurs revendications.
02:42On peut avoir des désaccords.
02:43Mais nous, au Rassemblement National, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella,
02:47on est prêts au débat de fond.
02:48On est prêts au débat de fond sur comment on améliore le quotidien des lycéens,
02:52comment on améliore la rémunération des enseignants, comment on améliore les programmes.
02:57Est-ce qu'il faudrait organiser notre millefeuille territoriale pour que les lycées soient gérés par des institutions ?
03:00Mais pour en parler, il faudrait qu'il n'y ait plus ces images.
03:03Ah bah bien sûr.
03:03Non mais il est sûr qu'on ne peut pas céder à la violence.
03:05Que ce soit le gouvernement, que ce soit les partis d'opposition,
03:08moi je ne comprends pas que des partis politiques tolèrent
03:10ou font semblant de ne pas voir la violence quand ils ne l'ont pas allumée.
03:13Alors, écoutez, moi je suis contre la politique du pire.
03:15J'ai l'impression que notamment les insoumis essaient de ne plus mettre trop d'huile sur le feu.
03:20Alors avec eux, on n'est jamais à l'abri qu'ils repartent.
03:23Mais là, j'ai l'impression qu'ils ont pris conscience que c'est le lycée qui était parti en
03:26flamme,
03:26que c'est 800 policiers blessés,
03:28que c'est 100 personnels de l'éducation nationale qui ont été blessés, tous ces élèves aussi.
03:34Vous pensez que le mouvement a échappé en partie aux élus qui étaient sur le terrain ?
03:38Ah ben ça, c'est évident.
03:39Vous savez, déjà, moi je pense qu'il ne faut pas avoir d'arrogance, il ne faut pas avoir de
03:43vanité.
03:44Les jeunes, ils ne sont pas manipulables.
03:46Vous pouvez inspirer de mauvais sentiments.
03:48Puis après, ça peut partir dans tous les sens.
03:50Inversement, des jeunes aussi, évidemment, qui n'obéissent pas aux partis politiques,
03:53et ils ont bien raison, et ils n'obéissent qu'à eux-mêmes ou à des mouvements de coordonnées.
03:57Bon, avec les réseaux sociaux, évidemment, je ne veux pas enfoncer une porte ouverte.
04:00Mais c'est sûr qu'aujourd'hui, les jeunes s'organiseraient différemment de ce qu'on s'organisait
04:04quand vous et moi, nous étions plus jeunes.
04:06Alors, je ne sais pas si vous participez à des mouvements sociaux, moi pas beaucoup.
04:09Mais enfin, on s'organisait un peu, comment j'ai envie de dire, en improviser.
04:12Là, c'est sûr qu'il y a que les réseaux sociaux, c'est totalement différent.
04:14Alors, si vous dites que le mouvement a échappé, en tous les cas, à ceux que vous qualifiez,
04:19qualifiez, il y a quelques semaines, d'incendiaire,
04:22et qu'en même temps, vous estimez que le gouvernement joue le pourrissement,
04:24qui a encore la main ?
04:26Je le souhaite, que ce soit les jeunes eux-mêmes.
04:28Vous avez parlé de leurs parents, tant mieux.
04:31Les syndicats, quand ils existent, même si, bon...
04:33Mais qui siffle la fin de la partie ?
04:35Quelle est l'issue politique, aujourd'hui ?
04:37L'issue politique, c'est d'ouvrir un vrai débat de fond.
04:39On est dans notre malheur.
04:41On a une chance.
04:41Si les violences s'arrêtent, et il faut qu'elles s'arrêtent.
04:43Moi, je ne suis pas pour qu'on débatte de fond tant que les violences continuent et les blocagent.
04:48Mais s'étendez-vous au pouvoir, vous n'auriez pas une baguette magique pour que les violences s'arrêtent ?
04:51Mais je pense qu'on aurait...
04:52Alors, vous allez me dire, on ne peut pas le prouver, certes.
04:54Mais nous, je pense que nous aurions anticipé, à la fois anticipé les violences,
04:58parce que, comme l'a signalé mon collègue qui vient souvent sur BFMTV,
05:02Mathieu Vallée, ancien commissaire de police et ancien syndicaliste des commissaires de police,
05:06il y a des dispositions préventives qui n'ont pas été mises en place
05:09pour empêcher un certain nombre de violences ou de contaminations.
05:11Vous entendez qu'une partie de la classe politique va hurler la prévention ?
05:14C'est-à-dire que vous criminalisez, en tous les cas, vous agissez avant même qu'il y ait un
05:20acte ?
05:20Alors là, c'était pour protéger le mouvement.
05:22Non. Là, vraiment, ce qu'on avait conseillé avec le Rassemblement National,
05:25des mouvements de prévention de la violence,
05:26c'est que si vous empêchez des éléments extérieurs de se mélanger à des lycéens,
05:31des casseurs ou des black blocs ou d'autres mouvements violents,
05:34de se mélanger à des lycéens, des éléments politiques ou politiciens ou anarchistes...
05:37On a vu, par exemple, beaucoup de membres de cette organisation qu'on appelle Révolution Permanente.
05:42Bon, j'ai envie de dire, ils annoncent la couleur.
05:44Des gens qui revendiquent faire en permanence la révolution,
05:47qu'est-ce que ça a de constructif, qu'est-ce que ça a d'intéressant pour les lycéens ?
05:50Rien du tout.
05:51Alors, c'est intéressant de me permettre aussi,
05:53puisque vous parlez notamment de Révolution Permanente,
05:54il y a eu d'autres militants.
05:56Je voudrais vous faire réagir à cette image.
05:58Que vous inspire ou que vous inspirez la présence de la militante écologiste et activiste du climat,
06:02Greta Thunberg, dans les cortèges ?
06:04Elle a appelé les jeunes à se lever devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis.
06:08On l'écoute.
06:11Les jeunes sont toujours exclus des débats.
06:14On nous vole notre avenir.
06:15Comme nous le voyons ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements nécessaires.
06:19Cela envoie aux jeunes le message qu'ils ne sont pas une priorité pour la société.
06:23Alors, que sommes-nous censés faire ?
06:25Baisser les bras ? Bien sûr que non.
06:27C'est précisément ce que font les gens ici.
06:29Ils affirment qu'ils ne renonceront pas
06:31et qu'ils se battront pour cet avenir qu'on nous dérobe sous nos yeux.
06:36Je suis donc extrêmement fière des étudiants français.
06:42Est-elle légitime ou est-ce une forme d'instrumentalisation ?
06:45On est vu de la récup, mais alors là, c'est vraiment, on est au fond du fond de la
06:48récup.
06:49Pauvre mademoiselle, madame Thunberg, elle ne sait pas ce qu'elle doit faire.
06:52Elle ne parle même pas français.
06:53Elle est suédoise.
06:55Oui, donc elle reste en Suède.
06:57Ah oui, c'est une forme d'ingérence. Il vaut mieux qu'elle reste chez elle.
06:59Je ne sais pas si c'est une ingérence.
07:00On peut qualifier d'ingérence, comment dire, avec un peu d'humour et un peu de détachement
07:03quand on voit les manipulations qu'il y a sur de fausses ingérences
07:06par rapport aux vraies ingérences qui peuvent menacer notre pays
07:09et la qualité du débat démocratique.
07:11Elle n'a rien à faire.
07:12C'est de la grosse récup qui tâche.
07:14Ce n'est quand même pas très intéressant.
07:15Qu'est-ce qu'elle connaît de les lycées français ? Rien du tout.
07:17Elle n'est même pas capable de lire les pancartes en français.
07:19Donc, qu'est-ce qu'elle connaît des motivations ?
07:20Bon, ceci dit, c'est vrai qu'il existe maintenant une espèce d'international des bobos
07:25qui, main dans la main, font le tour des capitales européennes.
07:28J'imagine qu'elle est venue en vélo depuis la Suède parce qu'il ne faut pas polluer.
07:33Oui, elle ne prend plus de l'avion depuis quelques années.
07:35Elle est venue en catapulte, en vélo, en rame.
07:38Bali Bagayoko, Jean-Philippe Tanguy a salué sa présence,
07:41affirmant que Saint-Denis est la capitale de la résistance et de la convergence des luttes.
07:46On va voir sur les réseaux sociaux ce qu'il a écrit.
07:49Et le maire de Saint-Denis qui s'est aussi affiché avec une autre militante,
07:53mis à part Greta Thunberg, c'est Assa Traoré.
07:56Est-ce que vous y voyez là encore une forme de convergence de différentes luttes ?
08:00Ah, mais c'est la convergence des récupérations.
08:02Parce que alors là, qu'est-ce que vient faire Assa Traoré,
08:05professionnelle de la contestation, qui vit d'un drame depuis des années et des années,
08:09on ne comprend même plus ce qu'elle propose, qu'est-ce qu'elle défend,
08:11qui a insulté la police, remarque que ça fait un point commun.
08:13Effectivement, elle a toute sa place, c'est les Insoumis,
08:15puisque M. Mélenchon, malheureusement, et d'autres, ont insulté les forces de police
08:19en les traitant de racistes, alors que la police dans notre pays,
08:22et il faut tous en être fiers, est un lieu d'intégration,
08:25d'assimilation de toutes les Françaises et tous les Français.
08:28Vous les soutenez sans réserve ?
08:29Totalement, je soutiens totalement les forces de l'ordre sans réserve.
08:31Il peut y avoir des problèmes, il peut y avoir des ordres qui sont mal interprétés
08:34ou des erreurs individuelles.
08:36Il y a toujours une enquête, et la police française est très surveillée de l'intérieur.
08:39Et d'ailleurs, je vous rappelle que dans le cas Traoré,
08:41la police française a été innocentée de ce qui était reproché.
08:44Jean-Philippe Tanguy, ça m'étonne.
08:46Vous dénoncez la présence de certains militants,
08:48mais pourquoi alors vos élus se tiennent si loin du mouvement ?
08:51On peut reprocher aux élus LFI, comme vous le faites,
08:54une forme d'instrumentalisation au début,
08:56mais pourquoi vos élus ?
08:57Je pense, le maire Bali Bagayoko était sur place.
09:00Le maire Robert Ménard, convenait avec moi que ce n'est pas la même tendance,
09:03était aussi dans les cortèges.
09:05En tous les cas, il a voulu parler ou sermonner un manifestant.
09:08Pourquoi vous n'êtes pas sur le terrain ?
09:09Ah non, mais nous, on a eu des députés qui avaient des lycées concernés
09:12qui n'ont pu aller à la rencontre.
09:13Ça devait être très calme, parce qu'on n'a pas vu véritablement.
09:16Oui, c'était plutôt calme.
09:16Et d'ailleurs, vous faites bien d'avoir montré des images où c'était calme.
09:19Il y a des endroits.
09:20Dans la Somme, par exemple, je sais qu'il y a eu un lycée à ville
09:22où il y a eu un mouvement.
09:23Bon, ce n'était pas spécialement agité.
09:24Il y a eu un peu de débordement au début.
09:25À ma connaissance, ça s'est calmé.
09:27Dans ma circonscription, tout a été plutôt calme.
09:30Bon, moi, je suis très occupé sur le budget.
09:32Je ne vais pas vous baratiner.
09:33Je n'ai pas eu le temps d'aller dans les lycées de la circonscription.
09:36Non, mais ce n'est pas une...
09:36Mais il y en a d'autres qui sont allées.
09:38Ce n'est pas un refus de principe de ne pas se mêler à un certain mouvement ?
09:42Non, nous, c'est vrai qu'on a un regard parfois un peu distant
09:45sur tout ce qu'on appelle les grèves étudiantes ou les grèves lycéennes.
09:48Pour nous, quand on est étudiant ou lycéen, on profite d'un service public.
09:51Les études, c'est quand même un privilège.
09:53Le concept de grève, c'est un concept de travailleurs.
09:56C'est des gens qui travaillent dans les usines et les mines
09:58qui se sont battus pour avoir des droits sociaux.
10:00Mais ça n'empêche pas d'avoir des revendications pacifiques.
10:03On peut être lycéen, on peut profiter d'un service public
10:05et quand même, avec les parents d'élèves et le personnel éducatif,
10:08évidemment, avoir...
10:09Mais vous me voyez venir.
10:10Le samedi 17 octobre, quand il va y avoir probablement,
10:13en tous les cas, dans les mêmes cortèges
10:14ou probablement parfois derrière les mêmes pancartes
10:17à la fois des lycéens et des travailleurs,
10:19est-ce que vous en serez ?
10:20Non, nous, on n'a jamais...
10:22Comment dire ?
10:22On participe très rarement, pour ne pas dire jamais,
10:25aux mouvements sociaux
10:26parce qu'on considère que les hommes politiques et les femmes politiques
10:29n'ont pas à récupérer des mouvements qui les dépassent,
10:31que tout le monde peut voir venir manifester
10:33sans avoir de partis politiques dedans.
10:35Et d'ailleurs, à chaque fois qu'il y a de la récup, ça finit mal.
10:37Et moi, ce qui m'a inquiète un peu,
10:39on vous l'avait dit avec M. Bagail...
10:40Ça finit mal ?
10:40Ça risque de finir mal ?
10:41Oui, les Gilets jaunes, par exemple.
10:42Les Gilets jaunes, moi, je me souviens très bien
10:44de la géanalogie des Gilets jaunes.
10:47C'est un mouvement populaire spontané,
10:49une révolte contre les abus de la fiscalité,
10:51contre la raquette fiscale,
10:53unissant les retraités qui étaient raquettés par Macron,
10:55tous ceux qui avaient besoin de leur voiture
10:57qui étaient raquettés par Macron,
10:58les auto-entrepreneurs et les artisans
10:59qui étaient raquettés par Macron,
11:01et tous ces gens...
11:02Il n'y a même pas commun à vous entendre,
11:04c'est le président de la République.
11:05En l'occurrence, les Gilets jaunes,
11:06il fait malheureusement pas commun.
11:07Là aussi, c'est le président de la République.
11:08C'était M. Macron, et à l'époque,
11:09n'oublions pas, M. Philippe,
11:10qui était le Premier ministre,
11:11qui avait voté toutes ses taxes et ses injustices.
11:13Et le mouvement avait été récupéré...
11:15Enfin, il y avait eu des infiltrations
11:17de l'extrême-gauche,
11:17et à l'époque, ce n'était pas les Insoumis,
11:19c'était le Parti de Gauche
11:19ou le Front de Gauche, je ne sais plus,
11:21qui avait essayé de récupérer le mouvement,
11:23et malheureusement, ça avait beaucoup changé.
11:25Certains avaient cité l'autre tendance,
11:27l'autre bord politique pour Gilets jaunes.
11:29Ah bah oui, mais c'était des accusations.
11:30En tout cas, vous êtes contre toute forme de récupération
11:32ou d'alliance sur le terrain.
11:34Il peut y avoir des exceptions,
11:36mais de manière générale,
11:37nous, on n'essaie jamais de faire la récupération.
11:38On peut venir saluer à l'occasion
11:39un début ou une fin de cortège,
11:41on peut soutenir de l'extérieur,
11:43mais c'est toujours compliqué
11:44de mélanger le mouvement social
11:45et le mouvement politique.
11:46En tout cas, en France, souvent,
11:48c'est de la récupération et c'est dommage.
11:50Par contre, moi, je suis très inquiet
11:51des faits que vous avez énoncés,
11:53c'est-à-dire qu'on a la récup
11:55des écolos dingo avec Mme Thunberg,
11:57on a la récup des islamo-gauchistes
12:00avec M. Bagayoko,
12:01on a la récup des anarchistes,
12:03des haineux de la police avec Mme Traoré.
12:06On est très loin des revendications de base
12:08des lycéens,
12:09qui consistent à avoir des lieux d'études.
12:11Vous limitez tous leurs combats
12:12à ce que vous venez de dire.
12:13Et là, vous estimez que c'est la convergence
12:15des récupérations.
12:16Je ne suis pas sûr qu'insulter la police
12:17avec Mme Traoré
12:18va permettre d'avoir des cantines décentes.
12:21Je ne suis pas sûr que jouer à l'islamo-gauchiste
12:24avec M. Bagayoko,
12:25qui ne veut pas condamner l'excision
12:26dans sa propre commune,
12:27c'est complètement lunaire,
12:28va aider les lycéens
12:29à avoir de meilleurs emplois du temps.
12:31Et je ne suis pas sûr
12:32que ce soit d'écouter
12:33les élucubrations en anglais
12:35ou en suédois,
12:35on ne sait plus très bien,
12:36de Mme Thunberg,
12:38qui va aider les lycéens
12:39à se construire un avenir.
12:40Voilà.
12:40Vous dites qu'on est très loin
12:41des revendications.
12:42Mme Thunberg est vite dans le passé,
12:42puisque déjà,
12:43elle construit un avenir
12:47son moment de gloire.
12:49C'est un peu triste.
12:50J'ai l'impression que c'est
12:52l'éternel tour de chant
12:53d'artistes ratés
12:54qui finissent,
12:56comment dire,
12:56par ne plus s'écouter que même.
12:57Elle a bien fait de venir
12:58si elle vous écoute ce soir.
12:59On va parler dans quelques instants.
13:00Je ne parle pas français,
13:00donc je peux le dire en anglais.
13:02On peut vous traduire parfois.
13:04On va parler quand même
13:05de vos propositions sur l'école.
13:06Encore un mot,
13:07parce que vous dites
13:07soutien sans condition
13:09aux forces de l'ordre.
13:10Mais si vous étiez au pouvoir,
13:12quelles consignes ?
13:12Vous n'êtes pas un spécialiste
13:13du maintien de l'ordre,
13:14mais quand même des consignes générales.
13:17lycéens, donc de jeunes,
13:19donc inflammables,
13:20vous leur dites fermeté
13:22et retenue.
13:22C'est possible ?
13:23Oui, mais c'est le cas.
13:24C'est le cas.
13:24Il y a eu de la fermeté
13:25et de la retenue.
13:26C'est possible ?
13:26Et oui, madame Mabrouk,
13:27il n'est pas contradictoire ?
13:28Non, pas du tout.
13:29Il y a quand même eu
13:29beaucoup de données de gens
13:31qui ont été choquées,
13:31y compris des jeunes,
13:32d'ailleurs des lycéens, évidemment,
13:34puisque beaucoup de lycéens,
13:35par exemple,
13:35sont pompiers bénévoles.
13:36Donc quand vous avez
13:37un camion de pompiers à Marseille,
13:38je crois que c'était
13:39à Marseille de mémoire,
13:40qui est saccagé,
13:42où le matériel est dégradé
13:43et on met le feu
13:44au camion de pompiers,
13:45je pense que personne
13:46ne peut être d'accord avec ça
13:47et on prouve bien
13:48qu'on a laissé faire,
13:49malheureusement,
13:49quelque chose
13:49qu'on n'aurait pas dû laisser faire.
13:51Donc non,
13:51les forces de l'ordre,
13:52je peux vous dire
13:53qu'elles sont dans la retenue,
13:54tout le monde voit
13:54qu'elles sont dans la retenue,
13:55elles font ce qu'elles peuvent
13:57et cet exemple du camion de pompiers,
13:58il est éloquent,
13:59madame Mabrouk,
13:59comme beaucoup d'autres exemples,
14:00parce que cet été,
14:02beaucoup, évidemment,
14:03la France a été sauvée
14:05par nos pompiers et d'autres
14:07et pendant que des pompiers,
14:08on va dire,
14:09seniors ou expérimentés
14:10étaient sur le feu,
14:12vous avez beaucoup
14:12de pompiers juniors,
14:13de jeunes impliqués
14:15dans les sapeurs-pompiers
14:16partout en France
14:17qui tenaient le terrain,
14:18par exemple dans la Somme,
14:19il y a quelques picards
14:20qui sont partis aider
14:21leurs collègues en Géronde
14:22ou dans le Sud
14:23et puis pendant ce temps
14:24dans la Somme
14:24pour venir en aide
14:25aux personnes en difficulté
14:27ou maintenir les autres missions
14:28des pompiers,
14:29c'était beaucoup les jeunes.
14:30Donc on a une belle jeunesse
14:31dans notre pays
14:32qui est impliquée
14:34dans les pompiers,
14:35dans les associations.
14:36Qui la remet en cause ?
14:37Qui la caillasse ?
14:38Je vais finir ça.
14:39Vous savez qu'aujourd'hui,
14:40il y a plus de jeunes
14:41impliqués dans les associations
14:42bénévoles
14:43que de retraités.
14:44Et c'est formidable,
14:45il faut s'en féliciter,
14:46mais qui la caillasse ?
14:47Qui l'attaque ?
14:47Qui la vilipante ?
14:48Ce n'est pas les mêmes jeunes,
14:49ça c'est sûr.
14:50Vous dites qu'il y a deux jeunesses,
14:51qu'il y a deux femmes aussi.
14:52Il y a deux jeunesses, deux femmes ?
14:53Il y a plusieurs jeunesses.
14:54Moi, je n'aime pas les...
14:55Alors vous allez me dire,
14:56je viens de le faire
14:56parce que c'était pour remercier
14:57ceux qui s'engagent.
15:00Mais la jeunesse,
15:01c'est une situation,
15:03c'est des individus.
15:04Chacun est libre
15:05de ses inclinations,
15:07de ses passions,
15:07de ses envies de vivre.
15:08Vous faites la différence ?
15:09Il peut y avoir une solidarité générationnelle.
15:12On est des bandes de copains,
15:13on est des bandes d'amis,
15:14on a les mêmes espoirs,
15:15on a les mêmes expériences.
15:16C'est vrai qu'on peut être inspiré
15:18quand on est une génération.
15:18Hier, à votre place,
15:19Alain Beaumont,
15:20il dit,
15:21il y a une génération,
15:22Naël,
15:22dit-il,
15:24qui s'est politisée
15:25après la mort Naël
15:28et après les émeutes,
15:29les très violentes émeutes urbaines
15:30et que les politiques
15:31n'ont pas vu venir.
15:32Et c'est cette génération
15:33qui est dans la rue
15:34et qui parfois,
15:35pour certains,
15:37crie des slogans anti-police,
15:39pour certains,
15:40des slogans anti-RN,
15:41pour certains,
15:42des slogans,
15:42voilà,
15:43à câble,
15:43etc.
15:43Je ne vais pas rentrer
15:44dans les détails.
15:45Vous croyez qu'il y a une génération
15:46qui a été biberonnée
15:47à ce qui s'est passé ?
15:48Non, je ne pense pas
15:49que ce soit une génération,
15:50qu'il y ait des groupes politisés
15:51qui étaient sensibles
15:53à ce qui est arrivé
15:53au drame de Naël
15:54parce que même si l'enquête
15:57devra estimer les responsabilités
15:58et même si moi,
15:59je pense que la police
16:01dans cette affaire
16:02n'avait pas été critiquée
16:04tant qu'elle a été critiquée
16:05notamment par Emmanuel Macron,
16:07il n'en reste pas moins
16:07que c'est un jeune homme
16:08qui a perdu la vie
16:09et c'est toujours une tragédie.
16:11Mais moi,
16:11je me souviens aussi
16:12au moment des émeutes
16:13qui avaient suivi,
16:14excusez-moi,
16:14il y avait beaucoup
16:15de jeunes entre guillemets,
16:16mais ce n'est pas des jeunes,
16:17en l'occurrence,
16:17c'est des voyous,
16:19c'est des casseurs,
16:20c'est des perturbateurs,
16:21c'est des gens violents,
16:22quand ils étaient interrogés,
16:23souvenez-vous à l'époque,
16:24par les forces de l'ordre
16:25et qu'un certain nombre
16:26de comptes rendus de PV
16:27étaient sortis dans la presse,
16:28ils ne savaient même pas
16:29qu'il était Naël parfois
16:30et il n'en avait rien à faire
16:31du sort de ce jeune homme
16:33qui est décédé
16:34dans des conditions
16:35qui restent regrettables
16:36même si une fois plus,
16:37visiblement,
16:37la police n'était pas responsable
16:38de ce que certains
16:39lui ont reproché.
16:40Une question sur les factures,
16:42elles sont affolantes,
16:42Jean-Philippe Tanguy,
16:43pour la région Île-de-France,
16:45c'est jusqu'à 8,5 millions d'euros
16:47sur la seule journée d'hier
16:48en Île-de-France d'ailleurs,
16:49c'est 400 000 euros,
16:50la région Grand-Est par exemple
16:51c'est entre 2 et 4 millions d'euros,
16:54sur le plan national au total
16:56c'est environ 30 millions d'euros,
16:58à qui on présente la facture ?
16:59Au casseur,
17:00il est évident
17:01qu'il faut présenter la famille au casseur.
17:02Monsieur et madame le casseur cagoulé ?
17:04Oui, déjà rien que ça,
17:05c'est interdit,
17:06je vous rappelle
17:06qu'on n'a pas la parole
17:06d'être cagoulé,
17:07donc déjà rien que ça,
17:08ça doit donner lieu
17:08à une amende
17:09et le cas échéant,
17:10une peine de prison courte,
17:12vous savez que nous
17:12avec Marine Le Pen
17:13et Jordan Bardella,
17:14nous sommes très favorables
17:15aux courtes pernes
17:16et que chaque délit ou crime
17:18évidemment trouve lieu
17:19une réponse pénale
17:21y compris
17:21la désincarcération
17:24de courte durée
17:25et si les jeunes
17:25en l'occurrence sont mineurs
17:28ou en quasi-statut
17:29de mineurs étudiants,
17:30leurs familles doivent payer
17:31et s'ils doivent payer
17:32toute leur vie,
17:33ils paieront toute leur vie
17:34même si ça doit être
17:34une part évidemment
17:35de leurs aides sociales,
17:36j'en parle même pas,
17:37on n'a quand même pas
17:37leur versé de l'aide sociale
17:38alors qu'ils ont cassé
17:40et puis si ça va plus loin,
17:41c'est-à-dire
17:41que si c'est des récidivistes,
17:42il faut aussi
17:44les expulser de leur HLM
17:45parce que si vous voulez,
17:46on ne peut pas bénéficier
17:47de la solidarité familiale
17:49et s'accueillir
17:50des biens publics,
17:50abîmer des biens publics
17:51quand on est des parents,
17:53bien sûr,
17:53il peut y avoir des exceptions
17:54et il doit y avoir
17:55un suivi social
17:56mais il y a des parents
17:57qui sont innocents
17:58mais il y a aussi
17:58beaucoup de parents
17:59qui laissent tomber,
18:00qui ne s'occupent pas
18:00de leurs gamins,
18:01de tous milieux sociaux d'ailleurs,
18:03ce n'est pas que les personnes modestes
18:04qui ne s'occupent pas
18:04de leurs gamins,
18:05parfois on entend ça,
18:06ce n'est pas vrai
18:07et dans ce cas-là,
18:07il faut responsabiliser
18:08les parents
18:09mais enfin vous savez,
18:10à Paris là,
18:11dans les casseurs,
18:11les black blocs,
18:12souvent quand la police
18:13les attrape,
18:14enlève leurs cagoules noires
18:16et qu'ils sont interrogés,
18:18souvent c'est des fils
18:20de bonne famille parfois
18:21ou des fils de bonne famille
18:22et donc là,
18:23il y a de l'argent
18:23à récupérer évidemment
18:24et puis il faut peut-être
18:24les mettre en prison
18:25parce que quand
18:26un certain nombre
18:27d'enfants privilégiés
18:32qui pour s'encanailler
18:33ou pour avoir
18:33des sensations fortes
18:34abîment les biens
18:35de tout le monde
18:36et saccagent les liens sociaux,
18:37peut-être qu'ils y réfléchiront
18:39à deux fois.
18:40Et lever l'excuse
18:40de minorité dans ce cas-là ?
18:42Bien sûr,
18:42il n'y a pas d'excuse
18:43de minorité
18:43quand vous allez mettre
18:44le feu à un lycée
18:46comme ce qui s'est passé
18:46à Nantes.
18:47Donc qu'elle devienne
18:48l'exception
18:48et que la règle pour vous ?
18:50Non mais nous,
18:50on a toujours été
18:51pour ne pas reconnaître
18:53l'exception de minorité
18:54pour les délits
18:56violents et les crimes
18:57et je vous rappelle
18:58que dans ce lycée,
18:59heureusement,
19:00et je touche du bois,
19:01peut-être de Breton,
19:03il n'y a pas eu de victime
19:03mais en fait,
19:04je vous rappelle
19:04qu'il y avait des gens
19:05qui étaient dans ce hall de lycée,
19:07Nesson Mandela,
19:07qui a brûlé
19:08et ils ont mis,
19:08les voyous et les criminels
19:10qui ont mis le feu
19:11à ce hall de lycée
19:12ont mis en danger
19:13du personnel éducatif
19:13et des élèves.
19:14Heureusement,
19:15il n'y a pas eu de victime,
19:16il y aurait pu en avoir.
19:17Et le ministre de l'Intérieur
19:18parle d'un retour
19:19de l'ordre républicain
19:20rapidement.
19:21Est-ce que vous croyez
19:22à ça ?
19:22Rapidement,
19:22ça fait combien de temps ?
19:23Moi, j'ai un peu perdu
19:24la notion du temps
19:25avec le budget
19:25mais ça fait deux semaines au moins.
19:27Nous sommes d'accord
19:28mais est-ce que vous croyez
19:29d'abord à sa fermeté
19:31et à l'application sur le terrain ?
19:33Écoutons-le.
19:35Le problème de la justice,
19:36ce n'est pas la police
19:37et le problème de la police,
19:38ce n'est pas la justice.
19:40Dans la bouche
19:41d'un député socialiste,
19:43je ne peux pas entendre
19:43ce genre de critique.
19:45Ça n'est pas acceptable.
19:46L'ordre républicain,
19:47c'est quand on interpelle
19:48des délinquants et des casseurs.
19:49Voilà, monsieur le député,
19:51c'est rien d'autre
19:51et c'est ce que nous faisons
19:52tous les jours.
19:54Ça vous paraît clair,
19:55ça vous paraît...
19:56c'est une détermination affichée,
19:58portée, incarnée ?
19:59Oui, non mais moi,
20:00je ne suis pas là
20:00pour la politique du pire
20:01mais là, ce qui est très inquiétant,
20:02c'est vrai que la dérive
20:03du Parti socialiste
20:04qui a quelques mois
20:05des élections
20:05est complètement à la remorque
20:07des insoumis
20:08sur tous les sujets,
20:08que ce soit le budget
20:09ou l'ordre public
20:10ou les violences,
20:11c'est très inquiétant.
20:12Enfin, très inquiétant.
20:13Non pas que j'espère quelque chose
20:14d'une manière générale
20:15du Parti socialiste
20:16mais ça veut dire
20:16que monsieur Mélenchon
20:17fait une OPA totale
20:19sur tous les partis politiques
20:20et ce n'est pas monsieur Glucksmann
20:20visiblement
20:21qui va changer les choses.
20:22parce qu'on m'avait dit
20:23dimanche soir,
20:23j'ai suivi BFM,
20:24vous avez fait une émission spéciale,
20:25il paraît que monsieur Glucksmann
20:27vient de gagner
20:28et le candidat
20:29comme j'ai dit
20:30de sa micro-primaire,
20:32donc le micro-candidat
20:33d'une micro-primaire,
20:34il n'a aucune autorité
20:35sur ses députés visiblement
20:36parce que le ton
20:37des députés socialistes
20:38à l'Assemblée nationale
20:39était plus proche
20:40de monsieur Mélenchon
20:41que de monsieur Glucksmann.
20:42Donc vous estimez
20:43que monsieur Mélenchon
20:43va faire une rasia déjà sur...
20:45En tout cas,
20:46l'Assemblée nationale,
20:47la rasia,
20:47elle est faite.
20:48Alors comme a dit
20:49madame Royal,
20:50le stagiaire a gagné
20:51et peut-être qu'il va
20:52devenir professionnel
20:53mais enfin j'ai un doute.
20:54Oui mais alors,
20:54allant plus loin
20:55sur ce que vous proposez
20:56puisque vous voulez parler
20:57des revendications
20:58et elles sont légitimes,
20:58dites-vous,
20:59Jean-Philippe Tanguy
21:00des lycéens,
21:01j'ai regardé en détail
21:01votre programme sur l'école,
21:02vous insistez sur
21:03les savoirs fondamentaux.
21:04Absolument.
21:05Bon, j'allais dire...
21:06Oui, mais c'est un rôle
21:06madame Abrouk
21:07parce que par exemple
21:07quand vous avez multiplié
21:08les matières
21:09avec la réforme du lycée
21:10où c'était un peu
21:11comme McDonald's,
21:11venez comme vous êtes,
21:12on a choisi plein de matières,
21:13il y a une multiplication
21:14des matières,
21:14c'est une multiplication
21:15des matières
21:16et une multiplication
21:16des trous
21:17et des agendas impossibles.
21:18Donc vous êtes pour
21:19les savoirs fondamentaux,
21:20vous êtes contre
21:20les emplois du temps
21:21à trous ?
21:22Oui mais c'est lié
21:22aux savoirs fondamentaux
21:23parce que plus il y a de matière
21:24plus c'est difficile.
21:25Contre Parcoursup,
21:26vous souhaitez une revalorisation
21:27salariale des professeurs ?
21:29Oui.
21:30Je ne sais pas,
21:30mais si vous deviez là
21:31ce soir nous donner
21:32deux mesures percutantes,
21:35frappantes,
21:35qu'on retienne tout de suite,
21:36que diriez-vous ?
21:37Le plus important
21:38c'est évidemment
21:38la revalorisation
21:39des enseignants.
21:40Oui,
21:40M. Roussel il y a quelques semaines,
21:42quelques jours été ici,
21:43il dit exactement la même chose.
21:44Je ne sais pas faire injure
21:44à M. Roussel.
21:45M. Edouard Philippe
21:46dit la même chose.
21:47Et pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?
21:48La dégradation du pouvoir
21:49d'achat des fonctionnaires
21:50et en particulier
21:50du personnel éducatif
21:52et des professeurs,
21:53c'est important.
21:53Si vous n'avez pas
21:54de bon salaire,
21:55vous n'attirez pas
21:57les plus performants
21:58des étudiants
21:58pour devenir professeur
22:00et donc le niveau général
22:01peut malheureusement
22:02s'affaisser
22:02ou si le niveau
22:03des professeurs est bon,
22:04il peut y avoir
22:05une baisse de motivation.
22:06Moi, je pense aussi
22:07qu'il y a un devoir de vérité
22:09qu'on doit faire.
22:09Il y a beaucoup d'enseignants
22:10qui sont manquants
22:11dans un certain nombre
22:12d'établissements difficiles
22:13parce que c'est dit
22:14quand vous avez
22:14un pas de salaire
22:15et que votre cours,
22:17malheureusement,
22:17vous devez faire la garderie
22:19ou passer plus de temps
22:20à maintenir l'ordre
22:21que de transmettre
22:22votre savoir
22:23et votre enseignement,
22:24vous êtes démotivés.
22:25Vous ne pouvez pas changer
22:26vous-même tout seul
22:27si vous arrivez au pouvoir
22:28les conditions
22:29dans certains établissements
22:30difficiles.
22:31Vous pouvez changer
22:32les conditions
22:32en l'environnement
22:33L'autorité, c'est vertical.
22:34Mais nous, on assume
22:35totalement ça,
22:35Madame Mimbrouca.
22:36L'autorité, c'est vertical.
22:37Marine Le Pen à l'hélice
22:38et Jordan Bardella
22:39à Matignon,
22:40des ministres
22:41qui font respecter l'autorité
22:42qui disent que maintenant
22:43on ne tutoie plus les élèves.
22:45Les élèves ne tutoient plus
22:46les professeurs.
22:47La tenue,
22:47pourquoi est-ce qu'on veut
22:48une tenue uniforme
22:49dans les établissements ?
22:51C'est aussi le maintien
22:51de l'autorité.
22:52Évidemment, ça part de là.
22:54Vous savez,
22:55tout est dans tout.
22:56Tout est dans tout.
22:56Et le respect de l'autorité,
22:57si vous récupérez le pouvoir
23:04verticale,
23:04mis à part le tutoiement,
23:06C'est très important.
23:07Mais certainement.
23:08Si Madame Mimbrouca
23:09se tutoyait,
23:09ce n'est pas trop la même ambiance.
23:11Vous y verrez bien,
23:12vous mettez sympathique.
23:13Enfin, s'il commence
23:13à vous tutoyer,
23:14vous estimerez que vous manquiez
23:15de respect.
23:15Vous manquiez de respect
23:17et les téléspectateurs.
23:18Non, mais au-delà de la blague,
23:19les téléspectateurs
23:20ne trouveraient pas ça normal.
23:21Mais nous en parlions
23:21tout à l'heure
23:22avec un professeur.
23:23On a parlé d'un professeur
23:24qui était descendu presque
23:25de manière physique
23:26et morale de l'estrade.
23:28Mais comment vous allez
23:29rétablir l'autorité
23:29simplement avec le vouvoiement
23:31quand vous avez une génération
23:32qui est sortie du Covid
23:33et qui en partie
23:34est très angoissée
23:34par son avenir ?
23:36C'est pour ça que je vous pose
23:36véritablement la question
23:37sur votre programme
23:39sur l'école.
23:39S'il y avait une mesure
23:41pour que cette jeunesse
23:42reprenne confiance,
23:42qu'elle serait-elle ?
23:43Non, mais excusez-moi Madame Mabouca.
23:44Justement,
23:45le point n'est pas mal,
23:46mais il n'y a pas une mesure.
23:47Ce n'est pas possible.
23:48Non, mais ça n'existe pas.
23:49La crise, évidemment,
23:51des jeunes qui...
23:51Vous avez raison.
23:52A démarrer au moment du Covid,
23:54c'est redonner confiance
23:54dans l'avenir de la France,
23:55redonner confiance
23:56dans la croissance économique,
23:57redonner confiance
23:58dans un modèle social
23:59qui n'est pas voué à s'effondrer
24:01et que les jeunes
24:01n'aient pas la certitude
24:02d'avoir un avenir plus sombre
24:04que leurs parents,
24:04que leurs grands-parents,
24:05que leurs arrières-grands-parents.
24:06C'est relancer la chaîne du progrès,
24:08c'est relancer la chaîne
24:08de l'espérance.
24:09C'est pour ça que Marine Le Pen
24:10est partie en campagne
24:11sur la renaissance.
24:11Mais il n'y a pas
24:12une formule magique.
24:13Et vous ne nous avez jamais entendus,
24:14en tout cas pas moi,
24:15vous expliquer qu'il y avait
24:16une formule magique.
24:17Mais le rétablissement
24:24qui propose de sacraliser
24:26l'intégrité physique
24:26dans le code pénal,
24:27c'est Marine Le Pen
24:28depuis le début
24:29de sa carrière politique.
24:30C'est la seule qui parle
24:30de la sacralisation
24:32de l'intégrité physique
24:33des Françaises et des Français
24:35et en particulier,
24:36évidemment,
24:37des enseignants.
24:37Mais le travail est énorme.
24:40Vous avez raison,
24:40Madame Mabrouk.
24:41Mais nous, par exemple,
24:42les élèves perturbateurs,
24:43les élèves violents,
24:44ils seront expulsés définitivement.
24:45Mais M. Tanguy,
24:46pour aller où
24:47dans d'autres établissements ?
24:48On ne va pas les balader
24:49pour aller pourrir
24:49les classes partout.
24:50Donc vous les sortez
24:51du système notamment ?
24:52Et qu'est-ce qu'ils deviennent ?
24:53Ils seront encadrés
24:55dans des établissements
24:56spécialisés.
24:57Vous allez tous regrouper
24:58dans les mêmes établissements
24:59tous les cas sociaux ?
25:01Vous savez,
25:02un suffit pour mettre
25:03le bazar dans un établissement.
25:05Moi, je ne suis pas si vieux.
25:06Je me souviens très bien
25:06de ce qui se passait.
25:07Moi, j'étais en banlieue
25:10francilienne.
25:10Moi, j'étais dans une commune
25:11plutôt favorisée
25:12et à côté,
25:12il y avait une commune
25:13très difficile,
25:13les Ulysse.
25:14Quand il y avait des problèmes
25:15aux Ulysse,
25:15ils envoyaient les élèves perturbateurs
25:17dans mon collège
25:18qu'allait mieux.
25:19Eh bien, ça pourrissait le collège.
25:21Donc là, vous proposez
25:22de les sortir totalement
25:24du système éducatif.
25:25Tout le monde était perdant.
25:25Oui, les élèves très perturbateurs
25:27et évidemment,
25:27a fortiori,
25:28les élèves violents.
25:29Il faut les sortir du système.
25:30Il y a aussi des élèves,
25:31et nous, on a toujours assumé,
25:32Madame Ambrou,
25:32qui sont en souffrance
25:33dans le système éducatif.
25:34Tout le monde n'est pas fait
25:35pour faire des études
25:36dites générales.
25:38Il y a aussi des élèves
25:39qui peuvent s'ennuyer
25:40parce qu'ils ne sont pas
25:41dans la bonne filière professionnelle,
25:42que les filières professionnelles
25:43et technologiques,
25:44je ne sais plus comment ça
25:46n'ont pas été valorisées.
25:47Et encore aujourd'hui,
25:48parce qu'on nous dit beaucoup,
25:49l'apprentissage a été revalorisé.
25:51C'est faux.
25:52C'est faux.
25:52Aujourd'hui,
25:53dans la hiérarchie
25:54de l'éducation nationale,
25:56les savoirs manuels,
25:58le génie des mains,
25:59c'est toujours dévalorisé.
26:00Et vous savez que Marine Le Pen
26:01en parle souvent
26:01puisqu'elle connaît très bien
26:02la filière de l'apprentissage
26:04puisqu'elle l'a appliqué
26:05dans sa propre famille.
26:05On ne touche pas
26:06un professeur à lancer
26:07le ministre de l'Éducation
26:08en référence,
26:09d'abord à ce qui s'est passé à Aubagne,
26:10mais plus largement,
26:11a-t-il dit
26:12un climat de violence ?
26:13Et il y a une pensée aujourd'hui
26:15que nous devons avoir
26:15puisque nous sommes
26:16le 13 octobre 2026,
26:18il y a trois ans,
26:19le 13 octobre 2023,
26:20c'est le professeur
26:21Dominique Bernard
26:22qui était assassiné
26:23par un terroriste islamiste.
26:25Est-ce qu'il y a eu un sursaut ?
26:26Est-ce qu'il y a eu
26:27depuis un moment
26:29où on peut dire
26:30plus jamais ça en France ?
26:32Est-ce qu'un responsable politique
26:33qui aspire au pouvoir
26:34peut vraiment le dire
26:34les yeux dans les yeux ?
26:35Non, aujourd'hui,
26:36maintenant,
26:37ce serait mentir.
26:38D'ailleurs,
26:39le sursaut n'a pas eu lieu
26:39pour malheureusement
26:40pour sauver la vie
26:41ou préserver la vie
26:42de Dominique Bernard
26:43puisque Samuel Paty
26:44avait perdu lui-même la vie
26:46dans des circonstances
26:48malheureusement similaires
26:49ou en tout cas
26:50avec une idéologie similaire
26:51à savoir
26:51le terrorisme islamique
26:53et le fanatique islamisme.
26:55Et le sursaut
26:56qui avait été promis
26:57après l'assassinat
26:58par le terrorisme islamiste
27:00de Samuel Paty
27:01n'a pas eu lieu
27:01pour Dominique Bernard,
27:02malheureusement.
27:02Et aujourd'hui,
27:03le pas de vague
27:03est encore en place.
27:06Vous savez qu'il y a ce film
27:07qui est sorti
27:08sur la tragédie
27:10qui a conduit
27:10à l'assassinat
27:11par un terrorisme islamiste
27:12de Samuel Paty.
27:13Vous savez que
27:14beaucoup d'écoles
27:15n'ont pas voulu le projeter.
27:17La question s'est posée.
27:18Il y a eu des problèmes encore.
27:19Donc, on voit bien
27:20que malheureusement,
27:21le pas de vague
27:21est encore ici.
27:23Et quand vous voyez
27:23le programme politique
27:24d'une force politique
27:25pour ne pas la citer,
27:26à savoir la France insoumise
27:27qui, par exemple,
27:29revendique de remettre
27:29la baillard,
27:30revendique de remettre
27:31des vêtements islamistes
27:34à l'école,
27:35c'est qu'en fait,
27:35là, il n'y a pas du tout
27:36de sursaut.
27:36Il y a même eu
27:37une fuite en avant
27:37de certaines forces politiques.
27:39D'ailleurs,
27:39dans les revendications,
27:40il faut le dire.
27:41Un lien entre la baillard
27:42et l'idéologie
27:45qui a tué les deux professeurs.
27:47Ce ne sont pas
27:48les mêmes personnes
27:48qui revendiquent
27:49la baillard
27:50et le voile
27:51qui, évidemment,
27:51ont assassiné
27:52M. Paty
27:52et M. Bernard.
27:54Mais installer
27:55l'idéologie islamiste,
27:57contester les cours
27:57de la République,
27:58contester la laïcité,
27:59contester certains enseignements,
28:00la mémoire de la Shoah,
28:02par exemple,
28:02des cours d'éducation sexuelle,
28:04des cours d'éducation civique
28:05sur l'égalité des femmes
28:06ou l'égalité des homosexuels.
28:09Ça existe.
28:09Et c'est cette idéologie
28:10qui, quand
28:11elle n'est pas contente,
28:12et c'est exactement
28:13ce qui s'est passé
28:13dans la dérive,
28:14malheureusement,
28:14qui a conduit
28:15à l'assassinat de M. Paty,
28:17des islamistes violents
28:17se greffent
28:19à cet islamisme d'atmosphère.
28:20Et vous savez très bien,
28:21ça a été très documenté,
28:22il y a eu des commissions d'enquête.
28:23Ce que je dis,
28:24vous le savez bien,
28:24à Mabrouk,
28:25n'est pas du tout
28:25une élucubration
28:26de ma personne.
28:27C'est exactement
28:28ce qui s'est passé.
28:28Il y a un islamisme d'atmosphère
28:31qui conteste
28:31les valeurs de la République
28:32et ce greffe,
28:33il y a un emballement
28:34fanatique autour
28:35et ce greffe,
28:36là-dessus,
28:36l'islamisme violent.
28:37Mais l'un ouvre
28:39la porte de l'autre.
28:39Nous avons parlé
28:40de la crise lycéenne
28:41et nous avons parlé
28:43aussi de la crise sociale
28:44plus largement
28:45et peut-être aussi financière
28:46puisque la France,
28:47on l'a appris,
28:47paye le plus cher
28:48ses emprunts
28:49de toute la zone euro
28:51à Jean-Philippe Tanguy
28:51devant la Grèce,
28:52la Belgique
28:53ou encore l'Italie.
28:54Qu'est-ce qui nous pend
28:55au nez,
28:56selon vous ?
28:57C'est très compliqué
28:59parce que je ne veux pas...
29:00De dire la vérité ?
29:01Non, non.
29:01Je vais vous dire...
29:02Il y a plein de défauts
29:03mais je ne pense pas
29:04être un hypocrite.
29:05Non, c'est qu'il peut y avoir
29:07des prophéties autoréalisatrices.
29:08Alors aujourd'hui,
29:09on est au bord
29:09de ce qu'on appelle
29:10l'effet boule de neige.
29:11Qu'est-ce que c'est
29:11l'effet boule de neige
29:12en finance,
29:13en particulier en finance d'État ?
29:14C'est quand la charge d'intérêt
29:17devient supérieure
29:18à ce que l'inflation
29:19et la croissance
29:20est capables d'absorber.
29:20Or, si tout le monde panique
29:24et parle de cela,
29:25ça peut donner
29:25un intérêt à des marchés
29:26parce qu'aujourd'hui
29:27nous sommes attaqués.
29:28Voilà, moi je le dis
29:28aux Françaises aux Français.
29:29Vous voulez la vérité ?
29:30Là, voilà.
29:30Aujourd'hui,
29:31il y a un risque d'attaque
29:31d'un certain nombre
29:32de fonds spéculatifs,
29:33de fonds de pension
29:34qui peuvent miser
29:36contre la France.
29:38Et donc aujourd'hui,
29:39effectivement,
29:39l'incapacité du gouvernement
29:40à présenter un budget
29:41qui fait de réelles économies
29:43ouvre la voie
29:44à ces fonds spéculatifs,
29:45à ces attaques spéculatifs.
29:46Oui, mais Jean-Philippe
29:46se pose la question
29:47quand on est
29:48à ce point vulnérable
29:50et quand on est attaché
29:51à son pays,
29:51même si on estime
29:52que le budget
29:53n'est pas suffisant,
29:53que c'est un mauvais budget,
29:54etc.,
29:55est-ce qu'on se dit
29:55alors pas de censure ?
29:57On serre les reins
29:58et on fait en sorte
29:59que malgré tout,
30:00quelles que soient
30:00nos oppositions,
30:01nos convictions politiques,
30:02la France ne soit pas
30:03soumise à tous
30:05les prédateurs financiers.
30:06Justement,
30:06par responsabilité,
30:07ce soir,
30:08nous ne voterons pas
30:09la motion de rejet
30:10des socialistes.
30:11Ça veut dire que nous
30:12accepterons le débat
30:12du budget.
30:14D'accord, mais...
30:15Ça ne mange pas de pain.
30:16Généralement,
30:16vous ne faites pas tellement...
30:17Excusez-moi,
30:17j'ai reçu beaucoup
30:17d'appels de gens
30:18qui souhaitaient
30:19qu'on a la vote.
30:19Et Marine Le Pen...
30:20D'appels de qui ?
30:22Différents responsables.
30:23Socialistes ?
30:23De gauche,
30:24effectivement.
30:25Ah bon ?
30:25Vous appellent directement
30:26pour vous dire
30:27rejoignez-nous ?
30:27Bien sûr que tout le monde
30:28se parle.
30:28Vous savez très bien
30:28que tout le monde se parle.
30:29Vous posez la question.
30:30Oui, vous avez raison
30:30de poser la question.
30:31Vous savez bien
30:32que tout le monde se parle.
30:33Encore heureux d'ailleurs.
30:34Mais on ne la votera pas.
30:36Que les macronistes
30:37aussi étaient inquiets
30:38qu'on la vote.
30:38On ne veut pas envoyer
30:39ce signal au marché
30:40d'irresponsabilité.
30:41Vous savez très bien
30:42que Marine Le Pen
30:43et Jordan Bardella
30:44ont pris une position
30:44de responsabilité.
30:45En savoir,
30:45il n'y a pas de censure
30:46de principe.
30:48On attend de voir
30:48ce que le gouvernement
30:49va vraiment proposer.
30:50Mais effectivement...
30:51Monsieur Tanguy,
30:51depuis plusieurs jours,
30:52tout le monde vous pose
30:53la question parce que
30:53vous dites que vous laissez
30:54la chance au produit
30:55mais vous savez très bien
30:57ce qu'il y a dans le budget.
30:57Vous êtes un spécialiste
30:58de cette question.
31:00Vous le déplorez,
31:00vous le dénoncez.
31:01Vous devriez tous le déplorer
31:02parce qu'il n'y a même pas d'économie.
31:03La question est politique maintenant.
31:05Allez-vous soutenir ?
31:06Mais moi, je ne suis pas d'accord
31:07parce qu'on peut encore
31:07faire des économies.
31:08Non, je ne suis pas d'accord.
31:09Vous pensez que le gouvernement
31:10va changer sa copine ?
31:11On dit aux Françaises
31:12et aux Français
31:12toute la journée à la télé.
31:13La France dans une situation
31:14économique financière difficile.
31:16Est-ce qu'ils font des économies ?
31:17Non.
31:18C'est zéro de point
31:19de croissance de la dépense.
31:21Est-ce qu'ils font un gel
31:22du recrutement des fonctionnaires
31:23ou est-ce qu'ils profitent
31:24du changement démographique
31:25pour ne pas renouveler
31:27certains départs à la retraite ?
31:28Ils recrutent 8 000 nouveaux fonctionnaires.
31:30Comment voulez-vous
31:32qu'on affronte les marchés
31:33dans ces conditions-là ?
31:34Vous voulez un contre-budget
31:34à 140 milliards d'euros d'économies ?
31:36Ça, c'est votre proposition.
31:37Oui, 140 milliards
31:37pour 2032.
31:38C'est-à-dire qu'il y aura
31:39140 milliards de dépenses
31:40en moins en 2032
31:41par rapport en 2026.
31:42Pourquoi la plupart des économistes
31:44le prennent avec ironie
31:45voire avec moquerie ?
31:46Parce que ça remet en cause
31:47aussi toutes leurs erreurs
31:49depuis 50 ans.
31:50Vous savez,
31:50les économistes de plateau...
31:51La plupart veulent des économistes.
31:51Ah non, non.
31:52Les économistes de plateau,
31:53ils ont vendu M. Hollande
31:55comme Terra Nova
31:55qui nous fait la leçon ce soir.
31:57Ils ont vendu M. Macron
31:58comme l'Institut Montaigne.
31:59Ils sont payés beaucoup
32:00par les banques.
32:02Moi, j'aimerais bien aussi
32:03que les économistes
32:04qui s'expriment
32:05indiquent leur conflit d'intérêt.
32:06Qui les paye ?
32:07Par exemple, Terra Nova.
32:08Je suis très inquiet
32:08parce que Terra Nova
32:09qui nous a critiqués,
32:10c'est le machin à penser
32:12des socialistes.
32:12Vous pensez qu'il ne peut pas
32:13avoir une critique
32:13juste, constructive et pertinente ?
32:15Vous n'inquiétez pas ?
32:15Non, je ne m'inquiète pas.
32:16Non, mais vous savez,
32:17je pense qu'on peut débattre,
32:20mais je vais juste finir là-dessus
32:20parce que je pense
32:21que ça peut vous intéresser.
32:22Terra Nova,
32:23ils sont financés à 50%
32:24par des subventions publiques
32:26et par du mécénat
32:28d'entreprises parapubliques,
32:30ENGIE, EDF,
32:31la Caisse des dépôts,
32:31donc encore de l'argent public
32:32ou parapubliques.
32:34Donc, pourquoi ils se mettent
32:34les élections ?
32:36Ah bon, Terra Nova,
32:37un think tank
32:38ne peut pas donner un avis ?
32:39Avec de l'argent privé, si,
32:40mais de l'argent public ?
32:41Il n'y a pas un problème là ?
32:42Vous estimez donc
32:42qu'il y a une illégitimité ?
32:44Je vais m'y intéresser
32:45parce que quand on touche
32:46de l'argent public...
32:47Vous allez vous y intéresser,
32:48c'est-à-dire ?
32:48Très fortement.
32:49Je vais me renseigner
32:51auprès des autorités compétentes,
32:52la Commission nationale
32:53des comptes de campagne
32:58liées au Parti Socialiste.
32:59Déjà, c'est un problème
32:59que de l'argent public
33:00aide le Parti Socialiste,
33:01surtout quand on voit
33:02le bilan de leurs pensées
33:03et de leurs théories foireuses.
33:05Mais de l'argent privé aussi
33:06qui vient en politique,
33:07vous savez très bien
33:07que c'est interdit.
33:09Complètement interdit.
33:09Là, c'est votre rôle de député.
33:11Nous sommes d'accord.
33:12C'est vos prérogatives de député.
33:14Bien sûr, mais je ne comprends pas
33:15pourquoi ce genre de choses
33:17ne fait pas consensus.
33:18Parce qu'on ne peut pas utiliser
33:19l'argent privé et l'argent public
33:20pour faire des campagnes électorales
33:22et raconter n'importe quoi.
33:22Dans votre contre-budget,
33:23vous proposez 15 milliards
33:24d'économies sur l'immigration,
33:26un thème, un domaine
33:27dans lequel vous devez passer
33:28par des changements
33:29constitutionnels majeurs,
33:30même s'il y a des mesures
33:31pour lesquelles il n'y a pas
33:32besoin de changements.
33:33Mais je vous pose cette question
33:36parce qu'il y a une piqûre
33:37de rappel qui vous est faite
33:38par le président
33:38du Conseil constitutionnel,
33:40Richard Ferrand,
33:41qui a rappelé les règles
33:42qui encadrent le référendum
33:43dans notre Constitution.
33:44Alors que Marine Le Pen,
33:45on le sait,
33:46souhaite convoquer un référendum
33:47au nom du fameux
33:48article 11 de la Constitution
33:49et ce pour précéder
33:51à une révision constitutionnelle
33:53afin d'instaurer, on sait,
33:54la priorité nationale
33:55ou pour changer
33:56ou refonder la politique migratoire.
33:57Lui, il vous dit
33:58impossible,
33:59il n'est pas De Gaulle
34:00qui veut.
34:01Jordan Bardella a dit
34:01aujourd'hui qu'il se comportait
34:02comme un petit militant
34:03du Parti Socialiste
34:04mais attention,
34:05il peut devenir
34:05votre premier opposant
34:06demain si vous arrivez au pouvoir.
34:08Mais tout président
34:09de la République
34:10peut être De Gaulle en fait.
34:12Un président de la République,
34:12c'est un président de la République.
34:13Donc les présidents
34:14du général De Gaulle
34:15en tant que président de la République
34:16sont les pouvoirs
34:16de tous les présidents
34:17dont ce que dit M. Ferrand
34:18n'a aucun sens.
34:19Il n'y a pas un droit
34:20constitutionnel
34:21pour le général De Gaulle
34:22et un droit constitutionnel
34:23pour Marine Le Pen
34:23sauf qu'on s'appelle M. Ferrand.
34:25Donc tout ça n'a aucun sens
34:26et au lieu de nous faire la leçon
34:28et de se mêler
34:28ce qu'il ne le regarde pas,
34:29M. Ferrand devrait se mêler
34:30ce qu'il regarde.
34:31Et qu'est-ce qu'il regarde M. Ferrand ?
34:32C'est la neutralité politique.
34:34Il est totalement interdit
34:35et ça, ce n'est pas
34:36une interprétation,
34:37c'est écrit mot à mot
34:38dans le texte
34:40pour un président
34:40du Conseil constitutionnel
34:41ou d'ailleurs
34:42tous les membres
34:43du Conseil constitutionnel
34:43de se mêler
34:44du débat politique.
34:46Donc là,
34:46il s'en mêle directement
34:47puisqu'il cible directement...
34:49Il pourrait empêcher
34:49d'appliquer un programme.
34:51Non, mais par contre,
34:51nous, on pourrait le rappeler
34:52à son bon souvenir
34:53et à savoir
34:54à son devoir de neutralité
34:55parce que moi,
34:56j'en ai assez
34:57que des gens
34:57qui ont le privilège
34:58et l'honneur
34:59de présider
35:00à de grandes institutions
35:01se comportent
35:02effectivement
35:02comme des militants,
35:03des petits militants socialistes
35:04comme l'a dit
35:05Jordan Bardella
35:05et il se pourrait
35:07que je sois tenté
35:08d'écrire au doyen
35:09du Conseil constitutionnel
35:10pour demander peut-être
35:11qu'on regarde
35:11s'il ne faut pas sanctionner
35:12M. Ferrand
35:13sur le fait
35:14qu'il ne respecte pas
35:14la neutralité
35:15qu'il s'y a à son poste.
35:17Dernière question
35:17parce que vous parlez
35:18de ceux qui donnent des leçons
35:19et de son avis.
35:19Éric Zemmour ne croit pas du tout
35:21ou pas tellement
35:21à la sincérité
35:22de Jordan Bardella
35:23quand ce dernier se défend
35:24d'avoir écrit
35:24des propos antisémites.
35:25Pourquoi il dit cela selon vous ?
35:27Je ne sais pas.
35:27Je ne suis pas
35:28dans les petits papiers
35:29de M. Zemmour.
35:31Je n'ai pas de leçons
35:32à recevoir
35:33de M. Zemmour
35:34qui a une vision
35:34de l'histoire
35:35très particulière.
35:36Je n'ai pas polémiqué
35:36avec lui
35:37mais moi j'ai une vision
35:38gaullienne de l'histoire
35:39je n'ai pas la vision
35:40de l'épée
35:41et du bouclier.
35:42Merci Jean-Philippe Tanguy
35:43d'avoir été notre invité
35:44ce soir.
35:45Merci à vous.
35:46Merci, bonne soirée.