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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Pour notre prochain invité, justement, il n'y a pas grand monde au guichet pour écouter les Français.
00:04Depuis un certain temps, Alexandre Jardin, sur certains sujets, fait entendre sa voix pour parler au nom, dit-il, des
00:10gueux,
00:11c'est-à-dire tous ces Français invisibilisés, je le disais.
00:13Pourquoi ? Parce qu'ils se sentent relégués d'un point de vue économique,
00:17ils se sentent invisibilisés d'un point de vue politique et parfois aussi oubliés d'un point de vue culturel.
00:23Alors, cette France-là, qui l'incarne ?
00:25Imaginez qu'aujourd'hui, nous avons quasiment une trentaine de candidats.
00:28C'est dire qu'il y a quand même un choix assez important.
00:31Et pourtant, une partie de la France ne se sent pas, pardonnez-moi, représentée.
00:36C'est ce que va nous dire notre invité.
00:44Le temps de vous installer. Bonsoir, Alexandre Jardin. Merci d'être avec nous.
00:48Vous êtes écrivain, auteur notamment, mais vous êtes écrivain avec évidemment pléthore de livres, d'ouvrages.
00:54Mais je vais parler de celui qui va, eh bien, paraître dans les librairies le 10 septembre, les gueux, le
01:00retour.
01:01Je voudrais préciser que depuis quelques temps, déjà, votre voix porte dans le débat public sur différents sujets.
01:07Il y a eu, et sans doute ceux qui nous regardent s'en souviennent, les ZFE, les zones à faible
01:11émission,
01:11que vous aviez qualifiées de zones à exclusion sociale.
01:14Vous montez au créneau sur des causes nationales, dites-vous, contre toute forme de ségrégation sociale.
01:20C'est votre expression, ce qui a donné lieu à cet ouvrage.
01:23On va évoquer différents sujets ce soir, mais j'aimerais vous interroger d'abord sur ce début de campagne.
01:27Et même si vous êtes sévère sur la manière dont on conduit cette émission,
01:30et le débat qui vous a précédé, j'aimerais avoir vraiment, je veux dire, toute votre sincérité sur ce que
01:36vous entendez,
01:37ce que vous avez entendu, la manière dont vous, vous le vivez.
01:40Tout le monde sait très bien qu'il n'y a pas de Charles de Gaulle devant nous.
01:44On sait bien qu'il n'y a pas de Messi, donc il va falloir en fabriquer un.
01:48Parce qu'on sait également, on sait tous, que le pays est vraiment au bord de la ruine,
01:54que la situation sociale est tellement invivable.
01:57Ce que disait Besançon était vrai sur le terrain.
02:01Donc comment est-ce qu'on se réforme puissamment alors qu'on n'a pas confiance ?
02:06Tout le monde sait très bien qu'élection après élection, les Français votent de moins en moins,
02:11que la confiance n'est pas là.
02:13Aux dernières élections municipales, on s'est retrouvé avec un maire de Paris élu avec 23.
02:18En Seine-Saint-Denis, il est élu avec 14%.
02:20À Marseille, c'est un chiffre également catastrophique.
02:24Donc comment est-ce qu'on refait aussi de l'unité ?
02:28Parce qu'il va bien falloir qu'on refasse une nation.
02:31Comment est-ce qu'on reconstruit un rapport de confiance ?
02:33Et puis un truc joyeux.
02:35Parce que quand même, on ne va pas vivre dans une vaste dépression pendant encore 50 ans.
02:40Et on vient avec des réponses.
02:42On va en parler.
02:43Vous avez parlé de Charles de Gaulle.
02:46Comme ça, instinctivement, il y a une chose qui le caractérise, il y a tant de choses,
02:50mais je dirais d'abord l'aspect transpartisan, mais le courage.
02:54Où voyez-vous ?
02:55D'ailleurs, les rencontres du MEDEF étaient placées sous le seau du courage.
02:58Où voyez-vous le courage aujourd'hui ?
03:00Pas seulement le courage de dire la vérité, mais au-delà.
03:03Où vous le voyez ?
03:04Partout dans la société.
03:06Mais est-il représenté, incarné ?
03:08Non.
03:09Et comme cet écart est énorme, c'est-à-dire qu'on a une population qui est extrêmement courageuse,
03:14qui vit dans des conditions extrêmement difficiles,
03:17avec des mères de famille qui se battent avec très peu de sous,
03:22avec une croissance qui a disparu.
03:24Aujourd'hui, on a une croissance.
03:25Il faut 80 ans pour doubler le niveau de vie des Français.
03:30Dans les années 60, il fallait 15 ans.
03:34Donc, on est dans un truc, une maladie qui est tellement grave,
03:38que moi, ce qui me terrifie dans ce début de campagne,
03:41c'est qu'on voit des candidats qui font croire qu'ils ont les moyens de mener leur politique.
03:46Or, on va dire la vérité, c'est tout l'objet de ce livre que je sors le 10 septembre,
03:51c'est que dans la vraie réalité,
03:54ils n'ont pas du tout le pouvoir politique qu'ils avaient il y a 20 ou 30 ans.
03:57– Alors, c'est important ce que vous dites, c'est-à-dire que le pouvoir n'a plus de
03:59pouvoir.
04:00– Non, le pouvoir n'a plus de pouvoir.
04:01– C'est quand même un véritable souci.
04:03Est-ce qu'il a été accaparé ?
04:05Est-ce que les politiques eux-mêmes l'ont transféré ?
04:07Je vous interrogerai.
04:08Qui sont les gueux ?
04:10Il y a eu beaucoup d'ouvrages.
04:12Moi, je cite souvent un ouvrage de référence.
04:15Est-ce que je peux conseiller les téléspectateurs de lire, de faire leur avis ?
04:18D'abord le vôtre dans quelques jours.
04:20Mais le géographe Christophe Guilloui, sur les dépossédés.
04:23– Remarquable, remarquable.
04:23– Parce qu'il y a la lecture politique, la lecture économique,
04:27général, qu'on ne peut pas balayer d'un revers de main,
04:28quelles que soient les convictions des uns et des autres.
04:30– Surtout en France.
04:30– Effectivement, est-ce que ces gueux, ce sont les dépossédés aujourd'hui ?
04:34– C'est toute la France, majoritairement qui nous écoute en ce moment,
04:38qui est dépossédée de sa décision, qui a été trahie élection après élection,
04:44qui n'a pas confiance et qui a raison.
04:46Et qui le sait.
04:48Et qui sait parfaitement, au fond, qu'un candidat qui arrive avec un programme
04:51n'a pas les moyens juridiques de l'appliquer.
04:54Parce qu'il a en face de lui un conseil constitutionnel,
04:56qui est de plus en plus autonome,
04:58il a une cour européenne de justice de plus en plus autonome,
05:01une cour européenne des droits de l'homme de plus en plus autonome,
05:04un conseil d'État de plus en plus autonome,
05:05il a un pouvoir judiciaire qui va l'empêcher.
05:09Il a un pouvoir bureaucratique,
05:11la bureaucratie française et européenne, au fond,
05:13est d'accord pour gouverner à sa place.
05:16Et là, ils se baladent tous en vous disant,
05:19si vous votez pour moi, voilà ce que je vais faire.
05:21Oui, mais pardonnez-moi, tout le monde ne croit pas à la poudre de Perlin Pimpin.
05:26Ou alors, certains croient que les Français ne sont pas capables de réfléchir par eux-mêmes,
05:30de penser par eux-mêmes.
05:32Ça s'appelle la culture du mépris, que plus personne ne supporte en France.
05:37Vous sentez qu'elle est largement partagée aujourd'hui par toute cette offre politique qui est assez pléthorique.
05:44– Elle est issue, je veux dire, en gros, ce qu'on a appelé le centre.
05:49Pourquoi ça a foiré ?
05:50Pourquoi est-ce que l'extrême droite et l'extrême gauche ont explosé ?
05:54C'est parce que cette culture du mépris a gagné.
05:57Et elle a gagné, on a contourné la volonté populaire,
06:00ça a commencé de manière absolument gravite.
06:02– Dans le référendum de 2005 ?
06:03– Voilà.
06:04– Attends, attends, il s'est trouvé.
06:05– Vous vous dites qu'il y a un décrochage, une forme de déconnexion,
06:08à partir du référendum de 2005.
06:10Rappelons-vous qu'on s'est…
06:11– C'est d'une gravité sans doute.
06:12– On a fini par s'asseoir, qu'on le veuille ou pas, sur la volonté populaire.
06:15Plus récemment, on peut citer la révolte des Gilets jaunes.
06:20Vous pensez que ce sont des acmés, des moments, des bouffées, finalement,
06:23où la volonté populaire n'a pas été coûtée ?
06:26– Mais tout le monde le sait.
06:29Tout le monde le sait en France.
06:32Je veux dire, tout le monde sait très bien…
06:33– Sauf que vous direz, des chèques ont été lâchés par-ci, par-là,
06:35mais suffit-il d'argent pour comprendre ?
06:37– Oui, mais ce n'est pas ça à résoudre les problèmes des gens.
06:39Je veux dire, tout le monde sait très bien que l'élection n'est pas suivie des faits.
06:42– C'est une tragédie, mais aujourd'hui, on a ce système-là.
06:48Donc, avec le mouvement des gueux, on s'est dit qu'on allait faire la promotion
06:52et établir un rapport de force avec la classe politique.
06:55Je dis bien établir un rapport de force, on ne va pas le demander poliment.
06:58– De manière à imposer le référendum d'initiative citoyenne.
07:03– Alors, attendez, Alexandre Jordan, parce que ce qui est très particulier dans votre mouvement,
07:06c'est que vous avez démarré avec un hashtag.
07:09Ça se fait de manière très organique, presque naturelle.
07:12Comme ça, vous êtes quelqu'un qui réfléchit, qui est malgré tout très organisé.
07:18Et quand même, ce mouvement a pris aujourd'hui.
07:21Et vous parlez de rapport de force, d'imposer quelque chose,
07:24c'est-à-dire que vous voulez constituer une force également politique ?
07:27– Alors, le 15 septembre, on va relancer une nouvelle version
07:31d'une application référendaire sur vos téléphones.
07:34On avait lancé au début de l'été un premier ballon d'essai.
07:38On ne pouvait voter qu'avec les passeports.
07:40140 000 personnes se sont déjà déplacées pour télécharger.
07:45140 000, ça veut dire que pendant des semaines et des semaines,
07:48on a été numéro un des téléchargements sur Apple.
07:51Ça veut dire que la population a répandu.
07:53Maintenant, notre application, elle avait un vrai problème.
07:57On n'arrivait pas à voter avec la carte d'identité.
08:00Cet été, on a travaillé comme des fous.
08:02Mon fils, Robinson Jarbin, qui pilote tout ça,
08:05ils ont fait travailler des équipes à Kiev, à Hong Kong.
08:07– Donc vous êtes en train de constituer…
08:09– Voilà, un outil référendum.
08:10– Un outil, un mouvement.
08:12– C'est le 15 septembre.
08:13– J'ai noté, mais vous n'excluez pas des manifestations,
08:16des rassemblements, des occupations.
08:17Est-ce que vous estimez aujourd'hui que c'est la seule manière
08:19de susciter, de créer un électrochoc ?
08:22– Non, pas les manifestations,
08:23parce que les gens se sont fait taper dessus.
08:25On ne va pas exposer physiquement les gens.
08:27– Là, vous parlez des jeunes, oui.
08:30– Ils vont voter avec leur téléphone.
08:32Ils vont être de plus en plus nombreux.
08:34Je vais sortir un film à la fin du mois de septembre.
08:37Je sors ce livre qui parle de ça,
08:39de l'issue référendaire.
08:41Si, début octobre, courant octobre,
08:44on est plus d'un million de Français
08:46à dire sur l'application référendaire
08:48qu'on veut que le peuple ne soit plus viré
08:51le 2 mai prochain, le soir.
08:53C'est-à-dire, parce que ça fait maintenant des décennies
08:56qu'on donne un chèque en blanc à quelqu'un
08:57et que le peuple est viré.
08:59– Vous dites que ça fait depuis le début de notre entretien
09:01plusieurs fois que vous parlez du peuple.
09:03Et je peux le comprendre.
09:05Pour quelqu'un qui s'intéresse,
09:06c'est tout à fait louable aux dépossédés,
09:09aux classes populaires dans leur ensemble.
09:10– Je suis d'accord.
09:11– Mais vous pensez que le peuple a toujours raison ?
09:13Parce que cette petite musique, évidemment,
09:15a une volonté populaire à respecter
09:17et l'élite serait corrompue,
09:20un peu dans un système déconnecté,
09:21mais le peuple aurait toujours raison.
09:23– Oui, c'est le souverain.
09:24– Oui.
09:24– C'est le souverain.
09:25– Oui.
09:25– C'est celui qui va devoir vivre
09:27avec les conséquences de la décision.
09:29La force du système suisse,
09:31c'est qu'on demande à des citoyens
09:33de prendre la responsabilité de décisions
09:35avec lesquelles ils vont devoir vivre.
09:38– Vous pensez que ce sont autant
09:39de respiration démocratique
09:40qui nous manque à nous
09:41dans notre système français ?
09:42– C'est ce qui nous manque.
09:45Et c'est ce qu'on va obtenir.
09:47Parce qu'à partir du 15,
09:49on peut télécharger l'application,
09:51ce soir, référendum citoyen,
09:53mais pour l'instant,
09:53elle ne marche qu'avec le passeport.
09:57À partir du 15 septembre,
09:58ça sera avec la carte d'identité.
10:00Et il y aura aussi un outil,
10:02on va s'ouvrir,
10:03on va ouvrir l'application
10:04de manière à ce que les Français
10:05puissent venir avec leurs propositions,
10:08avec un outil d'IA.
10:09On va vous aider à le formuler
10:11et vous allez établir une présélection
10:13de ce qui est fondamental pour vous.
10:14– Quelque chose m'interpelle,
10:15Alexandre Jardin,
10:16j'ai rappelé tout à l'heure
10:17au début de notre entretien,
10:19vos combats,
10:20les zones affaibles et missions,
10:22ce n'était pas rien.
10:23Pour beaucoup, c'était un non-sens.
10:25Beaucoup se sentaient…
10:26– C'était une horreur sociale.
10:27– Vous avez dit…
10:28– C'était du tri humain.
10:29– Une exclusion.
10:31– En France.
10:31– Une exclusion sociale.
10:33Et puis, on sait ce qui s'est passé.
10:35On vous a vu également
10:36aux côtés des agriculteurs.
10:38On vous voit d'ailleurs
10:38aux côtés de…
10:39Mais je ne fais pas de catégorie.
10:41Les agriculteurs sont dans la même famille
10:43que les pompiers
10:44qui ont…
10:45– C'est souvent les mêmes.
10:45– Qui sont policiers.
10:46C'est souvent les mêmes.
10:47Donc, c'est pour ça
10:48que je ne veux pas parler
10:48de classe populaire.
10:50Mais je me demande aujourd'hui
10:51si malgré tout,
10:52il n'y a pas,
10:52eh bien quand même,
10:53un candidat.
10:54Je ne veux pas vous faire dire
10:55tel ou tel candidat,
10:56mais quand même,
10:57vous avez une trentaine aujourd'hui
10:59qui a sept été représentés aujourd'hui.
11:01Ils font pour certains
11:03ce métier,
11:04ce sacerdoce depuis très longtemps
11:05et personne n'incarne
11:07une partie de la France.
11:08– Je vais répondre.
11:10Il y a plein de gens
11:11bien là-dedans.
11:12Mais aucun, pour l'instant,
11:15n'envisage de donner
11:16aux gens qui nous écoutent
11:18leur pleine souveraineté
11:19après le 2 mai.
11:21Lorsqu'ils parlent de référendum,
11:22ils parlent toujours
11:22de référendum que eux décident.
11:25– Sur des sujets,
11:26reconnaissons-le pour certains
11:27qui intéressent les Français.
11:28– Tout à fait.
11:29– Mais qu'eux décident.
11:31Ça veut dire qu'il y a
11:32une peur encore panique
11:34dans nos élites politiques
11:35tout simplement
11:36à aimer les gens.
11:37La base de la démocratie,
11:39c'est de faire confiance
11:40et de se dire
11:40que l'autre n'est pas une ordure,
11:42n'est pas quelqu'un
11:42d'inintelligent,
11:44c'est d'aimer les gens.
11:46Et on va les aider.
11:47– Il y aurait une atrophie alors,
11:48d'abord,
11:49vous connaissez la forme,
11:50je ne vais pas dire
11:50qui a le monopole du cœur,
11:52mais vous parlez donc
11:52d'une déconnexion,
11:53d'un éloignement,
11:54d'une désaffection
11:55de ces responsables politiques
11:57qui parleraient
11:58avec un discours,
11:59un langage technocratique,
12:00froid, mécanique finalement
12:01et qui contribue
12:02à cet éloignement ?
12:04– Ça suffit.
12:07– Oui, je sens
12:08que c'est un cri du cœur
12:09en tous les cas.
12:10– Ça suffit
12:10parce que ça ne marche pas.
12:12Si encore,
12:12ça avait été un système génial
12:14qui nous apportait
12:15de la prospérité,
12:16un désendettement,
12:17non.
12:18mais cette culture-là,
12:19cette culture du mépris,
12:21elle ne marche pas.
12:23Alors qu'on a des voisins
12:24qui ont un niveau de vie
12:25double d'une autre,
12:26qui sont démocrates.
12:29Une des clés
12:29de la réussite économique
12:30des Suisses,
12:31c'est qu'ils s'engueulent,
12:32ils sont démocrates,
12:34ils tranchent
12:35et ensuite,
12:35c'est exécuté.
12:37C'est-à-dire que l'exécution
12:39a une force morale incroyable
12:40puisque c'est la décision
12:41du peuple.
12:43Donc, ce que nous voulons,
12:45c'est que le 2 mai prochain,
12:47on est une puissance
12:48d'unité
12:49parce que tout le monde
12:51sait très bien
12:51qu'en France,
12:52sur une foule de sujets,
12:53il y a des majorités énormes.
12:55Alors que là,
12:56on rentre dans une séquence politique
12:58de fragmentation.
13:00On aspire grosso modo
13:02à peu près aux mêmes choses,
13:04à 80%,
13:05et là,
13:06on est incapable
13:06de l'exprimer.
13:07On n'a pas d'outil.
13:08Lorsque vous entendez
13:09les débats sur la dette,
13:11qu'on puisse l'annuler
13:12ou pas,
13:14sur les indemnités chômage,
13:17sur la retraite,
13:19ce sont quand même
13:19des sujets qui nous touchent
13:20au premier plan.
13:21Oui, tout à fait.
13:21Vous dites qu'ils sont désincarnés,
13:22vous dites que les sujets
13:24sont portés de manière
13:26déshumanisante,
13:26si je puis dire.
13:27c'est surtout penser
13:29entre soi.
13:30C'est-à-dire,
13:32il y a une différence énorme
13:34entre un référendum
13:35qui tranche collectivement.
13:37On prend des décisions
13:38qui nous concernent.
13:40Parce que le débat référendaire
13:43n'est pas de même nature.
13:44Parce que tout simplement,
13:46les gens qui écoutent leur télé,
13:47ils écoutent,
13:48ils se disent,
13:49merde,
13:50ça me concerne vraiment.
13:51C'est-à-dire,
13:52si je dis oui,
13:53si je dis non,
13:55je suis responsable
13:56de ma vie.
13:58Et c'est ça.
13:58Moi, j'ai envie de vivre
13:59dans un pays comme ça.
14:00C'est-à-dire,
14:01je veux une révolution démocratique,
14:02on va la faire,
14:04on va gagner,
14:06et on va être des millions.
14:07Vous comprenez que dans
14:07la révolution démocratique,
14:09évidemment,
14:09c'est doux à nos oreilles
14:11parce que c'est démocratique.
14:13Sauf qu'une révolution,
14:14ça ne se fait jamais
14:15sans casser,
14:16évidemment,
14:17des œufs.
14:17Et dans un pays
14:19qui aspire aussi,
14:20qui aspire,
14:20peut-être,
14:21je ne sais pas,
14:21mais une partie des Français
14:22aspire aussi
14:23à une forme de tranquillité.
14:25Que j'respecte.
14:26Et c'est pour ça
14:26qu'on va la faire
14:27calmement,
14:28avec des téléphones
14:29et non pas dans la rue.
14:32C'est extrêmement différent.
14:34C'est-à-dire,
14:34on va le faire en démocrate.
14:35Vous êtes en contact
14:36avec certains responsables politiques.
14:38Je sais par ailleurs
14:38que vous êtes en contact
14:39avec des élus,
14:40des maires,
14:40notamment David Lissnard.
14:42Est-ce que ces élus
14:44vous accompagnent aujourd'hui,
14:45vous comprennent
14:46et peut-être même
14:48participent au mouvement ?
14:49Alors, il y en a
14:49beaucoup qui viennent
14:51parce qu'ils se sont rendus compte
14:52qu'il y avait déjà
14:52140 000 personnes
14:53qui étaient rentrées
14:54dans le processus
14:55et donc ils se disent
14:56si ça va à 1 million,
14:57à 2 millions,
14:58à 3 millions.
14:58Évidemment,
14:59vous devenez,
14:59pardonnez-moi du mot
15:00qui n'est pas élégant,
15:01donc ils viennent.
15:03Et il y en a un
15:03qui a eu un mot
15:04assez étonnant
15:05qui me dit
15:06comment vous comptez
15:06exercer une pression
15:08sur le politique ?
15:09Et je lui ai dit
15:10c'est déjà le cas.
15:12Je suis en face de vous
15:13et je n'ai pas demandé
15:14le rendez-vous.
15:15Donc c'est lui,
15:16évidemment,
15:17Je n'ai pas demandé le rendez-vous.
15:18Donc,
15:19et je lui ai dit
15:20quand on va être 1 million,
15:21vous allez voir,
15:22vous allez écouter
15:23beaucoup plus,
15:24avec beaucoup d'attention.
15:26Nous devons
15:27réparer notre système
15:28qui est cassé.
15:30Dans ce nous collectif,
15:31c'est une équipe,
15:33c'est un homme.
15:33C'est beaucoup,
15:34énormément de gens.
15:35Énormément de gens.
15:37Ça pourrait constituer
15:38un gouvernement
15:38et ça constitue
15:39des référendums.
15:40Nous sommes dans un pays,
15:41je l'ai rappelé tout à l'heure
15:42à Olivier Besancenot,
15:43même s'il y a plusieurs histoires,
15:44il y a quand même
15:45une colonne vertébrale en France
15:46et l'élection présidentielle
15:47reste la rencontre
15:48entre un homme,
15:48une femme et le peuple.
15:50À la fin des fins,
15:51Alexandre Jardin,
15:52il n'y en aura qu'un,
15:53aucune.
15:54Oui,
15:54mais il y a quelque chose
15:55qui est plus intéressant
15:56que d'aller coucher
15:56dans le lit d'Emmanuel Macron,
15:59c'est de faire une démocratie.
16:01C'est beaucoup plus grand.
16:03Nous n'y sommes pas ?
16:04Nous n'y sommes pas ?
16:05On est dans une crise démocratique
16:06et tout le monde le sait.
16:09Mais alors tout le monde,
16:10pourquoi ce n'est pas
16:11le sujet central ?
16:12Donc fatigue démocratique ?
16:13Parce que la classe politique
16:14n'est pas prête
16:14à faire confiance.
16:15Donc on va l'aider.
16:18On va très gentiment,
16:19on va l'aider.
16:21Là, en ce moment,
16:21adhèrent massivement
16:22des gens qui vont
16:24sur la plateforme des gueux,
16:26qui adhèrent,
16:26qui payent 5 euros,
16:2810 euros,
16:2915 euros.
16:30Et c'est avec cet argent-là,
16:32c'est avec l'argent des Français,
16:33de ces Français méprisés
16:35qu'on ne regarde pas,
16:36que nous finançons
16:37toute cette aventure référendaire.
16:38Et qui viennent de tous partis,
16:40quelles que soient leurs convictions.
16:41Je ne sais rien.
16:41Je ne leur demande jamais.
16:43Bien sûr.
16:43Encore moins la carte,
16:44n'est pour qui ils volent.
16:45Je m'en fous.
16:46C'est un club de démocrates.
16:49Et ce qui est bouleversant,
16:51c'est que les gens
16:52qui sont en train
16:53de financer tout ça,
16:54ce qui aura lieu
16:55le 15 septembre,
16:57ils le font avec des 5 euros,
16:59avec des 15 euros,
17:00avec des 10,
17:01des 12 euros.
17:03Et tout le monde participe à ça.
17:05Et ce qui est encore plus bouleversant,
17:06c'est que les techniciens
17:07qui sont derrière Robinson Jardin
17:08sont à Kiev,
17:11se battent pour la démocratie,
17:13sont à Hong Kong,
17:14se battent pour la démocratie.
17:15Et tous ces jeunes,
17:16parce que ce sont des jeunes
17:18qui maîtrisent
17:19ce genre de technologie,
17:21ils disent tous
17:22réussissaient la révolution française.
17:25Avec ses conséquences, alors.
17:27Et l'application française
17:28sera utilisée dans le monde entier.
17:30Alexandre Jardin,
17:32disons tout,
17:34téléspectateurs,
17:34si je puis dire,
17:35on se connaît depuis
17:36un certain temps.
17:37Et c'est vrai que
17:38lorsque vous avez porté
17:39le fer
17:40sur la question
17:41des ZFE,
17:42nous, journalistes,
17:43on connaissait le sujet,
17:44on s'y est davantage intéressés.
17:46Vous avez été
17:46sur certains sujets
17:48avec d'autres,
17:48avec d'autres,
17:49un lanceur d'alerte
17:50et vous avez convaincu
17:51certains parlementaires.
17:52Je sais,
17:53je l'ai vécu de l'intérieur.
17:54Vous avez porté la bataille
17:55à l'Assemblée nationale
17:56puis ensuite,
17:58eh bien,
17:58ces zones ont été
17:59effectivement,
18:01si je puis dire,
18:02écartées.
18:03On va être plus précis.
18:05On a gagné au Parlement.
18:06Oui,
18:07vous parlez de victoire.
18:09Mais comment vous expliquez ?
18:10Parce que sur certains sujets,
18:12quelles que soient les convictions
18:12des uns des autres,
18:13il y a une forme
18:14de bon sens.
18:16près de chez vous,
18:17même si peut-être
18:17que certains vont hurler
18:18derrière leur télévision
18:19en disant le bon sens,
18:20évidemment,
18:20il n'est pas ni d'un côté
18:22ni de l'autre.
18:23Parfois,
18:24pourquoi ce bon sens
18:26disparaît
18:26et le non-sens
18:27prend le dessus
18:28chez certains responsables politiques
18:29dont quand même
18:30c'est le métier,
18:31c'est presque la mission,
18:32la vie,
18:33que de comprendre
18:33la vie des autres
18:34et le quotidien des Français.
18:39Je ne comprends pas.
18:40Je me pose également
18:41la question.
18:42Sincèrement.
18:43Mais j'aime beaucoup
18:44quelqu'un d'une...
18:45que vous ne savez pas
18:45et merci de le dire.
18:46Je ne sais pas.
18:47Ça me semble effarant.
18:49Je n'arrive pas
18:50à comprendre.
18:52Tout le monde sait très bien
18:54qu'en ce moment-là,
18:55c'est invivable
18:56le niveau de l'essence.
18:58Dans mon département,
18:59dans l'Aude,
19:00les gens roulent doucement.
19:03C'est invivable.
19:05Donc,
19:06il est évident
19:06qu'il faut retirer
19:08les certificats
19:09d'économie d'énergie
19:09et baisser de 20 centimes.
19:11c'est évident.
19:12Le peuple ne peut pas
19:13les payer.
19:15Donc,
19:15on lui donne
19:16un outil référendaire.
19:17Ils peuvent aller
19:18sur le référendum citoyen,
19:19peuvent télécharger
19:20et engager
19:21un rapport de force
19:22pour dire
19:23« Hé, on existe ! »
19:25On existe.
19:27Et ce qui m'a frappé
19:28dans tous nos mouvements,
19:30c'est le nombre
19:31de gens
19:32profondément gentils
19:33qui nous rejoignent.
19:35Alors,
19:36la gentillesse
19:37dans votre...
19:37Mais vraiment gentille.
19:39Oui, oui, oui.
19:40Ce n'est pas
19:40de la naïveté,
19:41au contraire.
19:41Non, pas du tout.
19:42Mais de gens,
19:43tout simplement,
19:43qui ont une bonté.
19:45Et dans ces mouvements-là,
19:46s'engagent des gens...
19:48Je veux dire,
19:48on ne leur promet
19:49pas de carrière politique,
19:50on ne leur promet
19:51pas de poste,
19:52on leur promet
19:53simplement
19:53de vivre
19:54dans une grande démocratie
19:55qui va fonctionner.
19:57Je vous sais animer
19:58de...
19:59Comment dire ?
20:00Je vous sais animer
20:01de nobles sentiments
20:02depuis longtemps.
20:03Et j'ai toujours eu
20:05la conviction
20:05depuis que je suis arrivée
20:08de l'autre côté
20:08de la Méditerranée
20:09qu'il faut des nobles sentiments
20:10aussi pour la France.
20:11Vraiment,
20:12quelles que soient
20:12les convictions.
20:12Parce que c'est l'essence
20:13de la France.
20:14C'est l'essence,
20:14c'est le socle.
20:15Vous avez dit
20:15faire nation.
20:17Parfois,
20:18ça peut paraître banal
20:20de le dire,
20:20mais je pense que
20:21c'est le socle,
20:22véritablement.
20:22Mais vous pensez
20:23aujourd'hui
20:24que ce que vous dites
20:25va être entendu
20:26à la fin ?
20:26On l'espère pour notre pays,
20:28très sincèrement.
20:28Moi, je suis contente
20:29qu'il y ait projet
20:29contre projet
20:30qui est quand même
20:30un début de campagne
20:31malgré tout
20:32assez vif.
20:34Ça va dépendre
20:35des gens qui nous écoutent.
20:36Ce soir ?
20:37Oui, ce soir.
20:38Est-ce qu'ils téléchargent ?
20:39Est-ce qu'ils participent ?
20:41Est-ce qu'ils adhèrent au gueux ?
20:43Est-ce qu'ils m'aident ?
20:44Ou pas ?
20:47Est-ce qu'ils téléchargent
20:48un référendum citoyen ?
20:50Vous pouvez le télécharger
20:52ce soir
20:52et vous ferez la mise à jour
20:54le 15 septembre.
20:58On peut être acteur
20:59de la grandeur de la France.
21:02On peut.
21:03Et donc, on va le faire.
21:03Il me semble que c'est un devoir.
21:04Oui.
21:05Mais est-ce que vous vous rendez compte
21:06que 140 000 personnes
21:08ont déjà téléchargé ?
21:09Nous n'avons aucun budget.
21:11C'est une association.
21:13On a trois caramels
21:14pour faire ça.
21:15On a simplement
21:15une foi démocratique inouïe.
21:18Et on ne va pas demander poliment.
21:20Ça veut dire que
21:21quand on aura un million,
21:23deux millions,
21:24trois millions
21:24de gens qui diront
21:25on veut une démocratie
21:28directe.
21:29La négociation
21:30va être extrêmement différente.
21:33On va suivre tout cela.
21:34Alexandre Jardin,
21:35on l'a compris,
21:35pour le bien de la France.
21:37Mais ça veut dire
21:37qu'on va s'en sortir.
21:38J'ai bien compris
21:39qu'à la fin, évidemment...
21:41Mais vous avez raison
21:42d'apporter de l'espoir.
21:43Vous avez raison.
21:44Mais les gens
21:44qui gagnent en France.
21:45Je sais.
21:45Nous oublions aussi,
21:46parfois nous-mêmes,
21:47d'en donner.
21:48C'est important
21:48que vous nous le rappelez.
21:49C'est pour ça que je tenais
21:50à ce que vous soyez là ce soir.
21:51Parce qu'il y a une forme
21:52d'enthousiasme.
21:53Peut-être qu'il fera pchit,
21:55je ne sais pas.
21:55On va suivre cela.
21:57Votre détermination est là.
21:58On connaît déjà
21:58le démarrage.
22:01Les gueux,
22:01le retour,
22:02c'est le 10 septembre.
22:03Merci de nous avoir accordé
22:04ce premier entretien,
22:05effectivement,
22:06avant la sortie du livre.
22:07On va suivre cela
22:07avec intérêt.
22:09Et puis,
22:09vous pourrez venir aussi
22:10débattre,
22:10discuter avec les candidats.
22:12Ce serait intéressant aussi
22:13de le faire en direct
22:14et que vous les interpelliez.
22:16Mais vous allez voir
22:17qu'ils vont écouter
22:17de plus en plus
22:18quand les gens
22:19vont télécharger.
22:20J'espère que vous avez été
22:21écouté ce soir.
22:22Merci Alexandre Jordan.
22:24Je vous remercie.
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