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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Je vous remercie.
00:02Mais oui, député socialiste de l'Essonne, auteur du livre La République, c'est nous.
00:07Bonsoir, bienvenue.
00:08Bonsoir, Sadia Babrouk, je suis très content de me retrouver.
00:10Vous pouvez même vous rapprocher, vous savez, je ne mors pas.
00:13Je vous en prie.
00:14On vient de voir la déclaration, vous n'êtes pas surpris évidemment, vous saviez peut-être cela depuis...
00:19Vous étiez dans la confidence d'ailleurs.
00:21J'ai été informé hier soir par un message qu'Olivier a mis sur la boucle des députés du groupe
00:28socialiste.
00:29Comment vous avez réagi ?
00:30Bon, c'était pour le coup un secret de polychinelle.
00:32Écoutez, moi l'important c'est que cette primaire ait lieu et qu'elle soit un succès populaire.
00:37Parce que plutôt que de passer du temps à s'interroger sur qui est candidat,
00:42il faut que tout le monde comprenne bien que ça concerne l'ensemble de ceux qui sont attachés à la
00:46gauche républicaine et qui sont un peu orphelins.
00:48Vous avez le patron du PS qui s'est déclare.
00:50C'est une manière de dire que ce n'est pas une primaire fermée.
00:52Je le dis vraiment, vous venez voter à cette primaire parce que vous allez pouvoir trancher des débats qui traversent
00:57la gauche.
00:57Moi j'incarne cette gauche républicaine, laïque, universaliste, attachée aux questions sociales mais attachée aux questions républicaines.
01:03Et les gens vont avoir l'occasion de choisir un style, un tempérament, une expérience, des propositions et puis une
01:10clarté aussi dans la stratégie.
01:11Je vais interroger votre gauche.
01:13J'interroge quand même encore, je vous interroge sur la candidature d'Olivier Faure.
01:18Quelle promesse, Olivier Faure ?
01:20Si vous deviez définir la promesse Olivier Faure, vous le connaissez depuis un certain temps.
01:24Qu'est-ce qu'il incarne ?
01:26Je vais vous dire une chose, c'est que moi je vais mettre un point d'honneur à ce qui
01:29n'est pas du sang sur les murs.
01:31Et que dans le débat, on ne mette pas sur la table des arguments qui pourraient fragiliser le candidat qui
01:37le moment venu sera dans la confrontation avec l'extrême droite et avec les héritiers du macronisme.
01:45Ce qui est certain, c'est que nous nous retrouvons dans cette situation baroque à gauche.
01:49C'est que si, dans un monde normal, on devrait avoir depuis longtemps un candidat naturel, et peut-être que
01:57le premier secrétaire du Parti Socialiste aurait dû être, puisqu'il est en place depuis huit ans, le candidat naturel.
02:02Ce n'est pas le cas et c'est ainsi.
02:05Je ne suis pas là pour refaire l'histoire.
02:06De la même manière, nous pourrions avoir un corpus de propositions que les gens ont clairement et bien identifiées.
02:13J'ai l'honnêteté de dire, et la lucidité de dire, que ce n'est pas forcément le cas.
02:17Et que donc là, dans un temps ramassé, nous allons faire cet exercice, et j'espère que vraiment les Français
02:21vont y adhérer, de soumettre des propositions.
02:24Et il faut qu'il y ait des propositions pour répondre aux enjeux de pouvoir d'achat, pour répondre à
02:28la crise de la santé.
02:29Moi, je veux te parler des sujets qui sont sous les radars.
02:31Et vous allez le faire ce soir, Jean-Guerre.
02:32Et on va aussi trancher sur une incarnation, un style, un tempérament, parce qu'une présidentielle, il faut en avoir
02:38envie.
02:39Il faut avoir des tripes, il faut avoir de l'énergie.
02:41Et moi, je mets ça au service du collectif.
02:43Pourquoi vous en auriez plus que d'autres ? Pourquoi vous en auriez plus que Olivier Faure ?
02:45Vous savez quoi ? C'est les votants de cette primaire, c'est-à-dire tous ceux qui ont envie
02:48de participer, qui vont trancher.
02:49Elle ne sera pas fermée et verrouillée par un affrontement déjà entre deux hommes, M. Faure et M. Glutzmann ?
02:54Dans cette primaire, il n'y a aucun favori.
02:55Dès l'instant, vous savez, moi, je me suis présenté à plusieurs élections, locales ou nationales.
02:59À chaque fois, c'est la magie du suffrage universel.
03:01Et on vient avec ce qu'on est, on vient avec sa sincérité, sa constance et ses cohérences.
03:05Mais on dirait que M. Faure manque un peu de tripes.
03:08Mais vous n'y arriverez pas, Mme Mabrouk, à me faire dire du mal d'Olivier Faure, de Raphaël Glutzmann
03:15ou des autres candidats à cette primaire.
03:18C'est ce que vous entendez, mais peut-être que je me trompe.
03:21Non, moi, je vais mettre en avant des faits.
03:23Je vais dire, moi, je suis un garçon de banlieue qui est un produit de la méritocratie républicaine
03:27et qui est devenu président d'un appartement l'Essonne, une petite France dans laquelle il a été à une
03:31école de la gravité,
03:32où il a fallu s'occuper de l'accueil des personnes âgées.
03:35J'ai créé un service public de maison de retraite, de l'aménagement du territoire.
03:38J'ai été un parlementaire qui a mis sur la table ses convictions, de gauche républicaine, héritier de Jaurès et
03:43de Blum,
03:44et qui en même temps était capable de construire du compromis avec le corps nu.
03:47Et puis j'ai été le premier, disons-le, à dire la France insoumise, c'est plus possible.
03:52Mais pourquoi vous avez besoin d'accoler gauche républicaine ?
03:54Donc c'est qu'il y a une gauche qui l'est moins, peut-être, pensez-vous, peut-être,
03:57mais je ne veux pas sous-entendre à votre place, Jean-Luc Mélenchon.
04:00Qu'est-ce qui vous dit qu'Olivier Faure, pardonnez-moi de le dire ainsi,
04:04n'ira pas à se réfugier dans les jupons de M. Mélenchon ?
04:06Vous savez quoi ? Le débat de la primaire va nous permettre de clarifier l'opposition des uns et des
04:11autres.
04:12Je suis nourri par l'expérience.
04:14Dans le passé, il y a eu des accords qui ont été conclus, et je le redis,
04:17c'est un des points qui me singularise.
04:19Vous voulez savoir qu'est-ce qui nous singularise ?
04:21Je vais me singulariser positivement plutôt que dénigrer mes compétiteurs.
04:26Je vais dire qu'à un moment donné, j'ai estimé que l'accord avec cette gauche radicale
04:30qui s'était éloignée des rivages, justement, de la gauche républicaine, n'était pas possible.
04:35J'ai refusé d'être soutenu par la France insoumise
04:38dans le cadre de l'accord du Nouveau Front Populaire en 2024.
04:41J'ai pris ce risque.
04:42J'ai pris le risque de perdre l'élection.
04:44Et à un moment donné, dans un engagement politique,
04:47il faut mettre le courage de ses convictions sur la table
04:50et prendre à témoin les électeurs.
04:51Et les électeurs de l'Essonne sont en phase avec, je pense,
04:55qui m'ont fait confiance,
04:56en phase avec la grande majorité de ces orphelins à gauche
04:58qui veulent une gauche républicaine qui soit claire,
05:01qui ne soit pas dans la connivence, dans la compréhence.
05:03Alors, vous parlez de clarté.
05:05Pourquoi participez-vous à une primaire dont la charte,
05:07me semble-t-il, en tout cas à l'heure actuelle,
05:09peut-être que ça va évoluer,
05:10ne propose pas d'inscrire, justement,
05:13comment dire, l'interdiction formelle de tout accord
05:15avec LFI aux législatives ?
05:17Je le regrette, évidemment.
05:18Et c'est donc un sujet qui sera à trancher dans le débat.
05:21Et ceux qui viennent, et c'est pour ça, venez !
05:23Je vais poser ma question différemment.
05:25Il y a des gens qui vont dire, mais oui, c'est normal,
05:27on peut continuer à faire des accords avec la France insoumise.
05:30Peut-être d'ailleurs qu'une partie des électeurs le soit.
05:32Ils viennent et ils soutiendront celui qui dira clairement ça.
05:34Mais voyez-vous, moi je suis convaincu qu'il y a une écrasante majorité de gens
05:37de cette gauche républicaine, de cette gauche du réel,
05:39de cette gauche des solutions,
05:40et au-delà de républicains qui se disent
05:42« Nous, ce n'est pas cette gauche-là qu'on aime.
05:44Ce n'est pas cette gauche-là qu'on respecte.
05:45On aime ceux qui sont capables de commencer par les valeurs.
05:48On ne négocie pas avec la laïcité.
05:50On ne négocie pas avec l'universalisme républicain.
05:53On ne négocie pas avec la brutalisation du débat public.
05:56Après, on peut avoir des discussions
05:58sur la manière de réformer le financement de la protection sociale,
06:00de lutter contre les déserts médicaux,
06:02d'augmenter le pouvoir d'achat.
06:03Mais il y a des moments où on commence par les principes et les valeurs.
06:06Et moi, c'est ça le sel de mon engagement politique depuis que je suis gamin.
06:09Vous voyez, M. Gage, en fait, vous avez répondu à ma question.
06:11À la question « Quelle différence ? »
06:12Vous venez d'étaler cette différence.
06:14Selon vous, si je vous comprends bien,
06:16il y a un candidat ou plusieurs qui pourrait être soumis aux insoumis,
06:20mais pas vous.
06:21En tous les cas, je vous le redis,
06:22moi je vais mettre en avant cette sincérité,
06:25cette constance et cette cohérence.
06:27Et dans le débat, vous savez quoi ?
06:28Les électeurs, ils sont intelligents et ils vont voir ce qu'ils sont clairs,
06:32fermes dans ce qu'ils s'engagent à faire,
06:34mais aussi dans ce qu'ils ont fait dans le passé.
06:36Parce que vous savez, la politique, ce n'est pas que des paroles,
06:38c'est des actes et des courages qu'on a pu mettre sur la table
06:40à un certain moment.
06:43Et j'espère qu'on aura un beau débat.
06:45Je suis sûr qu'on aura un beau débat.
06:46Parce que pendant un mois de débat,
06:48on va tourner autour des propositions
06:50que les socialistes et cette gauche du réel mettent sur la table.
06:53plutôt que d'être pris en tenaille, vous savez,
06:55avec les sorties, les provocations, les saillies
06:58que les uns et les autres font.
06:59Un jour le Rassemblement National,
07:01un jour Jean-Luc Mélenchon,
07:02et puis la course à l'échalote entre Gabriel Attal et Édouard Philippe.
07:06On va essayer, moi j'essaye d'être cette gauche crédible,
07:08qui a des convictions, mais qui ne vend pas du rêve.
07:10Parce que ce n'est pas comme ça qu'on va faire la politique.
07:12Du rêve ou du réel, par exemple,
07:13parce qu'on va sur le fond des propositions.
07:15J'ai noté ce qui a été dit par Olivier Faure.
07:18Il propose de suspendre le versement.
07:19C'est intéressant quand même.
07:21Il propose de suspendre le versement des dividendes
07:23pour toute entreprise qui ne s'engagerait pas résolument
07:26dans sa transformation écologique.
07:29Donc conditionner le versement de dividendes,
07:31si je comprends bien,
07:32qui sont décidés en Assemblée Générale
07:34et qui sont la rémunération du capital investi.
07:38Ça, c'est la gauche réelle, par exemple.
07:40C'est marrant, Sonia Mabrouk.
07:42Je préférerais qu'on parle des propositions nombreuses
07:44qui figurent dans mon livre et que je mets dans le débat
07:46plutôt que de faire la confrontation
07:47avec une proposition que je viens d'entendre.
07:49On va avoir le débat.
07:50Je vais aussi poser la question de savoir
07:52c'est quoi la modalité opérationnelle
07:53pour pouvoir s'ingérer dans des conseils d'administration d'entreprise.
07:57D'accord, donc ça vous interroge.
07:58Mais par contre, je partage totalement l'objectif.
08:01C'est-à-dire qu'il y a une responsabilité écologique des entreprises.
08:04Elles ne peuvent pas se dire...
08:06Nous sommes d'accord sur cela, M. Guel.
08:07Et sur la question de pouvoir d'achat,
08:09moi, c'est un sujet que je défends depuis des années
08:12sous forme d'amendements que j'ai déposés au budget
08:14les années précédentes
08:16et que je développe dans le livre que je viens d'écrire
08:19et que je soumettrai dans cette primaire
08:21pour augmenter le pouvoir d'achat.
08:22Moi, je ne suis pas pour qu'on fasse
08:25des mécanismes de vastes communicants.
08:28C'est-à-dire qu'on baisse les cotisations sociales
08:30où la CSG, moi, je suis attaché à la sécurité sociale.
08:32Vous savez, dans notre belle identité républicaine,
08:35on a deux choses fantastiques en France.
08:36On a la sécurité sociale et la laïcité.
08:39On va en parler de la laïcité.
08:40C'est deux piliers absolument essentiels.
08:41Et donc, pour augmenter le pouvoir d'achat,
08:43il faut augmenter les salaires, il faut augmenter le SMIC.
08:45Et puis, il faut dire aux entreprises,
08:48là, pour le coup, on va conditionner...
08:49On est au mois d'août, on a le Père Noël sur le plateau.
08:52Non, mais attendez.
08:52On va dire aux entreprises...
08:54Ça sonne bien aux oreilles.
08:55Non, mais attendez.
08:56Moi, j'essaye de trouver des chemins praticables.
08:59Aujourd'hui, il y a 90 milliards d'exonérations
09:01de cotisations sociales pour bénéficier les entreprises.
09:03Et de la même manière que je vous dis qu'on peut faire des économies
09:06sur les dépenses sociales,
09:07on peut faire aussi des économies sur ce pognon de bain
09:10qui a été donné aux entreprises,
09:11qui n'est pas toujours vertueux.
09:13Et que donc, on va désormais, c'est la proposition que je fais,
09:16conditionner le versement des aides
09:17au fait que le salaire augmente.
09:19Je vous prends un seul exemple.
09:20C'est d'ailleurs une proposition que la CFDT fait,
09:22qui est de dire, quelqu'un qui est au SMIC
09:25et qui reste des années et des années au SMIC,
09:26ça veut dire que son patron n'augmente pas,
09:28eh bien, il n'est pas normal qu'il bénéficie,
09:30que l'employeur bénéficie des exonérations
09:33dans la durée qui est d'une sorte d'incitation
09:36à maintenir la personne au SMIC.
09:38Soyons pragmatiques.
09:39Et d'ailleurs, sur ces questions-là,
09:40il n'y a personne qui peut avoir la pensée magique
09:42et qui va dire, c'est l'État tout seul qui décide.
09:44On a des partenaires sociaux dans ce pays.
09:45Il faut relancer la négociation.
09:47Mais cette négociation, sous la pression amicale de l'État,
09:51dans le cadre d'une conférence sociale,
09:52où il y a du donnant-donnant,
09:55démocratie sociale et démocratie parlementaire vont ensemble.
09:57Malgré tout, si ces propositions n'arrivent pas à infuser
10:01et si le candidat, quel qu'il soit issu de la primaire,
10:04est balayé et qu'il y a,
10:05ce n'est pas un scénario de science-fiction,
10:07c'est l'une des possibilités,
10:09le fameux duel Rassemblement National-LFI.
10:11Est-ce que vous dites une nouvelle fois,
10:13je vous ai entendu le dire d'ailleurs sur cette antenne,
10:15mais précisons de quoi vous parliez,
10:17est-ce que vous mettez un bulletin de manière évidente,
10:20LFI dans l'urne ?
10:21Non, mais je vais vous dire,
10:23là vous prenez un scénario où on est dans une voiture,
10:26il y a deux murs,
10:28et vous me dites dans quel mur on va fracasser les voitures.
10:31Moi je veux donner un coup de volant.
10:33C'est une chose.
10:33Je veux donner un coup de volant.
10:35C'est de la langue de bois.
10:37Non, ce n'est pas de la langue de bois.
10:38Vous ne voulez pas me dire que c'est le bulletin LFI
10:39que vous dites dans l'urne ?
10:41Cette prophétie autoréalisatrice de ce duel entre le RN et LFI,
10:45je l'ai déjà dit mille fois,
10:46si nous en arrivons là, c'est déjà perdu.
10:48Marine Le Pen aura gagné l'élection présidentielle
10:50parce que les outrances, la violence
10:52et l'éloignement d'une forme de confiance pour Jean-Luc Mélenchon
10:58fait qu'il est le politique qui est le plus rejeté aujourd'hui.
11:01Et donc pour éviter ce scénario-là,
11:04il faut une candidature de la gauche républicaine
11:06qui soit robuste et crédible
11:08et qu'on arrête de nous bassiner matin et soir
11:11sur le fait de dire tout ça est inéluctable.
11:13Non, moi je m'engage pour éviter ce scénario
11:16parce que dans les deux cas,
11:18c'est un échec majeur pour le pays
11:21et c'est surtout si Jean-Luc Mélenchon est au deuxième tour,
11:24la victoire assurée de Marine Le Pen.
11:25Il est possible que Jean-Luc Mélenchon soit
11:27et reste le pater familias de la gauche malgré tout.
11:30Est-ce que vous dites aujourd'hui, il est possible ?
11:33En tous les cas, pour ce qui me concerne, c'est fini.
11:35Vous avez une boule de cristal.
11:36C'est fini.
11:36Donc il est un danger pour la République aujourd'hui ?
11:38Je l'ai dit, il est devenu nocif pour la gauche et pour la République.
11:41Alors quand je dis ça, je ne me fais pas des amis, évidemment,
11:44mais je l'assume, je l'assume.
11:46Je vous ai dit que mon engagement en politique
11:47est commencé par les valeurs.
11:49Et donc, dès l'instant où Jean-Luc Mélenchon
11:51piétine les valeurs que je défends
11:52et qui devraient être identitaires de tous ceux
11:55qui sont engagés à gauche,
11:56il n'est plus possible de regarder ailleurs
11:58et de se dire, ah oui mais,
11:59on va pouvoir toujours trouver une solution
12:01comme ce qui s'est passé au moment des élections municipales
12:03ou après avoir dit,
12:04après les jeux de mots dégueulasses de Jean-Luc Mélenchon
12:06sur les noms à consonance juive,
12:08pas d'accord possible avec Jean-Luc Mélenchon,
12:10trois semaines après,
12:11de fermer les yeux quand des accords locaux ont été faits.
12:13Ça, ça décrédibilise la politique.
12:15C'est la même chose que ce qui s'est passé au moment du NFP.
12:18Vous dites que vous incarnez la gauche républicaine
12:20et dites-vous la gauche lucide.
12:22Dans votre livre,
12:23La République, c'est nous,
12:24vous allez sur la question migratoire.
12:26Vous n'avez pas de pudeur de gazelle, si je puis dire.
12:28Vous dites que la question doit être posée,
12:31que la gauche a baissé les yeux.
12:33Baissé les yeux par rapport à quoi ?
12:34À la réalité ?
12:36Évidemment.
12:36À quelles conséquences précisément ?
12:38L'immigration, c'est une politique publique,
12:40comme toutes les autres.
12:41Et donc, on a le droit de la questionner,
12:43de la regarder,
12:43et pas avec des lunettes déformantes.
12:46Et souvent à gauche,
12:47il y a des lunettes déformantes
12:49qui ont été celles d'une forme d'angélisme.
12:51Moi, je ne suis pas un sans-frontiériste.
12:53Je suis attaché à la souveraineté nationale
12:54et la première prérogative de puissance publique.
12:56Souveraineté, frontière,
12:57ce ne sont pas des gros mots pour vous ?
12:58Mais bien sûr que non,
12:58ce ne sont pas des gros mots.
12:59C'est ce qui définit le cadre
13:02dans lequel nous exerçons une politique.
13:03Je suis candidat à la présidence
13:04de la République française.
13:06La République française,
13:07elle est définie par ses frontières
13:08et elle est définie par les règles
13:10par lesquelles nous décidons
13:11d'accueillir ou de ne pas accueillir
13:13des personnes venant de l'étranger.
13:14Et le tabou que je veux lever,
13:16c'est de dire qu'on doit planifier,
13:19organiser, réguler,
13:20contrôler l'immigration
13:21pour réussir l'intégration
13:23et ne pas être dans une sorte de tétanie
13:27qui consiste à dire
13:29dès qu'on dit ça,
13:29ça vous fait apparaître
13:31quelqu'un d'extrême droite.
13:33C'est le candidat de la rupture au fond.
13:34Mais non, mais quand Jean-Pierre Chevènement
13:35était ministre de l'Intérieur
13:38et que je travaillais jeune haut fonctionnaire
13:40à l'écriture de la loi
13:42sur l'entrée et le séjour des étrangers
13:44et que nous posions des règles
13:45qui sont respectueuses évidemment
13:47de quelque chose qui est constitutionnel
13:49et qui est dans la philosophie des Lumières
13:50et 1789 qui est le droit d'asile
13:52mais qui à côté de ça doit dire
13:54nous devons avoir une immigration organisée.
13:57Et là où le Rassemblement national
13:58dit préférence nationale,
14:00moi j'assume de parler de préférence travail.
14:02Une immigration qui correspond
14:03aux besoins de manœuvre,
14:04aux capacités d'intégration.
14:06Ce sujet-là,
14:07mais dans tous les sujets,
14:08je vous ai dit tout à l'heure par exemple
14:09que j'ai envie qu'on parle de santé
14:11et des vulnérabilités.
14:13On ne parle jamais de ces sujets.
14:14On ne parle jamais des 11 millions
14:15des 11 millions d'aidants
14:17qui accompagnent des personnes vulnérables.
14:18On ne parle jamais de l'indignité
14:20de l'accompagnement dans les EHPAD
14:21ou dans certaines structures de handicap.
14:23L'immigration n'est pas forcément
14:24le sujet évident pour la gauche
14:26mais vous allez mettre au cœur de la primaire.
14:27Il n'y a pas de sujet tabou.
14:28Je veux lutter contre les discriminations
14:30qui minent le pacte républicain.
14:31Je veux parler de sécurité
14:32parce que c'est un droit inaliénable
14:34qui détermine la capacité
14:36à pouvoir vivre ensemble
14:38en sécurité par évidence.
14:41Et là aussi,
14:42c'est des questions d'efficacité.
14:43On a une police républicaine,
14:44on lui donne les moyens,
14:45on lui simplifie les procédures,
14:47on tape avec toute la sévérité nécessaire
14:49sur les narcotrafiques
14:51ou sur la délinquance financière
14:52qui peut l'accompagner.
14:54Bref, l'autorité est quelque chose
14:56qui est consubstantiel
14:57à tous ceux qui veulent
14:58exercer les responsabilités.
14:59Vous êtes le candidat
15:00qui met cette tripe sur la table.
15:02Je le ferai avec ce qui me caractérise.
15:04On aime ou on n'aime pas
15:05mais c'est ce que je suis.
15:06Vous permettez pour terminer
15:08de vous faire réagir sur une séquence,
15:10on l'appelle ainsi,
15:11de communication politique.
15:12Sans doute l'avez-vous vue,
15:14celle d'Edouard Philippe.
15:15C'est assez anecdotique
15:16mais ça dit beaucoup aussi
15:17de la manière dont on fait de la politique
15:19je trouve aujourd'hui à Tourcoing.
15:20On va le voir.
15:38Vous êtes déjà mis en scène ainsi ?
15:41Non.
15:41Ça a dû arriver maintenant.
15:43Je me suis mis en scène.
15:45Non mais, faisons un serment.
15:48vu la gravité des sujets
15:49qui touchent le pays,
15:50la crise des finances publiques,
15:52le dérèglement climatique,
15:54on a vu les canicules
15:55et les incendies,
15:56les questions de sécurité,
15:57les questions de pouvoir d'achat,
15:59notre système de santé
16:00qui est en train de s'effondrer,
16:01si ce débat de l'élection présidentielle,
16:02il pouvait permettre de traiter
16:03l'ensemble de ces sujets
16:05et de le faire,
16:06je le dis aussi,
16:07en se disant que personne
16:08ne pourra avoir raison tout seul
16:09à la fin
16:09et qu'il faudra construire
16:10des compromis républicains
16:11pour trouver des solutions
16:12et que si on pouvait faire
16:14un peu moins de com
16:14et un peu plus
16:15de propositions
16:19dont on se dit
16:20qu'elles sont de nature
16:21à pouvoir servir
16:23l'intérêt général
16:24et changer concrètement
16:26le quotidien
16:26parce que vous savez quoi ?
16:28S'il y a trop de com,
16:28s'il y a trop de blabla,
16:30s'il y a trop de buzz,
16:31les Français iront chercher
16:33sur ceux
16:34qu'ils n'ont jamais essayé
16:35mais qui vont les mettre
16:36dans le mur,
16:36le RN ou la France insoumise.
16:38Donc franchement,
16:39dans la période,
16:40traitons les sujets,
16:41parlons-nous.
16:42Moi, vous savez,
16:42la politique,
16:42c'est la dispute apaisée
16:43et je revendique
16:44le compromis républicain.
16:45Ce n'est pas simple
16:46de dire que je suis candidat
16:47à l'élection
16:48mais je serai prêt
16:48à travailler avec tout le monde.
16:50Mais je l'ai fait
16:50à l'Assemblée nationale
16:51l'année dernière
16:51en négociant avec
16:52Sébastien Lecornu
16:53pendant des nuits entières.
16:54Je suis prêt à le faire
16:55devant l'ensemble
16:56des Français de demain.
16:56Y compris peut-être
16:57avec un autre candidat,
16:58Edouard Philippe.
16:59Je dis cela
17:00parce que c'est à suivre
17:01l'interview de l'ancien
17:02Premier ministre
17:03et candidat Edouard Philippe
17:04par Guillaume Daré.
17:05Et puis n'oubliez pas,
17:06juste après,
17:07ce sera Alice Darfeuil
17:08pour le retour
17:09de BFM Grand Soir.
17:10Merci encore
17:10à Jérôme Gage
17:11d'avoir été notre invité.
17:12Merci.
17:12Merci.
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