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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:02Générique
00:13Merci d'être au rendez-vous. Un candidat de plus. Alors c'était un secret de polichinelle.
00:18Olivier Faure a clarifié ses intentions. Il sera bel et bien sur la ligne de départ.
00:23D'abord, vous le savez, en vue de la primaire. La bataille des gauches s'intensifie.
00:27L'ambiance est déjà électrique avec le camp Glucksmann. François Hollande est en embuscade.
00:32Tous se réclament de l'héritage de Blum et de Jaurès. Mais à la fin, il n'y en aura
00:36qu'un.
00:37On va en parler. C'est l'incontournable du jour.
00:45Arthur Delaporte, bonsoir. Bienvenue. Merci d'être avec nous.
00:48Député socialiste du Calvados, vous allez nous dire si toutes ces candidatures vous font tourner la tête.
00:53Bruno Jeudy nous accompagne.
00:54Bonsoir Sonia. Bonsoir à vous, politique chez BFM TV, à la tribune dimanche.
00:58Et c'est à vous qu'Olivier Faure a confié ses intentions.
01:01Pierre Lepelletier qui était sur place. Je suis prêt. Et dans la soirée, il leur a dit qu'il serait
01:06candidat.
01:07Rocaille Adialo nous accompagne. Merci d'être là. Et bonsoir à vous.
01:09Vous êtes auteure, réalisatrice et éditeur allée sur Guardian.
01:12On accueille avec grand plaisir Anne-Sora Dubois. Bonsoir.
01:15Bonsoir. Journaliste politique auprès de BFM TV.
01:18Victor Hérault nous accompagne également. Bonsoir à vous.
01:20Journaliste politique à valeurs actuelles. Alors, toutes les nuances de gauche seront-elles représentées en vue de 2027 ?
01:27Avant d'en parler, vous savez que, évidemment, la politique est aussi affaire d'images, de communications politiques.
01:33Et je voudrais vous soumettre à cette séquence, comme on dit aujourd'hui.
01:37Alors, j'allais vous dire plus légèrement, mais est-ce que c'est léger ?
01:39Parce que souvent, il y a un objectif politique derrière cela.
01:42Je pense que ça va tous vous rappeler une autre séquence.
01:46Alors, regardez, c'est tablier, cornet de frites, sourire et beaucoup, beaucoup de photographes.
02:08Edouard Philippe qui a donc enfilé un tablier avant de servir les traditionnels frites de rentrée politique à Tourcoing auprès
02:15de Gérald Darmanin.
02:16Je vois votre sourire gourmand. Je ne sais pas si c'est pour les frites ou à la communication politique,
02:20Bruno Jeudy.
02:21Je vais écouter.
02:22Ça ne vous dérange pas si je commence à faire un peu de mauvais esprit au début de cette émission
02:26?
02:28Franchement, une mise en scène d'autant calculer quel que soit le candidat, ça marche encore auprès du public ?
02:33Je pense que, connaissant Gérald Darmanin et Edouard Philippe sur cette affaire-là, je pense qu'ils s'en fichent.
02:38Ils avaient envie de se marrer parce que Gérald Darmanin, les frites à Tourcoing, c'est vraiment son truc.
02:41Il en a fait une expression, manger des frites avec les doigts, il reprochait ça, Emmanuel Macron, il ne s
02:46'est pas mangé des frites avec les doigts.
02:47Alors évidemment, la ficelle est grosse, Trump l'avait fait, Edouard Philippe est plutôt en général dans son costume un
02:52peu engoncé.
02:53Mais j'ai envie de dire, au pays des frites et des tuches, tout est possible et ils se sont
02:57amusés.
02:58Alors vous vous rappelez à juste titre, la voilà, cette image.
03:02Ce qui est incroyable, c'est que beaucoup de candidats, Victor Hérault, qui se posent en anti-Trump parfois, reprennent
03:07exactement ces mêmes codes.
03:08C'est un grand classique. D'ailleurs, le premier en France qui avait repris cette image de Trump, il l
03:12'avait fait à l'identique, c'était Xavier Bertrand, si vous vous souvenez bien.
03:15Il l'avait fait exactement comme Trump avec un burger, une célèbre marque de burgers français.
03:19On a toutes les images.
03:21C'est une stratégie politique assez classique.
03:26C'était pour être sur place, pour avoir même, je peux le dire, le privilège de goûter les frites faites
03:31par, concoctées par Edouard Philippe.
03:33C'était plutôt bon enfant sur place. Bon, c'est une stratégie politique assez classique.
03:37On sait qu'il y a les caméras, on sait que tout le monde, maintenant, même filme avec le téléphone
03:40portable.
03:40Bon, on se met derrière le stand, on sert les frites.
03:42Ça fait populaire, pour reprendre d'ailleurs le slogan, le mouvement de Gérald Darmanin.
03:47Donc bon, il n'y a rien de surprenant là-dedans.
03:49Attendez, mais pardonnez-moi, il faut, et je vais le dire directement, il faut se déguiser en cuistot pour faire
03:55populo aujourd'hui, Arthur Delaport.
03:57Non, moi, je n'ai pas de problème avec l'idée de la mise en scène, ça permet de faire
04:01parler de soi, vous voyez, on en parle même sur BFM.
04:03La question, c'est, est-ce que les frites étaient trop salées ?
04:06Parce que parfois, quand c'est un peu trop salé...
04:07Je ne sais pas, mais je sais que, comme son programme, c'est l'indigestion, non ?
04:11Mais ce que je sais, c'est que l'addition de la politique d'Edouard Philippe, elle, elle l'est.
04:15Et c'est les Français qui vont payer à la fin.
04:17Donc vous pouvez faire comme si vous étiez populaire, à la fin, vous prenez des politiques pour les plus riches.
04:21C'est ça le problème.
04:21Donc, derrière la communication, il y a la réalité des programmes, et Edouard Philippe, il défend, les mêmes qu'Emmanuel
04:27Macron, ceux qui vont bien.
04:28Bon, vous avez déjà dressé la table, permettez-moi quand même cette mise en bouche et d'écouter Anne-Sorah
04:34Dubois et Roqueya Diallo.
04:36Bon, ok, c'est vrai, la ficelle est tellement usée, mais les politiques en resservent à chaque fois.
04:43Disons que les gens, aujourd'hui, sont beaucoup plus au fait des techniques de communication politique,
04:47donc parce qu'on est à brevets d'images, parce qu'on en fabrique de plus en plus, c'est
04:51quelque chose qui s'est beaucoup démocratisé.
04:53Les gens ne sont pas dupes, et je ne pense pas que ce sera forcément une incidence.
04:55Mais j'ai vu un commentaire très...
04:57J'ai vu un commentaire très très...
04:59En tout cas, qui m'a beaucoup amusée sur...
05:01Moi, j'ai vu la vidéo sur Instagram, mais un des commentaires disait
05:03« Maintenant, allez faire des frites comme ça jusqu'à 67 ans ».
05:06Et je trouve que pour le coup, c'est un commentaire très politique, parce que c'est marrant d'en
05:09faire comme ça pendant 5 minutes,
05:11mais je pense que tous les jours, la bénibilité, ce n'est pas forcément...
05:13Mais en fait, c'est la leçon politique, Anne-Saura Dubois, parce que que veulent montrer les candidats, quels qu
05:19'ils soient ?
05:20C'est de faire... Mais je n'aime pas dire cela, mais c'est de faire... Je ne sais pas...
05:23Faire peuple, faire comme le peuple ?
05:24Oui...
05:25Pardonnez-moi, mais c'est un peu caricatural, quand même.
05:27Alors, c'est caricatural, mais je pense que s'agissant d'Edouard Philippe,
05:30tout est bon à prendre pour essayer de casser son image austère.
05:35Il a quand même une image très austère, l'austérité même économique, la doxa budgétaire.
05:40Il arrive en milieu de semaine à Roland-Garros en disant « L'économie va mal, le pays va mal,
05:45ceintures et bretelles, costumes sombres ».
05:47Il a démarré cette campagne comme ça.
05:48Je pense qu'il voit qu'il a en plus un compétiteur, Gabriel Attal,
05:54qui est sur ses talons et qui fait de la communication tous les jours.
05:58Et je pense qu'il se dit « On va essayer de casser un peu cette image ».
06:01Alors, ça peut faire léger, ça peut faire cliché,
06:06mais je pense qu'il se dit que tout est bon à prendre pour casser un peu son image assez
06:09austère,
06:10parce que c'est vrai qu'elle lui colle à la peau.
06:11Il est même allé jusqu'à dire aujourd'hui, c'est bien le signe,
06:14« Mais non, mais en fait, le sang et les larmes, ce n'est pas moi, c'est Jean-Luc
06:17Mélenchon. »
06:18Parce qu'il sait bien que cette image de sang et des larmes un peu churchillien,
06:20c'est vraiment une image qui lui colle au basket.
06:23– Quelle campagne, quelle campagne !
06:25Alors, si on parle du nombre des candidatures qui s'entrechoquent,
06:28je vous le disais, donc celle d'Olivier Fort,
06:30qui était vraiment un secret de police finale, Bruno Jody,
06:32mais ça n'enlève en rien ce que vous avez eu à la tribune dimanche.
06:35– Je ne peux pas amoindrir.
06:36– Non mais Sonia, de toute façon, pour Olivier Fort, c'est maintenant ou jamais.
06:39Il fait dix ans qu'il est à la tête du PS.
06:41Franchement, s'il n'était pas candidat aujourd'hui,
06:42ça veut dire qu'il ne serait jamais candidat à la présidentielle.
06:44– Ça peut ne pas être grave aussi.
06:47– Ah oui, c'est très grave.
06:48– Je ne suis pas sûr que ça soit…
06:50– Parfois, le pays s'en remet, quelle que soit la candidature, je veux dire.
06:53– Écoutez, son prédécesseur qui avait fait dix ans à la tête du PS,
06:55il a fini par être candidat à Saint-François Hollande.
06:57– Et puis on peut même parler de François Mitterrand, mais dix ans aussi.
07:00– Et la machine à perdre, c'est parti, monsieur Delaporte ?
07:03– Alors, non, moi je n'appelle pas ça la machine à perdre,
07:06parce que déjà, à la différence de la droite,
07:07on a un processus de désignation.
07:10Aujourd'hui, entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, ça se tape dessus,
07:13mais ils ne savent pas encore comment ils vont arbitrer.
07:14Nous, on le sait.
07:15On a une désignation qui aura lieu au début du mois d'octobre,
07:18qui est ouverte à tous les sympathisants d'ailleurs
07:20qui souhaiteraient participer à ce choix.
07:22Et je tiens à dire que, contrairement à ce qu'affirme la tribune dimanche,
07:26Olivier Faure n'a pas annoncé sa candidature.
07:29Il le fera, je l'espère, je le souhaite.
07:33– La pression est intenable, suspens, c'est trop fort, dites-nous.
07:37– Non, mais ça sera l'occasion d'ailleurs ce soir de dire pour Olivier Faure
07:42qui il est, ce qu'il porte et les raisons pour lesquelles il est candidat.
07:46– Oui, oui.
07:47– Parce que les Français connaissent Olivier Faure,
07:49mais ils ne savent pas forcément ce qu'il a au fond de lui-même,
07:52ce qui est sa motivation à prétendre incarner la magistrature suprême.
07:57– C'est sûr qu'il faut que s'explique.
07:58– C'est sûr qu'il faut que s'explique.
07:58– Ce n'est pas un choix mécanique, bien sûr,
08:00vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste.
08:02Bien sûr, vous avez un processus de désignation,
08:05mais combien de candidats ?
08:07On va voir toutes les nuances de gauche, de rouge, de rouge.
08:09– Je vous le dis, Sonia Mabrouk, Olivier Faure est pour moi
08:12le plus légitime à incarner le Parti socialiste pour une raison simple.
08:16Il l'a reconstruit en 2017.
08:18Quand je me suis engagé à ses côtés, le Parti socialiste était en ruine.
08:21Aujourd'hui, on a remis le PS sur ses rails, sur des rails de gauche,
08:26on est en capacité de reparler…
08:27– Aujourd'hui, il n'est pas en ruine, il est à terre.
08:29– Non, il n'est pas à terre.
08:30– Ah bon ?
08:30– Déjà, aujourd'hui, nous sommes le premier groupe de gauche,
08:33si on ajoute les sénateurs, les députés au sein du Parlement.
08:36On est une force motrice.
08:37On a réussi à protéger les Françaises et les Français
08:39de l'entrée en vigueur de la réforme des retraites l'an dernier
08:41parce qu'on a aussi une stratégie au Parlement.
08:43– Vous avez été arbitre des élégances.
08:45– Et je tiens à vous dire que nous avons gagné la ville de Paris,
08:47la ville de Marseille, la ville de Lille, la ville de Rennes.
08:49Bref, toutes les villes où nous étions sortants,
08:51les Français nous ont fait confiance.
08:52Donc, on ne peut pas dire que le Parti socialiste,
08:54ça soit un parti anecdotique.
08:55Et on l'a fait grâce à ce que porte Olivier Faure,
08:57une stratégie de rassemblement à gauche.
08:59– Petite question, lors des dernières élections législatives,
09:01Olivier Faure disait de Jean-Luc Mélenchon,
09:04c'est notre salut, c'est notre survie,
09:05il faut faire alliance électorale avec la France insoumise,
09:07sinon on est menacé de disparition.
09:09– Ce qui vaut pour la législative, ça ne vaut pas pour la présidentielle.
09:12– Alors déjà, en 2024, je vous rappelle que Raphaël Guxman,
09:15Olivier Faure et la stratégie que nous portions ont fait 14%
09:18et que nous n'avons pas fait alliance derrière Jean-Luc Mélenchon,
09:21mais nous avons fait une alliance…
09:22– Avec Jean-Luc Mélenchon ?
09:22– Oui, mais vous avez dit derrière.
09:23– Mais pourquoi là ne pas dire…
09:25– Monsieur Néabour, la question c'est dans quel…
09:27– Attendez, voilà ce que dit Anne, dans quelques mois,
09:29imaginons, imaginons, je vous donne le point,
09:31M. Faure gagne la primaire, mais il reste bloqué à 5%,
09:34je vous fais le discours, moi en responsabilité,
09:37pour faire face et faire barrage avec train droite,
09:39j'appelle à l'union derrière M. Jean-Luc Mélenchon.
09:41– Mais alors, vous êtes…
09:43– Je fais bien fort, M. Faure !
09:44– De la mauvaise politique fiction, le problème c'est que vous êtes journaliste,
09:47vous n'êtes pas auteur de fiction,
09:48et donc vous documentez le réel, et je vous dis,
09:50le réel aujourd'hui c'est quoi ?
09:51– Non mais c'est basé sur des expériences, M. Delaporte.
09:54– Non, non, c'est pas vrai.
09:54– C'est pas une politique fiction, c'est ce qui s'est passé il y a moins de deux
09:58ans ?
09:58– Moi je peux vous dire quelque chose,
09:59aujourd'hui vous avez un espace politique qui est celui de la gauche,
10:02je ne parle pas de celui de la Macronie, je parle de la gauche,
10:05un tiers des électeurs, un tiers des électeurs,
10:08un seul, enfin 10% seulement se disent fans de Mélenchon,
10:1210%, c'est déjà beaucoup,
10:13et vous en avez 10 qui ne veulent absolument pas de Mélenchon,
10:16et vous en avez au milieu 10% qui sont perdus,
10:19et qui cherchent celui qui incarnerra la capacité de gagner en 2027,
10:23et je pense que c'est un socialiste
10:25qui est le seul à pouvoir gagner aujourd'hui à gauche en 2027,
10:28parce que Jean-Luc Mélenchon c'est une candidature de témoignage,
10:31peut-être qu'aujourd'hui certains candidats…
10:33– Témoignage ?
10:35– C'est un témoin qui est au second tour selon…
10:38– Vous êtes choqués quand même que j'ai…
10:40– Ah bah ça nous fait réagir !
10:42– C'est le témoin examinuel avec là,
10:44il y a tout,
10:45– On va se faire de la politique en découpant rondelle la gauche,
10:47qui est déjà très faible,
10:48vous ne croyez pas que la politique c'est plutôt s'adresser au-delà de la gauche ?
10:51– Je peux vous le dire, elle est aussi très saucissonnée.
10:53– Vous avez regardé la structure des sondages de Raphaël Guxman ?
10:57Effectivement, il prend 25% des candidats du NFP,
11:00mais il prend aussi 21% des macronistes de gauche.
11:03Si vous n'allez pas chercher de ce côté-là,
11:05vous ne gagnerez jamais,
11:06et surtout vous ne déborderez jamais Mélenchon.
11:07– Ça ne se passe pas comme ça en fait,
11:08moi je vais vous dire…
11:08– Dites-le à M. Fort,
11:10– Laissez-moi faire,
11:10pourquoi je dis que c'est une candidature de témoignage ?
11:12Parce que peut-être qu'aujourd'hui Mélenchon a réussi
11:14à capter non seulement son socle,
11:16mais celles et ceux qui veulent ce qu'on appelle voter utile,
11:18c'est-à-dire voir un de leurs champions qualifié au second tour.
11:21Mais le problème c'est qu'être au second tour pour dire
11:23« je suis au second tour » et perdre derrière,
11:25c'est ça du témoignage.
11:27– C'est lui qui serait battu le plus sèchement par Marine Le Pen.
11:29– Un candidat socialiste est en capacité de rassembler déjà plus largement,
11:32et c'est le cas d'Olivier Fort,
11:33avec les Verts, avec les communistes,
11:34et permettre du coup d'éviter la pluralité qu'il y avait.
11:37– Votre problème c'est pas le deuxième tour,
11:38votre problème c'est de être qualifié pour le deuxième tour.
11:39– N'allons pas si loin.
11:40– Ça ne s'est pas si bien passé que ça en 2022.
11:42– Pourquoi ?
11:43– Parce qu'Anne Hidalgo est partie seule dans son couloir,
11:45elle a préféré taper sur le reste de la gauche
11:47et jouer les gauchis réconciliables
11:49que chercher à rassembler les Verts, le Parti communiste, etc.
11:52– Alors, si vous êtes si clair, Victor Hérault par exemple,
11:53est-ce que c'est exact que pour l'instant,
11:55dans la charte de la primaire,
11:57il n'est pas inscrit qu'on ferme la porte définitivement à M. Mélenchon ?
12:01Si c'est si clair, pourquoi ne pas l'inscrire ?
12:03– Non, c'est incompréhensible,
12:05parce que tout dépend de la temporalité dans laquelle vous êtes.
12:08Est-ce que vous êtes juste avant l'élection ?
12:09Est-ce que vous êtes juste après ?
12:10Est-ce que vous êtes avant une défaite, avant une victoire ?
12:11Bref, à gauche, on ne sait plus
12:13s'il faut soutenir Jean-Luc Mélenchon ou pas.
12:15Il y a un seul fait, pardon, qui est indiscutable.
12:17Et d'ailleurs, c'est un cas général pour toutes les élections.
12:20Ce qui compte, c'est la dynamique.
12:21Il n'y a que la dynamique qui compte.
12:23La seule dynamique à gauche, pardonnez-moi,
12:25elle est chez Jean-Luc Mélenchon.
12:27C'est la plus forte et la seule dynamique aujourd'hui à gauche.
12:29– Alors pour vous, les gens qui ont fait,
12:30on peut aller se coucher dans ce cas-là ?
12:32– Non, non, la dynamique peut changer.
12:34Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui,
12:35un moteur à gauche, peut-être le plus gros moteur à gauche,
12:38c'est le moteur de Jean-Luc Mélenchon.
12:40C'est d'ailleurs celui qui a, à mon sens,
12:41la raison, et j'en finis là,
12:42mais la raison pour laquelle, à mon avis,
12:44Jean-Luc Mélenchon a un tel moteur,
12:45au-delà de la préparation du terrain depuis une dizaine d'années,
12:48c'est la rupture claire qu'il fait avec les autres
12:51et c'est la vision claire qu'il a de la France
12:53et le programme clair qu'il offre avec cette vision claire.
12:56Le Parti Socialiste, c'est vrai,
12:57on ne sait plus trop où il est,
12:59ce qu'il propose, ce qu'il vote.
13:01– Il a un programme, je vous invite à taper
13:02« Projet Socialiste sur Google » et vous le trouverez.
13:06Et par ailleurs, non seulement on a un programme,
13:08mais la primaire va nous permettre de le défendre.
13:10Et donc, évidemment, une dynamique,
13:12c'est quelque chose qui ne se mesure pas à un instant T.
13:15Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est en tête à gauche,
13:17c'est vrai, mais une dynamique, ça se construit.
13:19Et donc la primaire, ça va nous permettre
13:20de construire justement une dynamique
13:22et faire en sorte que celui qui l'emporte soit…
13:24– Vous avez passé des mois à expliquer
13:25que LFI, c'était pour certains le danger,
13:29que c'était l'antisémitisme décomplexé.
13:32Donc, est-ce qu'on ferme la porte,
13:33on la laisse en trouver ?
13:34– En fait, là, je suis en train de vous parler
13:35de la dynamique qu'on essaie de créer
13:36dans notre espace politique.
13:36– Mais vous allez la créer.
13:37– Et je vais vous faire une confidence.
13:41Nous n'irons pas derrière Jean-Luc Mélenchon
13:43à la présidentielle.
13:43– Attention, c'est enregistré.
13:44– Mais bien sûr, nous n'irons pas
13:46derrière Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
13:48Les socialistes n'iront pas.
13:49Ils cherchent depuis le début
13:50à constituer un espace politique qui peut gagner.
13:52Et donc cet espace politique,
13:54celui du reste de la gauche,
13:55c'est ce que nous cherchons à faire
13:56avec Olivier Faure
13:57dans la perspective de l'élection présidentielle.
14:00– Il n'y a pas que la présidentielle,
14:01d'ailleurs, nous retiendrons votre message,
14:02nous n'irons pas avec Jean-Luc Mélenchon
14:03pour les législatives
14:04qui suivront la présidentielle également.
14:05– Évidemment que vous cherchez le détail.
14:08Mais demandez au soutien de Raphaël Luxemann.
14:10– On a une mémoire de plus d'un.
14:11– Demandez à Nicolas Mayer-Rossignol
14:12qui, sur des places…
14:13– Oui, ils ont été assez clairs.
14:14Depuis le début, ils sont très clairs.
14:15Il n'y aura aucune alliance,
14:16aucune main tendance à Jean-Luc Mélenchon, jamais.
14:18– Mais pour la présidentielle, bien sûr.
14:19Et je vous le dis.
14:20– Oui, mais vous savez très bien,
14:23Raphaël Luxemann, en 2024,
14:24avait dit jamais, jamais, jamais.
14:26Il a fait alliance avec nous,
14:28avec le reste de la gauche,
14:29pour empêcher une chose,
14:30l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
14:31– Peut-être un mot sur un autre candidat,
14:33Dominique de Villepin.
14:33Il l'a exprimé clairement
14:34sur notre antenne ce midi.
14:39– Je veux être candidat, monsieur Daré,
14:41que je me bats pour être candidat,
14:43mais on ne fait rien tout seul.
14:45Moi, je suis pour offrir
14:47une alternative aux Français
14:49dans un cadre profondément rénové.
14:51Et c'est pour cela que je propose
14:53d'ouvrir la boîte noire
14:54et de changer en profondeur
14:56un système qui est dans la passe.
14:59– Il y a de la verve.
15:01– Oui, chez Dominique de Villepin,
15:03c'est sûr qu'il y a cette envie depuis longtemps.
15:06Le problème, c'est que quand il dit
15:07je ne peux pas le faire tout seul,
15:08effectivement, pour l'instant, il le fait seul.
15:10Et il n'y a pas grand monde qui l'a rallié.
15:11C'est la difficulté, Dominique de Villepin.
15:14Il est toujours seul.
15:15Et dans les sondages,
15:16vraiment, alors c'est méfier des sondages,
15:19moi, je trouve que dans cette catégorie
15:20de candidats,
15:21c'est plus David Lissnard
15:23qui est en train de surprendre
15:24que Dominique de Villepin.
15:25– Bon, et on va suivre cela
15:26avec vous, entre autres.
15:27Merci.
15:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
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