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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Alors, en parlant de la société et plus largement, et l'un des sujets dont vous avez parlé, Emmanuel Macron
00:04s'est exprimé ce soir pour appeler au calme.
00:06Il s'est également exprimé sur le Rassemblement national. Écoutons-le.
00:10Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables.
00:15Et ils ne souffrent pas quelques commentaires que ce soit. Ils appellent à la condamnation la plus extrême.
00:20Ça n'est pas la République. Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
00:27Voilà. C'est le rôle des responsables politiques.
00:30Qu'ils clarifient. La ligne, les mots. Et les gens qui, dans leur parti, peuvent prononcer telle chose.
00:38Voilà pour la réaction d'Emmanuel Macron. Bonsoir, Lui Alliot. Merci d'être la vice-présidente du Rassemblement national.
00:45Vous venez de croiser Sandrine Rousseau. Vous avez sans doute écouté, vous étiez au bord du plateau,
00:52ces attaques à votre endroit, à l'endroit du parti. Que lui répondez-vous ?
00:56Ça fait longtemps que je ne réponds plus rien à ce que dit Mme Rousseau.
00:59Que répondez-vous alors à Emmanuel Macron ?
01:02Alors lui, en revanche, on a de quoi dire, puisque sur ce sujet-là particulièrement,
01:06il n'a pas brillé, il faut bien dire, par son courage.
01:09Et je crois qu'il y a beaucoup d'ailleurs de membres de la communauté juive française
01:12qui lui ont rappelé. Et d'ailleurs, Jordan Bardella aussi dans un tweet,
01:17le 7 octobre, enfin après le 7 octobre, tout le monde attendait le président de la République,
01:20ils ne l'ont pas vu. En revanche, il a eu beaucoup de propos successifs
01:27pour dénoncer la guerre en Israël, etc.
01:29Et je crois qu'en plus de l'étranger, il n'honore pas la fonction que de discuter
01:37à son niveau des affaires politiques nationales.
01:41Vous estimez qu'il est complètement hors propos ?
01:45– Totalement, mais vous savez, il est en fin de parcours quand même.
01:50– L'antisémitisme, c'est une chose importante.
01:52Le président peut, dans ce genre de cas, intervenir, ce n'est pas du tout illégitime.
01:57– Oui, on aurait aimé qu'il intervienne le 7 octobre
01:58et qu'il accompagne tous les Français juifs dans la rue.
02:01– Oui, mais l'un n'efface pas l'autre.
02:05– Non, mais vous savez…
02:06– Ce n'est pas parce qu'il n'est pas allé le 7 octobre
02:07que les propos attribués à M. Bardella sont sans importance.
02:12– Je sais que vous allez lui trouver toutes les excuses du monde,
02:14il n'y a pas de souci.
02:15Mais je sais que ça choque aussi beaucoup de monde, voilà.
02:19– Est-ce qu'il y a deux fronts, enfin deux fronts,
02:21est-ce qu'il y a le front externe au Rassemblement National
02:24pour faire face justement aux accusations ?
02:26Et est-ce qu'il y a un front interne, comme certains le disent,
02:29d'une recherche d'une taupe ou de plusieurs taupes ?
02:32Ou alors ce sujet est totalement fantasmé
02:35par une partie de vos opposants et par la presse ?
02:38– Non, mais c'est vieux comme tous les partis politiques.
02:40Je ne sais pas ce que vous dire, comme le monde.
02:42Des tops, il y en a toujours, il y en a toujours eu.
02:44Et il y en aura encore.
02:46– Vous avez peut-être votre petite idée alors, monsieur.
02:48– En revanche, il y a beaucoup de bavards.
02:50Et d'ailleurs, les journalistes se nourrissent de ces bavardages-là
02:53pour en faire quelquefois des histoires qui n'en sont pas.
02:56– Des bavards au sein de votre parti.
02:58– Mais on n'échappe pas, vous savez, au travers des organisations humaines.
03:03Et donc de ce point de vue-là, très certainement qu'il y a des bavards.
03:07Mais de là à en tirer la conclusion que le torchon brûle
03:11entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, je pense que c'est un peu grossir le trait
03:15parce que très honnêtement, dans cette campagne-là, aujourd'hui,
03:18nous menons tous la campagne présidentielle et je ne vois pas où est le problème.
03:21– Qu'est-ce que vous ferez s'il s'avère que Mediapart a raison ?
03:25– Mais je n'y crois pas.
03:26– Mais imaginons qu'ils aient raison.
03:28– Mais je n'y crois pas.
03:29– Oui, vous ne croyez pas, mais jusqu'à présent, dans toutes les affaires
03:33où Mediapart s'est mise en avant, s'ils ont gagné à chaque fois ?
03:37– Non, non, non, non, mais si.
03:38– Ils ont été quand même dans plusieurs affaires mis en cause.
03:42– Mis en cause, mais la justice leur a donné raison.
03:45Regardez l'affaire Cahuzac pendant des mois, on a dit mais non, il n'y a pas de preuve,
03:49il n'y a rien, et puis à la fin, il y avait une preuve.
03:50– Sarkozy, non, Sarkozy, pareil.
03:53– Vous sortez toujours la même affaire, Sarkozy, ils ont tronqué une preuve.
03:56– Mais la justice les a suivi.
03:58– Il y a deux journalistes de Mediapart qui ont été condamnés
04:01pour apologie de terrorisme, etc.
04:06Mediapart n'est pas d'une officine…
04:08– Ce n'est pas une officine, c'est un journal.
04:10– En tout cas, Médiapart n'est pas une officine à l'abri de tout reproche,
04:16de tout soupçon et de toute critique, surtout quand il est dirigé par M. Plenel.
04:20Donc moi, je ne fais aucune confiance à ce que dit Mediapart,
04:24et vous dites on verra bien, eh bien on verra bien.
04:27– Vous allez porter plainte pour déformation ?
04:29– Mais ça y est, je crois que Jordan l'a fait.
04:31Jordan l'a fait aujourd'hui ?
04:32– Mais il y a un moyen d'aller plus vite.
04:34– En tout cas, à tout le moins, cet article de Mediapart sera un fait de campagne,
04:37dans un sens ou dans un autre.
04:38Selon vous, est-ce que ça va être un fait de campagne de la nature
04:40à ressouder votre électorat autour de ce binôme
04:43qui pour l'instant affiche sa solidarité et se montre encore soudé,
04:47ou est-ce que ça va être un fait de campagne qui va vous priver
04:50des segments électoraux qui vous permettaient de conquérir le pouvoir
04:53et qui vous manquaient par le passé ?
04:55– Écoutez, il y a deux choses aujourd'hui.
04:56Ce soir, on parle d'un sondage qui va sortir pour demain.
04:59– Qui est sorti déjà, un sondage Jean-le-Figaro.
05:00– Où je crois qu'on se porte pas mal.
05:02– Absolument.
05:03– Et dans un autre, sur la…
05:04– C'est une trentaine de points pour Marine Le Pen qui ne recule pas.
05:06– Voilà, et sur un autre, sur la notoriété des personnalités,
05:09je crois que Jordan Bardella prend deux points.
05:11Donc ça, ça va clore le débat sur l'utilité du montage de Mediapart.
05:15– Montage qui n'est pas un montage à mon avis.
05:17– L'autre sujet, si c'est un montage au moins médiatique.
05:21C'est un montage médiatique.
05:23– Les connaissances, je crois pas que ce soit.
05:24– La meilleure manière, c'est qu'ils ont dit déjà qu'ils allaient feuilletonner.
05:28Bon, la vérité, sur le terrain, c'est que tout le monde s'en moque.
05:32Il faut quand même en avoir conscience.
05:35Personne ne croit en France aujourd'hui, à part l'extrême gauche,
05:38et une partie de la gauche, que Jordan Bardella est un antisémite furieux.
05:44En revanche, beaucoup de Français, une majorité de Français croient
05:48que M. Mélenchon et ses amis sont aujourd'hui plutôt tournés vers l'antisémitisme
05:55et les actes et les personnalités qui sont anti-juives plutôt que le reste.
05:59Ça, c'est la vérité.
06:00– Je vous propose d'écouter la réaction et un discours offensif
06:03et même des mots guérilés de la part de Marine Le Pen.
06:05Et vous allez me dire quelles vont être les conséquences,
06:07comment cela va se décliner.
06:09– Nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en Kevlar,
06:14parce que là, c'est du lourd, là, qu'il tombe.
06:18J'avoue que la manipulation est légère comme un congrès de charcuterie.
06:24Mais il y a quand même quelque chose qu'ils doivent savoir,
06:27c'est qu'on ne va pas se laisser faire.
06:31Nous n'allons pas nous laisser faire.
06:33Et non seulement nous allons contre-attaquer et saisir, bien entendu, la justice,
06:43mais nous allons démonter cette manipulation.
06:46Et nous saurons qui est derrière cette manipulation.
06:52– Et il va falloir enfiler les combinaisons en Kevlar.
06:57Ça veut dire quoi tout ça ?
06:58C'est-à-dire qu'il va y avoir toute une stratégie qui est déclinée
07:00pour, pas à pas, justement, contrer la feuille de tononisation de Mediapart ?
07:05– Non mais nous, on le savait avant.
07:07On est sur une trajectoire de conquête démocratique du pouvoir.
07:10On savait très bien que tous ces gens-là ne l'accepteraient pas, politiquement.
07:15Et qu'ils feraient tout, ou ils feront tout, pour nous empêcher d'arriver aux affaires.
07:19– Vous attendiez à une telle attaque sur un tel sujet dans un tel domaine ?
07:22– Le problème, c'est elle qui dit, nous avons mis nos propres habits de Kevlar,
07:27avant de le dire pour les journalistes de Mediapart.
07:30Cette campagne va être sale, on le sait.
07:32Mais l'important, si vous voulez, ce n'est pas là,
07:34parce que les Français, eux, sont lucides.
07:35Les Français, quand ils vont à la pompe, c'est 2,40 euros le litre, etc.
07:41On annonce un prix de l'essence à 3 euros.
07:44Les Français, c'est des difficultés pour emplir le caddie.
07:48C'est aujourd'hui l'insécurité.
07:50C'est, d'ailleurs, dans tous les domaines, une espèce de faillite du système
07:53dont M. Macron et la droite et la gauche depuis 40 ans sont les responsables.
07:58Donc ils ne vont pas faire croire par ce genre de manipulation médiatique aux Français
08:04pour les détourner de la réalité de ce qui se passe en France.
08:08Vous venez de dire que Macron participe à la manipulation médiatique actuelle ?
08:13Non, mais il prend le train en marche.
08:14Vous venez de le dire.
08:15Il prend le train en marche et ça lui va bien.
08:17Non, j'ai dit que Macron était comptable de l'état de faillite dans lequel nous sommes.
08:22Est-il comptable des violences ?
08:25Est-il comptable, selon vous, des violences ?
08:29C'est ce qu'a dit Sandrine Rousseau juste avant vous.
08:31Elle a dit, responsable de ces images que nous allons voir, images de dégradation,
08:35images de tension, images de violence, à l'encontre des personnels de l'éducation,
08:40à l'encontre des policiers, des pompiers.
08:42Il y a eu, je le précise à chaque fois, des blessés du côté des lycéens.
08:45Qui est responsable, selon vous, d'une telle situation,
08:48quand on voit de telles images, d'un chaos, en tous les cas, dans certains lycées ?
08:53D'abord, il y a des revendications.
08:54Ces revendications, elles sont ce qu'elles sont.
08:56Et elles sont quelquefois justifiées, pas justifiées.
08:59Ça n'empêche pas qu'il vaut mieux quand même,
09:01et même il faut le demander, qu'il n'y ait pas de violence pour demander ces choses-là.
09:06Mais derrière tout cela, on le voit avec M. Bakayoko,
09:09avec les propos hier gravissimes de M. Mélenchon,
09:12sur lesquels d'ailleurs les médias en ont parlé, mais pas plus que ça.
09:14Il a parlé de sauvagerie policière.
09:17C'est quand même fort.
09:18Alors que la police, c'est quand même l'État républicain.
09:21Il parle de sauvagerie policière.
09:22Et alors, pour vous, ce sont quelle nature de propos ?
09:25Et j'ai entendu Mme Rousseau
09:28absoudre particulièrement toute violence,
09:30même tout en disant qu'il ne fallait pas, évidemment, user de violence.
09:33Mais on sait très bien que dans un certain nombre d'endroits,
09:36un certain nombre de mouvements sont instrumentalisés
09:39par la gauche radicale et l'extrême-gauche.
09:42Mais quelle est la nature des propos ?
09:43D'ailleurs, au détriment des véritables intérêts des lycéens.
09:44Vous dites qu'ils sont très graves.
09:45Comment vous les qualifiez, ces propos ?
09:47De Mélenchon ?
09:48Oui.
09:49Ah ben, comment vous voulez ?
09:50Ils sont anti-police.
09:52Ils sont anti-républicains.
09:54Ils sont en train de jouer une partition qui vise, je pense,
09:58à obtenir petit à petit la bordélisation de la vie économique, sociale et politique de la France.
10:03Comme ils font à l'Assemblée nationale, ils veulent que ce soit dans le pays.
10:07Mais évidemment, ils n'y arriveront pas parce que les Français sont des gens lucides.
10:10Et je pense que ce sont aussi des gens qui sont déterminés à tourner la page de ce système-là,
10:15auquel a appartenu M. Mélenchon pendant plus de 30 ans.
10:18Est-ce que vous croyez, on dit souvent de la jeunesse,
10:21que c'est comme le dentifrice qui sort du tube,
10:22une fois qu'elle est dehors, on ne peut plus l'y faire rentrer.
10:24Il y a un mouvement social annoncé pour le 17 octobre.
10:26Est-ce que vous croyez, est-ce que vous craignez qu'il y ait une convergence,
10:29un rassemblement des différentes luttes ?
10:30Mouvement contre la vie chère d'une part, mouvement lycéen d'autre part.
10:34Est-ce que vous craignez que tout cela converge le 17 octobre ?
10:36Ils vont essayer.
10:37C'est sûr, la gauche va essayer.
10:39Et je pense que la gauche sera dans les rues.
10:41Qu'elle entraîne derrière elle l'ensemble des Français, ça je ne le crois pas.
10:47Voilà.
10:47Parce que cette gauche-là, elle a été aux affaires.
10:50Elle a soutenu les gouvernements de M. Macron et même M. Macron lui-même.
10:54Et je crois qu'il faudra faire le bilan un jour des résultats des uns et des autres.
10:59Parce qu'on oublie que M. Mélenchon était sénateur socialiste,
11:03ministre de Lionel Jospin, etc.
11:05Ces gens-là ne peuvent pas.
11:06Vous êtes plutôt en train de l'institutionnaliser, en rappelant son parcours.
11:10Oui, mais ces gens-là font mine de ne jamais avoir appartenu au système,
11:14alors qu'ils en viennent.
11:16Alors qu'en ce qui nous concerne, nous ne sommes pour rien dans l'état de la France actuelle.
11:21Et ça, je crois que les Français le savent.
11:23Il y a ces images, il y a également une autre image, c'est une audience qui est en cours,
11:27toujours en cours au tribunal de Montpellier, où se trouve quelqu'un que vous avez soutenu,
11:31que vous soutenez, que vous connaissez bien, malgré d'ailleurs quelques divergences.
11:35Toujours ?
11:37Sur ce plateau, exprimé notamment sur le soutien à l'Ukraine, il s'agit de Robert Ménard.
11:42Alors ça dure depuis le début de l'après-midi, l'audience n'est pas terminée,
11:46plaidoiries, réquisitions, je l'ai rappelé tout à l'heure, il y a eu des moments de tension.
11:50Robert Ménard défend, lui, une décision de bon sens,
11:53pour ne pas avoir marié cette personne qui est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.
11:57Et on l'a souligné avec Bruno, avec Arthur Berda et avec Laurent Joffrin,
12:02il y a Bruno Rotaillot, il y a David Lissnard, il aurait pu y avoir, lui, à Lyon ?
12:05Oui, oui, sûrement.
12:07Directement au tribunal ?
12:09Si vous m'avez demandé de venir le soutenir, je serais allé le soutenir.
12:11Vous savez, beaucoup de maires que je côtoie dans mon département sont d'accord avec Robert Ménard.
12:15Mais comme, évidemment, la question ne se pose pas, ils n'ont pas eu à faire face à ces choses
12:22-là.
12:22Vous ne pensez pas que les maires doivent respecter les lois ?
12:24Oui, mais quand ces lois vont à l'encontre d'autres lois,
12:28Non, ça ne va pas à l'encontre.
12:30Vous, maire, vous auriez le droit de dire ?
12:31Non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai.
12:32C'est parce qu'on peut très bien, les gens qui sont mariés ne sont pas exemptés de...
12:37La vérité.
12:38Attendez, d'OQTF, donc ce n'est pas forcément contre les quoi.
12:41On peut très bien expulser quelqu'un qui vient de se marier, on a le droit de faire ça.
12:44Robert Ménard, à ce moment-là, pouvait penser qu'il était tout à fait justifié
12:49de ne pas marier quelqu'un qui était sous OQTF, depuis.
12:52Il pouvait penser, mais il pense tout seul, ce n'est pas l'avis de la loi.
12:56Non, mais c'est en tout cas l'avis des Biterrois qui le soutiennent massivement.
12:58Mais ce n'est pas les Biterrois qui font la loi, c'est pareil.
13:00Mais la loi aurait pu changer, je le rappelle.
13:03Mais même le président de la République a jugé que c'était Uescu.
13:05Oui, oui, mais dans la niche d'Éric Ciotti, il y avait le changement de cette loi
13:11et elle n'est pas passée par l'obstruction législative d'un certain nombre de groupes politiques à l'Assemblée,
13:16ce qui prouve aussi la duplicité de tout un tas de personnes qui viennent en disant
13:20« Oui, c'est anormal, mais lorsqu'il a fallu changer la loi,
13:23ils n'ont pas soutenu M. Ciotti pour faire passer cette loi. »
13:28– Pardon, Laurent Joffrin, on va écouter Bruno Rotaillou qui s'était exprimé tout à l'heure.
13:33– Robert Ménard est un maire, c'est aussi un ami,
13:37mais je trouve qu'il est ici, au banc des accusés, d'une façon surprenante.
13:44C'est un défi au bon sens.
13:46Parce que ni vous, ni moi, ni lui, ni Stéphane Demilly, sénateur aussi, n'auraient dû être là.
13:54Ce qui est incroyable, ce que j'ai essayé d'expliquer, c'est que Robert Ménard comme maire
13:58a été pris dans une tonaille totalement contradictoire.
14:01Parce qu'on savait que célébrer ce mariage, c'était en quelque sorte neutraliser
14:08la mesure individuelle d'éloignement du territoire.
14:12– Est-ce que la décision de bon sens, certains la comprennent,
14:21mais est-ce que quand même, vous pourriez dire, pas encourager,
14:24mais dire aux maires qui se retrouvent face à une telle situation,
14:26oui c'est ce qu'il aurait fallu faire, y compris s'il y a le risque de perdre son
14:29mandat,
14:30y compris avec le risque d'inéligibilité, y compris avec le risque d'une telle…
14:32– Moi je dis que face à la multiplication de ce genre de situation,
14:36je dis aux législateurs, aidez les maires, échangez la loi.
14:39Parce que, comme le disait Robert Ménard d'ailleurs,
14:43il se retrouve, lui, à payer l'inconséquence de l'État.
14:46L'État n'arrive pas à renvoyer les OQTF,
14:50et on l'oblige, lui, à marier quelqu'un qui ne devrait pas être devant lui,
14:54puisqu'il aurait dû être renvoyé.
14:56C'est quand même le comble de la chose.
14:58– Le comble étant qu'Emmanuel Macron lui-même avait parlé d'une situation ubuesque,
15:02sans agir, en tout cas directement, pour la changer.
15:05– Monsieur Macron a compris que c'était le ministère de la Parole,
15:07tous au mandat, et que derrière c'est du vent, tout le monde l'a compris.
15:11Mais là, il y a encore des députés à l'Assemblée,
15:14on pourrait modifier cette loi.
15:16– Vous dites qu'il faut le faire avant la fin de la législature ?
15:18– Moi, je crois que pour aider les maires, oui, on devrait le faire.
15:22Mais je n'ai pas l'impression que beaucoup de monde va avoir le courage de le faire,
15:25mis à part, évidemment, les groupes de M. Sciotti,
15:27du Rassemblement National et quelques autres.
15:29– Le délibéré n'est pas prévu avant plusieurs semaines,
15:31et si, parce que c'est une possibilité,
15:33il y a une peine d'inéligibilité pour le maire de Béziers,
15:36qu'est-ce que ce serait, selon vous, une jurisprudence, un avant et un après ?
15:40– Je crois qu'il prendrait le risque de voir un certain nombre de maires en grève,
15:45parce qu'à partir du tout, tout le monde fait grève,
15:47mais les maires ont cette obligation de marier,
15:50qui leur vient de l'État.
15:52Mais je pense qu'un certain nombre de maires sortiraient dans la rue
15:54pour dire maintenant, stop, arrêtez de nous faire endosser,
15:59j'allais dire, la responsabilité d'actes que vous n'êtes pas capables de prendre
16:02en s'adressant au gouvernement et à l'État.
16:04– Alors les actes, justement, on va continuer à en parler,
16:07on va revenir aux images aujourd'hui de dégradation, de violence,
16:11parce qu'il y a une chose dont on n'a pas parlé,
16:13puisque vous parlez d'actes, de responsabilités,
16:15c'est que qui va assumer la facture ?
16:17Par exemple, en Ile-de-France, M. Alliot ?
16:19– Oui, bien sûr.
16:23Et qui avait endossé la facture des manifestations
16:27qu'il y avait eu après l'affaire Naël dans les banlieues
16:30et partout en France ?
16:31C'est le citoyen français par l'impôt.
16:33– Vous ne reprenez pas le slogan, si je puis dire, de Gabriel Attal,
16:37tu casses, tu payes, tu abîmes, tu répares, tu salies, tu nettoies.
16:42– On peut la décliner.
16:43– Ça, ce serait l'idéal, mais on ne va pas vers, manifestement,
16:48la situation où on arrête les gens qui cassent pour les traduire de l'injustice
16:51et ensuite leur faire payer, on n'en est pas là.
16:53– Vous êtes pour le principe du casseur-payeur ?
16:55– Il faudrait, oui.
16:56– Y compris chez les lycéens ?
16:57– Écoutez, ils ont des parents, je suppose.
17:00– Alors le trichement des parents, des allocations parfois,
17:03pour agir sur ce levier-là.
17:05– Moi, j'estime qu'il y a une responsabilité, oui.
17:07Mais je vois aussi des lycéens qui manifestent, je veux dire, paisiblement,
17:11ou qui sont dans le groupe.
17:14Mais j'en vois d'autres, beaucoup de cagoulés, de masqués, etc.
17:17Ça aussi, c'est quand même pas normal.
17:19Je veux dire, on est dans des manifestations.
17:20M. Geoffrey disait que quand il était jeune, un lycéen,
17:22il avait manifesté.
17:23Je ne sais pas si on se déguisait de la sorte de votre époque,
17:28mais là, les gens qui sont masqués et qui mettent le feu aux poubelles,
17:34c'est bien dans une intention délectuelle,
17:37ces gens-là, effectivement, devraient être arrêtés.
17:39– Là, vous parlez d'individus qui sont masqués, cagoulés,
17:42qui infiltrent, en tout cas qui rentrent,
17:43ou qui s'approchent aux abords des lycées,
17:46et effectivement qui participent à ces violences,
17:49à ces tensions, et plus largement à ce qu'on a vu.
17:52– Mais que répondez-vous ?
17:53Vous avez cité tout à l'heure Bali Bagayoko,
17:55vous dites que c'est très grave.
17:57Certains ont dit que ça pourrait tomber sous le coup de la loi.
17:59– Je crois qu'il est poursuivi ce soir.
18:00– Vous pensez que ce sont des propos…
18:01– Je crois que le préfet de police de Paris a décidé de le traduire dans les mots.
18:06– Est-ce que dans le cas de mineurs,
18:08on dit souvent que c'est des gamins ?
18:11– Oui, c'est vrai.
18:12– Est-ce que dans ce cas-là,
18:13la police ne doit pas prendre un peu plus de précautions,
18:15être un peu moins violente, un peu moins dure ?
18:18– C'est des gamins.
18:19– Il y a eu des cas, il y a eu trois cas
18:20où le GPN a été saisi pour…
18:22– Ça c'est très bien, il y aura une enquête.
18:24– Pour une réponse disproportionnée.
18:26– Et si les policiers ont mal agi, ils seront sanctionnés.
18:29Mais il y a aussi de la violence de l'autre côté.
18:31Moi je la vois tous les jours,
18:33alors pas avec des lycéens, mais dans la rue,
18:34par des mineurs.
18:35Voilà, par des mineurs.
18:37Donc il faut aussi que la société se défende
18:39face à un certain nombre de violences.
18:41Mais ce dont je peux témoigner,
18:43pour avoir vu déjà beaucoup de manifestations lycéennes,
18:46c'est qu'une grande part des lycéens
18:48ne sont pas dans cet état d'esprit.
18:49Mais malheureusement, ils vont payer l'addition
18:52pour celles et ceux qui vont semer la perturbation,
18:55sous évidemment l'incitation de M. Mélenchon
18:59et de quelques autres.
18:59– Vous dites Emmanuel Macron est comptable
19:01de l'état de faillite, mais vous, au pouvoir,
19:02si vous arrivez au pouvoir, quels ordres ?
19:04Alors peut-être serez-vous alors ministre de l'Intérieur
19:08ou autre, mais quels ordres faut-il donner ?
19:10Est-ce que vous estimez malgré tout
19:11que le maintien de l'ordre tel qu'il est présenté,
19:13tel qu'il a été discuté et mis en place,
19:16est correct aujourd'hui, malgré une telle situation ?
19:18– Mais le maintien de l'ordre, il a ses codes,
19:20il a ses responsabilités, il a sa hiérarchie.
19:22Moi, je ne suis ni un policier,
19:23ni un officier de gendarmerie.
19:26Ils assureront le maintien de l'ordre.
19:27– Oui, mais alors si vous deviez juger
19:28d'un tel maintien de l'ordre, c'est-à-dire ?
19:30– Dans ces mouvements, il y a des meneurs,
19:32il y a des gens qui préparent ça,
19:34il y a des commanditaires aussi de ces choses-là.
19:37Eh bien aussi, il faut agir pour aller arrêter ces gens-là
19:39avant qu'ils ne commettent ces actes-là.
19:41Parce qu'en général, soit c'est spontané,
19:42bon mais très bien, on les arrête sur le fait,
19:44soit ce n'est pas spontané,
19:45mais là, je trouve que les choses sont plus graves.
19:47– Et quel est le risque si telles situations perdurent ?
19:50Est-ce que pour vous, certains,
19:51je dis bien certains, en faisant attention
19:52à chaque mot que j'utilise,
19:54parlent d'un climat préinsurrectionnel ?
19:56Est-ce que c'est totalement disproportionné ?
19:58Ou est-ce que vous vous inquiétez d'une telle situation
20:01dont devrait hériter le prochain ou la présidente ?
20:04– Moi, je m'en inquiète,
20:06mais d'autres la demandent,
20:07et ça me félicite, et ça réjouisse.
20:09– Vous ne pensez pas que Jean-Luc Mélenchon
20:10attend une bataille dans les urnes également,
20:12notamment avec vous et d'autres ?
20:13– Mais il préfère la bataille dans la rue
20:15avant celle des urnes.
20:16– Donc c'est un révolutionnaire pour vous ?
20:18C'est lui qui installe ce climat préinsurrectionnel ?
20:19– Oui, je pense qu'aujourd'hui,
20:20ils ont une dérive révolutionnaire
20:22et avec des propos violents.
20:24La sauvagerie policière,
20:25moi j'étais très choqué par ce propos,
20:27c'est la mise en cause des intentions
20:31et des actes de la police républicaine de la France,
20:33alors qu'il n'y a aucune raison.
20:35– Non, il y a eu trois affaires
20:37et l'IGPN est saisie,
20:40eh bien il y aura une enquête
20:40et on verra qui est responsable.
20:42– Donc à l'inverse,
20:42quand il y a des violences particulières,
20:46et on ne parle pas de violences policières
20:48à l'égard des lycéens,
20:49vous dites aussi évidemment
20:50que là, il faut le condamner totalement.
20:52– Heureusement, oui bien sûr.
20:55– Voilà.
20:56– Aussi clair.
20:56– Merci Luayot d'avoir été notre invité.
20:59Je salue Laurent Joffrin et Arthur Berdin.
21:01On arrive à la fin de cette émission.
21:02Merci encore.
21:03– Sous-titrage Société Radio-Canada

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