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  • il y a 12 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00On poursuit notre émission, on va évoquer aussi la bataille à gauche, pas seulement, mais quand même.
00:04Alliance ou rupture avec Jean-Luc Mélenchon, c'est l'équation insoluble de la gauche et en particulier des socialistes
00:09qui ont besoin aussi des électeurs insoumis pour se qualifier éventuellement au second tour.
00:14Mais paradoxalement, ce partenaire indispensable à la qualification est sans doute celui qui l'empêcherait de gagner.
00:20Et par ailleurs, pour certains, ce n'est plus une primaire mais une vraie télé-novella,
00:24avec parfois malheureusement ses coups bas, ses règlements de comptes et sa crise de nerfs.
00:28Ai-je bien résumé la situation ? Bonsoir Boris Wallot.
00:31Bonsoir. J'aurais tendance à dire qu'elle est un peu caricatugale, votre description de la situation.
00:35En tout cas, je l'espère.
00:36Vous permettez-moi vraiment dans le but du sujet.
00:38Je vais m'attacher à la démonstration que...
00:40Je vous salue. Merci d'être là. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, soutien de
00:45Raphaël Glucksmann.
00:45Nous allons évidemment parler des différents sujets, le pouvoir d'achat, le budget, vos propositions.
00:51Mais il est vrai que j'ai des questions politiques tout d'abord.
00:53Je salue la présence de Victor Hérault. Bonsoir.
00:55Merci d'être là, journaliste politique à Valeurs Actuelles.
00:57Alors, Rocaïa Diallo est avec nous.
00:59Bonsoir, cher Rocaïa, président de Politis et éditeur Alice au Guardian.
01:04Bruno Jeudy est resté avec nous.
01:07Oui, je me suis permis de comparer à une télé-novella.
01:09C'est vrai qu'il y a chaque jour un rebondissement.
01:12N'êtes-vous pas, Boris Wallot, empêtré malgré tout dans une bataille interne
01:15qui ressemble à cette sorte de feuilleton,
01:18alors que les Français ont la tête ailleurs avec la flambée des carburants ?
01:22Mais je crois que précisément, c'est pour sortir du feuilleton
01:25que nous avons une procédure de désignation d'un candidat de la famille socialiste,
01:30qu'il y a ce soir un premier débat qui va pouvoir, je l'espère, aller au fond des choses,
01:35parler du pouvoir d'achat, parler du prix du carburant,
01:38parler de la difficulté à se loger, parler de la situation internationale.
01:43Bien sûr, moi je veux qu'on rentre au fond des vies, au fond de ce qui préoccupe les Françaises
01:46et les Français.
01:47Et je dois vous dire, pour être tout à fait sincère, le reste m'intéresse assez peu.
01:50Mais nous sommes obligés d'en parler, cela fait quand même des remous.
01:53Je m'en doute.
01:53Oui, vous voulez écouter M. Brun quand même, qui lui en a, si je puis dire, gros sur le cœur.
01:58Il estime qu'il n'a pas fauté, il estime qu'il veut laver son honneur
02:01et il pense même être réintégré dans la course, écoutons-le.
02:05Il s'agit donc, on le sait maintenant aujourd'hui, d'un coup monté.
02:09Et il n'y a pas d'affaire Brun, il y a une affaire Olivier Faure.
02:12Et donc, je vous annonce ce matin, que j'ai demandé à mes avocats, et ils viennent de le faire,
02:18de saisir la cour d'appel de Paris.
02:21Le juge des référés de la cour d'appel de Paris, qui devra se prononcer en vertu de ces éléments
02:25nouveaux.
02:26Car le jugement rendu ce matin est caduque, car ne prend pas en compte les informations du cadar enchaîné,
02:32qui changent absolument tout dans la décision des juges.
02:35Je suis donc aujourd'hui serein et déterminé à faire valoir mes droits,
02:40et notamment celui d'être candidat à l'élection primaire du Parti Socialiste.
02:45Cette détermination semble intacte.
02:47Peut-être un point d'analyse avec vous, Victor Hérault.
02:51Est-ce que c'est vrai que ça a été tranché très rapidement, peut-être trop rapidement ?
02:55Il y a d'un côté l'écoute de la parole de cette collaboratrice, c'est important,
02:59et de l'autre côté la présomption d'innocence également.
03:01Est-ce que l'un ou l'autre, et surtout l'autre, a été bafoué ?
03:04Ça a été tranché plus que vite, puisque ça a été tranché moins de dix minutes
03:07avant la clôture des candidatures pour la primaire socialiste.
03:10Alors effectivement, il y a cette histoire d'appel d'une plaignante visant Philippe Brun.
03:15Philippe Brun lui dit, en s'appuyant sur des informations du cadar enchaîné,
03:19qui reste à vérifier juridiquement,
03:21mais il dit qu'il n'y a pas eu d'appel de cette plaignante, tout ça est faux.
03:24Et en réalité, le Parti Socialiste a été berné, la direction du Parti Socialiste a été bernée,
03:28c'est ce que prétend Philippe Brun.
03:29Mon éviction, si vous voulez, n'a pas de fondement.
03:31Il faut reconnaître d'abord que c'est absolument rocambolesque.
03:35Là, c'est une sorte d'assassinat politique, si vous voulez.
03:38C'est-à-dire que neuf minutes avant la fin du scrutin, on dit,
03:39tu n'as pas le droit de participer à cette élection interne,
03:43c'est-à-dire cette primaire.
03:45Lui accuse directement, fort, en disant,
03:47c'est une affaire forte, ce n'est pas une affaire brun.
03:50Sous-entendant aussi que l'élection interne perdrait toute sa légitimité, si vous voulez.
03:55Il remet en cause ce scrutin interne.
03:56Il faut dire que c'est absolument rocambolesque.
03:58C'est peut-être la seule chose, et là, c'est un petit fantasme de journaliste politique,
04:01c'est comme ça que je parle,
04:02mais c'est la chose la plus passionnante qui se passe pour l'instant dans cette campagne.
04:05Il faut quand même reconnaître qu'il y a quelque chose, moi, qui me gêne, personnellement,
04:09et je ne suis pas là pour défendre ou pour accuser Philippe Brun,
04:12mais la présomption d'innocence dans ce cas précis a été complètement bafouée.
04:16C'est-à-dire que neuf minutes avant le scrutin, on décrète que sur un simple appel,
04:19si tant est qu'il existe puisque Philippe Brun dément cette information,
04:23sur un simple appel d'une plaignante,
04:25on écarte complètement Philippe Brun comme s'il avait été reconnu coupable par la justice.
04:29Lui dit même, d'ailleurs, il n'y a pas de plainte pénale qui me vise.
04:32Donc, si vous voulez, il y a quelque chose là d'assez, comment dire,
04:35c'est au-delà de la télé-novella dont vous parliez,
04:39ça ressemble quand même à un assassinat politique, si vous me le permettez.
04:42Boris Vallaud, est-ce que ça risque d'entacher cette primaire ?
04:46– Je voudrais simplement dire les choses avec beaucoup de simplicité,
04:49parce que je ne crois pas qu'il y ait d'éléments nouveaux.
04:51Par ailleurs, ce matin, la justice a donné raison à la décision
04:56qui a été prise par le bureau national du Parti socialiste,
04:59à l'unanimité sauf une voix.
05:02Philippe Brun a fait appel, c'est bien son droit.
05:05Au fond, quand la direction du Parti socialiste est saisie,
05:10deux faits qui sont susceptibles d'une qualification pénale venant d'une plaignante.
05:14Il y a deux attitudes.
05:16Celle que finalement vous suggérez, on n'en tient pas compte.
05:20Et puis celle qui a motivé la décision du Parti socialiste,
05:25qui est de prendre une mesure de suspension,
05:27qui est une mesure conservatoire.
05:29Le bureau national du Parti socialiste, le Parti socialiste,
05:32ça n'est pas un tribunal.
05:33Ça n'est même pas l'instance chargée d'examiner.
05:36– Mais quand Philippe Brun pourrait-il rentrer dans la primaire de votre catégorie ?
05:39Puisque c'est suspensif, quand est-ce qu'il pourrait réintégrer cette cause pénalisante ?
05:43– Nous ne disons pas, nous ne disons pas s'il est coupable ou s'il est innocent.
05:47Nous ne disons pas est-ce que les faits sont avérés ou est-ce qu'ils sont faux.
05:52Il a été porté à la connaissance de la direction des faits graves
05:57qui ont commandé cette mesure, qui est une mesure de suspension.
06:00À la justice, si elle est saisie, je crois qu'elle l'est par Philippe Brun,
06:04en tout état de cause, de dire la vérité.
06:07Mais nous, on ne se transforme pas en juge.
06:09– Un peu quand même.
06:10– Et donc, dans la mesure où on ne peut pas avoir été entendus…
06:14– Parce que le principe de la suspension,
06:18c'est qu'une fois que la justice sera passée,
06:21soit elle peut être confirmée…
06:22– Dans combien de temps ?
06:23– Soit elle peut être levée.
06:23– Il y aura déjà un candidat à la primaire.
06:26– Vous ne pouvez pas nous demander à la fois de respecter la présomption d'innocence
06:30et en même temps de nous faire nous-mêmes juge.
06:31– Respecter la présomption d'innocence et le principe du contradictoire
06:34pour ne pas prendre de décision concernant Philippe Brun tant que la justice n'est pas passée.
06:38– Les décisions qui ont été prises recherchent un équilibre
06:41qui est un équilibre dont je conviens qu'il est ténu et difficile
06:44entre la prise en compte de la parole des femmes
06:48et la présomption d'innocence puisque nous ne sommes pas dans le tribunal.
06:51– Rocaille Adialo, c'est vrai qu'il y a souvent cette phrase,
06:54d'abord écoutons les femmes, d'abord elles ont raison.
06:57Et puis après, certains disent, on verra pour la présomption d'innocence.
07:00Est-ce que vous comprenez que ça puisse aussi choquer
07:02et que ça puisse entraver un parcours quel qu'il soit ?
07:06– Alors il y a deux choses différentes, c'est-à-dire que dans ce cas-là,
07:08la présomption d'innocence demeure.
07:10Le parti n'y est pas tenu, il peut prendre des mesures à titre conservatoire
07:13si une personne fait l'objet d'un signalement
07:15qui correspond à des allégations qui sont non seulement contraires
07:19à la philosophie du parti, mais aussi peuvent effectivement
07:22rendre sa candidature compliquée.
07:23Donc le parti est dans son bon droit, on peut le discuter,
07:26mais dans ce cas-là, il n'entrave pas le droit à Philippe Brun
07:29de se défendre devant la justice parce qu'encore une fois,
07:32ce n'est pas une condamnation, c'est juste une décision interne
07:34à un parti de concourir à une primaire.
07:37À ce jour, il n'existe pas de droit universel
07:39à concourir à la primaire d'un parti.
07:41D'autres personnes ont été écartées pour d'autres raisons.
07:43On peut encore une fois en débattre, mais malheureusement,
07:46ou heureusement, selon le point de vue,
07:48c'est le droit du parti et ça a d'ailleurs été validé
07:50ce matin par le tribunal.
07:51– Il y a d'autres choses qui secouent le parti,
07:54ce sont là où des règlements de compte,
07:56ou en tous les cas des phrases assez rudes,
07:57c'est de rue, comme on dit,
07:59c'est Golan Royale qui a qualifié le candidat
08:02que vous soutenez, Raphaël Gluxma, de stagiaire.
08:04Vous-même, vous avez réagi, vous avez dit
08:05que c'était hors de propos, elle a été rappelée à l'ordre,
08:08mais qu'est-ce qui garantit qu'elle ne le refera pas ?
08:11– Vous la connaissez bien, mieux que moi sans doute.
08:14– Nous n'avons aucune garantie et si Golan Royale
08:17se singularise par quelque chose, c'est par sa liberté.
08:20Bon, donc je crois qu'il est dans l'intérêt,
08:22elle peut le comprendre, des candidats
08:26à cette désignation militante, de la gauche,
08:29de ne pas se tromper d'adversaire.
08:31Notre grand adversaire, c'est l'extrême droite.
08:33Et nous sommes entre camarades
08:35dans un processus de sélection les airs et les autres.
08:38– Si vous réagissez comme ça entre camarades,
08:40on n'a pas envie d'être camarade avec vous,
08:41être qualifié de stagiaire, c'est quand même assez rude,
08:43c'est-à-dire pas d'expérience.
08:44– Vous savez, j'ai bien réfléchi à ça.
08:45– Et même M. Gluxman, il y est allé.
08:47– Bien sûr, parce qu'il ne s'en laisse pas compter.
08:50Mais ce que j'ai dit, moi, pour ce qui me concerne,
08:51c'est que les choses, maintenant, il fallait qu'elles cessent.
08:53Vous savez, je lisais, c'est amusant, un article ce matin
08:56qui disait que l'essentiel des grands progrès,
08:59des grandes avancées en matière de recherche mathématique
09:01se font avant 40 ans, mais peut-être qu'en politique,
09:03il y a une règle identique.
09:06– Oh, dis donc !
09:07Bon, ça continue.
09:08– Faisons conscience, oui.
09:10– Je peux me permettre un petit trait d'humour
09:12et d'ironie, ne le prenez pas mal.
09:14Parfois, on a dit de la droite, c'était la plus bête du monde,
09:16il ne faut pas que tout ça se transforme pour vous en gauche
09:18et en machine à perdre, la gauche la plus bête du monde.
09:20– Mais c'est parfaitement ce que je plaide,
09:23chacun des candidats à cette primaire est légitime,
09:25a des choses à dire, une expérience à faire valoir,
09:28des colères à partager, des espoirs à formuler,
09:30des propositions à dessiner,
09:31et moi, c'est ça que j'ai envie d'entendre,
09:33le reste ne m'intéresse pas.
09:33– Vous n'imaginez pas que Mme Royal,
09:36avec la carrière qu'elle a eue,
09:37finaliste à la présidentielle de 2007,
09:40beaucoup aussi d'amertume vis-à-vis de la direction du parti
09:42au moment de sa victoire volée à la tête du parti,
09:45vous ne croyez pas qu'elle est venue,
09:46qu'elle se présente pour régler des comptes
09:49avec la direction du parti, avec d'autres.
09:52– Je n'ai pas envie de faire ce genre de supputation, voilà.
09:54Donc moi, je dis, place au débat, place aux idées,
09:57place à l'intérêt que les Français ont
09:59pour le débat politique et le débat public
10:01dans un moment qui est un moment difficile,
10:03difficile d'abord pour eux-mêmes.
10:04– Alors c'est intéressant parce que aussi,
10:05cette primaire, ça va être l'occasion d'une clarification,
10:09notamment avec les Insoumis.
10:11Hier soir, Boris Vallaud, sur ce même plateau,
10:14Olivier Faure, à qui on pose souvent la question,
10:16qu'est-ce qui va se passer ?
10:17Est-ce que vous fermez la porte ?
10:18Est-ce que c'est définitif avec les Insoumis ?
10:20Ou est-ce que la porte est entreverte ?
10:22Écoutons sa réponse.
10:24– Que toutes celles et ceux qui nous disent,
10:26mais je vais taxer les super-profits,
10:29je vais faire une politique de gauche,
10:31je vais engager une révolution écologique.
10:34Mais ils veulent, à l'Assemblée nationale,
10:37le faire avec qui ?
10:38– Je ne parle pas d'alliance.
10:39Je vous dis simplement que vous ne pouvez pas jeter à la mer
10:43toute une série de gens qui votent à 80% avec vous
10:47à l'Assemblée nationale.
10:48C'est tout.
10:49Je dis simplement qu'on ne peut pas passer sa vie
10:51à être dans l'antagonisme avec la gauche,
10:56là où nous avons besoin de dresser une muraille
10:58face à l'extrême droite.
11:00– Bon, muraille face à l'extrême droite,
11:02il n'y a pas de doute.
11:03Mais alors, petit muret face aux Insoumis ?
11:05– Vous savez, en fait, la prise de parole d'Olivier Faure,
11:10franchement, c'est déjà presque une prise de parole d'un battu,
11:13de quelqu'un qui ne croit pas la possibilité
11:14qu'un candidat socialiste, de l'espace de cette gauche sociale,
11:19écologique, puisse gagner l'élection présidentielle,
11:22puisse ensuite rassembler largement l'ensemble des Français,
11:25évidemment ceux qui auront voté pour nous,
11:27ceux qui auront voté pour d'autres,
11:28mais qui voudront non seulement faire barrage à l'extrême droite,
11:31qui est un objectif, mais qui n'est pas un projet de société en soi,
11:34mais qui veut ensuite, en effet, défendre un modèle de justice,
11:39de justice sociale, justice fiscale,
11:42de préparation de l'avenir dans l'éducation,
11:44dans l'adaptation au changement climatique.
11:46Donc moi, j'ai envie, vous savez, on a une élection présidentielle.
11:48Je veux la gagner et je pense qu'on peut la gagner.
11:50– Oui, mais lui pense que vous ne pouvez pas la gagner,
11:52que si vous voulez vraiment appliquer une politique de gauche,
11:54vous aurez besoin des Insoumis,
11:55et pas seulement des électeurs de l'appareil de M. Mélenchon.
11:59– Moi, je crois que M. Mélenchon ne va pas gagner,
12:01et je crois qu'il ne peut pas gagner.
12:02Et donc cette question-là, vous la poserez,
12:03mais vous la poserez, vous lui poserez ensuite à lui.
12:07Voilà.
12:07Moi, vous savez, l'ambiguïté stratégique,
12:08à la fin, il ne reste que l'ambiguïté.
12:10– Boris Volo, je dis les choses avec…
12:13Simplement, je pense que la gauche sociale,
12:17démocratique, écologique peut gagner,
12:18qu'elle peut avoir une majorité absolue,
12:20que c'est ce vers quoi nous devons tendre.
12:22Tout le reste, j'ai bien compris,
12:23que ça vous agitait depuis maintenant des années et des années,
12:25mais moi, mon obsession, c'est la vie des Français,
12:27vous voyez, ce n'est pas celle de…
12:28– Non, mais ça veut dire que M. Glucksmann,
12:29c'est le candidat du barrage à M. Mélenchon ?
12:32– C'est le candidat des Français aux vies difficiles.
12:34– Sans doute, mais est-il celui du barrage aussi à M. Mélenchon ?
12:35– Non, mais c'est tout, j'ai bien compris votre question,
12:36vous avez compris ma réponse.
12:38– Ah, je connais cette réplique, ça me dit quelque chose.
12:40– J'aurais pu le faire d'ailleurs avec…
12:41– Avec…
12:43– Mais la juste formule.
12:44– Mais est-ce que les Français aux vies les plus difficiles
12:45s'identifient à ce que défend M. Glucksmann ?
12:47– Je n'en suis pas convaincue.
12:48Ne serait-ce que l'accès à la primaire à 15 euros,
12:50on sait que ça va de fait constituer une barrière pour les Français.
12:53– Mais vous croyez que beaucoup de Français s'identifient
12:55à la brutalité dans la façon qu'a Jean-Luc Mélenchon
12:59de faire de la politique, dans le fait de d'abord
13:01faire comme adversaire principal…
13:02– Vous ne pouvez pas me répondre par la mégatif sur les insoumis ?
13:05Moi, je vous pose la question sur vous précisément.
13:06– Moi, je vous réponds, oui, quand on défend le pouvoir d'achat
13:09des Français et des Français…
13:09– Mais votre primaire à 15 euros, qui est-ce qu'elle concerne concrètement ?
13:12– Alors d'abord, je vais vous dire, Madame,
13:15ce sera, dans l'espace politique, donnez-moi un autre exemple,
13:19la désignation la plus large et la plus démocratique
13:21de tout l'espace politique.
13:22Vous pouvez me dire comment M. Mélenchon, par exemple,
13:23a été désigné par qui ? Dans quelle primaire ?
13:26Dans quel exercice démocratique ? Par personne.
13:28– Mais là, c'est une barrière.
13:29– D'autorité par l'un militant.
13:29Il se trouve que le montant de la cotisation d'un militant
13:32d'Europe Écologie Les Verts, pour désigner Mme Tondelet,
13:34c'est 15 euros.
13:36– Je vais reposer la même question.
13:38– Par ailleurs, nous avons un tarif social à 10 euros,
13:42qui est la moitié du tarif social d'adhésion
13:44au Parti Socialiste.
13:45Ce n'est pas une primaire ouverte,
13:46c'est une désignation militante,
13:48parce que nous voulons fidéliser ceux qui viendront voter.
13:50Nous voulons qu'ils s'engagent dans la campagne,
13:51nous voulons qu'ils se battent,
13:52nous voulons qu'ils nous aident à gagner ces élections.
13:54C'est ça qui compte.
13:56Et quand vous me dites,
13:56est-ce que les gens qui ont des vies difficiles
13:58se reconnaissent dans ce que nous proposons ?
13:59Vous savez, moi, je suis élu d'un territoire rural.
14:02Vous savez, je ne croise pas beaucoup
14:03des patrons du CAC 40 et des milliardaires
14:05dans ma circonscription.
14:06Moi, je vois des agriculteurs qui ne vivent pas de leur travail.
14:08Je vois des ouvrières d'agroalimentaire
14:09qui ont des troubles musculo-squelettiques.
14:11Je vois toutes ces femmes qui tiennent la campagne,
14:12qui sont dans les métiers du soin et du lien.
14:14C'est à elles qu'on va s'adresser.
14:15Vous, M. Ballot, Boris Ballot,
14:16on ne vous fait pas la question.
14:17Oui, mais moi, je suis aux côtés de Raphaël Glucksmann.
14:20Pourquoi ? Parce que c'est ce qu'il défend.
14:21Pardonnez-moi, donc vous lui apportez
14:23ce manque aussi de représentation
14:25auprès d'une France qui est plus populaire,
14:28qui est plus rurale.
14:30Vous pensez que c'est vraiment le candidat
14:31de la France profonde, M. Glucksmann ?
14:33C'est le candidat de tous les Françaises et les Français.
14:34Et de la France profonde ?
14:35Il est en train de construire.
14:36Oui, parce qu'il est à l'écoute de cette France-là.
14:37Parce que quand moi, je lui parle
14:38de ce que vivent les gens dans ma circonscription,
14:40il écoute.
14:41Mais est-ce qu'ils se reconnaissent ?
14:42Il se bat.
14:44Est-ce qu'ils se reconnaissent ?
14:44Parce qu'il y a eu des fuites aussi
14:46sur le portrait type qui avait été indiqué.
14:48Oui, et d'ailleurs, ça a valu à celui
14:50qu'il avait dessiné d'être remercié.
14:53Mais le fait même que ça existe,
14:54ça ne pose pas question ?
14:55Qui lui-même ne se reconnaissait pas
14:56dans cette sociologie.
14:57Vous savez, peut-être parce qu'il a l'histoire personnelle
15:00qu'il a, Raphaël Glucksmann.
15:02Peut-être parce qu'en effet,
15:04il a eu une enfance qui n'est pas celle
15:06de beaucoup de Françaises et de Français
15:07aux vies difficiles que je décris.
15:09Il a une haute conscience,
15:10haute conscience,
15:11de ce que vivent beaucoup de Françaises et des Français.
15:14J'ai rarement vu autant de sincérité
15:16dans l'engagement politique.
15:17Vous savez, c'est dur à dire.
15:19Mais la sincérité en politique,
15:21ce n'est pas toujours la chose la mieux partagée.
15:23Mais moi, je vois un homme
15:23quand il est avec des agriculteurs,
15:25quand il est avec des ouvriers,
15:26quand il est avec des aides-soignantes.
15:29Est-ce qu'il est à l'écoute ?
15:31Il est à l'écoute.
15:32Est-ce qu'il est à l'aise ?
15:33Moi, je me rappelle toujours de la phrase
15:34qu'il avait prononcée.
15:35D'ailleurs, souvent, elle lui est reprochée.
15:37Mais quand il avait dit,
15:38avec sincérité, j'en suis sûre,
15:39qu'il est plus à l'aise à New York
15:41ou ailleurs qu'en Picardie.
15:43Et il se mettait lui-même
15:44dans cette élite mondialisée.
15:46Comment cette élite mondialisée ?
15:47C'est sa phrase, M. Vallaud.
15:49Est à l'aise aujourd'hui en Picardie.
15:51Est à l'aise en Corrèze.
15:53Est à l'aise avec les infirmières,
15:54avec les ouvriers,
15:55avec les pêcheurs,
15:56avec les agriculteurs ?
15:57Parce que la France,
15:57on ne la distingue pas
15:58en fonction de qui est qui.
16:00Et que par ailleurs,
16:02dire, je sais que j'ai eu la chance
16:06dans ma vie de cette naissance,
16:08mais dire que ça renforce
16:09d'autant plus mon sentiment
16:10qu'il y a des vies invivables,
16:12qu'il y a des injustices
16:13qu'il faut combattre au berceau,
16:14que nous devons avoir plus de solidarité
16:17fiscale, sociale,
16:18que les premières victimes
16:19du changement climatique,
16:19ce seront les classes populaires,
16:20et de se battre pour elles,
16:21plutôt que, comme depuis dix ans,
16:24n'être le président
16:25que de quelques-uns
16:26des bookmakers
16:27qu'ont fait élire Emmanuel Macron.
16:29Eh bien non,
16:30Raphaël Guixman,
16:31il s'adresse à tous les autres.
16:32Et c'est pour ça
16:33que je suis à ses côtés.
16:34– Mais il y a des choses
16:34que vous avez l'air convaincus.
16:36– Mais parce que depuis,
16:37ça fait dix ans
16:38que dans l'opposition,
16:39que ça fait dix ans
16:40au Parti Socialiste,
16:41que j'ai dit qu'il faut parler
16:41aux classes populaires,
16:43des classes populaires,
16:44pas pour ne parler qu'à elles,
16:45mais comme condition
16:46– Et mettre Terra Nova
16:47à l'époque derrière,
16:48celle qui vous avait éloigné,
16:49la fameuse étude
16:50qui vous avait éloignée
16:51des classes populaires,
16:52des classes moyennes.
16:53– Je ne l'avais jamais lue.
16:54– Bon, vous voyez,
16:55vous avez bien fait.
16:56Peut-être que vous allez lire
16:58de plus près la copie du budget.
17:00Elle commence à s'esquisser.
17:01Vous êtes le président
17:02du groupe socialiste
17:03à l'Assemblée.
17:04C'est une bataille homérique
17:05qui se prépare.
17:06Et d'ailleurs,
17:07vous aviez considéré
17:08il y a quelques jours
17:08que c'est plutôt
17:09une provocation qu'un budget.
17:10Mais les choses
17:11ont peut-être changé depuis,
17:13M. Boris Vallaud,
17:13puisqu'on apprend
17:14que le Premier ministre
17:14vous tend la main,
17:15encore une fois.
17:16vous tend la main
17:17et vous avez écrit un courrier.
17:18Je crois que vous êtes le seul,
17:19d'ailleurs,
17:19les socialistes.
17:20Bruno Jeudy,
17:20je parle sur votre contrôle.
17:22Qu'est-ce que vous lui répondez
17:23à cette main tendue ?
17:25– Effectivement,
17:25on a reçu un courrier.
17:27D'ailleurs,
17:27c'est assez distrayant
17:28qu'il nous soit adressé
17:29un courrier
17:31après que le Premier ministre
17:32ait posé sur la table
17:33un budget tellement éloigné
17:36de ce qu'il sait
17:37que nous avons défendu
17:38l'année dernière.
17:39Quand on fait 54 milliards d'économies,
17:42on va regarder vos propositions,
17:43on va faire l'évaluation
17:45de leurs coûts sociaux et économiques.
17:47Moi, je peux vous faire
17:48le coût social et économique
17:49des propositions du Premier ministre.
17:51On va continuer
17:52de faire les poches
17:53des Français qui travaillent
17:54et qui ne vivent pas
17:54de leur travail.
17:55– Attends,
17:55donc c'est un budget
17:57qui abîme le pays, là ?
17:58– C'est sûr que c'est un budget
17:58qui abîme le pays.
17:59C'est même un budget récessif.
18:0154 milliards d'économies,
18:02c'est un point de PIB en moins.
18:03Alors quand la prévision de croissance
18:04est à 1 point,
18:051 moins 1,
18:06c'est pas très bon en maths,
18:07mais normalement,
18:08c'est que sans croissance,
18:09on a des recettes fiscales,
18:12on réduit le déficit,
18:13on stabilise la dette
18:14et on finance
18:15les politiques sociales,
18:17la préparation de l'avenir,
18:18la recherche,
18:18l'enseignement,
18:19l'adaptation au changement climatique,
18:20c'est un grand monstre.
18:20– Mais attendez-moi,
18:21je ne comprends pas.
18:22Bruno, je dis comment
18:23le Premier ministre,
18:23expliquez-nous Sébastien Lecornet
18:25qui demande un effort
18:26de 54 milliards,
18:28même si c'est un affichage important,
18:29écrit une lettre
18:30à M. Boris Vallot
18:32et au groupe
18:33et aux socialistes
18:33pour demander,
18:34pour dire
18:35je vous tends la main
18:36alors qu'il y a
18:37un océan
18:38qui ne les sépare.
18:39– Je pense que le Premier ministre
18:40reprend l'histoire
18:41là où elle s'est arrêtée
18:42l'année dernière
18:43lorsque les socialistes
18:44n'ont pas censuré
18:46le budget 2026,
18:48donc il se retourne
18:50à nouveau vers M. Vallot
18:52et les députés socialistes
18:53et il veut avoir
18:54leur réponse.
18:56Sur un budget,
18:57M. Vallot,
18:58c'est ça que je voudrais savoir
18:59parce qu'en dehors,
19:00on a compris que votre réponse
19:01était que vous ne soutiendriez
19:02pas ce budget,
19:04mais est-ce que vous le censurerez,
19:06est-ce que vous vous associerez
19:07à la censure
19:08que déposeront
19:09les Insoumis ?
19:10Ils l'ont déjà dit
19:11par la voix de Mme Pannot.
19:12– Juste Bruno Jeudy,
19:13d'abord,
19:14vous dire que
19:14je n'ai pas le sentiment
19:15que le Premier ministre
19:17reprenne l'histoire
19:18là où on l'a laissé,
19:19dans la construction
19:20d'un compromis
19:21très insatisfaisant
19:22mais qui avait permis
19:22d'épargner
19:23beaucoup de souffrance
19:24aux Français,
19:25d'effacer le musée des Orbes.
19:25– C'est ce qu'il veut faire
19:26cette année aussi.
19:26– J'ai plutôt l'impression
19:27qu'il reprend l'histoire
19:28là où François Bayrou
19:30l'avait laissé
19:31à la fin de l'été
19:32qui fut le dernier pour lui.
19:33– 44 milliards à l'époque.
19:35– Oui,
19:35c'est la raison pour laquelle
19:36je n'ai pas le sentiment
19:37qu'il reprenne
19:38le Premier ministre.
19:39Il sait ce que nous proposons.
19:40Nous proposons
19:41une mesure sur le pouvoir d'achat
19:42qui est extrêmement importante.
19:43– Une CSG progressive
19:44inaudit du SMIC.
19:45– On baisse la CSG
19:45pour les travailleurs
19:46les plus modestes.
19:47Au niveau du SMIC,
19:48c'est 125 euros net par mois,
19:50quasiment un 13ème mois
19:51et on le finance
19:52par les grands héritages.
19:53– Ah, une taxe.
19:54– Oui,
19:55sur ceux qui passent
19:56à travers les mailles du filet.
19:57– M. Boris Vallaud.
19:57– Mais Madame,
19:58est-ce que vous trouvez normal
19:59d'une manière générale
19:59que mon boulanger
20:01à Montanx,
20:01mon village,
20:02il paye plus d'impôts
20:03que Total ?
20:04Vous trouvez ça normal ?
20:04– Est-ce que vous trouvez normal
20:06que mon voisin
20:08dér sur ado
20:09paye plus d'impôts
20:11que M. Bolloré ?
20:12– Ce qui m'étonne,
20:14M. Bolloré,
20:15c'est que c'est le réflexe
20:16pavlovien de la taxe.
20:18– Non,
20:18c'est le réflexe pavlovien
20:19de la justice.
20:20– Et vous ne le trouvez pas
20:21dans ce budget,
20:21donc vous allez vers une censure.
20:23– Non,
20:23je ne le trouve pas
20:24dans ce budget.
20:24– Donc les choses sont claires.
20:25– Écoutez,
20:26si ça demeure comme ça,
20:27oui,
20:27les choses risquent d'être claires.
20:28– Alors pourquoi
20:28il vous tend la main
20:29quand il connaît
20:29votre sincérité
20:30et vos propositions ?
20:31Je ne comprends pas,
20:31je suis très naïve.
20:33– Il nous dit,
20:34on peut discuter,
20:35c'est que cela ne tienne.
20:37Il connaît nos mesures
20:38sur le pouvoir d'achat.
20:39Après cet été brûlant,
20:40nous formulons
20:41des propositions
20:41extrêmement documentées
20:43sur l'adaptation
20:44au changement climatique.
20:46Nous venons en soutien
20:47des agriculteurs,
20:49dont certains
20:50ne passent pas l'hiver.
20:51– Il a débloqué
20:52un milliard.
20:53– Non, il a débloqué
20:54500 millions.
20:55Les 500 millions d'autres
20:56étaient déjà sur la table.
20:57Et par ailleurs,
20:57je peux vous dire
20:59que ça ne va pas suffire.
21:00Vous savez,
21:01dans mon département,
21:01l'élan,
21:02l'année dernière…
21:03– Il a déjà pris,
21:03je voulais dire,
21:04il a déjà pris en compte
21:05ce qui se passe
21:06sur l'agriculture.
21:07qui suis élu de la campagne,
21:08ce n'est pas une abstraction,
21:09vous voyez ?
21:09Moi, j'ai des agriculteurs
21:10qui ne vivent pas
21:10de leur boulot.
21:11Ils ne savent pas
21:11s'ils vont passer l'hiver.
21:12Qu'il, l'année dernière,
21:14ont eu le pire revenu agricole
21:17depuis 10 ans.
21:24– Lui-même dit,
21:26il a dû vous le dire
21:27ou il a dit
21:27à des députés socialistes
21:28qu'il a reçus,
21:28qu'effectivement,
21:30il s'agit de sauver
21:31l'agriculture.
21:32Je ne sais pas
21:33si ce qu'il débloque suffira,
21:34mais vous ne pouvez pas dire
21:35qu'ils ne le prennent pas
21:36en compte quand même.
21:37– Eh bien,
21:37nous allons au-delà
21:38parce que l'effort consenti
21:40est insuffisant.
21:41Nous proposons des propositions
21:43sur le financement
21:44de la loi intégrale
21:46qui est actuellement
21:48en débat
21:48à l'Assemblée nationale.
21:49nous formulons
21:50un certain nombre
21:51de mesures,
21:51oui,
21:51de justice fiscale.
21:52– Oui, j'entends,
21:53mais Boris Vallaud…
21:54– Vous savez pourquoi ?
21:55– Oui.
21:55– Parce que moi,
21:55j'en ai marre
21:56que les PME
21:57payent les impôts
21:58des multinationales
21:58qui ne les payent pas.
21:59Parce que j'en ai marre
22:00que les classes moyennes,
22:01les catégories populaires,
22:02les ouvriers,
22:03les AESH
22:04payent les impôts
22:06des multimilliardaires
22:06dont le taux d'effort fiscal
22:08est inférieur au leur.
22:09– Et la politique
22:09est aussi à faire.
22:10– Si on aime la République,
22:11si on aime la justice,
22:12si au fond,
22:13on se reconnaît
22:13dans la grande histoire
22:14de notre pays,
22:15eh bien,
22:15on ne laisse pas
22:16s'installer ce genre
22:16de situation.
22:16– Le Premier ministre
22:17n'aime pas la République,
22:18n'aime pas la France,
22:18n'aime pas les Français
22:19alors à vous entendre ?
22:20– S'il l'aime,
22:21à mon avis,
22:21il doit nous entendre.
22:23– Je ne doute pas
22:24qu'il l'aime.
22:24– Je ne vais pas vous dire
22:25que vous avez le monopole
22:26du cœur sur ça aussi,
22:27mais on ne va pas
22:27se jeter toutes les phrases
22:28historiques.
22:29– Oui, c'est ça, c'est ça.
22:30– Ce soir…
22:30– Vous ne l'avez pas fait
22:31avec l'action non plus.
22:32– Mais enfin,
22:32vous savez mieux que moi
22:33que la politique
22:33est affaire de symboles
22:44Français qui a un palme
22:45de la crédibilité,
22:46de la responsabilité
22:47chez les uns
22:48et pas chez les autres.
22:49Vous imaginez ça ?
22:50– On n'a pas de leçon
22:51de responsabilité à recevoir
22:53et certainement pas
22:54du Rassemblement national
22:55qui, pour défendre
22:56les Français l'année dernière,
22:57a été aux abonnés absents.
22:59D'accord ?
22:59Nous, nous l'avons fait,
23:00nous nous sommes battus.
23:01Les 9 milliards d'économies
23:02qui devaient être faites
23:02dans l'année blanche
23:03sur le dos des Français,
23:04la suppression des deux jours fériés,
23:06la suspension de la réforme
23:07des retraites,
23:07c'est nous,
23:08ce n'est pas Mme Le Pen.
23:09Mme Le Pen,
23:09elle regarde passer les trains.
23:10– Elle était d'accord avec vous.
23:11– Mme Le Pen,
23:11elle regarde passer les trains.
23:13Bon, donc pas de leçon
23:14de responsabilité.
23:15Et si,
23:15et quand je regarde
23:16les propositions du Premier ministre,
23:18moi je ne vois pas tellement
23:19la main tendue,
23:20en tout cas à ce stade,
23:21vers nous.
23:22Mais je vois la demande
23:23de ristourne
23:25de la contribution française
23:26à l'Union européenne,
23:27demande du Rassemblement national,
23:28je vois les journées de carence
23:29sur les aides sociales
23:31et les étrangers.
23:31– C'est le budget du RN,
23:32il aurait dû envoyer une lettre
23:33au Rassemblement national.
23:34– Je suis désolé,
23:35moi je ne me suis pas reconnu
23:37dans ces propositions.
23:38D'autres y ont vu
23:39une forme de signe.
23:41– M. Vallaud,
23:41il y a un autre argument
23:42qui est que c'est un budget particulier
23:45dans une année particulière
23:46avec une présidentielle
23:47et un président
23:48qui partira le 13 mai
23:49et le Premier ministre dit
23:51c'est un budget réversible.
23:53Au fond,
23:53c'est un budget d'une demi-année.
23:55Est-ce qu'il n'y a pas
23:56plutôt intérêt à,
23:57j'allais dire,
23:59à passer vite
24:00sur ce point-là
24:01sachant que le nouveau pouvoir
24:03qui s'installera,
24:03quel qu'il soit,
24:05reprendra la copie budgétaire ?
24:06Il faut qu'il y ait un budget
24:07pour pouvoir faire
24:07un budget rectificatif.
24:09Après,
24:09si vous n'avez pas de budget,
24:10vous allez au fond creuser
24:12un peu la situation
24:14que vous voulez gérer
24:15l'année prochaine.
24:16– Les propositions
24:17que nous faisons,
24:18elles sont efficaces
24:19sur le plan économique
24:20puisque notre rythme
24:22de consolidation,
24:24c'est-à-dire
24:24de réduction du déficit
24:26est beaucoup plus mesuré,
24:28beaucoup plus lent
24:29dans le temps
24:29que celui du gouvernement,
24:31ce qui nous permet
24:31de créer de la croissance,
24:32ce qui nous permet
24:32de réduire le déficit,
24:35mais de le faire
24:35dans la justice
24:36avec des mesures sociales
24:37et je pense en particulier
24:38à cette mesure
24:39pour le pouvoir.
24:39– Vous êtes moins d'intérêt
24:40à proposer,
24:41c'est-à-dire qu'il y a
24:43une arithmétique
24:43de la salle.
24:45– La main tendue,
24:46c'est une porte fermée ?
24:48– Je ne sais pas
24:49à quoi correspond
24:49la main tendue,
24:50je ne l'ai pas vu
24:50dans la proposition
24:51du gouvernement,
24:51je ne l'ai pas vu
24:52dans le courrier
24:52du Premier ministre.
24:53– Est-ce qu'il vaut mieux
24:53pas de budget du tout
24:54qu'un mauvais budget ?
24:55Ou l'inverse ?
24:55Est-ce qu'il vaut mieux
24:56pas de budget du tout
24:56qu'un mauvais budget ?
24:57Comme l'a dit De La Porte
24:59il y a quelques temps,
25:00c'est-à-dire la position inverse
25:01du Parti Socialiste
25:02il y a un an,
25:03est-ce qu'il faut un mauvais budget
25:04ou pas de budget du tout ?
25:05– Il faut que le Premier ministre
25:05revoie sa copie.
25:07Je veux dire,
25:07vous dites,
25:08ce n'est pas un vrai budget,
25:09c'est un budget provisoire
25:10et réversible.
25:10– Dans le jeu,
25:11il ne le revoit pas.
25:12– Pour ceux qui vont être mis
25:12à contribution tout de suite
25:14et pendant six mois,
25:15je veux dire,
25:15pour les gens
25:16qui n'ont pas d'argent,
25:18six mois c'est long.
25:20Voilà.
25:20Six mois c'est difficile.
25:21Vous savez qu'il y a 15%
25:22des Français
25:22qui terminent tous les mois
25:23à découvert.
25:23– Allez,
25:23nous en parlons régulièrement.
25:25– C'est la France
25:26qui n'a pas d'argent aussi.
25:27– Mais dans le budget,
25:28il y en a un,
25:29je ne veux pas
25:29que ce soit celui-là,
25:30d'accord ?
25:32– Monsieur Valois
25:33vous a répondu clairement,
25:34on se dirige vers la censure
25:36de la part des socialistes.
25:37– C'est ce que je comprends.
25:37– Si rien ne change,
25:39moi je ne suis pas dans,
25:41vous savez,
25:41je ne suis pas dans la menace
25:43pour la menace.
25:43Je dis juste que ce budget
25:45est injuste pour les Français
25:47et qu'il doit être
25:49radicalement corrigé.
25:50– Permettez-moi
25:51de terminer
25:51par une dernière question
25:52en voyant cette affiche
25:54de la primaire.
25:56Une seule femme,
25:58symbolisée,
25:58incarnée par Ségolène Royal,
26:00c'est la seconde
26:02un peu féministe
26:02si je puis dire,
26:04de l'émission.
26:05Elle compte aussi porter
26:07peut-être aussi
26:08cette voix-là.
26:10Vous regrettez
26:10qu'il n'y ait qu'une seule femme
26:11ou vous estimez
26:12que c'est...
26:12– D'une manière générale,
26:13je regrette qu'il n'y ait
26:15qu'une seule femme.
26:16– Mais peut-être
26:17qu'elle compte double,
26:17Madame Royal.
26:18– Peut-être qu'elle compte double.
26:19– Vous le saurez bien.
26:20– En tout cas,
26:21ça n'en laissera pas compter,
26:21ça on en est assuré.
26:23– Bon, merci Boris Vallaud,
26:24merci à vous.
26:25– Merci.

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