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00:00Le devoir d'honnêté, il est important dans une situation aussi délicate.
00:03Dans quelques instants, Anne-Sora Dubois et Bruno Jeudy vont nous rejoindre.
00:06Il y a un sujet sur lequel je voudrais vous faire réagir,
00:08parce que c'est un banquet, c'est un événement que vous mettez en avant, évidemment,
00:15et qui est revenu pour la troisième année de suite à Béziers, c'est le canon français.
00:19Alors, nouveauté de cette édition, je crois que c'est plus de 3000 personnes
00:22qui ont été accueillies dans les arènes sur deux jours, c'était vendredi soir.
00:26Et hier, dès midi, toute la journée, la soirée, il s'agit de banquets géants
00:30pour célébrer les produits locaux et le patrimoine français.
00:33Alors, le soutien apporté par vous, par la ville, Robert Ménard fait beaucoup réagir.
00:38À gauche, on dénonce un événement qui ne veut rassembler que de bons français
00:42autour de slogans bien franchouillards, voire identitaires,
00:45et beaucoup veulent l'interdire. Que leur répondez-vous ?
00:47Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte de la folie du monde ?
00:51Si vous n'aimez pas la chanson française, si vous n'aimez pas le cochon et la charcuterie,
00:56je suis végétarien. En plus, vous voyez, je ne plaide même pas pour moi.
01:00Si le vin, vous ne l'aimez pas et vous ne voulez pas boire de vin,
01:03et je ne bois pas de vin, vous voyez, donc je ne plaide pas pour moi.
01:06Mais vous ne venez pas au canon français.
01:08Madame, personne ne vous a pris par la peau du cou en vous disant, il faut aller là-bas.
01:13C'est un moment formidable.
01:16Les gens sont heureux. Ils se retrouvent.
01:18Alors pourquoi la gauche dénonce une exaltation identitaire ?
01:21Il y a même une députée LFI qui a estimé il y a quelque temps
01:23que le canon français sème la terreur, la terreur dans le pays.
01:26Mais enfin, il faut être foufeux.
01:28Il déteste, il déteste ce que tout le monde aime.
01:31Dans ma vie, pas tout le monde.
01:33Ils ne votent pas tous à droite, que ce que les gens aiment.
01:36Vous n'aimez pas Michel Sardou, vous ?
01:37Est-ce que ça fait parce que vous...
01:39Je ne sais pas, je vous pose la question.
01:41Ce n'est pas grave, il y a pire comme question.
01:42Vous êtes en face de moi, donc je vous pose la question à vous.
01:45Pourquoi ? Parce que tu aimes Michel Sardou, tu es de droite ou d'extrême droite.
01:49Ou alors Alain Delon, puisqu'on recevra tout à l'heure sans-fils.
01:51Ou Alain Delon, ça ferait quoi ?
01:53Ils sont d'une intolérance, d'une intolérance terrible.
01:59Tu te dis, mais demain, ces gens-là au pouvoir,
02:01mais vous vous rendez compte, vous vous rendez compte,
02:04on ne va plus faire la fête ensemble.
02:06En tout cas, Béziers continuera à accueillir le canon français.
02:08Je vais même vous annoncer.
02:10Écoutez, il y a eu 3 300 personnes.
02:12Il y a 1 200 personnes chaque soir qui n'ont pas pu rentrer tellement c'est plein.
02:16Donc, j'ai promis qu'il y en aurait 3 soirs l'année prochaine.
02:19Rien que pour emmerder, ce qui va nous emmerder.
02:21– Robert Ménard, on va accueillir.
02:23Ils ne vont pas, pour reprendre votre mot, vous emmerder.
02:26Au contraire, ils vont vous pousser dans vos retranchements
02:28sur différents sujets, comme tous les dimanches.
02:31Nos journalistes, Anne-Sora Dubas, bonsoir.
02:34– Bonsoir. – Bruno Jeudy, bonsoir à vous.
02:35– Bonsoir, Robert. – Bonsoir à vous deux.
02:37– Attentivement écoutez.
02:38Et peut-être, il y a encore un sujet que je vous soumets,
02:41que je soumets à Robert Ménard,
02:43parce que vous tenez à en parler et c'est dans l'actualité
02:46puisque ce n'est pas un sujet de journaliste entre journalistes,
02:49un sujet sur la liberté d'expression.
02:51Charles Sapin, comme vous le savez,
02:53finalement ne tiendra pas sa chronique sur France Inter.
02:55Il a expliqué sa position, sa décision contrainte.
02:58Et il l'a fait, il faut bien le dire,
02:59dans un texte très clair, incisif et sans aucune ambiguïté.
03:02Peut-être qu'on peut voir quelques lignes de ce texte.
03:07On va laisser Bruno et Anne poser l'élection.
03:10Mais est-ce que vous estimez, Robert Ménard,
03:12que Charles Sapin, dès le début finalement,
03:14était victime d'un procès d'intention
03:16parce que venant de Valeurs Actuelles,
03:17après avoir été au point,
03:19là on voit ses mots à lui,
03:21on va voir aussi la direction de France Inter,
03:24l'ASDJ de France Inter.
03:26Est-ce que vous estimez que dès le départ,
03:27cette affaire était mal emmanchée ?
03:30– Et c'est inquiétant, c'est inquiétant en soi,
03:32mais c'est encore plus inquiétant.
03:34Je vous rappelle que le service public,
03:35c'est nous qui le payons.
03:36Il faut juste peut-être leur rappeler
03:38que c'est les impôts des Français qui font.
03:42Moi je vais vous dire, je ne vais pas sur le terrain
03:45Charles Sapin, que je connais donc,
03:47et qui m'a bousculé dans des interviews et tout,
03:52je ne vais pas dire, mais Charles Sapin,
03:54écoutez, c'est un monsieur raisonnable et tout,
03:56ce qu'il est et tout, ce n'est pas le problème.
03:58Il serait de valeur actuelle, pur sucre valeur actuelle,
04:02mais je le défendrais de la même façon.
04:04– Le valeur actuelle qui est, à l'époque où il est condamné
04:07pour le racisme, pour cet article pour Daniel Obono.
04:11– Et libération qui faisait la…
04:15– Pol Pot et compagnie ?
04:16– Non, non, libération, la pédophilie,
04:18mais vous vous rappelez, moi je me souviens des papiers,
04:21l'éloge de la pédophilie, je me souviens du monde
04:24qui applaudissait à l'entrée de…
04:26– Là vous parlez de la pétition, Gabriel Matzneff et d'autres.
04:28– Voilà, vous vous souvenez, deux minutes,
04:32de l'arrivée de Pol Pot à Phnom Penh, applaudie par le monde.
04:37L'humanité, l'humanité qui va te faire une leçon de morale,
04:41ils ont collaboré avec les Allemands à un moment donné,
04:44qui occupaient ce pays, juste je rappelle,
04:46et ensuite ils ont fait l'éloge de Staline,
04:48et eux ils viennent nous demander,
04:50mais malgré tout ce que je viens de dire,
04:52si demain, Libération, Le Monde ou l'humanité,
04:57un de leurs journalistes, ont le retiré,
04:59je prends les cas, vous les inviteriez ici comme éditorialistes,
05:01et d'un coup il y aurait une manifestation,
05:04je n'ose pas l'imaginer ici,
05:05qui empêcherait tel ou tel de s'exprimer,
05:08mais je hurlerais de la même façon.
05:10– Attendez, parce que la liberté de la presse,
05:13ça ne se découte pas,
05:15ce n'est pas un saucisson que tu découpes,
05:17ce n'est pas des rondelles,
05:19tu l'acceptes dans ta totalité.
05:20Et la grandeur de la liberté d'expression,
05:23les déclarations universelles des droits de l'homme,
05:25la Convention européenne des droits de l'homme,
05:26c'est dire, il faut d'abord la défendre
05:28pour ceux qu'on n'aime pas, madame,
05:30qui vous choquent, que vous détestez,
05:33c'est pour eux.
05:33Sinon, pour défendre la liberté de la presse,
05:35que des mecs qui pensent, ou des filles qui pensent comme toi,
05:37honnêtement, tu n'as pas un grand effort à faire.
05:39Tu ne le fais pas.
05:40Moi, j'aurais été journaliste à France Inter,
05:42j'aurais applaudi, j'aurais dit,
05:43je déteste ce journal.
05:46– Il faut dire que Robert Ménard,
05:48journaliste à France Inter,
05:49déjà le début de la phrase était un peu compliqué.
05:51Si vous me permettez un petit sourire,
05:52ça fait du bien.
05:53– Vous voyez ce que je veux dire ?
05:54Moi, la rédaction, si je les croise,
05:56attendez, pardon, j'en connais les journalistes à France Inter.
05:58– J'imagine.
05:59– Et je leur ai dit, je leur ai dit,
06:00mais comment tu peux accepter ça ?
06:02Comment tu peux imaginer que tel journaliste,
06:06parce qu'il vient de tel média,
06:08en l'occurrence Valeur Actuelle,
06:11tu ne le veux pas ?
06:11Attendez, c'est un édito de 2 minutes 20.
06:15Alors peut-être qu'il y a une audience formidable
06:17à 7h du matin, le dimanche, j'ai des doutes.
06:20Enfin, quand même, tout à l'heure, vous disiez…
06:23– Non mais de toute façon, on perd ses questions.
06:24On devrait être tous d'accord, quoi qu'on pense,
06:27quoi qu'on vote, quels que soient nos parcours professionnels,
06:30je ne sais pas, parce que je me considère un peu encore,
06:32j'ai tellement été longtemps journaliste,
06:34on devrait au moins se dire, nous on défendra le droit
06:36de tout le monde de s'exprimer dans la presse,
06:39parce que c'est…
06:40– Vous êtes devenu journaliste, pourquoi ?
06:43Pour ça ?
06:43– Non mais Robert, il y a un point sur lequel je ne suis pas d'accord
06:46à la fin de votre démonstration,
06:48c'est l'idée que ce soit à 7h42 du matin,
06:51ça pourrait passer, parce qu'on l'entendrait moins que si c'est…
06:54– Non mais c'est ironique, dans ma bouche.
06:56– Honnêtement, j'ai bien compris.
06:59– J'ai bien compris.
07:00– C'est très important les matinales.
07:01– Mais pour aller jusqu'au bout de l'argument,
07:04moi je partage complètement l'idée que le pluralisme ne se découpe pas
07:09et que le pluralisme, voilà, je travaille ici sur cette chaîne
07:13qui est pluraliste, depuis toujours, ça fait 11 ans que je suis ici,
07:16et c'est sans doute l'honneur de cette chaîne d'être pluraliste.
07:19– Il faudra le rappeler à vos syndicats et à vos syndicats ici même.
07:23– Non mais chacun pense ce qu'il veut, je dis simplement que cette chaîne est pluraliste
07:30et moi le pluralisme c'est ce qui émane aussi dans le journal dans lequel j'écris.
07:33– Mais là on parle de service public.
07:34– Mais pour le service public, là il y a un problème.
07:37– Effectivement, moi j'ai défendu ici la nomination de Charles Sapin à France Inter,
07:43ça en a surpris quelques-uns, pourquoi ?
07:46Parce qu'au fond, Charles Sapin, il fait une carrière, il se retrouve à Valeurs Actuelles,
07:52en plus il arrive même apparemment pour un peu changer un peu Valeurs Actuelles,
07:56mais peu importe, au fond, le pluralisme, à partir du moment où on est même dans un journal
08:04qui on peut considérer qu'il défend certaines positions d'extrême droite,
08:10il y a aussi des journaux qui défendent des positions d'extrême gauche,
08:14pourquoi les journalistes ne viendraient pas s'exprimer des deux côtés ?
08:18– Est-ce qu'on ne simplifie pas un tout petit peu le sujet ?
08:20Vous dites le pluralisme comme si c'était un étendard absolument impossible à détrôner,
08:25mais la réalité c'est, je me fais l'avocat du diable, quel pluralisme ?
08:30Est-ce qu'on invite des journalistes de minutes sur France Inter ?
08:36Est-ce qu'on invite des journalistes de feuilles de chou ouvertement, racistes,
08:40qui n'est pas du tout le cas de Charles Sapin, zéro sujet là-dessus,
08:42moi j'ai fait mille photos avec lui, je n'ai jamais entendu dire un truc autre chose
08:46que de l'objectivité de la description de la vie de la droite,
08:48mais je pense que c'est ça qu'il y a derrière ça, c'est la question du,
08:51est-ce que le pluralisme est une valeur qui va jusqu'au bout, vous comprenez ?
08:56– Il y a 300 pingouins de soi-disant intellectuel, prestigieux et tout,
09:01qui ont signé une pétition sur les limites du pluralisme,
09:05c'est vous qui décidez la limite, c'est moi, il y a un truc qui s'appelle la loi,
09:09il est condamné, il a été condamné pour quelque chose…
09:12– Les syndicats peuvent vous répondre, c'est notre droit de nous exprimer,
09:14c'est notre droit de faire grève aussi, je me refais là-haut qu'il n'y a pas du
09:17tout.
09:17– Ils peuvent le faire tant qu'ils veulent, je veux dire je pense…
09:20– Ne qualifie pas de diable.
09:20– Non, non, mais attendez, j'ai bien compris, ils peuvent faire ce qu'ils veulent,
09:23je pense qu'ils jouent le plus mauvais tour à la presse,
09:27à ce qu'on aime dans ce milieu Léa, à la démocratie,
09:30et pire au service public.
09:32– Mais c'est ça, c'est ça, c'est ça, peut-être que c'est ça le vrai sujet,
09:34est-ce qu'on peut vous poser la question aujourd'hui,
09:36c'est qui sont les garants de l'information et de la liberté d'expression,
09:40bon, dans les médias français, mais en particulier dans le service public.
09:43Je pense que c'est ça le cœur de ce sujet, le service public.
09:47C'est-à-dire qu'à partir du moment où il y a une situation comme celle-là,
09:50on appelle à qui ?
09:51Le service public appartient à tout le monde.
09:54Comment expliquer qu'une voix appartenait à tel ou tel journal
09:58ne peut pas s'exprimer, alors que la direction, rappelons-le,
10:00de France Inter l'a décidé ?
10:02Ça n'a pas été imposé à France Inter.
10:04Mme Habrouk et il y a une semaine, cette même direction
10:08disaient que c'était ça, la liberté,
10:11qu'elle voulait donner la parole à tout le monde et tout.
10:13Ils se sont couchés devant leur syndicat, et devant quoi ?
10:17Il y avait 200 manifestants en bas de la maison ?
10:20– Une centaine.
10:20– Combien ?
10:20– Une centaine.
10:21– Une centaine, encore moins, j'ai dit 200, j'ai oublié.
10:23– C'est ce que les papiers ont dit.
10:24– Voilà, attendez, quelle honte !
10:27Quelle honte !
10:28Moi je sais la direction…
10:30– Franchement, dans le contexte compliqué,
10:32avec les mois qui viennent de s'écouler sur le service public,
10:36moi je ne comprends pas pourquoi…
10:37– Tu fais ça !
10:38– Je ne comprends pas pourquoi ils se sont engagés dans cette voie-là,
10:40parce que là ils se mettent…
10:41– Mais ça donne raison à…
10:43– Ça crée une image déplorable pour eux,
10:47et sans doute que ça ne correspond pas,
10:49moi je continue à penser que ça ne correspond pas,
10:51moi j'écoute cette antenne,
10:53il y a beaucoup de choses qui se sont améliorées
10:55dans l'équilibre du temps de parole notamment,
10:57et je trouve que c'est dommage pour eux.
11:00– Ça donne raison aux ennemis du service public.
11:04– C'est-à-dire aux tenants de la privatisation ?
11:07– Bien sûr, bien sûr tu te dis…
11:09– Et vous, vous êtes pour la privatisation ?
11:10– D'une partie du service public, oui.
11:12– Une partie, c'est-à-dire quoi ?
11:13– Il y a 7 chaînes, je prends le système anglais,
11:16là c'est des choses que je connais,
11:17parce que j'ai fait ça pendant 20 ans,
11:19il y a d'autres systèmes où le service public,
11:21il est réservé par exemple à la voie,
11:23moi je pense que c'est important qu'il y ait une voie de la France dans le monde,
11:25peut-être parce que ça a été mon boulot pendant des années.
11:28– C'est la finie France dans le monde.
11:29– Voilà, je pense qu'il y a des choses à faire,
11:31je ne suis pas sûr qu'on ait besoin de 6 ou 7 chaînes de services publics.
11:37– Mais de chaînes de télévision, parce qu'il y a aussi,
11:39donc ça exclut France Inter, on est privatisant France Inter.
11:41– Ah non, je pense qu'il faut revoir cas par cas,
11:45chaîne par chaîne, pour voir si on en a besoin.
11:47Je sais que ça va être très dur pour l'accepter,
11:49mais je pense qu'on va faire ça.
11:51– Attendez, ça fait 4 milliards !
11:544 milliards ça coûte !
11:56Enfin ça va, tu vois.
11:57– Vous disiez que c'était le montant qui servirait
11:59à baisser les carburants de 10 centimes.
12:01C'est l'équivalent.
12:02Parce que 4 milliards, vous avez dit c'est 4 milliards.
12:04– Mais je n'ai pas de la démagogie à faire le pendant des...
12:07– Ah ben c'est des exercices comptables
12:09que le Premier ministre est en train de faire.
12:11Pardon de vous le dire.
12:12– C'est vous qui avez mauvais esprit.
12:14– Non, non, absolument.
12:16– Non, non, on cherche de l'argent partout.
12:19– Ce que j'ajoute, ce que j'ajoute,
12:20qu'il n'y ait pas un journaliste de France Inter
12:24qui quitte cette maison après ça,
12:28mon Dieu !
12:29– Tu vas avoir peut-être venir !
12:30– Attendez, pardon madame,
12:32vous bénéficiez comme vos trois collègues ici
12:34d'un truc qui s'appelle la clause de conscience.
12:37C'est une des rares professions,
12:39sûrement la seule,
12:40où vous pouvez partir dans des conditions
12:42très intéressantes financièrement
12:45si vous estimez que la ligne éditoriale
12:47n'est pas celle pour laquelle vous êtes rentré.
12:50– J'entendais ce midi,
12:52Éric Sotti qui était interrogé ici même,
12:54à l'FMTV,
12:55qui lui réclamait la démission
12:57de la direction de cette radio.
13:00– Ah ben écoutez...
13:01– Vous vous associez à sa démarche ?
13:02– Moi si j'étais elle...
13:03– Vous vous trouvez que c'est excessif ?
13:04– Non, non, non, si j'étais elle,
13:05j'aurais du mal à me regarder le matin dans un glace.
13:07– Peut-être attendre une réaction
13:08de la ministre de la Culture,
13:09dont c'est...
13:10– Oui, c'est si vous le croyez vraiment, là.
13:12– Il faudrait déjà qu'on lui pose la question.
13:14– Aujourd'hui vous faites preuve de grande générosité.
13:15– C'est mon jour, oui.
13:17– C'est mon jour de bonté.
13:19– C'est dimanche.
13:20– J'attends de voir.
13:22Bien sûr que j'aurais honte à sa place.
13:24Tu ne peux pas en huit jours
13:26dire une chose exactement le contraire.
13:28En fait, tu es dans un métier à part quand même.
13:30Tu ne peux pas dire que l'information,
13:32c'est un métier à part,
13:33que vous faites un truc essentiel
13:36pour tout ce qu'on est,
13:37que ce n'est pas une marchandise ordinaire l'information.
13:41Tu ne peux pas dire ça quand ça te rend service
13:43et après dire le contraire,
13:45te comporter comme un épicier
13:47qui a peur de perdre sa place
13:50et de te comporter comme n'importe qui.
13:52Tu choisis, tu ne peux pas avoir le beurre
13:53et l'argent du beurre.
13:54Et oui, madame la présidente de...
13:56Non, je ne parlais pas à vous.
13:57Madame la présidente de Radio France,
14:00si j'étais vous,
14:01je m'interrogerais sur votre place
14:02toujours au même endroit.
14:03Donc,
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