Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 25 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Écoutons-le donc à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies.
00:06J'ai une décision importante à prendre.
00:09Va-t-on conclure un accord avec l'Iran qui lui permettra de se reconstruire
00:13et de devenir un pays bien plus puissant qu'il ne l'a jamais été,
00:16peut-être l'un des plus grands du Moyen-Orient, voire du monde ?
00:25Ou bien dois-je anéantir la République islamique
00:28et le faire rapidement sans jamais lui donner la possibilité de tuer
00:32et de détruire à nouveau des populations et des pays ?
00:35Dois-je la précipiter en enfer sans aucune chance de survie
00:38ni aucun espoir de grandeur future ou de génération à venir ?
00:43Et nous sommes sur place avec notre journaliste Antoine Eulard sur place.
00:47Antoine, là on a entendu un discours avec, bon, un discours aussi à la manière de Donald Trump.
00:53On va aussi voir la réponse, elle ne va pas tarder, du président français Emmanuel Macron.
01:01Exactement, et ce sera d'ailleurs le dernier discours d'Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU.
01:05Un discours en forme de bilan, un discours en forme de chant du signe.
01:09C'est en tout cas ce que titre le New York Times aujourd'hui.
01:13Alors Emmanuel Macron, depuis qu'il est arrivé à New York, on le voit,
01:16cherche à s'attaquer notamment aux racines du problème de la flambée des prix du carburant.
01:22Ça a été très marquant hier, notamment dans l'entretien qu'il a eu avec Donald Trump,
01:27au cours duquel il a soumis deux idées au président américain pour essayer de calmer les tensions sur les marchés
01:34pétroliers.
01:34La première, c'est une proposition de résolution qui sera transmise au Conseil de sécurité de l'ONU
01:39pour rouvrir le détroit d'Hormuz, ce qui pourrait permettre d'avoir un cadre finalement
01:44pour que dans un deuxième temps, la marine française puisse intervenir notamment dans des opérations de débinage.
01:50Et puis, l'autre information, l'autre proposition d'Emmanuel Macron,
01:54c'est que la France intervienne militairement pour protéger les installations pétrolières d'Arabie saoudite
02:01parce qu'au-delà du détroit d'Hormuz, il y a désormais un problème en mer rouge avec les Houthis,
02:06ce groupe rebelle, armé, allié à l'Iran, qui attaque les infrastructures pétrolières saoudiennes,
02:11les pipelines, les tankers, les ports.
02:13Et donc, dans ce contexte, la France pourrait intervenir.
02:16Alors, on nous dit une intervention purement défensive.
02:18Il ne s'agit pas d'aller faire la guerre avec les Houthis.
02:20Mais l'idée derrière ça, ce serait de rétablir le trafic en mer rouge
02:26pour calmer les tensions sur les marchés pétroliers.
02:28Donc, on imagine que tout cela sera abordé par Emmanuel Macron tout à l'heure à la tribune de l
02:33'ONU.
02:34On sait aussi que le président français veut mettre l'accent sur la Palestine et la solution à deux États.
02:41Un sujet qui était très important l'année dernière, pendant cette Assemblée Générale de l'ONU,
02:46à l'initiative de la France.
02:48Et c'est un sujet qu'Emmanuel Macron veut encore mettre sur le tapis aujourd'hui.
02:52– Merci Antoine, merci pour toutes ces précisions.
02:55Évidemment, nous suivrons le discours du président à la tribune,
02:58avec quand même des choses importantes qui se sont passées et qui ont été dédites, Ulysse.
03:03– Oui, il faut bien voir la situation telle qu'elle est aujourd'hui.
03:05« L'Amérique refuse d'aider l'Arabie Saoudite contre les Houthis,
03:10qui contrôlent d'une certaine manière le deuxième des trois, celui de Bab el-Manded. »
03:14Et on a la France qui propose son aide, c'est le monde à l'envers quand même.
03:17L'Arabie Saoudite, c'est un accord qui date depuis 1945
03:20entre le roi Ben Saoud et le président Roosevelt.
03:23Qu'est-ce qui se passe dans ce monde qui devient un peu fou ?
03:25Jean-Pierre Raffarin, vous qui avez l'expérience de l'exercice du pouvoir.
03:30Et puis l'autre nouvelle qui est considérable à mes yeux,
03:33c'est qu'on voit un petit pays balte qui dit
03:36« je suis d'accord pour être sous le parapluie nucléaire de la France ».
03:40On sait que des pays comme la Finlande ou l'Allemagne, la Pologne sont en train d'y réfléchir.
03:45Ça veut dire que la France serait, je dirais, le grand protecteur grâce à son arme nucléaire.
03:49Est-ce que ça vous semble dangereux ?
03:51Est-ce que c'est quelque chose qu'il faut faire ?
03:54Quel est votre avis là-dessus ?
03:55C'est évidemment très difficile.
03:57Je pense que c'est une de nos rares forces aujourd'hui qui est ce parapluie nucléaire.
04:03Et je pense qu'il faut le consacrer à un élément majeur
04:07et pour le moment à ce seul élément qu'est la relation avec l'Allemagne.
04:10Je pense qu'il ne faut surtout pas s'engager dans une perspective européenne à ce jour.
04:16La question c'est comment on remet ensemble, stratégiquement, politiquement, la France et l'Allemagne.
04:22Pourquoi aujourd'hui nous avons des difficultés si fortes en Europe ?
04:25On n'a pas de leadership européen.
04:26Pourquoi on n'a pas de leadership européen ?
04:28Parce qu'on a fait l'Europe pour la paix et que l'économie et la politique ne sont pas
04:33dans les mêmes mains en Europe.
04:34Contrairement à Xi Jinping ou contrairement à Trump, qui a le dollar d'un côté et qui a en même
04:39temps la politique.
04:41Le nucléaire, c'est de la politique. Ce sont les nations.
04:44Et aujourd'hui, il faut redonner un leadership à l'Europe.
04:46Et ça ne peut être que par un noyau franco-allemand.
04:49Vous êtes plutôt contre l'élargissement d'autres pays.
04:52Je pense que notre seule force aujourd'hui véritable, qui est cette capacité stratégique,
04:58il faut la mettre au service d'un rapport de force franco-allemand en Europe.
05:01– Sinon, on dilue, c'est le projet du président français.
05:07– On se disperse sans véritable rapport de force.
05:09– Là, ce que vous dites, c'est majeur, Jean-Pierre, par rapport au projet du déminé de Macron.
05:11– Mais je pense que c'est quand même très important, parce qu'on voit bien que l'Allemagne va
05:15avoir le problème de ses voitures.
05:17Il a le problème de son énergie, il n'a plus le gaz russe.
05:20Donc les Allemands, ils ne sont pas en si bonne situation que ça.
05:23Donc ils ont besoin.
05:23Et nous, naturellement, ils nous regardent toujours avec une certaine condescendance, avec nos déficits.
05:27– Et vous savez que ça ne va pas très bien avec l'Allemagne, et qu'on a un chancelier
05:30allemand qui est en grande difficulté.
05:31– Voilà, et c'est pour ça que je crois que la situation internationale donne à la France une carte,
05:36qui est d'avoir une discussion avec l'Allemagne, pour avoir des politiques communes.
05:40On construit l'Union européenne, on continue, mais il nous faut des politiques communes,
05:44qu'il soit des politiques franco-allemandes.
05:45Quand vous voyez que vis-à-vis des Chinois aujourd'hui, sur le Mercosur, on est contre, les Allemands sont
05:50pour.
05:51Sur le véhicule électrique, les Allemands sont contre, et nous nous sommes pour.
05:54Quel est notre rapport de force internationale quand on est dans cette situation ?
05:57– On a besoin d'un rapport de force en Europe, il faut un leadership.
06:00Ce leadership, il est à la base, ça ne suffira pas, il faudra l'élargir, mais à la base, il
06:03est à la base.
06:04Et là, on a une occasion de rapprochement avec l'Allemagne.
06:07– L'Allemagne qui, pour son armée, alors là, n'attend pas de savoir ce qu'on pense.
06:11Pardonnez-moi, mais après c'est un sujet qu'on passe sous la table.
06:14– Mais c'est pas rien l'armée allemande.
06:16– C'est pas rien, mais ça risque d'être dans 5 ans ou dans 10 ans,
06:20bien plus grave qu'aujourd'hui si on prend la situation.
06:23– Et le soutien à l'Arabie saoudite est également un tournant absolument majeur,
06:26ça veut dire que la France joue le rôle, je dirais, de la police du Détroit
06:30aux côtés des Saoudiens, alors que Donald Trump, lui, s'en va.
06:34– C'est un des mérites du président de la République,
06:35dont on a beaucoup attaqué par ailleurs, c'est un des mérites du président de la République,
06:38d'être, lui, loyal avec ses alliés, ce que n'est pas le président américain.
06:41Et le fait nouveau, vous disiez que j'avais connu beaucoup de choses,
06:44mais j'ai quand même connu, pour un certain nombre de choses,
06:45des Américains quelquefois très loyaux.
06:47Là, aujourd'hui, on est dans un monde où les Américains ne sont pas loyaux avec leurs alliés.
06:51– Parce qu'on parlait de la démonétisation de la parole publique,
06:55mais alors, Donald Trump, ça fait quatre fois qu'il menace de détruire l'Iran.
06:59Cinq fois.
07:00Il nous a annoncé qu'il y aurait un accord.
07:02– Et qu'est-ce que vous voulez, une bombe sur le pays ?
07:04– Pas du tout, je pense que ce qu'il dit n'est pas audible.
07:09Il dit n'importe quoi.
07:10– Quel est le pays qui est intervenu en Iran ?
07:16– Il a engagé une guerre dont il ne connaît pas ni les buts, ni la fin,
07:21et qui a déclenché un désordre mondial indescriptible.
07:25– Parlons du désordre mondial et notamment de la…
07:27– C'est de la faute de Trump et Netanyahou ?
07:30– De la menace russe, que répondez-vous, Jean-Pierre Raffarin,
07:33à ceux qui affirment qu'il y a une part de communication et même de diversion,
07:38de la part d'Emmanuel Macron qui dramatiserait les enjeux,
07:42qui sont sérieux mais qui les dramatisent à outrance sur la menace russe ?
07:48– Franchement, je suis très libre, je peux critiquer Macron sans problème,
07:54mais je ne le crois pas.
07:55Quand vous discutez avec les Anglais aujourd'hui,
07:58l'opinion publique anglaise et les Anglais, les leaders anglais,
08:00sont vraiment persuadés qu'on va avoir un clash avec les Russes.
08:03– Un clash ?
08:04– Donc on est quand même dans une situation…
08:06– Confrontation directe ?
08:06– Oui, il faut se préparer.
08:09Et si les Anglais retournent leur veste par rapport aux États-Unis
08:12comme ils sont en train de le faire,
08:13c'est quand même assez étonnant dans toute leur histoire.
08:15Moi, on m'avait toujours expliqué qu'avec les Anglais,
08:17ils pouvaient prendre des libertés,
08:18mais à la fin, ils étaient toujours à côté,
08:20tel le jeu carré, ils retrouvaient toujours dans la boîte américaine à l'arrivée.
08:24Donc, et là, on voit bien que les Anglais,
08:26aujourd'hui, sont très inquiets de la situation européenne,
08:29se rapprochent du continent parce qu'ils sont très inquiets.
08:31Et quand on voit naturellement les Pays-Bas,
08:33quand vous voyez que les Suédois distribuent des papiers,
08:35quelle est l'attitude qu'on doit avoir quand on fait une situation de guerre,
08:39on voit quand même qu'il y a une préoccupation en Europe
08:41de la tension sur cette guerre,
08:44et dont il faut tenir compte.
08:46Et quand on parle de principe de précaution,
08:47on met le principe de précaution dans notre Constitution,
08:49mais on ne le met pas sur les menaces de politique étrangère.
08:51Vous parlez de risque de clash avec les Russes,
08:54c'est ce que vous avez dit.
08:55Exactement.
08:55Vous croyez qu'il y a une possibilité,
08:58pas simplement de confrontation cyber,
08:59comme elle a lieu aujourd'hui,
09:00mais vraiment d'arrontement armé-militaire ?
09:03Il peut y avoir un clash,
09:05y compris d'ailleurs,
09:07ça c'est souvent dans l'histoire,
09:09des erreurs dramatiques.
09:11Vous avez vu, je ne sais pas ce qui s'est passé à Lépsic,
09:13mais c'était quand même extrêmement dangereux ce qui s'est passé.
09:16Donc on ne sait pas comment les choses peuvent se passer.
09:18Donc je crois qu'il peut y avoir un incident,
09:21qui deviendrait un accident très grave,
09:23qui pourrait nous poser des questions.
09:25Quelque chose qui serait sur les Pays-Baltes,
09:26par exemple, une initiative violente.
09:28La plupart des guerres dans notre histoire ont commencé comme ça,
09:31d'ailleurs, sur un événement, un bon incident.
09:33Absolument, absolument.
09:34Je pose quand même la question,
09:36parce que, pardonnez-moi,
09:38communiquez, vous avez été Premier ministre,
09:40communiquez au sortir du bunker de l'Elysée,
09:43où vous avez convié les différents chefs de parti,
09:45les responsables des renseignements,
09:46de la sécurité intérieure et extérieure,
09:48vous envoyez un message également au peuple français.
09:51Vous au pouvoir,
09:53est-ce qu'il faut un message de mobilisation ?
09:56De responsabilité.
09:57Il faut responsabilité.
09:58On s'en sortira à tous les niveaux,
10:00on remet de la responsabilité.
10:01Est-ce que la responsabilité suppose la peur ?
10:03Est-ce qu'il a diffusé de la peur, selon vous ?
10:05Mais la situation est inquiétante, c'est normal.
10:08Permettez qu'on pose la question.
10:09Vous, vous le pensez,
10:10peut-être que d'autres ne le pensent pas.
10:11Mais ils ont tort.
10:12Moi, je pense que la situation est préoccupante.
10:16Je crois qu'il faut éviter...
10:17La peur est toujours mauvaise, conseillère.
10:18Donc il ne faut jamais lever la peur.
10:20Ça, je suis bien d'accord avec vous.
10:21Mais clairement, la gravité,
10:22on parlait tout à l'heure de la gravité,
10:24la situation...
10:24Cette guerre...
10:26On voit bien que Poutine ne peut pas gagner.
10:29Pour l'Europe, pour nous tous.
10:30Il ne peut pas gagner.
10:31Il ne peut pas perdre.
10:32Il ne doit pas, vous lui dire.
10:33Il ne peut pas parce que vous dites
10:34qu'il ne doit pas.
10:34Il ne doit pas.
10:35Oui, mais alors...
10:36Mais ils nous feront tout
10:37pour qu'il ne gagne pas.
10:38Oui, mais vous ferez tout.
10:39Dans cette situation...
10:39Il y a une élection, ça ne vous a pas échappé
10:41dans quelques mois.
10:42Il y a certains candidats,
10:43même s'ils ont opéré un revirement,
10:45là, dernièrement.
10:46Je parle du Rassemblement National
10:47avec un communiqué
10:48qui lève sans doute
10:50certaines ambiguïtés.
10:51Enfin, ils veulent interroger
10:53l'aide à l'Ukraine.
10:54Ça vous choque ?
10:55Moi, ça me choque, oui.
10:56Parce que je crois vraiment
10:58que nous sommes engagés
10:59parce que l'identité européenne,
11:02de mon point de vue,
11:03est attaquée par Poutine.
11:05Et donc, dans cette identité,
11:07je pense que c'est là où...
11:09Vieille histoire pour un homme politique.
11:11Quand est-ce qu'on parle avec l'ennemi ?
11:12La paix,
11:13j'ai pris une organisation pour la paix,
11:15c'est parler avec l'ennemi.
11:16Mais quand est-ce qu'on parle avec l'ennemi ?
11:17Et quand est-ce qu'on ne parle plus avec l'ennemi ?
11:19Quand est-ce qu'on devient résistant ?
11:20Et quand est-ce qu'on évite
11:21d'être collaborateur ?
11:22C'est quand on est attaqué
11:25dans son intégrité.
11:26Moi, personnellement,
11:27aujourd'hui,
11:27j'ai le sentiment
11:28que Poutine attaque
11:29mon identité d'européen.
11:31Donc, je suis résistant
11:32vis-à-vis...
11:34C'est lourd de sens.
11:35Résistant,
11:36et de l'autre côté,
11:36il y aurait alors
11:37des municois.
11:39C'est-à-dire ceux qui remettent en cause
11:40aujourd'hui l'aide à l'Ukraine
11:42ou demain ?
11:42Je ne les qualifie pas.
11:44Face aux résistants,
11:44qu'est-ce qu'il peut y avoir ?
11:45Monsieur le Premier ministre,
11:46vous avez dit discours de vérité
11:48et de responsabilité.
11:49De Gaulle nous a montré
11:50qu'il parlait à tout le monde,
11:51mais à un moment,
11:52qu'il tracait une ligne
11:53qui était la ligne de la résistance.
11:54J'ai cherché à savoir
11:55comment on définit cette ligne.
11:56Moi qui parle avec les Chinois,
11:58je ne suis pas pro-chinois,
11:59mais je parle avec Chinois.
12:00Certains vous l'ont reproché.
12:01Mais bien sûr !
12:02On est dans un monde où...
12:04Je n'ai jamais fait de faute
12:05et je suis très...
12:06Il suffit d'avoir des relations,
12:07des discussions
12:07pour être considéré
12:08comme pro-régime ?
12:10C'est quand vous avez
12:11votre intégrité
12:12qui est attaquée,
12:14par une offensive
12:15qui est très claire,
12:16ce qui est le cas
12:16de mon point de vue
12:17sur l'Ukraine,
12:18donc je me sens résistant.
12:20Donc là,
12:20je ne parlerai jamais
12:21avec les Russes
12:22dans ces circonstances.
12:23Est-ce que dans les candidats
12:23en capacité de l'emporter
12:24en 2027,
12:25puisqu'on est dans une période
12:26d'élection présidentielle,
12:27donc on ne va pas faire semblant
12:27d'éviter le sujet,
12:28est-ce que dans les candidats
12:29qui sont en capacité
12:30de l'emporter,
12:30il y en a principalement deux,
12:31d'un côté Marine Le Pen,
12:32de l'autre Édouard Philippe ?
12:33Est-ce qu'il y en a
12:33un des deux ?
12:34Une des deux,
12:35si on se parle franchement,
12:36qui selon vous
12:37serait une menace,
12:38incarnerait un risque
12:39pour cette ligne de résistance
12:40que vous appelez de vos voeux ?
12:41Écoutez,
12:42je pense que
12:43le Rassemblement national
12:44a été très ambigu
12:45sur tout ça,
12:46mais le parcours
12:47est encore très lent.
12:48La campagne,
12:49vous savez,
12:49tout ce qui se passe aujourd'hui
12:51sera très peu décideur
12:53de ce qui se passera
12:53au mois de mai.
12:54Donc on va avoir
12:54des secousses,
12:55on va avoir des difficultés.
12:56Là, on va avoir des gens
12:57qui vont avoir des caractères.
12:59Vous pensez que les choses
13:02qui vont apparaître ?
13:03Il y a des gens qui vont...
13:03Aujourd'hui,
13:04il faut une certaine sobriété
13:06sur le terrain politique.
13:07À un moment,
13:07il va falloir s'engager à fond.
13:09Là, on est dans la présélection.
13:10On est dans la périphérie
13:11du problème.
13:13Oui, mais pardonnez-moi,
13:13il y a des sondages,
13:14Jean-Pierre Raffarin.
13:15Il y a quand même
13:15deux pôles aujourd'hui
13:16qui sont installés
13:17dans le paysage politique.
13:18Il y a le Rassemblement national,
13:20il y a la France insoumise.
13:21Mais vous voyez venir...
13:23Oui, mais pardonnez-moi,
13:24s'il y a
13:26Rassemblement national
13:26face à LFI,
13:28que fait Jean-Pierre Raffarin ?
13:29J'imagine que vous n'allez pas
13:30à la pêche.
13:32Ce n'est pas forcément
13:33d'aller à la pêche.
13:34On peut très bien
13:34aller voter blanc.
13:36Ça m'est déjà arrivé,
13:37pour vous le dire,
13:38la dernière fois.
13:38Donc, entre Marine Le Pen
13:39et Jean-Pierre Raffarin
13:41ne décident pas.
13:42Je n'ai pas voulu voter.
13:43Je n'ai pas voté
13:44entre LFI et...
13:47Mais est-ce que l'un
13:48est plus dangereux que l'autre
13:49pour la France ?
13:50Je pense que pour mes électeurs,
13:52aujourd'hui,
13:52pour ceux avec qui
13:53j'ai fait mon combat politique,
13:55ça compte quand même
13:55dans la vie
13:56d'être fidèle un peu
13:57à ce qu'on est,
13:58c'est clair que le front républicain
14:00qu'on a toujours vécu,
14:02aujourd'hui,
14:02c'est transféré,
14:03il est contre,
14:04dans l'électorat de droite,
14:05il est contre Mélenchon.
14:06Donc, il y a beaucoup de gens,
14:08y compris de mes propres amis,
14:09je ne suis pas là,
14:10je ne suis pas là,
14:11et il y a beaucoup d'amis
14:12qui me disent,
14:13contre Mélenchon,
14:14je voterai contre la Dérsé.
14:15Ce qui n'est pas votre cas, donc.
14:16Non, mais moi,
14:17je vous pose action.
14:17À ce jour, je ne suis pas...
14:18Mais je me garde...
14:20Vous avez dit
14:20discours de responsabilité.
14:22Quel est,
14:22entre les deux,
14:23le plus grand danger
14:24pour la France ?
14:27Je pense qu'il y a un danger
14:28de court terme,
14:29qui est un grave danger,
14:31qui est le danger
14:31de casser la France
14:33comme le fera Mélenchon.
14:36L'autre danger,
14:37c'est un danger de dérive.
14:39Je ne crains pas
14:39celui forcément
14:40qui vote Le Pen aujourd'hui.
14:41Mais je me souviens
14:43très bien
14:43parce qu'il y aura
14:44des blocages,
14:45parce qu'il va y avoir
14:45des tensions
14:46et parce qu'un certain nombre
14:47de braves gens
14:48soutiendront Mme Le Pen
14:49à ce moment-là
14:50et qu'il y aura
14:50une radicalisation,
14:51que la violence montera
14:52et c'est la dérive
14:53qui conduit au fascisme.
14:54Ce n'est pas
14:55l'instant T,
14:56c'est progressivement...
14:57Marine Le Pen,
14:58fasciste ?
14:58Pas forcément aujourd'hui.
15:00Ce que je crains,
15:01c'est que les extrêmes,
15:03les extrêmes...
15:03Attendez,
15:05le mot est fort,
15:05Jean-Pierre Affair,
15:06un fasciste.
15:07Est-ce que vous avez
15:08vu des extrêmes...
15:09C'est-à-dire qu'il y a
15:09des millions de Français
15:10qui vont voter pour les fascistes.
15:13Est-ce que vous avez vu
15:14dans l'histoire,
15:14pardon,
15:15des extrêmes
15:15qui évoluent vers le centre ?
15:16Oui, en Italie.
15:18Mme Mélanie,
15:19n'est-elle pas en train
15:19d'appliquer une politique
15:20de centre-droit ?
15:21Non, vraiment.
15:25Si on a bien une
15:26qu'on appelait le néofasciste...
15:27Je ne sais pas.
15:28C'est la voix main dans la main
15:29avec Ursula von der Leyen.
15:31Je pense que le danger
15:32de Mme Le Pen,
15:33c'est une dérive droitière,
15:35c'est une dérive
15:35qu'on a connue.
15:37Chercher à établir
15:37une forme d'équivalence
15:38entre le RN et les filles,
15:39laquelle vous-même
15:40vous semblez ne pas croire.
15:42Je sais ce que c'est
15:43que la violence.
15:44Je peux vous dire
15:45que le jour
15:45où vous bloquez une fac,
15:47les gens qui vont voter
15:49pour un démocrate,
15:51ils auront leurs enfants
15:51qui ne pourront pas aller aux facs,
15:52parce qu'on ne respectera pas
15:53Mme Le Pen.
15:54Parce qu'il y a des gens
15:55qui, par conviction,
15:56ne voudront pas respecter
15:57Mme Le Pen.
15:57Vous avez un engrenage
15:59de violence.
16:00Si je résume
16:00que je caricature,
16:01vous craignez Jean-Luc Mélenchon
16:02et vous craignez
16:03les répercussions
16:04que pourrait avoir
16:04l'élection de Mme Le Pen.
16:05Ce que je crains,
16:06c'est ce tandem.
16:08Parce que l'intérêt
16:08de l'un,
16:10c'est la responsabilisation
16:10et l'intérêt de l'autre,
16:12ce sera la dérive.
16:12Vous votez blanc ?
16:13Vous votez blanc ?
16:15Vous, ancien Premier ministre,
16:16responsable politique,
16:17avec le parcours
16:18à la carrière que vous êtes,
16:19vous votez blanc ?
16:19Il a dit,
16:21ça a l'air de vous déplaire,
16:22mais il a dit.
16:23Vous permettez
16:24que je relance,
16:25M. Geoffrin,
16:26ou quand une réponse vous plaît,
16:27on doit arrêter un entretien ?
16:28Non.
16:29Pas du tout.
16:30Je vous remercie.
16:31Vous êtes trop bon,
16:32cher ami.
16:32Ce que je vous dis.
16:33D'abord,
16:33il ne faut jamais...
16:34La différence entre la politique
16:37et le citoyen,
16:38c'est que la politique,
16:40il pense le jour de l'élection.
16:41Ce qu'il faut,
16:42c'est que je rencontre l'électorat
16:43un certain dimanche
16:44entre 8h et 20h.
16:45Et donc,
16:46je vous dirai dans ces moments-là
16:47ce que je ferai
16:48le moment venu.
16:48Parce que je crois
16:49qu'il va se passer
16:50beaucoup de choses
16:50et que je peux être contraint
16:52de changer d'avis
16:53parce qu'il va passer
16:54beaucoup de choses.
16:54Si aujourd'hui,
16:55il y avait un vote aujourd'hui,
16:57je voterais blanc.
16:58Je ne voterais pas.
16:59Et dans votre situation,
16:59c'est la fin.
17:00C'est la fin.
17:02il est 20h.
17:04Merci Jean-Pierre Raffarin.
17:05Donc, vous reviendrez,
17:06vous nous direz
17:06dans les circonstances qui sont...
17:08Voilà pourquoi il faut toujours
17:09relancer les responsables politiques.
17:10À la fin,
17:11on a quand même
17:12un élément de réponse.
Commentaires

Recommandations