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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Je voudrais, en quelques instants, accueillir Alain Bauer, évoquer cette situation internationale et son corollaire ici en France avec la
00:07crise sociale.
00:08Écoutons deux réactions, peut-être qui vous rejoignent et qui sont de bord opposés.
00:13Éric Ciotti et Ségolène Royal qui estiment également à leur tour qu'il y a une forme de diversion, disent
00:18-ils, chacun avec leurs mots, du président de la République sur la menace russe.
00:22– La menace russe, nous la connaissons, il ne faut pas la négliger, elle est là, elle n'est pas
00:28nouvelle depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:30Nous sommes confrontés à cette menace russe. Il n'y a aucun élément supplémentaire. Tout ça était quand même un
00:40peu surjoué.
00:40– C'est une opération de communication. – Pourquoi ?
00:42– Regardez ce qui se passe, ce que les Français subissent aujourd'hui. Et là, on n'est pas convoqué,
00:46le chef de l'État ne s'explique pas.
00:48– Donc effectivement, il y a toujours une mise en scène sur l'international parce que ça redonne de la
00:53stature.
00:53Mais la France est dans un état de déclin, mais d'une tristesse infinie.
00:59– Bonsoir Alain Bauer. – Bonsoir.
01:01– Merci de votre présence, notre professeur émérite de criminologie, conservateur national des arts et métiers,
01:06fondateur du pôle sécurité, défense, renseignement, auteur notamment de ce livre sur la vérité, sur le système Epstein.
01:14Emmanuel Macron va de nouveau s'exprimer ce jeudi, notamment sur les tensions grandissantes avec la Russie.
01:20Il y a quelques jours, au sortir de la réunion, dans le fameux bunker de l'Élysée avec les chefs
01:25de parti,
01:26et puis nos responsables de renseignement, il affirmait que la guerre hybride avec la Russie a changé de nature,
01:31qu'elle s'est intensifiée. Et d'ailleurs, la tension dans notre pays est, si je puis dire, montée d
01:35'un cran à ce sujet,
01:36y compris la tension politique, comme vous venez de le voir sur ce plateau.
01:40Sommes-nous vraiment, Alain Bauer, encore dans cet entre-deux, dans lequel la France assume une posture d'équilibre,
01:47défensive, de défense, mais pas davantage ? Nous y sommes encore, vraiment ?
01:50– Ce n'est pas exactement ce qu'a dit le président de la République, puisqu'il a dit,
01:54ce qui a été mené contre les Européens ou les Français ne restera pas impuni.
02:00– Voilà, mais en matière de gestion des crises et de belligérance, il y a le seuil.
02:07Il y a en dessous du seuil et au-dessus du seuil. Et en fait, rien n'a changé pour
02:10qui que ce soit.
02:11Les Russes vous expliquent qu'on est en dessous du seuil. Nous ne sommes pas en guerre avec la France,
02:16ils ne sont pas en guerre avec l'Europe, ce qui n'empêche pas de mener toute une série d
02:19'opérations
02:20dont ils se rengorgent et sont fiers de le démontrer, soit la télévision numéro un de la Russie,
02:26soit parce que Dmitry Medvedev, ancien président de la Russie, ancien Premier ministre de la Russie
02:31et président du principal parti politique russe, explique tout le temps.
02:36J'explique souvent à tous ceux qui ne croient pas à ce que les Européens disent de la Russie
02:40d'écouter ce que les Russes disent. C'est beaucoup plus simple, car ils sont d'une brutale franchise.
02:45Nous passons notre temps à ne jamais croire ce que nos adversaires, nos ennemis, nos concurrents disent.
02:51En fait, les Russes sont extrêmement francs et directs, mais il y a une posture diplomatique qui est
02:55qu'on est toujours en dessous du seuil. Nous n'avons pas déclaré la guerre tant qu'on n'a
02:59pas déclaré la guerre.
03:00Nous ne sommes pas en guerre, même s'il y a des alliances entre ceux qui soutiennent un pays attaqué
03:07par la Russie,
03:08qui ne s'en cachent pas. Il suffit de lire ce que les 21 pages de Vladimir Vladimir Poutine
03:12en juillet précédant l'attaque, puisqu'il l'écrit.
03:15Moi, je crois Vladimir Poutine, quand il passe son temps à écrire, à hurler, à raconter à Munich en 2007,
03:22après la conférence de Bucarest en 2008, où il est invité à l'Alliance Atlantique
03:26et il dit « Attention, Patouche à l'Ukraine, la Géorgie et Kaliningrad ».
03:30Bref, toujours la même chose. Et donc, j'écoute les Russes avec beaucoup d'attention.
03:34Je crois ce que disent les Russes. J'entends ce que disent les Russes.
03:37Et pour l'instant, on est en dessous du seuil.
03:39Est-ce qu'il y a une augmentation massive des opérations en dessous du seuil menées par les Russes ?
03:45Oui, et ils en sont fiers.
03:50Donc ça, c'est incontestable, à l'avoir pour tous les responsables politiques
03:53qui remettent en cause et affirment qu'il y a une diversion.
03:56Vous qui côtoyez nos services de renseignement, assez souvent.
03:59Oui.
04:00Oui ?
04:01Oui, oui.
04:01Pas un secret.
04:02Non.
04:02Vous dites non. C'est le cas.
04:04En dessous de ce seuil, il y a une intensification.
04:06Non seulement en France, mais y compris dans des pays qui n'ont pas de problématique électorale
04:10d'élection présidentielle en 2017.
04:12Le gouvernement des États-Unis vient d'annoncer la mise en cause d'agents de renseignement russes
04:16pour avoir tenté d'assassiner sur le territoire des États-Unis d'Amérique
04:21un dissident, renégat, traître russe.
04:25Donc, ils font des éliminations physiques.
04:27Et pour eux, ce sont des traîtres.
04:29Donc, ceux qui le font sont des héros.
04:32Et pour nous, ce sont des assassins.
04:34C'est-à-dire que chacun voit Midi à sa porte.
04:36La question qui est posée, c'est est-ce qu'il y a plus d'attaques russes ?
04:40Est-ce qu'il y a plus de sabotages russes ?
04:42Est-ce qu'il y a plus d'opérations d'ingérence, de désinformation ?
04:46Est-ce qu'il y a plus d'une de vos collègues allemandes ?
04:49C'est infiltré dans un réseau d'agents russes Kleenex.
04:52Vous savez qu'on recrute sur Internet pour 3 francs 6 sous
04:55pour commettre soit des opérations d'information,
04:58soit pour suivre des gens dans la rue,
05:00soit pour vérifier qu'ils habitent bien là où ils habitent
05:03ou qu'ils rentrent à un endroit qui n'est pas à leur domicile officiel.
05:06Et ce n'est pas uniquement pour leur faire du bien.
05:08Elles racontent tout ça assez longuement
05:10et personne ne la dément puisqu'il n'y a rien à démentir.
05:14Donc tout ça est vrai. Il y en a plus, il y en a plus souvent.
05:17C'est plus grave. Les sabotages sont d'une plus grosse intensité.
05:20Les tentatives d'élimination dépassent désormais les dissidents russes
05:24ou les anciens qui sont passés de l'autre côté du rideau de fer
05:30quand il y avait un rideau de fer
05:31ou les anciens espions qui ont transité quand ils ont été démasqués.
05:36Puisque par exemple le président de Rheinmetall,
05:38la grosse entreprise allemande d'armement,
05:40qui fabrique beaucoup d'équipements
05:42et notamment le niveau intermédiaire du dôme de fer israélien
05:46et le futur dôme de fer européen, peut-être un jour,
05:50a fait l'objet d'une tentative d'assassinat
05:52identifiée et clarifiée par les services de renseignement allemands.
05:56Tout ça, que la réunion ait été choisie à ce moment précis
06:02est un élément de communication politique particulier.
06:06Ça aurait pu être la semaine prochaine, ça aurait pu être dans 15 jours,
06:08ça aurait pu être il y a un mois.
06:09Ça, c'est un choix dont on va dire qu'effectivement,
06:12le président de la République, il fait aussi de la politique.
06:15Mais ça n'enlève rien à la réalité de ce qui a été révélé.
06:18Il y a donc une distorsion entre le réel et d'ailleurs le réel,
06:21une partie importante des dirigeants politiques français
06:23qui disposent auprès d'eux, parce qu'ils ont été au pouvoir,
06:27parce qu'ils se sont organisés ou structurés des conseillers militaires,
06:30des conseillers renseignements, des conseillers police
06:33et de bon niveau en général,
06:35disposent de ces informations en bilatéral régulier.
06:38La mise en scène est exceptionnelle,
06:41mais l'information, elle est connue, archi connue,
06:44et le choix du moment, là, c'est de la politique.
06:47Et de ce point de vue-là, c'est la vie politique.
06:49On verra ce que dira le président jeudi,
06:51mais certainement que le ton qui sera employé lors de cette allocution télévisée
06:55sera emprunt de gravité et de solennité.
06:58Mais Alain Bauer, voilà des années qu'on nous vend une Europe de la paix,
07:02qu'on nous dit qu'on va toucher les fameux dividendes de la paix,
07:06et là, ce qu'on touche du doigt, c'est exactement l'inverse.
07:09Est-ce qu'on peut dire que là, c'est la plus grande promesse qui a été trahie ?
07:13Non, c'est une illusion, une illusion.
07:15Nous sommes dopés à l'idée merveilleuse qu'il n'y aurait plus jamais de guerre
07:20et que l'effondrement du pacte de Varsovie allait amener à une paix universelle.
07:25Ça a duré dix ans, et pendant dix ans, ça a très bien marché.
07:27Dix ans.
07:28Entre la chute du mur et l'affaire yougoslave.
07:31Ça a entamé nos stocks, nos effectifs et peut-être même notre esprit de résistance.
07:35Après 99.
07:36Entre 99 et 99, chacun a considéré que la situation était stable,
07:41qu'il fallait arrimer la Russie à l'Europe, qu'il fallait faire du marché,
07:45que le business allait régler le problème de la démocratisation de la Russie, etc.
07:50Mais nous avons loupé un épisode.
07:51Quand Mirail Gorbatchev accepte la réunification de l'Allemagne sans condition,
07:56alors même que Hansi Tristingen-Scher, ministre des Affaires étrangères allemand, libéral,
08:00à Tutsinger, dans un meeting public, explique qu'il est prêt à tout larguer pour la réunification.
08:04Tout.
08:04L'Alliance Atlantique et l'Union Européenne.
08:06Ce qui met une panique générale partout.
08:08En France, en Angleterre, aux Etats-Unis.
08:11Il y a un accord, et Gorbatchev dit, écoutez, nous, on est pour l'Europe.
08:14On veut entrer dans le marché commun.
08:17On veut entrer dans l'Union Européenne.
08:19On veut la paix, le développement, tout.
08:22Et il le croit.
08:23Mais il dit, il y a trois règles absolues.
08:25Et attention à vous, si vous ne comprenez pas ce que je vous dis.
08:30Kaliningrad, patouche.
08:31La Géorgie, patouche.
08:32L'Ukraine, patouche.
08:34Et même Zbigniew Brzezinski, le conseiller qui a vraiment façonné la stratégie américaine,
08:40l'homme qui a pensé la déconnexion entre l'Ukraine et la Russie,
08:43parce qu'ensemble c'est un empire et c'est insupportable,
08:46dit, attention, il faut déconnecter, mais il ne faut pas humilier la Russie.
08:50Si vous humiliez la Russie, vous la vendez à la Chine.
08:53Tout le monde a bien entendu la première partie de la phrase de Brzezinski,
08:56a totalement oublié la seconde.
08:57Et c'est ça qui nous a posé problème.
08:59À partir de 1999, l'ère de rien, l'Alliance Atlantique s'étend à l'Est,
09:04alors que nous avions dit pas un centimètre à l'Est.
09:06Et les Russes disent rien parce qu'ils s'en foutent un peu.
09:09Puis commence à y avoir des problèmes.
09:11En Géorgie d'abord, en Ukraine ensuite.
09:13Alors moi je suis pour la libre autodétermination des peuples.
09:16Si les gens veulent être là ou ailleurs, c'est leur choix.
09:18Et ils le font par un référendum démocratique, etc.
09:21Mais à un moment donné, l'idée de ne jamais écouter ce que disent les Russes,
09:25qu'ils ont crié, hurlé, chanté, diffusé, programmé.
09:29Moi j'étais à la conférence de Munich où Vladimir Poutine baffe,
09:34parce qu'il n'y a pas d'autre mot, Angela Merkel qui est juste devant elle,
09:37sur le thème « Maintenant, attention à vous, nous allons entrer dans un conflit majeur
09:42si vous n'arrêtez pas de jouer avec l'Ukraine et la Géorgie. »
09:47D'accord, donc la menace a été dite, a été formulée, formalisée.
09:51Ah, répétée, annoncée, formulée par Lavrov, par Poutine, par Medvedev,
09:53de manière régulière, à tel point qu'en 2008, au conseil de l'Alliance Atlantique,
09:58à Bucarest, où est invité Vladimir Poutine,
10:00les Français, les Allemands et les Anglais convainquent les Américains
10:04de ne plus parler de l'Ukraine et de la Géorgie.
10:07Tout le monde sort de là très content, on n'en parle pas,
10:10et pourtant, dans le communiqué final, vous le retrouverez,
10:12et il est sur Internet, vous avez une phrase qui réapparaît,
10:15en ce qui concerne l'Ukraine et la Géorgie, on en reparlera plus tard.
10:18Vladimir Poutine est persuadé qu'on vient de se foutre de sa figure,
10:21et donc crée les conditions nouvelles d'une escalade
10:26qui commence dès la guerre de Yougoslavie.
10:28Quand nous décidons de bombarder la Serbie,
10:31les hommes de l'ouest à Moscou, qui sont Evgeny Primakov,
10:33Premier ministre russe né à Kiev, et Vladimir Poutine,
10:36jeune conseiller de sécurité nationale,
10:37tentent de trouver une solution où la Russie,
10:40défenseuse et protectrice des orthodoxes,
10:43soit partie prenante.
10:44Personne n'a regardé Yougoslavie, c'était pas un sujet,
10:46ils n'étaient pas dans le pacte de Varsovie,
10:47tout le monde s'en foutait.
10:49Le président Clinton décide que le moment est venu de gérer le problème,
10:52nous bombardons pendant près de trois mois
10:54la Serbie pour mettre fin au massacre inter-ethnique,
10:58Evgeny Primakov a un plan de paix,
11:00il est au-dessus de l'Atlantique,
11:01il reçoit un coup de fil de Washington,
11:02il dit Evgeny, t'es gentil, mais on bombarde dès ce soir.
11:05Il fait demi-tour, il convoque le Conseil de sécurité nationale,
11:07il ne mettra ni les pieds à Washington, ni à New York,
11:10et il dit écoutez, tout est fini, tout est fini.
11:13Ça fait 50 ans que nous pensions être les méchants
11:15et qu'ils étaient les gentils, nous sommes les mêmes,
11:17ils veulent la fin, ils veulent notre fin,
11:21et nous entrons dans une confrontation avec l'Occident.
11:24Ça fait donc 25 ans qu'il se prépare à cette confrontation.
11:27Oui, et Poutine sait qu'en face de lui,
11:29il y a une vraie résistance ukrainienne, et on le voit.
11:31Alors là, il ne le sait pas, il l'apprendra à ses dépens.
11:34Il l'apprend, il l'apprend.
11:34Parce qu'il dit des choses très justes,
11:36mais qu'il ne va pas jusqu'au bout.
11:38Il dit, les Ukrainiens sont comme nous, c'est vrai,
11:40aussi résilients, aussi capables de résister à la guerre.
11:43Mais pas les Européens.
11:43Ah ben non, nous, on est le ventre mou.
11:45C'est ça qu'on va interroger à l'embaure,
11:46parce que moi, ce que je veux savoir,
11:47l'Ukraine se vit comme une nation
11:49qui doit se protéger pour survivre.
11:51Mais qu'en est-il de l'Europe et de nous ?
11:53On va interroger cela.
11:54Mais tout d'abord, on va se rendre à Kiev,
11:56justement avec Igor Saïri.
11:58Il y a eu, comme vous le savez,
11:59une pluie de drones sur Moscou.
12:01Il y a eu des attaques qui ont été ciblées,
12:05importantes, conséquentes.
12:05Et Igor, on imagine qu'à Kiev,
12:07on se prépare, on craint,
12:09en tout cas, on se prépare peut-être à une réplique.
12:15Vous savez, Sonia, ça fait bientôt 5 ans
12:17que cette guerre dure.
12:18Et les Ukrainiens sont malheureusement
12:20habitués à des réponses éventuelles,
12:23ou en tout cas à la guerre que mène Moscou
12:25sur l'ensemble du pays quotidiennement.
12:27Rien que la nuit dernière,
12:29vous savez, il y a 170 drones
12:30qui ont attaqué l'Ukraine dans plusieurs régions.
12:33Il y a au moins 6 morts, 38 blessés.
12:35Et on ne pouvait pas dire que c'était
12:37une réponse comme promise par Moscou.
12:41ou juste une nuit normale,
12:44si j'ose dire, en Ukraine.
12:45Alors oui, effectivement,
12:46le ministère de la Défense russe
12:48a donné hier quelques indications
12:50sur la réponse que la Russie va donner
12:53après, vous l'avez dit,
12:54cette pluie de drones dans la région de Moscou.
12:56Il s'agirait d'une réponse
12:58avec des armes de haute précision
13:01sur des ciblés militaires.
13:03Alors qu'est-ce que ça veut dire ?
13:04C'est sûr qu'il va y avoir une réponse.
13:05Maintenant, la question, c'est quand
13:07et à quel niveau d'intensité ?
13:08Probablement qu'il y aura sans doute
13:10des drones à moteur, à réaction.
13:12Ce sont des drones nouveaux modèles,
13:14les nouveaux Shahed.
13:15On peut les appeler comme ça.
13:17Il y a d'autres modèles aussi,
13:18plus puissants, plus rapides
13:20et qui font effectivement
13:21beaucoup plus de mal
13:23sur les infrastructures,
13:24qu'elles soient civiles
13:25ou qu'elles soient militaires.
13:26Il y aura probablement aussi des missiles,
13:28des missiles balistiques,
13:29des missiles de croisière.
13:31La question, c'est de savoir
13:32quand et où, sans doute,
13:33que Kiev, la capitale, sera visée
13:35comme quasi systématiquement
13:37maintenant depuis des semaines
13:39et des mois.
13:40Mais pour l'instant,
13:41à l'heure où l'on se parle,
13:42il n'y a aucune indication
13:43que la nuit s'annonce
13:45particulièrement intense
13:46au moment où je vous parle.
13:48Merci, Igor Saheri
13:49avec Chloé Berthaud
13:50en direct depuis Kiev.
13:52On va en parler, Alain Bauer.
13:54On va également vous interroger
13:55sur les conséquences finalement
13:57de ces dividendes de la paix
13:58de ces 40 années ou 30 années.
14:00Est-ce qu'on a un esprit de défaite
14:01ou un esprit de résistance ?
14:02Et là, je parle de l'Europe
14:03et de la France.
14:05Est-ce qu'on a imaginé
14:06une globalisation trop heureuse,
14:07sans ennemis ?
14:08On a imaginé la fin de la souveraineté,
14:10la fin de la frontière
14:11et on se retrouve un peu démuni.
14:13Une courte pause
14:14et on revient avec vous
14:15avec ces questions
14:16et les réponses de vérité.
14:17A tout de suite.
14:18...
14:18...
14:18...
14:19...
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