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00:00Je salue la présence de Julien Oudoul, bonsoir, merci d'être là, député Rassemblement National de Lyon, avec nous Jadza,
00:06bonsoir.
00:07Bonsoir Sonia Matrouk.
00:08Vous êtes porte-parole et secrétaire nationale de Renaissance, beaucoup de sujets dans l'actualité, mais peut-être déjà ce
00:13face-à-face si je puis dire,
00:15en tous les cas c'est sept candidats à la présidentielle sur les strates face au patron, face au chef
00:21d'entreprise,
00:21alors que depuis quelques jours, une petite musique était en train de monter sur les chefs d'entreprise qualifiés de
00:28tous les maux,
00:29mais également les plus riches, les milliardaires qualifiés de nuisibles, donc ce parfum de lutte des classes qui est parfois
00:35spécifique à notre pays.
00:37De voir tous ces candidats aujourd'hui face au chef d'entreprise, au patronat, Julien Oudoul, c'était bien de
00:42commencer par cela ?
00:43Oui, puisque les chefs d'entreprise tiennent à bout de bras notre pays, ils sont parmi les figures de proue,
00:51ils sont parmi les piliers d'une nation qui malheureusement voit son économie s'effondrer.
00:55Il faut dire que depuis dix ans, ils ont été particulièrement maltraités par Emmanuel Macron, d'une part,
01:00ils ont cru certainement, pour bon nombre d'entre eux, au Mozart de la finance, aux start-upers,
01:06à ce candidat jeune qui allait révolutionner l'économie française, et puis aujourd'hui, ils sont menacés par l'extrême
01:12-gauche,
01:13par Jean-Luc Mélenchon, qui a fait d'eux des boucs émissaires.
01:15Alors effectivement, on entend des mots assez insultants, des parallèles assez nauséabonds,
01:22taxés de nuisibles, comme Manon Aubry sur les réseaux sociaux.
01:25Marine Le Pen a montré, et en tout cas cherche à rassembler ses chefs d'entreprise dans un projet national.
01:33On compte sur eux pour relancer notre pays, on compte sur eux notamment,
01:37et ils comptent sur nous pour baisser les normes, pour baisser les impôts de production,
01:42pour supprimer un certain nombre de taxes, nous souhaitons en supprimer, Marine Le Pen souhaite en supprimer 128 des taxes
01:48à faible rendement,
01:49et la relance de la compétitivité ne se fera pas sans les chefs d'entreprise, c'est ce que Marine
01:54Le Pen a souhaité porter.
01:55On va parler des projets de chacun, mais c'est vrai que le fait que le Rassemblement national ait reçu,
01:59évidemment, c'est tout à fait normal au MEDEF auprès des patrons et des chefs d'entreprise,
02:03mais cela aussi va plus loin, si je puis dire, puisque des patrons, souvent, rencontrent de plus en plus les
02:08leaders du Rassemblement national.
02:10Pour vous, c'est tout à fait républicain, ça vous paraît normal aujourd'hui d'avoir tout simplement une telle
02:15brochette, si je puis dire,
02:16un tel panorama auprès des patrons ?
02:18Bien sûr, le Rassemblement national est l'un des premiers groupes à l'Assemblée nationale,
02:22et donc évidemment qu'il faut discuter et débattre avec tout le monde.
02:25Et si vous voulez, je crois que c'est bien que la campagne présidentielle soit enfin lancée,
02:28et nous, avec Gabriel Attal, notre volonté, c'est de la réveiller, cette campagne.
02:31Vous avez vu, il a été sur le terrain tout l'été pour expliquer ses priorités,
02:34école, salaire, frontière, intelligence artificielle, et donc très bien si la campagne est lancée.
02:39Je crois que ça fait dix ans qu'il n'y a pas eu de véritable campagne présidentielle en France,
02:42puisqu'il y a cinq ans, la guerre en Ukraine est le président qui se représente.
02:46Donc très bien. Après, pardon, ça me fait doucement rigoler d'entendre le représentant du Rassemblement national
02:50nous dire qu'ils sont contre les taxes l'année dernière.
02:53Lors du dernier projet de loi de finances, ils ont voté plus de 36 milliards d'euros de taxes,
02:57taxes sur l'assurance-vie, impôts sur le placement des Français,
02:59taxes sur le patrimoine, taxes sur les friches industrielles, taxes sur les transactions financières,
03:04impôts de 25% sur les entreprises, taxes sur l'utilisation d'Internet, taxes sur les visas touristiques.
03:09Donc si vous voulez, moi je crois que dans cette élection, il faut dire les choses clairement,
03:12le Rassemblement national a aussi un bilan.
03:14Le Rassemblement national a voté contre la réforme des retraites.
03:17Le Rassemblement national a voté contre la réforme de l'assurance chômage.
03:20Le Rassemblement national a voté contre le RSA sous condition.
03:24Donc je crois que c'est assez original de voir un parti arriver et nous dire
03:28« Ah bah oui, nous on va tout bien faire, mieux que tout le monde ».
03:30Vous avez un bilan. Assumez votre bilan. Assumez vos votes à l'Assemblée nationale.
03:34Vous savez, vous avez voté 36 milliards d'euros l'année dernière avec la France insoumise.
03:42Vous avez donc un bilan.
03:43Et sur les retraites, pardon, nous on peut avoir tous les défauts du monde.
03:46J'accepte de me fouetter en place publique si vous voulez.
03:48La réalité c'est que nous avons alerté sur la situation budgétaire.
03:51On a tenté de faire adopter une réforme des retraites.
03:53Elle était sans doute imparfaite.
03:54Mais le Rassemblement national aujourd'hui, j'étais tout à l'heure au MEDEF.
03:57Marine Le Pen, quand on lui pose la question, la réponse sur les retraites c'est 60 ans.
04:01Bon, alors il faut m'expliquer comment, quand on prétend gouverner la France,
04:05on peut, sans faire de réforme des retraites, assumer, dire droit dans les yeux des Français,
04:09vous partirez à la retraite de 60 ans.
04:11On n'a pas regardé le même débat.
04:13Mais c'est assez comique.
04:14Ça fait 10 ans que vous envoyez la voiture France dans le fossé
04:18et vous essayez de nous faire repasser le permis.
04:21On sortait des slogans.
04:23Non, mais au-delà des slogans, c'est assez choquant, je trouve,
04:26que des gens qui ont une telle responsabilité dans l'effondrement économique de notre pays,
04:32parce qu'en plus vous avez été élu pour ça.
04:34La Macronie, là vous allez souffrir.
04:36Non, j'ai souffert.
04:37Ah oui, moi je souffre.
04:38Allez-y.
04:38Non, non, non, mais vous avez été élu pour ça.
04:40Emmanuel Macron a été élu principalement sur cette qualité qu'on lui a prêtée
04:44de stratège de la finance.
04:471 400 milliards d'euros de dettes supplémentaires.
04:50Vous pouvez expliquer aux gens qui nous regardent d'où viennent ces 1 400...
04:52Effondrement de notre économie.
04:5470 000 défaillances d'entreprises les 12 derniers mois.
04:58Je ne parle même pas de la paupérisation grandissante de notre pays.
05:019 millions de nos compatriotes qui vivent sous le seuil de pauvôté.
05:04Vous avez un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner pour des raisons économiques.
05:07C'est votre bilan.
05:08C'est la raison pour laquelle vous leur proposez de travailler 37 heures, payer 35 d'ailleurs.
05:11En supplément les heures supplémentaires.
05:13Et M. Attal, qui avec outrecuidance, avec la morgue qui le caractérise,
05:17nous dit qu'il va tout changer.
05:19Alors qu'il a tout détruit.
05:20Alors qu'il a condamné, encore une fois, des secteurs qui étaient florissants avec M. Macron.
05:26La situation économique de notre pays en 2017 était bien meilleure qu'elle l'est
05:31et qu'elle le sera en 2027 quand M. Macron rendra enfin les clés.
05:35Et M. Attal est comptable de cela.
05:39C'est-à-dire comment vous pouvez incarner la rupture aujourd'hui ?
05:43Aurait-il fallu ne pas aider les Françaises et les Français pendant la pandémie ?
05:47Aurait-il fallu ne pas aider les Françaises et les Français quand le détroit d'Ormuz a été envahi ?
05:51Aurait-il fallu ne pas faire des chèques énergie quand la Russie a envahi l'Ukraine ?
05:56Aurait-il fallu ne pas aider celles et ceux qui en ont le plus besoin ?
05:59Dites-moi que vous êtes contre toutes ces aides.
06:00La réalité c'est que oui, il y a une situation qui vient des crises que nous avons traversées
06:04et je vous le dis droit dans les yeux, je suis fier que notre pays ait défendu comme aucun autre
06:09les Françaises et les Français et les fameuses entreprises, vous savez, celles à qui vous avez voté l'année dernière
06:1336 milliards d'euros.
06:14Ensuite il y a une réalité budgétaire.
06:15Nous avons alerté Gabriel Attal en 2024, il a été Premier ministre quelques mois,
06:19il a restreint les dépenses de l'État, 10 milliards d'euros, c'est la première fois qu'il y
06:23avait un budget où on enlevait des crédits.
06:25Et puis enfin, pardon, moi je vous le dis de manière très claire, la réforme des retraites n'était peut
06:30-être pas la meilleure qui soit,
06:31mais la réalité c'est que nous avons dit qu'il fallait une réforme des retraites
06:34parce que précisément si nous voulons sauver notre système, on ne peut pas continuer comme ça.
06:38Vous, vous avez voté contre.
06:40Vous avez reculé surtout, pardonnez-moi tout aussi.
06:42Et puis surtout, enfin pardon, j'ai envie de vous dire mais quel dinguerie, Marine Le Pen aujourd'hui elle
06:47nous dit 60 ans,
06:48mais enfin pardon, dans quel monde vit Marine Le Pen ?
06:51On va être très clair, on va être très clair sur la réforme des retraites.
06:53Déjà, la réforme des retraites, au-delà d'être un sujet économique majeur, c'est d'abord un sujet humain,
06:57individuel,
06:58qui cherche et qui a été pensé pour permettre à tous ceux qui ont eu des longues carrières de bénéficier
07:05d'années de vie en bonne santé.
07:06Nous sommes d'accord.
07:06C'est ça la réforme des retraites.
07:08Notre réforme, nous la jugeons la plus juste humainement et la plus efficace économiquement.
07:12Pourquoi ? Parce qu'elle s'adapte à toutes les carrières.
07:14Vous parlez de retraite à 60 ans, c'est fou.
07:16C'est la retraite à 40 annuités travaillées quand vous avez commencé à travailler avant 20 ans.
07:22La plupart de nos concitoyens qui ont commencé à travailler avant 20 ans ont eu des métiers difficiles.
07:26Je vous fais ôter-moi d'un doute.
07:26On a eu des métiers physiques.
07:28Vous avez déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale en 2024.
07:31Quel était l'âge légal que vous mentionniez dans la proposition de loi que vous avez déposée en 2024 ?
07:36On a eu des métiers physiques.
07:37Quel était l'âge légal, monsieur O'Doul ?
07:38Je vais aller au bout de la réforme de Marine Le Pen.
07:41Et après, quand vous avez commencé à travailler après 20 ans, nous voulons un système progressif.
07:46Effectivement, il y a 42 annuités.
07:48Même votre partenaire, monsieur Ciotti, n'y croit pas et vous demande une inflexion.
07:52Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui un courant ?
07:54Oui, d'accord, c'est une alliance, il a ses particularités.
07:56Mais lui, il estime, il veut vous faire changer.
07:59Apparemment, c'est non.
08:00On l'a compris.
08:01Ce soir, Marine Le Pen a close débat.
08:03Dans une alliance, je pense...
08:05Non, mais j'entends.
08:05Mais vous lui dites que ce n'est pas possible.
08:07On n'infléchira pas notre position.
08:08Je ne sais pas moi.
08:09Et noter d'ailleurs que monsieur Ciotti n'est pas le seul, puisque le conseiller économique
08:12du Rassemblement National, vraisemblablement, a claqué la porte aujourd'hui.
08:15La réalité, c'est qu'en 2020, j'ai les déclarations sous les yeux.
08:18Et je crois même qu'elles sont de vous.
08:19Je voulais répondre à la première avance, mais je pense que c'est la plus jeune.
08:21En 2022, vous disiez, nous sommes pour la retraite à 60 ans.
08:24Vous avez déposé une proposition de loi, comme vous en avez le droit en tant que parlementaire.
08:27En 2024, vous disiez 62.
08:29Donc, vous avez d'ores et déjà changé d'avis.
08:31Qu'est-ce qui me dit, demain, vous n'allez pas proposer encore 60, 58, 59 ?
08:35Expliquez-moi comment...
08:36J'essaie d'être de bonne foi pour les gens qui nous regardent.
08:39Expliquez-moi comment vous prétendez assainir les finances de la France
08:43en disant que vous partirez à la retraite à 60 ans.
08:46Expliquez-moi.
08:47Je le redis, ce n'est pas la retraite à 60 ans.
08:50Mais reconnaissez et ayez l'honnêteté...
08:52C'est pas ce qu'a dit Marine Le Pen tout à l'heure.
08:54Ayez l'honnêteté de reconnaître que quand vous avez eu un métier extrêmement physique,
08:58quand vous avez été carreleur, par exemple,
09:01quand vous êtes toute votre vie montée sur des toits,
09:03quand vous avez porté des charges lourdes, à 60 ans, vous avez le dos explosé,
09:08vous avez les bras ruinés et vous ne pouvez pas continuer à travailler.
09:11Donc la retraite à 60 ans, encore une fois, ce n'est pas un gros mot.
09:14Ça doit s'adapter à certaines carrières, à certaines professions.
09:18Mais ensuite, quand vous avez des métiers intellectuels,
09:20quand vous commencez à travailler à 23, à 24, à 25 ans,
09:23il est juste, et tous les Français peuvent le comprendre,
09:25que vous partiez plus tard avec une retraite à taux plein.
09:28Ce qui compte, et nous le redisons encore une fois,
09:30c'est que ça s'adapte aux carrières de chacun.
09:33Il n'y a pas de modèle figé, mais je le dis,
09:36la volonté qui est la vôtre, celle de votre courant de pensée,
09:40et de votre futur candidat, Edouard Philippe,
09:43parce que chacun sait que Gabriel Attal se rangera derrière Edouard Philippe,
09:48c'est de faire peser les mauvais choix économiques sur les retraités.
09:52Alors, messieurs, c'est intéressant,
09:54parce qu'il y a l'économie et la politique qui sont intimement liés,
09:57mais la question se pose, Jadzab, vous avez aujourd'hui un bloc central
10:00qui n'arrive pas à émerger, il n'y a pas de candidat naturel à droite et du centre,
10:04et il y a un possible probable duel, selon les sondages à l'instant T,
10:08mettant Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon.
10:10Quelle est la responsabilité ?
10:11Gabriel Attal parle de la primaire,
10:14j'ai interrogé hier Bruno Retailleau,
10:15qui lui ne veut pas du tout, il ne veut pas en entendre parler,
10:18il poursuit son chemin,
10:20donc est-ce qu'aujourd'hui, le risque pour vous,
10:24c'est ce duel qui s'installe ?
10:25Bien sûr, c'est un risque,
10:26et la réalité, c'est que le Rassemblement National ne souhaite qu'une chose,
10:29c'est que ce soit la France Insoumise en face,
10:31les deux, LFI et le RN, sont les deux revers de la même médaille.
10:34Et la suite de ma question, ça ne suffit pas, honnêtement ?
10:36Bien sûr, et donc nous ne ferons pas au Rassemblement National et la France Insoumise
10:42le cadeau de ne pas être unis,
10:44mais ce que nous disons, c'est qu'être unis,
10:45vous savez, pardon de raconter ma vie,
10:47moi j'ai 32 ans, ça fait 30 ans qu'on dit
10:49on va faire barrage aux uns et aux autres.
10:51En réalité, faire barrage, ça ne suffit pas.
10:53Mais c'est votre famille politique qui ne cesse de dire ça ?
10:55Nous nous dirons, évidemment, nous voulons être une alternative à ces deux-là,
10:58mais nous serons une vraie alternative
11:00que si nous le faisons sur la base d'un projet,
11:02école, salaire, frontière,
11:04intelligence artificielle, et nous nous disons
11:06ça fait 30 ans qu'on raffistole,
11:08ça suffit maintenant à en refondre.
11:10Ils ne veulent plus de vous.
11:10Mais ils vous ont vu à l'oeuvre aussi, monsieur Doudou,
11:12vous avez un bilan, vous avez un bilan à l'Assemblée,
11:15vous avez un bilan dans les villes,
11:16vous avez des maires qui gouvernent,
11:18donc arrêtez de prétendre que vous êtes des ois blanches.
11:21Tous nos maires ont été réunis aux dernières municipales.
11:24Merci de parler de leur bilan.
11:25Moi, j'assume les responsabilités,
11:26même si je suis engagé depuis récemment.
11:28J'assume et vous pouvez me questionner sur tout ce que vous voulez.
11:31Pour autant, là, dans la situation actuelle,
11:33nous nous disons de manière très claire,
11:34nous ne voulons pas de ce duel mortifère
11:36entre LFI et le RN,
11:37mais ça ne suffit pas comme programme,
11:39et c'est la raison pour laquelle nous avons un véritable projet.
11:41Et si c'est la volonté populaire ?
11:42Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen,
11:44vous dites mortifère,
11:45mais si c'est la volonté populaire ?
11:46Bien sûr, mais vous savez,
11:47on nous disait après la dissolution,
11:49Jordan Bardella est à Matignon.
11:51Bon, un, il s'est dégonflé en campagne
11:53parce que M. Bardella,
11:54il est très bon quand il ne fait pas campagne,
11:55mais quand il fait campagne,
11:56il s'effondre parce qu'il se trompe sur tout.
11:58Il vous a écrasé nos élections européennes.
11:59Et puis surtout, pardon,
12:00je vous rappelle juste les élections européennes.
12:02Souffrez que, je rappelle les résultats électoraux,
12:04nous avons battu le Rassemblement national
12:06ou à la dissolution.
12:07Donc, nous croyons que nous pouvons convaincre les gens.
12:09Je vais formuler la question différemment.
12:10Et si les gens qui nous regardent disent
12:11on n'a pas envie de voter pour eux,
12:12on vote pour eux.
12:12Jean-Luc Mélenchon, c'est le caractère.
12:14On peut dire ce qu'on veut,
12:16il y a de la caractère,
12:16il y a de l'épaisseur.
12:17Marine Le Pen, on peut nous dire ce qu'on veut,
12:20il y a de le caractère,
12:21il y a de la présence depuis des années.
12:23Vous voyez, ma question,
12:24c'est face à ces deux blocs
12:26et parfois à ces deux expériences de la politique,
12:29quel que soit le bilan que vous dépeignez,
12:31on a du mal, vous voyez ce que je veux dire,
12:32à avoir une incarnation,
12:34à avoir le côté incarné, presque charnel.
12:36Vous voyez ce que je veux dire ?
12:37J'ai posé tout à l'heure la question
12:39à madame la députée,
12:42effectivement,
12:42et je lui ai dit,
12:43mais quelle est la France de Gabriel Attal ?
12:45La France de Mélenchon,
12:47il l'a détaillée.
12:48La France de Marine Le Pen,
12:49elle l'a détaillée.
12:50Mais quelle est la France de Gabriel Attal ?
12:51Si vous voulez,
12:52vous avez d'un côté
12:52Travaillez moins pour taxer plus
12:54et puis vous avez chez M. Oudou
12:55le sujet verbe immigration.
12:59La réalité, c'est que nous,
13:01notre ambition, c'est quoi ?
13:02C'est faire de la France
13:03la première puissance européenne dans dix ans.
13:05Et nous, ce qu'on dit,
13:05on le dit clairement.
13:06Moi, je vous ai dit mon âge tout à l'heure,
13:08je crois que ça fait trop de temps
13:09que nous rafistolons un système.
13:10Sur les retraites, c'est terminé,
13:11on finit avec l'âge légal,
13:12on veut un système universel,
13:14juste, libre,
13:15avec une part de capitalisation.
13:16Sur l'intelligence artificielle,
13:18pardon,
13:18l'intelligence artificielle,
13:19ce n'est pas le grand remplacement,
13:20c'est le grand déplacement des compétences.
13:22Donc, si nous voulons
13:23ne pas subir l'intelligence artificielle,
13:25il faut qu'on investisse
13:26dans l'intelligence artificielle.
13:27Gabriel Attal,
13:28c'est le candidat de la modernité,
13:29c'est un candidat de son époque
13:30qui a compris qu'on ne réussira pas
13:36et qu'il faut qu'on projette la France
13:37dans l'avenir.
13:38Et moi, je crois sincèrement
13:38que les Françaises et les Français
13:40le voient sur le terrain.
13:41Enfin, pardon,
13:41il a parlé de sujets
13:42très sexys,
13:44de gestion de l'eau,
13:45du voyage,
13:46de sécurité.
13:47Je crois que c'est un vrai débat
13:48et on aura une vraie campagne.
13:50Tant mieux.
13:50On peut arrêter de faire semblant.
13:52Gabriel Attal
13:52ne sera pas candidat à la présidentielle.
13:54Vous souhaitez qu'il ne soit pas
13:55parce qu'il nous fait peur ?
13:56Sans doute,
13:57il va se rallier.
13:57Mais Philippe,
13:58il le sera.
13:58Dans quelques semaines,
13:59et vous le savez très bien,
14:00il se ralliera à Édouard Philippe
14:01au nom de la responsabilité
14:03pour faire barrage.
14:04Mais il n'est pas sérieux.
14:05A chaque jour suffit
14:07ses propositions,
14:07pas du tout sa peine,
14:08au contraire.
14:09Il faut reconnaître,
14:10en parlant de propositions,
14:11que la proposition d'effacement
14:12d'une partie de la dette,
14:13qu'il ne faut pas caricaturer
14:14parce que c'est un débat légitime
14:16qui nous pose la question
14:17de savoir qui détient notre dette,
14:19à quoi elle est utilisée
14:20pour investir ou pas,
14:21a été posée
14:22par Jean-Luc Mélenchon.
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