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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:04– Nos invités s'installent d'ailleurs, je disais, une liste de candidats.
00:08On a encore un candidat aujourd'hui, en la personne de Xavier Bertrand.
00:12Je suppose que ça n'a pas changé grand-chose pour vous, Philippe Ballard, bonjour.
00:17Merci d'être là, député Rassemblement National de l'Oise.
00:20Je remercie Chloé Morin qui est resté avec nous, tout comme Arthur Berda, Bruno Jeudy.
00:25Et je salue Olivier Babaud qui était CEI, c'était président, bonsoir à vous cher Olivier de l'Institut Sapiens.
00:31Et Violette Spilbou, bonsoir.
00:33– Bonsoir.
00:33– Madame députée pour Ensemble pour la République du Nord, merci.
00:39Est-ce que cette remarque que j'ai faite vous interpelle ?
00:41C'est vrai, je suis allée voir le nombre de candidats.
00:44Alors, je ne me permettrai pas de qualifier certaines candidatures de farfelues.
00:49Au contraire, il faut le respect.
00:50Mais c'est vrai qu'il y a un éventail tellement large
00:52que certains n'en représentent qu'eux-mêmes et encore.
00:55Ils pourraient se retrouver dans une cabine téléphonique, ce serait déjà pas mal.
01:00Cette multiplicité des candidats, qu'est-ce qu'elle dit quand même ?
01:03Alors que la situation est tellement difficile.
01:06C'est le bal des ambitieux, tout le monde estime qu'il peut y aller ?
01:09– Écoutez, moi j'étais aux côtés de Gabriel Attal
01:11quand il est arrivé au rassemblement des entrepreneurs cet après-midi avant le débat.
01:15Et il l'a dit très simplement, en fait la campagne commence et il y a un vrai débat de
01:21fond.
01:21Cet après-midi, c'est un débat long qui est en train de se terminer.
01:24Et effectivement, les Français ont besoin d'être convaincus,
01:27ont besoin de connaître des projets, de pouvoir débattre pour les projets.
01:30On parle beaucoup aussi de rassemblement.
01:33Et bien pour pouvoir se rassembler, il faut avoir débattu.
01:36Moi je crois que c'est un temps qui est important.
01:38Moi je soutiens un candidat, Gabriel Attal, qui est extrêmement pugnace.
01:42On l'a vu dans ce débat, il y a eu quelques personnes, vous l'avez dit.
01:46Il a su, je pense, donner l'espoir.
01:48– Ah, on va parler de votre candidat, vraiment.
01:50– Mais il faut donner de l'espoir aux Français, il faut donner de la confiance.
01:53– Imaginez, je ne sais pas, une trentaine de candidats dans une élection
01:57avec une dette aussi importante, avec des déclassements,
02:00on ne va pas faire une liste noire, mais il y a tellement de candidats
02:04que Bruno Jeudy, j'ai envie de vous demander si vous n'êtes pas candidat à la présidentielle.
02:07– Si on le rend pas, vous voulez du mal.
02:08– Écoutez Sonia, ça fait partie de la possibilité de cette cinquième république
02:14d'avoir donc une candidature, de pouvoir porter des candidatures.
02:18Il y a quand même des règles, il faut 500 signatures.
02:20Ça bloque beaucoup de candidats qui aujourd'hui pensent
02:23qu'ils seront sur la ligne d'arrivée, ils n'y seront pas.
02:25Vous savez, il y a même Francis Lalanne, un chanteur, qui est candidat.
02:27La dernière fois, il a essayé, il n'a pas réussi.
02:29La plupart ne dépasseront même pas les 10, 20 ou 50 signatures.
02:33En réalité, on a presque toujours le même nombre, sauf en 2002,
02:35où il y avait à peu près de mémoire avec 14 candidats.
02:38À la fin, on termine à 16, on termine à 10, à peu près en général.
02:41– Merci Ardur, le gardien du temple, il les a comptés.
02:44– Mais c'est très bien, il y a une décomptation, ça fait partie aussi de…
02:47Voilà, c'est notre système politique, c'est une longue décomptation,
02:50et l'automne sert à ça.
02:52À l'entrée de l'hiver, il y en aura déjà moins,
02:54et en janvier, il y en aura encore beaucoup, beaucoup moins,
02:57lorsque tout le monde se battra.
02:58– C'était une entrée en matière, voilà.
03:00– Ce qui est intéressant, c'est qu'on pourrait avoir justement un 21 avril 2002,
03:04j'aime pas l'expression à l'envers, mais un peu en miroir.
03:08Que s'est-il passé en 2002 ?
03:0916 candidats absolument, Jean-Marie Le Pen s'est qualifié au second tour.
03:12Pour l'instant, il y en a une grosse trentaine,
03:14près d'une quarantaine de candidats déclarés.
03:16Mettons qu'on divise par deux, on sera à quoi ?
03:17Une quinzaine, une vingtaine, à peu près le tiage de 2002.
03:20Et on pourrait avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour.
03:22C'est là où je voulais faire cette petite comparaison entre 2027 et 2002,
03:25et puis pourquoi est-ce qu'il y en a autant ?
03:26Pour une raison simple à mon sens,
03:27c'est qu'Emmanuel Macron a rendu possible l'impossible.
03:30Il s'est lancé, il a gagné, et donc tout le monde se dit,
03:32maintenant pourquoi pas moi ?
03:34– Oui, alors c'est très intéressant,
03:36parce que moi j'aimerais interroger le bilan dans ce cas-là,
03:38parce qu'il y avait deux anciens premiers ministres quand même sur l'estrade.
03:42Madame la députée, vous êtes en soutien de Gabriel Attal.
03:47Gabriel Attal qui a reconnu quelques erreurs,
03:50plus que des erreurs d'ailleurs, semble-t-il, Chloé Morin.
03:54– Il y en a une qui n'est pas une erreur qu'il reconnaît,
03:57c'est qu'il met la dissolution sur le dos du président.
04:00– Ah bah c'est un grand brûlé de la dissolution lui quand même.
04:02– Oui, non mais il dit, la politique de l'offre s'est arrêtée au moment de la dissolution,
04:06je le regrette, c'est pas vraiment ça avouer une de ses propres erreurs.
04:10– Mais écoutez, l'un des sujets importants, en tous les cas,
04:13central de ce débat notamment, ça a été la dette.
04:15Avant qu'on parle des différentes propositions,
04:18et je vais vous faire réagir Philippe Ballard,
04:20c'est intéressant parce qu'aujourd'hui le bloc central dit
04:22mais regardez, Marine Le Pen, elle a une responsabilité.
04:25Parce qu'elle n'a pas voté les réformes structurelles,
04:28elle est quelque part responsable également de cette dette.
04:31Mais vous avez aussi deux anciens premiers ministres,
04:33et les Français ont quand même un peu de bon sens, quoi qu'on en pense.
04:36Donc on dit quelqu'un qui a été au pouvoir,
04:37il est responsable de ses propres actes, de ses propres actions.
04:41Écoutons Édouard Philippe qui fait la leçon à Jean-Luc Mélenchon cette fois-ci
04:45sur le sujet de la dette.
04:47Vous expliquez qu'on va brûler la dette
04:48et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire.
04:52Je ne veux pas de ça.
04:53Je ne veux pas de ça.
04:54La France, elle a une parole, elle la tient,
04:57et elle remet en ordre ses comptes,
05:00comme tous les autres pays l'ont fait,
05:02y compris lorsqu'ils étaient gouvernés à gauche,
05:04avec du sérieux, c'est pas un gros mot,
05:07et en tenant les engagements qu'on a pris.
05:08Donc je pense que la dette, c'est un sujet sérieux.
05:11Il est 20h.
05:12Si vous nous rejoignez, la dette est un sujet sérieux.
05:15Cela fait déjà quelques jours que nous en parlons.
05:17D'ailleurs, sous l'impulsion de la France insoumise,
05:19de Jean-Luc Mélenchon, du banquier d'affaires Mathieu Pigasse,
05:23annulation d'une partie de la dette.
05:25Non, dit le Bloc Central et beaucoup d'autres,
05:27affirmant au contraire que ça entraînerait,
05:29comme vous l'avez entendu, une France interdit bancaire.
05:32C'est peut-être le point commun que vous avez d'ailleurs
05:35avec le Bloc Central et Édouard Philippe ?
05:37Ah bah oui, mais Marine Le Pen l'a répété tout à l'heure.
05:39Une dette, tout simplement, ça s'embourse.
05:40C'est comme un ménage qui emprunte pour acheter un appartement,
05:43une maison.
05:44S'il ne rembourse pas, bah oui, il a des problèmes.
05:46Donc c'est une histoire de confiance vis-à-vis de ceux qui nous prêtent.
05:49Le problème en France, c'est que ceux qui nous prêtent
05:52sont principalement à l'étranger.
05:53Parce qu'il y a des pays qui sont plus endettés.
05:54Le Japon, par exemple, c'est 200% par rapport au PIB.
05:57Mais ils détiennent, c'est-à-dire que ça reste en circuit fermé au Japon.
05:59Là, l'argent qu'on rembourse à nos prêteurs,
06:02il part à l'étranger.
06:07des débats tout à l'heure.
06:09Enfin, il y avait, on vient d'en parler,
06:10il y avait quand même deux anciens premiers ministres.
06:12Gabriel Attal, Edouard Philippe.
06:14Enfin, Gabriel Attal, il a été ministre de 2017.
06:16Il a fini premier ministre.
06:17Après, effectivement, dissolution.
06:18Edouard Philippe a été premier ministre.
06:20Et il continue de nous donner des leçons
06:22de bonne gestion financière.
06:25Enfin, pour faire un peu d'humour,
06:25on a l'impression de se faire traiter l'escroc par Bernard Madoff.
06:28Il y a un moment stop quand même.
06:30C'est fort de café, la comparaison.
06:311300 milliards de dettes supplémentaires
06:33sous Emmanuel Macron.
06:35On est à 3600 milliards.
06:36Et enfin, on va rappeler le chiffre que tout le monde a en tête.
06:39Maintenant, on emprunte un taux plus élevé que la Grèce
06:42à 4,1%.
06:43Et pour bien comprendre,
06:45je pense que pour une partie du public,
06:46malheureusement, c'est encore abscond.
06:48Et j'en terminerai par là.
06:49Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans un an,
06:51peut-être deux ans, mais dans un an,
06:53le produit de ce qu'on appelle l'IRPP,
06:55l'impôt sur le revenu,
06:56ça va juste servir à rembourser les intérêts de la dette.
06:59Non, mais il n'y a plus de marge de manœuvre.
07:00Je veux dire, on sait très bien.
07:02Il y a quelque chose de très particulier dans ce débat.
07:04Qu'on le veuille ou pas, parce qu'il y a le talent,
07:06voilà, qu'on le veuille ou pas,
07:07et le caractère de Jean-Luc Mélenchon,
07:09il y a parfois des débats qui sont irrationnels.
07:12Et face à des débats irrationnels,
07:14les arguments d'irrationnels,
07:16ils n'ont pas beaucoup de prise.
07:17C'est une partie des Français.
07:18Donc moi, j'ai envie de savoir
07:19ce que vous répondez à ces Français
07:21qui sont tentés.
07:22Parce que c'est une musique douce,
07:24Madame la députée,
07:24qui se dit, mais oui,
07:25mais il y a une partie de la dette
07:27qui est au niveau de la Banque de France
07:29qu'on peut supprimer.
07:31Et puis, ils se disent aussi,
07:32Madame la députée,
07:33malgré tout,
07:34comment ceux qui ont conduit
07:35en partie à cette situation
07:36peuvent venir aujourd'hui nous dire
07:37mais on va sauver la France ?
07:39Comment ?
07:39D'abord, parce que,
07:41effectivement, vous avez rappelé,
07:42Gabriel Attal a été Premier ministre.
07:44Et lorsqu'il était Premier ministre,
07:46il a déjà pris des mesures
07:47d'économie de l'État,
07:48ce qui est une des mesures
07:50que votre candidate porte et défend,
07:52de dépenser moins,
07:53que l'État dépense moins.
07:54Il a annulé 10 milliards d'euros de crédit.
07:58Il a fait des économies sur les agences,
08:00sur les frais de fonctionnement
08:02des ministères.
08:02Et en 2024,
08:03c'est la première année en 2024
08:06où l'État a dépensé moins
08:08que l'année précédente.
08:09Et aujourd'hui,
08:11pour résorber cette dette,
08:13la solution qui est proposée
08:14par Gabriel Attal,
08:15ce n'est pas de changer de paramètre
08:17comme depuis de nombreuses années.
08:19C'est de changer profondément
08:20ce qui est la masse de la dette en France,
08:23qui est la dette provoquée
08:25par notre système social.
08:26Donc, ce n'est forcément
08:27pas des mesures
08:28qu'il a qualifiées de soins palliatifs,
08:30mais c'est refonder le système,
08:32changer profondément de modèle social,
08:34et donc avec un modèle de retraite
08:36par capitalisation
08:37en complément de ce système universel.
08:39Olivier Babot,
08:40expliquez-moi comment,
08:41même de manière intelligible,
08:43et vous avez tout à fait raison
08:44de défendre votre candidat,
08:47mais moi, la question,
08:47c'est ceux qui ont été au pouvoir
08:49sur un sujet aussi central
08:50et pour lesquels, d'ailleurs,
08:52ils ont été portés au pouvoir.
08:54Comment peuvent-ils,
08:55mais je ne parle pas de lui,
08:56je parle par exemple
08:56d'un ancien ministre de l'économie,
08:58comment peuvent-ils dire aujourd'hui,
08:59mais regardez en fait,
09:00mais si, nous avons la solution
09:02pour sauver la France,
09:03mais on va l'appliquer maintenant.
09:05C'est vrai qu'on a observé
09:06quelque chose d'assez étrange,
09:07c'est que les gens ont des superbes idées
09:09le jour où ils ne sont plus aux manettes.
09:11Tout d'un coup,
09:11vous avez une vision d'ailleurs
09:12assez bonne en général
09:13sur ce qu'il faut faire
09:14et sur ce qu'il faudrait faire
09:15et le courage qu'il faudrait
09:16pour tout ça.
09:17Malheureusement,
09:17quand on est ministre,
09:18bizarrement,
09:19ça arrive beaucoup moins.
09:20C'est une partie importante
09:21du problème aujourd'hui
09:22de tout ce qui est perçu
09:23comme étant l'équipe sortante.
09:25C'est que vous sortez
09:26avec un bilan.
09:27Alors, on peut dire
09:28à tout le monde,
09:28au moins,
09:29il n'y a pas eu le courage
09:30de faire les réformes,
09:31peut-être pas les moyens
09:33parlementaires aussi.
09:33Oui, c'est ça,
09:34parce que la réforme
09:37de l'assurance chômage,
09:37elle a été proposée,
09:39préparée par Gabriel Attal,
09:40elle était prête
09:41pour être opérationnelle
09:42le 1er juillet 2024
09:43et elle n'a pas pu être votée
09:45et le Rassemblement national
09:47qui dit tout le temps
09:47qu'il faut faire des économies,
09:49il n'a voté ni les 15 heures
09:50d'activité pour le RSA,
09:52ni la réforme des retraites,
09:53ni la réforme de l'assurance chômage.
09:55Donc, tout ce qui est économie
09:56ou résorption de la dette,
09:57à un moment,
09:58on est dans un système parlementaire aussi
10:00qui ne donne pas
10:01de la dette à la majorité.
10:01Donc, on vous dit
10:02que vous êtes sur le même bateau
10:03qui a provoqué ça en France.
10:06Mais non, parce que
10:06tout ça, pardon,
10:07c'est un peu d'une paresse intellectuelle.
10:09Je ne dis pas ça
10:09pour ma collègue de Spudfut.
10:10Oui, j'espère bien
10:11que vous ne dites pas ça
10:11pour moi, M. Ballard.
10:12Jean-Philippe Tanguy,
10:13qui a fait notre contre-budget,
10:15qui vient souvent en parler,
10:16l'an passé,
10:18il y a quelques jours,
10:20on chiffrait à plus de 50 milliards
10:22d'euros d'économies.
10:22Mais des économies,
10:23c'est ça qu'il faut bien comprendre,
10:25structurelles.
10:25C'est-à-dire,
10:26il y a des tabous en France.
10:27On ne veut pas s'attaquer
10:28à notre contribution
10:29au budget de l'Union Européenne,
10:30à notre politique migratoire.
10:32On a retrouvé un chiffre
10:33de l'OCDE.
10:34Ça vous parle ?
10:34Je pense que l'OCDE,
10:35c'est un organisme assez sérieux,
10:36qui date de 2018
10:38et qui affirmait
10:39que la différence
10:40entre les recettes
10:41et les dépenses
10:41liées à l'immigration,
10:42c'était 26 milliards d'euros.
10:45Il y a le train de vie de l'État,
10:46il y a les agences,
10:47il y a les énergies intermittentes.
10:48Mais quel scandale !
10:49Vous savez que le raccordement
10:50des éoliennes offshore
10:52au réseau à terre,
10:54c'est 100 milliards
10:55sur 10 ans.
10:56Mais ça, c'est structurel.
10:58Ce n'est pas des coups de rabot
10:59sur les chômeurs,
11:00sur la presse,
11:01sur etc.
11:02Mais au-delà des chiffres,
11:04au-delà de parfois
11:05une course à l'échelle...
11:06Pour une dette,
11:07c'est important
11:07de parler des chiffres.
11:08Oui et non.
11:10Pardonnez-moi,
11:10parce que moi,
11:11j'ai envie de savoir
11:12la dette,
11:13à quoi elle sert ?
11:14J'ai envie de savoir.
11:15Est-ce que c'est pour investir ou pas ?
11:16Moi, je ne le...
11:17Pardonnez-moi,
11:18la dette peut être utilisée
11:19à mauvais escient.
11:20Mais Marine Le Pen
11:21l'a dit tout à l'heure,
11:21on est pour l'inscription
11:22par exemple d'une règle d'or
11:24dans notre constitution.
11:25Oui, alors ça,
11:25c'était effectivement
11:26une proposition assez novatrice.
11:28Parce qu'effectivement,
11:28il y a une bonne dette.
11:29De votre part.
11:29L'investissement,
11:30enfin là,
11:30on fait un effort
11:31et on a voté pour le budget désarmé.
11:34Mais par contre,
11:35quand il s'agit de gaspiller,
11:37parce que c'est pas...
11:38Je reprends l'exemple
11:39des énergies intermittentes,
11:40on gaspille de l'argent public.
11:42Là, c'est de la mauvaise dépense.
11:44C'est de la mauvaise dette
11:45qui ne sert à rien.
11:46En tous les cas,
11:46ils étaient tous alignés,
11:48si je puis dire,
11:48et face aux chefs d'entreprise,
11:50aux patrons.
11:51Une petite question
11:52à l'applaudimètre.
11:53C'est pas ce qu'il y a
11:53de plus important.
11:54Pardonnez-moi
11:54de voir les choses
11:55par la petite...
11:56Voilà,
11:56le bout de la dornière.
11:58Mais à l'applaudimètre,
11:59qui a remporté la mise ?
12:00C'est difficile à dire
12:01parce que franchement,
12:02ils ont été applaudis
12:04de manière alternative.
12:06Tous, Jean-Luc Mélenchon également.
12:08Et au fond,
12:09pas tant que ça
12:09parce qu'on voyait bien
12:09qu'ils avaient décidé
12:11d'être assez observateurs
12:13quand même,
12:13les patrons.
12:14Après,
12:14il y a eu quelques...
12:15Quand j'ai entendu
12:17un peu la fin,
12:18j'ai entendu que
12:19Marine Taudelier
12:20s'était fait
12:20un moment brocarder
12:22par le public.
12:25Et puis,
12:26Mélenchon,
12:27de manière surprenante,
12:28n'a pas été tant que ça
12:31brocardé.
12:31Et pourtant,
12:31il n'était pas le même enjeu.
12:33Je pense qu'au fond,
12:35vous savez,
12:35aujourd'hui,
12:36le public du MEDEF
12:37était venu pour entendre
12:38quand même quelques éléments forts.
12:40Je pense d'abord,
12:41un,
12:41est-ce que Marine Le Pen
12:41allait bouger sur les retraites ?
12:43Ça, c'était quand même...
12:43La réponse est non.
12:45La réponse est non.
12:46Donc,
12:46ils sont sans doute repartis
12:47avec de la déception
12:48sur le fait qu'elle ne bouge pas.
12:49Sa doctrine,
12:49c'est central,
12:50à mon avis,
12:51pour cette présidentielle.
12:52La deuxième chose,
12:53c'est comment les candidats
12:53du Bloc central,
12:54eux,
12:55allaient les entendre
12:55tous les trois,
12:56c'est-à-dire
12:57de Gabriel Attal
12:58à Bruno Retailleau,
12:59les différences
13:00entre les uns et les autres,
13:02éventuellement les mea culpa
13:03sur la politique
13:06Macroniste.
13:06Et les autres candidats,
13:07je veux dire,
13:08ils les connaissent moins,
13:09ils les fréquentent moins,
13:10que ce soit Marine Toudelier
13:11ou Raphaël Gluckspann
13:12qui est vraiment nouveau,
13:13qui est le visage nouveau
13:13de cette campagne.
13:15Il y a eu quand même
13:16un mot qui a été prononcé
13:17par Jean-Luc Mélenchon
13:18à son arrivée
13:18à ces rencontres,
13:20peut-être qu'il n'a pas été
13:21écouté par tout le monde,
13:22mais moi,
13:22il m'interpelle
13:23parce que
13:24quand on parle
13:25d'une certaine manière
13:25des chefs d'entreprise
13:26qui votent pour l'ERN,
13:28ça aurait pu être
13:28pour un autre parti,
13:30j'aurais dit la même chose,
13:31on qualifie
13:32de cette même manière
13:33des millions de Français.
13:35Écoutons-le
13:35et vous allez nous dire
13:36ce que vous en pensez.
13:37Le Rassemblement National,
13:39c'est un parti lamentable
13:40et il y a des patrons lamentables,
13:42ils se retrouvent.
13:43Et puis,
13:43il y en a d'autres,
13:44non.
13:45Alors,
13:45ils se retrouvent avec moi,
13:46qu'est-ce que vous pensez d'eux ?
13:47Ils sont bien.
13:48Pourtant,
13:49je suis anticapitaliste,
13:51tout le monde le sait.
13:53On aurait pu considérer
13:54que c'était un très,
13:56entre guillemets,
13:57avec beaucoup de guillemets
13:57d'humour,
13:58mais dans un contexte
13:59de lutte d'éclat.
13:59ce qui m'a choqué,
14:00Sonia,
14:00c'est qu'il n'est pas fait,
14:03pour le coup,
14:04repris,
14:06je ne sais pas
14:07s'il déprésentait les excuses,
14:08c'est ce qu'a dit,
14:08je crois,
14:09Gabriel Attal,
14:09sur le mot nuisible
14:11qui a été employé
14:11par Mme Aubry ce week-end.
14:13Oui,
14:13je ne veux pas faire une liste,
14:15c'est après-vert,
14:15mais lamentable,
14:16nuisible,
14:17ça fait beaucoup déjà
14:17dans la même semaine.
14:18Mélenchon aurait dû
14:20prendre ses distances
14:21avec ce qui s'est passé
14:21ce week-end,
14:22au moins sur ce point-là.
14:23On ne fait pas campagne
14:24en traitant n'importe quelle
14:25catégorie français de Mélisie,
14:27ça n'existe pas.
14:28Ça ne colle pas
14:28avec la stratégie
14:29de pacification,
14:31de lissage
14:32de son image
14:33qu'il avait entrepris
14:34depuis quelques semaines
14:35pour justement
14:36siphonner le vote utile,
14:38comme on dit,
14:38à gauche.
14:39C'est vrai que ça ressemble
14:41plus au Mélenchon précédent
14:43qui avance par le clash
14:45et ça marche très bien.
14:46Mais pourquoi ?
14:46Regardez le duel
14:48qui ressort dans les sondages.
14:50C'est exactement
14:51ce que vous dites.
14:52Duel de caractère,
14:54duel d'incarnation,
14:56duel de rugosité,
14:58je ne veux pas aller au-delà.
14:58Mais même d'émotions,
14:59c'est-à-dire que
15:00quand vous qualifiez
15:01quelqu'un de lamentable,
15:02de nuisible, etc.,
15:03vous suscitez l'émotion
15:05positive ou négative
15:06selon le camp
15:07auquel vous appartenez,
15:09et donc vous faites carburer
15:11la caisse de résonance
15:12des réseaux sociaux
15:12et donc vous atteignez
15:14énormément de gens
15:16qui potentiellement
15:17ne vont pas aller
15:18forcément se brancher
15:19sur BFM
15:20pour savoir ce qui se passe
15:21dans le monde
15:21mais qui, du coup,
15:22vont voir...
15:22Ça peut arriver aussi.
15:23Ils ont été bien polis
15:23en tous les cas.
15:24Ça peut arriver.
15:24Ils ont été bien polis
15:25avec Jean-Luc Télo.
15:26C'est vrai que
15:27ce n'est pas son habitude
15:28de reculer,
15:28ça c'est sûr,
15:29il ne le fait jamais.
15:31Mais là, quand même,
15:33pour le coup,
15:33c'est plus qu'une ligne rouge.
15:35Oui, mais...
15:35Il ne doit pas exister.
15:37Quand même,
15:37vous avez le premier débat
15:38de la présidentielle,
15:40il se fait au MEDEF.
15:40Olivier Besancenot l'a rappelé.
15:42Il était choqué.
15:42Il était choqué.
15:43Vous moins.
15:44Pas du tout.
15:45Mais voilà,
15:45au contraire,
15:46vous vous applaudissez
15:47dès demain.
15:47J'ai vous d'ailleurs
15:48à l'applaudiment.
15:49Moi, j'applaudis devant
15:49une campagne qui démarre
15:50sur les chapeaux de roue
15:51sur l'économie.
15:52Mais alors,
15:52c'était ma question.
15:53Projet contre projet.
15:54Et vous tous autour de la table.
15:55Est-ce que vraiment,
15:56quand vous avez regardé
15:57aujourd'hui,
15:58tous les téléspectateurs
15:59n'étaient pas devant BFM TV.
16:01Et c'est pour ça
16:01que nous passons
16:02différents extraits.
16:03Peut-être le sont-ils
16:04davantage ce soir.
16:05Mais est-ce que vous avez
16:06l'impression véritablement,
16:07au-delà des chiffres,
16:08au-delà parfois
16:09d'un inventaire
16:10un peu technique et froid,
16:11même s'il est nécessaire
16:12sur la dette,
16:13que vraiment,
16:13il y a une incarnation,
16:14quelque chose de charnel,
16:15que chacun porte une France.
16:17Par exemple,
16:17si je vous demandais
16:18quelle est la France
16:19de Gabriel Attal,
16:20s'il parlait avec
16:21un élan du cœur.
16:22Je pense que...
16:23C'est un moment,
16:24on filme,
16:25quelle est la France
16:25de Gabriel Attal.
16:26Ce n'est pas un examen,
16:28mais c'est ce que j'ai ressenti
16:29quand je parle avec lui.
16:30C'est quand il dit
16:30rien ne résiste
16:31au peuple français,
16:32rien ne résiste
16:33aux entrepreneurs français.
16:34Il a un discours
16:36combatif, honnête,
16:37avec à la fois
16:38les réussites
16:39et les échecs
16:39qu'il a lister.
16:39Mais vous trouvez
16:40que c'est exaltant ?
16:40Mais avec beaucoup
16:41d'enthousiasme
16:42sur l'innovation,
16:44la compétitivité.
16:45Quand on dit
16:45quand Gabriel Attal
16:46porte un projet
16:47qui veut refaire
16:48de la France
16:48le leader économique
16:50de l'Europe,
16:50ce qu'elle n'est plus
16:51aujourd'hui
16:51dans beaucoup de domaines.
16:52Moi, j'ai eu des rencontres
16:54cet après-midi
16:58pharmaceutiques,
16:59sur le domaine
16:59de l'industrie,
17:01sur d'autres domaines
17:02de descendre.
17:03Eh bien, effectivement,
17:04il faut un discours
17:05très combatif.
17:05Il faut croire
17:06en la croissance aussi.
17:07Je crois que le projet...
17:09Madame la députée,
17:10je vous assure,
17:11attendez, attendez.
17:12Oui, je vous en prie.
17:13Je vous en prie.
17:14Il faut croire
17:14en la croissance.
17:16Oui, parce que...
17:16Moi, je ne comprends pas.
17:18Parce qu'on a face à nous
17:19des projets de croissance.
17:21Moi, je crois en la France.
17:22C'est quoi la croissance ?
17:23En fait, il faut croire
17:24que la France
17:25peut continuer
17:26de se développer
17:28contrairement
17:29à des projets alternatifs
17:30qui disent
17:31le gâteau va diminuer
17:33et donc on va faire payer.
17:34D'un côté,
17:35on fait payer les immigrés
17:35et de l'autre côté,
17:36on fait payer les riches.
17:37Il y a quelques instants,
17:38on a reçu Alexandre Jardin.
17:39On peut penser...
17:40Moi, j'en pense plutôt du bien.
17:42Les téléspectateurs
17:43peut-être sont-ils.
17:44Mais je trouve
17:45qu'il y a quelque chose...
17:45C'est vrai,
17:46il parle...
17:47Je ne sonde pas
17:48les sincérités,
17:49mais vous voyez
17:49ce que je veux dire ?
17:50Il y a quelque chose
17:51de charnel
17:52qui imprime.
17:54Moi, je trouve
17:54qu'il manque...
17:55Je suis peut-être...
17:56Vous auriez peut-être dû
17:57aller accompagner
17:58Gabriel Attal sur le terrain.
18:00Non, non, surtout pas.
18:00Ne me dites pas ça.
18:01Je l'aurai avec moi.
18:02J'ai peur ou j'ai raison ?
18:04J'ai peur ou j'ai raison ?
18:05Et moi,
18:06c'est quelqu'un
18:07avec qui je travaille depuis 4 ans.
18:07Je suis sûre
18:08que vous êtes d'accord avec moi,
18:09mais vous ne le dites pas
18:09ce soir un peu.
18:10Non, non, non,
18:10mais vous verrez
18:10quand il est avec les gens.
18:12Quand il est avec les gens,
18:13les gens lui parlent
18:13du conseil.
18:14Franchement,
18:14vous pensez que c'est faux
18:15ce qu'on le dit complètement ?
18:16Non, ce qui est terrible,
18:16et je vais me retrouver
18:17à faire le porte-parole
18:17de Gabriel Attal,
18:18ce qui n'est quand même
18:18pas dans mes habitudes,
18:19dans mon quotidien.
18:21Jean-Luc Mélenchon
18:22a théorisé la nouvelle France.
18:23Gabriel Attal,
18:23il y a opposé 4 concepts
18:24et je suis surpris
18:25de ne pas les entendre
18:26citer ce soir,
18:27de ne pas les entendre
18:28dans votre bouche ce soir,
18:28Madame la députée.
18:29Il a dit école,
18:30frontière, salaire, IA.
18:31C'est une bonne intuition.
18:32Mais en effet,
18:33si vous-même ce soir,
18:34vous ne portez pas
18:35ce quatuor-là
18:35comme étant le mantra
18:37qui va porter la campagne
18:38de Gabriel Attal,
18:39en effet,
18:39il ne faut pas s'étonner
18:40que ça ne fasse pas
18:40vibrer la corde des Français.
18:42C'est un concept
18:42qu'il a théorisé
18:43qui me paraissait plutôt
18:44être une bonne intuition
18:45mais que je n'entends
18:46nulle part ailleurs
18:47que dans sa bouche
18:47et encore quand on l'écoute.
18:48Et même dans sa bouche
18:49tout à l'heure
18:49dans le débat de la REF,
18:51ce n'était pas forcément
18:52le lieu pour aborder
18:53tous les sujets.
18:54On n'a pas parlé de l'école
18:55alors qu'on pourrait
18:56dans le cadre
18:56d'un débat
18:58de la formation
18:59des écoles
19:00de l'apprentissage.
19:01Mais je crois qu'aujourd'hui
19:02le but ce n'est pas
19:03de répéter un mantra,
19:04vous le disiez
19:04avec ces tripes
19:06de vivre une campagne.
19:07Les Français
19:08ils ont envie d'une campagne
19:09pour les présidentielles.
19:09C'est Jean-Luc Mélenchon
19:10qui l'a fait vivre pour l'instant.
19:11Nous on va mettre en place
19:12une opération avec...
19:13C'est Jean-Luc Mélenchon
19:14et la France Insoumise
19:14qui l'a fait vivre pour l'instant.
19:16C'est parce que aussi
19:17je pense que la presse
19:18a beaucoup beaucoup relayé
19:19là les universités
19:20des Tdlfi.
19:22Aujourd'hui c'est beaucoup relayé
19:23et demain aussi je pense...
19:24C'est la faute du Figaro.
19:25Absolument.
19:25Le Figaro.
19:26Le rassemblement des entrepreneurs.
19:27Moi je m'en réjouis.
19:28Il y a du débat.
19:29Il y a plein de sujets de fonds,
19:30la dette, les retraites,
19:31l'innovation, l'investissement.
19:32Est-ce qu'il faut croire
19:32en la croissance, M. Bavot ?
19:34Non mais c'est vraiment intéressant.
19:35Est-ce que vous y croyez
19:36en vous réveillant le matin ?
19:37En vous rasant ?
19:38En totalement dévoué
19:38à la croissance et pieux.
19:40C'est vraiment intéressant
19:41que cette campagne
19:41se soit lancée symboliquement
19:43au MEDEF
19:44parce que je crois vraiment
19:44qu'il y a beaucoup de choses
19:46qui convergent
19:47pour faire croire,
19:48pour faire penser pour le coup
19:49qu'elle va être exceptionnelle
19:50cette campagne.
19:51Exceptionnelle pourquoi ?
19:52Parce que la situation budgétaire,
19:54l'impasse autour de la dette,
19:55la difficulté du budget 2027
19:58qui va être verdant,
20:01ça va être terrible,
20:02fait que la campagne
20:03va beaucoup avoir,
20:04ce qu'elle n'a pas toujours eu,
20:06des cordes de rappel sur le réel,
20:07c'est-à-dire sur les comptes.
20:09Alors peut-être que je plaide
20:09pour ma paroisse
20:10et que évidemment
20:11je prévois ce que je souhaite,
20:12mais j'ai l'impression
20:13bien sûr il y aura le thème de l'école,
20:15on parlera d'immigration,
20:15il y aura plein de choses,
20:16mais le thème de l'économie
20:17va revenir toujours
20:18et on n'a pas eu
20:20des surprises énormes
20:21dans ce qui s'est présenté aujourd'hui,
20:22c'est-à-dire qu'on a vu
20:23une segmentation
20:23qui était sur la dette,
20:25sur le déficit,
20:25sur la simplification
20:26qui commence à être connue
20:27et là chacun compte ses troupes
20:29et ce n'est pas extrêmement étonnant
20:32pour l'instant
20:32mais il y a des discours
20:33qui vont continuer
20:34à devoir être approfondis
20:35parce qu'on était là
20:36dans le tout début
20:37et pourtant il y a déjà eu
20:37pas mal de choses
20:38qui ont été dites.
20:39Moi je trouve que...
20:40Pardon, le fond aussi.
20:41Je voudrais juste qu'on écoute
20:42Marine Le Pen sur l'une
20:43puisqu'on va essayer
20:44de les écouter,
20:45pas tous,
20:46mais en tous les cas
20:47les principales propositions.
20:48L'État se gave.
20:49Bon, on attend toujours
20:50ensuite les propositions
20:52mais vous allez me dire
20:53que vous les avez,
20:54on ne va pas les détails se faire
20:55mais écoutez aussi
20:56la manière dont on s'est dit
20:57et la manière dont on s'est reçu.
20:58C'est ça qui est intéressant.
21:01Moi, il m'apparaît
21:02que le premier
21:03qui doit faire un effort
21:04c'est l'État
21:05et il doit baisser drastiquement
21:07son train de vie.
21:09Voilà ce que je viens dire
21:10parce que oui,
21:11je suis très inquiète
21:12par la situation de la dette.
21:14Nous présenterons
21:15notre trajectoire
21:16de rétablissement
21:17des finances publiques
21:19avec 125 milliards
21:21d'euros d'économie.
21:23Pourquoi ?
21:23Pas parce que ça me fait plaisir,
21:25parce qu'il est absolument
21:26nécessaire de le faire.
21:29Plus largement,
21:30est-ce que le Rassemblement National
21:31est en train de changer
21:32ou pas son ADN économique ?
21:35Alors, je ne vais pas vous rappeler
21:36le Rassemblement National
21:36du Nord, du Sud,
21:38je sais qu'il n'y a pas
21:38une différence Marine Le Pen
21:40et Jordan de Bardala
21:40mais quand même,
21:41votre monsieur économie,
21:43votre projet,
21:44il est parti ce soir.
21:45et j'imagine que quand on part,
21:46quand on claque la porte,
21:47généralement,
21:48c'est qu'on n'est pas content.
21:49Oui, mais c'est une équipe,
21:51une équipe,
21:51elle travaille ensemble.
21:55Je les ai vus travailler
21:56pendant des semaines,
21:58des mois.
21:58Il y a un programme
21:59qui sera présenté,
22:00Marine Le Pen l'a dit,
22:01dans quelques semaines maintenant.
22:03Vous aurez tout le détail.
22:04Effectivement,
22:04le chiffrage de ce...
22:06Mais il est parti
22:06parce qu'il n'est pas d'accord.
22:07Parce qu'il y a urgence
22:09quand même
22:09à redresser la barre.
22:11Mais il est parti
22:12parce qu'il n'est pas d'accord.
22:14Bah écoutez,
22:14il faut lui demander.
22:15Vous êtes plus proche de lui
22:17que moi,
22:17je suis assez sûr.
22:18Je n'ai pas les explications.
22:20Nous, on les a.
22:21Nous, on les a.
22:21Et je vous le dis,
22:22il est parti
22:22parce qu'il ne voulait pas
22:23défendre une réforme des retraites
22:24en laquelle il ne croit pas.
22:25L'ironie de l'histoire,
22:26pour être tout à fait honnête
22:27et complète ce soir,
22:28c'est que c'est lui
22:28qui a rédigé cette réforme des retraites.
22:30À la demande de Marine Le Pen,
22:31c'est lui qui a rédigé
22:32cette réforme des retraites.
22:33Aujourd'hui,
22:33il a peut-être eu un espoir
22:34à tort ou à raison
22:35de défendre une autre réforme des retraites
22:36pour un autre candidat
22:38que Marine Le Pen.
22:39C'est finalement Marine Le Pen
22:39qui est la candidate
22:40et lui ne veut pas défendre
22:41une mesure dans laquelle
22:42il ne croit pas.
22:43Et donc, il part
22:44sans perte,
22:45sans fracas.
22:46Mais il part
22:46et c'est un signal
22:47assez difficile
22:48pour Marine Le Pen.
22:49Tout ceux qui nous regardent
22:50ne connaissent pas forcément.
22:51Mais j'en insiste
22:52sur le monsieur.
22:52Marine Le Pen veut rester
22:53sur les 62 ans
22:54et que,
22:55y compris Jordan Bordala,
22:56était en train d'évoluer
22:57avant qu'il ne soit pas candidat.
23:00Mais 62 ans,
23:01je précise
23:02parce qu'il y a
23:02une très grande partie
23:04de la presse.
23:04Alors, soit par méconnaissance,
23:06soit pour essayer
23:07de maquiller un petit peu
23:09notre programme
23:09et la vérité
23:10avec des annuités.
23:12Et si on commence
23:13à travailler
23:14au-delà de 20 ans,
23:15on crante
23:16jusqu'à 42 annuités.
23:18Alors, pour être
23:18extrêmement concret,
23:20quelqu'un qui fait un master,
23:21ça bat plus 5,
23:22qui rentre dans la vie active
23:23à 24 ans,
23:25il faudra qu'il ait
23:26plus 42 ans annuités
23:28pour avoir une retraite
23:28à taux plein.
23:30Donc, ça nous mène
23:30à 65, 66 ans.
23:32Il pourra partir à 62.
23:33Mais avec une décision.
23:34Il faut raconter des histoires
23:35en disant que les gens
23:36vont prendre leur retraite
23:37à 62 ans.
23:38Mais non, mais pour avoir
23:39le taux plein,
23:39il faut avoir ses annuités.
23:40Mais c'est déjà
23:41le système actuel.
23:42Oui, c'est déjà
23:42le système actuel.
23:43Ça va tout de suite
23:43à 65 ans.
23:45Là, ça y est,
23:46vous avez compris maintenant.
23:47Il faut 42 annuités.
23:47Vous allez aller
23:48depuis 80 ans
23:49à se rendre ici
23:50et sur ce plateau.
23:52que c'est impossible
23:53de faire la retraite
23:54à 62 ans.
23:55Parce qu'il y a deux
23:56les annuités
23:57et l'âge.
23:58Et tous les pays du monde
23:59quasiment ont
24:00l'âge légal
24:02de départ.
24:03Il se trouve qu'en France,
24:04il y a en plus
24:05les annuités
24:06qui comptent
24:06pour avoir une retraite
24:07à taux plein.
24:07La vision que vous avez,
24:08c'est ça.
24:09Franchement,
24:10si ça commence comme ça,
24:11c'est projet contre projet.
24:12Mais sauf que c'est faux.
24:12Mais vous n'êtes pas
24:14l'arbitre des élénances.
24:15Mais sauf que c'est faux.
24:16Vous n'allez pas dire
24:16à madame la députée,
24:17monsieur le député...
24:18Mais pourquoi les Français
24:18soient les seuls
24:19à avoir la retraite
24:20à 62 ans ?
24:20Mais soyez candidats, Bruno.
24:21Les Espagnols,
24:22les Français,
24:23les Français,
24:23les Français d'Olivier Babeau
24:24prennent beaucoup plus tard.
24:26On n'est pas différents
24:26des autres.
24:27Mais c'est un choix.
24:27On a même une démographie
24:28qui est à peu près
24:29au même niveau.
24:30Alors, un,
24:30c'est un choix de société.
24:31On assume,
24:31Marine Le Pen l'a redit tout à l'heure,
24:33ça coûte 9 milliards.
24:34C'est le chiffrage
24:34qui est à peu près...
24:35Mais on fait des économies
24:37structurées d'ailleurs.
24:38Deuxièmement,
24:38on relance la...
24:40On fait une politique familiale
24:41pour faire extrêmement ça.
24:42Parce que les bébés de demain,
24:44c'est les cotisants de...
24:46Ça, on aura le temps.
24:4725 ans.
24:47Moi, je voulais...
24:48Ça n'a pas été abordé d'ailleurs
24:49aujourd'hui.
24:50Et ça a été...
24:50Non, mais je ne dis pas ici.
24:51On démarre la campagne.
24:52Il y a des mois,
24:53vous reviendrez.
24:53Malheureusement,
24:54parce qu'il y a un hiver.
24:56Alors même,
24:56vous voyez,
24:57Emmanuel Macron
24:57s'en a été rendu compte.
24:58On a un énorme problème démographique
25:01en France et en Europe.
25:01Vous reviendrez pour en parler.
25:02Vous avez défendu
25:03vos candidats respectifs.
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