- il y a 4 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Et tout d'abord, cette question, faut-il craquer une allumette sur le baril de poudre des contestations ?
00:07À la lecture d'une interview dans le Figaro ce soir, la question se pose et on la pose à
00:13nos invités.
00:14Arthur Berda, bonsoir.
00:15Bonsoir Sonia.
00:15Merci d'être là, notre éditeur et liste, également au Figaro.
00:18Vous avez évidemment tous les tenants et aboutissants de cet entretien avec le Premier ministre.
00:23Je salue la présence de Laure Closier, bonsoir.
00:25Bonsoir.
00:25Merci d'être là. Alors, votre regard va être très intéressant sur tous les aspects, évidemment, économiques.
00:30Alexis Cuvillier, bonsoir à vous pour la partie politique, évidemment.
00:34Le message envoyé aux oppositions, aux marchés, aux Français est très important.
00:39Je salue la présence de Rocaïa Diallo, bonsoir.
00:41C'est très bien.
00:42Présidente de Politis et littéraliste Guardian.
00:45Et nous sommes également avec Patrick Vignel, bonsoir.
00:47Bonsoir.
00:47Merci d'être là. Vous avez été député.
00:50Et là, la copie pour les députés, elle est amère.
00:53On va en parler, mais tout d'abord, Arthur Berda.
00:5654 milliards d'euros d'efforts.
00:58Là, c'est même plus un saut.
01:00Là, c'est un grand écart.
01:01On va détailler quand même les propositions qui concernent nos premiers chefs, les Français.
01:05Mais quel est le principal message qu'a voulu faire passer le Premier ministre ?
01:09Le principal message de Sébastien Lecornu, dans cet entretien auquel nous consacrons deux pages dans le Figaro à paraître demain,
01:15il tient en une phrase, chère Sonia.
01:17C'est « Nous sommes passés d'une période où il fallait de la stabilité politique », c'est-à
01:21-dire l'année dernière, lorsque Sébastien Lecornu a cédé sur la réforme des retraites, a cédé au chantage à la
01:27censure du Parti Socialiste et suspendu la réforme des retraites.
01:29Donc, nous sommes passés d'une période de stabilité politique à une période où il faut de la stabilité financière.
01:35C'est un changement de paradigme que pose Sébastien Lecornu.
01:38Il tire donc en une phrase et il annonce, en revanche, beaucoup de mesures, pas une seule.
01:4254 milliards d'euros d'efforts, vous l'avez dit, c'est-à-dire qu'on partait d'une trentaine
01:46copie à 30 milliards, c'est ce qu'on nous disait plus tôt au sein du gouvernement, au sein de
01:49l'exécutif jusque-là, on passe à 54 milliards.
01:52Alors, je le souligne tout de suite, parce qu'il faut le dire à ceux qui nous regardent, un effort
01:56budgétaire, ça n'est pas des économies, c'est pas la même chose.
02:00Des économies, ça veut dire qu'on agit que sur les dépenses.
02:02Un effort budgétaire, on agit également sur les retraites.
02:05C'est le solde entre les moins que l'on applique aux dépenses et les plus que l'on applique
02:09aux recettes.
02:10Ah non, pas douter, les réactions politiques vont être très nombreuses.
02:14Alexis Quivillier, j'ai posé cette question en ouverture de l'émission.
02:17Faut-il, est-ce que ça revient à craquer une alimette sur le baril de poudre des contestations ?
02:22Depuis plusieurs jours, nous parlons de la flambée des carburants, nous parlons d'une colère, d'une vraie désespérance pour
02:27une partie des Français.
02:28Et ce soir, il y a des annonces malgré tout qui sont lourdes, qui sont conséquentes.
02:33Quel signal politique est envoyé ?
02:34C'est vrai que quand le chiffre de 54 milliards d'euros a été évoqué en fin d'après-midi,
02:41lorsque le Figaro l'a annoncé, ce chiffre, il a fait un certain effet, en effet, dans la classe politique.
02:48Parce que c'est vrai que jusqu'ici, le chiffre qui était plutôt mis en avant par différentes sources gouvernementales,
02:52c'était 30 milliards d'euros.
02:54Donc on est pratiquement sur un doublement de l'effort budgétaire qui est demandé.
02:58Certes, il y a des choses qui sont encore imprécises.
03:02Il y a probablement une part de communication dans ce qui est fait pour rassurer les marchés.
03:07Et évidemment, on le disait, il faudra voir comment l'examen budgétaire se poursuit.
03:11Est-ce que cet effort sera aussi important à la fin ?
03:13Il y a des symboles qui sont évoqués dans cette présentation de Sébastien Lecornu.
03:20La question des aides pour le logement, le gel possible des aides pour le logement pour les étudiants.
03:25On sait à quel point ce sujet avait créé la polémique au tout début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
03:32lorsque déjà le sujet avait été évoqué comme une piste d'économie.
03:36La question du gel du point d'indice des fonctionnaires,
03:38le sujet du délai de carence pour certaines allocations aux étrangers.
03:41Il y a des sujets qui vont faire parler dans ce que dit Sébastien Lecornu.
03:45Les allocations non contributives des étrangers.
03:47Oui, on va en parler.
03:48Mais vraiment, Laure Closier, quand on met une à une les propositions,
03:52le possible gel des APL pour les étudiants,
03:56le maintien du gel du point d'indice des fonctionnaires,
04:00acter la mise à contribution de certains retraités.
04:03Alors il explique, Sébastien Lecornu, qu'il ne s'agit pas des petites retraites,
04:06qu'il y a les deux fameuses pistes.
04:08Mais enfin, en réalité, ça y est, c'est acté maintenant.
04:10Alors il dit qu'on discutera dans les prochaines semaines avec le Parlement
04:15pour savoir si c'est sur l'abattement forfaitaire des 10%
04:18ou savoir si c'est le gel des pensions qui ne seront pas indexées sur l'inflation.
04:24Donc ça, c'est relégué à plus tard.
04:25Vous disiez, Arthur, il y a beaucoup de propositions.
04:28Moi, je ne suis pas d'accord.
04:29Il n'y a rien.
04:29Enfin, il n'y a rien.
04:30Alors parlons-en.
04:31Alors, j'ai fait le compte sur un coin de table.
04:34Avant de venir, j'en suis à 15 milliards d'euros d'économie.
04:38Plus les gels de dépenses.
04:39J'ai bien compté.
04:40Vous avez noté que j'ai précisé.
04:41Très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très loin des 54 milliards.
04:45Mais qu'un effort budgétaire, ça n'est pas que des économies, cher Lord.
04:47Donc vous le savez mieux, moi, d'ailleurs.
04:48Oui, mais il manque beaucoup, là, sur les 54.
04:50Non, parce que, non, Sébastien Lecornu annonce qu'il va donner un coup de rabot sur certaines niches fiscales.
04:54Il le dit.
04:55Mais il ne dit pas lesquelles.
04:56Et il dit déjà que sur les services à la personne, il ne prendra pas, il ne prendra pas.
05:00Un débat budgétaire, sans gagne.
05:01Autant on peut le faire.
05:01Arthur Bernard, avant de rentrer dans tout, vraiment, les détails et sous-détails de cet effort jusqu'à 54 milliards,
05:08moi, ce qui m'intéresse, c'est le signal, quand même.
05:09Bien sûr.
05:10Le signal, c'est tout le monde va payer.
05:11Tout le monde va payer.
05:12Y compris les retraités.
05:13C'est plus possible de mettre les retraités de côté, Sonia.
05:16On ne peut plus dire à la France, tout le monde va payer, sauf les retraités.
05:19Voilà le message le plus important.
05:21Et je vais tous vous faire réagir.
05:22Tout à l'heure, Jordan Bardella, président du Rassemblement national,
05:25réagira en exclusivité, le RN, sur lequel le Premier ministre compte également,
05:30puisque, apparemment, c'est une position d'équilibre.
05:34Pas de censure.
05:35On verra ce qu'il dira.
05:37Je vous propose d'être en direct avec un premier invité.
05:41C'est Arthur Delaporte, député socialiste du Calfados,
05:43qui est porte-parole également du groupe à l'Assemblée.
05:46Nous venons de détailler avec nos journalistes en plateau,
05:49M. Delaporte, les premières pistes du budget.
05:52Comment vous réagissez ?
05:54Écoutez, moi, je tombe de ma chaise.
05:56Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a deux ans de cela,
05:59on avait eu François Bayrou qui nous proposait la modique somme de 44 milliards d'euros
06:04de contestation budgétaire.
06:05Là, on est sur 10 milliards de plus.
06:07C'est tout bonnement insoutenable socialement.
06:10C'est irresponsable politiquement.
06:12Et c'est totalement contraire aux engagements pris par Sébastien Lecornu.
06:16Je vous rappelle, cet été, il disait, moi, je suis ouvert aux compromis.
06:19Là, en fait, il nous pose un budget qui est non seulement très à droite,
06:22mais surtout impossible pour les Françaises et les Français.
06:26Quand vous alignez, finalement, toute la potion d'austérité amère
06:29qui est faite sur le dos des Français,
06:31et en particulier de ceux qui triment et de ceux qui ont du mal à travailler,
06:34et qu'à côté de ça, vous voyez que c'est fait notamment pour financer une politique de cadeaux fiscaux
06:40aux plus fortunés.
06:40Et je pense notamment à ces mesures d'allègement sur l'héritage,
06:44alors qu'on sait très bien que ceux qui héritent, héritent de plus en plus.
06:47Bref, c'est l'inverse de ce qu'il faudrait faire,
06:48et c'est l'inverse de ce que proposent les socialistes.
06:51Restez avec nous, Arthur Delaporte.
06:52C'est vrai, Patrick Vignal, on s'apprêtait à discuter encore de la poursuite, évidemment,
06:58du mouvement autour des pêcheurs, mais aussi de la France qui travaille,
07:02des aides sectorielles qui sont prolongées, mais jugées insuffisantes.
07:06Et on a un pavé dans la marre qui éclabousse tout le monde.
07:09Et on se demande comment, dans un tel climat, on peut, peut-être sommes-nous obligés,
07:13c'est ce que vous allez nous dire, présenter une telle copie aussi amère, aussi rude.
07:17Est-ce qu'il faudra boire la calice jusqu'à la lit ?
07:19Alors, moi, j'aime bien les conversations.
07:21Hier, on nous dit que Sébastien Lecornu ne parle jamais,
07:24il est silencieux, il reste dans son bureau.
07:26Là, il donne un entretien exceptionnel à un homme exceptionnel, Arthur Berda,
07:30et il nous explique ce qu'il faut faire à 54 milliards.
07:33En fait, on est passé du pouvoir d'achat au pouvoir de vivre pour certains, voire pour survivre.
07:38Ça, c'est le premier point.
07:39Le deuxième point, quand même, vous appelez,
07:41c'est qu'il y a un contexte géopolitique international.
07:44On part des carburants, mais demain, on va se chauffer.
07:47Il y a le gaz.
07:48Donc, si vous voulez, Sonia, moi, je vais être clair.
07:50Je pense qu'aujourd'hui, il a posé un débat.
07:52On ne peut pas se payer une cri des gilets jaunes.
07:55Vous vous rappelez, j'ai passé du temps chez vous sur des ronds-points.
07:58Vous imaginez les images qu'on a ?
08:00Ce sont mes copains, les pêcheurs, Frontignan et Sète, affrontés avec des CRS.
08:05Le vrai débat, c'est quoi ?
08:06C'est que tout le monde doit payer.
08:08Et on verra les mesures, mais ça doit commencer par l'État, Sonia Mabrouk.
08:12C'est un symbole, la politique.
08:14Et j'espère, et j'espère qu'il ne va pas toucher aux aides du logement.
08:18Vous vous rappelez quand Emmanuel Macron avait dit, j'enlève 5 euros.
08:22Ça faisait 200 millions d'euros.
08:23Ça a fait une poudre, ça, pour 200 millions d'euros.
08:26C'est pour ça que je vous dis, est-ce qu'il faut maintenant craquer autant d'allumettes sur le
08:30baril de poudre ?
08:30Mais au contraire, il est en train de dire, au lieu de prendre 30 milliards, il prend 54 milliards,
08:37parce qu'on ne sait pas ce qui va se passer avec les droits de l'ombre.
08:39Honnêtement, bien sûr, les marchés nous regardent.
08:41Vous vous rendez compte, les efforts sur les arrêts maladie, en même temps, dans le débat public,
08:45le gel des appels, en même temps, le maintien du gel sur le point indice des fonctionnaires.
08:48Mais comment vous trouvez l'argent ?
08:50Alors, on fait porter co-retraités ?
08:52Je vais vous dire, pour moi, d'abord, c'est l'État.
08:54Deux, c'est les collectivités.
08:56Trois, c'est les super profits.
08:57Parce que oui, il y en a qui sont très, très, très riches.
09:01Quatre, si vous voulez, c'est repenser la relation à l'État.
09:04Je ne vais pas être trop long.
09:05Les pêcheurs, depuis le mois d'avril, ils attendent de toucher l'aide au carburant.
09:09Depuis le mois d'avril, Sonia Mabrouk, ça marche comme ça en France ?
09:14C'est cela qu'il faut changer.
09:15Il faut tout remettre à plat.
09:17Il faut que tout le monde participe.
09:18Et quand on retraite à 2 000 euros, on n'est pas riche.
09:21Par contre, si on a 2 000 euros et qu'on a 10 appartements,
09:23là, on est riche et on peut aider.
09:26Si tout le monde participe, et ce que je trouve assez génial,
09:29c'est qu'il va faire payer toute l'échelle.
09:31Arrêtons les ballons de fonde.
09:32Un coup les journalistes.
09:34Un coup l'entreprise.
09:35Il faut de la transparence.
09:37Mais vous savez bien qu'il y a des totems.
09:39Les appels pour les étudiants.
09:42Vraiment, s'il va là-dessus.
09:43Mais vous-même, vous avez rappelé, ça a suscité un télègue incroyable.
09:48Il propose, on verra le Parlement.
09:50Et puis mon ami Arthur Delaporte, que j'aime bien, il est en présidentiel 2027.
09:55Tous ces gens, ils rassent gratuits.
09:56Je l'aime bien Arthur, mais ils rassent gratuits.
09:59Enfin, vous étiez avec moi quand on est au Parlement,
10:02que je propose pendant le Covid.
10:04Les clubs de sport à aider, les hôtels, les pipénieristes.
10:08Et vous aviez Éric Sauty, tous les jours, il disait,
10:10il allait voir Bruno Le Maire, il disait, je veux des sous.
10:12Et maintenant, le même Sauty te dit qu'on a cramé la caisse.
10:15Vous entendez, monsieur Delaporte ?
10:16Ça, c'est ce que vous dites ou le bloc central.
10:18C'est-à-dire que vous avez demandé pendant des semaines, voire des mois,
10:22les chèques, le quoi qu'il en coûte,
10:23et que maintenant, on en paye tous la facture.
10:25Enfin, je suis désolé, mais là, aujourd'hui, le quoi qu'il en coûte,
10:28c'est surtout quoi qu'il en coûte pour les Français,
10:30les cadeaux faits aux plus fortunés par Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron
10:34depuis 10 ans.
10:35Aujourd'hui, il y a un rapport de la Cour des comptes qui l'a montré l'an dernier.
10:38C'est 80 milliards d'euros dont on s'est privés de recettes fiscales
10:41en faisant des cadeaux aux plus fortunés.
10:43Donc la réalité, c'est qu'aujourd'hui, en fait,
10:45ils refusent de faire marche arrière
10:47et ils veulent faire payer aux Français
10:49ce qu'on a fait économiser aux milliardaires et aux millionnaires de ce pays.
10:51Donc c'est terrible.
10:53Et aujourd'hui, le pire, c'est que Sébastien Lecornu,
10:54il veut continuer à mettre à contribution les retraités,
10:57il veut continuer à mettre à contribution les malades,
11:00il veut mettre à contribution celles et ceux qui ont du mal à se loger
11:02et qui ont besoin des APL.
11:03Donc finalement, c'est intenable, c'est socialement intenable
11:05et c'est impossible.
11:06Donc moi, j'entends Patrick Vignal qui dit
11:08« Ah oui, c'est vrai que c'est quand même compliqué,
11:10mais en fait, il faut quand même serrer la ceinture ».
11:11J'aimerais bien que Patrick Vignal,
11:13qui est quand même à la fois,
11:14on a l'impression un peu un opposant du président de la République
11:16et en même temps un soutien,
11:17qui me dise s'il ne pense pas qu'il faut en effet
11:20aller mettre à profit ceux qui peuvent contribuer aux finances publiques
11:23et pas ceux qui n'en peuvent déjà plus.
11:25Je rappelle aussi l'effort demandé sur les arrêts maladie,
11:29ce n'est pas rien autour de 2 milliards.
11:31La question, je vous la pose directement,
11:33c'est une purge ou ce n'est pas une purge ?
11:35En tout cas, dans un pays qui est en ébullition,
11:38c'est vraiment un message extrêmement négatif qui est envoyé.
11:41C'est vrai que, malgré tout,
11:43on reste sur le fait de ne pas toucher à la fiscalité.
11:49Et nécessairement, ça pose la question
11:50de toucher effectivement aux APL,
11:52à la question des arrêts maladie,
11:53sachant que si la réduction des APL de 5 euros
11:57avait fait autant scandale à l'époque,
12:00c'est parce que le président de la République
12:02était perçu comme quelqu'un qui faisait effectivement
12:03des cadeaux aux plus fortunés,
12:05notamment avec la suppression de l'USF,
12:07c'est-à-dire que la temporalité de ces deux choix
12:09était complètement inaudible dans un pays
12:10où effectivement, on considère que les personnes
12:12qui bénéficient des APL sont des personnes
12:14qui sont en fragilité économique.
12:15Aujourd'hui, sans prendre aux étudiants,
12:17la génération qui est étudiante aujourd'hui,
12:18c'est la génération qui a sans doute été au collège
12:20ou au lycée pendant le Covid.
12:22Donc, c'est une génération qui a déjà vécu
12:23des traumatismes extrêmement importants.
12:26Des étudiants dont on sait que nombre d'entre eux
12:28ont recours à des solutions de solidarité
12:30pour se nourrir, de plus en plus d'étudiants
12:32sautent des repas.
12:33Donc, ce message-là est extrêmement violent.
12:34Ces étudiants ont des parents qui votent aussi.
12:37Donc, c'est un message qui est envoyé
12:38à des grands-parents également.
12:39Qui votent beaucoup plus, d'ailleurs,
12:41que la moyenne.
12:42Et qui soutiennent les plus jeunes dans leur famille.
12:44Donc, les conséquences,
12:45elles peuvent être tout à fait redoutables.
12:47Madame Abrouk, alors, on ne touche à rien ?
12:49Mais pas du tout, moi, je pose l'action.
12:50On peut taxer davantage les gens
12:51qui ont plus d'argent.
12:51Alors, vous savez, moi, j'ai envie de dire
12:53à mon ancien collègue Arthur Delaporte,
12:55« Le Parlement va décider ».
12:57Là où il est habile, Sébastien Lecornu,
13:00c'est que je pense que si Arthur Delaporte,
13:01avec toute la famille EPS,
13:03dit qu'effectivement,
13:04tout le monde prendra sa part
13:06et sa juste part,
13:07oui, il faut aller sur les super profits.
13:09Mais un petit mot sur les ruptures conventionnelles.
13:11J'ai eu une entreprise
13:12et j'ai eu l'achat d'avoir des collaborateurs
13:14à l'Assemblée.
13:15Franchement, les gens, ça ne va pas,
13:16ils vous disent
13:17« Est-ce qu'on peut faire une rupture conventionnelle ? »
13:19Sonia Mabrouk, il faut le revoir, tout ça.
13:21Moi, quand je parle de justice sociale,
13:23c'est tout ça.
13:24Moi, j'ai envie que ça fonctionne, ce pays.
13:27C'est un pays intelligent.
13:28Mais on a tous envie.
13:29Vous savez combien vous voulez
13:29d'impôts par an ?
13:311 560 milliards.
13:33Et on n'est pas capable d'organiser ça ?
13:35Mais la question…
13:35Moi, je trouve que c'est intéressant.
13:36Mais vous êtes formidable.
13:37Où va l'argent ?
13:39Où va l'argent ?
13:40Flamber des carburants,
13:42l'un des champions du monde pour les impôts,
13:44la question est légitime.
13:45Où va l'argent ?
13:46L'État ?
13:47Les agences ?
13:48Vous part dans le monde, quand même.
13:50Où va l'argent, quand même, on le sait.
13:52Vous allez me dire qu'il y a la queue aux urgences
13:53et tout ça.
13:54Mais pas seulement.
13:54Mais d'accord.
13:55Mais bien sûr, les gens sont dysfonctionnés.
13:56Je vais vous dire que la moitié des personnels
13:57de la PHP n'ont jamais vu un mal à patient de leur vie.
14:00Tout le monde vient se faire soigner en France.
14:02Et si vous vous rendez dans n'importe quel hôpital
14:03et vous expliqueront qu'ils souffrent de la suradministration…
14:05Je ne dis pas le contraire.
14:06Ce que je dis, c'est qu'on sait où va l'argent.
14:08L'argent va dans notre système social.
14:10On le sait.
14:11Et dans les retraites.
14:12Mais non.
14:12On sait.
14:12Si, l'argent va dans le système social et les retraites.
14:15Première dépense, les retraites.
14:16Deuxièmement, les dépenses de santé.
14:17Les dépenses sociales servent à payer aujourd'hui, vous le savez,
14:20à moitié des gens qui sont embauchés dans les ARS, à la PHP,
14:24qui ne voient jamais de patients.
14:25Quand vous allez à l'hôpital, ce n'est pas un bureau vide.
14:27Mais attendez, heureusement, je ne suis pas en train de jeter l'opprobre
14:30sur nos médecins et sur nos soignants.
14:31Non, mais vous dites qu'il n'y a rien dans le système de santé.
14:32Ce que je vous dis, c'est qu'il y a une perte d'argent public considérable
14:36dans l'administration, dans le système de soins,
14:38puisque c'est ce dont vous parlez qui représente, vous avez raison,
14:40un quart des dépenses de l'État,
14:42et où il y a des économies à faire tout de suite.
14:44S'il vous plaît, les réactions politiques, elles sont nombreuses en direct sur BFM TV.
14:48À l'instant, c'est Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains
14:51et vice-président de la région Normandie, qui nous a rejoint.
14:55Monsieur Haddad, vous, vous devriez quand même en partie applaudir.
14:58Parce que là, c'est un budget du sérieux, de la rigueur.
15:01C'est un signal clair envoyé au marché.
15:06Bon, d'abord, on se demande si on n'a pas perdu une année.
15:10Parce que l'année dernière, on a cédé sur la réforme des retraites au Parti Socialiste.
15:13Et résultat des courses, on se retrouve aujourd'hui à devoir faire des efforts encore plus importants.
15:18Deuxièmement, moi, je suis, pardonnez-moi, pas de votre part, Sonia,
15:21mais je suis assez sidéré par ce que j'entends sur le plateau,
15:24quand j'entends rigueur, purge, austérité.
15:26Je veux juste rappeler un chiffre, parce qu'il y a les climato-sceptiques
15:29et il y a aussi les chiffros-sceptiques.
15:31Le chiffre, il est très simple.
15:32Nous avons, en France, le taux de dépense publique le plus élevé au monde.
15:36Donc il faut arrêter de dire qu'on est dans un système ultra-libéral,
15:39de rigueur, d'austérité et de purge.
15:42Les efforts, il faut les faire.
15:44Et le premier qui doit les faire, c'est l'État.
15:46Deuxièmement, ce que je ne comprends pas, c'est que sur ce plateau,
15:49personne n'évoque le fait qu'aujourd'hui, nous empruntons à des taux d'État,
15:53pour l'emprunt d'État, plus haut que la Grèce et que l'Italie,
15:56parce que nous gérons mal notre argent.
15:59Donc la question, c'est qu'est-ce qu'on fait de cela ?
16:02Donc le Premier ministre, il est obligé de sortir de cette situation, sinon.
16:05Et c'est ça que je n'aime pas dans les propos de certains à gauche.
16:09Sinon, en réalité, l'argent, on va le dépenser pour les intérêts de la dette,
16:13donc pour des étrangers, des prêteurs étrangers, des fonds d'investissement étrangers.
16:17– J'entends, Jonas Haddad, ça veut dire que jeunes, retraités, fonctionnaires,
16:22vous comprenez que M. Lecornu fasse contribuer tout le monde ?
16:27– Non, ce que je ne comprends pas, c'est que ce ne soit pas surtout
16:30le train de vie de l'État qui soit remis en cause.
16:32Parce que ce que j'entends ce soir dans cette interview,
16:35c'est qu'il y a un risque, c'est qu'encore, c'est Nicolas qui paye.
16:38C'est Nicolas, vous savez, ce jeune actif qui va encore voir réduire le service public,
16:43les prestations qu'il peut avoir, alors que pourtant, il cotise beaucoup.
16:46Et je considère également que les efforts qui sont demandés potentiellement
16:51aux personnes qui sont à la retraite sont vraiment symboliques
16:54par rapport au système actuel.
16:57Le système, par répartition, est en train de nous tuer à petit feu.
17:01– Jonas Haddad, attendez, Patrick Vignal voudrait réagir, si c'était le débat avec vous.
17:05– Jonas, moi je sais que tu es, parce qu'on se tutoie,
17:07un vice-président très engagé, mais on va le dire en fait,
17:10pourquoi 87% des Français ne croient plus la parole politique,
17:14parce que tout le monde est en présidentiel,
17:16et que personne n'a envie de se poser le vrai débat sur,
17:20on fait quoi ? On va parler des réformes des retraites, c'est 480 milliards,
17:25les gens ne travaillent pas assez, tu le sais.
17:27– Patrick, excuse-moi.
17:28– Je ne te jette pas le poil, tu as raison, tu es un candidat,
17:32et ce qui t'intéresse c'est de faire une campagne,
17:34et c'est pour ça que les Français ne nous volent plus.
17:36– Non, non, non, Patrick, Patrick, vous remarquez que je n'ai pas dit un mot
17:40de Bruno Rotaillot dans mon intervention,
17:42j'ai parlé de la situation actuelle de notre pays et de sa dette.
17:46Donc je ne suis pas en campagne présidentielle, je parle de l'urgence maintenant.
17:49On emprunte à plus de 4% sur les marchés.
17:53Je ne sais pas si vous savez ce que ça représente comme risque de dégradation
17:57pour nos services publics à terme.
17:59Donc soit on ne fait rien, soit il y a la solution magique
18:02qui n'a jamais marché dans aucun pays de dire,
18:04on taxe les riches, donc on met à l'intérieur des gens qui font 2000 euros,
18:07on dit que c'est des riches, on taxe les petits entrepreneurs,
18:10on met tout le monde tout ça, donc on trouve un bouc émissaire.
18:13Soit on met les mains dans la machine et dans le cambouis,
18:15et on réforme le système maintenant.
18:17– Mais attendez, alors Jonas Haddad, restez avec nous.
18:21– Mais Jonas justement, ça sera le projet présidentiel
18:24pour une fois depuis 50 ans.
18:26– Non, non, c'est tout de suite.
18:26– On a un super projet à faire sur remettre à plat l'État,
18:30les mythes de sa agence, les 40 ministres dont certains ne servent à rien,
18:34les collectivités, qu'est-ce que fait une collectivité,
18:36ce mille de feuilles territoriales, il y a tout à inventer,
18:39faisons-le dans la campagne ça, mais pour l'instant, règle l'urgence.
18:42– Mais Patrick Vignal, là, les réactions affluent, la CGT affirme que c'est un scandale,
18:46c'est attendu le gel du point d'indice sur les fonctionnaires.
18:50Est-ce que Arthur Berda, puisque vous êtes à l'initiative de cet entretien pour le Figaro,
18:54vous pouvez nous résumer les trois grosses surprises,
18:56les trois grosses annonces pour ceux qui nous rejoignent à l'instant sur BFM TV,
19:00qui découvrent, eh bien, à quelle sauce, entre guillemets, on va être mangé.
19:04– Première surprise ou première annonce dans cette interview de Sébastien Lecornu,
19:07c'est qu'il quasiment double l'effort budgétaire qui circulait au sommet de l'État jusqu'ici,
19:13on parlait d'une trentaine de milliards,
19:14Sébastien Lecornu nous annonce dans le Figaro environ 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires.
19:21Deuxième grille de lecture, c'est que si vous voulez, je vais le faire en le déclinant,
19:25un effort budgétaire, c'est lorsqu'on touche à la fois aux dépenses et aux recettes,
19:29c'est qu'on agit sur les deux.
19:30Premier volet, donc, puisqu'on m'avait demandé trois éléments, je vous en donne trois,
19:32les dépenses, d'abord.
19:35Sébastien Lecornu annonce une baisse des crédits,
19:37par exemple, Jonas Haddad à l'instant disait, il faut réduire les dépenses de l'État.
19:40Eh bien, Sébastien Lecornu annonce 2 milliards et demi de baisse au ministère du Travail
19:45en revoyant certains dispositifs qui avaient été déployés,
19:48notamment au moment du Covid, par exemple.
19:50Ça devient 2 milliards 5, c'est colossal.
19:53Sur le plan plus symbolique, Sébastien Lecornu confirme la baisse de la rémunération
19:57des ministres, en tout cas des cabinets ministériels.
20:00Il n'est pas tout à fait clair sur quelle rémunération va baisser.
20:02En tout cas, il confirme une baisse de rémunération.
20:05Et puis, je n'ai cité que deux exemples.
20:07Et puis, sur le volet des recettes, Sébastien Lecornu annonce qu'il va aussi,
20:11alors il promet de la stabilité fiscale, il va alléger la surtaxe qui devait être temporaire,
20:15qui est un petit peu prolongée, Barnier, sur les grandes entreprises.
20:17Elle passe de 7 à 8 milliards de rendements à 5.
20:20En revanche, il va donner un coup de rabot à certaines niches fiscales.
20:24Et puis enfin, il n'exclut pas de geler les APL.
20:27Il confirme le gel du point d'indice des fonctionnaires, ce qui fait hurler Sophie Binet.
20:31J'ajoute simplement un mot, que Sophie Binet lui proposait une table ronde sur le pouvoir d'achat,
20:35en tout cas lui demandait que dans l'interview, on pose la question à Sébastien Lecornu,
20:39qui lui adresse une fin de non-recevance.
20:40Elle lui adresse autre chose, puisque le 29 septembre, à l'instant,
20:43la CGT annonce une journée noire.
20:45Donc, le message politique...
20:47Donc, table ronde à journée noire.
20:48Ça a été vite.
20:49Mais c'est pour ça que vous posez la question du signal envoyé.
20:51À qui parle Sébastien Lecornu ?
20:53Au marché.
20:54En fait, ces 54 milliards, c'est un chiffre qui n'existe pas.
20:58Et on ne fera jamais 54 milliards d'économies.
21:00Vous voyez bien comment chacun réagit.
21:02À chaque fois qu'on est tapé dans une niche fiscale,
21:04ou qu'on est dans la catégorie concernée,
21:07on dit « Ah non, certainement pas moi ».
21:08Donc, on n'arrivera pas à ce...
21:10Il y a toujours un chien qui...
21:11Mais c'est pour ça...
21:11Pour les marchés, c'est un objectif de déficit.
21:14C'est-à-dire passer sous la barre des 5% de déficit,
21:16les 4-8.
21:16Alors, 4-8, c'est hors dépense hausse des dépenses militaires.
21:19Mais c'est symbolique.
21:21Il parle uniquement, finalement, au marché financier.
21:23Et en fait, il ne fera pas cette trajectoire.
21:25C'est impossible.
21:26Alexis Kuvillier, expliquez-nous une chose.
21:28Depuis plusieurs jours, et depuis la flambée des carburants
21:30et les mouvements de blocage des ports et de désespérance,
21:34notamment des pêcheurs, mais pas uniquement,
21:36on attendait aussi une prise de parole,
21:38une forme de démonstration d'empathie.
21:41Donc, là, je ne sais pas si on peut voir de l'empathie
21:44dans cet entretien, mais c'est vrai qu'on peut se poser
21:46la question du message envoyé en pleine contestation.
21:49Il y a quelque chose qui est particulier
21:50dans la communication de l'exécutif.
21:52C'est que là, on voit bien que Sébastien Lecornu,
21:54dans les colonnes du Figaro, va assez loin.
21:56On le commande depuis tout à l'heure dans la demande d'un effort.
22:00On comprend que tout le monde va être mis à contribution.
22:03Et dans un autre temps, du côté de l'Élysée,
22:05où le président de la République s'était tenu un peu en réserve
22:08de l'actualité nationale ces derniers jours,
22:10il y a un certain nombre de messages pour dire,
22:13évidemment, à son niveau, au niveau notamment international,
22:15qu'il tente de faire baisser les prix,
22:17qu'il s'inquiète du sujet de l'approvisionnement.
22:19Il parle tout à l'heure de prix insupportables de l'énergie.
22:23C'est un terme qui est assez fort dans un message
22:25qu'Emmanuel Macron a publié tout à l'heure sur les réseaux sociaux.
22:27Est-ce qu'il faut y voir ici une forme de répartition
22:30dans la communication ?
22:31C'est possible.
22:32Le président de la République, demain,
22:35reçoit les représentants des partis politiques
22:37dans le fameux format Saint-Denis.
22:39Il va leur exposer la situation internationale.
22:42L'entourage du chef de l'État nous dit
22:44qu'il ne sera pas question directement du budget,
22:47que le budget, c'est bien le travail du Premier ministre,
22:50mais que le président de la République va leur livrer
22:53une grille de lecture de cette situation internationale
22:56qui pèse beaucoup sur ce qui est en train de se passer,
22:59sur les carburants et les énergies.
23:00Sur l'aspect politique, tout simplement,
23:01on verra dans quelques instants l'oppositionnement.
23:04Peut-être ça aura-t-il évolué du Rassemblement national.
23:07Hier, Marine Le Pen avait dit
23:08un budget, même un parfait, très bien.
23:11On va voir Jordan Bardella avec les nouvelles pistes
23:13et les nouvelles mesures.
23:14Est-ce que les choses auront changé ?
23:15Parce que là, le gouvernement, d'ailleurs,
23:17dans votre entretien,
23:19il ne parle pas de négociations, évidemment.
23:21Sébastien Lecornu affirme qu'il est un adversaire politique
23:24de Marine Le Pen, mais on voit bien qu'il espère
23:26évidemment que la porte reste entre-ouverte.
23:28Absolument.
23:29Je crois qu'on tombera tous d'accord sur le fait
23:31que ce n'est pas tellement à la gauche,
23:33ni à la gauche en général, ni au PS en particulier,
23:35qu'il s'adresse, mais c'est plutôt sur sa droite
23:37qu'il regarde.
23:38Sa droite, directement, c'est les LR.
23:39Ils sont déjà au gouvernement.
23:40Donc, quand Sébastien Lecornu regarde sur sa droite,
23:42vous avez raison, c'est plutôt sur le RRN.
23:44D'où la carence pour les allocations.
23:45Absolument, sur les allocations de nos contributs et des étrangers.
23:47Délai de carence pour certaines allocations aux étrangers.
23:49Je voudrais simplement donner un mot de coulisse
23:51pour compléter ce qu'a dit Alexis tout à l'heure.
23:53Et il a parfaitement raison.
23:54Mais un élément de coulisse dans cet entretien,
23:55c'est que oui, vous avez raison,
23:56il y a une répartition des rôles
23:57entre Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron.
24:00Et que, contrairement à l'an passé,
24:02où le budget s'est fait sans Emmanuel Macron,
24:05où Sébastien Lecornu a cédé au PS
24:07sur la question des retraites en échange
24:08d'une non-censure,
24:10ce dont Emmanuel Macron a été un spectateur impuissant,
24:12là, cette fois, Sébastien Lecornu
24:14et Emmanuel Macron se sont parlé.
24:16Cette interview, Emmanuel Macron,
24:18elle ne lui est pas étrangère.
24:19Les choix qui sont annoncés,
24:21Emmanuel Macron, je ne sais pas s'il les a tamponnés,
24:23mais je peux vous dire qu'il les a approuvés.
24:25Et pourquoi ?
24:25Parce qu'il y a aussi une dimension testamentaire
24:27dans cette interview.
24:28En réalité, Sébastien Lecornu leur disait à la raison,
24:30il avait un message au marché,
24:32vous avez raison,
24:33mais il ne veut pas non plus être celui
24:34qui aura suspendu la réforme des retraites.
24:35Alors la question, je vous la pose différemment.
24:37Vous voulez finir avec 6% de déficit ?
24:39Vous voulez finir avec des manifestations partout,
24:41des mobilisations, une journée noire, des blocages ?
24:44Mais l'un n'empêche pas l'autre, chère Sonia.
24:45Ah bon ? Alors si vous avez les deux...
24:46Mais c'est ce qui s'est passé l'an dernier.
24:48Si vous devez choisir entre la guerre et le déshonneur,
24:51vous aurez la chance.
24:52Vous n'avez pas de souvignage.
24:53On ne peut pas se payer une crise des gilets jaunes.
24:57Les marchés nous regardent à l'international.
24:59Et là, je suis désolé,
25:01il y a obligatoirement une relation
25:03entre le président de la République
25:04qui doit présider et s'occuper à l'international
25:07et le budget.
25:08Notre pouvoir d'achat, pouvoir de vivre,
25:10Donald Trump en détient une manne
25:11entre le carburant et le gaz,
25:13si on est à Mabrouk.
25:13Donc moi, je suis désolé.
25:15Je trouve que c'est bien avancé.
25:16Vous avez vu ce qu'il a dit ?
25:17Pas d'ordonnance et pas de 49.3.
25:20C'est pas tout à fait ce qu'il dit, pardon.
25:21Ah, c'est ce que vous avez écrit.
25:22Non, il dit qu'il demande aux insoumis
25:23de ne pas faire d'obstruction
25:24et ainsi, il n'y aura pas de 49.3 ni ordonnance.
25:27Mais les insoumis feront l'obstruction sur le sujet.
25:29Et bien donc, vous avez la réponse.
25:30Et bien donc, vous avez la réponse.
25:31Donc, il y aura 49.3 ou l'ordonnance.
25:33On dirait qu'il y a aussi des mesures
25:34pour chacun ou chaque parti.
25:35Par exemple, Jonas Haddad vous fait réagir.
25:38C'est vrai que le délai de carence
25:39pour certaines allocations
25:42non-contributives aux étrangers,
25:44bon, ça peut parler à une partie de la droite,
25:46au Rassemblement National.
25:47Est-ce que sur ça, vous dites banco ?
25:50Oui, parce que ce qui est évident,
25:51c'est que je ne vois pas pourquoi
25:52on demanderait autant d'efforts aux Français
25:54sans en demander aux étrangers.
25:55C'est juste à égalité.
25:58Et en revanche, ce que je ne vois pas
25:59et que vous avez justement pointé,
26:01c'est quelle est la sortie,
26:03notamment concernant le carburant.
26:05Nous avons proposé très concrètement
26:07quelque chose qui coûte 0 euro.
26:08D'accord ?
26:09C'est la suppression des C2E.
26:11C'est Bruno Retailleau qui l'a proposé.
26:13Nous n'avons pas de réponse ce soir
26:15sur cette question.
26:16Si, ça coûte 0 euro.
26:18Ça coûte 0 euro.
26:19Mais alors, dans ces cas-là,
26:20vous ne financez plus le leasing social,
26:22vous ne financez plus les pompes à chaleur,
26:24et dans ces cas-là,
26:24il n'y a pas de transition énergétique.
26:26Et là, vous allez revenir dans deux ans
26:27en disant que le gouvernement
26:28ne pense pas à long terme
26:29et vont faire des implores.
26:30C'est 7 centimètres sur le livre.
26:32Madame, vous avez loupé
26:34le rapport de la Cour des comptes
26:35qui démontre combien
26:37les certificats d'énergie
26:38ne servent pas justement
26:40à ce que vous venez d'évoquer.
26:41Donc, ce n'est pas moi,
26:41c'est la Cour des comptes.
26:42Donc, nous proposons pour 0 euro
26:44de faire baisser de 15 centimes.
26:47Ça, pas de réponse ce soir.
26:48Et je m'en étonne
26:49parce que justement,
26:49s'il y a des messages envoyés,
26:51ça pourrait être ça.
26:51– Non, la question se pose ce soir.
26:53Au-delà de l'effort sur le budget,
26:55au-delà des annonces
26:56de certains ministres,
26:57ministres de la Pêche, etc.,
26:59quel geste, quelle ouverture,
27:00alors que là,
27:02eh bien, la journée noire
27:03est annoncée par la CGT.
27:04On va voir quelle ampleur
27:05elle va prendre le 29 septembre.
27:07Il faut dire que ce n'est pas
27:07une grande surprise.
27:08Quand il y a un maintien du gel
27:10du point d'indice des fonctionnaires,
27:12il est évident que la CGT
27:13allait sortir de ses gonds.
27:14malgré tout,
27:15c'est vrai,
27:16on a un tableau de bord
27:17avec plein de,
27:18je ne sais pas,
27:19mais des points lumineux,
27:20des petits feux qui s'allument,
27:21mais on a quand même l'impression
27:22que parce qu'on n'a pas le choix,
27:24on jette quelque chose
27:26qui fait tout flamber.
27:27– Disons que la question
27:28du pouvoir d'achat,
27:29c'est quand même une question
27:30qui est centrale
27:30dans les préoccupations des Français.
27:32On sait qu'elle sera récurrente
27:33dans la campagne.
27:34Et là, ce qui est promis
27:35à certaines catégories,
27:36c'est une perte de pouvoir d'achat
27:37certaine.
27:38Et en même temps,
27:38on ne relit pas
27:39de contributions particulières
27:41au patrimoine ou au revenu.
27:42Donc, c'est vrai que la question
27:43de la solidarité,
27:44quand on a l'impression
27:44de presser des populations
27:46qui sont déjà en fragilité économique,
27:48alors qu'on sait qu'il y a
27:49en plus un consensus
27:50dans la population française
27:52pour demander une contribution
27:53aux personnes
27:54qui ne sont pas particulièrement favorisées.
27:57Donc, je pense qu'il y a vraiment
27:59un sentiment d'injustice sociale
28:01qui va s'amplifier.
28:02– Merci à nous.
28:03On posera la question
28:04à Jordan Bardella,
28:05président du Rassemblement National.
28:07Il sera également demain
28:07à l'Elysée
28:08dans ce fameux format
28:09pour évoquer le contexte international,
28:10mais nul doute évidemment
28:11qu'il sera question du budget,
28:14qu'il sera question
28:14de l'explosion des carburants.
28:16Vous voulez ajouter quelque chose ?
28:18– Le grand distributeur
28:20pour qu'on ait 100 produits
28:21à prix coûtant,
28:22Sonia Babrouk.
28:23– A tout de suite.
28:23– Voilà le vrai débat.
Commentaires