- il y a 9 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00On va justement en débat dans le signé Consigny avec Charles Consigny, bien évidemment.
00:05Bonsoir Charles.
00:05Bonsoir.
00:06Avec le député Rassemblement National du Loire et Thomas Méninger.
00:08Bonsoir.
00:09Je vous propose avant d'évoquer les pistes de travail et d'efforts de Sébastien Lecornu
00:13de prendre connaissance de l'actualité politique du jour.
00:16C'est le 2027.
00:20Pour réussir une campagne présidentielle, il n'y a pas de secret.
00:24Il faut être dans la lumière.
00:27Même si parfois...
00:30Il y en a un peu trop.
00:32Si on se met comme ça, vous n'aurez pas de soleil dans les yeux si on se met plus
00:34comme ça.
00:36Si, au contraire.
00:39Vous pouvez être gentil les amis.
00:40On se met à l'ombre.
00:41On se met à l'ombre.
00:43Mais il y a les poubelles.
00:45Il faut être à la bonne place.
00:48Bonne visite.
00:49Merci.
00:50Je suis dans mon milieu, l'agriculture.
00:53La normalité, j'aime ça.
00:57Bruno Retailleau est peut-être à la traîne dans les sondages.
01:00Mais en connaissance bovine...
01:02Producteur de Charolais ?
01:03Producteur de Charolais.
01:04Il semble dominer.
01:06C'est un primostein.
01:06C'est pas un jersey.
01:08Tous ses concurrents.
01:11Elles sont belles vos vaches.
01:13Elles sont à vous ?
01:13Oui, c'est à vous.
01:15Quel âge est là ?
01:16Cinq ans ?
01:19Quatre ans ?
01:20Vingt.
01:22Ah, six ans.
01:23Elle a eu quoi ? Trois veaux ?
01:25Quatre veaux ?
01:27Bref, un candidat qui se veut les pieds sur terre.
01:32Je suis un rural.
01:34Donc je sais de quoi je parle.
01:36Et mes amis sont des agriculteurs.
01:39Le terroir, un terrain fertile pour séduire l'électorat.
01:46Est-ce que vous voulez bien faire attention aux pommiers, s'il vous plaît ?
01:49Très danger.
01:51Édouard Philippe espère lui aussi récolter les fruits de cette stratégie.
01:54La pomme, ça peut être un bonheur dans une présidence.
02:01Le normand que je suis n'a pas trop de mal à dire qu'il aime mes pommes.
02:06Ça ne vous rappelle pas quelqu'un ?
02:08Oh, les superbes pommes.
02:10C'est gentil.
02:11Ah, ils sont superbes.
02:13Ils sont superbes.
02:14Je n'ai rien porté.
02:20Dans une campagne, c'est parfois l'imprévu qui prend le dessus.
02:25Au Porges, Marine Le Pen rencontre les sinistrés des incendies.
02:30Lorsqu'une femme lui demande d'aller chez elle.
02:33Je peux venir moi-même.
02:34Vous voulez venir ?
02:35Mais vous voulez m'emmener ?
02:36Oui.
02:37Mais par contre, ma voiture est là-bas.
02:38Si vous m'emmenez, vous, vous me ramenez ici, si vous voulez.
02:41Non, mais...
02:42La candidate l'accompagne sur les ruines de sa maison.
02:46La seule à manger tout, la vie de tout, la vie de tout, la vie de tout, la vie de
02:50tout.
02:52L'émotion n'est-elle pas aussi un bon terreau pour la campagne ?
03:01Ce qu'il faut retenir de l'actualité politique ce soir, ce sont bel et bien les annonces de Sébastien
03:06Lecornu du Premier ministre
03:07avant que ne commence le débat budgétaire à l'Assemblée nationale.
03:10Alors, on a des pistes maintenant que l'on commence à connaître précisément, en particulier les 54 milliards d'efforts
03:18qui vont être demandés.
03:19Et puis, on a d'autres précisions.
03:20Oui, quelques mesures qui vont faire réagir Charles Consigny et Thomas Ménagé, notamment Sébastien Lecornu demande un effort retraité inférieur
03:28à 6 milliards d'euros.
03:29Et ce sont les parlementaires qui devront en débattre, trouver quel type d'efforts les retraités doivent faire.
03:35Sébastien Lecornu qui propose également le gel du point d'indice des fonctionnaires.
03:39Mais il veut préserver les bas salaires.
03:41Et pour faire passer ces mesures, avec un effort demandé de 54 milliards d'euros,
03:46Sébastien Lecornu propose de n'utiliser ni le 49-3, ni les ordonnances, bien sûr, s'il n'y a
03:53pas d'obstruction parlementaire.
03:55Charles Consigny, il va dans le bon sens, Sébastien Lecornu ?
03:58Alors oui, moi je trouve qu'en demandant 54 milliards d'économies, il va dans le bon sens.
04:03Alors, ce n'est pas économie, c'est effort budgétaire. Il faut être précis sur les termes utilisés.
04:07– Alors, à plusieurs titres. D'abord, il dit « dans la stabilité fiscale ».
04:14Donc ça veut dire qu'il augmente les impôts, évidemment.
04:17Parce que quand un responsable politique en France dit qu'il les maintient au même niveau,
04:22c'est qu'il les augmente.
04:24Quand il dit qu'il les baisse, c'est qu'il les augmente, mais pas de trop. C'est ça
04:28la réalité.
04:29– Par exemple, la surtaxe sur les grandes entreprises qui est maintenue devrait rapporter 5 milliards d'euros par an
04:34au lieu de 8.
04:35Alors ça baisse un peu, mais il y a toujours cette surtaxe.
04:37– Donc, d'abord, je pense que les impôts vont augmenter, premièrement.
04:42Et d'ailleurs, on le voit bien sur les retraités et tout ça.
04:45Ensuite, de ce que j'ai compris, je parle sous le contrôle d'un parlementaire,
04:50si le Cornu passe finalement son budget par ordonnance,
04:53c'est la première copie qu'il aura soumise au Parlement qui sera retenue.
04:58Donc, cette copie avec 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires.
05:03Et tout ce qui aura été ensuite discuté, amendé, etc., sera oublié.
05:08On retient la première version.
05:11Il sera censuré, s'il passe par ordonnance, son gouvernement tombera, lui-même tombera.
05:17Mais le Cornu fait beaucoup de politique, en réalité.
05:20Moi, je pense qu'il est, malgré ses démentis,
05:23je pense qu'il fait en sorte d'être un candidat potentiel à la présidentielle.
05:27S'il présente une copie, entre guillemets, courageuse, avec des efforts,
05:32que derrière, il est censuré, que c'est du coup sa copie courageuse qui devient le budget,
05:37il est démissionné, mais il sera candidat dans la foulée sur la base de ce budget-là.
05:42Moi, c'est comme ça que je vois...
05:43En étant censuré.
05:44Oui, absolument. Moi, c'est comme ça que je vois sa stratégie.
05:47Et d'ailleurs, il y a plein de stratégies dans son budget.
05:49Je ne veux pas être trop long, donc je laisse répondre notre invité.
05:52Mais il y a beaucoup de stratégies politiques dans le budget, soi-disant...
05:57Sans les larmes, sans les larmes de Lecornu.
06:01Il y a des mesures qui vont vous plaire.
06:03Par exemple, Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers.
06:09Ça, c'est une revendication du RN.
06:11Il va dans votre sens ?
06:13On attendra de voir réellement si ça passe, réellement si c'est constitutionnel.
06:17Parce qu'aussi, il y a des débats en la matière.
06:19Ça avait déjà été voté par l'Assemblée nationale.
06:21Et c'est la raison pour laquelle on veut passer un texte dans le cadre d'une réforme constitutionnelle
06:25avec ces cinq ans d'équivalent temps plein pour qu'une personne qui arrive sur notre sol
06:30n'ait pas les prestations non-contributives.
06:32On fait la différence, nous, entre les prestations contributives,
06:34celles où vous payez chaque mois, vous cotisez à l'assurance chômage,
06:37que vous soyez étranger ou français, vous avez vos droits, vous ouvrez des droits et vous en bénéficiez.
06:41Celles qui sont non-contributives, là, il faut un minimum de temps.
06:43Et aujourd'hui, il y a un débat constitutionnel en matière.
06:45Mais tant mieux si le Premier ministre...
06:48Ça rapporte beaucoup d'argent, ça ?
06:49Au global, avec cinq ans d'équivalent temps plein, on est autour de 15 à 18 milliards sur cette base.
06:56Donc aujourd'hui, là, ce n'est pas cinq ans d'équivalent temps plein.
06:58Je ne sais pas encore le détail précisément de ce qui sera proposé dans le budget.
07:02Nous, Marine Le Pen a été clair, on attend de voir la copie globale.
07:06On n'est pas comme la France insoumise, mais on n'a à chaque fois pas été dans cet état
07:10d'esprit.
07:10On attendra de voir réellement ce qu'il en est.
07:12On a bien entendu un certain nombre de lignes rouges, d'éléments où, au moment d'une crise sociale majeure,
07:17où les gens n'arrivent plus déjà à chauffer, à se déplacer...
07:19Par exemple, les retraités, puisqu'ils proposent quand même que les retraités fassent un effort dans ce budget.
07:25Alors, moins de 6 milliards, mais ça veut dire qu'ils veulent viser ce qu'on appelle les retraités aisés.
07:29Mais on n'a pas encore bien défini ce que c'est un retraité aisé.
07:31Est-ce que pour vous, c'est une ligne rouge ?
07:33Oui, ça en fait partie, parce que c'est une augmentation d'impôts déguisés.
07:36C'est pour ça que les 54 milliards, il ne faut que ce soit des économies.
07:39Il ne faut pas que ce soit des hausses d'impôts déguisés.
07:41C'est-à-dire que quand vous dites, vous allez vous appauvrir, on va supprimer l'abotement, on va désindexer.
07:45Indirectement, vous appauvrissez le peuple.
07:47Et surtout, aujourd'hui, je pense que c'est inentendable de la part des retraités, comme de tous les Français,
07:52tant qu'on ne fait pas des économies ailleurs.
07:54Donc, on attendra de voir la réalité.
07:55Mais 6 milliards, si on cherche 6 milliards, Bruno Le Maire, qui n'est pas du Rassemblement National,
07:59lui-même maintenant le dit, il faut faire baisser la contribution de l'Union Européenne.
08:02C'est 6 milliards.
08:03On demande un rabais.
08:04On serait toujours contributeur net, comme à l'époque de Jacques Chirac, à peu près sur le même étiage,
08:08mais on contribue moins.
08:09Si on veut aussi faire 6 milliards, je cherche 6 autres milliards, et ça sera les débats parlementaires,
08:14on subventionne les éoliennes.
08:16C'est-à-dire qu'on est pour les énergies renouvelables, le géothermie, l'hydroélectricité,
08:19mais les éoliennes, ce ne sont pas des bonnes énergies renouvelables.
08:23Et ça, on les subventionne à hauteur de 6 milliards.
08:24Voilà, on a 6 milliards.
08:25On pourra les trouver ailleurs.
08:26S'ils cherchent 6 milliards, on arrivera, je pense, les parlementaires à les trouver.
08:29Là, en regardant, en fait, il en donne un petit peu à tout le monde, Sébastien Lecornu,
08:32parce que le délai de carence pour les étrangers, ça, c'est pour l'ERN.
08:35Le gel du point d'indice des fonctionnaires, ça, c'est pour les Républicains.
08:39La surtaxe sur les grandes entreprises, ça, c'est un petit coup pour la gauche.
08:43En essayant de satisfaire tout le monde, est-ce que finalement,
08:45il ne va pas mécontenter tout le monde dans cette histoire ?
08:47On verra.
08:48Moi, je pense qu'il y a beaucoup de politiques dans tout ça
08:51et qui donnent à chacun un prétexte pour justifier le vote du budget et la non-censure.
08:57C'est ça qui...
08:58Vous faites la moue, mais c'est ça qui...
09:00Ou l'inverse.
09:01Ou l'inverse.
09:01Moi, je ne sais pas à quel point il est malicieux.
09:04Pour l'instant, tout le monde a dit que ce budget serait censuré.
09:07Il souffleur, il a dit.
09:08Ces stratégies sont au 30e degré.
09:10On voit bien que tous les premiers ministres,
09:12depuis que l'Assemblée est composée comme elle est maintenant,
09:14n'arrêtent pas de se casser les dents sur la composition
09:17et croient toujours qu'en donnant une carotte à un tel et à tel autre,
09:21ils arriveront à louvoyer comme ça.
09:23Et à chaque fois, finalement, ils se prennent les pieds dans le tapis.
09:26Sauf quand vraiment ils crament la caisse,
09:28ce qu'a fait le cornu lors du précédent budget,
09:31en donnant aux socialistes le scalp de la réforme des retraites
09:35qui est à peu près la seule réforme courageuse du deuxième quinquennat de Macron.
09:38Oui, mais là, dans cette copie-là, il n'y a pas une concession forte à un groupe.
09:41Il n'y a pas effectivement la suspension de la réforme des retraites.
09:43Il n'y a pas l'équivalent.
09:45Là, c'est des petites mesures.
09:46Parce qu'on est au bord d'avoir les instances européennes,
09:52voire le Fonds monétaire international au chevet de la France.
09:55Donc moi, quand je l'entends dire, on a un problème en France,
09:58quand je l'entends dire, comme pour rassurer je ne sais qui,
10:01ça n'est pas un budget d'austérité,
10:03moi, ça m'inquiète.
10:04Je suis désolé.
10:05Il faudrait un budget de solidité.
10:07Oui, absolument.
10:08Je pense que sa responsabilité serait de faire un budget d'austérité.
10:12La tronçonneuse, j'ai vu les chiffres qui sont tombés aujourd'hui,
10:15Ravier Mileï a définitivement tué l'inflation en Argentine
10:19et ils ont quatre points de croissance.
10:21On serait content d'être dans cette situation.
10:23De l'aveu même de le corps nu,
10:25les dépenses de fonctionnement,
10:27c'est-à-dire de fonctionnement,
10:29pas les dépenses utiles aux Français,
10:31les dépenses de fonctionnement des collectivités locales
10:34ont augmenté de 7 milliards d'euros cette année.
10:36Enfin, excusez-moi, mais...
10:38C'est parce que l'État a délégué beaucoup plus aux collectivités.
10:40De fonctionnement, non !
10:41Et elles ont embauché, du coup.
10:43Oui, ben...
10:44Les prix de l'énergie ont augmenté.
10:45Vous savez que les collectivités aussi...
10:47Mais ça ne sert à rien.
10:47Il y a peut-être du gras,
10:49il y a sûrement des réformes de fonctionnement
10:51et des économies à faire,
10:52mais il y a quand même un élément qu'il ne faut pas oublier,
10:54c'est que le gaz, l'électricité, les carburants,
10:57et quand vous êtes maire,
10:58je ne parle pas des grosses collectivités,
11:00mais les maires,
11:01quand il y a l'éclairage public,
11:02sauf à ne plus mettre de carburant dans la camionnette
11:08qu'il fait dans un village de 500 habitants de l'essence,
11:11à un moment, il y a quand même aussi une hausse des coûts vices.
11:14Oui, mais moi, je...
11:15Non, si, parce que je veux qu'il y ait du...
11:17Non, mais ce que je veux dire,
11:18c'est qu'il faut qu'il y ait du cost-killing.
11:20Moi, je suis très surpris de voir une chose.
11:22C'est l'économie de coûts.
11:23C'est que le conseiller territorial, souvenez-vous,
11:27qui devait remplacer, qui devait fusionner
11:29le conseil départemental avec le conseil régional.
11:33C'était, j'ai retrouvé ça,
11:34dans le programme d'Emmanuel Macron en 2016.
11:37Donc, ça devait être fait, là,
11:39dans les dix ans qui se sont écoulés.
11:40Bon, c'était une réforme de Sarkozy à l'origine
11:42que, bien sûr, Hollande,
11:43qui est la nouvelle star des journalistes,
11:45et à mon avis, pas au-delà des journalistes,
11:49a passé, évidemment, à l'as.
11:50Parce que lui, il aime bien quand il y a des couches,
11:52parce que ça fait autant de repas,
11:54autant de banquets,
11:55autant de gens à serrer des mains,
11:57autant d'électeurs potentiels.
11:58Ça, ça lui plaît.
11:59La métropole, le conseil départemental,
12:01le conseil régional,
12:02la communauté de communes,
12:04l'intercommunalité.
12:05Ça, il aime, Hollande.
12:05Ça, c'est son monde.
12:06Bon, avec ses 20 000 euros de retraite,
12:0910 000 plus l'indemnité de parlementaire.
12:11Donc, moi, je dis,
12:13qu'est-ce qu'on attend ?
12:14Par exemple, alors,
12:15je sais qu'avec l'État, là,
12:16de l'Assemblée, c'est difficile à faire.
12:18Mais je pense que, par exemple,
12:19on va voir si vous êtes d'accord avec moi, d'ailleurs,
12:21parce que le RN aussi,
12:21ça devient un parti d'élus.
12:23Je vous vois tous, là,
12:24c'est des élus.
12:25Et bientôt de sénateurs.
12:29Est-ce que les Français nous choisissent ?
12:30Oui, oui, mais est-ce que vous seriez,
12:32par exemple, favorable
12:33à la suppression de l'échelon politique
12:35du département ?
12:36On garde la région,
12:39le conseil régional,
12:40on supprime le conseil départemental.
12:42Ça ferait des économies.
12:43Nous, on est favorable
12:44à une suppression d'un échelon.
12:45Depuis des années,
12:47on est favorable à la suppression des régions.
12:49Voilà, on préfère un échelon
12:52beaucoup plus proche,
12:53qui connaît le territoire.
12:54Ça fait économiser combien, ça ?
12:56Alors, là, j'ai plus le chiffre en tête.
12:58Ça fait moins économiser
12:59que si on supprime le département.
13:01Peu ou prou,
13:02on est quand même sur le même étiage,
13:04mais on supprime des élus,
13:05on supprime des fonctionnaires
13:06et surtout des méga-structures
13:07qui, plus elles sont grosses,
13:09moins elles sont bien gérées,
13:10plus elles sont détachées du territoire.
13:12Et aujourd'hui,
13:12ça, c'est une mesure d'économie.
13:14C'est pas proposé par Sébastien Lecornu.
13:16Non, tout ça, c'est pas faisable
13:17pour le budget.
13:17Oui, mais moi, j'ai l'impression
13:18que quand même,
13:18Sébastien Lecornu,
13:19avec ses propositions
13:20qu'on découvre quasiment en direct
13:22dans cette interview
13:23accordée au Figaro,
13:24c'est que, certes,
13:25c'est pas le grand soir
13:26de la dépense publique,
13:27mais quand même,
13:28il essaie de limiter les dégâts.
13:30Parce qu'il sait très bien
13:31que c'est un budget de transition.
13:32Dans sept mois,
13:33il y aura un nouveau locataire
13:35à l'Élysée
13:35qui pourra,
13:37s'il a une majorité derrière,
13:38changer ce budget.
13:39Donc, il va peut-être
13:41dans le bon sens.
13:42C'est pas le grand soir,
13:43mais c'est déjà ça.
13:45Je sais pas comment vous dire.
13:46On croirait un élève
13:48qui a zéro de moyenne
13:50et qui, au troisième trimestre,
13:52arrivent à convaincre
13:54le conseil de classe
13:55que ça va dans le bon sens.
13:56Moi, je suis désolé.
13:57Non, ça fait dix ans
13:58qu'ils sont là.
13:59On a 3500 milliards.
14:01Vous ne pouvez pas dire
14:01que l'élève,
14:02le conduit est en progrès ?
14:03Non, parce que
14:04quand ça fait dix ans
14:06que vous avez zéro de moyenne,
14:10je suis désolé.
14:11Moi, vous ne pouvez pas
14:13me convaincre
14:13si je suis professeur
14:14dans votre conseil de classe
14:15que vous êtes en progrès.
14:17Donc, je pense que
14:17quand ils arrivent
14:18avec 3500 milliards d'euros
14:20de dettes,
14:21et puis, en plus,
14:22toujours cette rhétorique
14:23que moi, je trouve très pénible
14:24chez les macronistes,
14:26je ne veux pas taper sur eux
14:27spécialement,
14:28je ne veux pas,
14:29mais quand même,
14:30c'est que c'est jamais,
14:31c'est toujours la faute des autres.
14:33Donc là,
14:34le dernier argument
14:35à la mode pour eux,
14:37c'est que c'est
14:37la situation internationale.
14:39Alors attention,
14:40nous allons,
14:41donc Emmanuel Macron
14:42convoque demain
14:43les chefs de parti
14:43pour parler
14:44des conséquences nationales
14:45de la situation internationale.
14:47Moi, je vois les conséquences.
14:49la situation internationale,
14:51par définition,
14:52elle vous percute.
14:53Ça, c'est normal.
14:55Il y a des guerres,
14:55il y a des conflits,
14:57les matières premières
14:58qui obéissent
14:59à des cours mondiaux,
15:00ça monte et ça descend,
15:01parfois ça monte beaucoup.
15:02Quelle est la responsabilité
15:03d'un homme politique
15:04et d'un homme d'État ?
15:05C'est d'être prêt à y faire face.
15:05C'est de faire en sorte
15:07que le pays soit prêt
15:08à absorber
15:08la situation internationale,
15:10à résister
15:11à la situation internationale.
15:12Et là, ce qu'on voit,
15:13c'est qu'on est
15:14complètement à poil.
15:15Et surtout,
15:16il se défausent
15:17alors que tous les pays,
15:18enfin tous les pays européens
15:19qui s'en sortent
15:20beaucoup mieux que nous
15:21aujourd'hui,
15:21ont la même crise.
15:23On a eu la même chose
15:23et la même rhétorique
15:24au moment du Covid
15:25où on nous a dit
15:26c'était le quoi qu'il en coûte,
15:28ça, c'est ce qui a endetté le pays.
15:30Mais en fait,
15:30le rapport de la Cour des comptes
15:31l'a dit très clairement,
15:32un tiers seulement
15:33est lié au Covid.
15:34Donc on aurait pu dire,
15:35et on peut donner ce point-là
15:36à Emmanuel Macron,
15:37un tiers, on va dire
15:38que ce n'est pas de sa faute.
15:39Mais à un moment,
15:40c'est les réformes
15:41qui n'ont pas été faites,
15:41les économies
15:42qui n'ont pas été faites,
15:43la relance qui n'a pas eu lieu
15:44parce qu'on est totalement
15:47submergé par les impôts,
15:49par les taxes,
15:50par les normes
15:50qui empêchent
15:51le développement
15:51de notre économie
15:52dans notre pays.
15:54Et donc aujourd'hui,
15:54je pense qu'on ne peut pas
15:56se défausser.
15:57Il y aura un bilan
15:58qui sera aussi à rappeler
15:59à Édouard Philippe
15:59et à Gabriel Attal
16:00qui font le tour des bistrots
16:02et des pommiers,
16:03mais qui doivent aussi
16:04se rappeler à leur bilan.
16:06Je ne sais même pas
16:07s'ils sont encore en campagne,
16:08ceux-là.
16:08Si, Édouard Philippe,
16:10je l'ai vu planter des fleurs
16:11aujourd'hui.
16:11Il y a mangé des pommes.
16:12Il y a mangé des pommes.
16:14Non mais c'est intéressant
16:15d'entendre ça.
16:16En même temps,
16:16il y a un double discours,
16:18cher M. Ménager,
16:19parce que moi,
16:19quand je regarde le programme
16:21du Rassemblement national,
16:21je ne veux pas me répéter,
16:22mais en tout cas,
16:23vous n'êtes pas milléiste du tout.
16:24On est d'accord.
16:25Quand on supprime des agences,
16:27quand on supprime le CESE,
16:28quand on veut supprimer
16:29les Césaires,
16:30quand on veut supprimer
16:30les régions,
16:31quand on veut supprimer,
16:32fusionner tout un tas d'agences,
16:34je considère quand même
16:35qu'on va nettoyer
16:36un petit peu la situation.
16:38Le dernier mot à la mode
16:39à l'Assemblée,
16:40c'est les gros blocs,
16:40c'est s'attaquer aux gros blocs.
16:42Je ne sais pas
16:42si vous entendez ça,
16:43vous aussi.
16:43Pas encore.
16:44Ils n'arrêtent pas de dire ça.
16:45On va s'attaquer
16:46aux gros blocs des retraites,
16:47aux gros blocs.
16:48Vous, par exemple,
16:49le bloc des retraites,
16:50vous ne vous y attaquez pas du tout.
16:52Puisque Marine Le Pen,
16:52elle est encore
16:53sur la retraite nationale.
16:54On s'attaque
16:54à tous les autres blocs.
16:58C'est dommage
16:59que c'est le plus gros.
17:00Oui, mais on a toujours
17:00été fait, M. Consigny.
17:01À un moment,
17:02les Français et les retraités,
17:03ils entendront
17:04qu'on puisse s'attaquer
17:04à ce bloc-là
17:05de leurs droits,
17:06de leurs retraites.
17:07Quand vous aurez fait
17:08la preuve par l'exemple...
17:09Oui, mais ce n'est pas
17:09les retraités.
17:10Tout à l'heure,
17:10vous disiez un truc intéressant,
17:11c'est à chaque fois,
17:12on dit qu'on va baisser les impôts
17:13et au final,
17:13on les augmente quand même
17:14un petit peu.
17:15C'est à peu près pareil.
17:15À chaque fois,
17:16on a des politiques
17:16qui disent
17:16on va faire des économies
17:18et on va vous demander
17:18un effort.
17:19Et qu'est-ce qui se passe
17:19à la fin ?
17:20On demande les efforts
17:21et on ne fait pas
17:22les économies.
17:23Et là, c'est pareil,
17:24c'est une question de symbole.
17:25Un jour, peut-être,
17:26on ne sait pas
17:27de quoi demain
17:27l'avenir sera fait,
17:29mais on pourra demander
17:29des efforts aux Français.
17:30Mais aujourd'hui,
17:31au vu de la situation sociale,
17:32la situation des carburants,
17:34on ne peut pas,
17:35alors même qu'on n'a pas
17:36fait la preuve par l'exemple,
17:37des économies structurelles,
17:38aller encore
17:39leur prendre dans les poches.
17:40Là, ça va être compliqué
17:41pour Sébastien Lecornu
17:42d'expliquer quand même
17:42aux Français.
17:43Alors, il dit
17:43que ce n'est pas un budget
17:44de sérité,
17:44mais ce n'est pas non plus
17:45un budget qui veut faire
17:47des économies
17:48au moment où la vie
17:49est très chère,
17:50que beaucoup de Français
17:51aimeraient bien
17:52qu'on les aide
17:52à payer leur carburant,
17:55à manger,
17:56à boucler la fin du mois.
17:57Voilà, ça va se télescoper
17:59forcément.
18:00Ce n'est pas un budget
18:00qui correspond au moment.
18:03Oui, mais la vie est chère.
18:04Pourquoi ?
18:05La vie est chère,
18:06à mon sens,
18:07pour les Français,
18:08à cause du poids,
18:09justement,
18:10de cette puissance publique
18:11qui écrase tout
18:12sur son passage.
18:13Et ça, il y a beaucoup
18:14de Français qui le vivent
18:15quand même.
18:16Alors, là encore,
18:17je me répète un peu.
18:18Mais la vie ne sera pas
18:18moins chère
18:19que l'obligé Lecornu.
18:19Les artisans,
18:21les indépendants,
18:22les auto-entrepreneurs,
18:23les professions libérales,
18:25les commerçants,
18:26même d'ailleurs,
18:27beaucoup de salariés le vivent,
18:28même beaucoup de fonctionnaires
18:29le vivent.
18:30Ils vivent bien le fait
18:31que la différence est telle,
18:33et parfois,
18:34elle est au-delà du réel,
18:35entre le brut et le net,
18:36que forcément,
18:37la vie devient chère
18:38si vous donnez
18:39tout ce que vous gagnez
18:40à la puissance publique.
18:41Donc, il y a un moment donné
18:42où le serpent se mord la queue.
18:43Moi, je pense qu'en réalité,
18:46les Français sont plus mûrs,
18:47plus matures
18:48sur ce sujet-là.
18:50J'ai lu dans le détail
18:51la grande enquête
18:52du Cevipov pour Le Monde,
18:54je ne sais pas si vous l'avez vu,
18:55qui pointe les attentes
18:57des Français
18:57par rapport à la présidentielle
18:59qui arrive.
18:59En réalité,
19:00il y a une volonté massive,
19:01en fait,
19:02d'une forme de milléisme
19:03en France,
19:04et d'une forme de tronçonneuse.
19:06Et donc, je pense que Lecornu,
19:07en réalité,
19:08il pourrait aller
19:09beaucoup plus loin.
19:10On est au pied du mur.
19:11On peut aller sur Churchill,
19:13etc.
19:13Et je crois qu'il est déformé
19:15par des années
19:16et des années de politique.
19:17C'est quand même
19:18un ancien sénateur.
19:19Il est jeune,
19:20mais il a déjà été sénateur.
19:21Ce n'est pas anodin.
19:24Et du coup,
19:25il ouvoie
19:26comme beaucoup font.
19:27Et je pense que
19:27les Français
19:28seraient favorables
19:29à plus de clarté.
19:30Merci, Thomas Méninger,
19:31monsieur le député.
19:32Merci, Charles Consigny.
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