- il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00On va maintenant revenir à la politique, avec le futur tel qu'il est envisagé par certains,
00:06si jamais Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle.
00:11Mélenchon fera la révolution dans la rue, il y a une personnalité qui a cette certitude,
00:16c'est Jean-François Copé, c'est le maire républicain de Mou.
00:19Je suis très militant de la connaissance de l'histoire,
00:22notamment quand on fait de la politique, et en particulier en France.
00:25Parce que, par exemple, les Français, ils n'aiment pas beaucoup l'économie,
00:28ils n'aiment pas beaucoup la géographie, mais ils adorent l'histoire et la politique.
00:31Donc il ne faut pas les rouler dans la poignée là-dessus.
00:32Or, l'extrême-gauche a toujours attendu que l'extrême-droite prenne le pouvoir dans le monde occidental pour prendre
00:38la rue.
00:38Donc Mélenchon voudra prendre la rue à la minute pour le penne par malheur si elle devait arriver au pouvoir.
00:43Est-ce que ça veut dire que vous redoutez une forme de moment de terreur ?
00:45Je reprends évidemment l'expression.
00:46De terreur non, mais de violence.
00:48La France est un pays qui a montré, dans les grandes étapes de son histoire, une vraie capacité, hélas, de
00:55violence.
00:55Les seuls qui ont permis de la contenir, ce sont les partis de gouvernement par justement la capacité de rassembler
01:03de manière apaisée.
01:04C'est ça le but.
01:05C'est le moment d'en débattre justement dans le signé Consigny, avec bien sûr Charles Consigny.
01:10Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:12Et Elsa Vidal qui est avec.
01:13Pardon, Elsa Vidal, excusez-moi, Elsa Marcelle.
01:15C'est une autre Elsa qui s'est assise à la même place.
01:18Trop d'Elsa.
01:19Elsa Marcelle, désolé, conseillère municipale révolution permanente à Saint-Denis-Pierre-Fitte.
01:23Je rappelle, vous êtes avocat de vous aussi.
01:25Vous avez entendu la certitude de Jean-François Copé.
01:27En fait, le scénario, il est d'ores et déjà écrit Marine Le Pen gagne.
01:30L'extrême gauche n'attend que ça.
01:31Jean-Luc Mélenchon, et il fera le troisième tour dans la rue.
01:34Ce sera la révolution.
01:35D'accord avec cette analyse ?
01:37Non, je ne pense pas non plus que...
01:40Moi, je ne crois pas qu'il y aura une révolution.
01:42C'est-à-dire que si Mélenchon fait ce calcul-là, c'est un calcul un peu court.
01:46Parce que ce n'est pas comme ça qu'il prendra le pouvoir.
01:48En revanche, il veut effectivement, les insoumis dans leur ensemble ont très envie de générer des violences dans le pays.
01:57Si Marine Le Pen devait être élue, ce qui malgré tout n'est pas encore fait en dépit des piètres
02:02performances de ses concurrents.
02:06Moi, je crois que...
02:08Mais bon, comme souvent dans l'histoire, en même temps, le reste du pays est un peu plus tranquille que
02:12Paris.
02:13Et je pense...
02:15Je ne veux pas faire le...
02:17Madame Irma, mais je pense que si le Rassemblement national gagnait, ce serait un peu plus calme que ce qu
02:24'on dit.
02:24Il y aurait peut-être quelques factions de gauche qui s'exciteraient.
02:27Comme Révolution Permanente ?
02:29Oui, ou autre.
02:30Mais je pense qu'il ne se passerait rien de si...
02:33Il ne faut pas se faire peur, c'est ce que vous dites.
02:36Ce Jean-François Copé est inquiet, quand même.
02:38Oui, mais moi, je ne suis pas inquiet.
02:40Il dit que l'histoire de France, c'est aussi, quand même, des révoltes, de la violence.
02:44Oui, mais ce que je veux dire, et après, je laisse la parole à ma consoeur, évidemment.
02:48Ce que je pense, c'est qu'en soi, l'élection de Marine Le Pen serait déjà quelque chose d
02:54'assez...
02:56Comment dire ? Pas révolutionnaire, mais déjà...
02:58Disruptif.
02:59Quelque chose d'un très grand changement, quand même, dans le pays.
03:03Donc, voilà, je ne sais pas.
03:04Moi, je suis plutôt...
03:05Vous n'y croyez pas.
03:06Bon, alors, Ilsa Marcelle, vous y croyez ou pas ?
03:09La révolution dans la rue, enfin, le troisième tour dans la rue ?
03:12Vous êtes prêts ?
03:12Ça dépend comment vous posez la question.
03:14Pour reprendre la manière dont vous avez introduit le débat,
03:17moi, je ne crois pas que le projet de Mélenchon, ce soit de faire la révolution dans la rue.
03:21D'ailleurs, il le dit lui-même.
03:23Lui, il a un projet de la prise du pouvoir par les élections.
03:26En revanche, moi, ce dont je suis persuadée, c'est effectivement que si Marine Le Pen est élue,
03:31ça ne passera pas comme une lettre à la poste, tout simplement parce qu'elle a un programme anti-ouvrier,
03:35raciste.
03:36C'est le programme d'Emmanuel Macron en pire, en quelque sorte.
03:39Et en fait, sous Emmanuel Macron, ça fait dix ans qu'il y a eu de la contestation sociale en
03:42permanence.
03:43Le premier opposant à Emmanuel Macron, ça a été les travailleurs, les travailleuses dans la rue,
03:47qui se sont battus contre la réforme des retraites,
03:49qui se sont battus contre toutes les réformes qui visaient à instaurer la sélection à l'entrée de l'université.
03:53Il y a eu une quantité de mobilisation et ça ne s'est pas passé que dans les villes.
03:58Parce que je pense que s'il y a bien une mobilisation qui a fait peur au pouvoir,
04:01c'est quand même celle des Gilets jaunes où Emmanuel Macron, je le rappelle,
04:03a été obligé de se bunkeriser dans l'Elysée.
04:06Donc ce que je cherche à dire par là, c'est qu'effectivement,
04:09on est dans une situation de crise très importante, d'offensive austéritaire extrême,
04:14je veux dire de guerre à la porte de l'Europe, de génocide qui se poursuit en Palestine,
04:19de crise climatique extrêmement intense.
04:21Je vais répondre à votre question.
04:23Il y a un besoin de radicalité de fond.
04:25Et je pense qu'effectivement, nous, si on se présente avec Révolution Permanente
04:28dans ces élections présidentielles, puisque Anna Skazib sera candidat,
04:32c'est pour exprimer la manière dont toutes ces luttes et toute cette force sociale
04:35qui s'est opposée à tous les projets du patronat,
04:38pourra trouver une traduction politique.
04:40Si Marine Le Pen est élue, évidemment qu'on se battra dans la rue.
04:43Moi, je fais partie d'une organisation...
04:44Donc le troisième tour sera dans la rue ?
04:45Bien sûr !
04:46Il y aura des grèves, il y aura des mobilisations, il y aura des blocages de facs.
04:49Et je fais partie d'une organisation qui se présente à la présidentielle
04:52pour précisément préparer les combats.
04:54Donc vous n'accepterez pas le résultat ?
04:56Bien sûr que non !
04:57Mais pourtant, vous vous présentez.
04:59C'est-à-dire que j'essaie de comprendre la logique.
05:00Oui, vous allez la comprendre.
05:01Vous aurez un candidat à Anna Skazib, si le cas c'est 500 signatures.
05:04Parfait.
05:05Mais si jamais le résultat ne vous convient pas,
05:08vous contesterez ce résultat en bloquant, en faisant des manifs, etc.
05:12Exactement, comme on le fait depuis 10 ans sous Macron et même avant sous François Hollande.
05:15Moi, j'ai fait mes premières manifestations contre la loi travail.
05:19Bien sûr que c'est démocratique, puisque je vous rappelle quand même
05:21que le droit de manifester...
05:22Moi, je n'ai pas de blocage.
05:23Comment ça n'a pas de blocage ?
05:24La grève, c'est quoi ?
05:25Moi, je termine sur ça.
05:28Évidemment, évidemment, qu'il y aura de la contestation sociale
05:30et nous, on fait partie des organisations qui veulent la préparer
05:32pour arracher des victoires, puisque ça fait des années
05:34que notre camp, il se bat et qu'il lutte contre toutes les offensives
05:37du patronat et des offensives réactionnaires.
05:39Il y aura des blocages, il y aura des contestations,
05:41il y aura des manifestations.
05:42Non, mais moi, ce que je trouve...
05:44Il se prépare, dès maintenant.
05:45Votre diatribe, elle est presque touchante,
05:49parce qu'il y a une candeur là-dedans, une naïveté.
05:52On dirait une lycéenne sur sa barricade
05:55qui s'invente une life, comme on dit.
05:58Vous vous inventez une vie de révolutionnaire
06:01et vous inventez un pays réactionnaire
06:03et vous inventez une offensive austéritaire
06:06et vous dites, mais n'importe quoi,
06:08du premier mot jusqu'au dernier.
06:10C'est ça que je trouve fascinant.
06:12Et donc, je pense que vous aurez quand même du mal
06:14à embarquer une foule suffisante
06:16pour créer les troupes que vous espérez créer.
06:19Je pense que vous allez rester au stade où vous êtes,
06:21c'est-à-dire groupusculaire.
06:22Parce que, pardon, mais c'est ridicule de parler comme ça.
06:25Les problèmes de la France, aujourd'hui,
06:27ce ne sont pas ceux que vous décrivez.
06:28Les quelques réformes que vous avez citées,
06:30la loi travail, la sélection à l'université,
06:33la réforme des retraites,
06:35c'est des petites esquisses de ce qu'il faudrait faire,
06:38en réalité, et de ce que, à peu près,
06:40tous les gens, alors sans doute,
06:41vous les contestez tous,
06:43FMI, Banque Centrale, économistes,
06:47dirigeants d'entreprises,
06:48qui, malgré tout, créent un tout petit peu de valeur.
06:51Sans doute, pour vous, tout ça,
06:52c'est naze à côté d'Anna Skazib.
06:54C'est Anna Skazib qui a la vérité révélée,
06:56et de tout le reste,
06:57toutes les grandes organisations,
06:58ça n'existe pas.
07:00Néanmoins, tous ces gens que je viens de citer,
07:01moi, j'ai tendance, quand même,
07:03pour l'avenir de la France,
07:04à leur faire un tout petit peu plus confiance
07:06qu'à vous, qu'à Anna Skazib,
07:07ou qu'à quelques fous furieux d'extrême-gauche
07:11qui sont complètement hystériques.
07:12Et je me dis, ces réformes,
07:15ça aurait été bien, oui, qu'on les fasse
07:16et qu'on aille plus loin, à vrai dire.
07:18Et je pense que c'est ce que pensent
07:19beaucoup de Français.
07:20Et donc, je crains que vos excès
07:22vous disqualifient.
07:24Vous avez terminé ?
07:25Oui.
07:26Écoutez, je pense que s'il y a de la naïveté,
07:28elle est sûrement de votre côté,
07:29puisque je vous apprends peut-être
07:30que la réforme des retraites,
07:31c'est 94% des actifs qui étaient contre.
07:33Donc, en fait, c'est l'immense majorité
07:34de la population dont vous ne faites
07:36sûrement pas partie.
07:37C'est 3 millions de personnes dans la rue.
07:38C'est pour ça qu'ils ont voté Macron deux fois.
07:39C'est 3 millions de personnes dans la rue.
07:41Et si vous voulez, pour aller au bout,
07:42je pense qu'on arrive à une situation
07:46où les gens n'en peuvent plus
07:47du fait qu'en 20 ans,
07:49les 500 plus grandes fortunes de France
07:51ont augmenté de 1 000 milliards.
07:53Vous savez combien de fois
07:53ça représente le SMIC ?
07:54500 millions.
07:55Vous parlez de création de valeur.
07:56Vous parlez du FMI.
07:57Mais vous savez...
07:59Mais là, il faudrait discuter jusqu'au bout,
08:01puisque moi, ce qui me choque,
08:02c'est qu'en réalité,
08:02les éditorialistes,
08:03ils soient plus en boucle
08:04sur le fait qu'on parle
08:05de patrons comme de nuisibles,
08:07quand en réalité,
08:08la discussion qui se pose aujourd'hui,
08:10c'est de savoir qu'il y a
08:11une situation d'inégalité
08:14et d'offensive austéritaire
08:15quand vous avez en réalité...
08:16Quelle offensive austéritaire ?
08:18Mais il y a 4 000 suppressions de postes
08:19dans l'éducation nationale.
08:21Il y a combien d'emplois
08:21dans l'éducation nationale ?
08:23Ils sont en train de supprimer des appels.
08:24Ils rognent le prix des médicaments.
08:26Mais c'est le premier budget
08:27de l'État à l'éducation nationale.
08:28Ah, vous vous intéressez ?
08:29Vous savez ce que c'est
08:30que le premier poste de dépense de l'État ?
08:32C'est la dette.
08:32C'est le financement des entreprises.
08:35C'est 210 milliards
08:36à 270 milliards d'euros.
08:39Mais ça, c'est des exonérations.
08:42Le patronat se gave
08:43avec de l'argent public
08:44pendant qu'aujourd'hui,
08:45les gens n'arrivent plus
08:46à se nourrir,
08:47n'arrivent plus à se chauffer.
08:48Il y a une situation
08:49de contestation extrêmement profonde.
08:52Donc les gens qui sont déconnectés,
08:53c'est les gens comme vous
08:54qui vivent de plateau télé,
08:55qui passent leur temps
08:56avec des milliardaires
08:58et qui ne se rendent pas compte
08:59de ce que c'est
08:59que la réalité du travail aujourd'hui.
09:01Ce que c'est que la réalité
09:02de la situation
09:03de l'immense majorité
09:04de la population.
09:05Et je terminerai sur ça.
09:07On va laisser terminer.
09:08Je terminerai sur ça.
09:09Si il y a quelqu'un de naïf,
09:10c'est penser
09:10que la situation,
09:11elle va se poursuivre
09:12telle qu'elle est.
09:12Vous voyez qu'il y a
09:13un approfondissement
09:14de la crise,
09:15de la contestation
09:15qui touche tous les secteurs.
09:17Des raffineurs,
09:18aux enseignants,
09:19au mouvement des Gilets jaunes,
09:20à la jeunesse
09:20des quartiers populaires
09:21et que cette jeunesse-là
09:22et que ce secteur-là
09:23ne va pas se laisser faire.
09:24Et c'est ça que vous craignez.
09:25S'il y a des gens à lire,
09:26c'est ceux qui pensent
09:27que l'élection de Marine Le Pen
09:28passera comme une lettre à la poste
09:30puisque évidemment
09:30qu'il y aura des contestations
09:31et on s'organise
09:32pour y faire face.
09:33Moi, ce qui m'intéresse,
09:34c'est que vous dites
09:35qu'il y a une offensive austéritaire
09:36et vous êtes obligés
09:37d'aller chercher
09:38un truc qui en plus
09:39n'existe pas,
09:40les 4000 postes en moins
09:41dans l'éducation nationale
09:42sur lequel je crois
09:43le cornu est revenu
09:44finalement à cause
09:45des protestations de la gauche
09:47sur une administration
09:48qui compte,
09:48je crois,
09:491 500 000 fonctionnaires,
09:51quelque chose comme ça.
09:52Donc qu'est-ce que c'est 4000 ?
09:53Mais moi, je trouve
09:54qu'il en faudrait 400 000
09:55en moins en réalité.
09:57C'est ça la réalité
09:58de la France aujourd'hui.
09:59Et c'est pas...
10:00Je suis désolé.
10:00Il y aura moins d'élèves
10:01en plus à venir.
10:02Vous ne pouvez pas vivre
10:04dans une espèce
10:04de monde parallèle
10:05où vous transformeriez
10:07la France
10:08en un petit village
10:10expérimental
10:11merveilleux
10:11pour vos délires collectivistes.
10:13Je suis désolé,
10:14ça ne peut pas marcher.
10:15On est dans une compétition
10:16internationale.
10:16Le monde parallèle...
10:17Et on doit se battre
10:19dans cette compétition.
10:20Et ce qui est terrible,
10:21c'est qu'à cause de gens
10:21comme vous,
10:22la France ne se bat plus
10:23dans cette compétition.
10:24Savez-vous, par exemple,
10:25que les Français,
10:26vous parliez des milliardaires,
10:27etc.
10:27On va y revenir,
10:28justement,
10:28les milliardaires.
10:29Moi, il y a quand même
10:29un truc qui m'intéresse.
10:31Aux États-Unis,
10:32qui est sans doute un pays...
10:33C'est quoi ?
10:33C'est le nazisme,
10:34à peu près,
10:34les États-Unis,
10:35aujourd'hui,
10:35j'imagine, selon vous.
10:37Les Français sont plus pauvres
10:38que les Américains
10:39de l'État le plus pauvre.
10:41C'est-à-dire que les Américains
10:42les plus pauvres,
10:42ce sont les habitants
10:43du Mississippi.
10:44Eh bien, les Français
10:45sont plus pauvres
10:46que les habitants
10:46du Mississippi.
10:47C'est-à-dire que les Américains
10:49nous regardent
10:49comme nous,
10:50on regarde les habitants
10:51des pays sous-développés
10:52où on va en vacances
10:53pour pas cher.
10:54C'est ça, la réalité.
10:55Et c'est ça,
10:55le bilan de votre idéologie.
10:57Je suis désolée.
10:57Vous avez parlé
10:59des milliardaires.
10:59C'est le sujet,
11:00en ce moment,
11:02à ce qu'il faut
11:02se débarrasser des milliardaires.
11:03C'est ce que proposent
11:04notamment les Insoumis.
11:06Ils sont nuisibles.
11:07Vous pourriez utiliser
11:07ce terme aussi ?
11:08Oui, moi,
11:09je pourrais utiliser
11:10ce terme sans aucune difficulté.
11:12Ils sont effectivement
11:13nuisibles.
11:13Et je pense que,
11:14par ailleurs,
11:15on est à un moment
11:16où on n'a jamais
11:16autant senti
11:17le pouvoir des patrons
11:19sur nos vies
11:19qu'on pense à Bolloré
11:21qui utilise sa fortune
11:22pour inonder
11:23les médias
11:24d'une propagande
11:24d'extrême droite,
11:25qu'on pense en réalité
11:26à la manière
11:26dont Bernard Arnault
11:27est capable d'appeler
11:28Emmanuel Macron
11:28au lendemain
11:29de la dissolution
11:30de l'Assemblée nationale
11:31pour lui expliquer
11:31comment il doit se comporter.
11:32On pense à Rodolphe Saadé
11:33qui est aujourd'hui
11:34le vrai maire de Marseille.
11:36C'est le patron
11:36de notre groupe,
11:37Rodolphe Saadé.
11:38Oui, en tout cas,
11:38voilà.
11:39On voit la manière
11:39dont en réalité
11:40ils ont une influence
11:41sur la totalité
11:42de la vie politique
11:43au point où c'est même
11:44eux qui organisent
11:44le premier débat
11:45des présidentielles,
11:46raison pour laquelle
11:47je pense qu'ils n'ont pas
11:48invité à Anascazib
11:48probablement parce que
11:49leur programme
11:49on y reviendra
11:52va même y compris
11:53un peu plus loin
11:53que ce que proposait
11:54Manon Brille
11:55dont vous avez discuté
11:57et tout ça
11:59sous perfusion
12:00d'argent public.
12:00Tout ça sous perfusion
12:01d'argent public.
12:02Je le disais,
12:02le premier poste
12:03de dépense de l'État
12:04c'est ce rapport
12:04qui a été rendu
12:05par des sénateurs
12:06il y a deux ans
12:07l'année dernière
12:08dont Fabien Gueye
12:08qui dit que 210
12:09à 270 milliards d'euros
12:12sont des subventions
12:13aux entreprises
12:14et pourtant
12:15que ce soit Carrefour
12:16que ce soit Carrefour
12:18si vous voulez
12:19c'est de l'argent perdu
12:20pour l'État
12:20que ce soit
12:21que ce soit
12:22Auchan
12:23que ce soit Carrefour
12:24que ce soit
12:25ArcelorMittal
12:26et que ce soit Total
12:27le pire profiteur de guerre
12:28qui pendant les six derniers mois
12:29fait 11 milliards de bénéfices
12:31pourquoi ?
12:32Parce qu'il y a la guerre
12:33parce qu'il y a la situation
12:34en Iran
12:34et qui dans le même temps
12:36parce que c'est une opération
12:37marketing
12:38parce que c'est pour récupérer
12:39le monde
12:39ils font de l'argent
12:40sur l'augmentation
12:40de l'essence
12:41et qui supprime des emplois
12:43moi je suis une avocate
12:43de travailleur
12:44je sais à quoi ça ressemble
12:45les raffineries qui ferment
12:46comme à Grand Puy
12:47je sais la manière
12:47dont la raffinerie de Faisan
12:49est menacée
12:49je sais à quoi ça ressemble
12:51l'argent public
12:52qui va directement
12:52dans la poche
12:53des actionnaires
12:54puisque c'est ça
12:55la réalité
12:56qui passe en Nouveau-Puy
12:57et je dis un mot
12:57pour en terminer
12:58on pourrait échanger là-dessus
12:59moi je pense même
13:00que c'est pas juste
13:01qu'il faut taxer les riches
13:02c'est qu'il faut interroger
13:03le problème à la racine
13:05et qu'il faut une société
13:05sans grand patron
13:07parce que eux
13:08en réalité
13:09ils vivent de la richesse
13:10créée par d'autres
13:12Elsa Marcelle
13:13préconise une société
13:14sans grand patron
13:16collectivisme
13:16mais bien sûr
13:17il faut supprimer
13:18toutes les aides
13:18il faut exprimer
13:20les secteurs stratégiques
13:21mais moi je suis certain
13:22mais certain
13:23que le groupe LVMH
13:25aurait pu se construire
13:26sans Bernard Arnault
13:27il n'y avait pas besoin
13:28de Bernard Arnault
13:29pour faire LVMH
13:30mais vraiment pas
13:31il n'a pas le début
13:32d'une vision
13:33il ne travaille pas
13:34il n'a pas d'idée
13:35il n'est pas organisé
13:37il n'est pas professionnel
13:38ce groupe
13:39ce serait constitué
13:40tout seul
13:40par lui-même
13:41mais bien sûr
13:42bien évidemment
13:43donc il faut être quand même
13:45sérieux une seconde
13:46moi je suis effaré
13:48par ce que j'entends là
13:49je pense que
13:50il faut mieux distribuer
13:52l'argent
13:53pour moins le redistribuer
13:54ça je le pense
13:56profondément
13:56je pense qu'on doit
13:58bien davantage
13:59faire en sorte
13:59que les gens soient mieux payés
14:00est-ce qu'on a raison
14:01d'exonérer fiscalement
14:03les entreprises
14:04parce que c'est quand même
14:05beaucoup d'argent
14:07est-ce que c'est efficace
14:08mais non
14:09ce que je crois
14:09c'est que
14:10pourquoi est-ce qu'on crée
14:11toutes ces niches fiscales
14:13très complexes
14:14etc.
14:15qui effectivement
14:16permettent
14:16à certaines entreprises
14:18d'alléger
14:19le fardeau
14:20leur fardeau fiscal
14:21parce que si
14:22elles payaient
14:23plein pot
14:23parce que les impôts
14:24de production sont trop forts
14:25ce que nous on paye
14:25comme des cons
14:25plein pot
14:26les classes moyennes
14:27classes moyennes supérieures
14:28on paye la fiscalité
14:30on la paye à 100%
14:31et c'est ce qui fait d'ailleurs
14:33qu'on est parfois
14:33un peu déprimé
14:34qu'on en a gros sur la patate
14:35c'est Nicolas qui paye
14:36dont j'ai déjà parlé
14:37eux se débrouillent
14:39pour ne pas payer ça
14:40mais parce que
14:41s'ils payaient plein pot
14:42leurs impôts
14:43sans ces exonérations
14:44en réalité
14:45c'est toute la machine économique
14:46qui en souffrirait
14:48parce que
14:48le système fiscal français
14:50de façon générale
14:51est tellement
14:53irrespirable
14:53qu'en réalité
14:54ces boîtes
14:55ne pourraient pas tourner
14:56sans ça
14:56donc moi ce que je dis
14:57on peut supprimer
14:58des niches fiscales
14:59à condition
15:00de baisser l'ensemble
15:01de la fiscalité
15:02pour permettre
15:03à ces boîtes
15:04d'avoir un peu d'air
15:04mais je veux dire
15:05il suffit d'aller regarder
15:07chez nos voisins
15:07quel pays tourne bien
15:09économiquement
15:10et quel pays souffre
15:11et en réalité
15:12comme on dit
15:12la question
15:13elle est vite répondue
15:14comme ils disent
15:14dans la pub
15:15c'est à dire que
15:16ce sont les pays
15:17dans lesquels
15:17la fiscalité
15:18est la plus légère
15:19qui sont les plus
15:20prospères économiquement
15:21et où les gens
15:22sont les plus riches
15:23c'est pour ça
15:23que je ne comprends pas
15:24votre...
15:24C'est surtout
15:25qu'il n'y a pas
15:25de modèle de pays
15:26qui a réussi
15:27avec le collectivisme
15:29tel qu'il est prôné
15:30par l'évolution
15:30mais moi ce que je pense
15:32pour terminer
15:32je ne sais pas si le sujet
15:33c'est le collectivisme
15:34tel qu'il est prôné
15:35moi on peut en discuter
15:36j'en serais ravie
15:37mais c'est un autre sujet
15:38je ne suis pas sûr
15:38que soyez en mesure
15:40de discuter de ça maintenant
15:41je suis convaincu
15:43qu'il faut développer
15:44de manière
15:44pour le coup agressive
15:46des manières
15:47de mieux payer les gens
15:48dans les boîtes
15:49ça oui
15:49c'est à dire
15:50pour ça il faut renier
15:51les dépenses
15:52sur les dépenses sociales
15:52il faut faire des économiques
15:53deux choses
15:55moi je pense
15:55les dépenses sociales
15:56effectivement
15:57les charges sociales
15:57mais quand même
15:58aussi parfois
15:59ça existe
16:00une certaine mauvaise volonté
16:03des patrons
16:03et des actionnaires
16:04qui compriment
16:05les salaires
16:06on sait qu'en France
16:06vous allez le retrouver
16:07oui oui
16:07parce que moi
16:08j'essaye
16:09si vous voulez
16:09d'être objectif
16:10et donc je pense
16:11qu'il faudrait faire en sorte
16:12via notamment
16:13la participation
16:14qui est un vieux concept
16:15qui date de De Gaulle
16:16donc voilà
16:17via la participation
16:18via effectivement
16:19des incitations
16:20sur les charges
16:22via une grande conférence annuelle
16:23via plus de représentativité
16:25des salariés
16:26dans les conseils d'administration
16:27tout ce que vous voulez
16:27qui permette
16:28de mieux payer les gens
16:29mais je pense que par ailleurs
16:32et je termine par là
16:34stigmatiser les milliardaires
16:35en période de campagne
16:36je veux dire
16:36tout ça
16:37ça met de l'argent
16:38dans le circuit
16:38je sais que ça ne vous fait pas plaisir
16:40mais il y a malheureusement
16:41un côté vertueux à l'économie
16:42c'est à dire que
16:43plus les gens dépensent d'argent
16:44plus l'économie fonctionne
16:45plus ça fait bosser d'autres gens
16:47mieux ils sont payés
16:48plus ils peuvent eux-mêmes
16:49faire bosser d'autres gens
16:50et faire vivre tout le monde
16:52à la fin
16:52c'est pas agréable
16:53mais ça marche tout seul
16:55l'économie
16:55il faut vous faire une raison
16:57là-dessus
16:57non mais je pense que
16:58ce qu'on entend là
16:59c'est la vieille doxa
17:01qu'on récite en permanence
17:02qui marche partout dans le monde
17:04absolument hégémonique
17:04qui a sorti des millions de gens
17:05de la pauvreté
17:06mais la réalité
17:06c'est que c'est un mensonge
17:07en fait
17:08c'est une farce
17:08c'est une mascarade
17:09parce que le grand patronat
17:11les grandes entreprises
17:11ce sont les assistés
17:13les plus importants du pays
17:14ils sont biberonnés
17:16aux aides publiques
17:16et comme je le disais
17:17ils ne servent pas
17:18à maintenir l'emploi
17:19ça c'est la soupe
17:20qu'on nous sort
17:20puisque ce sont des gens
17:21qui licencient
17:22qui ferment leur entreprise
17:23en France
17:24et dont les milliards
17:25du CICE de François Hollande
17:27et de ce rapport
17:29de Fabien Guay
17:30qui a été publié
17:30il y a un an
17:31vont directement
17:32dans
17:33et il y a un sénateur
17:34là aussi
17:34vont directement
17:35je vais terminer
17:36vont directement
17:37dans les poches
17:40des actionnaires
17:41regardez en Italie
17:42ça ne va pas vous plaire
17:43arrêtez de me couper
17:44je termine
17:44c'est un débat quand même
17:46je vous ai laissé parler
17:47vous allez laisser terminer
17:48mais moi je vais vous dire
17:50ce que c'est mon programme
17:52elle est nazie
17:52madame Mélanie
17:53selon vous
17:54elle a baissé
17:55les impôts en Italie
17:56l'Italie cartonne économiquement
17:58là je suis en train
18:01de vous répondre
18:02sur quelque chose
18:02d'extrêmement précis
18:04ce que je vous dis
18:04aujourd'hui
18:05c'est qu'évidemment
18:06dans quel autre pays
18:07ça a marché
18:07ce que vous dites
18:08le biberonnage
18:09vous êtes prudique
18:11je vais vous donner mon modèle
18:13moi je pense qu'on vit
18:14dans une société
18:15où il faut tout repenser
18:16à la racine
18:17et que tant que
18:18les secteurs stratégiques
18:19tant que les secteurs
18:20stratégiques de l'économie
18:21les transports
18:23la santé
18:23l'éducation
18:24sont dans les mains
18:25du patronat
18:26je vais y arriver
18:27ne vous inquiétez pas
18:28bien sûr
18:28il faut aller au-delà
18:29de la nationalisation
18:29ça ne fait pas peur
18:30tant que ce sera
18:31dans les mains
18:32d'une minorité
18:32évidemment que ce seront
18:34les ultra-riches
18:35et les transports
18:36regardez ce qui se passe
18:37l'éducation
18:37et les transports
18:38sont dans les mains
18:39du patronat
18:40regardez ce qui s'est passé
18:41pendant le Covid
18:42on a vu qui faisait
18:43tourner la société
18:44Pfizer
18:45Pfizer
18:45Cuba
18:46Amazon
18:47Carrefour
18:48Auchan
18:49on a vu qui faisait
18:50tourner la société
18:51attendez
18:52ça planit pour trouver
18:52un pays
18:53si vous voulez
18:54le capitalisme est mondialisé
18:56non moi je pense que
18:57moi je vous parle du programme
18:58qu'on propose
18:59et par ailleurs
18:59pour lequel on propose
19:00de lutter pour les arracher
19:02puisque la réalité
19:03c'est que nous on pense
19:04que bien sûr
19:04une société dirigée
19:06par une minorité
19:07vous voyez aujourd'hui
19:07Total
19:08les travailleurs font grève
19:09la raffinerie s'arrête
19:11Pouyanné ne va pas au travail
19:12on ne voit pas la différence
19:13le Covid a démontré
19:14que ceux qui font tourner
19:15la société
19:16ce sont les travailleurs
19:18et c'est par eux
19:18que la société
19:19oui
19:19et c'est par eux
19:22que la société
19:22doit être dirigée
19:23on ne veut pas
19:25qu'il y ait un as-casime
19:26à la tête d'Otol
19:27on ne veut pas
19:27s'exproprier
19:28les stratégies
19:29sous contrôle des travailleurs
19:31et exactement
19:32si vous voulez
19:33il y a des exemples
19:34pas si fous que ça
19:34vous regardez
19:35il y a eu des grandes vagues
19:36de contestations
19:36vous regardez dans les années 2000
19:38en Argentine
19:39vous avez des autres
19:39après une grande vague
19:40de fermetures d'usines
19:41après la grande crise
19:43il y a eu des vagues
19:43de luttes énormes
19:44avec des usines
19:45sous contrôle ouvrier
19:46l'Argentine
19:47ça a tellement bien marché
19:48qu'ils ont élu
19:49Radier Millet
19:49un beau succès
19:51l'Argentine
19:52je vous dis
19:53qu'il y a des usines
19:54sous contrôle ouvrier
19:55mais finir
19:56pour aller au bout
19:57de la logique
19:57parce que
19:57vous avez tourné
20:00vous avez déliré
20:02pendant bien longtemps
20:03donc ce que je dis
20:04pour terminer
20:05si vous voulez
20:05vous pouvez répondre
20:06en tout cas
20:07ce que j'explique
20:07c'est qu'évidemment
20:08qu'il faut prendre le problème
20:09à la racine
20:10et que c'est une société
20:11qui marche dans la tête
20:12et qu'il faut
20:13réorganiser la production
20:14au service
20:15de la population
20:16et de ses besoins
20:17et pas d'une minorité
20:17du Paris
20:18un dernier mot
20:18la dernière fois
20:19que vous étiez venue nous voir
20:20vous deviez être
20:21l'avocate d'Amza
20:22l'adolescent
20:24je ne sais pas si je l'étais déjà
20:26comment il va
20:27parce que là
20:27apparemment
20:28il a mis la pagaille
20:29pour une histoire de frites
20:30il n'a pas mis la pagaille
20:32alors là
20:32si vous voulez qu'on parle d'Amza
20:33ça ne me dérange pas du tout
20:34mais le fait que les médias
20:35fassent des titres
20:36sur le fait
20:36qu'un enfant de 13 ans
20:37aille commander des frites
20:38au McDo
20:39mais je pense que
20:40je n'arriverai jamais
20:40à m'y faire
20:41à chaque fois
20:42je suis encore plus surprise
20:42il va aller à l'école
20:43quand même
20:44si j'ai un mot
20:44à vous faire passer
20:45c'est lâchez-le
20:46foutez-lui la paix
20:47il a 13 ans
20:48et il a le droit
20:49d'avoir une vie
20:50d'adolescent normale
20:51donc arrêtez de le harceler
20:52quand il est au McDo
20:53si c'est possible
20:53parce que lui
20:54ne harcèle personne
20:55non lui c'est un enfant
20:56enfin je ne sais pas
20:57oui il prépare sa rentrée scolaire
20:58c'est son père
20:58qui est allé le chercher
20:59au commissariat
21:00la dernière fois
21:00je vous ai dit
21:03foutez-lui la paix
21:04il faut qu'il foute
21:05la paix aux autres
21:05lui aussi
21:05il fout la paix aux autres
21:06je veux dire
21:07si un enfant de 13 ans
21:08fait la une des grands médias
21:09parce qu'il y a une histoire
21:09de frites au McDo
21:10il y a quand même
21:10un petit problème
21:11d'importance
21:12que vous donnez
21:13aux différents sujets
21:13Merci Elsa Marchel
21:15Merci à vous
21:15Merci Charles Consigny
21:16Merci c'était un plaisir