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Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00On va passer au signé Consigny parce que le corollaire justement de cette hausse des carburants c'est la colère,
00:05la colère qui monte.
00:07Et vous pouvez laisser la place, je vous en prie Monsieur le Ministre, vous pouvez laisser la place à Charles
00:13Consigny.
00:14Justement je disais bonsoir Raquel Garrido, vous allez débattre avec Charles comme tous les lundis.
00:20En attendant, avant de parler de la colère qui monte, on va résumer l'actualité politique du jour avec le
00:2620-27.
00:30Comme de Gaulle 60 ans avant lui, le Président a choisi Saint-Pierre-et-Miquelon pour parler souveraineté.
00:37Amis, reviens à moi, Jean-Mond, ma carrière est finie, mais mon corps plein de vie.
00:44J'avais serré la main du Général de Gaulle, j'avais 18 ans, je suis contente de vous serrer la
00:49main, c'est peut-être le dernier Président.
00:51Dites pas ça.
00:52Un petit bout de France au bord de l'Amérique, tant convoité par Donald Trump.
00:56Monsieur le Président, vous pouvez dire francheux.
00:58Francheux.
01:02La diplomatie, c'est presque l'un des derniers sujets qu'un Président, en fin de règne, peut aborder en
01:08pleine campagne.
01:09La population d'orgue d'ici, en fait, ce sera la plus grande population de France.
01:13Et les orgues du délifinariat, on pourrait pas les foutre ici ?
01:16On pourrait, on pourrait.
01:17C'est vrai que personne n'a évoqué la vie.
01:21C'eût été, en effet, une belle promesse électorale.
01:28Revenons plutôt à nos moutons.
01:30La question de la menace russe, exposée par le Président au chef de parti vendredi dernier.
01:35Bonjour Fabien Roussel.
01:36Bonjour à toutes et à tous.
01:41Vous avez reproché au Président de la République de ne pas dialoguer avec Vladimir Poutine.
01:46Vous avez des relents de soviétisme, Fabien Roussel ?
01:50Vous êtes dans la caricature, M. Duhamel ?
01:52Je vous ai cité, expressis vernis.
01:54Je demande à ce que l'on s'interroge sur les choix qui ont été ceux de ne pas dialoguer
01:58avec M. Poutine.
01:59Mais il a envie de dialoguer, Vladimir Poutine, ou pas, Fabien Roussel ?
02:02Est-ce que vous avez le sentiment que Vladimir Poutine a envie de dialoguer ?
02:05Et donc, de créer des conditions...
02:08Est-ce que vous avez le sentiment que Vladimir Poutine a envie de dialoguer avec les pays européens ?
02:11Alors, pourquoi les États-Unis et le Vatican font le choix de dialoguer avec lui ?
02:17Avec quel résultat ?
02:18Eh bien, justement, mais on fait quel autre choix ?
02:21La politique du IACA Faucon.
02:24Nouvelle doctrine de la France, M. Roussel.
02:29La politique étrangère, c'est son dada.
02:32Et son discours à l'ONU il y a 23 ans, son fédard.
02:40Les équipes de Dominique de Villepin aiment à le rappeler avec de l'IA.
02:44Est-ce une façon de dire qu'en la matière, le candidat reste au-dessus de la mêlée ?
02:5920-27 réalisé par Charlotte Gillard et Elodie Noiré.
03:03Il y a des appels qui se multiplient à descendre dans la rue, peut-être à bloquer, en fait, à
03:09faire entendre la colère le 17 octobre prochain.
03:11Contre la vie chère, contre la hausse des prix du carburant.
03:13C'est irresponsable. Il y a des partis politiques qui soufflent sur les braises.
03:18C'est ce que dit Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur.
03:20Il est invité de BFMTV et de RMC ce matin.
03:23C'est irresponsable, effectivement, Charles Consigny ?
03:27Moi, je ne verrais pas les choses comme ça.
03:29Ce que je vois, c'est des Français qui sont énervés, effectivement, qui sont en colère.
03:34Beaucoup pour qui l'essence est trop chère et ça les handicap dans leur vie de tous les jours, y
03:39compris leur vie professionnelle.
03:41Un gouvernement qui est aux abois, qui n'a pas de marge de manœuvre budgétaire pour les aider.
03:45Et une tentative classique de la gauche et de l'extrême gauche de récupérer cette colère populaire
03:52et de l'amalgamer aux revendications de la gauche et de l'extrême gauche.
03:57Ça, c'est ce que je vois.
03:58Et donc, dans ces appels à descendre dans la rue, manifester, etc., etc.,
04:02je vois une tentative de récupération politique.
04:05C'est ça qui me paraît à la fois peut-être dangereux, comme le dit Nunes.
04:10Mais bon, il est ministre de l'Intérieur, donc lui, il préférerait qu'il n'y ait pas de problème
04:14sur le terrain.
04:15Mais surtout, une escroquerie intellectuelle, parce que les gens, en gros, sont contre des taxes, au fond.
04:23Quand on veut une baisse du prix des carburants, c'est 60% de taxes, le prix des carburants.
04:28Donc, on est contre les taxes, comme le premier mouvement des Gilets jaunes.
04:31Et la gauche arrive en disant qu'en gros, il faut plus de taxes pour répondre à cette colère populaire.
04:36Donc, je trouve qu'il y a une tentative d'escroquerie.
04:38La tentative d'escroquerie, si je peux me permettre, c'est exactement la même que celle qu'on a vécue
04:43pendant le mouvement des Gilets jaunes.
04:44C'est-à-dire que vous aviez la droite qui, au tout début du mouvement des Gilets jaunes, s'est
04:48dit
04:48« Ah, c'est super, c'est un mouvement contre le ras-le-bol fiscal, c'est un peu nos
04:51thématiques à nous ».
04:52Et quand le mouvement lui-même a finalement sécrété comme revendication, deux grandes revendications phares,
04:59dont la remise en place de l'ISF,
05:01à la soudainement, la droite s'est dit « Ah ben non, finalement, les Gilets jaunes, ils ne sont pas
05:06du tout sur nos positions
05:07puisqu'ils sont pour que l'impôt sur les grandes fortunes soit rétabli ».
05:11Bon, donc, on est en fait au même endroit aujourd'hui.
05:15La France n'est pas satisfaite avec le système fiscal,
05:20parce qu'on a l'impression que ceux qui contribuent ne sont pas les bons.
05:25C'est exactement ce que je dis.
05:27De quoi ?
05:27Ceux qui sont en train de vous dire que c'est vous qui faites l'escroquerie.
05:31C'est exceptionnel.
05:32Parce que vous aimez ce que dit le peuple, vous aimez ce que disent les manifestants,
05:36à condition qu'ils protègent la fiscalité des ultra-riches.
05:39Non, mais moi, je m'en fous de la fiscalité des ultra-riches.
05:42Là, ce n'est pas le sujet de la colère des gens en ce moment.
05:45Le sujet de la colère des gens, c'est le fait tout simplement qu'ils ne peuvent pas vivre dignement
05:52de leur travail.
05:53Non, mais Raquel, le prix de l'essence, quel est le rapport avec la fiscalité des ultra-riches ?
05:59Pardon, mais c'est vous qui faisiez la malgarde.
06:04Moi, je vous ai parlé du mouvement des Gilets jaunes.
06:05Aujourd'hui, moi, je considère que la question de l'essence, elle n'est pas directement liée à la question
06:10fiscale.
06:10Je pense qu'on peut plafonnement le prix de l'essence.
06:1260% de taxes.
06:13D'accord.
06:14Donc, c'est vous qui en faites une question fiscale.
06:15Moi, je pense que c'est d'abord une question de bénéfice des entreprises du secteur.
06:19Alors, moi, j'ai regardé...
06:20Si vous plafonnez le prix de l'essence, comme le permet la loi,
06:27à ce moment-là, c'est aux entreprises de faire leur affaire.
06:30Total le fait et ça marche bien.
06:32Vous tombez mal parce que j'ai préparé l'émission.
06:35Oui, mais on se doute que pour défendre les bénéfices du CAC 40, vous êtes là.
06:41Oui, mais contrairement à ma contradictrice, j'ai regardé le prix de l'essence dans l'Union européenne.
06:45C'est très intéressant.
06:47Nous, on est le cinquième pays dans lequel l'essence est le plus cher en Europe.
06:52Derrière le Danemark, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Finlande.
06:55Il y a des pays dans l'UE où c'est beaucoup moins cher, où c'est 1,34€ le
06:59litre, comme par exemple à Malte.
07:01Qu'est-ce qui explique les différences de prix de l'essence dans l'Union européenne ?
07:05C'est le niveau des taxes.
07:06Et qu'est-ce qui explique en France ?
07:07Donc ne me dites pas que ça n'est pas une question fiscale.
07:09On a versé 61 milliards d'euros de dividendes en France.
07:13On est le deuxième pays champion du monde pour les dividendes versés aux actionnaires.
07:17Mais quel rapport ?
07:17Donc arrêtez de me dire...
07:19Mais quel rapport ?
07:20Parce que vous comparez la France aux autres pays.
07:23Vous comparez la France aux autres pays.
07:25Moi je vous dis qu'aujourd'hui, on a...
07:28Bon, vous savez, les gens à la maison savent que nous avons besoin d'impôts pour faire fonctionner nos services
07:34publics.
07:34Donc il ne faut pas toucher aux impôts sur les sources.
07:36La question c'est qui paye les impôts, d'accord ?
07:38Les impôts aujourd'hui sont supportés par les travailleurs, d'accord ?
07:43Par monsieur et madame tout le monde.
07:45Non.
07:45Tandis que les milliardaires et les centimillionnaires vivent pratiquement dans un paradis fiscal.
07:50Alors je peux vous répondre madame Garrido ?
07:51Alors choisissez le sujet de conversation.
07:52Je peux vous répondre ?
07:53Soit vous voulez parler fiscalité et on en parle.
07:55Je peux vous répondre ou pas ?
07:56Je peux répondre ?
07:56Il n'y a pas de soucis.
07:57Mais choisissez votre terrain de débat.
07:59À Malte, à Malte, où l'essence est le moins cher dans l'Union Européenne.
08:031,34 €.
08:04C'est un paradis fiscal, Malte.
08:05C'est un paradis fiscal.
08:06Bon, d'accord, et alors ?
08:07Eh bien alors, on ferait mieux d'être un paradis fiscal.
08:10Non, on ne ferait pas mieux d'être un paradis fiscal.
08:13La preuve en est.
08:14Mais on a la preuve par l'exemple.
08:16On est dans un enfer fiscal ?
08:17On est déjà un paradis fiscal pour centimillionnaires et milliardaires.
08:22Les Zuckmann et les autres chercheurs économistes ont parfaitement démontré qu'aujourd'hui, si vous êtes milliardaire en France, il
08:28y en a 53.
08:28Mais quel rapport avec le prix de l'essence ?
08:30Je vous parle de fiscalité et le paradis fiscal.
08:33Mais la question, on est sur le prix de l'essence.
08:35Je réponds, vous dites quel rapport ?
08:36On est sur le prix de l'essence.
08:38Le prix de l'essence.
08:39C'est un dialogue, cette affaire-là ou pas ?
08:40Le prix de l'essence, c'est quand même assez simple.
08:43Les gens manifestent parce que l'essence, c'est trop cher.
08:46Expliquez-moi comment vous, vous faites baisser le prix de l'essence.
08:49Je l'ai dit, mais je veux bien le répéter.
08:51En plafonnant le prix.
08:52Voilà.
08:52D'accord.
08:53Et qu'est-ce que vous compensez ?
08:54Pourquoi vous ne voulez pas plafonner ?
08:55Comment vous compensez ?
08:57Parce que tous les experts disent que ça ne marche pas.
08:59Pourquoi vous compensez ?
08:59Si vous bloquez les prix, il faut bien donner...
09:01Pourquoi vous compensez des bénéfices ?
09:02Avec l'argent public, il faut financer les bénéfices de l'entreprise.
09:07Mais vous êtes fou.
09:08Vous êtes tombé sur la tête.
09:09On donne des chèques aux gens.
09:09Vous voulez que nos impôts servent à payer des bénéfices pour les rapineurs,
09:12pour les distribuisseurs d'essence ?
09:14Vous êtes par go.
09:15Si vous plafonnez, ça marche comme ça.
09:16Non, ça ne marche pas comme ça.
09:18C'est la loi, en fait.
09:18Et les acteurs économiques, ils doivent appliquer la loi.
09:21Mais nous, on va appliquer la loi.
09:22Oui, mais les prix sur le marché fluctuent.
09:24Mais non, mais le pétrolier va pas continuer...
09:26C'est le cadre de la loi.
09:27Non, mais la compagnie de pétrole va pas continuer à vous vendre du pétrole si vous plafonnez.
09:31Ça, on verra bien.
09:32Donc ça sera la pénurie.
09:32Le syndicat des protecteurs des bénéfices des grandes entreprises va faire sortir du travail pour chouiner.
09:38Il n'y a pas un pic qui est mis en place.
09:40Mais pardon, mais les entreprises du secteur marchent très bien.
09:45Et on verra.
09:46On verra bien.
09:47Écoutez, est-ce que l'essence...
09:48Moi, je vous pose une question dans l'automne.
09:50C'est l'épinuré, vous verrez bien.
09:51Est-ce que l'essence est vendue à prix coûtant ?
09:53Non, mais c'est normal.
09:55On est dans une économie de marché.
09:57Donc, il y a de la marge.
09:58Un minimum, oui.
09:59Il faut bien payer les salaires des salariés.
10:01Comment ça, un minimum ?
10:02Il faut bien payer les salaires.
10:03C'est un minimum, ça vous semble actuellement que les marges sont un minimum ?
10:06Vous allez réguler les marges.
10:08Bien sûr, c'est ça le plafonnement.
10:10Le plafonnement, c'est de déterminer que pour l'intérêt général, pour la survie des gens, pour leur dignité, pour
10:15le fait que l'économie puisse marcher, pour que...
10:18Celui qui fait des marges, c'est l'État.
10:2060% de taxes, c'est le taxe qui fait des marges.
10:21Non, mais c'est pas une entreprise privée, l'État.
10:23L'État, c'est notre argent, c'est à nous.
10:25L'euro qu'on met dedans sert directement pour nous-mêmes.
10:28À quoi, par exemple, les taxes de l'État ?
10:29Vous savez à quoi ça sert ?
10:30Sur l'essence ?
10:31À quoi ça sert ?
10:32À quoi ça sert l'argent de nos impôts ?
10:35Madame Garrido, pardon, mais si on commence...
10:36Non, mais je veux bien, mais je veux dire, ça, c'est quand même le CP, ça sert à quoi
10:39?
10:39Si on commence à plafonner...
10:40Après, moi, je veux bien qu'on dise qu'il faut plus d'argent, par exemple, pour la rénovation thermique
10:45des bâtiments,
10:45la lutte contre le changement climatique, le meilleur hôpital...
10:49Si l'État commence à réguler les marges des entreprises, c'est simple, il n'y aura plus d'entreprises.
10:55Mais...
10:55Mais si vous regardez, nous, dans nos cabinets d'avocats...
10:58On a pas envie que l'État a réguler nos marges.
11:01En l'occurrence, il le fait déjà par la fiscalité, mais on n'a pas envie qu'il vienne se
11:05mêler de ça.
11:05Moi, je prends des exemples empiriques et tout bêtes, je regarde les pays...
11:08Ben donc, vous voulez pas plafonner...
11:09Si vous voulez pas plafonner le prix de l'essence, vous l'auriez pas, parce que l'essence, c'est
11:13trop cher.
11:13Je veux baisser les taxes sur l'essence.
11:15Non, mais parce que vous, c'est toujours la même solution.
11:16Oui, vous dites aux travailleurs français, donnez-moi votre montre que je vous donne l'heure.
11:22C'est notre argent, de toute façon.
11:25L'Espagne de gauche a baissé les taxes, a baissé la TVR.
11:28Je prends les exemples des pays où ça marche, c'est tout.
11:30Moi, je suis ouverte, évidemment, à ce qu'on restructure, ou même on change la fiscalité sur l'essence.
11:37Mais pas tant que les centimilliardaires et les milliardaires payent pas la taxe Zucman.
11:42Quand ils commenceront à payer la taxe Zucman, là, on discutera.
11:46D'accord ? Parce que vous êtes là à défendre 53 milliardaires dans ce pays qui veulent pas payer la
11:51taxe Zucman,
11:521 800 foyers fiscaux qui veulent pas payer, c'est 20 milliards d'euros par année.
11:55Mais moi, je suis tout à fait favorable, par exemple, à ce qu'on soit un petit peu plus proactif
12:02sur les sujets d'optimisation.
12:03Je pense que ça ne marchera pas et que d'ailleurs, vous vous trompez de sujet.
12:07Parce qu'à mon sens, le sujet sur les milliardaires que vous décrivez,
12:10c'est pas tant la fiscalité à laquelle ils parviennent à échapper sur tout, tout parti.
12:15Parce qu'en général, c'est plutôt des gens qui créent de la valeur, les milliardaires en question.
12:19Mais bon, ils ne deviennent pas milliardaires par hasard, ils deviennent milliardaires parce qu'ils sont à la tête de
12:22boîte,
12:23qui créent de la valeur, qui créent des emplois.
12:25Pour la plupart d'entre eux, ils sont héritiers.
12:27Pas toujours, par exemple.
12:29Pas toujours, mais la plupart du temps.
12:30Le grand méchant Xavier Niel, par exemple, il a créé beaucoup de valeurs en France.
12:34Oxfam a montré que l'année dernière, sur les 8 personnes en France qui sont devenues milliardaires,
12:39il y en a 6 qui étaient des héritiers.
12:40D'accord, donc il y en a au moins 2 qui ne l'étaient pas.
12:42Vous ne pouvez pas être libéral et défendre ce modèle-là.
12:44Mais pas forcément, mais tout à fait. Moi, je suis pour les droits de succession et ce genre de choses.
12:48Mais vous voyez, j'essaie d'être...
12:49Non, mais on ne va pas organiser le droit français et la politique pour les intérêts de quelques milliardaires.
12:53Ça répond précisément à votre sujet des héritiers.
12:55Est-ce qu'on peut revenir sur ce que dit Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur,
13:00puisqu'il estime qu'aujourd'hui, les appels à manifester, bref, à souffler sur les braises,
13:04c'est irresponsable.
13:06Donc ça veut dire qu'il y a peut-être une crainte d'une nouvelle colère qui soit instrumentalisée,
13:10voire violente, le 17 octobre prochain, Raquel Garrido.
13:14Je me méfie un peu de ça parce que j'ai l'impression que c'est une sorte de mise
13:18en scène.
13:19Vous voyez, bon, moi, je milite depuis plus de 30 ans des manifs, j'en ai fait beaucoup dans ma
13:23vie.
13:24Mais récemment, dans les dernières années, à chaque fois, il y a une poubelle qui brûle.
13:28J'ai l'impression, voilà, on fait ça, on fait le truc derrière, le feu, là.
13:32Et ça fait des belles images, c'est très dramatique.
13:35Alors que ça cache parfois le fait qu'il peut y avoir des centaines de milliers,
13:38voire des millions de personnes qui sont mobilisées, qui sont en grève.
13:41Et qu'en soi, c'est plutôt normal et positif que des gens revendiquent.
13:45Et même le rôle du ministre de l'Intérieur, c'est de garantir ce droit-là.
13:50Donc attention, moi, je préférais évidemment que la justice sociale soit obtenue par les élections.
13:56Mais en même temps, on est obligé de constater que les matronistes perdent les élections et gardent le pouvoir.
14:00Dans sept mois, on remonte.
14:02C'est vrai.
14:02Il n'y a pas de justice sociale.
14:03Je pense que les citoyens vont se mobiliser.
14:06Donc en fait, ils jouent à faire peur un petit peu, leur lunette ?
14:09Je pense, oui.
14:09Je pense que c'est une sorte de mise en scène.
14:11Les matronistes disent qu'il n'y a que nous de raisonnable.
14:13Et regardez en face, c'est tout.
14:15D'accord avec ça, Charles ?
14:15Ce qui est vrai, oui.
14:17En partie, oui.
14:18Parce que les matronistes ne fonctionnent.
14:20Leur logiciel unique, c'est réveiller la peur chez le bourgeois.
14:24Ça, ça fait dix ans que ça dure.
14:26Et ça fait dix ans qu'ils font ça.
14:28Ils essayent encore sur la prochaine présidentielle.
14:31Soit c'est nous et les choses resteront à peu près comme elles sont.
14:35Soit c'est les autres.
14:37Et alors là, ce sera la guerre civile, le fascisme, etc.
14:41Donc moi, je ne suis pas favorable à cette rhétorique.
14:44En même temps, je pense que les médias dans leur ensemble,
14:50les responsables politiques, peut-être effectivement agitent quelque chose
14:54qui sans ça ne serait pas si prégnant.
14:56Moi, je ne suis pas sûr qu'il y ait, dans un pays qui a quelques mois
15:00de l'élection présidentielle, une volonté d'aller dans la rue.
15:03Pour faire quoi ?
15:04Puisque de toute façon, là encore, j'essaie d'être pragmatique,
15:08quand bien même il y aurait là des manifestations monstres dans les rues.
15:12Le Parlement ne peut rien faire puisqu'il n'y a pas de majorité dans ce Parlement.
15:16Le gouvernement ne peut rien faire puisqu'il n'a pas de majorité au Parlement.
15:20Et nous sommes sous procédure déjà quand même de sanctions de la part de l'Union européenne
15:25pour non-respect des règles de déficit.
15:28Et nous ne sommes pas très loin de nous voir imposer par la Banque centrale
15:32et le Fonds mondial international des mesures drastiques pour essayer de redresser nos comptes.
15:37Et on voit bien, ce gouvernement de fantoche qui n'est pas vraiment un gouvernement
15:40qui est là pour faire de la figuration jusqu'à la présidentielle,
15:43ils aimeraient bien distribuer de l'argent là s'ils le pouvaient,
15:46mais ils arroseraient tout le pays d'aide pour acheter de l'essence
15:49où ils baisseraient les taxes.
15:51En fait, ils sont tellement dans la nasse sur le plan budgétaire
15:54qu'ils ne peuvent pas le faire et qu'ils essayent de tenir par des argus.
15:57– Ce discours-là, pardon.
15:59– Tiens, tenez, le gouvernement annoncera de nouvelles aides
16:04demain en conférence de presse à 17h.
16:07Les aides de carburant, c'est demain 17h que seront annoncées les aides.
16:10– Ça sera bien sûr en direct sur BFM TV.
16:12– Bien évidemment.
16:13Donc on joue à se faire peur, voilà.
16:15– Moi je pense que les Français essayent de trouver
16:18et d'exercer la parcelle de pouvoir dont ils disposent.
16:21C'est-à-dire, c'est quoi là ?
16:22Aujourd'hui, votre pouvoir, si vous êtes un Français,
16:24vous avez du pouvoir sur votre écran, vous zappez,
16:26vous avez votre pouvoir sur votre consommation,
16:28vous avez votre pouvoir si vous vous syndiquez,
16:30si vous vous mobilisez, et en bout de course, si vous votez.
16:33Bon, donc les gens, c'est Lénine qui disait
16:35les masses vont à l'économie.
16:37Donc vous allez là où c'est le plus efficace.
16:40Si face à un mur d'un système qui vous dit
16:43rien n'est possible, rien n'est possible,
16:44comme vous venez de le dire…
16:45– Elle est belle, c'est l'un de Lénine, c'est sympa de citer Lénine.
16:47– Oui, bah écoutez, on apprend des choses quand on écoute BFM TV.
16:50– On peut citer encore Lénine sur un plateau télé.
16:53– Eh bien, si vous dites aux gens rien n'est possible,
16:57ils se mobiliseront encore plus, parce qu'ils comprendront
17:00qu'il n'y a que la mobilisation qui permet de faire reculer
17:04des gouvernants qui, eux, ne veulent pas bouger.
17:07– Sauf qu'aujourd'hui, cette mobilisation,
17:09elle coûte de l'argent aussi aux salariés.
17:11– Ce que je dirais, pour finir quand même,
17:12c'est que je trouve que, pour l'instant,
17:14aucun responsable politique n'est au diapason
17:16de ce que ressentent les Français.
17:18Je sens que les Français ont envie d'envoyer tout ça valdingué,
17:21ont envie qu'il y ait un vrai changement.
17:23– J'aurais envie de dire si, Marine Le Pen ?
17:25– Et parmi nos 50 candidats, Marine Le Pen est socialiste.
17:28Et je ne pense pas que ses colères soient socialistes.
17:30Je pense que parmi les 50 candidats, il y en a pas un…
17:32– C'est une colère libérale, ça c'est ce que vous fantasmez.
17:35– Non, mais qui raconte une…
17:37– Comment dire ?
17:38– Oui, qui dessine une nouvelle épopée,
17:41quelque chose qui est un peu du vent dans les voiles.
17:43Pour l'instant, il n'y a pas.
17:43– Marine Le Pen, elle joue sur une tradition…
17:46– Elle est sur la ligne Garrido.
17:46– C'est une tradition politique, l'extrême droite qui est de l'ordre.
17:50Donc c'est l'idée de dire, c'est le foutoir, c'est le chaos,
17:54et donc confiez-moi tout le pouvoir à moi,
17:59monarque présidentiel pour ramener l'ordre.
18:01Ça n'a jamais rien donné de bon dans l'histoire de France
18:04d'avoir ce type de gouvernement.
18:05– Merci beaucoup Raquel Garrido, Charles Consigny.
18:09À demain Charles, bien sûr.
18:10En attendant, l'actu continue sur BFM TV.
18:12– Sous-titrage ST' 501
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