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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Et auparavant, on accueille notre invité, Jean-François Copé. Bonsoir.
00:03Bonsoir.
00:03Merci de votre présence. Vous êtes le maire LR de Meaux.
00:08Je rappelle le titre de votre ouvrage, qui fait beaucoup réagir,
00:11« Quand les populistes trahissent le peuple ».
00:16Alors, est-ce que vous pensez que c'est un populiste ? Sans doute le visez-vous.
00:19Jean-Luc Mélenchon, ce sera ma première question.
00:22Je voudrais que vous l'écoutiez sur le voile, parce que votre sortie, si je puis dire, a également fait
00:27réagir.
00:27Est-ce que vous reconnaissez aux responsables politiques le droit de se tromper,
00:31ou en tous les cas, de changer d'avis ? Écoutons M. Mélenchon.
00:35J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile, ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le
00:40voile.
00:41Et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient « Chacun fait comme il veut ».
00:44Et on a parlé. J'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque.
00:48Et puis, au terme de la discussion, en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, politiquement.
00:53Et puis, pas cruche, hein ? D'accord ?
00:56Oui, non, mais il y a un voile, mais il y a quelque chose dessous, hein ? C'est un
00:59cerveau.
01:00Donc, eh bien, j'ai été convaincu.
01:03Et j'ai changé d'avis. Je me suis dit « J'ai fait une erreur terrible ».
01:06Vous le croyez sincère ?
01:07Oh, je ne sais pas, ça n'a aucune espèce d'importance.
01:10Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, il est dans une stratégie qui n'a rien à voir avec la sincérité.
01:14Il est dans une stratégie populiste, comme d'ailleurs, à l'autre côté de l'échiquier politique, le Rassemblement National,
01:21qui consiste en réalité à capter des électorats donnés,
01:25en leur disant ce qu'ils ont envie d'entendre pour les radicaliser et les victimiser face aux élites,
01:35face aux partis de gouvernement.
01:36Et il propose des choses qui, bien souvent, sont irresponsables,
01:39sur le plan économique, sur le plan des questions de société.
01:43Et il encourage, lui, il a fait ce choix, la montée du communautarisme.
01:46Donc, je le combat, évidemment, comme je combats de l'autre côté de l'échiquier politique,
01:51un Rassemblement National qui est dans une logique de stigmatisation.
01:54Voilà, donc vous avez d'un côté Mélenchon qui victimise, et de l'autre, Le Pen qui stigmatise.
01:59Et nous, notre rôle, c'est de dire, eh bien, il n'y a en réalité aucune victime.
02:02On est là, en fait, pour protéger nos concitoyens.
02:05Et c'est tout l'enjeu de cette campagne présentielle.
02:08Nous allons en parler, mais qu'est-il arrivé au laïcard, comme certains l'appelaient Jean-Luc Mélenchon ?
02:13Vous pensez que c'est uniquement un calcul électoral cynique, froid et mécanique ?
02:16Ah, totalement. Complètement. Je pense que Jean-Luc Mélenchon n'est que cynisme et calcul.
02:21Et je n'ai aucun doute là-dessus.
02:23Ce n'est pas les autres responsables politiques, M. Copé.
02:25J'ai vu... Non, mais après, vous savez, l'énorme force des populistes par rapport au parti de gouvernement,
02:31c'est que les populistes, en fait, on est très indulgents avec eux.
02:33Ils peuvent raconter n'importe quoi, ils peuvent se contredire dix fois.
02:36On dit, oh, c'est normal, c'est Mélenchon, il est excessif.
02:40Alors qu'on a une très grande exigence vis-à-vis de nous qui sommes là à incarner la rigueur,
02:46le sérieux.
02:46Alors évidemment, je reconnais que c'est moins fun, c'est moins sexy.
02:50Mais oui, quand il dit, il y a quelque chose sous le voile, il y a un cerveau, c'est
02:54extrêmement inélégant vis-à-vis des femmes qui portent des voiles de dire ça, il y a un cerveau.
02:59Personne ne va jamais lui en faire le reproche.
03:01Mais voyez-vous, peut-être qu'on est... Estimez-vous qu'on est plus dur avec vous parce que vous
03:05avez été au pouvoir ?
03:06Non, pas du tout.
03:07Parce que vous avez un bilan, parce qu'il y a des actions qu'on peut juger.
03:09Je vais vous dire une chose, c'est pas pour ça, en fait.
03:11L'exigence vis-à-vis des partis de gouvernement, c'est parce qu'on considère qu'on doit incarner la
03:16rigueur, le sérieux.
03:18Et qu'on ne nous passe pas ni les erreurs, ni même les choses positives, d'ailleurs.
03:22Parce qu'il faut bien le reconnaître, je l'ai dit d'ailleurs dans mon livre, il y a eu
03:26des erreurs commises, il y a eu des reculades.
03:28Et souvent d'ailleurs sous la pression des populistes, comme sur les retraites, ou des demi-mesures.
03:33Toujours sous la pression des extrémistes, parce qu'on ne veut pas trop faire, pas se faire accuser de tout.
03:37Et c'est souvent pour ça qu'on recule.
03:38Mais en réalité, il y a eu des réussites aussi.
03:40La gestion de la crise financière par Sarkozy, la gestion de la crise terroriste par Hollande, la crise du Covid,
03:47quoi qu'on en ait dit, par Macron.
03:49Malheureusement, le verre est aussi à moitié vide.
03:51Non, il est aussi à moitié plein, Sonia Mabrou.
03:53Pardonnez-moi de vous rappeler la dette, le déclassement économique, le pouvoir d'achat en berne.
03:57Et puis une forme de renoncement, M. Copé, qui m'étonne de votre part.
04:00Est-ce que vous pourriez nous l'expliquer ?
04:01Au sujet du voile, vous avez dit qu'il était trop tard.
04:04Ah oui, non, il n'y a aucun renoncement.
04:07Il y a en réalité un rappel.
04:10C'est que la laïcité, c'est la liberté pour chacun d'exercer son culte,
04:14à condition de respecter celui des autres et de respecter les lois de la République.
04:18Or, il se trouve qu'aujourd'hui, nos compatriotes de confession musulmane,
04:25et en l'occurrence les femmes, pour un certain nombre d'entre elles, d'un nombre croissant,
04:29portent le voile.
04:31Pas la burqa.
04:32La burqa, je l'ai fait moi-même interdire par une loi en 2010.
04:36Mais le voile.
04:37Et c'est vrai dans le monde entier.
04:39Et c'est vrai dans le monde occidental entier.
04:42Vous le voyez partout.
04:43Et c'est une chose qui est bienvenue pour la société française ?
04:46Moi, à titre personnel, je suis évidemment de ceux qui préfèrent toujours
04:50que l'on n'affiche pas de signes religieux, quels qu'ils soient.
04:53Mais ce que je veux dire, c'est que dans notre République,
04:55il est autorisé, sauf dans un certain nombre de lieux,
04:58de porter des signes religieux.
04:59Mais vous dites qu'il est trop tard,
05:00comme si c'était quelque chose contre lequel on ne pouvait plus rien faire.
05:04À partir du moment où vous avez un nombre aussi considérable de femmes...
05:06C'est le nombre qui dit que la politique ?
05:08Ce n'est pas le nombre qui dit que la politique.
05:09C'est la réalité, c'est le fait que le pragmatisme doit l'emporter.
05:14Et heureusement.
05:15Pourquoi voulez-vous qu'aujourd'hui, après n'avoir rien dit pendant 30 ans,
05:19de toute part, tout d'un coup on décide de faire une loi d'attention
05:23qui, un, serait anticonstitutionnelle ?
05:25Je rappelle ce petit détail quand même,
05:26parce qu'on ne peut pas le faire pour un seul culte.
05:28Il faudrait le faire pour tous les cultes.
05:30Et donc ça veut dire aussi le culte juif, le culte chrétien.
05:33Et deuxièmement, comment est-ce que matériellement on met ça en place aujourd'hui ?
05:35C'est une chose de dire que c'est anticonstitutionnel, c'est important.
05:38Il y a un débat d'experts.
05:41Mais moi j'ai entendu dans votre, et pardonnez-moi de vous le dire ainsi,
05:44est-ce qu'il n'y a pas une forme de renoncement,
05:45voire même, certains disent, de lâcheté politique.
05:47De dire, regardez, on ne peut plus rien faire en réalité.
05:50Non, parce que je sais, je vais vous dire, on m'a beaucoup attaqué là-dessus,
05:54notamment l'extrême droite, beaucoup attaqué là-dessus.
05:58J'aurais juste rappelé un petit détail, je l'ai dit il y a longtemps ça.
06:00Il y a de nombreux mois, je l'ai écrit, je l'ai dit,
06:02le combat a mené contre l'intégrisme islamiste sous toutes ses formes.
06:06Mais en même temps, il faut regarder aussi la vie quotidienne.
06:10Et le maire de mots que je suis témoigne qu'il y a énormément de femmes,
06:15de confessions musulmanes, pour certaines portent le voile,
06:17pour d'autres ne le portent pas, mais qui par ailleurs incarnent des réussites
06:20dont personne ne parle, aussi bien personnelles, familiales,
06:24et que l'attachement personnel qu'elles ont au port du voile
06:27ne doit pas conduire à les pointer du doigt,
06:31parce que là, à ce moment-là, on fait le jeu de Mélenchon.
06:33Là, vous dites stigmatisation, alors ?
06:35Justement, ce que je ne veux pas, c'est justement qu'on les pointe du doigt
06:38en stigmatisant, parce qu'en le faisant, à ce moment-là,
06:41on rentre dans un process qui conduira Mélenchon à en faire des victimes.
06:45Moi, j'ai écrit dans mon livre, et je le dis,
06:46Donc, vous estimez qu'interdire le voile, c'est pointer du doigt les femmes musulmanes ?
06:51Bien sûr, puisque ça ne concernerait que les musulmanes.
06:54Non, la question que je vous pose, c'est quel sens donnez-vous ?
06:57Quel sens politique ou religieux donnez-vous au voile ?
07:00Mais je donne le signe, je donne l'interprétation,
07:03je ne donne aucune interprétation, ce n'est pas mon rôle.
07:06Ce que je dis simplement...
07:07Vous pouvez estimer que soit c'est un bout de tissu, soit que c'est un signe de soumission de
07:11la femme.
07:12Vous n'avez pas d'avis ?
07:13Mais ce n'est absolument pas, de manière systématique,
07:17au nom de quoi on dirait que c'est un élément de soumission.
07:19Ce n'est pas un élément de soumission, ce qui serait un élément de soumission,
07:21c'est si les femmes y étaient forcées.
07:24Et là, à ce moment-là, on rentre dans autre chose.
07:26Parce que là, je peux vous dire, moi, qu'en tant que maire,
07:28il m'est arrivé d'avoir des signalements de famille dans lesquels,
07:31mais ça va beaucoup plus loin.
07:32Ce n'est pas le voile, c'est des choses beaucoup plus graves en termes de soumission.
07:35Donc moi, je vois aujourd'hui beaucoup de femmes de confession musulmane
07:39qui, par ailleurs, réussissent leur vie familiale, professionnelle, à tous les niveaux,
07:44et qui, par ailleurs, portent un voile.
07:46Et encore une fois, je ne pense que ce n'est pas ce combat-là qu'il faut mener.
07:51Je le laisse au Rassemblement National.
07:52Je préfère, en revanche, être inflexible sur l'intégrisme islamiste.
07:57Et Dieu sait si, dans les salles de sport, dans les prisons, il y a énormément à faire.
08:02Comme de la même manière, il faut être absolument inflexible
08:05sur un discours de laïcité.
08:06Et il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet.
08:08Mais vous ne considérez pas, donc, que le voile est un instrument politique ?
08:10Sonia Mabrouk, j'observe que, désormais,
08:12tous les candidats de droite disent la même chose que moi.
08:15Et j'observe qu'au Rassemblement National, c'est une guerre civile.
08:18Entre M. Bardella, Mme Le Pen et tout l'orchestre,
08:22il n'y en a pas un qui est d'accord.
08:23Ce qui prouve bien que, de temps en temps,
08:25quand on assume, plutôt que d'être dans la démagogie,
08:28ça permet à tout le monde de se reprendre ses responsabilités.
08:31Parlons justement du fait d'assumer et donc de ne pas reculer.
08:35Par exemple, au sujet de l'immigration, je vous en parle.
08:37C'est quelqu'un de votre parti qui a tenu ses propos.
08:40Aujourd'hui, M. Retailleau, je voudrais vous interroger sur cela.
08:42Vous allez voir ce qui a été dit par le candidat, M. Bruno Retailleau.
08:47Il parle de la volonté populaire et il veut une réforme constitutionnelle
08:50pour donner le dernier mot au peuple français sur certains sujets.
08:53réformer la constitution, cela a provoqué des cris d'orfraie.
08:57Et vous ?
08:57Non, réformer la constitution, c'est la bonne formule
09:01parce qu'à partir du moment où on réforme la loi suprême,
09:04on a parfaitement le droit de considérer,
09:08puisqu'il a proposé le référendum, d'utiliser le référendum.
09:12Moi, c'est quelque chose qui ne me choque pas du tout.
09:13Moi, je suis toujours un peu sceptique
09:15parce que les référendums, malheureusement, c'est très binaire.
09:18C'est-à-dire que c'est soit oui, soit non.
09:20Alors, faire trancher par référendum sur des questions complexes,
09:24si le non l'emporte, on perd la possibilité de faire autre chose.
09:27J'imagine que vous faites confiance à l'intelligence des Français.
09:28Mais ce n'est pas la question de l'intelligence.
09:29C'est qu'une loi, pour avoir été parlementaire pendant des années,
09:32c'est très complexe, en fait,
09:33parce que vous avez des articles différents, vous les amendez.
09:36Or, dans un référendum, vous ne pouvez pas amender.
09:38Le texte arrive, c'est oui ou c'est non.
09:40Au Parlement, non.
09:41Au Parlement, vous avez un texte et on peut amender, on peut le modifier.
09:43Alors, c'est oui ou c'est non pour la proposition de M. Rotailleau ?
09:45Ça dépend sur quoi.
09:47Et moi, j'ai envie de dire que dans tous les cas de figure,
09:49il faut réformer la Constitution, donc il faut une majorité pour le faire.
09:52Et ensuite, une fois qu'on a ça,
09:54eh bien, ça ne peut pas être sur tout le référendum.
09:56Ça ne peut pas être sur tous les sujets.
09:57Parce qu'il y a des sujets qui doivent relever de la loi,
09:59justement, parce qu'elles doivent être travaillées par le Parlement.
10:02Au sujet de Bruno Rotailleau, justement, Jean-François Copé,
10:04vous comptez avec d'autres amis peser,
10:07et de plus en plus, sur l'offre politique actuelle,
10:09et convaincre, dites-vous, d'ici à la fin de l'année,
10:12ceux qui sont les moins bien placés dans l'intérêt de la France,
10:15à se ranger, donc derrière le favori.
10:17Est-ce qu'il ne faut pas le dire plus simplement ?
10:19Et vous dites, il faut se ranger derrière Edouard Philippe ?
10:21Non, parce qu'aujourd'hui, c'est un peu tôt, en fait.
10:24On voit bien que les candidats ont envie d'exprimer leur projet,
10:29leur différence, leur convergence.
10:30Moi, je trouve que c'est…
10:31Ah, ça va être trop bon, vous les laissez faire des candidatures de témoignage.
10:34Il ne faut pas que ça dure longtemps.
10:35Mais là, dans les semaines qui viennent,
10:37moi, je note déjà, et je trouve que c'est assez intéressant,
10:40les trois candidats sérieux à droite,
10:41qui sont les trois chefs de parti.
10:44En fait, il y a beaucoup de convergence.
10:45Ils disent qu'ils ne sont pas d'accord.
10:47Quand vous regardez, ils sont tous pour la baisse de la dépense publique,
10:50la baisse des impôts, la réforme de l'État, l'école.
10:54Pour beaucoup, on parle d'en finir avec le collège unique,
10:58de réorganiser.
10:59Il y a beaucoup de convergence pour avoir fait l'exercice sur l'environnement.
11:02Sur tous ces sujets, il y a beaucoup de convergence.
11:04Et ça, ça me fait dire que la période est une période de décantation
11:08et que, de toute façon, il est impératif qu'à partir du mois de novembre ou décembre,
11:14il se dessine le fait de se retrouver derrière un seul.
11:16Et comme ils n'ont pas voulu faire de primaire,
11:18moi, j'étais pour, ils n'ont pas voulu.
11:19Très bien, donc maintenant, il n'y a plus de primaire possible.
11:21Donc, que ce soit derrière celui qui, dans les sondages,
11:24sera nettement le mieux placé.
11:25Voilà.
11:26Aujourd'hui, factuellement, c'est Édouard Philippe.
11:28On verra ce qu'il en sera dans les deux mois qui viennent.
11:30Au témoin d'un doute, vous faites toujours partie des Républicains.
11:32Bien sûr.
11:33D'accord.
11:34Donc, vous faites partie des Républicains
11:35et vous êtes en train de nous dire que,
11:36si les sondages, sauf accident, dans quelques temps,
11:39vous allez demander au président de votre parti
11:41de se ranger derrière un candidat qui n'est pas du tout du parti.
11:45Ben oui, enfin, si l'inverse arrive...
11:47Intellectuellement, quand même, ou politiquement, c'est une vraie question.
11:49Ben oui, c'est plus qu'intellectuel.
11:51C'est l'avenir de la France qui est en jeu.
11:52Le vrai débat, il est de voir si on est capable, nous,
11:54de faire une offre sérieuse d'un parti de gouvernement
11:58qui se reconstitue plutôt que d'être morcelé,
11:59qui, en gros, ressemble à un grand parti de droite
12:03et du centre-droit, et en l'occurrence,
12:05on l'a connu avec l'UMP, et peu importe le nom,
12:08qu'ensuite, on prépare les législatives
12:09qui font des candidatures uniques.
12:11Et donc, s'il apparaît que c'est Bruno Retailleau
12:14qui est en tête, je m'en réjouirai
12:15puisque c'est ma famille politique.
12:17Mais si ça n'est pas le cas, il appartiendra à chacun
12:19de prendre ses responsabilités et à nous de le dire.
12:21M. Copé, qu'est-ce que vous dites ce soir
12:23à une partie de l'électorat de droite, sans doute,
12:25qui vous regarde, qui me dit
12:26« Mais ce n'est pas mon candidat,
12:28M. Edouard Philippe ou M. Gabriel Attal,
12:31c'est l'héritage du macronisme, mais je veux un candidat de droite. »
12:33Je l'entends parfaitement, mais en même temps...
12:35Tant pis, vous êtes des orphelins à vie.
12:36Non, c'est ça, c'est qu'il faut arrêter de raconter.
12:38Enfin, il ne faut pas se mentir non plus.
12:39Ils ont tous les trois participé au macronisme.
12:41Enfin, il ne faut pas...
12:42Moi, je veux bien, on fait tous de la langue de bois dans la vie.
12:43M. Retailleau, si vous lui dites ça,
12:45il vous dit « Mais pas du tout, je suis l'anti, macronisme. »
12:47Oui, il le dit.
12:48Ça vous fait sourire ?
12:49C'est pas que ça fait sourire.
12:50Encore une fois, moi, j'ai fait partie de ceux
12:52qui étaient extrêmement heureux,
12:53qui participent au gouvernement,
12:54ainsi que tous les autres ministres à l'air,
12:56parce qu'en réalité, ils ont gouverné ensemble.
13:00Donc, ils portent le bilan de M. Macron ?
13:02Mais ils ne portent pas le bilan de M. Macron.
13:04Mais je note quoi ?
13:05Je note que celui qui porte le bilan de M. Macron,
13:07il s'appelle M. Macron.
13:08Donc, il faut qu'on arrête...
13:09Il ne s'appelle pas M. Philippe et M. Attal.
13:11Pour partiellement, quand même, il ne faut pas exagérer.
13:13Moi, j'ai connu une époque politique M. Copé
13:15où le Premier ministre était quand même solidaire quelque part du président.
13:17Oui, mais tout le monde est solidaire.
13:18Enfin, je suis désolé.
13:19Moi, je suis...
13:20Alors, pour le coup, j'arrête la langue de bois là-dessus.
13:23Celui qui a porté tout ça, c'est Emmanuel Macron.
13:25Bon, que des gens, comme les trois chefs de parti en question,
13:28y aient participé, c'est un fait.
13:31Mais ça ne doit pas être l'élément clé.
13:32L'élément clé, c'est de refaire un clivage droite-gauche.
13:35Voilà.
13:36C'est-à-dire qu'on fasse en sorte d'arrêter ce,
13:38en même temps, macronien qui nous a tués.
13:40C'est la raison pour laquelle il faut que celui des trois
13:44qui soit candidat ait tout le monde autour de lui
13:46dans un programme de droite et de rupture
13:49par rapport à ce que Macron n'a pas fait.
13:51Moi, je vous pose la question,
13:52et je reprends l'expression qui avait été théorisée par M. Alamain.
13:55Est-ce que ce n'est pas toujours le même cercle de la raison
13:57qui veut rester au pouvoir ?
13:58Mais moi, je n'aime pas la formule.
14:00Je vais vous dire, je n'aime pas la formule de cercle de la raison
14:02parce qu'il n'y a pas ceux qui ont raison et ceux qui ont tort.
14:04En réalité, je parle, moi, des raisonnables.
14:07C'est-à-dire, vous savez, quand on était petit...
14:08Mais qui sont les raisonnables ?
14:10Mais je d'y arrive.
14:10Nos parents nous disaient, sois raisonnable.
14:12Ça veut dire quoi ?
14:13Ça veut dire, t'as raison ou t'as tort ?
14:14Ça veut dire, fais en sorte de ne pas faire n'importe quoi.
14:18Pourquoi vous auriez eu le monopole de cette raison ?
14:20Parce que je regarde les populistes et qu'en réalité, je vois quoi ?
14:23Je vois qu'à chaque fois, ils viennent instrumentaliser les passions,
14:29la peur, l'angoisse.
14:31Ils viennent chauffer les gens.
14:32Et quand on regarde les propositions,
14:33elles sont toutes plus grotesques les unes que les autres,
14:35qu'elles viennent de Le Pen ou qu'elles viennent de Mélenchon.
14:39Ça dépend sur quoi ?
14:40Sur l'immigration, sur le référendum.
14:42Non mais après, pour rentrer sur ce détail...
14:44Votre parti fait la même proposition.
14:46Donc est-ce qu'il est populiste ?
14:47Ça dépend des fois.
14:48Parce qu'il y a une tendance.
14:50Mais il y a une tendance.
14:50Il y a une tentation.
14:52Il y a une tentation de courir derrière le RN,
14:54comme du côté du PS.
14:56Il y a une tentation de courir derrière Mélenchon.
14:58Et je pense que c'est très dangereux.
15:00Moi, je pense que, par exemple,
15:01puisqu'on prend l'exemple du référendum,
15:03je vous l'ai dit toute heure,
15:04je n'ai aucune objection sur le principe du référendum,
15:05mais ça doit être pour faire une loi.
15:07Ça ne doit pas être pour contourner les juges.
15:09Parce que les juges ne font pas les lois.
15:10Qui veut contourner les juges ?
15:12Vous pose la question, M. Retaillon ?
15:14Non mais vous savez que, de manière générale,
15:16il y a tout un discours
15:17qui a été porté par Philippe de Villiers,
15:20qui a été porté par Zemmour,
15:21qui a été porté par Le Pen,
15:23voire par Mélenchon,
15:24et qui consiste à dire...
15:26Sur le pouvoir des juges.
15:26...à dire les juges empêchent.
15:28Et je pense que c'est capital
15:30que dans un état de droit,
15:31et c'est ce qui fait notre différence
15:33avec le régime de M. Poutine,
15:35de M. Xi Jinping ou de M. Trump,
15:38il est capital que nous veillons
15:40à avoir une corde de rappel
15:42à travers la séparation des pouvoirs.
15:44Le fait d'être élu
15:45ne signifie pas qu'on fait tout et n'importe quoi.
15:47Il faut être vigilant là-dessus.
15:49Et croyez-moi,
15:50avec toutes les lois en vigueur,
15:51on peut déjà les appliquer
15:52et faire beaucoup de choses
15:53de manière très efficace.
15:54Quand le Conseil constitutionnel
15:55dit non à l'interdiction
15:57des réseaux sociaux ?
15:59Qu'est-ce que vous dites ?
16:00Je dis...
16:01Ce n'est pas être populiste
16:02que se dire
16:03que c'est dommage
16:04la décision du Conseil constitutionnel.
16:05On peut être honnête.
16:06Écoutez,
16:07oui, on peut être honnête.
16:08Je crois l'être.
16:09Je suis avocat.
16:10Je regarde les questions de droit
16:11comme tout le monde.
16:12J'ai lu la décision.
16:14Le juge constitutionnel,
16:15il n'a jamais dit
16:15qu'il ne fallait pas interdire.
16:17Il a même dit que c'était légitime.
16:18Il a simplement rappelé
16:19que ça devait se faire
16:20dans un cadre de droit
16:21et que le cadre de droit,
16:22ça ne peut pas être
16:24heureusement,
16:25parce que ce qui est vrai
16:26pour les réseaux sociaux
16:26peut l'être pour plein d'autres sujets.
16:28C'est pour empêcher
16:28qu'un gouvernement populiste,
16:30demain,
16:31fasse des interdictions générales
16:32et absolues
16:33sur n'importe quoi.
16:34Et c'est ça le rôle
16:35du Conseil constitutionnel.
16:36Il n'est pas là,
16:37encore une fois,
16:38je le répète,
16:38pour faire les lois.
16:39Il est là pour servir.
16:40Le garde-fou,
16:41c'est son rôle
16:42par rapport à la Constitution.
16:44Et c'est un point très important.
16:46Dans quelques instants,
16:47nos éditorialistes
16:48vont nous rejoindre
16:49et vont poursuivre cet échange.
16:51Je vais vous proposer aussi
16:52d'écouter Éric Zemmour
16:53sur l'immigration.
16:54Simplement un point,
16:55parce que je suppose
16:55que vous le mettez
16:56dans la catégorie populiste.
16:58Comment vous expliquez aujourd'hui
16:59qu'une majorité de Français,
17:01dans des sondages,
17:02et je pense que vous prêtez
17:03attention aux sondages,
17:04mettent si haut les populistes
17:05que vous dénigrez ?
17:06Est-ce à dire que les Français
17:07se trompent,
17:08qu'ils sont populistes eux-mêmes ?
17:09Non, je pense qu'il y a
17:11beaucoup de raisons.
17:12La première d'entre elles,
17:12c'est que les partis de gouvernement
17:14ont commis ce que j'ai appelé
17:15dans mon livre
17:15les péchés capitaux.
17:16C'est-à-dire qu'à force
17:17de faire des demi-mesures,
17:18de se compromettre,
17:20de reculer,
17:21de caler devant les grèves,
17:22bref, de faire la moitié des choses,
17:24ils n'ont pas été au résultat.
17:26Et puis, il y a eu
17:27la fin du macronisme
17:28qui s'est traduite
17:28par une folie budgétaire
17:30impardonnable.
17:31Mais dans le même temps...
17:32À laquelle votre famille
17:33a participé ?
17:35Pas partout,
17:36pas dans tout.
17:36Un peu quand même.
17:37Mais en tout cas,
17:38moi je suis assez à l'aise
17:39parce qu'à titre personnel,
17:40comme vous le savez,
17:40je n'ai participé à rien de tout ça.
17:41Vous avez été présent
17:42de l'UMP,
17:42porte-parole du gouvernement,
17:43le ministre du Parlement.
17:44Oui, mais je veux dire,
17:46que vous me demandez,
17:47du temps où j'étais
17:48ministre des Finances,
17:49avec mon ami Thierry Breton,
17:50nous on a trois années
17:52en exécution,
17:53baisser les impôts,
17:54baisser les dépenses,
17:55baisser les déficits,
17:55baisser la dette.
17:56Donc après tout,
17:57je sais que ce n'est jamais bien
17:58de rappeler ce qui a pu être fait de bien,
17:59mais je l'ai fait.
18:00Et si je l'ai fait,
18:01c'est tout à fait faisable.
18:02Or Macron,
18:03il a laissé tout filer
18:04dans des conditions irresponsables
18:06et c'est ce que nous payons aujourd'hui.
18:07Mais ça,
18:08il n'est pas question
18:08qu'on en prenne nous
18:09la responsabilité.
18:10Notre responsabilité
18:11à nous maintenant,
18:12elle est de sauver l'avenir
18:13et d'éviter que ce soit ça
18:15ou Le Pen,
18:16dont le programme,
18:17et je le répète,
18:18délirant,
18:20irresponsable,
18:20la retraite à 60 ans.
18:21On va vous en parler justement.
18:23Arthur Berda et Bruno Jeudy
18:24vont nous rejoindre,
18:25mais je vais terminer votre propos.
18:26Juste pour vous dire
18:27qu'en ce qui concerne la dette,
18:28typiquement,
18:29Mme Le Pen,
18:30puisque tout le monde
18:30s'inquiète de la dette,
18:31elle fait la retraite à 62 ans,
18:34c'est-à-dire 35 milliards
18:35de dépenses publiques supplémentaires
18:36qu'elle ne sait pas
18:37comment financer.
18:38Quand elle nous dit
18:39de la même manière
18:40la baisse de la TVA 5,5
18:41sur les carburants,
18:42c'est 15 milliards.
18:43Elle les paye comment ?
18:45Vous voyez ?
18:45Donc ces sujets-là,
18:46il faut bien qu'un moment
18:47ou un autre,
18:47on les mette sur la table.
18:48C'est le principe d'une campagne.
18:49Je salue Arthur Berda
18:50et Bruno Jeudy.
18:52Bonsoir Arthur et Robonsoir
18:53Bruno Jeudy.
18:54Et je vous propose
18:54d'écouter Éric Zemmour
18:55réaction tout à l'heure
18:57sur l'immigration,
18:59les manifestations,
19:00notamment à Ceuta.
19:02Avec la jurisprudence
19:03du Conseil constitutionnel,
19:04on ne peut plus rien passer
19:05par la loi.
19:06Donc si on veut vraiment
19:08faire une politique sérieuse
19:09contre le grand remplacement,
19:10il faut un référendum
19:11et en appeler au peuple
19:12qui n'a jamais été consulté
19:16sur cette folle invasion migratoire
19:18qu'on lui a imposée
19:19depuis 40 ans.
19:20Il y aura des différences
19:21entre le programme de Mme Le Pen,
19:24le mien et celui de M. Retailleau
19:26qui tous les trois propose
19:28un référendum sur l'immigration,
19:29mais il n'y aura pas
19:29les mêmes choses dedans.
19:31Et ce qui sera intéressant,
19:32c'est de voir ce qu'on mettra dedans.
19:34Et Éric Zemmour,
19:35on voit des points communs
19:36avec votre famille politique,
19:38la droite,
19:38c'est justement la première question
19:39d'Arthur Berdard.
19:40Absolument, bonsoir Jean-François Copé.
19:42Si je résume un tout petit peu
19:43ce que vous avez dit ce soir
19:43avec Sonia Mabrouk,
19:44vous dites en gros
19:45qu'il est trop tôt
19:46pour choisir un candidat,
19:47mais il est trop tard
19:48pour interdire le voile
19:49dans l'espace public.
19:50Je caricature un point.
19:51Oui, c'est vraiment une caricature.
19:52Je voulais...
19:53Mais ce sont deux citations,
19:54trop tôt et trop tard.
19:54Je suis de succombe,
19:55vous n'avez pas parlé
19:55du pain au chocolat.
19:56Vous pouvez le rajouter.
19:57Allons-y.
19:58Je crois qu'il l'a écrit.
20:00Eh bien alors, allons-y.
20:01Ce que je voudrais savoir simplement,
20:02c'est comment est-ce que vous,
20:03qui avez été le théoricien
20:04de ce que vous avez vous-même appelé
20:05la droite décomplexée à l'époque,
20:07qui vous avez valu d'ailleurs,
20:08je m'en souviens,
20:09d'être considéré ou traité quasiment
20:11de l'extrême droite
20:12de ce qu'était encore l'UMP,
20:14comment est-ce que,
20:15en ayant été,
20:15puisque vous l'avez vous-même rappelé
20:16à l'instant,
20:16l'homme du pain au chocolat,
20:18vous êtes aujourd'hui
20:19prêt à soutenir un candidat
20:21qui est le plus centriste des droitiers
20:22ou le plus droitier des centristes,
20:24Édouard Philippe,
20:24vous ne l'excluez pas en tout cas,
20:26et puis vous dites,
20:27il est trop tard pour interdire le voile
20:28dans l'espace public,
20:29j'ai compris que vous ne le souhaitiez pas,
20:30indépendamment de la question de calendrier,
20:32et vous refusez de l'interdire le voile
20:34au conseil municipal à Meaux
20:35dans votre ville.
20:36Est-ce que, en gros,
20:37c'est la droite qui a changé
20:38ou est-ce que c'est Jean-François Copé
20:39qui a changé ?
20:39Monsieur Berda,
20:39vous êtes journaliste,
20:40donc vous êtes précis.
20:42Ça veut dire que vous avez bien regardé
20:43tout ça avant de préparer vos questions.
20:44Quand vous me dites,
20:45je refuse d'interdire le voile
20:46au conseil municipal,
20:48pourquoi est-ce que je n'ai pas pris
20:50de décision d'interdiction ?
20:51Parce que j'ai regardé la loi.
20:52Il n'y a pas de loi
20:53qui interdit le port du voile
20:54au conseil municipal.
20:55S'il y en avait une,
20:56j'en aurais été ravi,
20:57parce que moi,
20:57je fais partie des gens
20:58qui pensent qu'il vaut mieux
20:58de ne pas avoir de signes distinctifs.
21:00Non, non, je termine.
21:01Comme je n'en avais pas,
21:02si je l'avais fait,
21:03la candidate, elle est fille
21:04qui est contre nous,
21:05la conseillère et les filles
21:06qui est contre nous,
21:07dont tout le monde connaît,
21:08les engagements,
21:09elle préside un collectif anti-police,
21:12elle est hyper agressive
21:13dans tous les domaines.
21:14Qu'est-ce qu'elle aurait fait ?
21:14Elle aurait saisi
21:15le tribunal administratif,
21:16elle aurait gagné.
21:18Et donc,
21:18elle aurait profité de ça
21:20pour gagner,
21:21pour emporter une victoire politique.
21:22Pourquoi voulez-vous,
21:23simplement pour que M. Berda
21:24dise un mot gentil sur moi,
21:25je prenne cette décision idiote ?
21:27C'est pour ça que je vous dis
21:29qu'il faut être précis,
21:30pas raconter n'importe quoi.
21:31Oui, je suis pour la droite décomplexée,
21:32je l'ai théorisé,
21:34je n'ai jamais changé
21:35de ma vie.
21:36Qu'est-ce que c'est
21:36la droite décomplexée ?
21:37C'est d'arrêter de s'excuser
21:39d'être de gauche
21:40quand on veut prendre des décisions
21:41pour rétablir l'ordre
21:42dans les comptes,
21:43à l'école
21:44et dans la rue.
21:45D'arrêter de s'excuser
21:46d'être de droite.
21:47J'ai dit d'être de gauche.
21:48Je ne sais pas, pardonnez-moi,
21:49je ne donne pas de signification
21:51à ce lapsus.
21:51Non, il n'y en a aucun.
21:52S'excuser d'être de droite
21:53quand on veut rétablir l'ordre
21:55dans les comptes,
21:56dans la rue
21:56ou à l'école.
21:57Or, pour cela,
21:59il faut appliquer les lois
22:00et le cas échéant en faire
22:01plutôt que de s'excuser
22:02toutes les dix minutes.
22:03Or, depuis des années,
22:04la droite a reculé
22:06et c'est ça que j'ai théorisé.
22:07Après, vous me dites
22:08que je m'apprête à soutenir.
22:10Non, je dis que vous ne l'excluez pas.
22:12Là encore,
22:13comme vous êtes précis,
22:14vous savez très bien
22:15ce que j'ai dit,
22:16donc pas la peine de faire semblant.
22:17Qu'est-ce que j'ai dit ?
22:17J'ai dit que je voulais
22:18qu'il n'y ait qu'un seul candidat.
22:20Comme tout le monde.
22:21On n'est pas idiots.
22:22S'il y a douze candidats
22:23comme aujourd'hui,
22:24ils sont tous formidables,
22:25mais à la fin de la journée,
22:26il n'y en a aucun
22:27qui sera finaliste
22:28et donc ça veut dire
22:28qu'avec notre boîte de pop-corn,
22:29on va regarder le match.
22:31Mélenchon-Le Pen,
22:32ce n'est pas obligé.
22:33Et au moment où on parle ce soir,
22:35vous êtes optimiste
22:37ou vous craignez
22:38que ça se termine très mal ?
22:39De manière générale,
22:40vous voulez que je vous dise,
22:41tous ceux qui me posent la question,
22:42parce que tous les gens de droite
22:44sont en panique générale
22:45et je les comprends,
22:46moi je fais comme tous les gens
22:47qui ont un peu de recul,
22:48c'est que je travaille par scénario.
22:50Donc il y a toute une série
22:50de scénarios catastrophiques
22:52et il y a un chemin
22:53et ce chemin,
22:54c'est de faire en sorte
22:56que des gens responsables,
22:57Gérard Larcher,
22:58Valérie Pécresse,
22:59Michel Barnier,
23:00un certain nombre d'autres,
23:01nous mettions...
23:02Certains disent que ce sont
23:02les chapeaux à plumes
23:03qui vont aller pousser
23:04tel ou tel candidat
23:05pour qu'il se retire.
23:06En appelé à la responsabilité.
23:08Michel Barnier vient de soutenir
23:09Bruno Rotaillot aujourd'hui.
23:10Mais non, mais bien sûr,
23:12mais aujourd'hui,
23:13même Michel Barnier,
23:15nous disons tous
23:16qu'il nous faut un seul candidat.
23:17Écoutez, on n'est pas fous.
23:18Alors, attendez,
23:19juste un mot,
23:19parce que vous parlez
23:20de ces fameux chapeaux à plumes.
23:21Juste un...
23:22Ce qui me concerne,
23:23je ne sais pas où je mets
23:23la plume, mais bon...
23:25Juste là-dessus,
23:26un petit mot.
23:27Vous savez quoi ?
23:28Je crois qu'on a vraiment
23:29vu ce que c'était
23:30quand on était gouverné
23:31par des gens de 14 ans et demi.
23:32Ça fait 10 ans.
23:3314 ans et demi ?
23:34Non, mais des gens très jeunes.
23:35Donc, je pense que
23:36si on fait un espèce
23:37de petit supplément
23:39de valeur ajoutée
23:40en termes d'expérience
23:42pour les 6 mois qui viennent,
23:43après, on laissera
23:44les génies reprendre la main.
23:45Mais si pendant les 6 mois,
23:46on peut donner notre expérience
23:47et dire que ce n'est pas obligé
23:49de faire n'importe quoi...
23:50Ces génies,
23:50vous les avez accompagnées,
23:52vous les avez adoubées,
23:53vous avez voté le budget,
23:54donc vous avez accompagné
23:55une politique,
23:56parce que le budget,
23:57c'est une colonne vertébrale,
23:58et vous venez de nous dire
23:58aujourd'hui qu'ils ont
23:5914 ans et demi ?
24:00Non, mais vous savez très bien...
24:01Là, vous ne faites pas
24:02un peu semblant,
24:03de ne pas entendre
24:04ce que j'ai dit ?
24:04Vous savez très bien
24:05de qui je parle.
24:06C'est la Macronie
24:06qui est arrivée en 2017
24:08sans avoir jamais vu
24:09un électeur.
24:10Bravo, belle victoire,
24:11et qui nous a raconté la vie.
24:14J'ai failli dire la messe,
24:14mais on n'a pas vu l'ambiance.
24:16Raconté la vie
24:20confession de dire à Macron,
24:21mais ne laissez pas tomber
24:23la sécurité,
24:24l'immigration, etc.
24:24Donc, il ne faut pas
24:25me le dire à moi.
24:26Vous me dites,
24:26vous, vous avez voté le budget,
24:27je n'ai rien voté du tout,
24:28je ne suis pas député.
24:28Votre famille ?
24:29Oui, mais ma famille.
24:30Mais oui, mais écoutez-moi,
24:30vous êtes LR ou vous ne l'êtes pas,
24:32M. Copé ?
24:32Je suis LR, mais enfin d'abord,
24:33les LR, ils se sont opposés
24:34sur un certain nombre de...
24:35Mais écoutez, merci.
24:36Je dis juste que je ne suis pas député,
24:38donc je ne peux pas m'imputer
24:39des positions que je n'ai pas défendues.
24:40D'un mot, pardon,
24:41pour clarifier un échange
24:42qu'on a eu,
24:42pour être tout à fait précis,
24:43je crois que vous êtes l'auteur
24:44de la proposition de loi,
24:45en effet, qui a permis
24:46d'interdire la burqa en 2010.
24:48Surtout, je l'ai fait voter.
24:49Absolument.
24:50Contre l'avis, d'ailleurs,
24:51de François Fillon
24:52et de Nicolas Sarposé.
24:53Je reviens sur la question
24:54du conseil municipal.
24:55Vous avez pris l'exemple de mots,
24:56c'est-à-dire,
24:56si je comprends bien ce que vous dites,
24:57vous êtes favorable
24:58à ce que la loi permette aux maires...
25:00Bien sûr.
25:01Vous y êtes favorable.
25:02Si demain...
25:02Pour vous, le voile n'est pas souhaitable
25:03dans un conseil municipal ?
25:11C'est-à-dire, ce cadeau
25:12à mon opposant d'extrême-gauche.
25:14En revanche,
25:15Arthur Bernard,
25:16que les choses soient claires,
25:17tant que la loi ne l'interdit pas,
25:19je ne prendrai pas ce risque.
25:20Le jour où la loi l'interdit,
25:21je pense que ça aura du sens
25:22dans un conseil municipal.
25:24C'est pour ça que,
25:25encore une fois,
25:26c'est tout l'énorme avantage qu'on a,
25:29la chance qu'on a quand on est maire.
25:30C'est qu'on sait que ce n'est pas binaire, la vie.
25:33Voilà.
25:33Il faut trouver les meilleures solutions
25:35tout en respectant
25:36et en ne concédant rien
25:37aux principes républicains.
25:39Mais vous savez,
25:39je l'ai écrit dans mon livre.
25:41Beaucoup de nos compatriotes
25:42de confession musulmane,
25:43en fait,
25:44ils attendent qu'on leur parle
25:44au lieu de les instrumentaliser
25:46toute la journée.
25:47Qu'on lutte avec la plus grande force
25:48contre les intégristes.
25:49Mais quand on parle au français
25:50de manière générale.
25:51Mais bien sûr,
25:52mais quand on parle au français
25:53de manière générale,
25:54il ne faut pas oublier
25:55qu'il y en a beaucoup
25:55à qui,
25:56c'est ce que je fais dans ma ville
25:58et je vois bien les résultats,
25:59à qui je dis,
25:59mais vous savez quoi,
26:00non seulement vous n'êtes pas des victimes,
26:01mais à travers la tradition
26:04qui peut être la vôtre,
26:06à travers l'histoire
26:07qui peut être la vôtre,
26:07et bien en fait,
26:08vous êtes de droite
26:08parce que vous aimez la famille,
26:10vous êtes attaché aux valeurs de l'ordre,
26:12vous avez fait partie des gens
26:14de génération en génération
26:15qui ont bossé énormément
26:16pour reconstruire la France.
26:17Ben oui, quand même,
26:18après-guerre,
26:19vous êtes de droite en fait.
26:20Et bien on va parler justement
26:20plutôt que d'entendre Mélenchon
26:22leur raconter n'importe quoi.
26:23De ceux qui ont travaillé
26:24toute leur vie
26:25et qui peut-être seront
26:26les prochains sacrifiés du budget
26:27avec les retraités.
26:28On va écouter sur ce sujet,
26:29François Hollande.
26:30Simplement une question,
26:31vous avez parlé
26:31de différents scénarios,
26:32scénarii tout à l'heure.
26:34Le scénario,
26:34il est là,
26:35Jean-Luc Mélenchon,
26:36Marine Le Pen,
26:36vous faites quoi ?
26:38Ah, je ne me place pas du tout
26:39dans cette option.
26:40Je sais,
26:40mais je me permets
26:41de vous poser la question.
26:41Vous savez quoi ?
26:42Vous avez raison de poser la question,
26:43mais on en reparlera
26:44si ce malheur arrive,
26:45le jour où il n'arrive pas avant.
26:46Et le jour où il arrive,
26:47qu'est-ce que vous pourriez ?
26:48Vous allez à la pêche ?
26:48Je vais mettre tellement d'énergie
26:50à la place qu'il y a la mienne
26:50pour empêcher cette catastrophe
26:52que je pense que je n'aurai jamais
26:54à répondre à cette question.
26:55Ah, vous êtes sûr
26:55que vous n'aurez jamais
26:56à répondre à cette question ?
26:57Mais vraiment.
26:58Écoutons François Hollande
26:59sur le sujet du budget.
27:01Évidemment,
27:02véritable casse-tête.
27:04Je vais regarder la primaire
27:07pour ce qu'elle va donner.
27:08C'est un des débats.
27:09Moi, je ne suis pas dans la primaire
27:11pour les raisons
27:12que j'ai déjà indiquées.
27:13Je ne pense pas
27:13que ce soit le bon calendrier.
27:14Je ne pense pas
27:14que ce soit forcément
27:15la bonne procédure.
27:16Mais enfin,
27:17je suis adhérent d'un parti.
27:20Je vais me mettre devant
27:22ma télévision
27:23le moment venu
27:24pour les débats.
27:24Vous allez soutenir ?
27:25Je ne vais pas soutenir
27:26parce que ce n'est pas à moi
27:27de soutenir.
27:28Mais je vais faire
27:29ce que doit faire
27:30tout citoyen.
27:31Beauté.
27:33Presque candidat
27:34qui sera devant sa télévision
27:35pour la primaire.
27:36Bruno Jeudy.
27:36Oui, vous avez terminé
27:37l'entretien avec Sonia Mabrouk
27:40en fustigeant
27:42le programme de Marine Le Pen
27:43sur la question des retraites.
27:44Sur les 35 milliards,
27:45je vous cite
27:46que ça coûterait ce long.
27:47Oui, c'est l'Institut Montaigne
27:48qui l'a démontré.
27:49Absolument.
27:50Est-ce que...
27:51Parce que c'est moins
27:52le programme de Marine Le Pen
27:53que celui peut-être
27:54que vous pourriez soutenir,
27:55celui d'Edouard Philippe.
27:56Est-ce que vous ne trouvez pas
27:58qu'Edouard Philippe
27:58a la main molle
27:59et qu'il ne dit pas finalement
28:01totalement la vérité
28:02aux Français ?
28:02Il louvoie,
28:04il ne donne pas
28:04l'âge de départ
28:05à la retraite.
28:06On sent que
28:07pour l'homme
28:08qui veut redonner,
28:11mettre les comptes
28:11en ordre,
28:14il reste à la moitié
28:16de la rivière.
28:16De manière générale,
28:17d'abord demander
28:18à ses porte-parole.
28:19Moi, je ne suis pas
28:19à porte-parole.
28:20Moi, mon analyse,
28:21j'ai lu les trois programmes
28:24d'Atal, Retailleau
28:25et Philippe.
28:25Honnêtement,
28:26je vois bien
28:27une convergence
28:28très importante
28:28sur l'idée
28:29qu'il faut une mesure d'âge.
28:30Un moment ou un autre,
28:31de toute façon,
28:32il faudra qu'il se positionne.
28:33Les trois
28:35sur un âge donné
28:36et puis d'autre part
28:37sur l'exigence absolue
28:39d'introduire
28:40ce qu'on appelle
28:41des fonds de pension.
28:42Monsieur Copé, allez-y.
28:43Moi, je vais vous dire,
28:44ce que j'ai préconisé
28:45dans mon livre,
28:45c'est un alignement
28:46sur l'espérance de vie.
28:48C'est-à-dire ce que font
28:49les Portugais,
28:49ce que font beaucoup
28:50de pays en Europe.
28:51Je rappelle la moyenne
28:51en Europe, c'est 67 ans.
28:54C'est un petit peu
28:54la mesure de ce que dit
28:55Bruno Retailleau.
28:56C'est ce qu'a dit
28:57Bruno Retailleau, absolument.
28:59Je comprends que c'est un point
29:00qui peut être une vraie convergence
29:01entre les trois candidats.
29:02Et c'est le bon sens.
29:04C'est le bon sens.
29:04Et je note que les Français,
29:06d'ailleurs,
29:06à une décrasante majorité,
29:08sont favorables, maintenant,
29:09à ce qu'il y ait
29:09des vrais efforts
29:10qui soient faits.
29:11Et donc,
29:11c'est des efforts partagés.
29:12Vous savez bien
29:12qu'à chaque fois
29:13sur les retraites,
29:13c'est difficile.
29:13Oui, mais ce sera toujours difficile.
29:15C'est pour ça qu'il faut
29:15gouverner par ordonnance, d'ailleurs.
29:16À l'ancien ministre du Budget
29:17que vous avez été,
29:22est-ce qu'il y a un risque
29:26de crise de la dette
29:28avant l'élection ?
29:29Bien sûr.
29:30Est-ce que la situation...
29:32Sébastien Lecornu
29:32est très inquiet.
29:33Il a raison.
29:34Il le dit
29:35et on ne l'entend pas trop.
29:36Mais nous sommes assis
29:37sur un volcan.
29:38C'est absolument délirant.
29:39Quand je vois
29:40que le fort du PS
29:43nous recommence encore
29:44le numéro 1,
29:45je ne sais pas,
29:46on va peut-être censurer
29:47le gouvernement
29:48tout en expliquant
29:49qu'il va à la primaire,
29:50qu'il veut être présent
29:51dans la République,
29:51tous ces gens
29:52sont complètement irresponsables.
29:53Nous sommes effectivement
29:55dans une situation
29:55de crise majeure.
29:56Vous avez vu le niveau des taux.
29:57Non seulement les taux
29:58sont extrêmement élevés,
29:59on est à plus de 4%,
30:00mais en plus,
30:01on est dans une situation
30:02où il y a une courbe
30:04exponentielle
30:05de progression de la dette
30:06qui est très supérieure,
30:07y compris à celle
30:08d'autres pays
30:09très endettés en Europe.
30:10Donc cette situation
30:11est absolument intenable.
30:13Intenable.
30:14Et donc,
30:14le cornu a raison
30:15de s'inquiéter.
30:15Tout ça,
30:16il faut bien le dire,
30:16on le paye
30:17de la folle décision de Macron
30:18d'avoir dissous
30:19l'Assemblée nationale,
30:20ce qu'il a fait
30:21impardonnable.
30:22Il n'en a tiré
30:22aucune conséquence
30:23et il nous laisse
30:24dans une situation
30:25extrêmement dangereuse.
30:26oui,
30:27il n'y a pas une baisse
30:28de dépenses.
30:29Les hausses d'impôts
30:29ont été lamentables.
30:30D'ailleurs,
30:31entre nous,
30:31le RN,
30:33comme LFI,
30:34qui ont voté ensemble
30:3540 milliards de hausses d'impôts
30:37l'automne dernier.
30:38M. Copé.
30:38Alors,
30:39vous savez quoi ?
30:39Oui,
30:40vous allez me dire,
30:40non mais je sais,
30:41vous allez me dire.
30:42C'est vrai ?
30:43Allez-y,
30:43faites-moi la interview.
30:44Je ne veux pas dire
30:45que c'est très visible.
30:46Dommage,
30:47parce que je vais vous dire
30:47une chose.
30:48Je vous écoute.
30:48À partir du moment
30:49où on n'a plus de majorité,
30:51tout le monde fait partie
30:54du gouvernement du pays.
30:55Et donc,
30:55depuis deux ans et demi,
30:56le RN et LFI,
30:58par leur comportement,
30:59ils bloquent le pays aussi.
31:00Et ça,
31:01il faudra bien qu'un jour
31:01on le leur dise.
31:02Est-ce qu'il vaut mieux
31:02un mauvais budget
31:03que pas de budget ?
31:05Est-ce que la petite musique
31:06du budget ou du chaos
31:07marche encore aujourd'hui ?
31:08Mais j'en sais rien.
31:09De toute façon,
31:09il faut vivre
31:10cette descente aux enfers
31:12jusqu'à la présence.
31:12On n'a pas le choix.
31:13J'espère simplement
31:14que Sébastien Lecornu
31:16va réussir à quand même
31:16faire passer quelques mesures
31:17d'économie
31:18parce que la sanction
31:19pour le pouvoir d'achat
31:20des Français
31:20sera énorme sinon.
31:22Et tous ceux
31:22qui n'auront pas joué
31:24ce jeu-là quand même
31:24pendant les mois qui viennent
31:25auront une part
31:26de responsabilité majeure.
31:27Mais qui est le premier responsable ?
31:29Macron.
31:30Je n'ai pas d'état d'âme.
31:31Franchement,
31:32tout ça vient du fait
31:33que sous la Ve République,
31:35il faut une majorité absolue.
31:36S'il n'y a pas de majorité absolue,
31:37on en tire les conséquences.
31:38Soit en recomposant une majorité,
31:40soit en démissionnant.
31:40Il n'a pas recomposé de majorité,
31:42il n'a pas démissionné.
31:43Quand j'ai dit tout ça,
31:44on m'a traité tous les noms,
31:45on aime tellement
31:46la stabilité des institutions,
31:47on le paye.
31:48C'est-à-dire que le cercle
31:49de la raison
31:50ou les raisonnables
31:50qui parlent de démission
31:51du président de la République
31:52tout en protégeant
31:53les institutions de la Ve,
31:54ça peut être déstabilisant ?
31:56Moi, je pense que...
31:57Non, mais ce qui est déstabilisant
31:58surtout,
31:59c'est de voir une paralysie complète
32:00pendant trois ans.
32:02Dans le monde
32:03dans lequel on vit
32:04avec les dangers
32:05dont vous avez parlé
32:06sur votre antenne,
32:07géopolitique absolument majeure,
32:09imaginez que la France,
32:10sixième puissance économique
32:11du monde,
32:12soit paralysée
32:13de la part de ceux
32:14qui ont la charge du pays,
32:16c'est irresponsable.
32:17C'est pour ça que moi,
32:18je ne décolère pas contre ça.
32:20Et le sujet aujourd'hui,
32:21il est absolument
32:22de créer une dynamique
32:24du mieux qu'on pourra
32:25pour proposer aux Français
32:27un autre projet
32:28que le projet des populistes.
32:29Et moi,
32:30l'un des messages
32:30que j'adresse à ceux
32:31qui nous écoutent,
32:31c'est de regarder les pays
32:32qui sont dirigés
32:33par les populistes.
32:34Regarder l'état de la Hongrie
32:36laissé par Orban,
32:38qui a coulé son pays.
32:40Regarder Maduros au Venezuela,
32:43sur-endetté.
32:44Regarder Trump aux Etats-Unis.
32:45C'est ça qu'on veut.
32:46Vous qui êtes maire
32:47de François Copé,
32:48vous avez bien vu
32:49au dernier municipal
32:50que les maires RN
32:51ont plutôt été reconduits,
32:53plutôt été réélus
32:54et qu'ils ont même
32:54remporté d'autres maires.
32:55Non, moi j'ai surtout vu
32:56que dans les villes
32:58comme la mienne,
32:59par exemple,
33:00le RN qui avait fait
33:03des scores très importants
33:04comme LFI d'ailleurs
33:04aux législatives
33:0515 mois avant,
33:06se sont effondrés.
33:08la candidate LFI à Maud
33:09avait fait 42%.
33:11Scrutin national,
33:11scrutin local,
33:12et puis vous êtes peut-être
33:12un bon maire.
33:12On n'arrive pas à la fin
33:13de cet entretien.
33:14Mais ne balayez pas ça
33:15d'un revers de main,
33:15je suis un bon maire,
33:16il n'y a pas moi ici
33:17et puis moi à Maud,
33:18un autre gars qui se balade.
33:20Non, c'est le même.
33:21Et en l'occurrence,
33:22j'applique à Maud
33:22mes convictions,
33:23c'est-à-dire l'ordre
33:25et aussi le progrès.
33:26Voilà.
33:27Et c'est vrai que...
33:28Et le rassemblement
33:29entre la droite et le centre,
33:30on l'aura compris ce soir,
33:31avec un appel lancé
33:32en direction à une pression
33:34de Bruno Retailleau
33:35et sans doute quand même
33:36en filigrane un soutien
33:37aux favoris
33:38à l'heure actuelle,
33:39Édouard Philippe.
33:40Rien de tout ça,
33:40je vous ai rappelé simplement
33:41qu'il ne fallait qu'un seul candidat.
33:43Donc si vous voulez
33:44refaire l'émission,
33:45ne me la résumez pas à moitié.
33:46Non, non,
33:46j'ai pris tout le temps
33:47qu'il fallait pour rappeler
33:48l'objectif,
33:49c'est avoir une offre à droite
33:51qui soit très claire,
33:53ferme,
33:53une offre de gouvernement,
33:54qui ne soit pas pour contourner
33:56l'état de droit,
33:57mais dans le cadre
33:57de l'état de droit,
33:58moderniser ce pays.
33:59On va y arriver.
33:59Et on a évoqué ensemble
34:01la dette,
34:01le budget,
34:02le sacrifice peut-être
34:03de certains Français
34:04au cœur de l'émission
34:05qui va suivre.
34:06Je vous remercie.
34:07Bonne aujourd'hui,
34:07Arthur Berda.
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