- il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Il est quasiment 20h30. Merci d'être avec nous jusqu'à 21h. Nous sommes là depuis 18h45.
00:08Alors peut-être que la formule est un raccourci, mais je pense que la question est légitime et elle peut
00:12se poser ainsi.
00:13Y a-t-il une chasse aux riches ? Pour Mathilde Panot, les riches ont décidé de faire sécession.
00:17Pour Manon Brie, elle les qualifie de nuisibles, parlant des milliardaires.
00:21Pourquoi cette haine tenace des riches et pourquoi ce débat perpétuel, cette lutte des classes éternelles ?
00:28On va en parler. Faut-il, par ailleurs, sur un autre sujet, se réjure ou s'inquiéter des investissements saoudiens
00:34méga ?
00:35Investissement pour des parcs d'attractions près de Paris.
00:38Alors évidemment, il y a une opportunité formidable, des milliers d'emplois à l'acclémé.
00:42Est-ce qu'il n'y a pas également une influence, un risque tout simplement ?
00:45Et pourquoi notre pays ne peut-il pas davantage produire lui-même ses propres parcs d'attractions ?
00:51L'histoire étant tellement riche et la culture tellement aussi grande de notre pays, on pourrait y penser.
00:56Je pense que ces thèmes vont inspirer nos deux invités.
01:00Bonsoir Aurélien Taché.
01:01Bonsoir.
01:02Merci d'être avec nous, députée de la France Insoumise du Val d'Oise, pour ce duel libre parole.
01:07Avec Alexandre Avril, bonsoir à vous.
01:09Bonsoir Sonia.
01:10Merci d'être là. Vous êtes un élu, maire UDR de Salbrie.
01:14Je pense que nos téléspectateurs, pour certains en tous les cas, vous découvrent.
01:18C'est important d'avoir évidemment des parlementaires, des élus également.
01:21Je donne rendez-vous à nos téléspectateurs dimanche. Nous serons avec le maire de Béziers, que vous connaissez parfaitement.
01:28Un maire formidable et très inspirant.
01:30Ce que pense aussi Aurélien Taché de M. Robert Ménard.
01:32Il y a assez de compliments pour Robert Ménard ce soir.
01:35On donne rendez-vous dimanche, il sera avec nous.
01:37Je pense qu'il faut faire la part belle aux parlementaires, aux élus.
01:42Vous incarnez et vous représentez la commune de Salbrie.
01:46Et puis, vous êtes engagé politiquement auprès de l'UDR.
01:49Vous êtes un jeune élu qu'on va également découvrir ce soir.
01:51Donc, merci d'être avec nous.
01:53Chasse aux riches Aurélien Taché, relancé.
01:57Alors, pardonnez-moi, je ne vais pas prendre de gants.
01:59Je vais vous poser directement la question.
02:00En quoi vous n'avez pas recréé l'URSS ?
02:02Oh non, on ne va pas recréer l'URSS.
02:04Il n'y a pas de haine des riches dans ce pays, chère Sonia Maboukia.
02:07Il y a une passion de l'égalité.
02:09On sait ça depuis Tocqueville.
02:10Et pour continuer un petit peu dans les citations,
02:13vous savez ce que disait Hugo ?
02:14Il disait que c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches.
02:17Et donc, effectivement, à la France Insoumise,
02:19on ne peut pas se satisfaire de cette situation.
02:21On a aujourd'hui 53 milliardaires
02:24qui ont autant d'argent que 32 millions de Français.
02:26Ça n'est pas possible.
02:27Ça n'est pas une détestation contre ces personnes.
02:29Je n'ai rien contre elles.
02:29Je ne les connais pas, à part les quelques-uns un peu emblématiques
02:32qu'on voit à la télévision,
02:32mais je n'ai jamais discuté avec aucun d'entre eux de ces 53 milliardaires.
02:36Simplement, je dis qu'il faut...
02:36Sauf Mathieu Pigasse.
02:37Il se passait en classe un milliardaire.
02:38Écoutez, je ne le connais même pas si bien que ça, vous voyez.
02:40Et je ne suis pas sûr qu'il soit...
02:41Bon, je ne connais pas son patrimoine exact.
02:43Mais on l'a vu effectivement aux Amphi.
02:44On était très heureux de l'avoir.
02:45Et merci à Mathieu Pigasse de...
02:47Il peut, je pense, peut-être,
02:50espérer rentrer dans votre liste.
02:52Admettons.
02:52Regardez, lui, comme d'autres en son temps,
02:54d'ailleurs, vous vous rappelez certainement qu'aux États-Unis,
02:56où Aaron Buffett et d'autres disaient
02:57la guerre des classes existe
02:59et ma classe est en train de la gagner.
03:00Donc, ce n'est pas nous qui l'inventons, tout ça.
03:02Et il faut une meilleure répartition de la richesse,
03:04tout simplement, pour que le pays fonctionne mieux.
03:05Parce qu'on s'est aperçu qu'en fait,
03:07cette concentration de la richesse
03:08n'avait pas servi à grand-chose.
03:09Les 10 ans de macronisme,
03:11c'est finalement 200 000 emplois supprimés
03:12dans les grandes entreprises.
03:14Alors qu'on a effectivement beaucoup d'emplois
03:15qui peuvent se créer dans les petites ou micro-entreprises.
03:17Mais ça n'a pas grand-chose à voir
03:18avec la politique qu'a menée M. Macron.
03:20Donc, tout ça me fait dire
03:21qu'il faut véritablement changer de braquet.
03:23C'est ce qu'on propose à la France insoumise.
03:24Changer de braquet avec des formules chocs,
03:26vous, milliardaire nuisible, oui ?
03:30Sécession de la part des riches ?
03:31Sur le plan économique, nuisible sur le plan économique.
03:33Alors, on n'est peut-être pas dans l'URSS,
03:35mais vous communiez au moins
03:36dans la vieille doxa marxiste de la lutte des classes.
03:39Et c'est ce qui fait, je pense,
03:39la spécificité aujourd'hui de la France insoumise
03:41et qu'il faut toujours rappeler.
03:42Moi, je voudrais dire que je suis ravi
03:44d'être avec vous ce soir.
03:45ravi de discuter avec vous, Aurélien Taché.
03:48D'abord, parce que vous avez un magnifique prénom.
03:49C'est le prénom que j'ai donné à mon fils
03:51au début de l'année.
03:52Merci.
03:52C'est né cette année.
03:53Félicitations.
03:54Et nous lui avons donné en hommage
03:55au roman d'Aragon,
03:56qui est pour moi le plus grand des poètes.
03:58Et je pense que ce sera un premier point d'accord entre eux.
03:59Qui était communiste, si vous vous rappelez.
04:01Croyait à la lutte des classes.
04:02Était bien moins poète.
04:03En revanche, ce matin,
04:05Mathilde Panot,
04:05et lorsque je l'ai entendu,
04:07comme je vous entends maintenant,
04:08je pensais ce matin à la phrase de Jean-Paul Sart
04:10dans l'Idiot de famille à propos de Flaubert,
04:11qui dit qu'on croit parfois qu'on parle
04:14alors qu'en fait, on est parlé.
04:15On est l'expression de vieux préjugés.
04:17Et j'entendais là tous les vieux préjugés
04:19de la gauche 19e-miste
04:21contre les riches,
04:22contre les capitalistes,
04:23contre les patrons,
04:24contre les méchants.
04:25Je pense qu'il n'y a pas
04:27de spécificité française
04:28de défiance vis-à-vis de l'argent,
04:30mais qu'il y a en revanche une culture
04:31à gauche de la haine des riches,
04:34qui pour le coup est une spécificité
04:36de la gauche française,
04:36qu'on ne trouve pas dans l'histoire
04:38des gauches espagnoles, italiennes,
04:39anglaises et allemandes,
04:40qui vient, à mon avis, du fait
04:41qu'on a complètement raté
04:43le dialogue social,
04:44si je puis dire, au 19e siècle,
04:45puisque la révolution française
04:46avait interdit le syndicalisme.
04:48Et donc, on a vécu
04:49notre révolution industrielle
04:50et l'essor du capitalisme
04:52sans pouvoir l'accompagner.
04:53Ce qui fait que quand le syndicalisme émerge,
04:55dont vous êtes aujourd'hui l'héritier,
04:56il est immédiatement révolutionnaire.
04:59Il adhère à cette théorie
04:59que vous venez de nous rappeler à l'instant,
05:01de la lutte des classes,
05:02de l'opposition entre le patron et l'ouvrier,
05:04l'exploitant et l'exploité.
05:05Et cette division de la société
05:07me paraît, à moi,
05:09à la culture politique, dangereuse.
05:11Je peux vous poser une question ?
05:12Oui.
05:12On peut écouter.
05:13Vous allez faire Mathilde Panot
05:15et Manon Brie.
05:15Pourquoi ?
05:16Parce que le choix des mots,
05:17la rhétorique,
05:17la manière de le dire,
05:18le choc des formules,
05:19ça compte dans notre pays.
05:20C'est bon, mais je pense que Manon Brie,
05:21justement, a voulu provoquer un débat.
05:22Et regardez, c'est réussi.
05:23Ça, on peut admettre
05:24que la France a soumis
05:25d'être très fortes
05:25pour les phrases excessives,
05:27provocatrices,
05:27et qui suscitent la polémique
05:29et donc le débat.
05:29Est-ce qu'il faut répondre
05:30à la provocation parfois ?
05:31Écoutons-les.
05:32On est dans un système
05:33où les riches ont décidé
05:34de faire sécession.
05:35Les riches ne participent plus
05:37à la solidarité nationale.
05:39Nous avons appris
05:39que 13 000 millionnaires
05:41ne payaient pas
05:41un seul euro d'impôt
05:43sur le revenu.
05:44Et je rappelle
05:45que la plupart des riches
05:46n'ont pas mérité
05:48d'être milliardaires.
05:49Ils ont eu juste le mérite
05:50d'être bien nés
05:51avec une cuillère d'argent.
05:52Et nous, nous l'avons dit,
05:53à partir de 12 millions d'euros,
05:55nous prendrons tout.
05:56Il ne faudra pas seulement
05:57taxer les riches,
05:58mais interdire les milliardaires.
06:00Parce que s'il n'y a plus
06:01de milliardaires,
06:02alors il n'y a plus personne
06:04qui détient les médias.
06:05S'il n'y a plus de milliardaires,
06:06il n'y a plus personne
06:07qui massacre la planète.
06:09Je veux vous convaincre aussi
06:11à quel point
06:11les milliardaires
06:13sont des formes
06:13de nuisibles.
06:15J'assume.
06:16C'est violent.
06:18Je voulais vous poser
06:19une question
06:19puisque vous m'avez
06:21un petit peu catalogué
06:23marxiste à l'ancienne,
06:24etc.
06:25Peut-être que...
06:26Non, non, mais...
06:26Non, non, mais...
06:27Vous avez parlé
06:27du déclasse.
06:28Peut-être qu'il y a
06:29d'autres traditions politiques
06:30dont vous vous sentez
06:30plus proches
06:31et des traditions philosophiques
06:32qui avaient aussi
06:32cette méfiance
06:33vis-à-vis du tout-argent.
06:34Je pense au catholicisme social,
06:35je pense à une tradition française
06:36qui a toujours été
06:38dans une logique
06:38effectivement de se dire
06:40que la concentration extrême
06:41de richesse
06:41n'était peut-être pas
06:42quelque chose
06:42qui finalement permettait
06:43un bien-vivre
06:44pour la collectivité.
06:46Et je pense que vous pouvez
06:46être sensible
06:47à ces arguments-là.
06:48Donc, effectivement,
06:49on a eu un débat
06:50à ces universités
06:51de la France Insoumise
06:52sur la question des riches.
06:53D'ailleurs,
06:53ce n'est pas vraiment
06:53la lutte des classes
06:54parce qu'il ne s'agit pas
06:55d'opposer le chef d'entreprise
06:56aux salariés.
06:57Il s'agit de regarder
06:58le niveau de concentration
06:59de richesse.
06:59Non, non, vraiment.
07:00Vous savez,
07:01il y a aujourd'hui
07:01des chefs d'entreprise
07:02très précaires,
07:02des micro-entrepreneurs
07:03très précaires.
07:03On est à leur côté
07:04et on est d'ailleurs
07:05contre personne.
07:06Simplement, c'est vrai,
07:07on ne s'en cache pas.
07:08Jean-Luc Mélenchon le dit
07:09et il a raison
07:10parce qu'au moins,
07:10comme il dit,
07:11ils seront prévenus.
07:12Nous allons,
07:13au-delà d'un certain
07:14niveau de richesse,
07:15prendre un peu plus
07:16à ceux qui peuvent donner
07:17parce que sinon,
07:18on prend à qui ?
07:18Aurélien Taché
07:19pour amener un élément
07:20dans votre débat.
07:21Expliquez-nous sérieusement
07:22la rhétorique
07:23qui consiste à dire
07:24que l'argent des riches
07:24aurait été directement
07:25volé aux pauvres
07:26ou qu'il expliquerait
07:27le malheur des plus pauvres.
07:28C'est le syndrome
07:30Robin Desbois.
07:30Mais expliquez-nous
07:32si vous y croyez.
07:33Derrière ça,
07:34qu'est-ce qu'il y a
07:34à Sonia Mabrouk ?
07:35Il y a l'idée
07:35que finalement,
07:36la richesse est produite
07:36par les travailleurs.
07:37Ce n'est quand même pas
07:38un gros mot que de dire ça.
07:40Effectivement,
07:40c'est quand même ceux
07:41qui travaillent
07:41qui d'abord produisent
07:42la richesse.
07:43Et ensuite,
07:43si elle est captée
07:44par ceux qui détiennent
07:45le capital
07:45et qu'elle n'est pas
07:46redistribuée par l'État,
07:47il y a une difficulté
07:48d'inégalité.
07:49Et je crois que les Français,
07:51oui, je l'ai dit
07:51au début de l'émission,
07:52elles ont été
07:52la réaction à l'égalité.
07:53Le marxisme chimiquement pur.
07:56Il n'a pas dit
07:57que des idioties,
07:57comme la majorité
07:59des Français,
08:00je pense que tout le monde
08:01adhère à l'idée
08:02que l'argent est à la fois
08:03un mauvais maître
08:05et un bon serviteur.
08:05Que chacun aspire
08:06à en avoir suffisamment
08:07pour être libre
08:08ce qu'était l'idéal
08:09de Rousseau.
08:09Moi, j'aspire
08:10à la prospérité
08:11des Français.
08:11Je pense que chacun
08:12doit pouvoir se fixer
08:14des objectifs de réussite.
08:16Et dès lors que vous jetez
08:17la suspicion
08:17sur la richesse
08:18en général,
08:19vous contrariez
08:20cette ambition
08:21qu'on peut apporter
08:22à chacun.
08:22Et vous dites
08:23que les riches
08:25se polient
08:26et ne sont pas
08:27des travailleurs.
08:28L'immense majorité
08:29de ce qu'on appelle
08:30les ultra-riches
08:31ou les multimillionnaires
08:32de ce pays
08:32sont des capitaines d'industrie
08:34qui certes ont hérité
08:35d'entreprises familiales
08:36mais qui les ont aussi
08:36fait prospérer.
08:37Ce sont des gens
08:37qui créent de l'emploi,
08:38qui créent de la richesse,
08:39qui font la prospérité
08:41et le rayonnement
08:41de la France aussi
08:42dans leur secteur spécifique.
08:44Et comme Anna Aubry
08:45dit tout à l'heure
08:45que si on abolissait
08:47les riches,
08:48il n'y aurait plus
08:48de détenteurs de médias,
08:49le plus grand milliardaire
08:51de France
08:51qui détient le plus de médias,
08:52c'est l'État français,
08:53le premier.
08:54Les milliardaires
08:55qui détiennent les médias,
08:57c'est un fantasme,
08:58un fantasme
08:58C'est un milliardaire
08:59qui ne peut pas se trouer.
09:00On va parler de la dette.
09:01Ça me rappelle
09:02les caricatures
09:03dans l'assiette au beurre
09:04du capitalisme
09:05avec son chapeau de forme
09:06forcément très méchant
09:07et qui veut dévorer
09:08tout le monde.
09:09M. Taché choisit
09:10ses millionnaires
09:11et les détenteurs
09:12de médias.
09:12Il en prend quelques-uns,
09:1353.
09:14Vous en avez trouvé un
09:16qui détient des médias
09:16qui sont plutôt dans mes idées.
09:19Franchement...
09:19Oui, mais d'ailleurs
09:20il est le bienvenu
09:20sur le plateau
09:21et nous a interpellés
09:22sur X.
09:24Ah oui, j'ai vu votre échange.
09:25Non, non, mais attendez
09:26quand même,
09:27l'État détient des médias,
09:28vous avez raison.
09:28Bon, c'est pas très grave.
09:29D'ailleurs, le service public
09:30audiovisuel,
09:30ça permet de belles choses.
09:31Ça permet des émissions
09:32que peut-être
09:33vous ne me verrez pas ailleurs
09:34parce que le souci
09:36de la rentabilité
09:36est moins présent.
09:36C'est pas notre débat.
09:37Mais voilà.
09:38Donc, en revanche,
09:39que vous me disiez
09:39que les médias
09:40ne sont détenus
09:41par des patrons de PME,
09:43je vais avoir du mal
09:43à le croire, excusez-moi.
09:44C'est soit l'État,
09:45soit effectivement
09:45des gens qui concentrent
09:46beaucoup de richesses.
09:47Et ensuite,
09:47sur ce que vous avez dit...
09:48Parce qu'ils ont
09:48des outils de production ?
09:49Moi, je ne suis pas non plus
09:50contre la prospérité
09:51pour les Français.
09:52Bien au contraire,
09:53je suis d'accord avec ça.
09:54Je constate simplement
09:54que non,
09:55la création d'emplois
09:56n'est pas tellement faite
09:57par ces grandes multinationales
09:58que vous décrivez.
09:59Non, l'État
10:00ne peut pas continuer
10:01à s'appauvrir
10:02en raison des nombreuses
10:03exonérations d'impôts,
10:04des nombreuses exonérations
10:05de cotisations sociales,
10:06à peu près 200 milliards d'euros.
10:07Ça a été documenté
10:09dans des rapports parlementaires
10:09récents
10:10sous la politique
10:11d'Emmanuel Macron
10:12depuis 10 ans.
10:12On continue comme ça
10:14et puis après,
10:14on fait quoi ?
10:15On ferme des lits d'hôpitaux,
10:16on ferme des classes,
10:17on demande aux retraités
10:17de payer.
10:18Moi, je n'ai pas d'autre solution
10:19que de demander à ce qu'il y a
10:20énormément d'argent.
10:21On le fait déjà,
10:21on ferme des lits d'hôpitaux,
10:23on ferme des classes,
10:23c'est des lits d'hôpitaux,
10:24on ferme des mondes de l'Orient.
10:25Les prélèvements fiscaux
10:26les plus élevés d'Europe
10:28et parmi les plus élevés du monde,
10:29je pense que c'est un peu
10:29fort de café de dire
10:30qu'on laisse trop
10:32de marge de manœuvre
10:34aux possesseurs du capital.
10:36Mathilde Panot,
10:36tout à l'heure,
10:37elle parlait
10:37de ces 13 000 millionnaires
10:39qui ne paieraient pas
10:39d'impôts sur le revenu.
10:41Mais dans ces millionnaires,
10:41on en connaît tous,
10:42c'est le médecin de campagne
10:44qui a une maison
10:45de famille,
10:46c'est le chef d'entreprise,
10:49pas forcément sur le revenu.
10:51C'est pas forcément sur le revenu.
10:52Donc en fait,
10:52vous cristallisez le débat
10:54sur un petit nombre
10:56d'ultra-riches
10:57de manière à jeter la suspicion
10:59sur la réussite en général.
11:01C'est un thème de campagne
11:02intéressant, oui.
11:03Mais alors,
11:04on cherche de l'argent partout,
11:07des économies partout.
11:08Je voudrais vous interroger
11:09sur la proposition
11:10d'annuler partie de la dette.
11:14Tout à l'heure,
11:15Thierry Breton
11:15était sur ce plateau.
11:16Il a dit
11:16que c'est un Frexit déguisé.
11:18Est-ce que vous êtes d'accord ?
11:18Est-ce que dire aujourd'hui
11:19qu'on annule une partie
11:20de la dette
11:22qui est détenue
11:23par la Banque de France,
11:24c'est dire ?
11:25Parce qu'il faudra évidemment...
11:27D'un point de vue technique,
11:28oui,
11:28parce que c'est une violation
11:29des traités européens.
11:30C'est une violation
11:31du principe de l'eurosystème.
11:33Donc ça,
11:33il a raison de le dire.
11:35Après,
11:35les conseils de Mathieu Pigasse,
11:37qui est quand même
11:37le croque-mort de la dette,
11:39dont le travail consiste
11:40à s'enrichir
11:41en restructurant
11:43la dette de pays
11:44très endettés,
11:44moi je le prends
11:45avec beaucoup,
11:46beaucoup de recul.
11:47Parce que quand on est malade,
11:48c'est pas forcément
11:49le croque-mort
11:50qu'on va tout de suite
11:51interroger.
11:52Donc peut-être
11:52que Mathieu Pigasse
11:53va gagner beaucoup d'argent
11:54quand la France insoumise
11:55aura mis la France en faillite.
11:56C'est sans doute pour ça
11:57qu'il vous soutient d'ailleurs.
11:58Je pense que c'était
11:58quelqu'un d'intéressé.
12:00Mais ce raccourci-là,
12:01il est très dangereux
12:02parce qu'il met
12:04une suspicion
12:04sur la crédibilité
12:06de la signature
12:06de la France.
12:07Aurélien Taché,
12:07est-ce qu'on peut dire
12:08véritablement la chose ?
12:09Est-ce que s'il y a,
12:10si vous proposez
12:11et si vous appliquez,
12:12si vous êtes au pouvoir
12:13cette annulation,
12:14partie d'annulation
12:14de la dette,
12:15est-ce que ça entraîne
12:16une sortie effectivement
12:17de la zone euro ?
12:18Et dans ce cas-là,
12:18peut-être que certains
12:19Français diront banco.
12:20Non, non, non.
12:21Si vous avez un questionnement
12:22là-dessus,
12:23je vous réponds,
12:23c'est non.
12:24Clairement,
12:24il n'y a aucun plan B caché.
12:26D'ailleurs,
12:27ça a pu être par le passé
12:29des choses
12:29qui ont été mises
12:30sur la table,
12:31effectivement,
12:31par la France Insoumée.
12:32Ça fait longtemps
12:32que le débat a été tranché.
12:34Il n'y a aucune volonté
12:35de sortir de l'Europe.
12:35Non, mais il ne faut pas
12:36caricaturer la proposition.
12:37La proposition n'est pas
12:38de dire
12:38les 3 500 milliards d'euros
12:40de dettes
12:40vont être mis au tapis.
12:42La proposition est de dire
12:43que 6 à 700 milliards
12:44d'euros de dettes,
12:45ceux qui sont détenus
12:45par la Banque Centrale Européenne,
12:47si on change de doctrine
12:48sur le plan
12:49de la politique monétaire,
12:49on pourrait effectivement
12:50les mettre de côté
12:52pendant un petit moment
12:53pour avoir moins d'intérêt
12:54à rembourser
12:54et pour pouvoir faire quoi ?
12:55Pour pouvoir faire
12:56des investissements
12:57dont on a besoin,
12:58des investissements
12:58de long terme.
12:5920 à 60 milliards d'euros
13:00à peu près par an
13:01pour la transition écologique
13:02si on prend les choses
13:02au sérieux,
13:03pour rénover les logements,
13:05pour construire
13:05des transports publics.
13:06Les grands sujets
13:07du numérique...
13:07Vous avez déjà demandé
13:08un emprunt à une banque ?
13:09Non, mais écoutez...
13:10Très sincèrement, oui.
13:11Oui, mais attendez,
13:11je ne suis pas l'État, moi.
13:12Non, mais oui,
13:13pas encore, peut-être,
13:13mais expliquez-moi,
13:15si vous dites
13:17à votre créancier
13:18non, mais écoutez,
13:19on va la rayer
13:20d'un trait de plume.
13:21Non, mais c'est pas ça.
13:22Vous créez qu'un autre jour,
13:22il va vous prêter encore ?
13:23Non, c'est pas ça.
13:24C'est pas ça.
13:24Mais vous savez comme moi
13:25que la Banque Centrale Européenne
13:27interdit finalement
13:28l'émission de titres
13:29au nom de la lutte
13:29contre l'inflation
13:30qui est chère aux Allemands.
13:31Les Allemands ne se sont jamais
13:32remis de l'accession
13:33au pouvoir d'Adolf Hitler
13:34à cause de l'inflation
13:35et donc quand ils ont construit
13:35l'Europe,
13:36ils ont dit
13:36la Banque Centrale Européenne
13:37ne pourra pas émettre
13:38de titres de monnaie.
13:39Nous, Français,
13:40on peut peut-être leur dire
13:41tout ça a été peut-être
13:42judicieux à un moment.
13:44Aujourd'hui,
13:44il faudrait regarder
13:45les choses un peu différemment.
13:46D'ailleurs,
13:46d'autres pays d'Europe
13:46pensent comme nous
13:47et nous n'avons jamais dit
13:48que si les autres
13:49n'étaient pas d'accord,
13:49on allait quitter l'Europe.
13:50On a dit qu'on allait déjà
13:51essayer de faire quelque chose
13:52pour que ça bouge.
13:53Écoutez, la France
13:53emprunte déjà à 4%.
13:54On est dans une situation critique
13:56qu'on emprunte aussi cher
13:57qu'au moment de la crise de 2008.
13:59Donc si demain,
14:00vous mettiez en œuvre
14:01votre proposition,
14:02immédiatement,
14:02il y aurait eu un envol
14:03des taux d'intérêt
14:04sur toute la dette privée
14:05qui est quand même
14:05l'écrasante majorité
14:07de la dette de l'État français.
14:08Donc à ce moment-là,
14:09vous mettrez en péril
14:10la capacité de la France
14:12à rembourser ses dettes
14:13et à souscrire
14:14de nouveaux emprunts.
14:15Vous ne pensez pas
14:16qu'il y a besoin
14:16de grands investissements
14:17pour par exemple...
14:18Je ne sais pas...
14:18Je suis convaincu.
14:19Je pense que l'État
14:20peut faire des économies.
14:22Il y a des dizaines
14:23de milliards d'euros
14:24à trouver chaque année.
14:26Le Rassemblement national
14:27et l'UDR
14:28ont fait l'an dernier
14:28un contre-budget
14:29avec 120 milliards d'économies
14:30pour la réduction
14:31de la bureaucratie française
14:33qui est un sujet
14:34à part entière.
14:35120 milliards,
14:35il n'y a plus de service public,
14:36il n'y a plus rien.
14:36Il n'y a plus un fonctionnaire.
14:37Mais bien sûr que si.
14:38C'est plus l'URSS,
14:39c'est l'Argentine.
14:40C'est très bien.
14:42Vous voyez les comptes.
14:42Mais il y a un peu plus de réussite.
14:46Je n'ai pas l'impression
14:46que ça fonctionne très bien.
14:47En ce moment,
14:48les Argentins souffrent.
14:48Vous pouvez regarder
14:49ce que vivent les Argentins actuellement.
14:50Donnez-moi un peuple
14:50qui ne souffre pas aujourd'hui.
14:52Non mais d'accord.
14:52mais je pense que véritablement
14:53les doctrines de Millet
14:54sont plutôt douloureuses
14:55pour le peuple argent.
14:55Merci pour ce débat.
14:56C'est passé très vite.
14:57Avec vous, permettez
14:58une question d'actualité.
14:59J'ai entendu Éric Coquerel
15:01parlant de la plainte
15:02qui vise Bali Bagayoko.
15:03Il a dit que c'était
15:04en raison de sa couleur de peau
15:06et parce qu'il est issu
15:07des quartiers populaires.
15:08Vous connaissez ces quartiers, etc.
15:10Franchement,
15:11la victimisation,
15:12l'antiracisme dévoyé
15:13fait des ravages chez vous.
15:14Mais non,
15:15mais véritablement,
15:16il y a un sujet
15:16sur le fait que
15:17nos députés
15:18qui sont de couleur noire
15:19soient plus ciblés
15:21que les autres
15:22par un certain nombre
15:23d'enquêtes.
15:23Quand le parquet national
15:24financier ouvre une enquête,
15:25aujourd'hui,
15:26on va voir de quelle couleur
15:26les nuances de couleur
15:27de chacun.
15:28Chacun des élus
15:29de Seine-Saint-Denis,
15:30du Val d'Oise,
15:31quel ce soit l'ordre politique
15:31qui ont croisé Bali Bagayoko,
15:33on dit que c'était
15:33complètement ridicule
15:34cette polémique
15:34et qu'il n'y avait pas
15:35d'emploi fictif.
15:35C'est l'antiracisme
15:36poussé à l'absurde.
15:37J'ai vu aux Amphis
15:38ce week-end
15:39une vidéo où on voit
15:40Bali Bagayoko
15:41qui rencontre un cheval blanc
15:42qui se détourne de lui
15:43et il dit que le cheval
15:43est raciste.
15:44Ça va finir comme ça.
15:45Non, non, non.
15:46Franchement,
15:46l'antiracisme absolu.
15:47Vous ne pouvez pas dire ça.
15:48Merci, messieurs.
15:49On aura l'occasion
15:50de reparler de tous ces sujets.
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