- il y a 4 semaines
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00:00Messieurs les politiques, François-Xavier Bellamy, Alexis Corbière, bonsoir à vous,
00:03qui doivent aussi quelque part affronter une telle situation, voir le visage de leur commune,
00:08ce petit village de Pommasse changé.
00:11François-Xavier Bellamy, député européen, Alexis Corbière, député de la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis,
00:17avant d'aller sur les débats que nous avions prévus sur l'actualité et davantage politique.
00:22Votre réaction, c'est vrai, je le disais tout à l'heure, on est sortis d'un été extrêmement compliqué,
00:27où on a vu le visage de la France dévasté, où on a vu ces cicatrices, finalement, avec le feu
00:33qui s'est propagé,
00:33cicatrices aussi dans le cœur des Français qui ont été touchés, leurs habitations, leurs souvenirs, leurs photos,
00:39tout ce qui constitue finalement ce qu'il y a de plus personnel.
00:42Il est très compliqué pour un politique aussi d'appréhender ce sujet-là, je pense aux élus de terrain, mais
00:47également évidemment à vous tous.
00:49Ce qui est sûr, c'est qu'on est tous profondément marqués par l'été éprouvant que nous venons de
00:55vivre,
00:55éprouvant pour beaucoup de Français qui, vous le disiez, ont été en première ligne.
00:58Ils restent en première ligne parce que, vous l'avez rappelé, aujourd'hui, c'est le risque d'intempérer de
01:01grande ampleur
01:02qui touche beaucoup de nos communes.
01:04Et je pense à tous ceux qui sont aujourd'hui dans l'inquiétude devant la réalité de ces phénomènes
01:09de plus en plus extrêmes qui sont en train de se multiplier,
01:12ce qui montre l'urgence d'agir face aux dérèglements climatiques et d'une action mondiale.
01:17Parce que ce qui est en train de se passer, et c'est là tout le drame des débats que
01:20nous avons eus au cours des années passées,
01:22c'est que ce qui est en train de se passer n'est pas la conséquence de ce que font
01:25les Français,
01:26de ce que vivent les Français, c'est la conséquence d'un dérèglement mondial du climat.
01:29Et donc, il est absolument urgent qu'on retrouve la raison sur ces sujets fondamentaux.
01:34Il ne s'agit pas de revenir à une écologie qui consisterait à croire qu'il s'agirait de chercher
01:39des coupables.
01:40Maintenant, ce qui compte, c'est de chercher des solutions.
01:42Et c'est ce que nous devons faire au plan européen, au plan mondial.
01:45Mais encore une fois, l'été que nous venons de vivre nous rappelle l'urgence d'agir dans cette direction.
01:49– Vous dites qu'il faut réfléchir avec raison, souvent sur un sujet qui est passionné, enflammé,
01:55qui d'ailleurs a été au cœur du discours de Jean-Luc Mélenchon, Lexicomère.
01:59Je vous laisse réagir, nous allons arriver sur d'autres thèmes.
02:01Mais il est vrai que, de manière large, la transition, l'enjeu climatique aujourd'hui, il est central.
02:08Après, vous avez différentes façons de le voir, différentes façons de l'appréhender.
02:11On voit déjà que François-Xavier Bellamy, il ne veut pas y voir l'empreinte forcément, si je puis dire,
02:16humaine.
02:16Mais la responsabilité d'État, peut-être aussi, est de puissance.
02:19– Encore que j'ai compris ça, à l'inverse de ce que vient de dire François-Xavier Bellamy.
02:24C'est politique, c'est en train d'en avoir lieu.
02:25On a un système économique, productiviste, qui est en train de modifier le climat.
02:29Les écologistes nous alertent, que ce soit des intellectuels, les rapports du GIEC.
02:34Personne ne peut découvrir sérieusement ça.
02:36J'ai vu parfois qu'il est de bon ton de critiquer les écologistes, mais ce sont des lanceurs d
02:39'alerte.
02:40Et ce qui s'est passé, les incendies cet été, le réchauffement climatique,
02:44le fait que la végétation soit à ce point-là sèche,
02:46que ce qui est d'usage, il y a toujours des inconséquents qui jettent une cigarette,
02:50mais la conséquence que ça a est amplifiée par le réchauffement climatique.
02:53Et puis là, je connais très bien cette région.
02:55Permettez juste, je viens d'avoir ma vieille maman qui me dit qu'elle est de Béziers dans les rousses
02:59à côté de l'autre,
03:00ses volets ont été arrachés, et beaucoup de gens sont dans une situation extrêmement compliquée.
03:03– On pense à votre maman.
03:04– Oui, 92 ans, je la salue, elle nous regarde.
03:07– Et Dieu la préserve.
03:07– Mais parce que je viens de l'apprendre à l'instant, les gens sont surpris,
03:10ils ne s'attendaient pas, et très rapidement, alors ce n'était pas l'attendre.
03:13Bon, donc tout ça nécessite que nous prenions des mesures politiques.
03:17Bien entendu, d'ordre planétaire, mais la France ne peut pas être,
03:20elle a été condamnée pour une action climatique.
03:22Et on ne peut pas seulement considérer qu'il y a là quelque chose qui nous tombe du ciel,
03:25même si l'image est très mal choisie.
03:28Et surtout, on l'a vu, et j'arrête là, c'est que là on va voir,
03:31il va falloir investir aussi, déjà aider les réparations,
03:34que les services publics puissent intervenir.
03:36Non mais ça compte aussi que nous…
03:38– Mais j'entends, je vais vous laisser débattre.
03:39Mais la France est condamnée pour une action climatique,
03:41alors d'autres pays, qu'est-ce que ça devrait être ?
03:43Pardonnez-moi, parce qu'on met beaucoup de cendres sur notre tête.
03:47– Non, Sonia Mabrouk, moi j'aime la France,
03:48et pardon, je suis député français,
03:50et je pense que nous pouvons donner l'exemple,
03:53parce que nous sommes un pays qui est une puissance économique,
03:55et qu'il va de soi qu'on a parfois du mal à faire la leçon à d'autres,
03:58si nous-mêmes, qui avons les moyens, qui aurions les moyens,
04:01ne marchent pas devant, c'est ça la discussion.
04:03Il va de soi que stupide, celui qui croit que c'est un problème hexagonal.
04:07Mais n'empêche que nous faisons partie des grandes puissances économiques
04:10et qui doivent pouvoir pousser sur des solutions.
04:14Et le moins qu'on puisse dire, c'est que nous n'avons pas joué ce rôle.
04:15Enfin, du moins, la présidence Macron n'a pas joué ce rôle.
04:17– Mais pour Alexis Corbière, les écologistes sont des lanceurs d'alerte.
04:20– Ce qui me déprime dans ce qui s'est passé cet été,
04:24c'est que, vous l'avez rappelé à l'instant,
04:25il y a des ONG qui ont pour principale priorité
04:27de faire condamner l'État pour une action climatique.
04:30Des ONG qui, en réalité, en se présentant comme des lanceurs d'alerte,
04:33ont tout fait pour nous empêcher de nous adapter
04:35à la réalité de cette évolution qui est aujourd'hui sous nos yeux.
04:39Parce qu'il faut quand même rappeler que,
04:41si nos forêts sont si vulnérables aujourd'hui face aux incendies,
04:44c'est parce que pendant des années, j'ai combattu,
04:45nous avons combattu un discours qui nous expliquait
04:48qu'il ne fallait surtout pas entretenir les forêts,
04:50surtout pas protéger les forêts.
04:51Mais bien sûr que si, c'est vrai.
04:52M. Corbière, au Parlement européen,
04:53on a débattu au cours des dernières années
04:56sur une loi qui s'appelait « Restauration de la nature ».
04:59J'imagine que tous ceux qui nous écoutent se diront
05:00« Ah, restauration de la nature, ça a l'air merveilleux ».
05:02Mais moi, j'ai voté contre cette loi.
05:04Et pourquoi ? Parce que dans cette loi,
05:05il était question d'interdire de ramasser le bois mort dans les forêts,
05:08au motif qu'il faudrait que les hommes disparaissent
05:10pour que la nature se porte mieux.
05:11Moi, je crois le contraire.
05:12Et quand vous avez aujourd'hui,
05:13aujourd'hui, c'est pas hier,
05:15aujourd'hui, un préfet qui demande aux associations écologistes
05:18d'arrêter de faire des recours
05:20contre les travaux de déboisement nécessaires
05:23pour créer des couloirs dans lesquels circuleront les pompiers
05:25si les forêts prennent feu,
05:26pour créer des coupes de feu.
05:28Mais c'est la vérité, M. Corbière.
05:29Non, ce n'est pas la vérité.
05:29Mais je sais très bien que...
05:30Puisque vous évoquez les pompiers,
05:31le sujet a été très médiatisé.
05:35Et ce sont nos héros.
05:36Et je crois qu'on partagera tous.
05:37C'est transpartisan.
05:39Oui, mais c'est transpartisan.
05:40Mais il faut quand même...
05:41Il lance...
05:41Alors, je ne vais pas reprendre la formulation de lanceurs d'alerte,
05:43mais les pompiers expliquent qu'ils ne bénéficient pas assez de moyens.
05:46Là aussi, il y a toute une réflexion à avoir.
05:48Et les débats budgétaires, je ne sais pas si on a...
05:50Par les budgets, c'est très concret.
05:52Quand nous nous opposons à un budget,
05:53c'est parce que nous nous opposons à...
05:54Créer les coups de feu dans les forêts,
05:55c'est très concret, M. Corbière.
05:57S'attaquer au nucléaire,
05:58comme l'ont fait les écologistes pendant des années,
05:59comme l'a fait votre camp, M. Corbière,
06:01comme l'a fait la gauche,
06:02tenter de fragiliser le parc nucléaire français
06:03qui permet que la France, aujourd'hui,
06:05que vous voulez condamner,
06:06produit l'électricité la plus décarbonée du monde...
06:09Mais sérieusement, François-Xavier Bellamy,
06:11membre direction des Républicains,
06:13va faire croire aux Français
06:14que la crise écologique et le changement climatique,
06:16c'est la faute des écologistes.
06:17C'est-à-dire que vous en êtes là
06:18dans le discours et la controverse politique
06:21que vous voulez avoir.
06:21Vous faites semblant de...
06:22Vous pensez qu'il y a trop de réglementations
06:23aujourd'hui écologiques
06:24et qu'en quelque sorte,
06:25c'est ça qui empêche nos pompiers d'intervenir.
06:27Écoutez, tout ça...
06:28Vous faites semblant de...
06:28Je ne me sens pas sérieux.
06:29Ah non, je ne fais pas semblant.
06:31C'est vrai que je comprends
06:32que ce soit difficile pour vous
06:33de regarder en face le bilan de la gauche.
06:34Je vous accorde.
06:35Parce que le fait est que...
06:35Ah, c'est la faute de la gauche !
06:37Mais bien sûr !
06:38Mais bien sûr, M. Corbière,
06:39il faut que chacun assume
06:40que c'est la responsabilité.
06:40On aura l'occasion, sans doute,
06:41si on se revoit de débattre.
06:42Le nucléaire français, M. Corbière,
06:44qui l'a attaqué ?
06:44Ce n'est pas nous, hein ?
06:45Pardon ?
06:46Ce n'est pas les Français non plus.
06:47Les Français, ils savent
06:48qu'on doit compter sur cet outil
06:49qui aujourd'hui produit
06:50l'électricité la plus propre d'Europe.
06:51Et là, vous êtes en train de nous dire
06:52que le réchauffement climatique,
06:54ça vient du fait que je fais partie
06:56de ceux qui pensent que le nucléaire
06:57nous a permis d'avoir
06:58une souveraineté énergétique
06:59à un moment donné,
07:00mais doit être questionné
07:00sur les problématiques qu'il pose,
07:02notamment en raison du réchauffement climatique.
07:04Parce que le réchauffement climatique
07:05a y compris des conséquences
07:06sur notre réseau nucléaire,
07:09cher monsieur.
07:09Ça ne veut rien dire, M. Corbière.
07:12Ça veut dire que quand vous avez
07:14une augmentation de température des rivières,
07:16notamment en raison de l'activité nucléaire
07:17dans certaines régions,
07:18notamment du fait que
07:19nous sommes pas le nucléaire...
07:20Ça, c'est faux.
07:21Ce que je sais, de façon certaine,
07:23c'est que la gauche,
07:24quand elle était au pouvoir,
07:25et M. Macron, après elle,
07:27a fait voter des lois
07:28pour faire fermer
07:29la moitié des réacteurs
07:30du parc nucléaire français.
07:32Pour faire porter à 50%
07:33la part du nucléaire.
07:34Tous les deux ont fait de la politique,
07:35mais honnêtement,
07:36les yeux dans les yeux,
07:37comme dirait l'autre,
07:37considérer que la crise écologique
07:38qui est là,
07:39l'inconséquence qui est due au fait
07:41qu'il y a eu, comment dire,
07:42une exigence écologique
07:43que nous avons essayé de porter,
07:45franchement, je trouve que
07:46ça manque de décence.
07:47Je vais vous le dire clairement, mais bon.
07:49Vous pouvez en penser ce que vous voulez.
07:49Ah oui, j'en pense vraiment du mal.
07:53Ce qui est indécent, M. Corbière,
07:54c'est les associations écologistes
07:55auxquelles écrit ce préfet,
07:56qui portent des recours aujourd'hui,
07:59après que les feux de forêt
08:00de cet été ont endeuillé notre pays,
08:02pour tenter d'empêcher
08:04des travaux de déboisement
08:05quand ils sont nécessaires
08:06à la création de chemins coupe-feu.
08:08Ça, c'est indécent, M. Corbière.
08:10Ça, c'est la réalité.
08:11Ça, c'est la réalité.
08:12Et je suis désolé de le dire,
08:13mais il y a un moment
08:14où quand on est devant un problème
08:15comme celui qu'on a traversé,
08:16oui, c'est vrai,
08:17il faut sortir du déni
08:18et il faudra des solutions rationnelles
08:20pour pouvoir le résoudre.
08:21Il faudra, en tous les cas,
08:21faire des choix.
08:21C'est la seule chose que j'essayais de dire.
08:23Faire des choix.
08:23Et le choix, l'un des choix
08:24les plus importants dans notre pays,
08:25les plus importants,
08:26parce que quand même,
08:26il montre quelle est la politique
08:28et soit, si on le vote ou on ne le vote pas,
08:30ça montre aussi une orientation.
08:31C'est le budget.
08:32Évidemment, dans un contexte de dette
08:34dont nous allons parler,
08:35les insoumis, M. Corbière,
08:37ont donné leur position.
08:39Il n'y a aucune surprise.
08:40Censure.
08:41Quand vous entendez le Premier ministre dire
08:42c'est le budget ou le chaos,
08:43vous avez l'impression
08:45que vous êtes un adorateur du chaos,
08:47un agent de déstabilisation de l'État.
08:49Vous voyez,
08:50je sais que vous engagez
08:52la discussion comme ça
08:53pour me provoquer à juste raison.
08:55C'est un peu la méthode
08:56de l'avis.
08:56C'est-à-dire, en gros,
08:57si c'est la mode des écologistes,
08:58s'il y a eu des incendies cet été.
09:00Maintenant,
09:01quand on critique le budget,
09:02non mais je vais le dire clairement,
09:03c'est une tactique politique
09:04de la part M. Lecornu.
09:05Je ne vous en veux pas,
09:06évidemment,
09:06de me lancer,
09:07si je puis dire, comme ça.
09:08Bon, premièrement,
09:09comment dirais-je ?
09:09Moi, j'ai voté contre le budget
09:11la fois précédente,
09:15quand la discussion a commencé
09:15la dernière fois,
09:16M. Lecornu, qu'avait-il dit ?
09:17Les parlementaires seront
09:19pleinement souverains.
09:20Je n'utiliserai pas le 49-3.
09:22On va reparlementariser
09:23l'avis politique.
09:24Mais vous n'êtes pas assez naïf
09:24pour le croire.
09:25Alors, que les Français comprennent bien
09:26que nous avons mené la discussion,
09:29la gauche,
09:29les membres du NFP,
09:30pour que le budget soit amélioré
09:32et notamment,
09:33se donnent les moyens d'investir
09:34là où nous avons besoin,
09:35là où vous avez un gouvernement
09:36qui nous dit,
09:37en raison de la dette,
09:38je ne sais pas si on pourra en parler,
09:40nous ne pouvons plus rien faire aujourd'hui.
09:42Et il faut sous-investir,
09:43ce qui amène après à ce que,
09:44c'est pour ça que je me suis
09:45terminé dans la discussion,
09:46les pompiers nous disent
09:46mais nous n'avons même plus de moyens.
09:47On a vu que pour ce qui était
09:48les Canadaires ou d'autres choses,
09:49ça a été beaucoup documenté.
09:51Donc, pour ma part,
09:53éclairé de ça,
09:54évidemment que tous les parlementaires,
09:55je vais vous dire une chose,
09:56mais même ceux de la France insolite
09:57et tous les membres du NFP,
09:58en commission budgétaire,
10:00sous la présidence d'ailleurs
10:01du président de la commission
10:02des affaires budgétaires et coquerelles,
10:03nous présenterons tous
10:04des amendements
10:05qui visent à dire quoi ?
10:06Qui visent à dire
10:07que ça n'est pas aux Français
10:08de payer les conséquences
10:13parce que vous avez
10:14des professeurs n'imbus
10:16donneurs de leçons sur la dette
10:17qui ont augmenté la dette
10:18de 1 000 milliards.
10:20Tous ceux qui sont
10:21les bons économistes
10:22et que tous ceux qui à gauche
10:23disent vous nous amenez
10:24dans le mur,
10:25auraient tort.
10:26Il y a une discussion
10:27à avoir sur la dette
10:28mais que nous portons
10:29même au niveau
10:29du nouveau Front populaire
10:30qui est quand il s'agit
10:31de la dette.
10:32Premièrement,
10:32il y a une part de la dette,
10:331 % de la dette
10:34qui est entre les mains
10:35de la Banque Centrale Européenne.
10:36Nombre d'économistes,
10:37il y a encore une tribune
10:38cette semaine
10:39de près de 50 économistes
10:40et des gens tout à fait sérieux
10:41disent il est tout à fait possible
10:42de faire des jeux d'écriture
10:43qui amènent à ce que
10:44cette dette entre les mains
10:45de la Banque Centrale Européenne
10:46par la totalité de la dette
10:48soit échelonnée
10:49et que nous nous retrouvions
10:50dans une situation
10:51où nous ne sommes pas étranglés.
10:52Vous ne dites pas la même chose.
10:53Un échelonnement,
10:54c'est différent d'une annulation.
10:56Non mais la formulation
10:57qui est de dire
10:58mettre au frigo
10:59comme l'ont dit
11:00certains économistes,
11:01ça consiste à étaler la dette.
11:02Aujourd'hui,
11:03il faut la rembourser
11:03sur 8 ans.
11:04Vous pouvez très bien
11:05par un jeu d'écriture
11:05l'étaler sur une durée
11:07beaucoup plus longue.
11:08Donc cette discussion,
11:09elle est sérieuse.
11:10Ce n'est pas uniquement
11:11pour s'engueuler
11:13pendant l'expression privée
11:13sur les questions économiques.
11:14C'est la discussion
11:15que nous avons.
11:16Est-ce que nous nous donnons
11:16des marges de manœuvre
11:17pour faire en sorte
11:18que l'État redevienne
11:20une puissance d'investissement
11:21là où c'est nécessaire
11:22sur les exigences ?
11:23Ce que vous dites
11:23est plutôt raisonnable
11:25par rapport à d'autres.
11:26Vous vous mettez
11:26le débat sur la table.
11:27Vous dites qu'il faut
11:28engager une discussion
11:28peut-être avec la BCE
11:30et d'autres.
11:30Mais parce que sinon
11:31j'annonce une chose.
11:32Annulons les élections.
11:33On ne peut plus rien faire.
11:34On est étouffé par la dette
11:35quel que soit le président
11:36parce que si c'est ça
11:37il n'y a plus de politique.
11:39Si.
11:39Parce que les macronistes...
11:41qu'on est tenus
11:41par la dette ?
11:42Mais on est...
11:43La dette c'est un sujet politique
11:45je dis bien.
11:46Je vous ai dit...
11:47J'ai démarré comme ça
11:48à l'émission.
11:48Et vous avez bien raison.
11:48Quand on dit le mot dette
11:49rentrons dans le détail.
11:50Je le répète
11:5147% de la dette
11:52elle est entre les mains
11:52notamment de...
11:56C'est à des nationaux.
11:57Je vais laisser M. Bellamy-Débac.
11:58Mais pourquoi alors
11:59votre ami M. Pigasse
12:00à l'époque où il conseillait
12:02sur la dette grecque
12:02n'a pas proposé
12:04le même tour de passe-passe ?
12:05Ça aura évité
12:06des larmes aux grecs
12:07du sang aux grecs
12:09ça leur a évité
12:09de perdre leur emploi
12:10leur maison
12:12et tout ce qu'il était.
12:13Non, non, non.
12:14Comment dirais-je ?
12:14Inviter Mathieu Pigasse
12:15et comment dirais-je ?
12:16Mathieu Pigasse
12:17il a évolué.
12:18Qu'est-ce que vous voulez
12:18que je vous dise ?
12:19Il a évolué.
12:21Mais vous aussi
12:21vous avez évolué
12:22Madame Babroux.
12:23Ah bon vous trouvez ?
12:24Et là pour le coup
12:25je trouve qu'il évolue
12:26positivement.
12:27Le sujet n'est pas celui-là.
12:28Il pourrait peut-être
12:28montrer la générosité
12:30de son évolution au Venezuela
12:31où il est en train
12:31de faire du profit
12:32pour restructurer la dette.
12:33Non mais arrêtez.
12:34Enfin bon bref.
12:35C'est la vérité.
12:36Non mais attendez.
12:37D'un seul coup
12:37c'est un millénaire
12:38qui a bon été prêts.
12:39J'ai beaucoup parlé.
12:40Mais la question c'est
12:41entre qui ?
12:42Entre les mains de qui
12:43est la dette ?
12:44Précision que ce soit en Grèce
12:45ou en particulier au Venezuela.
12:46Je ne suis pas spécialiste.
12:47Elle n'est pas entre les mains
12:47d'une banque publique
12:49sur laquelle le gouvernement
12:54et si vous ne créez pas de monnaie
12:55et c'est le cas
12:56le problème de la dette vénézuélienne
12:57c'est qu'elle est en dollars
12:58et le gouvernement vénézuélien
12:59ne peut pas intervenir là-dessus.
13:01Ce n'est pas la même chose
13:02quand vous avez un gouvernement français
13:03qui a 20% de sa dette
13:05qui est entre les mains
13:05de la Banque Centrale Européenne
13:06qui en quelque sorte
13:07est aussi contrôlée
13:08par le gouvernement français.
13:09Là vous pouvez avoir
13:09des marges de 1-9 pour intervenir.
13:11C'est une discussion
13:11qui est intéressante.
13:12Sans sortir du cadre européen ?
13:14Alors ce sera l'objet
13:15évidemment de tension
13:16mais je vous donne l'argument
13:17mais j'ai l'impression
13:17de beaucoup parler.
13:18à l'occasion du Covid
13:19on était face à une crise
13:20on l'a fait.
13:21Est-ce qu'on ne peut pas se dire
13:22qu'on est dans un moment
13:23au niveau européen
13:23en particulier français
13:24où la crise est quasi similaire
13:26au problème du Covid ?
13:27La question c'est
13:28qu'est-ce que le politique fait ?
13:29Je vous rassure au niveau européen
13:30il n'y a pas de problème
13:31on est de toute façon
13:32hors des clous depuis très longtemps.
13:33Ça fait très longtemps
13:34qu'on ne demande plus du tout
13:35à l'Europe
13:36si on respecte
13:37quel que soit
13:38quel qu'engagement que ce soit
13:39vis-à-vis de nos partenaires
13:40et d'ailleurs
13:41ça crée une véritable inquiétude
13:43en Europe
13:43et ce débat lui aussi
13:44va susciter
13:48Non, vous voyez
13:49je vais au-delà des clivages
13:50j'ai beaucoup d'admiration
13:51pour Alexis Corbière
13:52N'allez pas trop loin !
13:53Non mais c'est vrai
13:54parce que vous avez eu le courage
13:55d'alerter sur les dérives
13:57de Jean-Luc Mélenchon
13:58de son discours
13:59de sa vision
13:59et en l'occurrence
14:01je suis étonné
14:02que vous le suiviez
14:02sur ce chemin étrange
14:04parce que Jean-Luc Mélenchon
14:05je vois bien
14:07qu'il a réussi
14:07à lancer une idée
14:08dans le débat
14:09mais je ne vois même pas
14:10comment on arrive
14:10à la prendre au sérieux
14:11l'idée est tellement simple
14:12la France est endettée
14:13ok, on annule la dette
14:14pas de problème
14:15c'est très facile
14:16il suffit de
14:17il a dit
14:17on met ça au feu d'abord
14:18il a dit
14:19on va mettre la dette au feu
14:20après on va mettre au congélateur
14:21dans tous les cas
14:22l'idée est la même
14:23et c'est tellement facile
14:24et tous les français
14:25qui nous écoutent
14:25doivent se demander
14:26pourquoi est-ce que
14:27je rembourse mes emprunts
14:27moi je suis vraiment
14:28le lendemain de la farce
14:28pourquoi est-ce que je travaille
14:29pourquoi est-ce que
14:30je me donne de la peine
14:31pourquoi est-ce que
14:31je paye des impôts
14:32il suffirait que l'État
14:33crée de l'argent
14:34comme ça gratuitement
14:35mais l'État crée de l'argent
14:36le vrai problème
14:36mais l'État le fait
14:37non mais attendez
14:38vous qui êtes un homme averti
14:39ne faites pas croire aux français
14:40que là on parle d'un ménage
14:42on parle de choses
14:42où on crée de la monnaie
14:43il y a des créations monétaires
14:44on le fait
14:45et on l'a fait pendant le Covid
14:46rappelez-nous de combien de milliards
14:48on a fait 250 milliards
14:49on a créé de la dette
14:50et cette dette maintenant
14:51elle est sur les épaules de nos enfants
14:52et moi j'avais dénoncé
14:53cette dette supplémentaire
14:54bien sûr
14:54vous avez dénoncé le fait
14:56que pendant le Covid
14:57il fallait créer les conditions
14:58moi j'étais contre
15:00le grand emprunt européen
15:01je suis obligé de parler
15:02parce que vous faites partie
15:03d'une famille
15:03monsieur Balami
15:05qui a aussi accompagné des budgets
15:06et quand on accompagne des budgets
15:07on accompagne une politique économique
15:09mais c'est pas pour rien
15:10si les républicains
15:11ont été dans l'opposition
15:12pendant 5 ans de hollandisme
15:13mais pendant 10 ans de macronisme
15:14l'opposition ne part pas dans le gouvernement
15:15non non
15:16au gouvernement
15:16quand la Macronie a perdu les élections
15:19avec tout le respect
15:19parce qu'on est très urbains tous les deux
15:21vous avez été dans l'opposition
15:22mais il me semble
15:23que monsieur Retail
15:24a été ministre du gouvernement
15:25et il me semble
15:26que vos députés votent
15:27les budgets en l'occurrence
15:28alors c'est une opposition
15:29light
15:29elle ne fait pas grossir
15:30mais elle est très douce
15:31il ne vous aura pas échappé
15:32que c'est parce qu'Emmanuel Macron
15:33avait perdu les élections législatives
15:35et que de fait
15:36vous en êtes l'un des acteurs
15:37l'Assemblée Nationale
15:39ne lui avait pas donné de majorité
15:41d'ailleurs vous député au Parlement
15:43pardonnez-moi National
15:44vous votez le budget ?
15:45moi j'ai dit que
15:45le dernier budget
15:46le prochain je n'en sais rien
15:47on ne sait pas encore
15:48à quoi il ressemblera
15:48pour le coup la vérité c'est que
15:50il ressemblera beaucoup au précédent
15:52je vous dis très clairement
15:53le dernier budget
15:54j'aurais voté contre
15:54et j'ai dit moi-même
15:55que j'aurais voté la censure
15:56ça m'a valu bien des critiques
15:58mais j'assume mon propos
15:59parce que je crois que ce budget
16:00en suspendant la réforme des retraites
16:03qui était la seule réforme
16:04à peu près courageuse
16:06qui permettait de rééquilibrer
16:07un tout petit peu
16:08notre système de retraite
16:08parce qu'aujourd'hui
16:09il faut quand même le dire
16:09la France s'endette
16:10pour payer des retraites
16:12ce qui est un scandale
16:13absolu
16:13ce n'est pas vrai
16:13bien sûr que si
16:14les fondateurs de la sécurité sociale
16:16et les fondateurs
16:17de notre modèle social
16:18auraient hurlé
16:19en découvrant qu'aujourd'hui
16:20on emprunte à nos enfants
16:22et à nos petits-enfants
16:23de quoi payer les retraites
16:24de ceux qui aujourd'hui
16:25perçoivent des sanctions
16:26c'est scandaleux
16:26que vous disiez ça
16:27parce que par exemple
16:28il y a un rapport parlementaire
16:29qui nous dit qu'il y a
16:30210 milliards chaque année d'euros
16:32qui sont attribués aux entreprises
16:34sans condition
16:35que c'est un gaspillage
16:36là on parle de sommes
16:37beaucoup moins conséquentes
16:38c'est 0,1% du PIB
16:40la question des retraites
16:41les retraites ?
16:41oui mais la question des retraites
16:42oui oui bien sûr
16:43le déficit que nous dit le corps
16:44la première défense publique en France
16:45de très loin
16:46il n'y a pas d'ambulité
16:46oui oui d'accord
16:46mais les gens cotisent à ça
16:47les gens cotisent
16:48ça n'est pas vrai
16:49ce que vous êtes en train de dire
16:49le déséquilibre
16:50il est considéré
16:50le fait de dire qu'on emprunte
16:52sur les marchés
16:52pour rembourser le déficit
16:53creusé par la dette
16:54est une énormité
16:55ce n'est pas exact
16:56mais c'est vrai
16:56non non ce n'est pas exact
16:57par contre
16:58alors si vous voulez
16:58s'affranchir de tous les faits
16:59on peut dire aussi
17:00dans ce cas-là
17:01allez annulons la dette
17:01mais moi je trouve ça stupéfiant
17:03parce que c'est cette démagogie
17:04qui plonge la France dans la réunion
17:05et pardon
17:05ce qui fait la faillite
17:06du Venezuela aujourd'hui
17:07ce qui a fait le drame
17:09du peuple grec
17:09cette faillite-là
17:10c'est les recettes
17:11alors mais c'est une incursion
17:12pardonne-moi
17:13qui a soutenu M. Chavez
17:14au Venezuela ?
17:15en fait M. Mélenchon
17:16vous devez répliquer
17:16les mêmes recettes
17:22dans quelques instants
17:24en bon français
17:25on dit que c'est un teasing
17:25je suis sûre
17:26que quelles que soient
17:27vos convictions
17:28et le camp dont vous parlez
17:30vous lui reconnaîtrez
17:30que lui a alerté
17:31depuis très longtemps
17:32sur la dette
17:32mais peut-être
17:33que vous ne l'aviez pas écouté
17:34enfin certains d'entre vous
17:35c'est M. Bayrou
17:36il sera notre invité
17:37tout à l'heure
17:37M. Bayrou
17:38c'est un affoleur public
17:39c'est-à-dire
17:39c'est quelqu'un
17:40mais parce que la dette
17:40je vais vous dire
17:41vous êtes marrant
17:43un affoleur public
17:44depuis 2007
17:45il en parle
17:45parce que la dette
17:46en vérité
17:47la manière dont elle est
17:48elle est posée
17:48dans le débat public
17:49est un élément
17:50de domination culturelle
17:51pour dire aux français
17:52on ne peut plus rien faire
17:53alors que la dette
17:54quand la France
17:54est ruinée
17:55c'est ce qu'elle est déjà
17:57écoutez
17:57ça fait 20 ans
17:58que j'entends dire ça
17:59c'est pour ça
18:01qu'il faut
18:02et la campagne présidentielle
18:03de 2027
18:04doit être ça
18:04le politique
18:05et le citoyen
18:06doit reprendre le pouvoir
18:07les problèmes sont sérieux
18:09mais si on commence
18:10la discussion en disant
18:11on ne peut plus rien faire
18:12quiconque dit
18:13que 20%
18:13de la part de la dette
18:14qu'entre les mains
18:14de la BCE
18:15doit être discutée
18:16et qu'elle soit étalée
18:17dans le temps
18:17qui fait que nous
18:17nous donnons
18:18des marges de manœuvre
18:19quiconque dit
18:20comme l'ensemble de la gauche
18:21avec votre baguette magique
18:22vous allez y arriver
18:23mais ça veut dire quoi
18:26comme une baguette magique
18:27ça s'est fait où ?
18:28dans quel pays ?
18:29Madame ça s'est fait
18:30durant le Covid
18:31je viens de vous le dire
18:32ça s'est fait
18:33durant le Covid
18:35250 milliards
18:36de dettes
18:37d'euros
18:38ont été injectés
18:39dans l'économie européenne
18:40pour faire face
18:41à une crise
18:41mais vous riez
18:42et c'est une bonne chose
18:44ça a été fait
18:44si c'est une bonne chose
18:45sinon nous aurions été
18:46dans une catastrophe
18:47ce que je veux dire
18:48c'est que soit nous considérons
18:49que nous sommes dans une situation
18:50où il n'y a aucun changement économique
18:53qui doit être mené
18:53parce que tout va bien
18:54et je vous le dis
18:55puisque c'est ça
18:55annulons les élections
18:56puisqu'en vérité
18:57on pense qu'on ne peut
18:58aucune autre politique économique
19:01est à mener
19:02soit comme moi
19:03je pense qu'il faut se redonner
19:04des marges de manœuvre
19:04y compris sur le budget qui vient
19:06parce que la dette
19:07moi je la lis aussi
19:07aux recettes de l'Etat
19:09est-ce qu'on a le courage
19:10aujourd'hui de dire
19:11qu'il y a eu une accumulation
19:12insolente de richesses
19:13dans ce pays
19:14et ça n'est pas mépriser
19:15les ultra-riches
19:16que de dire ça
19:16mais ils ont accumulé
19:17notamment depuis 10 ans
19:18une situation
19:19où je vais vous donner un chiffre
19:20les 500 personnes
19:21les plus riches de France
19:21possèdent autant que 3 millions
19:23des Français les plus pauvres
19:24je vais vous rappeler
19:25ceux qui créent les emplois
19:26je vais vous rappeler tout cela
19:27et qu'on ne peut pas interdire
19:29des milliardaires
19:31écoutez-moi Sonia Mabrou
19:32puisque c'est votre première émission
19:33je vous invite
19:34quand vous avez des invités
19:36à ne pas
19:36je n'ai pas dit ça
19:38je dis aux Français
19:39moi j'aime l'histoire
19:40je suis professeur d'histoire
19:41j'ai une passion
19:42pour la révolution française
19:43c'est la même passion que vous avez
19:44et François-Xavier Bellamy
19:45est un autre récultivé aussi
19:46c'est pour ça que je l'apprécie
19:47le respect
19:47quand 500 personnes
19:49possèdent autant
19:50que 30 millions de Français
19:51les plus pauvres
19:52on est dans une situation
19:54comparable
19:54à la situation de la France
19:56de 1788
19:56d'insolente inégalité
19:58donc je ne dis pas
19:59qu'il faut pendre les riches
20:00à je ne sais trop
20:01quelle lanterne
20:01ce n'est pas ça ma discussion
20:02mais les riches eux-mêmes
20:03et vous évoquiez M. Pigat
20:04je le trouve éclairant là-dessus
20:05doivent se dire
20:06une telle inégalité
20:08si nous n'allons pas vers
20:09de nouvelles recettes
20:10c'est-à-dire que l'idée
20:11par exemple de supprimer l'ISF
20:13soit disant
20:13ça va faire du bien
20:13à l'économiste
20:14c'est-à-dire que M. Macron
20:15a rendu encore plus
20:17de richesses aux ultra-riches
20:18qui n'en avaient même pas besoin
20:19est une folie
20:20et pourquoi je m'enflague ?
20:21parce que les français
20:22eux subissent tout ça
20:23on leur dit
20:24à vous les efforts
20:25quiconque dit
20:25il faudrait une autre politique économique
20:26on dit
20:27s'il vous plaît
20:27ce n'est pas possible
20:28c'est le mot de la fin
20:29et on va l'accueillir M. Bayron
20:30je ne sais pas ce que vous appelez
20:32une autre politique économique
20:33la réalité des faits
20:34la réalité des faits
20:35c'est que la France
20:36est le pays
20:37qui a les prélèvements obligatoires
20:38les plus lourds de l'OCDE
20:40le pays dont la dépense publique
20:42est la plus importante de l'OCDE
20:44et le pays où la dette
20:45ne cesse d'augmenter
20:46et même de déraper
20:48de la manière la plus inquiétante
20:49en Europe
20:49donc si on continue
20:51comme vous proposez
20:51on augmente encore les impôts
20:53parce qu'il y a des ultra-riches
20:54et il faut les piller
20:55dans le pays où les impôts
20:56sont déjà les plus élevés au monde
20:57on va continuer
20:58à augmenter la dépense publique
21:00parce que vous rêvez
21:01que faire de la politique
21:02c'est nier la réalité des faits
21:03et à la fin
21:05c'est les Français
21:05qui payent la facture
21:06et c'est les Français
21:07qui la payent déjà
21:07il faut le lui reconnaître
21:08il tire la sonate d'alarme
21:09depuis des années
21:10alors vous vous le qualifiez
21:11d'affoleur public
21:12on peut dire que c'est un lanceur
21:13d'alerte sur la dette
21:14M. Bayrou