- il y a 7 semaines
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00:00— Tandis qu'Éric Coquerel s'installe sur ce plateau, député LFI de Seine-Saint-Denis, président de la Commission
00:10des finances de l'Assemblée.
00:11Bonsoir, M. Coquerel. — Bonsoir, Seigneur.
00:13— Merci d'être là. Vous avez accompagné Jean-Luc Mélenchon. Je ne sais pas si vous avez assisté à
00:17l'entièreté de cet exercice,
00:19mais Jean-Luc Mélenchon en a fait le bilan, son propre bilan, si je puis dire, de sa prestation, et
00:25sans doute celle des autres candidats.
00:27Je vous propose de l'écouter.
00:29— Vous avez raté l'entrée de M. Milley en France avec M. Rotaillot. Et voilà, on ne paye plus
00:35rien. Au revoir et merci.
00:37Bon, il y a eu des moments quand même fous, si on s'intéresse au contenu de ce que disent
00:42les gens.
00:43Après, moi, je suis dedans, donc je ne suis pas un bon critique, je suis dedans. Mais ça m'a
00:47paru, j'ai entendu des moments.
00:49Puis alors les deux autres qui sont anciens premiers ministres et qui sont en train de réinventer l'eau chaude,
00:53alors ça, j'ai trouvé ça... Non, mais ça coupe le souffle. Bon, le mec a foutu une pagaille pas
00:58possible et mis une milliard.
00:59Il vient de dire comment il faut faire. Mme Le Pen, elle avait l'air absente. Je ne sais pas
01:03pourquoi.
01:03Mais bon, elle avait l'air absente.
01:06— Il avait l'air d'ailleurs plutôt à l'aise, Jean-Luc Mélenchon, dans cet écosystème...
01:10— Ça vous surprend ?
01:11— Non ?
01:12— Ai-je l'air surprise ?
01:13— Non.
01:14— Économique et très politique. Mais si vous deviez vraiment, pour commencer, Éric Oquerel, résumer la relation en un mot
01:20entre les chefs d'entreprise dans leur diversité, ils sont très divers en France, et Jean-Luc Mélenchon,
01:25et donc la France insoumise, avec tout ce qu'on a entendu ces derniers temps,
01:27quel serait le mot que vous choisissez ce soir ?
01:31— Écoutez, d'abord, vous le dites vous-même, les chefs d'entreprise, c'est très divers.
01:37Entre le chef d'entreprise d'une société multinationale qui pense surtout à la rente de ses actionnaires
01:44et ceux qui essayent tous les jours d'assurer la pérennité de leur boîte, d'essayer de gagner des marchés,
01:50d'essayer de produire, etc., c'est pas forcément le même monde toujours.
01:55Donc déjà, première chose que je voulais dire.
01:57Moi, ce que j'ai constaté aujourd'hui, c'est qu'il y avait d'un côté un candidat
02:03qui propose une alternative à tout ce qui est en échec, maintenant, de plus en plus depuis des années.
02:08En gros, la politique de l'offre, des coupes budgétaires comme seule solution,
02:13des politiques où on se parle sans arrêt du coût du travail,
02:17puis on parle jamais du coût du capital, donc il faut baisser les salaires,
02:20ou alors il faut baisser les cotisations.
02:22Et puis après, on s'étonne qu'il y ait un problème dans les régimes de sécurité sociale.
02:26Et puis, et ça, ça allait, j'allais dire, de l'ultra-droite de M. Retailleau à la droite macroniste,
02:32y compris Mme Le Pen, qui a eu des propositions très finalement liées à la politique de l'offre,
02:37et puis d'un autre côté, Jean-Luc Mélenchon, qui propose une alternative,
02:40une rupture franche, claire et nette, à la fois sur le plan écologique, social,
02:44et sur le plan aussi du partage des richesses et de la relance économique.
02:48Voilà, je trouve qu'aujourd'hui, la distinction était assez nette.
02:51Et c'est finalement projet contre projet, aussi ces deux visions de la France,
02:55qui sont un salé jour propre.
02:57Mais nous, face à tous les autres, finalement.
02:59Oui, ça c'est votre vision.
03:00Ben, c'était un peu ça.
03:01Je vais vous donner un exemple.
03:02Ah bon, même pas Marine Tondelier, c'est intéressant.
03:04Non, mais vous l'avez oublié au passage.
03:05Non, c'est pas que je l'oublie, c'est qu'il m'a semblé quand même,
03:08que dans les candidats de gauche qui étaient là,
03:10celui qui avait le programme, et c'est normal, puisqu'on va le présenter,
03:13et que lui est déjà candidat de manière certaine, ce n'est pas le cas.
03:16Je vous propose ce soir, M. Coquerel, je pense que vous serez d'accord,
03:18de ne pas caricaturer les propositions.
03:20Non, non, mais je ne caricature pas, je vous dis...
03:22J'ai parlé parfois du procès que parfois vous pouvez faire.
03:25Et donc, d'essayer vraiment d'aller le plus loin possible sur la question de la dette.
03:29Elle intéresse les Français, d'abord, tout simplement,
03:32parce que c'est aussi la dette que vous portent déjà nos enfants.
03:36J'ai reçu, il y a quelques jours, deux personnalités
03:39qu'on peut classer, si vous voulez, dans le même courant, mais très différentes.
03:42Thierry Breton, qu'est-ce qu'il a dit au sujet de l'effacement d'une partie de la dette
03:45?
03:45Il a dit, non, mais c'est de la folie, ce n'est pas faisable,
03:49et si vous recevez quelqu'un de la France insoumise, a-t-il dit sur ce plateau,
03:52il ne vous dit pas la vérité, ce sera un Frexit déguisé.
03:56Donc, vous sortez de la zone euro.
03:57Et j'ai reçu M. Henri Guénaud, il me dit, mais pas du tout,
04:00c'est tout à fait possible, ce n'est qu'une question politique.
04:04C'est-à-dire que c'est une question de bras de fer et de négociation.
04:06Ah, vous nous suivez, c'est une bonne chose.
04:08Bon, voilà deux personnalités, qu'on peut qualifier, si vous voulez, de raisonnables,
04:12mais qui n'ont pas le même avis sur un sujet aussi important.
04:16Voilà, nous, on est raisonnable et on a aussi notre propre avis.
04:19Alors, je vous explique pourquoi il faut poser cette question de la dette maintenant.
04:23D'accord ?
04:24Moi, ça fait depuis 2021 que je pense que la dette dite Covid,
04:27c'est-à-dire que la dette qui a été, je ne vais pas rentrer dans les détails,
04:31en gros, prêtée directement aux États via les banques centrales,
04:33par la BCE, c'est ça la dette Covid, qui représente aujourd'hui,
04:37alors pas la dette Covid seule, mais avec d'autres mécanismes,
04:40environ 18% de la dette totale.
04:43Moi, j'étais déjà à l'époque pour l'annuler.
04:44Pourquoi ? Parce qu'on voit bien que le poids de la dette est important,
04:47que ça sert des fois, à certains moments, de critères.
04:50Marie Coquerel, pardonnez-moi, nous écoutons Marine Le Pen qui fait le même bilan.
04:53Parce que quelqu'un s'attendait à ce que je change ?
04:55Jordan Bardella avait laissé entendre qu'il souhaitait amender cette réforme des retraites ?
04:59Non, pas du tout.
05:00J'ai d'ailleurs indiqué très clairement qu'on continuait à travailler
05:06à l'autre bout du problème des retraites.
05:10On a réglé, je crois en grande partie, l'incitation au travail des jeunes.
05:16Et donc, nous travaillons, et j'en ai parlé tout à l'heure,
05:19à l'incitation au travail des seniors.
05:23Qu'est-ce que vous avez pensé de ce premier match avec les autres candidats ?
05:27Bon, écoutez, je trouve que ça s'est relativement bien passé.
05:31Bon, c'est toujours un peu saucissonné.
05:35L'économie nécessite une cohérence globale.
05:40Quand on est obligé de répondre à des sujets très précis en deux minutes,
05:44ça saucissonne un peu le débat.
05:46Mais je pense que ça a permis quand même une clarification
05:48sur toute une série de sujets qui étaient la bienvenue.
05:51On a appris pendant ce débat un départ chez vous, celui de François Durevi,
05:54qui était conseiller économique spécial de Jordan Bardella,
05:57qui était chargé, il le disait lui-même quand il a été nommé à ce poste,
06:01de faire des ponts de relier les milieux économiques avec le RN.
06:04Est-ce que vous déplorez son départ aujourd'hui ?
06:06Ben non, parce que je l'ai souhaité.
06:09C'est vous qui avez mis la porte ?
06:10Donc je ne le déplore pas.
06:13Je ne m'étalerai pas dessus.
06:15Mais nous avons beaucoup de contacts avec les chefs d'entreprise.
06:18Et nous continuerons à avoir beaucoup de contacts avec les chefs d'entreprise
06:22parce qu'encore une fois, ils sont importants dans notre pays
06:27pour la création de richesses.
06:29Création de richesses dont j'ai rappelé qu'elle était absolument nécessaire
06:33au maintien d'un système de protection sociale efficient.
06:38Merci.
06:40Là où vous serez peut-être d'accord sur les mots avec Marine Le Pen,
06:45c'est que c'est un exercice de clarification.
06:47C'est vraiment projet contre projet.
06:48C'est intéressant, évidemment, pour ce début de campagne,
06:51notamment sur la dette.
06:53Eric Coquerel, je vais vous laisser poursuivre.
06:55Oui, c'est déjà assez compliqué.
06:56Je suis d'accord.
06:57Mais c'est un sujet qui est infusé.
06:59Et vraiment, il y a une vraie interrogation.
07:01Comment vous pouvez nous dire ce soir
07:02que c'est possible sans une sortie ?
07:05Peut-être que vous l'assumez.
07:06Tout simplement parce que ça a déjà été fait.
07:08C'est-à-dire que l'esprit des traités européens,
07:12théoriquement, ne permet pas à la BCE de prêter directement aux États.
07:14Sauf qu'en réalité, la BCE,
07:16quand il a fallu des investissements massifs
07:19et des prêts massifs du fait du Covid,
07:21et que ça ne pouvait pas être sur les marchés,
07:23a dérogé presque à ses propres règles
07:25par des programmes d'achat.
07:26Donc, ma première réponse, c'est que ça a déjà été fait.
07:28Et ça peut être fait de nouveau.
07:30Ce que la BCE a fait, à un moment donné,
07:32on peut l'imaginer de nouveau.
07:34Et la raison...
07:34Mais à quel pays ?
07:35Pas à des pays aussi fondateurs dans l'Union européenne que la France ?
07:38Si, si, elle l'a prêtée.
07:39Vous avez les exemples, monsieur.
07:40Je recommence.
07:41La dette Covid a été prêtée,
07:43de la manière quasiment équivalente,
07:45à hauteur de 18% des dettes des États
07:49qui font partie de la zone euro.
07:51Donc, à tous les États.
07:52Voilà.
07:53Donc, ça a été fait une fois,
07:54pour des raisons exceptionnelles.
07:55Moi, je considère qu'on est à nouveau
07:57dans des raisons exceptionnelles.
07:58Pourquoi ?
07:59Parce qu'on a besoin...
08:00Il y a un mur d'investissement nécessaire
08:02face à la bifurcation écologique.
08:04On voit bien cette année,
08:05avec les canicules, les incendies,
08:06qu'il va falloir de l'argent.
08:07Beaucoup d'argent,
08:08y compris d'investissement public.
08:10Deuxièmement,
08:11il y a aussi la question du numérique.
08:13Monsieur Draghi, il y a deux ans,
08:15avait estimé qu'il fallait 800 milliards d'investissements
08:17sur toute la zone euro.
08:19Or, dans le même temps,
08:20il se trouve que, pour le coup,
08:22réellement, les taux d'intérêt sont en train d'augmenter.
08:24Et que ce qui n'était pas un problème jusqu'à maintenant,
08:26contrairement à ce qui a été dit...
08:27Tout le monde, je crois, l'a constaté.
08:29Voilà, on peut le devenir.
08:29Donc, si on a à faire ça,
08:31puisqu'on a besoin d'un investissement de prêts,
08:34eh bien, je pense que nous devrions
08:36à nouveau nous engager vis-à-vis de la BCE,
08:38que la France le fasse,
08:40vis-à-vis de ses partenaires en revin,
08:41pour dire...
08:41Mais vous dites, pas de sortie des traités.
08:43Renouvelons un prêt qui soit en dehors des marchés financiers
08:44et qu'ils ne subissent pas
08:46les mêmes augmentations de taux d'intérêt.
08:47Et qu'après, effectivement,
08:49parce que ce n'est pas un prêt qui nous appartient,
08:51c'est nous,
08:51ce n'est pas aux marchés financiers
08:53qu'on ferait des faussées.
08:53Mais ce serait une perte pour la BCE
08:55qui sera à l'achat.
08:56Pourquoi pas de l'annuler,
08:57de le reporter, etc.
08:58Vous avez raison dans le raisonnement.
08:59Et à la fin, c'est quand même...
09:00Non, vous avez raison que ça nous appartient
09:02via la Banque de France.
09:03Mais j'ajoute que ce serait une perte pour la BCE
09:06qui sera alors à la charge
09:07de tous les moments de la zone euro.
09:09Et la Banque de France agit ici
09:11dans le cadre de l'eurosystème.
09:12Mais non, non.
09:16Que ce soit la dette publique
09:17ou que ce soit la dette sur les marchés privés,
09:19le stock, vous ne le remboursez jamais.
09:21Vous remboursez les intérêts.
09:23C'est ça, la règle.
09:24Parce que, quelque part,
09:25on sait très bien que cette dette se renouvelle.
09:28Donc la question,
09:29ce n'est pas l'annulation de la dette en tant que telle
09:31et les environ 600 milliards
09:33qui sont dans les caves aujourd'hui
09:34de la Banque de France.
09:35Parce que, de toute façon,
09:36cette dette-là, elle ne sera pas remboursée.
09:37C'est des intérêts.
09:38C'est le fait, un, déjà,
09:39de s'assurer qu'on va la renouveler.
09:41Parce que, figurez-vous, chaque année,
09:42il y a à peu près 50 milliards
09:46qui ont été empruntés des taux d'intérêt intéressants,
09:49comme les déficits continuent d'augmenter,
09:50on va, cette fois-ci, les emprunter
09:51sur les marchés au moment où il est à 4%.
09:54Déjà, c'est une mauvaise affaire.
09:55Et vous pouvez, pardonnez-moi,
09:55confirmer que ce n'est pas une sortie pour vous
09:57des traités ?
09:58Non, ce n'est pas une sortie pour vous.
09:59Ni de la zone euro.
10:00Je pense que le moment est venu,
10:01justement, parce qu'il y a cette nécessité,
10:03et que la politique de l'offre
10:05est en échec totale,
10:06et qu'à notre côté,
10:07il y a besoin de ces murs d'investissement
10:08pour faire face à la pire des dettes,
10:10à la pire, qui est la dette écologique.
10:12Le moment est venu
10:13d'aller convaincre nos partenaires,
10:14et je pense qu'on a les armes pour le faire,
10:16de s'engager sous ce forme...
10:18Vous dites que c'est une décision politique.
10:19Ce n'est pas totalement politique.
10:20C'est une décision de conviction par rapport...
10:21Alors, à partir de là,
10:22c'est très intéressant,
10:23parce qu'on rentre dans un sujet,
10:25et merci de l'explication,
10:26je vous ai laissé posséder,
10:27parce que je pense que c'est important
10:28d'aller jusqu'au bout.
10:29Comment convaincre ?
10:30Monsieur Coquerel, expliquez-nous
10:31comme pourquoi les Français auraient droit...
10:34C'est une forme de faveur
10:35à laquelle les Grecs n'ont pas eu droit.
10:38Mais il n'y a aucun rapport ?
10:39Ils ont eu le sang.
10:40Ah bah, quand même un peu, si.
10:42Oui, il n'y a pas de comparaison.
10:43Ok, continuez, continuez.
10:45Il y a un point commun, déjà,
10:47qui est quelqu'un que vous connaissez bien
10:48et qui est proche de vos cercles,
10:50qui est banquier d'affaires,
10:51qui avait proposé cela à l'époque pour la Grèce.
10:54Thierry Breton et d'autres
10:55confirment qu'il n'y a pas eu d'annulation,
10:57qu'il y a eu une restructuration
10:58en échange de réformes très difficiles.
11:01Et la Troïka, on peut dire
11:02qu'elle a fait boire la calice jusqu'à la lit aux Grecs.
11:04Et pourquoi, nous, on aurait ça
11:06avec les roses et les pétales ?
11:07Déjà, ma première remarque
11:08que je pourrais vous faire,
11:09c'est le fait que, moi,
11:10j'étais déjà pour annuler la dette des Grecs
11:12et non pas leur faire surbir
11:13une carte de sécurité de pauvreté.
11:14Il est vrai, j'ai retrouvé ça
11:15depuis déjà 2005.
11:16Déjà, je suis, au final.
11:17Il se trouve que la France,
11:18parce qu'on a un poids en Europe
11:20et que l'Europe, y compris l'euro,
11:22ne peut plus, Greg, continuer sur la France,
11:24on a le poids, justement, politique
11:26pour changer, cette fois-ci, la donne.
11:27Donc, autant en profiter.
11:29Ça servira, d'ailleurs,
11:30Vous pensez qu'on a encore ce poids politique ?
11:31Bien sûr, on est le deuxième.
11:32Vous ne pensez plus qu'on est,
11:33malheureusement, un nain politique
11:34aujourd'hui en Europe ?
11:35Je ne crois pas.
11:35On est la deuxième puissance économique
11:37en Europe.
11:38On est un pays beaucoup plus jeune,
11:40par exemple, que l'Allemagne.
11:41On a quand même...
11:42Il faut arrêter de...
11:43On a cette dette.
11:44On a des moyens, etc.
11:45Et je vous rappelle que ce qui a changé
11:47par rapport à la Grèce,
11:48c'est que l'Allemagne, justement,
11:50est en grande difficulté.
11:51Elle est en grande difficulté.
11:53C'est la raison, par exemple,
11:54pour laquelle l'Allemagne,
11:54il y a deux ans,
11:55a décidé d'en finir
11:56avec sa propre règle d'or
11:58qui empêche les déficits.
11:59Alors, ce qui m'a amusé
12:01d'entendre M. Philippe
12:02et M. Le Pen pensaient
12:03qu'on devrait, nous,
12:04appliquer maintenant cette règle d'or
12:05que les Allemands ont renoncé à faire.
12:07Pourquoi ?
12:07Parce qu'ils se sont aperçus
12:08que, faute, justement,
12:10de pouvoir investir,
12:11faute que l'État puisse venir,
12:13justement, sur les investissements,
12:15qu'il y ait suffisamment,
12:16j'allais dire, d'aide aux Allemands
12:18quand la consommation populaire faiblit,
12:20ils étaient en récession.
12:23Par exemple, c'est peut-être un scoop
12:24que je vous apprends,
12:24vont être quasiment, aujourd'hui,
12:27emprunteurs au même niveau que nous,
12:28au niveau d'Europe.
12:29Donc, ça change les choses.
12:30Parce que même les Allemands
12:31ont intérêt, justement,
12:32à passer à un système
12:33où il y a une aide publique massive.
12:35Je voulais vous l'entendre redire.
12:36Ça ne peut pas être sur les marchés.
12:37Donc, pour vous,
12:39c'est par le levier de la...
12:40On va convaincre, en fait,
12:41nos partenaires.
12:43Écoutez, voilà,
12:43la France doit avoir
12:44ce régime de faveur.
12:46Non.
12:46On propose qu'il existe aussi
12:48pour nos autres partenaires.
12:50C'est là où peut-être qu'il y a eu...
12:53Pour nos autres partenaires,
12:54un, on réfléchit
12:55à l'annulation de la dette COVID.
12:56Ils ont subi le pire
12:57et c'est déjà passé.
12:58Ils ont fait leur réforme structurelle.
12:59Parce qu'ils ont eu aussi cette dette.
13:00Et deux, qu'il y ait des prêts
13:02qui soient décidés
13:03directement par la Banque centrale
13:05pour pouvoir passer
13:06ce nécessité
13:07de bifurcation écologique
13:08qui devient vitale.
13:10Excusez-moi, mais la question,
13:11elle est plus vitale
13:12que la dette financière aujourd'hui
13:13si on regarde
13:14ce qui s'est passé cette année
13:15en termes de canine.
13:15Le sujet mérite d'être débattu.
13:16Et qui va nous coûter
13:17toujours plus cher.
13:17Le sujet mérite d'être débattu.
13:19de comprendre
13:19à quoi sert la dette.
13:21Est-ce que c'est un investissement ?
13:22Sur quoi ?
13:23Donc, c'est bien
13:23qu'il soit évoluant.
13:24Alors déjà, une chose
13:25à laquelle il ne faut pas
13:25que ça serve,
13:26je termine là-dessus,
13:27c'est que vous avez remarqué,
13:28je vous parle d'investissement
13:29depuis la question écologique.
13:30Quand la dette,
13:31pour moitié depuis 2017,
13:32sert à payer
13:33les cadeaux fiscaux
13:34aux plus riches,
13:34là, ça pose problème.
13:35Et c'est exactement
13:36ce qui s'est passé en France.
13:37Monsieur, vous voyez,
13:39j'allais éviter
13:40de vous poser la question
13:41sur les nuisibles,
13:42sur ce qu'a dit
13:43Jean-Luc Mélenchon,
13:44lamentable.
13:45Allez-y, posez-moi la question.
13:47C'est au cœur du sujet.
13:48C'est un peu pavlovien,
13:49je sais ce que vous allez dire.
13:51Mais moi, je m'étonne toujours
13:52que quand on aime ce pays,
13:54on a envie de toujours
13:55un petit peu exalter
13:57cette lutte des classes.
13:58Justement, j'aime ce pays.
13:58Vous ne pouvez pas avoir
13:59dans votre meeting
14:00un banquier et un ouvrier,
14:01monsieur.
14:02Mais ça n'a aucun rapport.
14:03Alors d'abord,
14:04une première chose,
14:05c'est que tous les banquiers
14:08ne sont pas milliardaires,
14:08j'allais dire.
14:09Mais comme j'aime ce pays,
14:10j'aime aussi sa devise.
14:11Liberté, égalité, fraternité.
14:13Le pacte républicain.
14:14Quand, depuis 2017,
14:16vous avez les milliardaires
14:17qui ont vu leur patrimoine
14:19doubler, doubler, d'accord ?
14:21Plus 220 milliards
14:22pour les milliardaires,
14:23environ les 500 personnes
14:24les plus riches,
14:24plus 600 milliards.
14:25Et que dans le même temps,
14:26ils payent proportionnellement
14:28moitié moins d'impôts globales
14:30sur leur patrimoine et revenus
14:30que l'ensemble des Français.
14:32Excusez-moi,
14:32ça me pose un problème.
14:33Mais voyez-vous,
14:34c'est un débat.
14:34C'est autre chose
14:35que de dire nuisible.
14:36C'est qu'il nous manque
14:37de l'argent.
14:38C'est qu'il nous manque
14:39de l'argent.
14:39Au moins, voyez ce terme-là.
14:41Au moins, c'est un terme bélier
14:43qui permet de dire pourquoi.
14:45Ce n'est pas les personnes
14:46en tant que telles
14:46qui sont nuisibles.
14:47Si je vous qualifiais
14:48de nuisible,
14:49vous le prendriez mal.
14:50Je ne le ferai jamais.
14:50Mais vous comprenez
14:51que vous le prendriez mal.
14:52Ce qui n'est plus supportable
14:53pour notre économie,
14:54c'est qu'il y ait des gens
14:55qui gagnent autant
14:56et qui payent aussi peu d'impôts
14:57sous des prétextes
14:58que sinon,
14:59ils risquent de partir
15:00à l'étranger, etc.
15:01Ça, c'est insupportable
15:02sur les Français.
15:02Les Français qui nous regardent
15:03et qui payent leurs impôts,
15:05qui payent leurs cotisations
15:06et autres,
15:07ils doivent se trouver
15:08insupportable aujourd'hui
15:09que les plus riches de ce pays
15:10payent zéro euro
15:11d'impôt sur le revenu.
15:12Ça ne vous scandalise pas ?
15:13J'espère.
15:14Les injustices me scandalisent.
15:15Mais d'où vient ce syndrome...
15:16Les injustices,
15:17d'où qu'elles viennent
15:18et quelles qu'elles soient,
15:18d'où vient ce syndrome
15:19Robin Desbois ?
15:20Pourquoi, en qualifiant
15:21des gens qui ont sans doute
15:22beaucoup travaillé
15:23pour certains de nuisible,
15:26qui ça peut flatter ?
15:27Quelle base enceinte ça peut...
15:28C'est un syndrome républicain,
15:29excusez-moi de vous le dire,
15:30parce qu'il n'y aura pas
15:31la République
15:32s'il y a des telles inégalités
15:33qui explosent,
15:34surtout en France
15:34qui est un pays attaché à ça ?
15:37Aujourd'hui, depuis 2017,
15:38qu'est-ce que le macronisme ?
15:39C'est la constitution,
15:40à nouveau,
15:41d'une noblesse d'argent.
15:43C'est ça le macronisme.
15:44À la fois par les successions,
15:46parce que je ne sais pas
15:47si vous le savez,
15:47mais les 0,1% des plus riches,
15:49ils payent environ 10%
15:50de droits de succession
15:52quand, on va dire,
15:53la majorité des gens
15:54qui payent des impôts,
15:55ça peut arriver
15:56à des taux marginaux
15:57de 45%.
15:57Eh bien, c'est la même chose
15:58sur l'impôt.
15:59Ça, ce n'est pas acceptable.
16:00Et ça, c'est le macronisme.
16:01Donc nous, on propose
16:02de revenir là-dessus,
16:03ça a deux avantages.
16:04Un, le consentement à l'impôt
16:06sera un peu plus accepté
16:08par les Français
16:08s'ils considèrent
16:09que les ultra-riches
16:10payent leur part d'impôt.
16:12Et deux, ça nous rapportera
16:13de l'argent,
16:13parce que, figurez-vous,
16:14on a fait le calcul,
16:15c'est plusieurs deuxiènes
16:16de milliards d'euros
16:17que nous récupérons
16:18qui pourront baisser les déficits,
16:19mais qui pourront aussi
16:20permettre d'investir
16:21pour les incendies,
16:23contre la canicule,
16:24sur les questions,
16:25les écoles, etc.
16:27Donc, c'est presque
16:28de salut public.
16:29Sur le plan politique,
16:31M. Coquerel,
16:31hier, à votre place,
16:33il y avait le candidat
16:33et ancien ministre de l'Intérieur,
16:34Bruno Rotaillot,
16:35qui a parlé de votre parti
16:36comme d'un parti de collabo.
16:38Il a fait répéter
16:39à plusieurs reprises
16:40pour comprendre
16:41à quoi il faisait référence
16:42et il faisait référence
16:44de son point de vue
16:45à, pense-t-il,
16:47votre complicité idéologique
16:48avec les ennemis de la France.
16:49Que lui répondez-vous ?
16:50Déjà, je ne crois pas
16:52que M. Rotaillot
16:52sauvera sa campagne
16:53en faisant dans l'ultra-droite
16:54et en faisant une surenchère
16:55vis-à-vis du RN.
16:57Là, je vous le dis.
16:57Aujourd'hui, dans le débat,
16:59il nous a fait du Trump
17:01pratiquement libertarien,
17:02abat l'État,
17:03il n'y a plus d'État,
17:04etc.
17:04C'est le seul.
17:05Donc déjà,
17:05moi, je lui conseillerais
17:06de se calmer là-dessus
17:09et puis peut-être
17:10de revenir
17:10à ce que les Français
17:12attendent de ce débat.
17:13Justement.
17:14Collabo, ce n'est pas moi,
17:14c'est lui qui...
17:15Oui, oui.
17:16Il faut faire réagir.
17:16Je serais lui,
17:18je reviendrais plutôt
17:18au débat que les Français
17:19attendent.
17:20On fait des propositions,
17:21nous, par exemple,
17:22sur les éco-régions.
17:23Il répond, par ailleurs.
17:23Il ferait mieux de répondre
17:24avec des adathèmes.
17:25La deuxième chose,
17:26si vous voulez,
17:27quand vous parlez de Collabo,
17:28vous faites référence
17:29à une période de l'histoire.
17:30Déjà, j'aimerais savoir
17:31qui, pour lui,
17:32sont les nazis.
17:33J'aimerais savoir,
17:34c'est grave.
17:35Et puis, deuxièmement,
17:36de la part de quelqu'un
17:38qui, quand il était
17:39ministre de l'Intérieur,
17:40a revendiqué
17:40l'expression français de papier
17:42inventée par Maurras,
17:43vis-à-vis, notamment,
17:44de nos concitoyens
17:46de religion juive
17:48dans l'avant-guerre.
17:49Quand il explique
17:50qu'il est pour le droit du sang
17:51qui a été instauré
17:53seulement par le régime
17:55de Vichy.
17:55Donc, il a des références,
17:57y compris quand il attaque
17:58l'État de droit,
17:59qui, pour moi,
17:59le placent assez difficilement
18:01sur ce genre d'attaque.
18:03Voilà ce que j'ai envie
18:04de dire aujourd'hui.
18:04– Alors, quelles sont
18:04vos références ?
18:05D'où est partie
18:06cette question,
18:08cette polémique ?
18:09Rima Hassan,
18:10c'est ce qu'il lui reproche,
18:11n'est pas contre
18:12la suppression des dispositifs
18:13permettant de lutter
18:14contre le terrorisme.
18:15– Non.
18:15– Non, je vais préciser.
18:17– Oui, oui.
18:17– C'était lors
18:18des universités d'été,
18:19j'ai écouté longuement.
18:21et le débat a été lancé
18:23sur cela,
18:24sur est-ce qu'il faut
18:25interroger,
18:26voire démanteler,
18:27voire supprimer,
18:27voire effacer une partie
18:28de l'arsenal antiterroriste,
18:30notamment l'apologie.
18:31– Oui, mais justement,
18:32c'est là où ça va par.
18:33– Ah, ben, c'est pas rien,
18:33l'apologie pour terrorisme.
18:35– Excusez-moi, je peux vous dire.
18:36– M. Coquerel,
18:36c'est quand même l'un des piliers
18:37de cet arsenal.
18:38– Non, ce n'est pas
18:39ce que je crois, du coup.
18:40– Ce qui est les piliers
18:41de la lutte contre le terrorisme,
18:42c'est les moyens.
18:42– Excusez-moi, c'est les moyens.
18:44Voilà.
18:44Et par exemple,
18:45M. Rotaillot,
18:46c'est la suppression
18:47de 5 000 policiers judiciaires.
18:48C'est les moyens d'enquête.
18:49C'est les moyens
18:50pour surveiller
18:51les filières terroristes, etc.
18:52C'est les moyens
18:53par rapport au blanchiment
18:54de l'argent.
18:55Ça, c'est les moyens
18:56concrets pour lutter
18:57contre le terrorisme.
18:57Et nous, on a toujours
18:58été rendus.
18:58Par contre,
18:59utiliser la question
19:00du terrorisme
19:01pour faire
19:02de je ne sais quelles
19:02déclarations,
19:03y compris liées,
19:04par exemple,
19:05à Israël et la Palestine,
19:06une apologie du terrorisme
19:08en sortant cela
19:09du droit de la presse
19:12– Mais ça, c'est votre point de vue,
19:13M. Bokrac.
19:14– Ce n'est en rien.
19:14– L'apologie du terrorisme
19:15se trouve dans cet arsenal.
19:17– Est-ce que M. Trevidi,
19:17qui est un collabo,
19:18à votre avis,
19:19M. Trevidi,
19:20qui était le juge
19:21tout à fait respectable,
19:22a dit exactement la même chose
19:23à la loi sur l'apologie du terrorisme.
19:24Je vais vous dire une chose.
19:25– Ce n'est ni à vous,
19:26ni à moi de trancher.
19:27C'est à la justice
19:27de trancher sur le cas
19:28de Mme Rima Hassan.
19:29– Mais la question n'est pas là.
19:30Vous m'avez dit…
19:31– Ah, quand même.
19:35– Non, je reviens
19:41par des lois d'aggravation,
19:43je veux dire,
19:44qui mettent souvent
19:45encore plus à mal
19:46l'état de droit
19:46parce qu'ils reviennent
19:47sur des droits de la défense
19:49ou qu'ils prennent
19:50des mesures administratives
19:51par rapport à la presse du fédéral.
19:53– Ne remettez pas en question.
19:54– Vous me poussez à aller
19:54dans les détails.
19:56Allons-y.
19:56– Ne confondez pas les moyens
19:57contre la lutte du terrorisme
19:58avec le fait de ne pas être d'accord
20:01sur cette apologie du terrorisme
20:03mise sur le code pénal.
20:04– Tout à fait.
20:04C'est à la justice
20:04de décider de trancher
20:05si une députée européenne
20:07a franchi la barrière
20:07entre l'expression d'une opinion
20:09et la justification,
20:10c'est grave,
20:11du terrorisme
20:12quand elle a relayé
20:13une citation
20:13destinée à justifier
20:14le massacre
20:15de l'aéroport de Lod
20:16en 1972
20:18qui de mémoire
20:19avait fait de très nombreux morts,
20:20une trentaine je crois.
20:21Non mais attendez,
20:22c'est au juge.
20:22– Je ne vais pas rentrer,
20:23oui d'accord,
20:23c'est au juge,
20:24mais je ne vais pas rentrer
20:24dans les sujets.
20:26– Et donc elle veut supprimer
20:28ce qu'on lui reproche.
20:30– Au nom de cette question
20:32d'apologie du terrorisme,
20:34on a enquêté,
20:35espionné,
20:36Mme Hassan,
20:37en dehors de tout cadre légal.
20:38On a expliqué
20:39et vous,
20:40vous avez été informé avant
20:40dans des gardes à vue
20:41qu'elle avait soi-disant
20:42de la drogue sur elle
20:43qui s'est avérée totalement faux.
20:45Donc je dis que
20:47cette criminalisation,
20:48laissez-moi finir
20:48si vous me posez une question,
20:50je ne veux pas mettre
20:51sous l'idée
20:53de lutter contre le terrorisme
20:54qui est une cause
20:55absolument nécessaire
20:56sur laquelle
20:57nous serons toujours
20:57au même rendez-vous,
20:58ce qui est en réalité
20:59une criminalisation
21:00d'opinion politique
21:01qui ne convienne pas
21:02à certaines personnes,
21:03notamment,
21:04je vous le répète,
21:05sur la question
21:05du conflit israélo-palestinien.
21:08je vous répète que c'est au juge.
21:09En plus d'en décider
21:10et transforme.
21:11Vous, vous pensez
21:11que c'est un procès politique ?
21:13La question n'est pas là.
21:38Donc je vous dis,
21:39tout ça,
21:39c'est une bataille d'opinion
21:41et ce n'est pas
21:42les moyens concrets
21:43pour lutter contre le terrorisme.
21:44On va conclure.
21:44Maxime Sutec nous attend.
21:46Permettez une question.
21:47Lorsque Bali Bagayoko
21:48a fait l'objet
21:49d'une enquête du PNF
21:50sur des soupçons
21:51de détournement
21:51de fonds publics,
21:52il est évidemment présumé innocent.
21:54Vous avez dénoncé cela
21:55et mis en avant
21:56le fait qu'il venait
21:57des quartiers populaires
21:57et qu'il est noir.
21:59Et lorsque Sébastien Delogu
22:01est placé...
22:02Je vais terminer ma question.
22:03Lorsque Sébastien Delogu
22:04est placé en garde à vue
22:05dans l'enquête
22:05sur son altercation
22:06avec des policiers à Marseille,
22:08vous dites que c'est
22:09la nuance de la couleur de peau ?
22:11Je vous ai écouté.
22:13Je vais essayer de vous répondre.
22:15Reprenez pas les sources
22:16de l'extrême droite
22:17ou du Figaro.
22:17Je n'ai pas dit seulement
22:19parce qu'il était noir.
22:20J'ai dit parce qu'il cumulait
22:21tout ce qui faisait discrimination.
22:22Parce qu'il était noir.
22:23Il s'est dit...
22:24Laissez-moi finir.
22:24Il s'est dit qu'un quartier populaire
22:25insoumis
22:26et ayant battu les socialistes
22:27dans les municipales
22:28sur des grandes villes.
22:28Pour ces raisons,
22:30oui, je pense qu'il a
22:30un traitement très spécial
22:31qui fait que
22:32c'est la première personne
22:34qui, parce qu'adjoint au maire
22:35dans les années 2000
22:36a continué à exercer un métier
22:37et ce que font tous les adjoints au maire,
22:39se retrouve devant le PNF.
22:40Et pour M. Delogu,
22:41il est insoumis.
22:42Et M. Delogu,
22:43il a le sort
22:45que beaucoup de députés
22:46insoumis ont,
22:47je vais vous le dire.
22:48C'est-à-dire qu'on n'est pas
22:49très respecté
22:50dans le respect
22:50que tout député doit avoir.
22:52Et quand un policier arrive
22:54et insulte un député
22:55avant même d'avoir commencé
22:56à ouvrir la bouche,
22:57eh bien, moi, ça me pose problème.
22:59C'est une déclaration
22:59contre déclaration.
23:00Je demande un minimum de respect
23:01de ce point de vue-là.
23:02Je pense qu'on est élus
23:03de la République comme tout le monde.
23:04Merci pour cette conversation respectueuse,
23:06M. Cochrane.
23:06Je vous remercie d'avoir été notre invité.
23:08Merci.