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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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00:00:00100% Actu, bonjour, ravi de vous retrouver à presque 15h sur l'antenne de CNews.
00:00:05On vous accompagne en direct jusqu'à 17h.
00:00:07On décrit toute l'actualité, l'actualité notamment des dernières 24h.
00:00:10Et cette troisième mobilisation en trois semaines, son lot de violences inouïes, inacceptables,
00:00:16malgré des cortèges qui dans l'ensemble se sont bien déroulés.
00:00:18On va analyser tout ça, mais d'abord on va saluer à 15h presque pile Sandra Chiumbo, le journal de
00:00:23la rédaction.
00:00:24Bonjour chère Sandra.
00:00:25Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:00:27Vous en parliez, soit 779 personnes ont été interpellées hier soir lors de l'acte 3 de la mobilisation contre
00:00:34la vie chère.
00:00:36Cinq membres des forces de l'ordre ont été blessés à Paris.
00:00:39Une enquête a par ailleurs été ouverte pour tentative d'homicide.
00:00:42Après le jet de cocktail Molotov sur des gendarmes, le ministre de l'Intérieur Laurent Nounès a dénoncé la violence
00:00:48inouïe du groupe de casseurs.
00:00:50Au lendemain de ces manifestations en France, qui ont rassemblé 320 000 personnes, dont 70 000 à Paris selon les
00:00:58autorités,
00:00:59les riverains se sont livrés sur la mobilisation des Français ces dernières semaines.
00:01:05Ça s'est un peu calmé au sens où c'est quand même beaucoup plus maîtrisé que la journée du
00:01:1117 octobre.
00:01:12Donc voilà, moi je me suis baladé hier dans Paris, c'était quand même très calme, on va dire.
00:01:16Au début c'est vraiment un peu bordélique, mais ça peut porter quelque chose, et c'est toujours quelque chose
00:01:22pour avancer vers l'avenir, mais je pense que plutôt positivement.
00:01:26A l'étranger, il y a plutôt un engouement qui est pris, ça a plutôt la bonne direction en fait,
00:01:32je pense qu'ils sont admiratifs c'est un grand mot, mais pourquoi pas en vrai.
00:01:37Donc moi je ne suis pas du tout éhonté de l'image d'une France qui se réveille et qui
00:01:41se révolte, au contraire, je trouve ça plutôt cool.
00:01:44Les manifestations d'hier se sont globalement bien déroulées, selon le ministre de l'Intérieur, malgré des heures en fin
00:01:51de cortège dans plusieurs grandes villes françaises.
00:01:54A Paris, les forces de l'ordre ont notamment été prises à partie.
00:01:57Des affrontements ont également éclaté tard dans la soirée, près de la Tour Eiffel, place du Trocadéro.
00:02:03Alors que la France reste la première destination touristique mondiale, les mobilisations de ces dernières semaines ternissent l'image du
00:02:10pays à l'étranger.
00:02:11Si certains n'hésitent pas à poser leur valise à Paris, malgré les tensions, les hôtels et les restaurants enregistrent
00:02:17une baisse de fréquentation.
00:02:19Héloïse Tertret est en crée de Guillotel.
00:02:24Dans les rues de Paris, les touristes déambulent devant des magasins aux vitrines barricadées.
00:02:30Ils sont avertis.
00:02:31Les images de violences urbaines et de pillages ont été largement relayées à l'étranger.
00:02:37Je vois plein de magasins avec des vitrines brisées ou couvertes par des planches de bois.
00:02:41C'est ce que j'ai remarqué, mais ça me paraît assez sûr pour l'instant.
00:02:46Nous étions un peu inquiets, mais nous avons regardé les informations et on s'est dit que les manifestations avaient
00:02:51lieu le samedi,
00:02:52alors qu'on est ici du mardi au vendredi, donc ça ira.
00:02:55Nous nous sommes posés la question, mais nous avons décidé de venir quand même.
00:03:01Mais beaucoup de touristes ont eux bien reporté ou annulé leur séjour.
00:03:05Pascal Mousset est hôtelier et restaurateur.
00:03:08Devant son établissement, chez Françoise, il confie son inquiétude.
00:03:12On a eu des baisses d'activité dramatiques.
00:03:15Je vous dis, dans Paris Centre, moi j'ai des témoignages à moins 80%.
00:03:19Des bars festifs, des brasseries situées près de la République,
00:03:23situées dans des quartiers qu'on avait beaucoup filmés pendant les attentats, pendant les émeutes.
00:03:28Et aujourd'hui, tous les hôteliers avec lesquels nous échangeons nous disent que le cahier de réservation ne se remplit
00:03:33plus
00:03:34comme il se remplissait habituellement pour les fêtes de fin d'année.
00:03:37Selon ces chiffres, à Paris, sur le week-end du 17 octobre, 20% des réservations en hôtellerie ont été
00:03:44annulées.
00:03:46Le mouvement ne compte pas s'essouffler.
00:03:48Les organisations lycéennes et étudiantes souhaitent reprendre dès la rentrée en organisant des assemblées générales demain
00:03:56pour mettre en place des blocages à partir de mardi.
00:03:59Les syndicats appellent à la grève générale jeudi prochain et les gilets jaunes à la convergence des luttes.
00:04:04Les explications d'Anaïs Bauché.
00:04:09Les organisations qui ne sont pas prêtes de s'essouffler.
00:04:12Alors que la France a déjà été secouée par trois vagues de mobilisation,
00:04:16les représentants lycéens et étudiants ont appelé à reprendre le mouvement dès la semaine prochaine,
00:04:20au retour des vacances des élèves.
00:04:22Vouloir interdire les manifestations chaque semaine,
00:04:24vouloir interdire les cortèges qui ont toujours eu lieu dans de bonnes conditions,
00:04:28on va leur montrer qu'ils ont tort et que nos revendications sont légitimes.
00:04:31Dès ce mardi, on va bloquer nos universités et lycées et on bloquera jeudi également.
00:04:36Le 5 novembre, soit jeudi prochain,
00:04:38les syndicats ont lancé un appel partout en France à faire la grève et à manifester.
00:04:42Objectif, défendre les emplois, les salaires, les services publics et l'industrie.
00:04:46De son côté, la coordination des Gilets jaunes a appelé hier à une Assemblée des Convergences Locales
00:04:51pour fédérer les luttes.
00:04:52La journée du 17 octobre 2026 a été un immense succès et un tournant dans le mouvement social français.
00:04:58Nous élargirons la mobilisation pour nos libertés et pour l'égalité réelle
00:05:02et nous augmenterons la pression par le blocage économique du pays et la grève générale.
00:05:07Une Assemblée des Assemblées qui devrait être organisée durant le week-end du 21-22 novembre
00:05:11ou du 28-29 novembre, sur place ou en visioconférence.
00:05:17On termine avec ces images du coup d'envoi de la 13e édition de la Route du Rhum cet après
00:05:22-midi.
00:05:23Les 115 marins engagés ont pris le départ à 13h02 à Saint-Malo
00:05:27pour une traversée de l'Atlantique en solitaire vers la Guadeloupe.
00:05:30Un périple en mer d'au moins 6200 kilomètres dans des conditions météo très clémentes.
00:05:36Les plus rapides devraient atteindre l'île en six jours.
00:05:39Et bon vent à tous les skippers qui participent à cette belle Route du Rhum.
00:05:43Merci Sandra.
00:05:43Bravo pour ces lunettes.
00:05:46Toute beauté.
00:05:47Très belle monture.
00:05:48On vous félicite.
00:05:49On marque une très courte pause et on va reprendre notre sérieux pour évidemment évoquer cette nouvelle journée de mobilisation.
00:05:55Cette image qui a fait le tour des réseaux sociaux, qui fait peut-être le tour du monde aussi probablement.
00:06:01Quelle drôle d'image que nous renvoyons à l'international.
00:06:03Et quelle triste journée pour nos forces de l'ordre de nouveau prise à partie avec ce cocktail Molotov qui
00:06:08vient symboliser cette violence inouïe qui a été déployée une nouvelle fois hier contre l'autorité.
00:06:14On en parle dans un instant.
00:06:15A tout de suite.
00:06:2015h16 précisément.
00:06:21Merci de nous retrouver en direct sur CNews 100% Actu.
00:06:24On vous accompagne avec Sarah Doraghiem.
00:06:25Écoutez cet après-midi.
00:06:26Bonjour chère Sarah, journaliste européen.
00:06:29Kevin Bossuet.
00:06:29Merci d'être avec nous ce dimanche.
00:06:31Lara Tchékov.
00:06:32Bonjour à vous, journaliste.
00:06:34Le JDD, Régine Delfour, qui est avec nous.
00:06:36C'est un plaisir Régine.
00:06:37Ceux qui étaient avec nous ce matin n'ont peut-être pas suivi votre témoignage.
00:06:42Mais il y a beaucoup de choses à dire sur cette journée d'hier de mobilisation.
00:06:45Les violences contre les forces de l'ordre, contre les journalistes également.
00:06:48Ce que vous avez vécu dans votre chair avec votre agent de sécurité.
00:06:51On en parlera ensemble cet après-midi avec Benjamin Camboulouz.
00:06:54Bien sûr également Camboulivre, pardonnez-moi.
00:06:56Porte-parole à l'alternative police FASMI.
00:06:58Florian Gérard-Mercier, directeur des études du Millénaire.
00:07:00Voilà le casting pour ces deux heures ensemble.
00:07:02Troisième journée de mobilisation en trois semaines, donc hier, avec des cortèges.
00:07:06Il faut le dire.
00:07:06Et on verra les images qui ont majoritairement progressé dans le calme, hors des centres-villes.
00:07:11Avant, que des casseurs, des pilleurs n'entament des affrontements,
00:07:14surtout avec les forces de l'ordre, donc partout sur le territoire.
00:07:17Laurent Nunez a fustigé, je cite, des actes violents très graves que tous doivent condamner.
00:07:22C'est vrai qu'en fin de journée, on a eu cette image terrible qui restera l'image de la
00:07:25journée.
00:07:26Un gendarme ciblé par un engin incendiaire en marge de la manifestation parisienne
00:07:30qui a pris littéralement feu.
00:07:34Retour sur les faits, justement, autour de ce terrible incident.
00:07:39Sur ces images, une grenade artisanale explose au pied des forces de l'ordre.
00:07:46L'équipement d'un gendarme prend feu.
00:07:48Il est légèrement blessé.
00:07:50Quelques heures plus tard, sur notre antenne, il réagit à cette agression.
00:07:53J'ai été très rapidement soutenu par des camarades de mon unité qui ont cherché à éteindre ce feu
00:07:59qui persistait sur mes jambes et montait quand même assez haut jusqu'au niveau du torse.
00:08:04Ce que je me dis actuellement, finalement, quelques heures après, c'est que la catastrophe a été évitée.
00:08:10Alors qu'il reculait, les forces de l'ordre continuaient à être visées par des tirs de mortier.
00:08:15Une situation inacceptable pour le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:08:19La montée de la violence contre les forces de l'ordre, elle inquiète évidemment beaucoup.
00:08:22Quand vous jetez un cocktail Molotov sur un barrage, moi j'appelle ça une tentative de meurtre.
00:08:26Une tentative de meurtre.
00:08:27Évidemment, on va tout mettre en place pour retrouver les auteurs.
00:08:31Des mots utilisés également par Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle.
00:08:37Insupportable. Celui qui a fait ça doit en répondre.
00:08:39Il s'agit d'une tentative de meurtre.
00:08:42Marine Le Pen, candidate pour le Rassemblement National, a elle aussi réagi sur Twitter.
00:08:46Les images d'un policier en proie aux flammes, après avoir été la cible de jets d'engins incendiaires, sont
00:08:52insupportables.
00:08:53Les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité.
00:08:59Ces violences ne sont pas isolées.
00:09:01Hier soir, en marge de la manifestation parisienne, les forces de l'ordre ont été visées par d'autres engins
00:09:06incendiaires.
00:09:09Pas isolées en effet, Benjamin Camboulivre.
00:09:12On a vu cette dernière image.
00:09:13On dénombre à cinq les forces de l'ordre, quatre policiers et un gendarme blessé par des engins incendiaires hier.
00:09:21Cette image est terrible et on va la revoir encore une fois parce que, oui, je le répète, il prend
00:09:25littéralement feu ce gendarme.
00:09:27Heureusement qu'il y a cet équipement qui est en partie unifugé et que ça se situe en termes de
00:09:32blessures au niveau des jambes.
00:09:34D'ailleurs, il a eu le courage de reprendre le service et les mots du ministre de l'Intérieur sont
00:09:41plutôt bien choisis.
00:09:42Ce n'est rien d'autre qu'une tentative de meurtre.
00:09:43D'ailleurs, une enquête officielle pour tentative d'homicide est ouverte depuis aujourd'hui.
00:09:47Bien sûr que c'est une tentative d'homicide.
00:09:49Les moyens que vous employez sont des moyens qui visent à tuer.
00:09:52C'est une tentative d'homicide tout simplement sur personne dépositaire de l'autorité publique.
00:09:56Ce qui est très bien, c'est que vous ayez pu recueillir la parole de ce collègue gendarme.
00:09:59Et on va l'entendre plus longuement dans un instant.
00:10:00Ça permet d'avoir vraiment cette confrontation entre la violence sanguinaire d'un archiste décérébré et les forces de l
00:10:07'ordre.
00:10:07Et là, on voit ce collègue qui s'exprime, je le trouve extrêmement bien, avec beaucoup de dignité, beaucoup de
00:10:10force.
00:10:11Il y a vraiment un propos qui est très clair et c'est bien.
00:10:13Ça met bien en parallèle les deux.
00:10:15Ce n'est pas mettre sur le même plan.
00:10:17Je veux dire, c'est deux personnages-là.
00:10:19C'est vrai qu'en termes d'expression, les casseurs ont le poids à prendre également.
00:10:23Ce n'est pas la même histoire.
00:10:24Alors maintenant, cette intention homicide, là qu'on déplore, là on a les images et on entend le collègue parler.
00:10:29Donc on en parle il y a longtemps qu'elle s'abat sur nous, cette intention homicide.
00:10:32Quand c'est des pavés comme ça qui vous arrivent sur la tête, quand c'est des tirs de mortier,
00:10:35quand c'est des jets d'acide,
00:10:36quand ce n'est pas des couteaux qui volent, comme il y a eu le 17, il y a l
00:10:39'intention homicide.
00:10:40Mais il y a cette nouvelle dungeon.
00:10:41Alors ce n'est pas la première fois dans une mobilisation qu'on voit des cocktails Molotov ou des bombes
00:10:44artisanales.
00:10:45Mais la banalisation, le nombre de ces engins hier, nous porte à penser qu'on est en train encore une
00:10:51fois de franchir un nouveau palier en termes de violence contre les forces de l'ordre.
00:10:54Et ce que j'aimerais noter, c'est que oui, il y a la minorité ultra-violente des Black Blocks
00:10:59qui veulent tuer du policier qui est mis en avant.
00:11:02Et on dénombre à chaque fois 300, 400, 500 Black Blocks qui sont prêts à nos forces de l'ordre.
00:11:06Il n'y a pas que eux qui sont responsables de cette violence-là, de cette banalisation-là.
00:11:11Moi, je peux vous parler d'une anecdote personnelle avec un cocktail Molotov.
00:11:13C'était un 1er mai il y a environ une dizaine d'années et j'étais moi en civil sur
00:11:17les manifestations.
00:11:19Et il y a un CRS qui a littéralement pris feu avec un jet de cocktail Molotov.
00:11:23Qu'est-ce qui s'est passé ? Les collègues ont voulu le prendre, l'exfiltrer, le mettre derrière, la
00:11:27ligne des forces.
00:11:27Ils en ont été empêchés par la pluie de projectiles qui arrivaient des Black Blocks.
00:11:31Et donc on avait un collègue qui cramait vif au sol.
00:11:34Moi donc en civil dans les manifestations, les gens autour de moi, ce n'est pas des Black Blocks.
00:11:38Ils n'ont pas jeté le cocktail Molotov, ils ne balancent pas les pierres.
00:11:40Mais tous étaient heureux, tous rigolaient, tout le monde exultait de joie.
00:11:44Et je me souviens de cette image, il y avait une petite fille de 4 ans sur les épaules de
00:11:46son père.
00:11:47Elle avait le sourire jusqu'aux oreilles.
00:11:49Parce qu'on lui avait mis dans la tête que c'était génial qu'il y ait un flic, un
00:11:51père de famille qui crame sous ses yeux.
00:11:53Donc oui, il y a les Black Blocks, il y a ceux qui commettent les violences.
00:11:56Il y a aussi toute la complaisance qu'il y a autour de tous ceux qui attendent, qui espèrent cette
00:12:00violence-là.
00:12:01C'est très juste.
00:12:01Et ça se facilite aussi.
00:12:02Moi j'ai un collègue CRS il n'y a pas bien longtemps qui m'expliquait que vous avez des
00:12:05moments où vous avez toute une masse de manifestants
00:12:08qui va se mettre entre les forces de l'ordre et les casseurs.
00:12:12Pour leur permettre de faire quoi ? De déchausser les pavés pour qu'on se les prenne sur le nez
00:12:14après.
00:12:15Donc est-ce qu'ils ont jeté les pavés ? Non.
00:12:16Est-ce qu'ils vont être inquiétés ? Non.
00:12:17On manifeste, on n'a rien fait.
00:12:18Mais ils sont tout à fait dans cette attitude complice.
00:12:20Donc il y a une globalité qui est extrêmement anxiogène.
00:12:23L'euphorie jubilatoire.
00:12:25Mais il y a aussi ce phénomène de foule et ce plaisir malsain à voir ce type de violence.
00:12:30Une terrible anecdote qui dit beaucoup en effet du contexte de ces mobilisations
00:12:35et du contexte qui entoure aussi ces casseurs, ces violences, ces émeutiers.
00:12:39Vous parlez de ce témoignage, de l'expression de ce gendarme qui est rare et qui est importante.
00:12:43Justement un extrait un peu plus en longueur. Écoutez-le.
00:12:46J'ai revu les images par les journalistes que j'ai pu voir ce soir, donc plusieurs heures après l
00:12:50'incident.
00:12:51C'est particulier de se voir à postérieux pour la première fois face à ce qu'on a pu vivre.
00:12:58Néanmoins, ce que je me dis actuellement, finalement quelques heures après, c'est que la catastrophe a été évitée.
00:13:03J'ai été très rapidement soutenu par des camarades de mon unité qui ont cherché à éteindre ce feu
00:13:09qui persistait sur mes jambes et montait quand même assez haut jusqu'au niveau du torse.
00:13:14Maintenant, la difficulté pour les familles, évidemment, c'est comme ça m'est arrivé aujourd'hui,
00:13:18c'est de devoir expliquer à ses proches qui voient pour certains les images en direct
00:13:22que je vais bien et que les blessures sont prises en compte.
00:13:25C'est plus compliqué pour les épouses ou les conjoints qui, à distance, vivent les choses.
00:13:29Et c'est la particularité sur un engagement sur la plaque parisienne
00:13:33où nos proches n'ont pas forcément l'habitude de nous voir finalement victimes d'une telle violence.
00:13:38Ce qui est peut-être plus particulier pour nous aujourd'hui sur ce compartiment de terrain
00:13:43sur lequel on était engagé, c'est que ça a été face à une adversité qui était vraiment intense, spontanée,
00:13:49durable
00:13:49et avec un ensemble d'éléments qui cherchaient évidemment à blesser, voire à blesser très gravement,
00:13:56conséquent des engins incendiaires, de l'explosif, des projectiles divers et variés
00:14:04qui ont presque été finalement d'une ressource incessante de leur part
00:14:11avec plus d'une centaine d'adversaires face à nous, clairement hostiles
00:14:15et non pas du manifestant tout à fait habituel auquel on était confronté
00:14:22ou qu'on avait côtoyé depuis le début de matinée sur la manifestation.
00:14:26C'est vrai qu'il y a une qualité d'expression et une froideur par rapport à ce qu'il
00:14:28a subi
00:14:30qui pousse évidemment au respect et il nous le dit à demi-mot,
00:14:34il ne s'attendait pas forcément à subir une telle violence
00:14:38et on peut remercier aussi les contrôles qui ont été faits en amont
00:14:41parce qu'il y a beaucoup de ces engins incendiaires qui ont été saisis
00:14:44donc la force de frappe des émeutiers aurait pu être encore plus forte, encore plus impressionnante.
00:14:50Oui mais ce qu'on note surtout c'est cette volonté, cette volonté de venir pour nuire,
00:14:54de venir pour faire mal, de venir pour tuer et malheureusement on n'en voit pas le bout,
00:14:59on n'en voit pas le bout parce qu'eux ne rencontrent jamais de point de butée.
00:15:02Donc c'était souligné par le collègue dans le sujet, c'est une réalité,
00:15:05leur violence et leur méthode de violence augmente et se structurent
00:15:09et ça ira toujours plus loin parce qu'on n'est pas capable d'opposer cette résistance
00:15:13parce que malgré les consignes de fermeté que l'on reçoit,
00:15:16il y a toujours ce décalage et cette hypocrisie entre les consignes de fermeté,
00:15:19soyez intraitables, soyez agiles, robustes, tout ce que vous voulez,
00:15:22mais le fait est qu'on nous demande d'aller à l'impact,
00:15:24il faut qu'on y aille avec un bâton en caoutchouc et des munitions qui n'impactent pas.
00:15:27Donc il y a un moment où ils le sentent en face,
00:15:30ils le voient bien que la force n'est pas de notre côté
00:15:33et c'est là tout le drame et c'est pour ça que ça s'enquiste
00:15:35et c'est pour ça que ça s'éternise et c'est pour ça que ce n'est pas prêt
00:15:37d'être fini
00:15:37parce que tant qu'on ne sera pas capable de mettre un point de butée,
00:15:40ils avanceront.
00:15:41Ce sont des gens qui sont soit complètement décérébrés,
00:15:44soit motivés par des intentions politiques,
00:15:47ils ont...
00:15:47C'est les deux en général, j'ai envie de vous dire.
00:15:49Tant qu'ils ne sont pas bloqués, ça dépend,
00:15:51c'est-à-dire le pied opportuniste de Cité qui débarque pour prendre...
00:15:53Non mais hier, moi je parle de ce qu'on a vu hier
00:15:55et je parle précisément de ces attaques contre les forces de l'ordre,
00:15:58on n'est pas avec des délinquants de quartier,
00:16:00des délinquants d'opportunisme,
00:16:02on est face à des gens professionnels de la violence,
00:16:04déterminés, ultra-politisés
00:16:07et on est parfaitement...
00:16:08Et d'ailleurs on remet beaucoup...
00:16:09Je vais faire le tour de la table évidemment,
00:16:11mais encore un mot Benjamin,
00:16:12parce qu'on remet beaucoup bien sûr en cause
00:16:15la doctrine du maintien de l'ordre,
00:16:17on demande beaucoup de retenue aux forces de l'ordre
00:16:19et on se souvient bien sûr des mots du chef de l'État
00:16:21avant le 17 octobre qui demandait de l'empathie aux policiers
00:16:24mais purée, pardon d'avoir cette expression
00:16:28mais quand on voit la violence à laquelle vous êtes confrontés,
00:16:34ça nécessite quand même un très très grand professionnalisme
00:16:37et une retenue que franchement je me demande
00:16:41si tout le monde serait capable de cette retenue.
00:16:44Non, c'est certain que non,
00:16:46c'est pour ça qu'il faut en effet souligner
00:16:47la qualité professionnelle du travail de mes collègues,
00:16:50mais quand même s'interroger sur ce que c'est justement
00:16:52notre doctrine de maintien de l'ordre.
00:16:54C'est essentiellement subir, c'est subir,
00:16:56c'est-à-dire prendre les pierres, prendre les pavés,
00:16:58prendre les coctets de Molotov, subir, attendre,
00:17:00parfois essayer de regagner un petit peu de terrain
00:17:02avec des outils qui ne marchent pas,
00:17:04du lacrymo qui ne les impacte pas,
00:17:05ils ont une aide de protection.
00:17:07Encore une fois, nos bâtons souples en maintien de l'ordre
00:17:09sur des mecs qui sont ultra-protégés,
00:17:11et bien ça ne leur fait rien.
00:17:12Nos munitions sont baissées en intensité,
00:17:14le LBD depuis les gilets jaunes, ça a été baissé,
00:17:17résultat des courses, le but c'est que ça ne fasse pas mal,
00:17:19ça marche très bien, ça leur fait pas mal,
00:17:20et ils avancent quand même.
00:17:21Les grenades de désencerclement, c'est la même,
00:17:23ça ne fait pas assez mal parce qu'ils sont protégés,
00:17:24parce qu'ils sont équipés,
00:17:25et donc on attend comme ça qu'on va faire un petit bon offensif,
00:17:28on va gagner quelques mètres,
00:17:29et puis on revient, et puis on re-subit.
00:17:30C'est ça notre doctrine de maintien de l'ordre,
00:17:32c'est subir, attendre et subir.
00:17:34Il y a un moment, si on veut que ça prenne fin,
00:17:36que les affrontements cessent de s'éterniser,
00:17:37il va falloir que l'État assume de nous donner la possibilité
00:17:41d'être réellement impactant.
00:17:43Et il y a tout à fait matière à le faire.
00:17:44Si demain les collègues ont le droit à en maintien de l'ordre,
00:17:46au LBD, à la Telesco,
00:17:47s'ils ont le droit d'avoir du matériel adapté
00:17:49par rapport aux missions qu'on leur donne,
00:17:51ça ne va pas durer 15 ans.
00:17:53Florian, j'ai remercié un commentaire
00:17:55sur ces comportements inexplicables, intolérables,
00:17:58et surtout banalisés samedi après samedi.
00:18:01Non mais c'est exactement ça,
00:18:02et comme ça a bien été dit,
00:18:04ce qui est terrible en fait,
00:18:05c'est que moins la police use de violences,
00:18:07plus il y a de violences,
00:18:09et plus la gauche se plaint de violences policières.
00:18:12C'est-à-dire qu'on est dans une situation totalement absurde,
00:18:14la réalité c'est qu'on est encore et toujours dans la même réponse,
00:18:18c'est-à-dire qu'il faut retrouver les auteurs,
00:18:20il faut qu'ils répondent de leurs actes.
00:18:22Mais non, il y a un moment,
00:18:23il va falloir effectivement changer de doctrine,
00:18:25faire de la prévention et de la dissuasion.
00:18:27Et ici, quand il y a des mots,
00:18:29et on met toujours des mots très forts,
00:18:30ah oui, Laurent Nunez a parlé tentative de meurtre,
00:18:32on met des mots très forts,
00:18:33mais il n'y a aucune action derrière.
00:18:35La réalité c'est que,
00:18:36juste on fait l'expérience de pensée.
00:18:37Il n'y a qu'une action derrière.
00:18:38Encore une fois,
00:18:39on regarde le verre à moitié vide ou à moitié plein,
00:18:41je me dois de vous rappeler
00:18:43qu'il y a eu des cortèges qui se sont très bien passés,
00:18:45qu'on attendait le grand soir,
00:18:46les clowns tueurs de CRS
00:18:48et je ne sais quelle autre nuit d'exaction,
00:18:50et tout cela,
00:18:51ça a fait pchit de manière assez évidente.
00:18:54Donc, cette force en présence
00:18:57et cette force de dissuasion,
00:18:58elle a existé hier.
00:19:00Ce que je voulais dire par
00:19:01qu'il n'y a pas d'action,
00:19:02c'est qu'il n'y a pas de changement
00:19:03dans les ordres qui sont donnés à nos policiers.
00:19:05Juste pour se dire,
00:19:06si la personne qui a lancé ce cocktail Molotov
00:19:08avait sorti une arme,
00:19:10évidemment que les policiers
00:19:11auraient fait usage de leur arme.
00:19:13Et à un moment,
00:19:14si on dit
00:19:15un manifestant,
00:19:15enfin,
00:19:16pas un manifestant,
00:19:17mais donc un émeutier,
00:19:19un black bloc,
00:19:21sort une arme létale,
00:19:26et bien les policiers
00:19:27devraient avoir le droit
00:19:28de répondre avec leur arme.
00:19:29Comme le droit à l'euro-tyrisse,
00:19:31mais les ordres de la hiérarchie
00:19:33les en empêchent.
00:19:33Mais en termes d'armes létales,
00:19:35on peut comprendre quand même
00:19:36qu'il y ait une limite
00:19:39à ne pas franchir
00:19:40et que les autorités
00:19:41s'interdisent de franchir.
00:19:43Oui, alors Kevin,
00:19:44je vous donne la parole.
00:19:44Il va être l'heure du JT.
00:19:45Je voudrais juste qu'on entend
00:19:46Laurent Nunez
00:19:47et on poursuit cette conversation.
00:19:50Comme on s'y attendait,
00:19:51comme je l'avais anticipé,
00:19:52comme je vous l'avais dit,
00:19:53on a eu dans chaque cortège
00:19:55des groupes de casseurs,
00:19:57de pilleurs,
00:19:59beaucoup animés d'ailleurs
00:20:00par la mouvance d'ultra-gauche
00:20:01et l'extrême-gauche radicales
00:20:03qui, dans toutes les villes,
00:20:05dans la plupart des villes même,
00:20:06ont pris à partie
00:20:08les forces de sécurité intérieure
00:20:09et n'ont eu que comme seul objectif
00:20:11de regagner ces centres-villes.
00:20:13Avec une violence inouïe,
00:20:15je pense que les chaînes
00:20:16d'information continuent,
00:20:17les médias en ont rendu compte
00:20:20de manière assez fidèle.
00:20:22On a vu des prises à partie
00:20:23extrêmement violentes
00:20:24de groupes de plusieurs centaines
00:20:25d'individus.
00:20:26Encore une fois,
00:20:27dans la plupart des villes,
00:20:28c'est le cas à Paris,
00:20:28on l'a vu,
00:20:29c'est le cas à Montpellier,
00:20:31à Toulouse,
00:20:31à Rennes,
00:20:32à Marseille,
00:20:33à Nantes,
00:20:33à Angers,
00:20:34et à Tours,
00:20:35donc dans de nombreuses villes.
00:20:37On va réagir bien sûr
00:20:38au propos du ministre de l'Intérieur,
00:20:39mais à 15h30 pile,
00:20:40on accueille de nouveau
00:20:41Sandra Chiambo,
00:20:42l'essentiel de l'actualité.
00:20:43Sandra ?
00:20:43En bref et en image,
00:20:45une rixe qui a éclaté hier soir
00:20:46près d'un bar à Rouen,
00:20:48Seine-Maritime,
00:20:49et a fait quatre blessés.
00:20:50Leur pronostic vital
00:20:51n'est pas engagé.
00:20:52Deux groupes d'individus
00:20:54se sont affrontés
00:20:55à l'issue d'une rencontre
00:20:56de football
00:20:57entre l'équipe locale
00:20:58et celle de Concarneau.
00:21:00Une scène d'une rare violence,
00:21:01les raisons restent pour l'heure
00:21:02inconnues.
00:21:03Le pape a appelé au dialogue
00:21:05et à des initiatives concrètes
00:21:06en faveur de la paix en Ukraine.
00:21:08À l'issue de la prière
00:21:09mariale de Langellus aujourd'hui,
00:21:11Léon XIV,
00:21:12qui a récemment échangé
00:21:13avec les présidents russes
00:21:15et ukrainiens,
00:21:15a salué l'action humanitaire
00:21:17menée la veille à Oleschki,
00:21:19une ville ukrainienne assiégée
00:21:20par les forces russes
00:21:21où près de 750 civils
00:21:23ont été évacués.
00:21:25Une nouvelle guerre risque de durer.
00:21:27L'Iran a averti les États-Unis
00:21:29ce dimanche
00:21:30en cas d'une reprise des hostilités.
00:21:31Donald Trump ne serait pas en mesure
00:21:34de dicter ni le moment
00:21:35ni les conditions
00:21:36de l'arrêt des attaques.
00:21:38Une réponse de Téhéran
00:21:39aux nouvelles menaces
00:21:40du président américain
00:21:41qui veut encore s'occuper
00:21:42d'un ou deux sites
00:21:43en dix minutes.
00:21:45Les images du dixième défilé
00:21:46du jour des morts
00:21:47hier à Mexico,
00:21:49une édition inspirée
00:21:51de la scène d'ouverture
00:21:52du James Bond 007 Spectre.
00:21:54Les musiciens et acrobates
00:21:55ont transformé les avenues
00:21:56du centre de la capitale mexicaine
00:21:58en carnaval.
00:21:59Cette fête était un prélude
00:22:01aux célébrations officielles
00:22:02aujourd'hui et demain.
00:22:03Un mélange de rites
00:22:04pré-hispaniques
00:22:05et de fêtes chrétiennes.
00:22:07Et puis à New Delhi en Inde,
00:22:08des milliers de personnes
00:22:09se sont rassemblées ce dimanche
00:22:11contre la révision
00:22:12des listes électorales
00:22:13qui auraient entraîné
00:22:14la radiation
00:22:14de plus de 133 millions
00:22:16d'inscrits.
00:22:17Les manifestants ont exigé
00:22:18la démission
00:22:19du chef de la commission.
00:22:21Les autorités électorales
00:22:22de leur côté soutiennent
00:22:23que cette réforme
00:22:24visait à éliminer
00:22:25les doublons,
00:22:26les défunts
00:22:26et les fraudeurs.
00:22:27Merci beaucoup Sandra.
00:22:28Rendez-vous à 16h.
00:22:29Kevin Bossuet,
00:22:30on réagit à ce qu'on vient
00:22:31d'entendre de la part
00:22:31de Laurent Nunez,
00:22:33ces images,
00:22:33ces forces de l'ordre
00:22:34et principalement
00:22:36ce gendarme
00:22:37qui symbolise cette violence
00:22:38par engin incendiaire
00:22:39auquel on a pu assister hier.
00:22:40Les réactions politiques,
00:22:41on les a vues
00:22:42dans le sujet.
00:22:43Il y en a beaucoup
00:22:44à droite,
00:22:44au centre,
00:22:45pourquoi pas à gauche.
00:22:46On attend toujours,
00:22:47à l'exception,
00:22:48j'ai noté
00:22:49ces dernières heures
00:22:49d'Alexis Corbière.
00:22:50Oui,
00:22:51je crois qu'il faut
00:22:52prononcer les bons mots.
00:22:53On a affaire ici
00:22:54à une guerre d'anéantissement.
00:22:55Vous avez une volonté
00:22:56d'une minorité
00:22:58de s'en prendre
00:22:59évidemment à nos policiers,
00:23:01à nos gendarmes
00:23:02et de s'en prendre
00:23:02à l'État,
00:23:03de s'en prendre également
00:23:04aux journalistes
00:23:05jusqu'à leur faire du mal
00:23:06physiquement.
00:23:07Il faut quand même
00:23:07le mettre en avant
00:23:08et j'aimerais rebondir
00:23:09sur ce qui a été dit
00:23:10parce que le problème,
00:23:11ce ne sont pas nos gendarmes
00:23:12et nos policiers
00:23:13qui sont prêts à agir,
00:23:14qui sont prêts notamment
00:23:15à protéger nos concitoyens.
00:23:16C'est une absence
00:23:17de volonté politique.
00:23:18Il y a deux semaines,
00:23:19j'ai entendu M. Macron
00:23:20lorsque les commerçants,
00:23:22certains commerçants
00:23:23avaient tout perdu.
00:23:24M. Macron n'a pas dit
00:23:25on va vous protéger,
00:23:26M. Macron a dit
00:23:27on va rembourser.
00:23:28C'est-à-dire qu'il a acté
00:23:29le fait finalement
00:23:30qu'il ne protégerait pas
00:23:33nos commerçants.
00:23:34J'étais à Marseille...
00:23:34Ça, on l'a compris
00:23:35depuis un moment.
00:23:35On l'a compris.
00:23:36Il pouvait l'acter
00:23:37mais on le savait déjà.
00:23:38Et regardez ce qui s'est passé
00:23:39hier à Marseille.
00:23:39J'étais à Marseille
00:23:40le week-end dernier.
00:23:41J'ai fait toute la cannebière,
00:23:42j'ai fait toutes les rues adjacentes.
00:23:44Vous avez affaire
00:23:44à des commerces
00:23:45qui sont barricadés.
00:23:46J'ai croisé des commerçants
00:23:47qui ne se sont absolument
00:23:48plus protégés.
00:23:50Et hier,
00:23:50il y a eu des exactions
00:23:51et vous avez le maire de Marseille
00:23:52qui a dit une chose
00:23:53rentrez chez vous marseillais,
00:23:55protégez-vous.
00:23:55Ça veut dire que la force publique
00:23:57n'est plus capable
00:23:58de protéger
00:23:59notamment nos concitoyens.
00:24:00Donc ça remet en cause
00:24:01quelque chose
00:24:01qui est fondamental
00:24:02dans une démocratie,
00:24:03c'est le consentement à l'impôt.
00:24:05Pourquoi payer
00:24:06si en retour
00:24:07l'État n'est plus capable
00:24:08de nous protéger ?
00:24:09Voilà où M. Macron
00:24:11a mené le pays.
00:24:12C'est un désastre sans nom.
00:24:14a détruit la France.
00:24:15Lara Tchécoff,
00:24:16un commentaire là-dessus.
00:24:17Je dis à Maxime Lavandier
00:24:18en régie
00:24:18parce que comme on évoque
00:24:20ce sujet
00:24:20et qu'on peut
00:24:20pourquoi pas
00:24:21en avoir quelques mots,
00:24:23je voudrais qu'on entend
00:24:23Guillaume Casbarri
00:24:24qu'on récupère le son
00:24:25de l'ancien ministre du Logement,
00:24:27le député EPR
00:24:27qui était tout à l'heure
00:24:29dans le Grand Rendez-vous
00:24:30sur cette façon
00:24:31d'appeler les Français
00:24:32quasiment ouvertement désormais
00:24:33en effet à se protéger.
00:24:35Et cette conscience
00:24:37maintenant politique
00:24:38même de ceux qui arrivent
00:24:39directement du gouvernement
00:24:40de nous dire
00:24:41bah oui,
00:24:41on n'est pas capable.
00:24:42Lara ?
00:24:43Oui,
00:24:44ça montre bien
00:24:44qu'aujourd'hui
00:24:46les forces de l'ordre
00:24:47ne sont de toute façon
00:24:48pas soutenues
00:24:48par le pouvoir politique.
00:24:51S'agissant de cette image
00:24:53du gendarme enflammé,
00:24:55il y a une enquête
00:24:55donc qui est ouverte.
00:24:57Il faut que la justice
00:24:59de toutes les façons
00:25:00passe
00:25:00et que les responsables
00:25:02soient retrouvés
00:25:02et condamnés
00:25:03avec la plus grande fermeté.
00:25:06L'histoire,
00:25:06on la connaît.
00:25:06Voilà.
00:25:07C'était a priori
00:25:08dans un groupement
00:25:08au milieu des fumées.
00:25:10Il n'y a pas forcément
00:25:10la caméra
00:25:11au bon endroit
00:25:11ou au moment.
00:25:12Au pire,
00:25:13vous allez avoir
00:25:13une grappe d'individus
00:25:14que vous allez réussir
00:25:15à attraper
00:25:16et puis vous ne pourrez pas
00:25:17caractériser l'infraction
00:25:18donc à l'arrivée,
00:25:20il n'y aura pas de sanctions.
00:25:22Le profil de ces délinquants
00:25:23sera également intéressant
00:25:25parce que certains
00:25:26sont là aussi
00:25:27parce que ce sont des délinquants,
00:25:28ils ont des comptes
00:25:29à rendre avec les policiers,
00:25:30ils veulent se venger,
00:25:30ils s'attaquent à eux,
00:25:31etc.
00:25:32Donc, c'est terrible.
00:25:33Il faut aussi, je pense,
00:25:35s'intéresser à la réaction politique.
00:25:36Donc, effectivement,
00:25:37Emmanuel Macron
00:25:37n'a pas réagi.
00:25:39Les politiques de gauche
00:25:40n'ont pas réagi.
00:25:42Ceux de droite
00:25:44ont réagi.
00:25:45Donc, Emmanuel Macron
00:25:45n'est pas à la hauteur.
00:25:46Il n'est pas à la hauteur
00:25:47de sa fonction
00:25:48dans une situation pareille.
00:25:49Et, par ailleurs,
00:25:51on a aussi vu
00:25:51Emmanuel Grégoire,
00:25:52le maire de Paris,
00:25:53s'indigner ce matin
00:25:54sur les réseaux sociaux
00:25:56de TAG
00:25:56faisant, soit disant,
00:25:57la promotion
00:25:58de la remigration.
00:26:00Donc, visiblement,
00:26:01les murs de Paris
00:26:02méritent davantage
00:26:03sa compassion
00:26:03que les policiers
00:26:05et les gendarmes
00:26:05qui risquent leur peau.
00:26:08Et puis,
00:26:09il y a cette indignation
00:26:11à géométrie variable
00:26:12également dans les médias.
00:26:13Ce matin,
00:26:13vous écoutez France Inter,
00:26:15France Info
00:26:16à 7h.
00:26:17Vous verrez que
00:26:19dans le journal,
00:26:20on cite
00:26:20une ambiance Halloween
00:26:22dans les manifestations
00:26:23en musique
00:26:24et bon enfant.
00:26:25Alors qu'on a vu...
00:26:26Ce qui est vrai aussi,
00:26:27et c'est pour ça
00:26:27qu'il faut être capable
00:26:29de tout dire
00:26:30et d'être objectif.
00:26:31Oui,
00:26:31il y a eu une ambiance
00:26:32bon enfant Halloween
00:26:33et les cortèges officiels
00:26:35se sont bien déroulés.
00:26:36Mais vous avez
00:26:37ces violences,
00:26:38ces exactions
00:26:39qui arrivent en marge aussi.
00:26:40Et c'est notre rôle
00:26:41d'en parler.
00:26:43À la fin du cortège.
00:26:43Oui, à la fin.
00:26:44Parce que tout le long
00:26:45ça se passe très bien.
00:26:45À la fin,
00:26:46tout le long
00:26:46ça se passe très bien
00:26:47et d'ailleurs
00:26:48on parlera de revendications
00:26:49parce qu'elles deviennent
00:26:50complètement inaudibles
00:26:51et pourtant,
00:26:51il faut être capable
00:26:52de les mettre en avant,
00:26:53de les entendre,
00:26:53de les relayer
00:26:54parce qu'il y a quand même
00:26:55des dizaines de milliers
00:26:55de personnes
00:26:56qui marchent pacifiquement
00:26:57chaque samedi
00:26:58depuis trois semaines.
00:26:59Oui,
00:26:59Sarah Doragui.
00:27:00Donc on est obligé
00:27:01de segmenter le cortège
00:27:03pour se dire
00:27:04il y a un moment
00:27:05ça s'est bien passé
00:27:06donc on peut s'en contenter.
00:27:08C'est vrai que moi
00:27:08j'étais très contente
00:27:09d'entendre le ministre
00:27:10de l'Intérieur dire
00:27:11enfin utiliser
00:27:13les vrais mots
00:27:13en disant
00:27:14c'est une tentative
00:27:14de meurtre
00:27:15sur ce policier-là.
00:27:16Jusqu'à maintenant
00:27:17je trouve qu'on a quand même
00:27:18mis pas mal de couleurs
00:27:19pastelles sur les événements
00:27:21parce que les images
00:27:22qu'on voit pour moi
00:27:23ce sont vraiment
00:27:23des scènes de guerre.
00:27:25C'est une guerre
00:27:27véritablement
00:27:27contre ce que représente
00:27:29la France,
00:27:30contre ses institutions,
00:27:31contre les valeurs françaises
00:27:32et hier je crois
00:27:34j'ai entendu
00:27:35sur notre chaîne
00:27:37quelqu'un qui disait
00:27:38mais ce sont des images
00:27:39qui rappellent peut-être
00:27:41des images
00:27:41qu'on pourrait voir
00:27:42à Téhéran.
00:27:43Moi qui suis iranienne
00:27:44je peux vous dire
00:27:45que les manifestations
00:27:45qu'il y a eu en Iran
00:27:46les manifestants
00:27:48n'ont pas attaqué
00:27:49les vitrines
00:27:49les manifestants
00:27:50qui voulaient avoir
00:27:51les commerçants
00:27:52de leur côté
00:27:53en disant
00:27:53fermez les boutiques
00:27:54et soyez avec nous
00:27:55ils allaient offrir
00:27:56des fleurs et des chocolats
00:27:58aux commerçants.
00:27:59En revanche
00:28:01ce comportement-là
00:28:02des black box
00:28:03et des ultras
00:28:04qu'on voit dans la rue
00:28:05le régime islamique
00:28:06les gardiens de la révolution
00:28:08se comportent comme ça
00:28:09donc on est en train
00:28:10de retrouver
00:28:11cette espèce de violence
00:28:13et j'ai pas envie
00:28:14qu'on s'habitue à ça
00:28:15en France
00:28:15je le vois
00:28:16avec les drapeaux
00:28:17d'ailleurs du régime islamique
00:28:18dans la foule
00:28:19avec les drapeaux
00:28:20pro-palestiniens
00:28:21je trouve que ça ne ressemble
00:28:22ça ressemble
00:28:23de moins en moins
00:28:24à des manifestations
00:28:25qu'on a l'habitude
00:28:26de voir en France.
00:28:26il y a deux réalités
00:28:27qui existent
00:28:28et qui s'opposent
00:28:29et qui pourtant
00:28:29sont à constater
00:28:30en un même lieu
00:28:31quasiment géographique
00:28:33mais pas dans une même
00:28:34temporalité
00:28:34ce sont les images
00:28:35qu'on vient de voir
00:28:35et qu'on peut peut-être
00:28:36repasser même encore une fois
00:28:37merci voilà
00:28:38cette double fenêtre
00:28:39comme on appelle
00:28:40tout cela
00:28:42cette manif qui se passe
00:28:43extrêmement bien
00:28:44et cette violence débridée
00:28:45c'est le résultat
00:28:47d'une seule
00:28:47et même journée
00:28:48donc il faut savoir dire
00:28:49quand ça se passe bien
00:28:50mais il faut savoir expliquer
00:28:51qu'en marge de ces cortèges
00:28:53et dans les fins de cortège
00:28:54vous avez aussi
00:28:55ces émeutiers
00:28:56ces criminels en puissance
00:28:57qui veulent tout gâcher
00:28:58et résultat
00:28:59l'image de gauche
00:29:00devient inaudible
00:29:01en tout cas
00:29:02ce que réclament
00:29:03les gens qui sont
00:29:03sur l'image de gauche
00:29:04devient inaudible
00:29:05parce que l'image de droite
00:29:06prend le dessus
00:29:06à partir d'un moment
00:29:08mais je dis un pardon
00:29:10on ne peut pas dire
00:29:11on ne peut pas dire
00:29:12ça se passe bien
00:29:14sur un moment
00:29:14où ça se passe bien
00:29:15on dit ça se passe bien
00:29:16mais on ne peut pas se dire
00:29:17que ça se passe mal
00:29:18non plus sur toute la journée
00:29:19alors que ça se passe bien
00:29:19sur la première partie
00:29:20il y a un moment
00:29:21on ne va pas s'en sortir
00:29:22quand ça se passe mal à la fin
00:29:23c'est que ça s'est mal passé
00:29:24ça se passe bien
00:29:25quand du début à la fin
00:29:27ça s'est terminé
00:29:28dans l'autre
00:29:28c'est qu'on ne peut pas
00:29:30délégitimer
00:29:30les revendications
00:29:31des manifestants
00:29:33qui manifestent
00:29:34dans la paix
00:29:35et ce qu'il y a
00:29:37juste après
00:29:37c'est juste ça
00:29:38moi je ne suis pas forcément
00:29:39en accord
00:29:39sur tout ce que disent
00:29:40les manifestants
00:29:41mais il faut aussi
00:29:42les entendre
00:29:42parce qu'il y a un vrai
00:29:43problème social dans ce pays
00:29:44de pouvoir d'achat
00:29:46des gens qui n'arrivent pas
00:29:47à joindre les deux bouts
00:29:47vous avez 40%
00:29:49vous payez votre diesel
00:29:50à 2,40€ aujourd'hui
00:29:51donc il y a un moment
00:29:52ces gens-là
00:29:52on peut comprendre
00:29:53qu'ils soient dans la rue
00:29:54et ils ont raison de l'être
00:29:55les colères sont françaises
00:29:57la colère est française
00:29:59ce genre de comportement
00:30:00je vous dis
00:30:01qu'il y a une infiltration étrangère
00:30:03ce n'est pas
00:30:04ça c'est vous qui le dites
00:30:05et je n'ai pas les sources fiables
00:30:07pour le dire moi aussi
00:30:10officiellement
00:30:10je vous invite d'ailleurs
00:30:10le franc-tireur de cette semaine
00:30:11écoutez moi je suis allé à Marseille
00:30:13le week-end dernier
00:30:13j'ai vu des inscriptions
00:30:15en rapport avec l'Algérie
00:30:16j'ai vu des inscriptions
00:30:17en rapport avec la Palestine
00:30:19donc il y a évidemment
00:30:19un conflit social
00:30:20il y a un conflit politique
00:30:22mais il y a aussi
00:30:22un combat civilisationnel
00:30:24et identitaire
00:30:25il faut aussi le mettre en avant
00:30:27Régine
00:30:27avançons
00:30:28parce qu'on a beaucoup évoqué
00:30:29et on reviendra
00:30:30sur les revendications
00:30:31parce qu'il ne s'agit pas
00:30:32d'éluder une partie
00:30:33de la réalité
00:30:34non plus
00:30:35mais nous avons commencé
00:30:36sur ces violences
00:30:37parce qu'elles sont
00:30:38aussi importantes
00:30:39elles sont choquantes
00:30:40il y a quand même
00:30:41un officier
00:30:42de la gendarmerie nationale
00:30:44qui a pris feu
00:30:44sous les images
00:30:46des télévisions
00:30:46du monde entier
00:30:47donc il y a un moment
00:30:47on ne peut pas
00:30:48complètement éluder
00:30:49la chose
00:30:50il y a des journalistes
00:30:51qui se font chasser
00:30:52dans les rues
00:30:52je pense à mes confrères
00:30:53de LCI
00:30:54je pense à mes confrères
00:30:55de BFM
00:30:56que je salue
00:30:56et ceux qui sont molestés
00:30:57quelle que soit l'origine
00:30:59de leurs médias
00:30:59sont à soutenir
00:31:00et Régine
00:31:01est également à soutenir
00:31:03puisque Régine
00:31:03était dans les rues de Paris
00:31:05hier
00:31:05vous êtes dans le 11ème arrondissement
00:31:08vous êtes en train
00:31:08de rejoindre
00:31:09via un cortège
00:31:10non déclaré
00:31:11le cortège officiel
00:31:13des individus violents
00:31:14qui commencent à essayer
00:31:15de casser du matériel
00:31:16pour en faire
00:31:16des armes par destination
00:31:18et voilà ce qui commence
00:31:19à se passer
00:31:19la suite
00:31:19vous nous la raconterez
00:31:20dans un instant
00:31:33C'est un truc de fou
00:31:34ils sont en train
00:31:34de nous pousser
00:31:38on est pris la partie
00:31:54alors la suite
00:31:55n'est pas à l'image
00:31:55parce que la suite
00:31:56c'est un moment
00:31:57de violence débridée
00:31:58et évidemment
00:31:59on n'a pas forcément
00:32:00le réflexe
00:32:01de garder la caméra
00:32:02de rester sur place
00:32:02la suite
00:32:03c'est un agent de sécurité
00:32:04parce qu'il faut le savoir
00:32:05tous les journalistes
00:32:06bien sûr sont anonymisés
00:32:07la bonne était noire
00:32:08vous êtes casqués
00:32:09masqués
00:32:09vous êtes obligés
00:32:10d'aller sur le terrain
00:32:11avec un agent de sécurité
00:32:12et le pauvre homme
00:32:14a terminé sa soirée
00:32:15à l'hôpital
00:32:15Oui parce qu'en fait
00:32:17on est deux
00:32:18un caméraman
00:32:19et un JRI
00:32:20journaliste reporter d'image
00:32:20et moi-même
00:32:21et puis deux agents de sécurité
00:32:23on est au plus proche
00:32:24d'un affrontement
00:32:25entre des forces de l'ordre
00:32:26et des manifestants
00:32:28et en comparaison
00:32:30au 17 octobre
00:32:31où j'ai passé
00:32:32plusieurs heures
00:32:33dans le 3ème arrondissement
00:32:34où il y avait
00:32:34des pilleurs casseurs
00:32:35ce n'étaient pas
00:32:36les mêmes personnes
00:32:37qui étaient là hier
00:32:38et donc on le voit
00:32:40à l'image
00:32:40on voit les marteaux
00:32:41on les voit
00:32:42en train de défoncer
00:32:43donc les rebords de fenêtres
00:32:45pour prendre les pierres
00:32:46et les jeter
00:32:47ça ne leur plaît pas
00:32:48là qu'on filme
00:32:48donc notre erreur
00:32:51a été dans cette rue
00:32:52de voir des forces de l'ordre
00:32:53mais ne pas voir de véhicules
00:32:54donc ça veut dire
00:32:55qu'à un moment donné
00:32:55les forces de l'ordre
00:32:56sont obligées de reculer
00:32:57et donc elles partent
00:32:58et c'est à ce moment-là
00:32:59où nous nous sommes seuls
00:33:00au milieu d'eux
00:33:00et qu'ils commencent
00:33:01à nous viser
00:33:02ils nous visent
00:33:02parce qu'on voit
00:33:03les lasers verts
00:33:04qui sont là
00:33:05et c'est par les lasers
00:33:06qu'en fait on est ciblés
00:33:07et qu'après
00:33:07ils ont repéré des journalistes
00:33:09voilà
00:33:09ils nous frappent
00:33:10et enfin
00:33:11ils nous lancent des pierres
00:33:12et à ce moment-là
00:33:14en fait
00:33:14mon agent de sécu
00:33:15il faut qu'on parte
00:33:16et il y a 20 personnes
00:33:19qui arrivent
00:33:19derrière lui
00:33:20et en fait
00:33:21c'est lui
00:33:22qui a pris pour moi
00:33:22en fait
00:33:23et je comprends
00:33:24qu'il me demande de partir
00:33:25parce que ça ne sert à rien
00:33:25ce n'est pas moi
00:33:26qui vais le défendre
00:33:26donc je suis obligée
00:33:27de le laisser
00:33:28j'ai perdu aussi
00:33:29le contact
00:33:30avec mon caméraman
00:33:31et puis son agent de sécurité
00:33:33et je le vois par terre
00:33:34je le vois rouler
00:33:36et je les vois se déchaîner
00:33:37avec une violence
00:33:38ces personnes-là
00:33:39je les ai vus avec des marteaux
00:33:39je les ai vus avec des barres de fer
00:33:41donc pendant plusieurs minutes
00:33:42moi je pars
00:33:43j'essaye de me fondre
00:33:44dans la foule
00:33:45et puis j'enlève mon match
00:33:46j'enlève tout
00:33:46pour pas qu'on me reconnaisse
00:33:47et qu'on me poursuive
00:33:48et je suis en train de me dire
00:33:49mais il est mort
00:33:49enfin qu'est-ce qui se passe
00:33:51je le retrouve 20 minutes après
00:33:54et puis là on va à l'hôpital
00:33:55et puis il faut faire des radios
00:33:57et on va déposer plainte
00:33:58et là je l'ai eu tout à l'heure
00:33:59il avait passé une bonne nuit
00:34:00et là ça ne va pas
00:34:01parce qu'il y a un traumatisme crânien
00:34:03et qu'il repart aux urgences
00:34:05parce que c'est très grave
00:34:07ce qui est arrivé
00:34:08et en fait on a franchi un cap là
00:34:11et c'est vrai qu'on est anonyme
00:34:13j'ai pas pour habitude
00:34:15de venir parler de mon travail
00:34:17de mes conditions de travail
00:34:18mais là c'est plus possible
00:34:19je suis grand reporter
00:34:20je pars beaucoup aussi
00:34:22sur des théâtres à l'étranger
00:34:24ce qui s'est passé hier
00:34:25c'est inadmissible
00:34:26ce qui s'est passé hier
00:34:28c'est aussi dû
00:34:28à un contexte de plusieurs semaines
00:34:30depuis ce qui s'est passé à Trappes
00:34:32où on accuse CNews
00:34:34d'être responsable
00:34:35de cet attentat raciste
00:34:38où depuis une semaine
00:34:40on empêche les journalistes
00:34:41de CNews d'assister
00:34:42que ce soit à l'Assemblée nationale
00:34:44que ce soit à des micro-trottoirs
00:34:47que ce soit donc des hommes politiques
00:34:48que ce soit donc
00:34:49des organisations lycéennes
00:34:50des organisations étudiantes
00:34:51ou lycéennes
00:34:52qui nous pointent
00:34:53ces faits d'une façon médiatique
00:34:55ces faits aussi sur les réseaux sociaux
00:34:56sur les réseaux sociaux
00:34:57vous voyez aussi d'autres chaînes
00:34:59c'est pour ça que je suis là aussi
00:34:59pas uniquement pour
00:35:00je prêche pas pour ma paroisse
00:35:01je prêche pour tous
00:35:02les journalistes de terrain
00:35:04nous sommes des journalistes de terrain
00:35:05nous sommes là pour relater
00:35:06ce qui se passe sur le terrain
00:35:07nous sommes là pour
00:35:08pour dire ce que nous voyons
00:35:10ce que nous faisons
00:35:10et retransmettre
00:35:11ce que nous entendons
00:35:12nous sommes pas en train de faire
00:35:13des éditoriaux
00:35:16sur quoi que ce soit
00:35:17mais on est là pour relater les faits
00:35:19et là en fait maintenant
00:35:20on ne peut plus le faire
00:35:21et ça c'est une situation
00:35:22qui n'est plus tenable
00:35:24on est à 6 mois
00:35:24d'une élection présidentielle
00:35:25donc c'est pour ça
00:35:26que j'ai décidé de prendre la parole
00:35:27de venir témoigner
00:35:28de cette violence
00:35:31de cette souffrance
00:35:32maintenant pour faire notre travail
00:35:34et j'en appelle aussi
00:35:36aux différents politiques
00:35:37qu'ils se bougent
00:35:38qu'ils comprennent
00:35:39qu'on ne peut pas
00:35:40mettre des cibles mouvantes
00:35:41comme ça
00:35:41sur des journalistes
00:35:42et laisser faire
00:35:43parce que moi hier
00:35:44mon micro il était caché
00:35:45moi j'ai un cache-coup
00:35:47je cache
00:35:48et on ne voit pas
00:35:48que je suis en train de parler
00:35:49donc rien
00:35:50il y a la caméra
00:35:51d'accord
00:35:51mais j'ai un cache
00:35:52j'ai un masque de ski
00:35:53ils n'ont pas marqué
00:35:54enfin voilà
00:35:55mais on est visé
00:35:56parce que
00:35:57et tout autour
00:35:58vous l'avez dit
00:35:58il y a des manifestants
00:35:59ils voient bien
00:36:00à un moment donné
00:36:00ils nous voient
00:36:01mais ça devient compliqué
00:36:02et ça devient irrespirable
00:36:03en fait
00:36:03aucun moment
00:36:04quelqu'un vient nous aider
00:36:05non plus
00:36:06oui mais à aucun moment
00:36:07pardon
00:36:07j'en ai parlé tout à l'heure
00:36:09et je ne vais pas refaire
00:36:09deux fois le même coup de gueule
00:36:11mais quand nos
00:36:12d'ailleurs ce sont des
00:36:13c'est des gamins
00:36:13les journalistes
00:36:14qui vont sur le terrain
00:36:15qui ont 20-25 ans
00:36:17je ne vais pas citer de nom
00:36:18encore une fois
00:36:19parce qu'on est là
00:36:19pour protéger
00:36:20on ne cite pas les noms
00:36:21des journalistes
00:36:21mais quand je vois
00:36:22un journaliste
00:36:22de 25-30 ans
00:36:23à cette conférence de presse
00:36:26syndicale
00:36:26et les jeunes filles
00:36:28responsables syndicales
00:36:29étudiantes ou lycéennes
00:36:30qui ne commencera pas
00:36:31tant que CNews
00:36:32ne sera pas partie
00:36:33de cet endroit
00:36:34et qu'il n'y en a pas
00:36:35un qui pipe mot
00:36:35je veux dire
00:36:36il y a un moment
00:36:36il faut se regarder
00:36:37dans le miroir
00:36:38et on est face à quelque chose
00:36:39qui nous dépasse
00:36:40qui va au-delà de CNews
00:36:41qui va au-delà
00:36:41de notre petite chaîne
00:36:43et de l'éditorialisation
00:36:45que d'aucuns
00:36:46veulent ou ne veulent pas entendre
00:36:48il s'agit d'une corporation
00:36:49qu'il faut être capable
00:36:50de soutenir
00:36:50à des moments charnières
00:36:51de la vie de notre démocratie
00:36:52quand il y a un moment comme cela
00:36:54il faut tous se regarder
00:36:54les uns les autres
00:36:55qu'est-ce qui est en jeu
00:36:56c'est quoi l'étape suivante
00:36:58et si on est un peu courageux
00:36:59et qu'on a un petit peu
00:37:00de conviction et de déontologie
00:37:01on part tous de cette salle
00:37:02et on les laisse toutes seules
00:37:03avec leur conférence de presse
00:37:04qui n'aura pas lieu
00:37:05voilà comment il faut réagir
00:37:06mais je ne suis pas sûr
00:37:07qu'on ait tous
00:37:07la même vision de notre métier
00:37:08et la même hauteur d'esprit
00:37:10par rapport à ce que doit être
00:37:11notre profession
00:37:11Lara Tchékov
00:37:13pardon Régine
00:37:14c'est juste pour ça
00:37:15que je suis là pour témoigner
00:37:16je suis là pour témoigner
00:37:17pour les autres confrères
00:37:18ce qui a été fait
00:37:23aussi à leur insu
00:37:24et à le partager
00:37:25sur les réseaux sociaux
00:37:26pour bien afficher tout le monde
00:37:29et ça ce n'est plus tenable
00:37:31il faut vraiment
00:37:31qu'il y ait cet esprit
00:37:33entre tous les journalistes
00:37:34et qu'on soit tous ensemble
00:37:35et solidaires
00:37:36je veux dire
00:37:36si j'ai un journaliste
00:37:37de France Inter
00:37:38ou de France Info
00:37:38qui se fait caillasser quelque part
00:37:40mais je serais
00:37:40et il n'y a pas de courage à ça
00:37:42je veux dire c'est normal
00:37:43on est des êtres humains
00:37:44des journalistes
00:37:45on fait un métier
00:37:46a priori dans lequel
00:37:47on se retrouve
00:37:48les uns et les autres
00:37:49un positionnement de chaîne
00:37:50ne fait pas
00:37:51la nature d'un homme
00:37:53et évidemment
00:37:54que si un journaliste
00:37:54de France Inter
00:37:55venait se faire caillasser
00:37:56je serais le premier
00:37:57à le déplorer
00:37:58malheureusement
00:37:59je ne suis pas sûr
00:37:59de l'inverse
00:38:00et c'est ça
00:38:01qui me pose la question
00:38:02aujourd'hui
00:38:02Lara Tchékov
00:38:03ce qui est fou
00:38:04c'est de voir
00:38:04que maintenant
00:38:05la population
00:38:05se sent autorisée
00:38:06à venir vous attaquer
00:38:08en fait
00:38:08devenir journaliste
00:38:10aujourd'hui
00:38:10est un métier
00:38:11qui est devenu dangereux
00:38:12au même titre
00:38:13qu'être policier
00:38:14et merci
00:38:15pour votre témoignage
00:38:16vous êtes une journaliste
00:38:18de terrain
00:38:19et aujourd'hui
00:38:20le terrain
00:38:20on sait
00:38:21comme c'est important
00:38:22de couvrir
00:38:23les faits
00:38:24et le reportage
00:38:25donc vraiment
00:38:26il faut saluer
00:38:27votre courage
00:38:28et de témoigner
00:38:30ainsi
00:38:31parce qu'il est vrai
00:38:32que notre profession
00:38:34est en danger
00:38:36dans certaines
00:38:38situations
00:38:38et que
00:38:39on s'en prend
00:38:41ces gens-là
00:38:41s'en prennent
00:38:42à la liberté d'expression
00:38:43à la liberté
00:38:45d'informer
00:38:45eux-mêmes
00:38:46qui se prétendent
00:38:47comme les héritiers
00:38:48de la révolution
00:38:49française
00:38:50si vous voulez
00:38:51donc
00:38:51je ne sais pas
00:38:53dans quel pays
00:38:53au monde
00:38:54on assiste
00:38:55à ce genre
00:38:55de scène
00:38:56où des journalistes
00:38:57se font agresser
00:38:58sur le terrain
00:38:59où des journalistes
00:39:00vont courir
00:39:00des manifestations
00:39:02accompagnées
00:39:02d'agents
00:39:03de sécurité
00:39:05je trouve cela
00:39:06effrayant
00:39:07et en réalité
00:39:08je pense que
00:39:09et où les politiques
00:39:10mettent les cibles
00:39:11dans le dos
00:39:11de ces journalistes
00:39:12également
00:39:12et en plus
00:39:14les politiques
00:39:15ont une responsabilité
00:39:16effectivement
00:39:17parce que certains
00:39:18notamment
00:39:18d'extrême-gauche
00:39:19je ne citerai personne
00:39:20livrent à la vindicte
00:39:22des journalistes
00:39:22sur les réseaux sociaux
00:39:23en donnant
00:39:24leur nom
00:39:25alors j'ai un tout petit souci
00:39:26mais qui n'est pas
00:39:27très grave
00:39:28c'est que tout le monde
00:39:28lève la main
00:39:29il me reste une minute trente
00:39:30avant la pause
00:39:31et j'ai une autre séquence
00:39:32à vous montrer
00:39:33donc je vais aller vers
00:39:34Benjamin Kamboulif
00:39:35parce qu'évidemment
00:39:36le policier que vous êtes
00:39:38a une expertise
00:39:38peut-être
00:39:40qu'il faut entendre
00:39:40cette séquence
00:39:41là encore
00:39:41des confrères
00:39:43et ça fait partie
00:39:45de notre chaîne aussi
00:39:45c'est nos confrères
00:39:46de frontières
00:39:47qui se font agresser
00:39:47molester hier
00:39:50t'as des revendications ?
00:39:53non
00:39:54touche pas
00:39:55on touche pas
00:39:57mais c'est toi
00:39:58qui es agressif
00:39:58c'est toi qui es agressif
00:39:59non
00:40:01ben oui oui
00:40:02on filme
00:40:02on filme
00:40:08monsieur vous êtes violent
00:40:09ça ne sert à rien
00:40:10nous on vous donne
00:40:10juste la parole
00:40:11ce qu'il a fait
00:40:12c'est qu'il m'a défendu
00:40:13il m'a défendu
00:40:13c'est tout ce qu'il a fait
00:40:14c'est tout ce qui l'a fait
00:40:15c'est bon
00:40:16c'est bon
00:40:18c'est bon
00:40:19c'est bon
00:40:19c'est bon
00:40:20super la liberté d'expression
00:40:21on a même pas le droit
00:40:22de circuler ici
00:40:30on a besoin de quatre agents de sécurité
00:40:32Parce que...
00:40:39Vous voyez pourquoi on a besoin d'agents de sécurité madame ?
00:40:42Parce qu'ils sont agressifs ! Il m'a mis un coup de poing dans le visage.
00:40:45Vous vous rendez compte ? Est-ce que vous vous rendez compte ?
00:40:48Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez !
00:40:49Ça va, ça va grand !
00:40:52Gassez-vous !
00:40:53Gassez-vous !
00:40:53Gassez-vous !
00:40:54Gassez-vous !
00:40:54Gassez-vous !
00:40:55Gassez-vous !
00:40:56Gassez-vous !
00:40:58Gassez-vous !
00:40:59Benjamin.
00:41:00Benjamin Kambouliv.
00:41:01Oui, juste une phrase qui m'a interpellé.
00:41:03C'est qu'il tape sur le journaliste en lui demandant pourquoi est-ce qu'il a besoin d'un
00:41:06agent de sécu.
00:41:07Voilà, la réponse à nos questions.
00:41:09Ils n'aiment pas les journalistes.
00:41:10Ils n'aiment pas les journalistes parce que selon le média, déjà, ça ne leur sert pas la soupe qu
00:41:13'ils ont envie d'entendre.
00:41:14Et ils n'aiment pas les journalistes, et vous le disiez, parce que l'image, c'est aussi une aide
00:41:17à l'enquête.
00:41:18Donc ça ne leur plaît pas.
00:41:19Donc moi, ce qui m'interpelle, c'est à quel point on peut faire le parallèle, en effet, entre les
00:41:23policiers et les journalistes sur ces questions-là,
00:41:25avec le sentiment de légitimité.
00:41:27C'est-à-dire que si on n'aime pas le média pour X raisons, on peut y aller.
00:41:30Les policiers, nous, on est des nazis, racistes, violents, misogynes, tout ce que vous voulez.
00:41:36Donc, puisqu'on entend ça à longueur de journée...
00:41:38Des discours qui infusent.
00:41:39C'est donc légitime d'aller s'en prendre à nous.
00:41:42Et là, on retrouve un petit peu ça, avec cette violence qui est épidermique, spontanée.
00:41:47Ils ont identifié tel média, alors on y va, on pousse, on agresse, on peut essayer de pousser à la
00:41:50fosse.
00:41:51Et ça, le policier le vit depuis, malheureusement, des années aujourd'hui.
00:41:55On voit que ça franchit de cap en cap, parce qu'à la légitimité, vous rajoutez ce sentiment, ce constat
00:42:01de l'impunité.
00:42:02Donc, forcément, au bout d'un moment, il ne faut pas s'étonner que ce soit de pire en pire.
00:42:05On en revient à ce que je disais au départ, c'est qu'on peut reprendre la main.
00:42:09On peut, mais il va falloir assumer la fermeté réellement.
00:42:12On marque une pause.
00:42:13On va se retrouver à 16h pour suivre nos discussions.
00:42:16Et évidemment, mettre le focus également sur ce qui s'est bien passé,
00:42:19sur des revendications qui, malheureusement, deviennent inaudibles,
00:42:21mais sur lesquelles il faudra s'arrêter quelques instants également.
00:42:25Beaucoup de choses encore à vous montrer.
00:42:26Vous restez avec nous.
00:42:27On se retrouve dans quelques minutes.
00:42:27A tout de suite.
00:42:3216h pile.
00:42:33Merci de nous retrouver sur CNews en direct.
00:42:34Bienvenue aux téléspectateurs qui nous rejoignent.
00:42:37On est ensemble jusqu'à 17h.
00:42:39100% actu.
00:42:39Mais d'abord, bien sûr, rebonjour Sandra Chiumbo.
00:42:43J'ai failli faire une remarque sur les lunettes,
00:42:45mais je passe mon tour cette fois-ci.
00:42:47Ça ferait beaucoup.
00:42:48Sandra Chiumbo, l'essentiel de l'actualité.
00:42:49Bienvenue à vous.
00:42:50Bonjour Julia.
00:42:51Bonjour à tous.
00:42:53779 personnes ont été interpellées hier en France
00:42:56lors de l'acte III de la mobilisation contre la vie chère.
00:42:59Cinq membres des forces de l'ordre ont été blessés à Paris.
00:43:02Une enquête a par ailleurs été ouverte pour tentative d'homicide.
00:43:06Après le jet de cocktails Molotov sur des gendarmes,
00:43:08le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a dénoncé la violence inouïe de groupes de casseurs.
00:43:14Les manifestations d'hier se sont globalement bien déroulées, selon le ministre de l'Intérieur,
00:43:18malgré des heures en fin de cortège dans plusieurs grandes villes françaises.
00:43:22À Paris, les forces de l'ordre ont été visées par des cocktails Molotov.
00:43:26Des affrontements ont également éclaté tard dans la soirée près de la Tour Eiffel, place du Trocadéro.
00:43:31Les parents de la petite martyre de l'ADIS vont être jugés 39 ans après les faits.
00:43:36Le procès qui s'ouvre demain devant la cour d'assises du Loir-et-Cher
00:43:39marque l'aboutissement d'un des plus anciens dossiers non élucidés.
00:43:43L'affaire a démarré le 11 août 1987 avec la découverte de la dépouille mutilée de la fillette sur une
00:43:50autoroute à Suevres.
00:43:51Les enquêteurs seront montés jusqu'aux parents en 2018 grâce à un prélèvement ADN.
00:43:57Et puis on termine avec les images de la 13e édition de la Route du Rhum.
00:44:01Cet après-midi, les 115 marins engagés ont pris le départ à 13h02 à Saint-Malo pour une traversée de
00:44:09l'Atlantique en solitaire vers la Guadeloupe.
00:44:11Un périple en mer de moins 6200 kilomètres dans des conditions météo très clémentes.
00:44:16Les plus rapides devraient atteindre l'île en 6 jours.
00:44:19C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.
00:44:23Merci Sandra pour l'essentiel de l'actu et à tout à l'heure pour de nouvelles informations.
00:44:28On salue de nouveau Sarah Doraghi, Lara Chekhov, Kevin Bossuet, Benjamin Kambouli, Florian Gérard Mercier,
00:44:34Elodie Huchard du service politique qui vient de nous rejoindre.
00:44:37Florian Gérard Mercier qui va reprendre la place de Sandra Chiambo évidemment en étant directe.
00:44:42Tout va bien.
00:44:42Le ministre de l'Intérieur qui a comptabilisé donc 320 000 manifestants sur l'ensemble du territoire national hier.
00:44:51On a beaucoup parlé des casseurs, de ces violences contre les forces de l'ordre, contre les journalistes qui se
00:44:55multiplient, qui se banalisent.
00:44:57Que reste-t-il des revendications ?
00:45:01Sujet préparé par la rédaction.
00:45:05Plusieurs milliers a défilé dans les rues de la capitale ce samedi 31 octobre, deux semaines après la journée de
00:45:13mobilisation du 17.
00:45:16C'est une vaste mobilisation contre la vie chère, disent les manifestants, mais aussi un soutien massif au mouvement lycéen
00:45:24et étudiant.
00:45:25Nous sommes ici pour faire valoir les revendications des jeunes et des travailleurs contre la vie chère et pour soutenir
00:45:31les mobilisations de la jeunesse.
00:45:33Nous sommes face à un gouvernement qui est dans une fuite en avant, autoritariste, qui est inacceptable.
00:45:38Des revendications martelées dès le début du rassemblement par les plus jeunes.
00:45:44La hausse des prix, moi je vis avec une maman et je vois tous les jours comment elle galère pour
00:45:48l'argent, pour le plein d'essence.
00:45:51On peut même plus se déplacer en fait, on doit prendre les tramways, les vélos, mais vraiment on ne peut
00:45:56pas toujours faire comme ça.
00:45:57Donc moi ce qui m'envole surtout c'est la hausse des prix et la galère des études.
00:46:00À leur côté, des manifestants qui arborent désormais le célèbre gilet jaune.
00:46:05Ça part des lycéens, mais ça concerne l'hôpital public, ça concerne l'éducation nationale, ça concerne la gestion de
00:46:16la crise climatique.
00:46:19Prochaine échéance, une journée de grève et de mobilisation annoncée pour le 5 novembre prochain.
00:46:26Elodie Huchard, c'est vrai que les revendications, on a du mal à les distinguer, on a du mal à
00:46:31les comprendre.
00:46:32Tant le bruit des violences, des cocktails Molotov et des mortiers d'artifices fait que ces revendications souvent légitimes s
00:46:41'estompent.
00:46:41Oui bien sûr, puisqu'on voit bien que ces mouvements ont été récupérés par une partie de la classe politique
00:46:47et par les casseurs.
00:46:48Donc forcément cela fait oublier les motifs parfois légitimes.
00:46:51Et puis il y a quand même deux choses aussi qui font qu'on s'éloigne de ces revendications.
00:46:56Premièrement, quand vous écoutez, alors c'est à la fois le pouvoir d'achat, anti-rassemblement national, pro-palestine.
00:47:02Donc ce n'est pas toujours très clair quand on voit les pancartes de comprendre pourquoi ces gens manifestent.
00:47:07Il n'y a pas du tout un mot d'ordre.
00:47:09Ça semble se rapprocher plus du programme de la France Insoumise que de revendications sociales légitimes et intelligibles.
00:47:15Ce sont des revendications très diverses et variées.
00:47:17Et puis, si on parle des revendications lycéennes, je vais quand même rappeler que le ministre de l'Éducation nationale
00:47:23a tenté de répondre à un certain nombre de revendications.
00:47:27Parcoursup va être réformé. Leur rythme scolaire va être réformé. Il y a des embauches de professeurs. Il y a
00:47:32des embauches d'infirmiers scolaires.
00:47:33Il y a 4 milliards d'euros via des prêts aux régions pour le bâti scolaire.
00:47:38Donc à un moment donné, si les lycéens en veulent toujours plus, tant mieux. Les caisses de l'État sont
00:47:44vides.
00:47:44On rappelle que déjà pour une région, par exemple la région Île-de-France, sur un mandat, c'est 6
00:47:48milliards qui est mis dans le bâti.
00:47:50Donc il y a déjà des frais engagés. En fait, les lycéens, ils ont un peu ouvert la boîte de
00:47:53Pandore comme les autres.
00:47:54Et donc, ils veulent en demander toujours plus et on n'arrivera jamais à les contenter.
00:47:58Kevin Bossuet, ils ont eu la peau de Parcoursup, notamment. Elodie a rappelé les différentes avancées. Et pourtant, oui, une
00:48:07partie des lycéens sont toujours dans les rues.
00:48:09Je suis d'accord avec ce qui a été dit, mais attention, il existe une distorsion entre ceux qui prétendent
00:48:14représenter les lycéens et les lycéens eux-mêmes.
00:48:16Et j'en veux à certaines chaînes de télévision, que je ne citerai pas ici, qui dans leur programmation, je
00:48:22trouve,
00:48:24choisissent des individus qui ne représentent absolument pas les lycéens.
00:48:28Ça, j'aimerais le dire, parce que moi, j'en ai croisé plein des lycéens, des étudiants, et ils ne
00:48:31me disent pas la même chose.
00:48:32Après, encore, il faut rester objectif. Ce sont des jeunes qui sont élus dans des organisations lycéennes, donc ils ne
00:48:39sont pas illégitimes.
00:48:41Ils ne sont pas forcément représentatifs de l'ensemble des lycéens, mais ils ne sont pas illégitimes.
00:48:45Oui, enfin, Julien, quand j'entends les représentations des lycéens nous parler de la Palestine, nous parler d'Israël, etc.,
00:48:49je ne comprends pas bien le sujet.
00:48:50Et autre chose que j'aimerais dire aussi, c'est qu'il y a une véritable crise sociale dans notre
00:48:54pays.
00:48:55Vous avez 10 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté et vous avez 40% des actifs,
00:49:01c'est-à-dire de gens qui travaillent,
00:49:02qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts avec une problématique pour le gouvernement.
00:49:05C'est que les caisses sont vides et forcément, le gouvernement est dans une impasse.
00:49:09Et vous ajoutez à cela l'impasse politique, parce qu'il y a beaucoup de gens de gauche
00:49:13qui reprochent notamment après la dissolution à Emmanuel Macron de ne pas avoir nommé un gouvernement de gauche.
00:49:19Et donc, on se retrouve dans une situation extrêmement explosive.
00:49:22En parlant du chef de l'État, je viens vers vous Florian, je voudrais qu'on voit cette séquence
00:49:25où l'effigie d'Emmanuel Macron est mise à mal dans un cortège marseillais, je crois.
00:49:31C'est parti !
00:49:34C'est parti !
00:49:36C'est parti !
00:49:38C'est parti !
00:50:11C'est parti !
00:50:19C'est parti !
00:50:21C'est parti !
00:50:22C'est parti !
00:50:25C'est parti !
00:50:48entretenir un espoir de changement, et dans un terme assez moyen-court terme en tout cas,
00:50:57on se demande pourquoi il y a une telle colère à une échéance si proche d'une présidentielle.
00:51:02Oui, et je pense que toute la classe politique devrait vraiment dénoncer ce qui se passe.
00:51:05On a aussi vu à Orléans, où il y a le 17 octobre, également le même genre de scène avec
00:51:11Marine Le Pen.
00:51:12On a une classe politique qui, parce qu'elle n'aime pas Marine Le Pen ou parce qu'elle n
00:51:15'aime pas Emmanuel Macron, laisse passer.
00:51:16On n'a pas à voir des représentations du président de la République qui se deviennent des piñatas,
00:51:21pas plus que Marine Le Pen, pas plus que Jean-Luc Mélenchon, je ne vais pas tous les citer.
00:51:25On n'a pas à voir un président de la République qui est décapité, qui est pendu, etc.
00:51:29C'est-à-dire que certains vont dire « Ah, c'est gentillesse, c'est symbolique ».
00:51:32Non, ça n'est pas symbolique. Et cette violence politique, on la retrouve ensuite dans les rues,
00:51:35on la retrouve dans les mythiques parce que quand une classe politique n'est pas capable de dénoncer le fait
00:51:40qu'un président de la République soit roué de coup, soit mis dans des situations de pendaison ou de guillotine,
00:51:46pardon, ça veut dire quelque chose.
00:51:47Quand on met le pied sur la tête du ministre, sur la tête symbolique du ministre du Travail sur un
00:51:52ballon,
00:51:52il ne faut pas s'étonner derrière.
00:51:53C'est valable pour tous les partis et quelle que soit la personne qui soit visée par cette piñata.
00:51:57Florian Gérard, merci. Et on va voir d'autres images.
00:52:00Peut-être qu'on peut les montrer enchaînées parce qu'on parle des revendications qui vont dans tous les sens,
00:52:05dont on a du mal à comprendre si c'est le programme de la France insoumise
00:52:08ou s'il y a une légitimité sociale.
00:52:10Mettons-les en off, comme on dit avec les amis en régie,
00:52:13le drapeau israélien et américain qui est brûlé également dans les rues de Lyon.
00:52:16On ne comprend pas bien le pourquoi du comment, Florian Gérard, merci.
00:52:20On est bien d'accord. C'est pour ça que je pense qu'il faut segmenter un peu les revendications.
00:52:23Clairement, les revendications des lycéens,
00:52:26si vous prenez juste des enquêtes d'opinion, il y en a une du 29 octobre,
00:52:29qui dit que 80% des Français pensent que les lycéens ont obtenu gain de cause
00:52:33et pour deux tiers des Français, il faut qu'ils arrêtent leur mobilisation.
00:52:35Donc ça, déjà, c'est à peu près clair.
00:52:37Maintenant que des organisations syndicales lycéennes, mélenchonisées,
00:52:44veuillent continuer la lutte pour le grand soir, c'est autre chose.
00:52:48Mais du coup, c'est devenu inaudit pour les Français.
00:52:52Pour les autres choses, le fond du sujet, c'est que la vie chère
00:52:55et le prix des carburants, c'est massif.
00:52:58Dans tous les pays du monde, on a aussi des troubles sociaux
00:53:02du fait des prix des carburants.
00:53:05Les prix des carburants...
00:53:05Sur le mal-temps, on verra des images à Francfort,
00:53:07parce que c'est vrai qu'il y a des soulèvements et des violences
00:53:09dans beaucoup, beaucoup de grandes villes européennes.
00:53:11Oui, mais même dans les pays en développement.
00:53:13On n'en parle pas, mais c'est partout, parce que tout le monde est touché.
00:53:15C'est aussi le prix des carburants, ça impacte le prix des engrais,
00:53:17donc le prix des denrées alimentaires.
00:53:20Donc c'est vraiment la vie chère, c'est terrible.
00:53:22Le point derrière, c'est que là, effectivement, vous l'avez bien dit,
00:53:25ce qui est sur les pancartes de ces manifestations,
00:53:27ce sont principalement les revendications, le programme de LFI.
00:53:30Or, le programme de LFI, on sait aussi que c'est tout l'inverse
00:53:33de ce qu'il faudrait faire pour répondre aux problématiques de pouvoir d'achat.
00:53:37Donc là-dessus, il va y avoir aussi une réponse politique en disant
00:53:42en fait, ces manifestations, les revendications, ça doit s'exprimer
00:53:48dans les urnes et pas dans la rue, tout simplement.
00:53:51Benjamin Camboulé qui voulait réagir.
00:53:53Sur les revendications, ce n'est pas un sujet policier,
00:53:55on n'est pas là pour dire si c'est légitime ou pas.
00:53:56Maintenant, c'est certain qu'il y a des problématiques dans ce pays,
00:53:59qui sont légitimes à porter, ça peut être les lycéens,
00:54:01ça peut être la vie chère, tout ce que vous voulez.
00:54:03Ce qu'il y a de notable également, c'est que maintenant,
00:54:05ce qu'on entend, c'est cette bouillie de revendications.
00:54:08Bien souvent, ça parle de la liberté, de l'avenir, on ne sait pas trop de quoi.
00:54:11Ou alors, justement, ça dérive.
00:54:13Moi, je me souviens des images, quand il y avait des campus occupés,
00:54:15ce qui avait tagué sur les murs, c'était Fri Palestine et Fuc la police.
00:54:18Bien sûr.
00:54:18Personne parlait du lycée.
00:54:19Non.
00:54:19Donc, il y a tout ça qui est réel.
00:54:21Et après, quand on voit l'effigie du président de la République,
00:54:23comme ça, qui est mise à mal,
00:54:24bien oui, ça va avec tout ce climat où on veut faire tomber le pouvoir,
00:54:28on veut renverser le système,
00:54:29on veut aller attaquer comme ça les symboles.
00:54:31Hier, il y avait une déclaration du ministre de l'Intérieur,
00:54:33et je trouvais que les mots étaient à chaque fois justes.
00:54:36On parlait de l'extrême-gauche, on nommait les choses,
00:54:38on parlait de la violence inouïe qui s'abat sur les forces de l'ordre,
00:54:40on nomme les choses,
00:54:41et on parlait d'insurrection, de volonté insurrectionnelle.
00:54:43Et c'est là le risque le plus criant,
00:54:47parce que ça veut dire que c'est loin d'être fini,
00:54:50quand nous, on est déjà largement au-dessus de nos capacités
00:54:53de riposte et de réaction en termes de forces de l'ordre.
00:54:56Et pourtant, c'est la seule stratégie de l'État
00:54:58d'envoyer toujours plus de policiers et gendarmes dans la rue.
00:55:0270 000 le 24, c'est présenté comme un modèle,
00:55:04bien qu'on mette la France sous cloche, bien qu'on ait des blessés,
00:55:07bien que les commerçants soient apeurés, terrorisés,
00:55:09tirent le rideau.
00:55:10On fait la même le 31, il y a le 5 qui se profile.
00:55:13Oui, on va en parler, oui.
00:55:14Ça va aller comme ça, de mal en pille.
00:55:16Parce qu'ils ne sont pas contrés et parce qu'ils sont politisés.
00:55:20Donc en fait, la droite ligne, le bout du chemin,
00:55:22c'est l'élection présidentielle, voire même pire et plus tard
00:55:24selon le résultat, parce que certains veulent contester
00:55:26le résultat des urnes, selon ce qui se passe.
00:55:28Donc vraiment, il faut voir que la stratégie,
00:55:31uniquement sécuritaire d'une part, et je vous rejoins,
00:55:32il faut des solutions politiques de fond,
00:55:33mais surtout le fait de vouloir noyer l'espace public
00:55:37de forces de l'ordre pour combler le fait
00:55:40qu'on n'arrive pas à être impactant et dissuasif,
00:55:42ça ne va pas marcher.
00:55:43Il va falloir qu'on arrive à jouer sur la dissuasion,
00:55:45comme ça on n'aura pas besoin de mettre 70 000 forces de l'ordre
00:55:48dans la rue.
00:55:49Sommes-nous partis pour 6 mois, au moins,
00:55:51d'une colère sociale, de manifestations
00:55:55parfois et parfois toujours violentes,
00:55:58mais à plus ou moins grande échelle.
00:56:00À quoi faut-il s'attendre ces prochaines semaines ?
00:56:01On va en discuter, je voudrais qu'on voit ce sujet de la rédaction.
00:56:06Des manifestations qui ne sont pas prêtes de s'essouffler.
00:56:09Alors que la France a déjà été secouée par trois vagues de mobilisation,
00:56:13les représentants lycéens et étudiants ont appelé à reprendre le mouvement
00:56:16dès la semaine prochaine, au retour des vacances des élèves.
00:56:19Vouloir interdire les manifestations chaque semaine,
00:56:21vouloir interdire les cortèges qui ont toujours eu lieu dans de bonnes conditions,
00:56:25on va leur montrer qu'ils ont tort et que nos revendications sont légitimes.
00:56:28Dès ce mardi, on va bloquer nos universités et lycées
00:56:31et on bloquera jeudi également.
00:56:32Le 5 novembre, soit jeudi prochain,
00:56:35les syndicats ont lancé un appel partout en France à faire la grève et à manifester.
00:56:39Objectif, défendre les emplois, les salaires, les services publics et l'industrie.
00:56:43De son côté, la coordination des Gilets jaunes a appelé hier
00:56:46à une assemblée des convergences locales pour fédérer les luttes.
00:56:49La journée du 17 octobre 2026 a été un immense succès
00:56:53et un tournant dans le mouvement social français.
00:56:55Nous élargirons la mobilisation pour nos libertés et pour l'égalité réelle
00:56:59et nous augmenterons la pression par le blocage économique du pays et la grève générale.
00:57:04Une assemblée des assemblées qui devrait être organisée
00:57:07durant le week-end du 21-22 novembre ou du 28-29 novembre,
00:57:10sur place ou en visioconférence.
00:57:14Je voudrais qu'on voit Lara Tchékov, pourquoi pas ensemble,
00:57:16journaliste le JDD, la une du JDD ce matin,
00:57:19qui traduit en effet ce que ressentent au moins 64% des Français,
00:57:23puisque ce sondage d'il y a 48 heures nous rappelait
00:57:26que 64% des Français veulent la fin de ces manifestations,
00:57:2961% chez les 18-24 ans, très important ce chiffre,
00:57:33parce qu'encore une fois, on est loin de la représentativité globale
00:57:36de l'ensemble de la jeunesse dans cette mobilisation.
00:57:38On est reparti pour six mois, selon vous ?
00:57:41Je n'espère pas, en tout cas ce serait de mauvaise augure
00:57:44si on était reparti pour six mois.
00:57:46En tout cas, on voit bien que les Français qui soutenaient le mouvement au départ,
00:57:51aujourd'hui l'opinion s'est radicalisée.
00:57:53Et dans les images qu'on voyait tout à l'heure, avec cette piñata d'Emmanuel Macron,
00:57:58en fait, je pense que j'ai déjà eu l'occasion de le dire hier,
00:58:00on assiste à une sorte d'américanisation du conflit,
00:58:04parce que cette violence politique existe déjà aux États-Unis,
00:58:08et désormais, elle s'imprègne de plus en plus,
00:58:11elle vient à s'importer de plus en plus en France.
00:58:14En tout cas, c'est le sentiment qu'on a,
00:58:16et ce qu'on constate aussi, c'est que les Gilets jaunes de 2018
00:58:19ne sont plus du tout les Gilets jaunes de 2026.
00:58:23En 2018, c'était des travailleurs, c'était des Français modestes,
00:58:26c'était des Français retraités qui se manifestaient pour des taxes,
00:58:30pour la baisse des prix du carburant, etc.
00:58:32Mais il y en a aussi dans ces mobilisations,
00:58:33dans les mobilisations pacifiques, dans ces cortèges qui se passent bien.
00:58:36Il y en a de ces gens-là qui, au 10 du mois,
00:58:39commencent à compter ce qu'il leur reste sur le compte en manque.
00:58:41Il y en a aussi. C'est ça qui est terrible.
00:58:43Le mouvement symbolique, si vous voulez, des Gilets jaunes
00:58:45a été récupéré par ces jeunes, parfois politisés, parfois militants.
00:58:51Et les Gilets jaunes sont devenus un symbole de contestation,
00:58:54finalement, de différentes générations et de différentes causes
00:58:59qui se sont appropriées le mouvement
00:59:02pour manifester leur propre mécontentement.
00:59:06Et en fait, j'ai l'impression qu'on assiste à une banalisation,
00:59:09finalement, de cette confrontation,
00:59:11parce que ces images, j'ai peur qu'on finisse par s'y habituer, en fait.
00:59:15C'est ça.
00:59:15On est déjà presque anesthésiés par ces images.
00:59:18Exactement.
00:59:19En effet, et je vais vous dire,
00:59:20je fais un peu le tour de ce qui se dit dans les médias depuis ce matin.
00:59:27Peu de médias mettent autant l'accent sur les violences,
00:59:30sur ce policier qui a à moitié pris feu.
00:59:32Et on entend, ça s'est bien passé.
00:59:34Rendez-vous la semaine prochaine.
00:59:36C'est un peu le saut de cloche global.
00:59:39Je caricature à peine.
00:59:41Sarah Doraghi.
00:59:43Moi, je pense qu'on assiste à un hold-up.
00:59:45On parle des pilleurs contre les boutiques,
00:59:47mais c'est aussi un hold-up de la part de la France Insoumise
00:59:50qui vient se mettre en première ligne de ces manifestations.
00:59:53Généralement, quand...
00:59:54De toute façon, les autres ne peuvent pas y aller.
00:59:56À quelques mois des élections,
00:59:58quand vous voulez convaincre des foules,
01:00:00vous faites une conférence,
01:00:01vous organisez une soirée.
01:00:04Mais quand vous venez vous mettre en première ligne comme ça
01:00:08de centaines de milliers de jeunes,
01:00:11vous faites évidemment de ces jeunes-là la foule qui vous soutient.
01:00:15Et donc, évidemment, c'est un hold-up.
01:00:18Et en plus, c'est un hold-up, je vais vous dire,
01:00:19de façon globale, du temps qu'il nous reste avant les élections.
01:00:23Parce que pendant qu'on est en train de parler de ces fauteurs de troubles
01:00:27pour être très gentils,
01:00:29on ne parle pas de ce dont on devrait parler,
01:00:33c'est-à-dire de ce qui concerne la République.
01:00:35On devrait, dans un moment républicain,
01:00:37d'échange, de débat.
01:00:39C'est l'avenir de la France qui est en jeu.
01:00:41Et on est là à zoomer, zoomer, zoomer
01:00:43sur des gamins jeunes ou moins jeunes
01:00:48qui balancent des cocktails Molotov
01:00:50ou foutent le feu,
01:00:51ou veulent tuer des policiers.
01:00:53Vous vous rendez compte des policiers
01:00:54à qui on demande finalement de plus protéger.
01:00:57Le métier, ce n'est plus de protéger,
01:00:59mais simplement de résister.
01:01:01Résister face à des gens qui veulent leur mort.
01:01:03En gros, le matin, c'est comme si on disait,
01:01:05bon, essayez de rester en vie
01:01:05et puis on se retrouve ce soir pour débriefer.
01:01:08Là encore, je caricature,
01:01:09mais Benjamin Camboulivre ne me contrederait pas forcément.
01:01:13Oui, Élodie.
01:01:14Quand vous parliez justement du traitement médiatique
01:01:16où parfois certains estiment qu'hier,
01:01:18les choses se sont globalement bien passées,
01:01:19même Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur,
01:01:21en a parlé hier,
01:01:22vous faisiez référence à cette prise de parole,
01:01:24le ministre de l'Intérieur,
01:01:25qui lui-même a dit
01:01:26« J'ai vu sur certaines chaînes info
01:01:28où on expliquait que la journée avait été globalement calme
01:01:30et même le ministre de l'Intérieur disait
01:01:32« Certes, les forces de l'ordre ont tenu,
01:01:34parce qu'il faut quand même souligner, bien sûr,
01:01:35l'excellent travail qui a été fait sur le terrain,
01:01:38mais lui-même disait
01:01:39« Une journée n'est pas globalement calme
01:01:40quand on a ces scènes de violence
01:01:41et quand on a des policiers blessés. »
01:01:43Je rappelle qu'ils ont été,
01:01:45ces 116 forces de l'ordre blessées hier.
01:01:47Donc, même Laurent Nunez,
01:01:48on voit que le discours a changé
01:01:49en disant « Non, une journée n'est pas calme
01:01:51quand il n'y a ne serait-ce qu'un policier
01:01:53qui reste au sol sur le terrain
01:01:55parce qu'il est blessé. »
01:01:56Et Jean-Luc Mélenchon
01:01:56qui vient se mettre sur la photo
01:01:57à Porte de Bagnolet,
01:01:59mais j'ai cru comprendre
01:02:00que le cortège de la France Insoumise,
01:02:01les élus de la France Insoumise,
01:02:02ils n'ont pas marché jusqu'à la Porte de Charenton.
01:02:04Non.
01:02:05À la Porte de Montreuil,
01:02:06à la Porte de Montreuil,
01:02:07il n'y avait plus personne.
01:02:08À savoir,
01:02:08Porte de Bagnolet,
01:02:09Porte de Montreuil,
01:02:09pour ceux qui connaissent un peu,
01:02:10c'est « Allez, je vais être gentil,
01:02:11c'est 400 mètres ».
01:02:13Donc, il a marché 400 mètres
01:02:14avec les manifestants
01:02:15et hier, Jean-Luc Mélenchon.
01:02:16Juste un point quand même,
01:02:17c'est qu'il y a certains journalistes
01:02:18qui sont au service
01:02:19de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
01:02:21J'ai encore, hier,
01:02:23écouté une émission sur France 5
01:02:26qui est « C'est dans l'air »
01:02:27où vous avez une journaliste
01:02:29qui nous raconte
01:02:30que l'élection de Marine Le Pen
01:02:31ce serait véritablement un désastre
01:02:33et que les représentants des lycéens
01:02:35disent des choses tout à fait merveilleuses,
01:02:38tout à fait justes.
01:02:38Moi, j'aimerais juste
01:02:39que l'on donne la parole
01:02:41à de vrais lycéens,
01:02:42à de vrais lycéens
01:02:43qui sont empêchés d'étudier,
01:02:45à des étudiants
01:02:45qui sont empêchés d'étudier,
01:02:47des gens d'origine populaire
01:02:48qui ne sont pas
01:02:49ces petits bourgeois instrumentalisés
01:02:51que l'on voit sur tous les plateaux
01:02:52et qui savent bien
01:02:53que la sélection,
01:02:54c'est leur chance
01:02:55parce que quand vous ne sélectionnez pas
01:02:57avec un diplôme,
01:02:58la sélection se fait finalement au piston
01:03:00et ça, il faut le marteler.
01:03:02Vous avez plein de lycéens,
01:03:03d'étudiants
01:03:03qui ne soutiennent pas ces gens
01:03:04et ça, il faut le dire
01:03:05parce que quand je regarde,
01:03:06pour ne pas le citer par exemple
01:03:07les soirées sur BFM,
01:03:08mais on est sur la quatrième dimension,
01:03:12ça m'a saoulé.
01:03:14Ah mais c'est vrai !
01:03:16Mais on donne la parole à des gens,
01:03:17on leur dit,
01:03:18on nous raconte
01:03:18qu'ils ne représentent que l'être
01:03:21ou des petits militants et l'équipe.
01:03:21Et on n'est pas là
01:03:21pour remettre en question
01:03:22la liberté éditoriale
01:03:23des uns ou des autres.
01:03:24Ah mais je ne remets pas en cause
01:03:25la liberté éditoriale.
01:03:25Il n'y a qu'une ligne éditoriale
01:03:26qu'on peut remettre en question
01:03:27parce qu'elle est avec nos impôts,
01:03:29c'est celle du service public
01:03:30mais c'est encore un autre sujet.
01:03:32Il ne vous reste plus de temps
01:03:33donc rapidement Benjamin, pardon.
01:03:35Non, tout ce que je voudrais dire
01:03:36c'est qu'en effet,
01:03:37pourquoi est-ce que beaucoup
01:03:37viennent à dire qu'en gros
01:03:39le 31, ce n'est pas si mal passé que ça ?
01:03:40C'est parce qu'on nous a vendu
01:03:41le 24 octobre comme un modèle.
01:03:44C'est-à-dire que qu'il y ait 70 000 flics dehors,
01:03:46qu'il y ait 267 blessés
01:03:48donc pour le 24,
01:03:49c'était un modèle.
01:03:50Donc là, effectivement,
01:03:51il y en a un peu plus
01:03:51d'une centaine hier
01:03:52des policiers blessés.
01:03:53Donc on dit ça va, ça passe.
01:03:54On n'a pas les moyens
01:03:55de fonctionner comme ça.
01:03:56Ça coûte trop cher à l'État
01:03:58de balancer autant de policiers dehors.
01:03:59Il faut les déplacer,
01:04:00toutes ces compagnies.
01:04:00Il y a un coût sécuritaire aussi
01:04:02parce que quand elles sont là,
01:04:03elles ne sont pas ailleurs
01:04:04dans d'autres missions,
01:04:04lutte contre l'immigration clandestine,
01:04:06stupéfiants, etc.
01:04:07Et puis humainement,
01:04:08ça coûte trop cher.
01:04:09Les flics sont employés
01:04:10comme de la chair à canon
01:04:11à chaque fois.
01:04:12Et pensons aussi
01:04:13aux familles de mes collègues
01:04:14qui regardent toute la journée
01:04:16sur votre thème ou sur d'autres
01:04:17les cocktails Molotov,
01:04:18les pavés, les mortiers
01:04:19et qui pensent à papa, maman
01:04:21et qui attendent la peur au ventre
01:04:22que papa ou maman
01:04:23rentrent du travail, en effet.
01:04:25Qu'on ne peut pas tolérer.
01:04:26Ce n'est pas ça la normalité.
01:04:26Et puis, le repos va être
01:04:29de courte durée
01:04:29puisque demain, c'est la rentrée.
01:04:31Mardi, on l'a vu dans le sujet,
01:04:32des blocs qui se sont annoncés
01:04:33dans les lycées ou les facs.
01:04:34Jeudi, on nous promet
01:04:35une journée noire.
01:04:36Donc, vous n'allez pas chômer,
01:04:39chers amis,
01:04:39des forces de l'ordre.
01:04:40Courte pause.
01:04:41Et on continue d'évoquer
01:04:43ces mobilisations.
01:04:45Le prisme du tourisme
01:04:46n'est pas à négliger
01:04:47parce que l'économie est en jeu.
01:04:49La récession guette.
01:04:50Les touristes fuient la capitale
01:04:51et les grandes villes de France.
01:04:53On va voir tout ça
01:04:54dans une poignée de secondes.
01:04:55On a tout de suite.
01:04:5816h30, 100% Actu,
01:05:00la suite avec Sarah Doraghi,
01:05:03Benjamin Cambouli,
01:05:03Florian Gérard-Mercier,
01:05:04Kevin Bossuet,
01:05:05Lara Chekhov
01:05:06et Elodie Huchard
01:05:08du service politique de CNews.
01:05:12Merci de nous accompagner
01:05:13et d'être en direct avec nous
01:05:14pour cette dernière demi-heure.
01:05:15Ensemble, on continue
01:05:16de faire le bilan
01:05:17des 24 dernières heures.
01:05:18Cette troisième mobilisation
01:05:20en trois semaines,
01:05:21ça va se poursuivre
01:05:22avec des blocus
01:05:22à partir de mardi annoncés.
01:05:25Une grève générale demandée
01:05:26un jeudi noir en perspective
01:05:28pour le 5 novembre.
01:05:30Des images de violences
01:05:31qui continuent
01:05:31de faire le tour du monde,
01:05:32qui ont un impact
01:05:33sur l'image de notre pays,
01:05:34sur le tourisme,
01:05:35sur l'investissement.
01:05:36Regardez le sujet
01:05:36préparé là encore
01:05:38par les équipes
01:05:38de la rédaction,
01:05:39en l'occurrence
01:05:39Tancred, Guy Hôtel.
01:05:43Dans les rues de Paris,
01:05:44les touristes déambulent
01:05:46devant des magasins
01:05:47aux vitrines barricadées.
01:05:49Ils sont avertis.
01:05:50Les images de violences urbaines
01:05:52et de pillages
01:05:53ont été largement relayées
01:05:54à l'étranger.
01:05:56Je vois plein de magasins
01:05:57avec des vitrines brisées
01:05:58ou couvertes
01:05:59par des planches de bois.
01:06:00C'est ce que j'ai remarqué,
01:06:01mais ça me paraît
01:06:01assez sûr pour l'instant.
01:06:05Nous étions un peu inquiets,
01:06:06mais nous avons regardé
01:06:07les informations
01:06:08et on s'est dit
01:06:09que les manifestations
01:06:09avaient lieu le samedi,
01:06:11alors qu'on est ici
01:06:11du mardi au vendredi,
01:06:13donc ça ira.
01:06:14Nous nous sommes posés
01:06:14la question,
01:06:15mais nous avons décidé
01:06:16de venir quand même.
01:06:20Mais beaucoup de touristes
01:06:21ont eux bien reporté
01:06:22ou annulé leur séjour.
01:06:24Pascal Mousset
01:06:24est hôtelier et restaurateur.
01:06:27Devant son établissement,
01:06:28chez Françoise,
01:06:29il confie son inquiétude.
01:06:31On a eu des baisses
01:06:32d'activité,
01:06:32mais dramatique.
01:06:34Je vous dis,
01:06:35dans Paris Centre,
01:06:36moi j'ai des témoignages
01:06:36à moins 80%.
01:06:38Des bars festifs,
01:06:39des brasseries
01:06:40situées près de la République,
01:06:42situées dans des quartiers
01:06:42qu'on avait beaucoup filmés
01:06:44pendant les attentats,
01:06:45pendant les émeutes.
01:06:47Et aujourd'hui,
01:06:48tous les hôteliers
01:06:48avec lesquels nous échangeons
01:06:50nous disent
01:06:50que le cahier de réservation
01:06:51ne se remplit plus
01:06:53comme il se remplissait
01:06:54habituellement
01:06:55pour les fêtes
01:06:55de fin d'année.
01:06:56Selon ces chiffres,
01:06:57à Paris,
01:06:58sur le week-end
01:06:59du 17 octobre,
01:07:0020% des réservations
01:07:02en hôtellerie
01:07:02ont été annulées.
01:07:05– Catastrophique,
01:07:05j'aimerais remercier
01:07:06pour l'image de notre pays
01:07:07encore une fois
01:07:08et pour notre économie.
01:07:09– Oui,
01:07:10alors c'est catastrophique
01:07:10et en fait,
01:07:11mais c'est complètement
01:07:12compréhensible
01:07:12parce qu'il y a bien sûr
01:07:14le fait que c'est les samedis,
01:07:16mais en fait,
01:07:16ça peut éclater
01:07:17à tout moment.
01:07:17C'est ça qu'on a vu
01:07:18encore hier soir,
01:07:19la place du Trocadéro,
01:07:21tard dans la nuit.
01:07:21ça veut dire qu'en fait,
01:07:22il y a des touristes
01:07:23qui peuvent se dire
01:07:23« j'évite l'Est de Paris
01:07:25parce que c'est là
01:07:25qu'il y a les manifestations,
01:07:26ils vont voir à Tour Eiffel
01:07:29la nuit parce que c'est romantique,
01:07:30etc. »
01:07:30Et qu'est-ce qui se passe ?
01:07:31Ils se font bombarder
01:07:32de l'acrymo,
01:07:32etc.
01:07:33Donc c'est dramatique
01:07:34parce qu'effectivement,
01:07:35quand on est touriste,
01:07:36on n'a pas spécialement envie
01:07:37de se mettre en danger,
01:07:38donc on peut tout à fait
01:07:39reporter un voyage.
01:07:41Et pourquoi c'est dramatique aussi ?
01:07:43Il faut le dire,
01:07:44pour les commerces de proximité,
01:07:45la fin de l'année,
01:07:46c'est quasiment 40%
01:07:47de leur chiffre d'affaires annuel.
01:07:48C'est-à-dire que là,
01:07:49on est sur le pire moment possible
01:07:51pour avoir des mobilisations
01:07:53qui empêchent les commerçants
01:07:54de faire leur travail
01:07:57et qui empêchent les hôteliers
01:07:59et l'industrie touristique
01:08:01de faire son travail.
01:08:02Donc vraiment,
01:08:02c'est terrible
01:08:03et on le voit
01:08:03dans les chiffres
01:08:04au niveau macroéconomique.
01:08:05La France est au bord
01:08:06de la récession,
01:08:07on a un PIB
01:08:07qui s'est contracté ce trimestre
01:08:09et là,
01:08:09ça va être très compliqué
01:08:10pour la fin de l'année.
01:08:113 000 boutiques pillées
01:08:12sur les trois dernières semaines,
01:08:14600 qui ne pourront pas ouvrir,
01:08:15les vitrines de Noël,
01:08:16en effet,
01:08:17qui vont se mettre en place.
01:08:19Quand vous avez la menace
01:08:21qui plane tous les week-ends,
01:08:23ça ne pousse pas à consommer
01:08:24parce que ce qui est lié
01:08:25à la consommation,
01:08:26évidemment,
01:08:27c'est le moral des ménages.
01:08:27Le moral des ménages
01:08:28est en berne
01:08:29et vous avez une espèce
01:08:30de cercle infernal,
01:08:31de serpent qui se mord la queue
01:08:33et qui est une dégrindogolade
01:08:34économique
01:08:35et comme on le titre
01:08:37sur l'écran,
01:08:37avec un impact
01:08:39potentiellement catastrophique encore.
01:08:40Oui,
01:08:41de toute façon,
01:08:42il y a les chiffres
01:08:42de la Chambre de commerce
01:08:43et d'industrie française
01:08:45qui sont sortis.
01:08:47c'est là,
01:08:49donc,
01:08:49rien que sur le 17 octobre,
01:08:50c'est déjà plus de potentiellement
01:08:51d'un milliard de pertes
01:08:53qu'il y a eu
01:08:53et chaque week-end
01:08:55de manifestation,
01:08:58si les commerces
01:08:59ne pouvaient pas ouvrir,
01:09:00ce serait 1,5 milliard
01:09:00qui serait perdu,
01:09:02ce qui se traduit
01:09:03quand même en 200 millions
01:09:04aussi de TVA
01:09:05qui ne rentrent pas
01:09:05dans les caisses de l'État.
01:09:06donc le coup,
01:09:07si ces mobilisations continuent
01:09:09et si la situation s'aggrave
01:09:11avec vraiment une peur généralisée
01:09:12et les commerces qui ferment,
01:09:14ça va être monumental.
01:09:16Qui aurait envie,
01:09:16Benjamin,
01:09:17de venir en France
01:09:18quand vous voyez ces images
01:09:19qui font le tour du monde ?
01:09:19Forcément,
01:09:20ça fait peur,
01:09:21vous voyez ces images.
01:09:22Non,
01:09:22Paris,
01:09:23on va éviter,
01:09:24en fait.
01:09:25tant que l'État
01:09:26ne reprendra pas la main,
01:09:27tant qu'on aura
01:09:27ce chaos sécuritaire-là,
01:09:29vous aurez deux populations
01:09:30abandonnées,
01:09:30le flic caillassé,
01:09:32le commerçant pillé
01:09:32ou alors avec le rideau baissé.
01:09:34Et malheureusement,
01:09:35on pourrait se dire
01:09:36que ces gens
01:09:37prennent conscience,
01:09:38si vous voulez,
01:09:39du fait d'aller ruiner
01:09:40la vie des gens,
01:09:41de ces commerçants,
01:09:41etc.
01:09:42Mais il faut bien comprendre
01:09:42que ce n'est même pas
01:09:43un dommage collatéral.
01:09:44Moi, je l'ai entendu
01:09:45de mes oreilles,
01:09:46j'allais dire.
01:09:47Les gens vous expliquent
01:09:48que s'ils font ça,
01:09:49en fait,
01:09:50c'est bien mérité.
01:09:50C'est-à-dire que les commerçants,
01:09:51ce sont ces petits bourgeois
01:09:52qui font partie de ce système
01:09:53qu'il faut abattre.
01:09:55Et j'ai même entendu,
01:09:56ils ont déjà bien de la chance
01:09:57d'avoir quelque chose à perdre.
01:09:58Donc, c'est vraiment
01:10:00ce discours-là
01:10:00qui est porté.
01:10:01Et c'est pour ça que si on...
01:10:01C'est un discours des grilles,
01:10:02en fait.
01:10:03C'est un discours de perdant
01:10:04et de jaloux
01:10:06et de passion triste.
01:10:08De soviétique.
01:10:08Ce n'est que ça.
01:10:09De soviétique.
01:10:10Oui, oui, oui.
01:10:11Et si on n'a pas la force
01:10:12de le contrer,
01:10:12il ne s'arrêtera pas lui-même.
01:10:14Kevin ?
01:10:14Il y a quelque chose
01:10:15qui m'inquiète énormément,
01:10:16c'est qu'on commence
01:10:17à entrer dans certains immeubles.
01:10:19On l'a vu encore
01:10:19le week-end dernier à Marseille.
01:10:22Donc, ce qui fait
01:10:22qu'on remet...
01:10:23Alors, Marseille,
01:10:24hier, c'était une école maternelle.
01:10:26Officiellement,
01:10:26il n'y a pas eu d'intrusion
01:10:27dans des immeubles privés hier.
01:10:29Ce qu'on a pu voir
01:10:30peut-être le 17 octobre,
01:10:32ce qu'on a pu voir
01:10:32en marge de la finale
01:10:33de la Ligue des Champions
01:10:33dans l'Ouest de Paris,
01:10:35ce n'est pas arrivé
01:10:35officiellement hier.
01:10:36D'accord.
01:10:37Merci de me corriger.
01:10:38Mais je suis là pour ça.
01:10:40Non, mais voilà,
01:10:42on remet en cause...
01:10:43Mais ça arrive.
01:10:44Mais ça arrive, voilà.
01:10:44On remet en cause
01:10:45quand même
01:10:45la propriété privée.
01:10:48Et moi, encore,
01:10:49ce qui me marque,
01:10:50c'est que j'ai pu discuter...
01:10:52Parce que moi,
01:10:52vous savez,
01:10:53je vis à Paris,
01:10:53donc je suis évidemment à Paris,
01:10:55je suis dans un microcosme,
01:10:56etc.
01:10:56Et là, j'ai pu partir
01:10:57notamment en province,
01:10:58etc.
01:10:58Et j'ai vu à quel point
01:10:59les commerçants
01:11:00étaient totalement en détresse,
01:11:02à quel point
01:11:03ils ne savaient pas
01:11:04finalement quoi faire.
01:11:05Et il y en a beaucoup
01:11:06qui veulent finir,
01:11:08ne pas reconstruire
01:11:09leur commerce
01:11:09et passer à autre chose.
01:11:11C'est ça la détresse
01:11:12qu'il faut mettre en avant.
01:11:13Et quant aux hôteliers,
01:11:14pareil, moi,
01:11:15j'ai fait une semaine,
01:11:15je suis parti en vacances,
01:11:16il n'y avait personne
01:11:17dans les hôtels.
01:11:18Notamment à Marseille,
01:11:18parce que les gens annulent.
01:11:20Voilà un peu l'image
01:11:21que l'on renvoie ailleurs.
01:11:22Et pour avoir quelques amis,
01:11:24notamment en Angleterre,
01:11:25quelques amis en Pologne,
01:11:26etc.,
01:11:26ils ne comprennent pas
01:11:27ce qui se passe.
01:11:27Ils me parlent quand même
01:11:28de guerre civile.
01:11:29Qui peut comprendre
01:11:29que dans la société
01:11:31de la société
01:11:31de l'économie du monde,
01:11:33il y ait ce genre de scène ?
01:11:34Mais on l'entend.
01:11:36Sky News parle d'anarchie.
01:11:38El Mundo parle
01:11:39de guerrière urbaine.
01:11:41Il faut voir aussi
01:11:41l'image qu'on renvoie
01:11:44à l'international.
01:11:46Les professionnels
01:11:47du tourisme
01:11:49disent qu'ils n'ont jamais vu ça.
01:11:51Ils n'ont pas vu ça
01:11:51depuis le Covid.
01:11:52Moi, je voudrais savoir...
01:11:54Les centaines de milliers
01:11:54de nuités ont été perdues
01:11:56par les hôteliers.
01:11:57J'ai une question pour Benjamin.
01:11:58Parce que jusque-là,
01:11:59on est dans le constat.
01:12:00Mais j'aimerais savoir...
01:12:01Vous disiez que si on voulait,
01:12:03on pourrait faire quelque chose.
01:12:04Qu'est-ce qu'on peut
01:12:05aujourd'hui, là, à date ?
01:12:06Qu'est-ce qu'on peut faire ?
01:12:07Qu'est-ce qu'on peut faire
01:12:08pour améliorer cette situation ?
01:12:09Est-ce qu'il y a des solutions ?
01:12:10Oui.
01:12:10On est assis sur 40 ans
01:12:11de laxisme et d'impunité.
01:12:12Ils font ça
01:12:13parce qu'ils n'ont pas peur
01:12:14de le faire.
01:12:14Ils font ça
01:12:15parce que l'axe régalien
01:12:16police-justice
01:12:17ne leur fait pas peur.
01:12:18Si demain,
01:12:19ils ont peur
01:12:19à la fois de la matraille
01:12:20du policier
01:12:20et du marteau du juge,
01:12:21c'est fini.
01:12:22Mais simplement,
01:12:23on a peur de faire peur.
01:12:24L'État a peur
01:12:25de s'imposer.
01:12:26Donc si on est
01:12:27dans la soumission
01:12:29plutôt que d'être
01:12:29dans la réaction,
01:12:30eux, ils prennent l'espace
01:12:31qu'on leur laisse.
01:12:32Et là, on leur laisse la rue.
01:12:33Lara Tchékov.
01:12:34C'est triste
01:12:35de voir qu'effectivement,
01:12:37la France n'exporte plus
01:12:38son art,
01:12:39sa culture,
01:12:41son art de vivre
01:12:42et exporte des images
01:12:44de feu
01:12:45dans ces rues.
01:12:47Et donc,
01:12:49il y avait,
01:12:49je lisais ce matin
01:12:50l'interview
01:12:51du directeur de Pro Tourisme,
01:12:53Didier Arino,
01:12:54dans un journal
01:12:55qui disait qu'une journée
01:12:58de violences au cœur de Paris,
01:12:59c'est 100 000
01:12:59nuitées perdues.
01:13:00C'est ça.
01:13:01Deux journées,
01:13:02c'est 400 000
01:13:02nuitées perdues.
01:13:03Et c'est exponentiel.
01:13:03Trois journées,
01:13:04c'est 800 000.
01:13:06Donc en fait,
01:13:06si les violences se répètent
01:13:07chaque semaine,
01:13:08les pertes vont exploser
01:13:11et les touristes vont fuir.
01:13:13Et d'un autre côté,
01:13:14c'est vrai que quand on a
01:13:14des dirigeants
01:13:15comme Donald Trump
01:13:16qui, dans des meetings
01:13:17il y a quelques jours,
01:13:19dit n'allez pas en France
01:13:20si vous aimez la révolution,
01:13:21je pense que les Français
01:13:22sont extrêmement doués
01:13:25pour faire la révolution,
01:13:26ça ne donne pas vraiment envie
01:13:28si vous voulez,
01:13:29aux touristes
01:13:29de venir.
01:13:31Voilà,
01:13:31parce qu'une vitrine cassée,
01:13:33ça ne serait pas
01:13:33une réputation abîmée,
01:13:36ça met un peu plus de temps
01:13:37à se réparer.
01:13:39Et puis,
01:13:40puisqu'on parle des commerçants,
01:13:42on voit ces images
01:13:42d'ailleurs des week-ends
01:13:44qui se sont écoulés
01:13:45à samedi,
01:13:46il y en a qui ne perdent pas
01:13:47le sens de l'humour.
01:13:48Malgré tout,
01:13:49ces commerçants
01:13:50qui sont appelés
01:13:51à se protéger,
01:13:52ça fait quelques jours
01:13:53qu'on en parle
01:13:54et on a eu ce sondage
01:13:56où 79% des Français,
01:13:58on vous le révélait ce week-end,
01:13:59sont favorables
01:14:00à ce que l'on appelle
01:14:01désormais l'autodéfense.
01:14:03Je voulais en reparler ce matin
01:14:04parce que c'est surprenant
01:14:05d'entendre un ancien ministre
01:14:07macroniste
01:14:07en la personne
01:14:08de Guillaume Casbarian,
01:14:10député Renaissance
01:14:11aujourd'hui,
01:14:12invité tout à l'heure
01:14:12du grand rendez-vous
01:14:13C News Europe 1
01:14:14dans les échos,
01:14:16valider ce concept,
01:14:17je ne sais pas comment
01:14:18appeler ça autrement,
01:14:19cette idée
01:14:19de se protéger
01:14:21soi-même
01:14:22parce que l'État
01:14:22est faillible
01:14:23et le montre
01:14:24week-end après week-end.
01:14:25Écoutez-le.
01:14:26À l'avenir,
01:14:27si on continue
01:14:27d'avoir une société violente
01:14:28où la propriété privée
01:14:30n'est pas respectée
01:14:30ou les casse continuent,
01:14:31etc.,
01:14:32je pense qu'il faut
01:14:32sécuriser les Français,
01:14:34que ce soit les commerçants
01:14:34ou les particuliers
01:14:35qui défendent leur propriété
01:14:37en leur permettant
01:14:38de le faire
01:14:39sous l'angle
01:14:40de la nécessité
01:14:40et en supprimant
01:14:42la partie proportionnalité,
01:14:43c'est-à-dire de considérer
01:14:44que seule la nécessité
01:14:46vaut
01:14:46et donc si vous êtes attaqué,
01:14:48vous avez la nécessité
01:14:49de riposter
01:14:50et que tous les moyens
01:14:51sont bons.
01:14:51Il y a d'autres pays
01:14:52qui sont de grandes démocraties
01:14:54qui existent autour de nous
01:14:55qui ont fait le choix
01:14:56de dire aux Français,
01:14:57à leurs habitants,
01:14:58oui,
01:14:59l'État est là
01:14:59pour vous protéger
01:15:00mais vous avez
01:15:01la possibilité,
01:15:02si vous le souhaitez,
01:15:03si vous le pouvez
01:15:04et si c'est nécessaire,
01:15:05de vous défendre
01:15:06quand vous êtes agressé
01:15:07physiquement
01:15:08ou quand votre propriété
01:15:09est atteinte.
01:15:11Je l'ai écouté
01:15:12deux ou trois fois
01:15:12avant de réaliser
01:15:13qu'il avait bien dit ça,
01:15:14Elodie Buchard.
01:15:15Un ministre,
01:15:15un ancien ministre
01:15:17macroniste
01:15:18qui n'est pas le plus à droite
01:15:21de loin.
01:15:21Non, non,
01:15:22qui n'est effectivement
01:15:22pas le plus à droite.
01:15:24J'ai raison d'être surpris
01:15:25par cette déclaration ?
01:15:26Oui, parce qu'on sent
01:15:27un glissement.
01:15:28Ça, c'est des propos
01:15:29qu'on aurait pu entendre
01:15:31récemment dans la bouche
01:15:32de quelqu'un de droite
01:15:34ou du Rassemblement national.
01:15:35Pas d'ailleurs sur l'angle
01:15:36et c'est parce qu'il non plus,
01:15:37il n'encourage pas
01:15:38les Français
01:15:38à se faire justice eux-mêmes.
01:15:40Plus sur l'angle,
01:15:41l'État étant faillible
01:15:43pour assurer notre sécurité,
01:15:45il faut trouver,
01:15:46oui,
01:15:46on peut comprendre
01:15:47que les Français réfléchissent
01:15:48différemment
01:15:49mais en fait,
01:15:49il admet que l'État
01:15:51n'est plus capable
01:15:52de protéger les Français,
01:15:54que ce soit des Français
01:15:55qui ont un commerce,
01:15:56que ce soit des Français
01:15:57qui sont tranquillement
01:15:58chez eux le soir.
01:15:59Alors après,
01:15:59il s'appuie sur certaines
01:16:01dispositions juridiques
01:16:02qui, dans la réalité,
01:16:03des faits seront très difficiles
01:16:05et on le voit,
01:16:05par exemple,
01:16:06quand des personnes
01:16:06ont été cambriolées chez elles,
01:16:07ont tenté de se défendre
01:16:09mais parfois,
01:16:09la personne qui a voulu
01:16:10se défendre
01:16:11est aussi condamnée.
01:16:13Et puis,
01:16:13il y a aussi...
01:16:14Il y a des bijoutiers
01:16:14qui ont été condamnés
01:16:15ces dernières années
01:16:15parce qu'ils ont couru après
01:16:18ou à riposter avec des armes
01:16:20sur les cambrioleurs
01:16:20et évidemment que
01:16:21ça va contre eux.
01:16:22Oui,
01:16:22et puis il y a aussi
01:16:23la question ensuite...
01:16:25On dit,
01:16:25mais quand on a vu
01:16:26notamment le 17 octobre
01:16:27les scènes de pillage,
01:16:29imaginez qu'il y a
01:16:29un commerçant à l'intérieur
01:16:30de son magasin.
01:16:32Quand vous avez
01:16:33100 personnes qui arrivent,
01:16:34je veux bien
01:16:35qu'on puisse vous défendre
01:16:36et dire,
01:16:36allez-y, ripostez,
01:16:37il ne vous arrivera rien.
01:16:38Comment vous voulez riposter ?
01:16:39Il faut au moins
01:16:40qu'il y ait 100 personnes
01:16:40à l'intérieur
01:16:41et 100 personnes
01:16:42aussi excitées
01:16:44et aussi déterminées
01:16:46que ceux qui vous attaquent.
01:16:46Donc, évidemment
01:16:47que ce n'est pas souhaitable
01:16:48mais il y a clairement
01:16:49un glissement
01:16:50d'entendre un macroniste
01:16:52dire qu'il faut revoir
01:16:54juridiquement
01:16:55comment on peut
01:16:56aller vers cela.
01:16:56Et ce n'est pas souhaitable
01:16:57parce que si on commence
01:16:58à faire ça,
01:16:58à un moment donné,
01:17:00c'est vraiment
01:17:00que l'État ne veut pas rien.
01:17:01C'est terrifiant
01:17:02parce que c'est le début
01:17:02de la fin,
01:17:03l'étape d'après,
01:17:04c'est les milices,
01:17:06c'est la fin de l'État,
01:17:07c'est la fin du contrat social
01:17:08et c'est acté
01:17:09de la part de cet ancien
01:17:10ministre macroniste
01:17:11que l'État ne fait pas
01:17:12son travail
01:17:12et c'est en cela
01:17:16En fait, c'est une rupture
01:17:19avec des siècles
01:17:20de concepts en France
01:17:21du monopole
01:17:22de la violence légitime
01:17:23qui doit appartenir
01:17:25à l'État
01:17:25et seulement à l'État.
01:17:27Néanmoins,
01:17:27il y a plein d'autres pays
01:17:28et c'est là où il a raison
01:17:29également,
01:17:30plein d'autres
01:17:30grandes démocraties
01:17:31où ce n'est pas le cas.
01:17:32Par exemple,
01:17:32aux États-Unis,
01:17:33ce n'est pas l'État
01:17:33qui a le monopole
01:17:34de la violence légitime
01:17:35et il se trouve que...
01:17:38Personnellement,
01:17:39je ne souhaite pas
01:17:41vivre dans un État
01:17:42qui permet le port d'armes
01:17:44et...
01:17:44Ce n'est pas ce que je dis
01:17:45mais je pense que là
01:17:46où il a peut-être...
01:17:47Moi, je pense qu'il a raison
01:17:48c'est quand il dit
01:17:49qu'il faut sécuriser
01:17:50les Français
01:17:51si jamais
01:17:52ils se défendent
01:17:53parce qu'aujourd'hui
01:17:54il est vrai
01:17:55que c'est insupportable
01:17:55que si jamais
01:17:56vous agissez
01:17:57en légitime défense
01:17:58vous pouvez quand même
01:17:58vous faire condamner.
01:17:59Il y a plein de pays...
01:18:00Mais nous vivons
01:18:00dans un pays de vache à lait
01:18:02qu'est-il fait
01:18:03de notre argent ?
01:18:04Qu'est-il fait
01:18:05de notre pognon ?
01:18:06Pardon,
01:18:07de parler un peu
01:18:08de façon café du commerce.
01:18:10Il part dans le social.
01:18:11Et le consentement
01:18:11à l'impôt
01:18:12va vraiment se poser.
01:18:13La question du consentement
01:18:14à l'impôt
01:18:16est-il tolérable
01:18:16qu'un ancien ministre
01:18:17de la République
01:18:18d'un gouvernement
01:18:18sous un président
01:18:19qui est encore en place
01:18:20nous dise acte
01:18:21la faillibilité
01:18:23de l'État
01:18:25face à la sécurité
01:18:26des Français
01:18:27qui est une valeur
01:18:28constitutionnelle
01:18:29inébranlable ?
01:18:30Oui,
01:18:31mais c'est encore une fois
01:18:32c'est des siècles de culture
01:18:33où ça doit être l'État
01:18:34qui a le monopole
01:18:34de la violence.
01:18:35Mais on est d'accord
01:18:36et juste pour répondre
01:18:37à votre question
01:18:38sur où va l'argent
01:18:39la moitié du budget
01:18:40de l'État
01:18:41c'est le social
01:18:42et la part qui va
01:18:43dans le régalien
01:18:44c'est minime
01:18:45c'est autour de 5-6%
01:18:46du PIB
01:18:47et c'est la même part
01:18:48depuis les années 80
01:18:49c'est-à-dire que vraiment
01:18:50on n'a fait rien
01:18:51de rien sur le sujet.
01:18:54Benjamin ?
01:18:54Déjà c'est un constat
01:18:55d'échec
01:18:56de l'État
01:18:57qui est lamentable
01:18:58quand on en vient
01:18:58à entendre ça
01:18:59ça veut dire en effet
01:18:59que la question du contrat social
01:19:01clairement posée
01:19:02l'État protège et juge
01:19:03si c'était une réalité
01:19:04au-delà des mots
01:19:05on n'entendrait pas
01:19:06ce genre de choses.
01:19:06Maintenant il faut distinguer
01:19:08aussi deux choses
01:19:08dans la légitime défense
01:19:09c'est le point de quoi on parle
01:19:10la légitime défense des biens
01:19:11c'est bien plus faible
01:19:13bien plus cadré
01:19:14que la légitime défense
01:19:15des personnes
01:19:16là quand on parle de pillage
01:19:17a priori c'est la légitime défense
01:19:19des biens
01:19:19donc il ne faut pas non plus
01:19:20laisser entendre aux gens
01:19:20qu'ils peuvent faire tout
01:19:21et n'importe quoi
01:19:21pour protéger leur boutique
01:19:22parce qu'en effet
01:19:23ça peut leur retomber dessus
01:19:24c'est à l'État
01:19:25d'assurer la sécurité
01:19:26des personnes
01:19:27et des biens d'ailleurs
01:19:28c'est à l'État
01:19:28de prendre cette responsabilité-là
01:19:30si on en vient
01:19:31la faire peser
01:19:32notamment ici
01:19:33sur les commerçants
01:19:33ça veut dire
01:19:34non seulement que c'est eux
01:19:35qui vont devoir essuyer
01:19:36les conséquences judiciaires
01:19:37parce que la justice passera
01:19:38ce n'est pas en légitime défense
01:19:40et puis aussi le risque physique
01:19:41parce que quand vous enjoignez
01:19:43les gens
01:19:43à se défendre
01:19:45par rapport au pillage
01:19:45il peut se passer
01:19:46bien pire
01:19:47que ce qui se serait passé
01:19:48initialement
01:19:49c'est à dire que
01:19:49quand vous avez en effet
01:19:50une horde de pilleurs qui viennent
01:19:51on est sur un risque matériel
01:19:53ils vont payer votre boutique
01:19:54c'est un scandale
01:19:54il ne faudrait pas que ça arrive
01:19:55évidemment
01:19:55mais si la personne s'interpose
01:19:57voulant défendre sa boutique
01:19:58il peut aussi se faire lâcher
01:19:59donc c'est à l'État
01:20:00d'assurer la protection
01:20:01des biens et des personnes
01:20:02non mais pourquoi
01:20:04payons-nous encore des impôts
01:20:05puisque l'État
01:20:06est incapable de nous protéger
01:20:08mais vous voyez
01:20:08dans tous les services publics
01:20:09vous avez par exemple
01:20:11à l'école
01:20:12certains professeurs absents
01:20:13vous avez des parents
01:20:14qui se sèlent
01:20:15pour payer
01:20:16des cours particuliers
01:20:17puisque l'enseignement
01:20:19parfois n'est plus assuré
01:20:20c'est pareil à l'hôpital
01:20:22quand vous allez aux urgences
01:20:23je peux vous dire
01:20:24pour y être allé une fois
01:20:25j'ai fait demi-tour
01:20:26et j'ai cherché à me soigner
01:20:27dans votre vie
01:20:28vous êtes allé une seule fois aux urgences
01:20:29je suis allé une fois aux urgences
01:20:30c'était une fois aux urgences
01:20:31parce que je crachais du sang
01:20:33oui bon on n'a pas besoin
01:20:34des détails
01:20:35cher ami
01:20:35oui ben je vous le dis
01:20:36mais j'ai vu le contexte
01:20:37j'ai vu à quel point
01:20:38on me faisait attendre
01:20:39j'ai vu les gens
01:20:40avec lesquels j'étais
01:20:41j'ai fait demi-tour
01:20:42j'ai attendu le lendemain
01:20:43pour aller voir un médecin généraliste
01:20:44et pour aller dans une clinique privée
01:20:45sauf que je paye des impôts
01:20:46pourquoi en fait
01:20:47enfin c'est insupportable
01:20:48et quand vous branchez
01:20:49le service public
01:20:49qui nous coûte aussi
01:20:50beaucoup d'argent
01:20:51et qu'on nous raconte
01:20:52que ce qu'on dit ici
01:20:53n'existe pas
01:20:54c'est aussi une autre manière
01:20:56de se moquer des français
01:20:57donc moi je trouve
01:20:58qu'il y a une remise en cause
01:20:59du consentement à l'impôt
01:21:00je n'ai plus envie de payer
01:21:01pour un état
01:21:03qui ne joue plus
01:21:03qui ne fait pas son travail
01:21:04je vais essayer de contrebalancer
01:21:05en disant qu'il y a des services d'urgence
01:21:06qui font très bien leur travail
01:21:08notamment sur certaines urgences pédiatriques
01:21:10où je me rends un petit peu
01:21:11plus souvent que vous
01:21:13vraisemblablement
01:21:13et on est confortablement reçu
01:21:16et avec des grands professionnels
01:21:18il faut le dire aussi
01:21:19parce qu'il y a quand même
01:21:20des choses qui fonctionnent
01:21:21dans ce pays
01:21:22on ne peut pas tout noircir
01:21:23complètement
01:21:24une fois sur deux
01:21:25si vous voulez
01:21:25mais si on prend au mot
01:21:26monsieur Casparian
01:21:27c'est-à-dire qu'on est commerçant
01:21:29on entend
01:21:30que finalement
01:21:31c'est possible
01:21:33c'est plausible
01:21:33on peut commencer à imaginer
01:21:35que chacun
01:21:36si vous soyez
01:21:37dans votre appartement
01:21:38ou dans votre commerce
01:21:39vous pourriez utiliser
01:21:41une arme
01:21:42alors il n'a pas dit arme
01:21:43plusieurs fois d'ailleurs
01:21:45monsieur de Villeneau
01:21:46a essayé de lui faire dire
01:21:47mais ça veut dire quoi
01:21:47ça veut dire il peut être armé
01:21:49il ne l'a pas dit
01:21:50mais il l'a laissé sous-entend
01:21:51en tout cas
01:21:52ce qu'il a fait comprendre
01:21:53c'est que désormais
01:21:54on pouvait
01:21:55de façon privée
01:21:57et autonome
01:21:57se défendre
01:21:58si on se sent attaqué
01:21:59mais vous imaginez
01:22:00les dérapages
01:22:02qui vont arriver
01:22:03et face à la justice
01:22:04ils vont dire quoi
01:22:04oui parce que les français
01:22:05ne sont pas tous formés
01:22:06à l'autodéfense
01:22:07non plus
01:22:08ça peut aller dans tous les sens
01:22:09il a dit dans les médias
01:22:11qu'on avait le droit
01:22:12de se défendre
01:22:13désormais
01:22:13donc face à la justice
01:22:14il va être condamné
01:22:15il ne va pas être condamné
01:22:16la légitime défense
01:22:17mais la légitime défense
01:22:18ce n'est pas l'autodéfense
01:22:19ce sont deux notions différentes
01:22:20qui ne sont pas appréhendées
01:22:22de la même façon
01:22:22si quelqu'un pénètre
01:22:23chez vous
01:22:24de manière agressive
01:22:25et qu'il y a un risque
01:22:26sur votre personne
01:22:27bien sûr que le code pénal actuel
01:22:29permet la légitime
01:22:30mais si il pénètre chez nous
01:22:31mais comment ça
01:22:32il est agressif
01:22:33ou il veut juste discuter
01:22:34c'est compliqué
01:22:35évidemment c'est une agression
01:22:37c'est déjà
01:22:37oui mais c'est pour ça
01:22:38que son point
01:22:40c'est de dire
01:22:40il faut sécuriser juridiquement
01:22:42les français
01:22:42qui se défendraient
01:22:43et là il y a des choses
01:22:44dans les autres pays
01:22:45par exemple
01:22:46l'immunité procédurale
01:22:48c'est ça le sujet
01:22:49ce sera le dernier mot
01:22:50de cette émission
01:22:51ensemble
01:22:52merci beaucoup
01:22:52chers amis
01:22:53de m'avoir accompagné
01:22:54sur ce plateau
01:22:55Abibam Guizou
01:22:56Maxime Lavandier
01:22:57on prépare cette émission
01:22:58je les en remercie
01:22:59c'est Olivier de Caronfleck
01:23:00qui prend la suite
01:23:01sur CNews
01:23:01avec l'intern
01:23:02avant le début
01:23:03de votre grande soirée
01:23:04politique dominicale
01:23:06désormais rendez-vous
01:23:07tous les week-ends
01:23:08vivement la semaine prochaine
01:23:10et vivement le week-end prochain
01:23:11pour vous retrouver
01:23:12sur CNews
01:23:13à très vite
01:23:13on prépare la suite