00:00Oui, bien sûr, puisqu'on voit bien que ces mouvements ont été récupérés par une partie de la classe politique
00:05et par les casseurs.
00:06Donc forcément, cela fait oublier les motifs parfois légitimes.
00:09Et puis il y a quand même deux choses aussi qui font qu'on s'éloigne de ces revendications.
00:14Premièrement, quand vous écoutez, alors c'est à la fois le pouvoir d'achat, anti-rassemblement national, pro-Palestine,
00:20donc ce n'est pas toujours très clair quand on voit les pancartes de comprendre pourquoi ces gens manifestent.
00:25Il n'y a pas du tout un mot d'ordre.
00:27Ça semble se rapprocher plus du programme de la France Insoumise que de revendications sociales légitimes et intelligibles.
00:33Ce sont des revendications très diverses et variées.
00:35Et puis, si on parle des revendications lycéennes, je vais quand même rappeler que le ministre de l'Éducation nationale
00:41a tenté de répondre à un certain nombre de revendications.
00:45Parcoursup va être réformé, leur rythme scolaire va être réformé.
00:48Il y a des embauches de professeurs, il y a des embauches d'infirmiers scolaires.
00:52Il y a 4 milliards d'euros via des prêts aux régions pour le bâti scolaire.
00:57Donc, à un moment donné, si les lycéens en veulent toujours plus, tant mieux.
01:01Les caisses de l'État sont vides.
01:03On rappelle que déjà pour une région, par exemple la région Île-de-France, sur un mandat, c'est 6
01:06milliards qui est mis dans le bâti.
01:08Donc, il y a déjà des frais engagés.
01:10En fait, les lycéens, ils ont un peu ouvert la boîte de Pandore comme les autres.
01:13Et donc, ils veulent en demander toujours plus.
01:15Et on n'arrivera jamais à les contenter.